Articles ‘Voyage en Thaïlande’

Phrae… Partez !

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Je ne sais pas pourquoi mais j’ai des envies de bord de mer et décide donc de retourner sur Bangkok pour attaquer la partie Sud de mon programme prévue normalement plus tard. Difficile de résister à  l’appel du large. Redescendant sur la capitale, je décide de m’arrêter à  Phrae. Le Lonely Planet, décrit la ville comme pleine de charme et m’a donné envie.
Première constatation, c’est pas ici qu’il faut faire ce qui est devenu une habitude pour moi à  savoir partir à  l’aveuglette chercher un hôtel. Il y a très très peu d’hôtels à  Phrae. Je finis donc par essayer de trouver un de ceux indiqués dans le guide. La ville n’est effectivement pas touristique du tout ! Pas de TAT office, pas de police touristique, pas de carte à  la station de bus, sauf celle affichée que j’ai hésité à  arracher mais bon ça se fait pas alors je l’ai juste photographiée. Mais heureusement mon hôtel, que j’ai fini par trouver grà¢ce à  ma mémoire visuelle digne des plus grands espions capable de retenir une carte dans ses moindres détails, en a une. Mes affaires posées, je me fais un circuit pour découvrir les temples dans la vieille ville.

Rue de Phrae

Wat Luang Phrae Thailande

Après le Wat Luang dont le musée est fermé, il est tard, faut dire, j’entends du bruit et me dirige dans la direction de la musique ? J’arrive rapidement devant un temple d’où dépasse de l’enceinte un grand Bouddha couché qui fait face au soleil qui se rapproche de son lit. J’en déduis, à  tort, vous verrez, que je suis au Wat Phra Non (ce qui signifie temple du Bouddha couché) qui me semblait pas exactement là  pourtant. La construction semble récente, un bà¢timent est d’ailleurs loin d’être fini mais l’intérieur déjà  décoré avec un autel et une statue de Bouddha accueille déjà  des fidèles. Je lui trouve du charme à  ce petit wat et prends plein de photos ce qui attire l’attention d’un moine, le responsable du temple qui tient à  m’en faire la promotion, me révèle son nom, Wat Pong Sunan, et m’encourage à  le faire connaitre. Ben voilà , c’est fait 😉 Et c’est vrai que s’il n’a pas un passé historique lointain, il est très intéressant et agréable.

Wat Pong Sunan Phrae

Wat Pong Sunan Phrae

Wat Pong Sunan Phrae

Le Wat Phra Non est un peu plus loin donc. Je croise en chemin la Vongburi House et surtout une petite kermesse où je m’engouffre et ne passe pas inaperçu étant le seul farang. Il y avait notamment un groupe de 3 musiciens pleins d’entrain à  la joie communicative.

Phrae Thailande

Le Soleil commence à  bailler, faut que je me dépêche si je veux faire des photos du Wat Phra Non avant qu’il n’y ait plus de lumière ! Son wihaan principal est magnifique, particulièrement le jeu de toîts mais ce n’est pas lui qui abrite le Bouddha couché. Non, il se repose dans un bà¢timent bien plus modeste à  l’arrière, sur le côté. Doré, aux traits raffinés, il est magnifique et aussi compliqué à  photographier que tous les autres du pays enfermés entre quatre murs qui ne laissent que peu de recul. Pourtant, j’en ferai une bonne vingtaine de photos, jouant sur les cadrages et la profondeur de champ.

Wat Phra Non Phrae

Bouddha Wat Phra Non Phrae

Ce petit tour des temples à  Phrae est vraiment agréable, par contre pour découvrir les curiosités hors de la ville, c’est plus compliqué. Il y a bien des songthews mais ils refusent de s’arrêter pour moi . La peur de me parler Anglais probablement. Même quand je sais lequel prendre. Au bout de deux qui ne s’arrêtent pas et plus d’une heure d’attente car ils ne sont pas si fréquents, je jette l’éponge. Les rares samlaws ne me seront pas d’une plus grande aide. Bref, je fais encore un petit tour de la ville le matin suivant, le temps de voir quelques restes discret de ses remparts, de me faire percuter le bras par le rétroviseur d’une voiture qui vole en éclat sans là¢cher mon appareil photo et de voir un tout petit Thaïlandais en descendre qu’au début j’ai pris pour un enfant se confondre en excuses en faisant de nombreux wai et de visiter le temple en bois du Wat Chom Sawan, avant de prendre le bus pour Bangkok et transit sur la route de ma première étape du Sud : Phetchaburi.

P.S: oui, j’oubliais, le nom de la ville se prononce Prè sinon, le jeu de mots du titre, il marche moins bien 😉

