Articles ‘Voyage en Thaïlande’

Ang Thong et le plus grand Bouddha de Thaïlande

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Oui, le titre de cet article fait un peu conte de fée, j’avoue ! A une quarantaine de kilomètres d’Ayutthaya, se trouve un endroit dont beaucoup de touristes étrangers ignorent l’existence mais que presque que tous les Thaïlandais connaissent: le Wat Muang à Ang Thong. C’est le temple qui possède le plus grand Bouddha de Thaïlande !

wat muang

Le Bouddha du Wat Muang est le plus grand de Thaïlande (95 mètres)

Nouvelle petite grâce matinée, petit déj agréable à se délecter du jus de goyave de notre guesthouse et on reprend les vélos pour aller au marché en ville acheter des des noix de cajou, mon pêché mignon et se faire un repas pas très thaï, chez Pizza Compagny.

Le matin, on avait demandé à la gérante du Baan Tye Wang, comment se rendre à Ang Thong. Comme je m’y attendais, elle nous avait conseillé de louer les services d’un chauffeur, y aller en transports étant un peu compliqué. Faisable, c’est sûr mais pas pratique pratique. Elle nous a proposé une voiture avec chauffeur pour aller là-bas, nous attendre et nous ramener pour 800 THB (20 euros environs). Pour deux c’est raisonnable et je sais que le Wat Muang va plaire à mon amie.

Ponctuel, notre chauffeur arrive à 14h et nous salue d’un « bonjour » en Français dans le texte. Bon, il ne sait dire que ça et « comment ça va ? » mais on apprécie l’effort. Pendant le trajet, il est assez peu bavard et mon amie s’endort sur la banquette arrière. Quelques minutes avant d’arriver, on aperçoit le grand Bouddha assis de loin. Il semble nous attendre de pied ferme.

Le chauffeur se gare à l’ombre. On sort de la voiture. Petit choc thermique entre le véhicule climatisé et l’air extérieur. le soleil tape particulièrement fort cet après-midi. On ne perd pas de temps, on se dirige de suite vers l’immense statue. On se déchausse au bas de l’escalier qui y mène et on le grimpe vite car ses marches dorées par le soleil sont brûlantes. Et nous voilà devant le Bouddha le plus grand de Thaïlande. Face à ses 95 mètres de haut, on se sent tout petits !

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On est petits sous la main du Bouddha

Comme toujours au Wat Muang, les gens défilent au dessous de la main de la statue pour faire un voeu, une prière et… un selfy bien sûr ! 😉 On se plie à cette tradition mais surtout, on reste assis à l’ombre à observer les gens. C’est amusant de les voir passer de la ferveur religieuse à celle des réseau sociaux et des photos souvenirs narcissiques. On est quasiment les seuls étrangers. Les Thaïlandais viennent en famille. Les parents portent leurs enfants pour qu’ils parviennent à toucher la main du Bouddha.

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Prière au Wat Muang

Le reste du Wat Muang est moins impressionnant mais intéressant tout de même. Déjà pour ses statues de plâtres représentants une sorte d’enfer et des fantômes mais aussi pour ses autres bâtiments. Il y a aussi un « fat Bouddha » avec un trou au niveau du nombril. Il est de tradition de se mettre devant et de tenter de jeter une pièce dedans. Un jeu d’adresse qui change des dons habituels.

Retour, sur le parking, la voiture n’est plus là, le chauffeur non plus.
Je pourrais paniquer mais je sais que les Thaïlandais sont dignes de confiance et que notre conducteur et son carrosse climatisé sont bien là, ils vont revenir très vite. D’autant qu’on ne l’a pas encore payé ! En Thaïlande, en général, pour ce genre de choses, on paie à la fin. Et effectivement, au bout de 3 minutes, notre chauffeur apparaît.