Chiang Rai en passant par Chiang Mai

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Pour quitter Mae Hong Son, j’ai fait une folie que je n’avais jamais faite en Thaïlande auparavant : j’ai pris l’avion ! Bon, pas un gros coucou, un tout petit bimoteur d’une quinzaine de places mais quand même ! J’avoue, je n’avais pas le courage de faire 6 heures ou plus sur la route aux 1864 virages. Et puis, cet avion, sorte de minivan des airs, volait à  une altitude modérée ce qui m’a permis de pouvoir profiter du paysage mais si parfois la brume venait brouiller un peu l’image.
Arrivé sur le tarmac de Chiang Mai, car oui, du pourtant assez grand, surtout le parking, aéroport de Mae Hong Son vous avez un large choix de destinations qui va de Chiang Mai à  Chiang Mai, en passant par Chiang Mai, sans oublier Chiang Mai bien évidemment. Et deux compagnies se disputent cet immense marché, Nok Air avec ses vrais avions de ligne modèles un peu réduits et Kan Air et ses maquettes volantes. Arrivé à  Chiang Mai donc, songthaew pour le terminal des bus et hop j’embarque dans un bus pour Chiang Rai, ou j’arrive 3 heures plus tard. Persuadé que la ville doit être très touristique et qu’il doit y a avoir pléthore d’hôtels ici, je tire ma valise, dépasse le amrché de nuit qui commence et m’aventure dans les rues. Un hôtel au personnel fantôme, un bien au-delà  de mon budget, un qui se veut gruge et cool mais l’est aussi sur la propreté et la déco des chambres, puis un complet, complet, complet, et enfin le Chiang Rai Hotel vieux et asthmatique mais où je pose ma valise pour 250 bahts. Chambre avec ventilateur et chasse d’eau manuelle. Je pense que pour le prix, c’est correct mais pour parodier une pub, « ça c’était avant ! » Avant d’avoir découvert le Chat House, juste à  côté du Wat Phra Keaw qui propose au même prix une chambre bien plus jolie et confortable. Et me permettra d’aller me glisser dans le temple le matin pour la prière des moines. Il y a d’ailleurs plusieurs autres guesthouses ou hôtels à  Chiang Rai bien plus intéressantes en ratio qualité de la chambre / prix !
Côté visites, je découvre un peu tard, l’existence du petit tramway qui vous emmène gratuitement faire le tour de ce qu’il y a à  voir à  Chiang Rai enfin pas tout mais l’essentiel et me fais donc un parcours pédestre. Bon, je ne résiste pas à  l’envie de gà¢cher le suspens: les temples de Chiang Rai sont parmi les plus beaux du pays. C’est probablement la ville qui compte le plus de temples intéressants dans laquelle j’ai fait étape et j’en ai vues un paquet !. Sortant les bras chargés de cartes et prospectus du bureau de la TAT, je commence par le Wat Phra Singh. Je suis surtout en admiration devant ses toîts, par contre pour voir le Bouddha qu’abrite le wihaan principal, faudra repasser car à  8h30, il n’a pas encore ouvert ses paupières, euh pardon ses portes.

Wat Phra Singh Chiang Rai

Wat Phra Singh Chiang Rai

Le Wat Phra Keaw, qui a été l’hôte du Bouddha d’émeraude maintenant à  Bangkok, est aussi un bel édifice mais bizarrement, c’est son musée sur le côté dont l’architecture me marque le plus et les statues et objets qu’il renferme, sont superbes. Je ne vous détaille pas tous les autres que j’ai visités, ils ont tous un petit quelque chose qui m’a marqué mais vous conseille d’aller dire bonjour à  l’ immense Bouddha assis du Wat Ched Yod. Il est simplement magnifique ! Je ne sais pas je suis sous le charme de son expression ou de sa prestance mais il me plaît.

Bouddha du Wat Ched Yod de Chiang Rai

Wat Ched Yod de Chiang Rai

En dehors de la ville à  une quinzaine de kilomètres se trouve le fameux White temple ou Wat Rong Khun de son vrai nom, que vous voyez sur toutes les brochures sur Chiang Rai. Forcément, il faut que j’y aille. Et c’est assez facile en fait. Un bus local part toutes les demies heures depuis le Terminal des bus. Arrivé tôt, un peu avant 8h30, je suis loin d’être seul. C’est matinal les touristes en fait ! La visite se fait sous les ordres, ou plutôt les conseils appuyés de deux speakers qui régulent le flot des visiteurs dans le sens unique de la visite. Envie de prendre une photo au début de la petite allée qui se transforme en pont ? Move forward ! Mister keep walking ». Arrivé devant le wihan, envie de photographier l’intérieur ? « No photo ». Normalement, il n’en faut pas plus pour me faire détester un lieu mais ce temple est si original et raffiné que j’oublie bien vite cette organisation qui, j’avoue, est nécessaire tant les curieux débarquent par cars entiers en un flux ininterrompu. Et l’artiste thaïlandais à  l’origine de l’édifice toujours pas achevé et un excentrique qui me plaît encore plus quand je découvre le bà¢timent des toilettes presque aussi richement décoré que le temple mais doré lui par contre. Oui, le blanc c’est salissant !

White Temple de Chiang Rai

Bref, on ne peut pas passer à  Chiang Rai sans aller voir le White Temple, c’est fait donc je peux réfléchir à  la suite à  donner à  mon voyage en Thaïlande. Quelle sera ma prochaine étape ? Suspens…

Mae Hong Son mais y a person qui y répond

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Oui, je suis dans une phase titres qui font allusion très maladroitement à  des chansons. Décidé à  finir la route de la mort qui vire, survire et revire, je me présente à  la station de bus de Paï à  11h comme le guichetier m’avait dit. En fait, s’il n’avait pas voulu me vendre de place dans ses minivans la veille et m’avait demandé de venir ce matin, c’est pas qu’il ne les vendait pas à  l’avance comme je croyais mais que tous ces véhicules du jour étaient pleins et qu’à  11h c’est le bus local qui passe. Pris d’assaut par tous les pauvrets que les minivans n’ont pas voulu embarquer, il est littéralement bondé mais je réussis à  trouver une place assise, ce qui ne sera pas le cas d’une dizaine d’autres personnes. Les virages sont bien plus supportables dans ce bus rouge qui un peu comme moi à  vélo l’avant-veille est en surrégime dans les montées ou il fait presque du surplace. Du coup, pas de repas rendu avant la fin de la digestion.
Le terminal des bus de Mae Hong Son est tellement vide qu’on se demande presque s’il est ouvert. Il faut dire qu’il n’y a que peu d’arrivées et départs par jour et qu’il est du coup surdimensionné (son aéroport aussi mais j’y reviendrai). Installé dans un petit bungalows en face du lac, je suis idéalement placé pour aller voir les deux temples non-perchés les plus emblématiques de la ville et sa Walking Street, son marché de nuit, quoi, dans une rue qui donne sur le lac et continue sur une partie du bord de ce dernier. Après un tour des temples ou je découvre un étonnant bouddha de plusieurs mètres de haut en osier, je dîne donc assis en tailleur devant une petite table basse face au lac ou se reflètent le Wat Chong Kham et le Wat Chong Klang illuminés. Et hop au dodo.

Mae Hong Son

Le lendemain matin, mon objectif c’est le Wat Doi Kong Mu perché sur sa montagne. Un petit tour dans son homologue installé au pied de la colline, le temps de me faire accueillir pas des chiens pas très amicaux, j’entame l’ascension par le chemin qui serpente sur la colline et alterne marches et sol plat mais montant. Et le voilà  avec son chedi blanc qui se tient devant moi. Je fais le tour, monte derrière jusqu’à  un petit temple avec un Bouddha debout. Je me faufile dès que je vois un coin dégagé pour profiter de la vue. Puis, je redescends.

Wat Doi Kong Mu Mae Hong Son

Wat Doi Kong Mu Mae Hong Son

Vue sur Mae Hong Son

Visite du Wat Phra Non et son Bouddha couché mais surtout ces vestiges d’un vieil escalier maintenant impraticable qui semblait permettre d’accéder au Wat Doi Kong Mu quand il n’était pas éboulé comme aujourd’hui. Reste les deux impressionnantes statues de Singha en pierre. Je crois que c’est probablement mon chouchou à  Mae Hong Son même si son Reclyning Buddha, en revanche, est un peu décevant. Je vous passe les visites des autres temples bouddhistes de la ville que vous découvrirez par vous-mêmes mais ne peux m’empêcher de vous dire mon émerveillement devant le Bouddha du second bà¢timent du Wat Hua Wiang et ma frustration de photographe de le voir en cage et si mal éclairé.
L’après-midi, sur un mountain bike à  vitesses, je veux aller voir le village Shan. Un peu au hasard, attiré par la vue d’une rizière, je le lance à  un moment sur une route qui part à  gauche. Le paysage est magnifique. Vert émeraude des plats de riz et reflets dans l’eau avec en arrière-plan les montagnes et le ciel bleu. Après avoir fait quelques clichés, je retourne sur la route du village que je parcours à  vélo en excitant la curiosité des villageois croisé surpris de voir un farang dans leurs rues. Je visite le temple et grimpe la colline en face qui accueille son annexe moins en proie au vertige. La montée est abrupte, je la fait à  pieds en poussant ma monture. Arrivée au sommet, les ouvriers et bonzes qui s’affairent à  la construction, car oui, c’est un chantier là -haut, s’amusent de me voir là , l’air de dire « Mais y a rien à  voir ici ! Il s’est crevé à  monter pour rien le farang ! ». Et c’est ce que je pense au début mais, je décide de quand même faire un tour du chantier et notamment du chedi. Et il est assez avancé en fait, c’est surtout son revêtement qui lui manque. Et plus, je le regarde, plus je le trouve photogénique. J’en ferai une vingtaine de photos. Je reviendrai le voir achevé, promis !

Mae Hong Son riziere

Mae Hong Son Province

Retour en ville, je rends mon vélo et repars m’installer au bord du lac à  une petite table basse pour dîner pour un euro. J’ai déjà  mes habitudes maintenant !

Reste cool baby sinon j’te dirais Paï Paï

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Après cette semaine passée à  Chiang Mai à  apprendre à  devenir une parfaite épouse thaïe qui sait cuisiner et parler la langue, il est temps de quitter la ville et ses remparts pour continuer mon voyage en Thailande. Direction Paï. La route qui y mène est mythique avec ces 700 et quelques virages en à  peine plus de 100 kilomètres. Ils en font même des T-Shirts. Et ils devraient remettre un diplôme à  ceux qui l’ont fait en minivan et ont gardé le contenu de leur estomac car ça c’est un vrai exploit. Une prouesse qu’un tiers des passagers n’aura pas accomplie. Moi, je m’en sors bien mais il n’aurait pas fallu que ça dure encore des heures (comme c’est le cas si on va jusqu’à  Mae Hong Son).
Une fois dans cette petite bourgade perchée dans la montagne avec peu de voisines, un autre défi commence : trouver les quatre ou cinq chambres, huttes, bungalows, n’importe encore libres. Cinq, je ne suis même pas sà»r d’exagérer. Après une bonne douzaine de mines défaites de gérants dans l’impossibilité de m’héberger ou d’autres moins causant affichant « Full » sur leur devanture, je m’assois par terre et tire mon arme secrète de mon sac : mon ordinateur avec ses listings d’hébergements. Pas le temps de saisir mon mot de passe qu’une petite voix, me demande si je cherche une chambre. Car il lui reste un bungalow. J’aurais fait 10 mètres de plus, je tombais sur son petit resort. 3 minutes après avoir enregistré et obtenu la clé, un couple demande un toît, mine défaite de la propriétaire, c’était le dernier disponible. Les hôtels à  Pai ne connaissent pas la crise.
Vous l’aurez compris malgré sa difficulté d’accès –il y a aussi une piste d’atterrissage avec un vol Chiang Mai – Pai par jour dans les tout petits coucous de Kan Air pour ceux qui sont virageophobes- Pai est très touristique. Il y a clairement plus de farangs dans les rues que de Thaïs. Normalement, je devrais détester mais il y a une ambiance qui me plaît. Le décor faut dire est superbe avec ces montagnes alentours, la petite rivière et les ponts en bambou. Ici pas de grands hôtels tout modernes, des complexes de huttes parfois très très simples, d’autres plus sophistiqués, des petits hôtels et guesthouses, quelques bungalows en dur dans quelques jardins. Ils semblent que les clés du tourisme soient encore pour l’essentiel dans les mains des habitants. Et c’est probablement, la recette du succès de Paï outre ses atouts naturels.