Le retour est un peu moins silencieux. On parle de notre visite, d’Ayutthaya, de la France…

Demain, direction Sukhothai. On a réservé nos billets de bus dans une agence locale. Un tuk-tuk viendra nous chercher et nous amener à la station de bus.

Ayutthaya à vélo (en empruntant les bacs)

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C’est vraiment agréable de visiter Ayutthaya à vélo. Agréable et facile ! Car s’il y a bien une rivière qui entoure le centre, il y a plusieurs endroits, où l’on peut prendre un bac avec son vélo pour 10 THB. Ca permet de traverser et de continuer sur l’autre rive. Pour moi c’est la meilleure façon de visiter Ayutthaya. Même si les gens pressés, préfèreront peut-être louer les services d’un tuk-tuk à la journée (ça coûte en moyen 400-500THB).

Wat Yai Chai Mongkhon

Le Wat Yai Chai Mongkhon

Pour ce 2ème jour, dans l’ancienne capitale florissante du Royaume de Siam, on a enfourché à nouveau nos fidèles destriers à sonnette pour aller voir de l’autre côté de l’eau, le Wat Phanan Choeng qui abrite le plus grand Bouddha d’Ayutthaya et mon chouchou, j’ai nommé le Wat Yai Chai Mongkhon. J’avoue, je me suis planté et j’ai pris le bac pour traverser un peu vite mais ça nous a permis de découvrir un petit temple sympathique dont j’ignorais l’existence et où il n’y avait pas un chat, le Wat Bang Kracha.

Bref, après un nouveau coup de bac, nous voilà devant l’immense Bouddha assis doré du Wat Phanan Choeng. Il est toujours aussi impressionnant et adulé. Dix petites minutes à vélo et on arrive au Wat Yai Chai Mongkhon. Définitivement un des temples de Thaïlande où j’aime venir et revenir. On passe d’abord dire un petit bonjour à son Bouddha couché blanc avant d’aller voir son chedi, entouré de 2 grand Bouddhas de pierre et de tout un carré de Bouddhas assis aux dimensions plus modestes. Il n’y en a pas deux pareils !

Une petite ascension sur le chedi pour la vue, pas si intéressante pour les alentours du temple mais sympa pour voir le temple de plus haut. Et en haut de l’escalier dans le chedi, se trouve un grand puits avec à l’intérieur… je vous dis pas, faudra venir 😉 (bon, j’avoue c’est pas ça dont vous vous souviendrez, c’est juste pour créer un suspens).

Wat Yai Chai Mongkhon Ayutthaya

petite vu depuis le chedi du Wat Yai Chai Mongkhon

On mange dans un des restaurants de l’autre côté du parking du temple et on se prend le luxe d’acheter des Magnums aux amandes, ça coûte à peine plus d’un euro, avant de repartir sur la route, de contourner le vieux chedi qui sert de rond point, de monter sur le pont et d’aller se faire masser dans le salon que nous a recommandé notre guesthouse, le Suwanthara (du nom du temple voisin) Thai Traditional massage and Spa.

Petite sieste à la guesthouse avant de reprendre les vélo et d’aller visiter le Wat Yai Chai Wattanaram. Il était fermé la dernière fois suite aux inondations (2011) et là, je peux enfin le visiter. C’est un temple immense et probablement un des plus impressionnants d’Ayutthaya. Je suis content d’avoir enfin pu y pénétrer.

Wat Yai Chai Wattanaram

L’imposant Wat Yai Chai Wattanaram, un incontournable à Ayutthaya

Après tous ces kilomètres à vélo, un nuit bien méritée nous attend après un dîner en ville à l’excellent restaurant du Tony’s Place, probablement la plus connue des guesthouses à Ayutthaya.

Amphawa et les marchés flottants

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S’il y a bien une destination en Thaïlande pour profiter des marchés flottants, c’est Amphawa. Pour son marché à elle qui se tient les week-ends et pour les autres alentours. J’ai réservé via Facebook, dans une guesthouse au fond du canal du marché, The House of love (Baan Rak en Thaïlandais). Je suis sûr que ça va me plaire !

 

Amphawa

Moine faisant sa tournée du matin en bateau à Amphawa

Arrivé à Bangkok, j’ai foncé directement à Sai Tai Mai, le terminal Sud des bus de Bangkok. Pensant naïvement que je pourrais y prendre un bus pour Amphawa. Je préfère les bus aux minivans et leurs conducteurs qui se prennent un peu trop souvent pour Fangio mais en fait il n’y a pas de bus pour Amphawa, juste un pour Damoen Saduak. Il me faudra donc faire les dernier kilomètres en… minivan.

Bref, quand on arrive à Amphawa, je reconnais un peu le coin et demande à me faire arrêter près du pont qui passe au-dessus du canal du marché flottant. Un petit slalom entre les passants pas encore très nombreux sur les quais et on arrive à notre guesthouse. La chambre est bien, le lit très confortable, la salle de bain à la thaïe, sommaire mais avec son petit module de chauffage pour la douche. Je suis très chaleureusement accueilli par le gérant. Bien plus favorablement que mon amie. Il faut dire qu’habillé d’une robe et un peu maquillé, il a clairement une préférence pour les garçons. Ca m’amuse. D’autant qu’il est aux petits soins avec moi, c’est cool. Mon amie est limite jalouse 😉

Une fois installés, on part découvrir le marché, flâner dans les boutiques et manger. On a l’embarras du choix et les prix sont tout petits ! On croise bien quelques farangs mais l’immense majorité des gens sont thaïlandais. Comme toutes les filles qui viennent à Amphawa, un jour de marché, mon amie est aux anges. Elle achète un portemonnaie en bambou tressé, des boucles d’oreilles argent et nacre, un collier, des petits gâteaux, des élastiques pour les cheveux… et de l’insecticide pour tuer les moustiques à la pharmacie proche du pont au bout du canal.

Le soir arrive. On embarque dans un bateau directement depuis la terrasse de notre guesthouse pour la visite des lucioles. Enfin des fireflies, les « mouches de feu », qui clignotent dans les arbres des canaux alentours. C’est amusant et romantique mais impossible à photographier. Mais ça je le savais. La dernière fois déjà, j’avais jeté l’éponge. Par contre, je pensais arriver à filmer et ben non, ça ne donne rien non plus en film. Elles n’aiment pas la célébrité ces mouches guirlande de Noël !

Après une bonne nuit, le lit est grand et vraiment confortable, petit déjeuner au bord du canal assis sur la terrasse en tek du Baan Rak. De temps en temps, un moine passe en barque et les gens lui donnent des offrandes et se prosternent devant lui le temps qu’il récite une courte bénédiction et reprenne son tour. Là, encore notre hôte s’intéresse bien plus à mon bien-être qu’à celui de mon amie qui se trouve transparente.

On part sur la route à la recherche d’un taxi pour nous emmener au marché flottant de Damnoen Saduak, il est 7h, le flot de touristes venant de Bangkok ne devrait commencer que d’ici 1h30. On voit un taxi garé et à côté un vendeur de rue qui fait griller des beignets de banane, les fameux gluay tod que j’aime tant, mais pas de chauffeur. On tourne un peu autour du véhicule. Le cuistot nous demande où l’on veut aller. On lui répond « Damnoen Saduak ». Il enlève son tablier et… se met au volant. Pour 200 THB (oui, il n’aura pas mis le compteur et c’est un peu cher mais j’avoue que là mieux valait accepter sous peine de poireauter ici longtemps), il nous dépose au marché flottant le plus connu de Thaïlande.