Pai Thailande

Thailande Pai

Pai ba,boo bridge

Le soir, les deux walking streets s’animent et proposent à  manger, boire et bien évidement toutes sortes de produits, plus ou moins artisanaux, à  acheter en souvenir. Le chedi du Wat Klang s’illumine et l’homme de paille de Paï sort de sa tanière pour se faire photographier avec les passants. Le Soi 1 ou se concentrent les bars et restaurants accueille ceux qui veulent se poser à  une table. Cuisine thaïe et large choix de plats plus occidentaux comme les très prisés burgers maison de Burger Queen. Une fois, couché dans mon bungalow avec ventilateur, je me dis que je ne devrais pas avoir trop chaud. Excellent pronostic puisqu’en cours de nuit, je me suis réveillé pour enfiler mon gros pull en laine. Brrrr… Fait froid la nuit ici ! Et le matin avant 10 heures aussi. Frais et pimpant mais surtout frais donc, je m’élance sur les routes avec le vélo de ville loué à  mon resort. Direction le Wat Mae Yen qui parait-il offre une belle vue et est à  2-3 kilomètres. Je laisse mon véhicule au bas du petit escalier de pierre qui se dresse jusqu’au temple et hop, j’entame l’ascension. Un peu avant les 20 dernières marches, je croise la route qui en fait mène au temple sans nécessité de grimper cet escalier. Mai pen rai. Je continue à  pieds. Et c’est vrai que le point de vue est sympathique. Le temple lui n’a rien d’exceptionnel si ce n’est sa tranquillité et dans quelques mois, son grand Bouddha pour l’instant en construction sur la colline à  côté et auquel je vais rendre visite par un sentier qui n’en est pas un mais est probablement le passage qu’empruntent les ouvriers.

Pai Wat Mae Yen

Wat Mae Yen Pai Thailande

L’après-midi, ambitieux, je me suis prévu un circuit, Wat Nam Hoo , village chinois puis village Lisu tout à  côté et enfin Mo Paeng Waterfall. Bilan avec un tel vélo qui dès que la route grimpe d’un pourcent fait presque du surplace malgré mes efforts appuyés, j’arrive au temple en nage et me jette sur le stand qui propose des fruits shakes et après une pause sirottage de jus de pastèque frappé (aucun fruit n’a été blessé pendant cette séquence… euh en fait si, au temps pour moi), je visite ce temple sans un grand intérêt architectural non plus. C’est sa statue de Bouddha d’où se serait écoulé de l’eau qui le rend fameux. On repart avec une nouvelle stratégie, maintenant quand ça monte, je descends et continue à  pieds, jusqu’à  ceux que la route soit plus clémente. Le village chinois n’est pas très loin. La seule partie vraiment traditionnelle est plus un éco-musée qu’un village. Tout à  été reconstitué et sent le neuf. Pas d’à¢me si ce n’est une à¢me de commerçant avec boutiques de souvenirs et restaurants. Bref, je repars assez vite. Le village Lhisu est tout à  côté mais je ne le vois pas. J’ai bien croisé l’une ou l’autre personne en costume traditionnel mais pas plus que sur la route à  scooter. Arrivé à  un croisement, je vois un panneau indiquant la cascade de Mo Paeng à  2 km. Youhou, c’est pas loin. Mais au bout d’un quart d’heure, je me demande combien de kilomètres français fait un kilomètre thaï. Une jeune fille me fait le geste de fumer avec les doigts. Je lui réponds en thaï que je ne fume pas. Elle insiste, moi, aussi. Un peu plus loin, même scène, mais je comprends qu’en fait ce que je prenais pour une demande est une offre que je décline. Bon, je suis crevé et la route grimpe encore. Tant pis, je laisse tomber, demi-tour. Et quel pied, c’est presque que de la descente. Plus de 3h pour monter (avec les pauses visites), 30 minutes pour redescendre.
Le lendemain matin, balade dans la campagne du côté de la rivière des complexes de bungalows en bambou, visite du Wat Klang qui réserve une jolie surprise dans un bà¢timent derrière son chedi. Deux Bouddhas sculptés dans des troncs massifs. Et l’après-midi, parce que je n’aime pas resté sur un échec, je loue les services d’un moto-taxi pour m’emmener à  la Mo Paeng Waterfall. Et découvre que j’ai bien fait de renoncer, car il me restait encore du chemin pour l’atteindre. Pas la plus belle cascade de Thaïlande c’est sà»r mais elle ponctue bien une balade en scooter (en vélo aussi si vous n’êtes pas mort d’épuisement en route).