dmanoen saduak

Vendeuse de fruits au marché flottant de Damnoen Saduak

marche flottant thailande

Dure, dure la vie à Damnoen Saduak ! 😉

On le parcourt à pieds. Mon amie achète un lot de 2 chemises blanches très sympa pour 380 THB après d’âpres négociations. Puis, on se prend un tour en bateau du marché de 30 minutes pour 100 THB. C’est comme dans mes souvenirs: un peu trop tourné vers les touristes quant aux produits proposés mais pas sans charme pour autant. Mon amie adore ! Par contre, le gars avec les 2 gros serpents juste en dessous du pont, après qu’on ait retrouvé la terre ferme, elle aime moins bizarrement 😉

On prend notre petit déjeuner cuisiné sur un bateau et servi sur des tabourets sur le quai. Riz et poulet avec une sauce dont je saurais dire exactement à quoi elle mais qui donne un goût bien sympa à l’ensemble et des tranches de concombre pour les « légumes ». Prix 20 THB par personne. On remonte sur la route et prend un tuk-tuk pour nous rendre à un marché flottant voisin bien moins connu (vous le gardez pour vous, promis, hein ?), celui de Tha Kha. Plus petit, mais tellement moins touristique, on est de suite sous le charme. On regrette presque de ne pas avoir attendu et mangé ici.

marché flottant de Tha Kha

Le marché flottant de Tha Kha

tha kha thailande

A Tha Kha, il y a beaucoup moins de bateaux de touristes 😉

Pour revenir sur Amphawa, on embarque dans un bus local qui démarre sur le parking et nous prend à son bord avant de nous avoir confirmé qu’il va bien à Amphawa. En fait, il nous déposera sur la voie, au pied du pont qui enjambe la route et qu’il faut emprunter pour regagner la canal du Amphawa floating market après quelques minutes. A un moment, mon amie pousse un grand cri d’horreur et s’agrippe à mon bras. Un gros varan traverse la rue tranquillement devant nous. Ben, oui quand on est pas habitué, ça peut surprendre !

L’après-midi, on se paie le tour des 5 temples en bateau. Une balade de plus de 2 heures sur la rivière et les klongs à la découverte de temples sympathiques bien que seul le dernier enfermé dans les racines d’un arbre soit vraiment intéressant. Puis on finit la journée par un dîner aux chandelles au restaurant à l’embouchure du canal du marché. Très romantique avec un menu, certes plus cher que ceux des bateaux-cuisines du canal, mais on paie le cadre et une variété de plats plus importante.

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Le Wat bang Kung est emprisonné dans les racines d’un arbre

Je ne saurais trop vous recommander de passer comme nous un petit week-end sur le marché flottant d’Amphawa. C’est dépaysant et vous aurez un aperçu de la vraie Thaïlande celle qui attire des foule de touristes… thaïlandais.

On repart sur les routes de Thaïlande

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Même si je suis revenu plusieurs fois en voyage en Thaïlande, cela fait quelques temps que je n’ai plus partagé mes aventures thaïlandaises ici. Pour ce nouveau retour au pays du Sourire, j’ai décidé de me remettre au clavier. Au programme, un parcours, assez classique de Bangkok à Chiang Mai et un petit tour à la frontière avec le Laos. Enfin, si je tiens mon planning, ce qui est loin d’être certain ! 😉

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Ce nouveau voyage aura deux parties, une pour faire découvrir ce que j’aime en Thaïlande à une amie pendant un peu plus de 15 jours et une en mode solitaire à la découverte de nouvelles destinations dans le Nord de l’Isan (la Région du Nord-Est de la Thaïlande), que je ne connais pas encore. Ce n’est pas le coin le plus touristique du pays a priori mais c’est probablement pour ça que je sais que ça va me plaire.

J’aime déjà plus la Thaïlande du Nord que celle du Sud plus touristique, où dans beaucoup d’endroits, l’on croise plus de touristes que de Thaïs alors le Nord du Nord-Est, je devrais adorer ! J’y serais probablement un des rares farangs en vadrouille.

Et comme j’arrive un vendredi matin à Bangkok, je filerai directement à Amphawa pour m’y installer pour y passer le week-end profiter du marché flottant et de biens d’autres choses.

Je garde un très bon souvenir de mon passage à Samut Songkram et un regret celui de ne pas avoir dormi dans une des guesthouses sur le canal du Floating market d’Amphawa. Je compte y remédier et satisfaire une curiosité en allant découvrir le très discret marché flottant de Tha Kha qui vit dans l’ombre du très populaire Damnoen Saduak mais promet plus de charme et d’authenticité.

Bon trêve de bavardage. Je vais prendre mon avion pour Bangkok.

A bientôt !

Ayutthaya hors saison, c’est mieux !

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C’est vrai que malgré sa proximité avec Bangkok, Ayutthaya est une destination où l’on peut facilement trouver des chambres pas chères mais je dois avouer que hors saison, on peut vraiment se faire plaisir. Après un trajet en train depuis Bangkok et une traversée en bac de la rivière, on a demandé à un tuk-tuk de nous déposer au Baan Tye Wang. Une petite guesthouse dans un magnifique cadre et à l’accueil chaleureux pour 2000 THB la nuit (en haute saison, il faut rajouter 1000 THB, je crois). La chambre au 2étage était belle, le lit incroyablement douillet, la salle de bain top, et le déjeuner top. Ca change de quand je voyage en mode routard en sac à dos ! 😉

Wat Phra Si Sanphet

Le Wat Phra Si Sanphet est un incontournable d’Ayutthaya

C’est pour moi toujours un plaisir d’aller à Ayutthaya. Outre ses magnifiques temples souvenirs de son passé glorieux pour beaucoup, j’aime l’ambiance de cette ville ! J’aime voyager en train en Thaïlande, je ne pouvais donc pas faire autrement que de choisir ce moyen pour venir à Ayutthaya. Même si je dois dire que je regrette de ne pas avoir eu pendant les presque 2 heures de trajet (15 THB par personne en 3ème classe), de vendeur ambulants avec un plateau de brochettes. Ce sont mes préférés ! 😉

J’avoue qu’on s’est fait une mini grasse matinée et qu’on a surtout trainé au petit-déjeuner qui est très copieux et bon. Mais bon, à 9h30, on était enfin sur nos vélos, prêtés gracieusement par notre guesthouse, direction le Wat Lokhaya Sutha voisin qui accueille le Bouddha couché, le plus sympa d’Ayutthaya. On est ensuite remonté doucement jusqu’au Wat Phra Si Sanphet, en s’arrêtant dans chaque temple croisé et dans le marché à côté du Wat Mongkhon Bophit et son grand Bouddha assis pour manger un bout (45 THB avec un Est Cola).

Wat Lokaya Sutha

Le souraitn Bouddha couché du Wat Lokaya Sutha à Ayutthaya

Le Si Sanphet avec ses 3 chedis est très connu ici même si l’image la plus connue d’Ayutthaya reste la tête de Bouddha prise sans les racines d’un arbre au Wat Mahathat, un peu plus loin dans la ville. C’est un endroit très apaisant où je me suis surpris à découvrir qu’il y avait pas mal d’écureuils qui gambadaient sur les chedis mais aussi partout dans le temple et les arbres voisins. Je n’avais pas remarqué la dernière fois. Il faut dire qu’en basse saison, les visiteurs sont très peu nombreux et que nous avons donc le Wat Si Sanphet presque pour nous seuls. Le pied !

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la tête de Bouddha la plus connue d’Ayutthaya et de Thaïlande

Nous remontons sur nos vélos pour découvrir le Wat Mahathat. Il y a un peu plus de monde. Et même un peu d’affluence devant l’arbre qui enferme la tête de Bouddha dans ses racines. Il faut dire que c’est LA photo à faire quand on vient à Ayutthaya. Mais le reste du temple est intéressant aussi. On y trouve un autre grand Bouddha de pierre, des chedis sur lesquels on peut monter (si on n’a pas le vertige) et tout un carré de Bouddha assis, enfin de bouts de Bouddhas assis car aucun n’est complet.