Chiang Mai, cours toujours !

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Je ne sais pas si c’est parce que le Flower Festival Festival a commencé ce matin ou si c’est la proximité du Nouvel Chinois, le week-end prochain ou encore le succès du film chinois Lost In Thailand qui a paraît-il fait exploser le tourisme du Pays du Matin Calme ici mais je n’ai jamais connu la ville avec autant de touristes dont beaucoup de Chinois effectivement, les Français arrivant bien placés. Je vais de guest house avec panneau « FULL » en guest house qui a « No Vacancy ». Toutes les pensions de Chiang Mai sont pleines à  craquer ou quoi ? Lassé, je vais au Sumit Hotel, plus fonctionnel que coquet mais qui a toujours de la place. Ouf, me voilà  enfin logé ! D’autant plus heureux que j’ai prévu de rester une semaine ici et de prendre 3h de cours de thaï par jour avec une prof particulière.
La fin d’après-midi arrive, je vais dans le coin du carré de la vieille ville qui se transforme en immense marché pour les 3 jours de la Fête des Fleurs de Chiang Mai et me fais mon petit menu au fil des stands. Je m’installe à  une table ou se trouvent déjà  une Thaïlandaise et sa fille à  qui je demande en thaï si je peux m’asseoir là . Pas que je veux particulièrement me socialiser mais il y a peu de places libres. Le lendemain, lever aux aurores, le défilé des chars fleuris commence à  8h, heure officielle. A 10h30 pétantes donc s’élancent depuis le pont Nawarat les premiers figurants en costumes et les carrosses floraux. C’est peu la cohue pour faire des photos. Je décide d’aller plus loin que la ligne de départ officielle dans la rue après le pont. Beaucoup moins de monde, plus agréable pour photographier même si du coup, les équipages sont au repos ou en pleines retouches maquillages. Je passe l’après-midi dans le parc Nong Buak Hat transformé en fête foraine avec stand de massage sur la pelouse sous le plus grand arbre du parc. Pas le meilleur massage que j’ai eu mais pour le cadre, ça vaut le coup et y avait même une petite file d’attente.

Chiang Flower Festival

Chiang Flower Festival 2013

Kermesse Flower Festival

Fete des Fleurs Chiang Mai

Les jours suivants sont plus studieux, j’ai tous les jours sauf le mercredi que j’ai gardé de libre, 1h30 de cours de thaïlandais le matin et 1h30 l’après-midi. Avec Khru Lah (khru signifie enseignant en thaï) que j’aurais vite fait de surnommer Cruella tant c’est une prof à  l’ancienne intransigeante, désagréable presque parfois et elle le reconnaît elle-même. Lors de l’avant dernier cours, elle me dira qu’elle est méchante avec tous ses élèves que ce n’est pas juste moi. Et c’est vrai qu’on s’habitue et que c’est une bonne façon de tester sa motivation. Après les premiers cours, je galérais avec les différentes intonations, mon point faible en thaï, mais on me comprend quand même. Aussi bien qu’un Thaïlandais bourré me dira-t-elle. C’est déjà  ça ! Et disons-le, elle ne m’aura pas dessaoulé. Faut 6 mois pour plus avoir la gueule de bois, il paraît. Du coup, je suis un peu perplexe, je ne sais pas s’il est judicieux de recommander Ajaan Lah –elle a insisté pour que je l’appelle comme ça, ajaan étant le terme pour les profs d’université bien qu’elle signe elle-même tous ses docs, mails, cartes de visite Khru Lah– stakhanoviste des cours de thaï s’il en est avec 12 heures de leçons par jour, 7 jours sur 7 et juste une demie heure pour manger.
J’aurais utilisé « mon jour de repos » pour aller au Doi Suthep et visiter les très inintéressants villages hmongs proposés depuis là -haut. Découvert d’autres temples dont un ou se tient Donald mangeant une soupe de nouilles, fait un tour au marché de nuit trop commercial et tourné vers les touristes pour moi, manger dans les temples de la Sunday Walking Street, pris des cours de cuisine thaïe (à  l’Asia Scenic Thai Cooking School) et mangé le meilleur repas que j’ai fait en Thaïlande depuis des années. Et c’est moi qui l’ai fait ! Reste l’angoisse de savoir si quand je recommencerai les recettes chez moi, ça sera aussi réussi… Bref, il est temps d’aller à  Paï maintenant.

Lampang et ses jolies filles…

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… enfin, selon un expert rencontré à  Phitsanulok 😉 Dans le bus 155, celui qui m’avait amené la veille depuis Phitsanulok, je regarde de la fenêtre l’entrée du Parc Historique de Sukhothai devant lequel il passe comme pour me donner l’occasion de lui dire au revoir. En fait, c’est pour charger de nouveaux passagers mais laissez-moi mes illusions. La station de bus de Lampang comme sa gare d’ailleurs sont assez excentrées. Du coup, moi qui avais choisi ma guesthouse à  Lampang proche du temple le plus intéressant à  savoir le Wat Phra Kaew Don Tao, j’ai payé 150 baths pour m’y rendre en taxi. Enfin, en songthaew jaune qui est en fait un bus mais joue les taxis dés que c’est possible car c’est plus lucratif.
L’Akamsiri Home ou j’élis domicile propose de chambres climatisées assez grandes et coquettes avec un joli sens du détail notamment dans la salle de bain même si je suis persuadé qu’il y a moyen de trouver moins cher. Le petit restaurant à  côté par contre est excellent. La nourriture est délicieuse et le cadre de son petit jardin très agréable le soir. Evidemment on est plus dans les 80-100 baths le plat mais qu’est-ce que c’est bon. Notamment les croquettes de poulet grillées et la sauce au citron. Je serai prêt à  retourner à  Lampang que pour ça ! Mais avant de dîner, j’ai pris le temps de visiter quelques temples. Et notamment le superbe Wat Phra Kaew Don Tao avec son escalier aux deux nagas, son chedi blanc qui se dore à  sa moitié supérieure.

Temple Wat Phra Kaew Don Tao Lampang

Wat Phra Kaew Don Tao Lampang

Le lendemain, je vais voir le Wat Phra That Lamphang Luang, le temple le plus illustre du coin mais qui est à  Ko Kha, à  une vingtaine de kilomètres de le Lampang. C’est ma guesthouse qui m’aura expliqué ou prendre le songtheaw qui y va. Les 3 derniers kilomètres étant forcément à  faire en moto-taxi et coà»tent deux fois plus chers que les 18 premiers. Un escalier avec deux nagas aussi, un mur d’enceinte, un wihaan principal en bois malheureusement en travaux mais je reste impressionné par l’endroit. Son grand chedi bien sà»r, l’autre wihaan, et le tout petit bà¢timent ou si l’on ferme la porte et déploie le drap qui s’y trouve, l’image à  l’envers du temple s’y forme par un trou dans la porte. J’en avais entendu parler mais si un thaï ne m’avait pas appelé pour me montrer, je serais probablement passé à  côté. Me demandez pas de photo par contre parce que c’est quasiment inphotographiable tant c’est sombre. Après un repas au marché en face du temple et re-moto-taxi et re-songthaew, je me balade à  vélo dans Lampang et sa rivière et c’est très agréable.

Wat Phra That Lampang Luang

Wat Phra That Lampang Luang

Temple Wat Phra That Lampang Luang

Lampang THailande

Mais je ne m’attarde pas trop, le Flower Festival de Chiang Mai m’attend… Enfin, j’espère. Ca commence demain.

Phitsanulok et Sukhothai en 2 jours

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Ce matin, j’attrape un songtheaw sur la route derrière le Phra Kan Shrine. Je sais qu’il m’emmènera à  la grande à  côté de la station de bus. J’ai déjà  fait le trajet hier, je commence à  connaître. Par contre lui me demande 10 baths contre 8 la veille. A peine le temps de dire ouf que je suis déjà  dans le bus qui quitte les lieux 5 minutes plus tard.
A Phitsanulok, je loue les services d’un cyclo-pousse pour 50 bahts pour me ramener dans le coin de la gare ou se trouve la plupart des hôtels et guesthouses de Phitsanulok. Sans trop d’imagination, j’avoue, je m’installe à  Lithai Guesthouse même si j’ai trouvé quelques adresses sympas dans mes pérégrinations dans la ville pour un chouillat moins cher dans des établissements au personnel plus accueillant -oui, le sourire et la chaleur humaine c’est pas trop dans leurs habitudes à  la Lithaï -mais beaucoup moins doué en Anglais. Je suis venu visiter plus en détails le Wat Yai (tout le monde l’appelle comme ça et j’ai la flemme d’écrire son nom complet) et je me rends compte que j’avais raté des choses la dernière fois notamment dans les cours carrées une collection de statues plus ou moins entières très intéressante. Visite du Wat Ratburana juste en face dont je ne connaissais jusque là  que le chedi et qui vaut qu’on y fasse un petit tour. Ils ont un centre de massages aux prix plus que compétitifs par rapport aux salons des rues voisines et un savoir traditionnel affiché et confirmé en pratique. La déco est un peu sommaire par contre ! Mais bon, c’est pas un spa, on reste dans l’enceinte d’un temple. Le soir, déçu par le marché de nuit qui refuse de démarrer tant qu’il reste le moindre rayon de soleil et qui est assez peu animé côté restauration, probablement qu’il ne prend toute son ampleur que les week-ends, je mange au bord de la rivière dans un des seuls restos ouverts.

Phitsanulok Wat Phra Si Ratana Mahatat

Wat Phra Si Ratana Mahatat statues

Le lendemain matin, avant de prendre le bus pour Sukhothai, saut à  la Buddha Factory, qui me laisse me balader parmi les ouvriers sans essayer de m’attirer dans sa boutique malgré que mon côté photographe intrusif. Je repartirai quand même avec une petite statuette de Bouddha debout et deux petites amulettes. Je m’y suis envoyé tout seul dans la boutique ! Le chauffeur de samlow qui me ramène à  la station de bus a envie de discuter. Avec le bruit de la circulation, c’est un peu compliqué de se comprendre d’autant plus qu’on mélange thaï et Anglais mais quand il entend que je vais aller à  Sukhothai, puis Lampang, et enfin Chiang Mai, il me dit : « Lampang, lady beautiful. Chiang Mai, lady beautiful ». J’en déduis que les habitantes de Sukhothai sont moches. Tant pis, j’irai voir les temples à  la place !