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Restes d’une statue de bouddha au Wat Mahathat

Statue Ayutthaya

Statues du Wat Mahathat à Ayutthaya

On finit la journée par un dîner au petit marché de nuit en face du Chantharakasem Palace. Là encore, pour 2 avec les boissons, on s’en sort très bien : 55 THB.

Retour à l’hôtel à vélo.

Koh Samui que ça mouille !

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Une fois réveillé, je me précipite sur la plage et ouf Koh Samui est de nouveau là. C’est décidé, j’y vais. Ayant largement le temps avant mon bateau et jamais trop enthousiaste à l’idée de négocier avec les songtheaws qui en plus ici roulent comme des dératés, je fais les 2 km et quelques jusqu’à Thong Sala à pieds en tirant ma valise.

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Bophut- Koh Samui
Au guichet de Songserm, j’échange mon billet contre un autocollant puis m’assois sur une petite barrière. Il commence à pleuvoir les gens se massent sous le tout petit préau. Je reste à l’écart et sors mon parapluie. Tout à coup, c’est la panique. Des trombes d’eau tombent du ciel. Koh Samui fait à nouveau sa timide tandis que ça joue des coudes pour se mettre à l’abri. Il n’y pas de place pour tout le monde. Même avec mon parapluie sous lequel j’ai une réfugiée, je suis bien humide. A quelques mètres de moi, une jolie jeune fille doit regretter d’avoir mis un débardeur blanc sans soutien-gorge. Je me rince l’œil, tout le reste de mon corps étant mouillé  autant généraliser aux yeux. Le bateau a vingt minutes de retard. On reste en plan sous le déluge. Une thaïlandaise qui a eu une idée lumineuse, passe en vendant de grands sacs poubelle. 20 bahts l’unité, ça part comme des petits pains avec une marge commerciale substantielle. Le bateau arrive, les passagers dégoulinants se pressent à bord. Arrivé à Nathon à Koh Samui, un minivan m’attend et me dépose à mon hôtel. Le Lek City Hotel à Chaweng. Le soir, m’assoupissant devant mon ordinateur en triant mes photos de Koh Phangan, je suis sorti de ma torpeur par la musique du Lido, le fameux « C’est féérique ». Ca vient du cabaret, le Moulin Rouge juste en face de l’hôtel et ses  ladyboys.

Koh Samui, jour un, il pleut presque toute la journée. Jour 2 pareil. Jour 3, la pluie s’arrête vers 8h, je me précipite dehors pour regarder le ciel qui a l’air dégagé. Ici, je me suis fixée une mission presque impossible : trouver Jack Ryan. Non, ce n’est pas un agent secret américain, juste un vélo qui se dit jakrian en thaï. Et à Chaweng, c’est pas gagné de trouver quelqu’un qui en loue ! J’ai fini par dénicher ce qui doit être le seul magasin de location et réparation de bicyclettes. Il n’ouvre que dans une heure et demi, je décide de monter à la pagode dorée perchée sur la colline qui surplombe le lac Chaweng en attendant. La route qui y mène y à quelques mètres. J’aime la vue sur l’aéroport et le Chaweng Lake qu’on a de là-haut.

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Je redescends et loue ma monture pour la journée. Presque aussi cher qu’un scooter mais je suis écolo moi. Et hop, direction Bophut, avec comme étapes prévues, le Wat Plai Laem et sa grande statue aux multiples bras, le Big Buddha et le Bophut Fishing Village. Sympathique ce Wat Plai Laem, je m’étais promis de venir le voir à mon retour à Samui. Arrivé au village de pêcheurs qui est plus un village d’hôtels et pensions sympas pour touristes, le ciel très noir finit par déverser son eau.