Buddha Factory Phitsanulok

A Sukhothai, un peu en pèlerinage, mode revival du passé, je me pose au Garden Home dans le bungalow le plus au fond de leur jardin, bien au calme. Et je file directement prendre le vieux bus à  la galerie passagers en bois pour la vieille ville, enfin pour le Parc Historique de Sukhothai. Les règles du jeu ont un peu changé. On ne peut plus louer de vélos à  l’intérieur et doit les prendre aux loueurs juste devant et payer 10 baths ensuite pour pouvoir rentrer avec dans chaque secteur. Plus de ticket unique pour les 3 parties non plus. Annulé par le gouvernement. Maintenant, c’est 100 baths pour la partie centrale, 100 pour celle du Wat Si Chum (on peut dire 100 baths pour le Wat Si Chum parce que le contrôle et la vente des billets se fait à  l’entrée de ce temple uniquement) et 100 pour la partie dite « forrestière » ou se trouve le Wat Saphan Hin et son Bouddha debout sur sa petite butte. Temple qui manquait à  on palmarès et que j’ajoute donc cette fois. Là  encore, ses voisins de secteur sont beaucoup moins intéressants. Et je comprends mieux qu’avec les tarifs actuels, l’immense majorité des visiteurs se contente de la partie centrale qui pour le même prix est beaucoup plus intéressante que les deux autres. Même si j’ai un gros faible pour le Wat Si Chum quelque soit le prix d’entrée. Bizarre cette nouvelle politique de prix…

Sukhothai Bouddha

Parc Historique de Sukhothai

Wat Saphan Hin Sukhothai

Je finis la journée par un dîner au marché de nuit avant de continuer demain sur Lampang. A moi, les jolies filles !!!

Un Bouddha et des hommes

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Tout petits les hommes… Bon alors, pour aller à  Ang Thong, c’est pas tout à  fait à  la station de bus qu’il faut aller mais à  l’arrêt des minivans derrière le marché juste à  côté. Heureusement que je parle un peu thaï parce que sinon, le monsieur du guichet d’information du Terminal des bus et moi on aurait mis longtemps à  se comprendre.
45 minutes de trajet et 50 bahts plus tard, je suis déjà  en train de négocier avec un chauffeur de tuk-tuk pour qu’il m’emmène au Wat Muang à  une quinzaine de kilomètres selon lui. Il veut m’y attendre pour me ramener et me demande un prix que je trouve élevé. Parce que je ne veux pas avoir à  compter mon temps là -bas et parce que j’aime jouer, je lui demande de m’emmener simplement, je me débrouillerai pour revenir. Il insistera bien une fois au temple ou effectivement aucun de ses confrères ne se trouvent mais je lui confirme qu’il peut prendre congé. Peut-être 30 secondes plus tard une jeune femme avec son fils qui avait écouté nos échanges me propose déjà  de me ramener avec elle… à  Ayutthaya par contre. Chaque chose en son temps, je visite, fait les photos du Bouddha et des gens en dessous et on verra comment repartir ensuite. Au pire, je suis dans un temple, ils m’accueilleront pour la nuit 😉

Wat Muang Ang Thong

Ce qui m’a attiré ici ce sont des photos de gens sur la pointe des pieds qui touchent le bout des doigts de la main de la statue et paraissent infiniment petits en dessous. J’ai trouvé ça insolite et amusant et le photographe que je suis avait envie d’avoir lui aussi des photos de ça que c’est lui qu’il les a faites. Du coup, j’ai passé beaucoup de temps à  attendre d’avoir les bonnes conditions en terme de nombres de gens, de dispositions, de ce qu’ils font, de leur attitudes, jusqu’à  avoir quelques photos qui me satisfassent vraiment avant d’aller découvrir le reste de ce vaste temple puis de revenir photographier la main et ses visiteurs. Outre plusieurs bà¢timents, il y a beaucoup d’ensembles de statues dans le jardin et une partie déroutante avec deux immenses fantômes et des scènes de tortures et de cruauté assez explicites au milieu desquelles les enfants jouent comme si c’était Mickey, Donald et compagnie qui étaient représentés.
J’achète à  manger et boire à  un des stands dans le temple puis vient le moment de repartir. Effectivement, ni tuk-tuk, ni moto-taxis , rien. Il m’avait pas menti mon chauffeur de l’aller. Je décide de rejoindre la grande route à  500m, me disant que probablement voyant un farang en perdition, des bonnes à¢mes me proposeraient de me ramener à  la station de bus. Mais non. Sur la grande route, un garagiste me voit et me demande ce que je fais là . Il m’indique quel van arrêter pour retourner à  mon point d’origine. Et ça coà»te que 20 baths. Je descends à  la station de bus, un échange de sourire avec le chauffeur de tuk-tuk de ce matin, l’air de lui dire « T’as vu, je suis revenu ! » et un chauffeur de minivan me crie « Lopburi ? ». J’étais le dernier passager qui manquait à  sa cargaison.
Une belle journée, avec des photos impressionnantes, un temple certes très récent mains intéressant et puis c’est aussi ça la Thaïlande des temples qui sortent de terre tous les jours et certains de plus en plus gigantesques. Et celui-là  a le plus grand Bouddha assis du pays avec 95 mètres. Qui dit mieux ?

Lopburi, des singes et des temples

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Je suis un peu en mode express car je n’ai qu’une semaine pour arriver à  Chiang Mai pour assister au Flower Festival donc mon arrêt à  Lopburi sera bref. Je viens notamment visiter le Palais Royal, fermé les lundis et mardis donc les jours ou j’étais ici la dernière fois.