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Dés qu’il se calme, je me risque à repartir. Pour continuer ma route mais vite découragé par un ciel devant moi de plus en plus menaçant, je finis par renter à mon hôtel non sans essuyer les déferlantes que les voitures font jaillir en passant dans les larges flaques de la chaussée. Après une bonne douche et des habits propres, je fais un tour à la Walking Street de Chaweng, puis m’installe au Duke’s  écouter la musique live et manger un délicieux hamburger bacon (oui, j’ai craqué). Bon allez, y en a marre de la pluie, demain, je m’en vais. Cap sur Phuket. Et vous allez voir ce sera toute une aventure…

Koh Phangan sans Full Moon Party

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Il faut que les Français perdent l’habitude d’aller à Koh Fangan, ça n’existe pas. Koh Pangan par contre est bien la voisine de Koh Samui où tous les états de la lune ou presque sont prétexte à la fête. De même aucune Fitsanulok, aucun Wat Fo, aucune Koh Fi Fi ou Fuket en Thaïlande. Quoi que pour les deux dernières bizarrement, les gens prononcent leurs noms correctement en général.
Après un passage éclair à Koh Tao encore plus inondé de touristes que lors de mon dernier séjour, Hat Sairee étant littéralement envahie, le temps de découvrir les généreux sandwichs au poulet grillé du tout petit stand presque en face des bureaux de Lompraya (60 bahts), de crapahuter et me baigner dans l’eau calme et cristalline d’un coin de Mae Haad sans bateaux et avec une petite dizaine de touristes seulement, je troque la moitié de mon billet de bateau pour un sticker bleu qui me fait officiellement membre de ceux qui vont à Koh Phangan.  Là, je réside au Power Beach à Ban Tai, une plage entre Thong Sala, où se trouve le port et Hat Rin, le théâtre de la fameuse Full Moon Party de Koh Phangan. La dernière a eu lieu il y a quatre jours et apparemment, les derniers fêtards viennent juste de quitter les lieux. Mon complexe est presque vide. Ma mission, si je l’accepte : trouver un vélo à louer. Et c’est pas chose aisée ici. Des loueurs de scooters y en a pléthore mais alors un deux roues à pédalier, c’est rare, très rare. Je finis par trouver une agence de voyage à Thong Sala à 2 km de marche de là où je réside qui en a un. Je le loue jusqu’au lendemain soir et hop on part à la découverte du Wat Khao Tham perché sur le flanc d’une colline dont je fais le dernier kilomètres d’ascension à pieds. Mon vélo citadin n’aime pas quand ça grimpe. En pleine forêt, le temple est un petit havre de paix qui accueille d’ailleurs une fois par mois des retraites de méditation de 10 jours mais c’est surtout pour son point de vue qu’on lui rend visite. Et effectivement la vue est imprenable. Enfin, je l’ai quand même prise… en photo. Je n’ai pas la patience d’attendre mais ce doit le meilleur endroit de l’île pour observer le coucher du soleil.

Le 2e jour, je décide d’aller à Hat Rin, la plus belle plage, il paraît, et la plus fêtarde donc. Jusqu’au milieu de Ban Kai, je pédale en sifflotant mais rapidement la route prend régulièrement de la hauteur me forçant à poser pied à terre et pousser mon fidèle destrier.  Et y a des ascensions très très abruptes qui bizarrement ne descendent qu’à peine avant de monter et monter encore. Bref, un parcours pas trop indiqué à vélo sauf si vous avez les mêmes vitamines et le même vélo qu’Amstrong. J’arrive finalement à la grande descente qui mène à Hat Rin. Sunrise Beach, son sable blanc sa mer gentiment agitée mais turquoise me déçoit presque, je m’attendais à quelque chose de plus spectaculaire avec moins de vagues probablement. Voilà, la scène du crime où tous les 28 jours, des fêtards venus du monde entier se dévergondent. Il ne reste plus grande monde, une soixantaine de personnes sur le sable et ils sont tout calmes. Dans les rues justes derrière, je découvre une concentration de petites cliniques de premiers soins au kilomètre carré comme nulle part ailleurs en Thaïlande. Je vais jusqu’à l’embarcadère d’où partent les navettes qui rejoignent Koh Samui juste en face au niveau de son Big Buddha et pique une longue tête –deux en fait, j’y suis retourné- à Sunset Beach à l’eau plus calme et la plage quasie déserte. Sur le chemin du retour, je ne sais pas si c’est que je me suis habitué mais je trouve la route plus facile. Fatigante toujours mais moins interminable.