Palais Roayal lopburi

La Noom Guesthouse n’a plus de place, je dormirai donc au Nett Hotel. Une fois enregistré et mes bagages déposés, je file direct au Phra Narai Ratchaniwet, juste derrière. Je dois dire que pour un ancien palais royal, je m’attendais à  un peu plus de faste. Pas que l’endroit ne soit pas plaisant mais ça devait appartenir à  un roi modeste ou timide. Un peu frustré quand même, je décide d’aller visiter le Wat Phra Si Rattana Mahathat que je photographie sous toutes ses coutures. Voilà , mon appareil photo et moi revivions. Je peux retourner me doucher et sortir manger au marché de nuit près de la voie ferrée.

Lopburi templr

Wat Phra Si Rattana Mahathat Lopburi

Le lendemain, à  8 heures, je suis au Prang Sam Yod, j’espère bien que les singes ne sont pas du matin pour pouvoir parcourir et photographier un peu l’endroit tranquille. Pari presque gagné mais quelques jeunes primates s’accrocheront quand même à  mon pantalon, un, m’utilisant même comme tremplin pour monter sur un mur. Apparemment, j’avais la taille idéale et j’étais bien placé.

Lopburi Prang Sam YodWat Phra Si Rattana Mahathat
J’avais remarqué sur le plan que m’avait donné le staff de l’hôtel, que Lopburi n’était pas loin de Ang Thong, une ville dont j’avais retenu le nom pour avoir vu des photos de son impressionnant Bouddha assis. J’avais alors demandé, photo récupérée sur internet avec nom du temple à  l’appui, comment y aller. Comme dans un jeu télé très connu ou on peut gagner plein d’argent, le gars perplexe, avait utilisé son joker « appel à  un ami » et je ne sais pas qu’il a appelé mais apparemment la personne connaissait son affaire. Me voilà  donc en route pour la station de bus. Wat Muang de Ang Thong, j’arrive !

France – Ayutthya avec escales

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Cette fois-ci, pas d’arrêt dodo à  Bangkok. J’ai décidé une fois atterri dans la capitale thaïlandaise de m’exiler directement à  la campagne. Oui, enfin à  Ayutthaya. Un coup d’Airport Link, puis de métro et me voilà  dans le train pour l’ancienne capitale du royaume.
La locomotive se met en branle avec une heure et quart de retard. Me voilà  dans l’ambiance thaïe. Ici, le temps et la ponctualité sont des notions bien plus relatives que chez nous. Arrivé à  destination, j’évite les sollicitations des chauffeurs de tuk-tuks et m’engouffre dans la rue en face de la gare, je commence à  connaître, pour embarquer sur un bateau et traverser la rivière (4 bahts) afin de me retrouver dans le coin des guesthouses et du marché. Enfin d’un des marchés parce qu’il y en quelques uns ici. Cette fois-ci, je pose mon baluchon à  roulettes chez Mr At, un peu malgré lui apparemment car malgré l’heure avancé de l’après-midi, je le tire clairement de son sommeil. Et l’ordre de l’accueil de sa guesthouse est bien plus aléatoire que l’an passé quand il venait d’ouvrir. Madame serait-elle absente ?

Ayutthaya

Ayutthaya thailande

Ayutthaya

Un petit tour rapide du quartier et je m’installe à  restaurant de rue pour exercer mon thaï et commander à  manger. Le lendemain, réveillé tôt, je me suis préparé tout un circuit avec en point d’orgue mon Wat Yai Chia Mongkhon adoré. Je l’aime ce temple, mais je l’aime ! Embarqué sur un vélo loué à  l’agence de voyage non loin car Mr At dormait encore, je me trompe dans les rues et me retrouve finalement sur une route qui je sais va me conduire au Wat Yai Chai Mongkhon. Au diable l’itinéraire, on va le faire à  l’envers. Et je dois dire que je suis content de retrouver ses deux grands bouddhas et son escalier, son carré de statues qui entoure son chedi et son Bouddha couché qui sans sa couverture des fois précédentes dévoile une pà¢leur charmante et fait toujours l’objet d’une grande dévotion. Nombre de fidèles et même de touristes y apposant une petite feuille d’or. Retour sur scelle et hop, au Wat Phanoeng et son immense Bouddha assis. Encore plus fréquenté. Et à  côté, sur la rivière, une petite navette fluviale pour traverser (10 bahts avec un vélo) et arriver au niveau de la Phet Fortress et repartir sur mon itinéraire à  rebrousse-poil. Passage à  la TAT que j’inonde questions, puis repas dans le marché à  côté du Wihaan Mongkhon Bophit et visite de ce dernier, un tour au Wat Thammikarat ou je découvre un très beau Bouddha couché qui m’avait échappé jusque là  et ensuite, je pars en quête du marché flottant, la vraie raison de ma présence ici car je n’y suis encore jamais allé. Je suis les panneaux, demande en chemin en thaï, on me dit qu’il est fermé, trop tôt peut-être, mais je continue, je veux le voir ! Suis têtu moi ! Et il est bien fermé. Pas temporairement, il est écroulé, à  l’abandon depuis les inondations. Renseignements pris, il y en a un nouveau mais c’est pas à  côté.

Bouddha Ayutthaya

Il se fait tard, je demande à  un tuk-tuk de m’y emmener. Il est 19h et il m’assure qu’il n’est pas fermé mais arrivé sur place, le noir complet, l’endroit a plié boutique depuis une bonne heure. Le lendemain matin, je serai enfin dans ce marché, certes artificiel, mais sympathique pour qui aime le shopping ou pour manger dans un cadre un peu différent. 50 THB les Pad thai kung (crevettes) par exemple.
Mission, accomplie, on peut aller voir les singes de Lopburi.


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