koh phangan thailande

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Un crochet par le Wat Po et son sauna aux herbes pour finir de suer un bon coup pour 10 bahts. La durée d’utilisation est illimitée mais j’en sors au bout de 10 minutes, un quart d’heure, je ne peux pas dire le cadrant de ma montre est embué ! Enfin, si je portais une montre, il le serait. Après avoir rendu mon joli vélo de fillette, je finis la journée par picorer aux différents stands du marché de nuit de Thong Sala avant de reprendre mes 2 km de marche pour retrouver mon hôtel.

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Le lendemain, je marche jusqu’à Thong Sala en passant par l’intérieur de l’île à la recherche du Wat Phra Yai, littéralement « temple du grand Bouddha », sa statue est à peu près 90 fois moins grande que le Bouddha du Wat Muang d’Ang Thong, bref, la grandeur est une chose relative. Location du même vélo fillette puis  randonnée autour de la très assoiffée Phaeng Waterfall qui s’essouffle un peu en cette fin de saison sèche et ascension jusqu’au Domsila Viewpoint d’où la vue sur un quart de l’île est impressionnante. On ne regrette pas les efforts pour y parvenir. Par contre rapidement le ciel se montre menaçant et du coup visibilité et surtout  photos moyennes. Qu’importe j’y étais !

koh phangan thailande

Je m’approvisionne au marché de nuit et fais mes 2 kilomètres à pieds habituels pour retrouver mon bungalow. Trempette dans un mètre d’eau, même à plusieurs dizaines de mètres du bord, la mer ne m’encercle qu’au niveau des cuisses. Je regarde en face et stupeur… Koh Samui a disparu ! Je vais aller où moi demain ? Le rideau de pluie camoufle parfaitement l’île. Quelques minutes après, il pleut dru sur Koh Phangan aussi. Demain, départ pour Koh Samui, enfin si elle réapparaît.

Chumphon deux en un

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A la gare de Bang Saphan Yai, j’attends mon train sur un des bancs en ciment. Je ne sais plus comment la conversation a commencé d’autant que mon interlocuteur ne parle pas un mot d’Anglais mais j’ai sympathisé avec un Thaï qui lui aussi descend à Chumphon voir son frère. Il me proposera d’ailleurs de m’héberger une fois dans le train, proposition que j’ai peut-être acceptée un peu vite. Surtout quand je vois comme il dévore des yeux ma voisine montée en même temps que nous dans le wagon, avec qui il a aussi engagé la conversation et qui s’arrête aussi à Chumphon. A croire que tout le monde va à Chumphon dans ce train ! Bref, je commence à cogiter un peu et lui demande finalement comme test si son frère est marié. Si je débarque dans une famille, je serai plus rassuré qu’avec deux frères dont un déshabilleur du regard. « Mai mee » répond-t-il, bon, faut que je trouve une échappatoire. Simple, à peine sur le quai de la gare de Chumphon, je suis démarché pour embarquer directement sur un bateau de nuit pour Koh Tao et fais mine d’accepter et d’être désolé pour mon nouvel ami. Bon, en toute honnêteté, j’ai probablement été méfiant pour rien mais bon…

Une fois qu’il a le dos tourné, j’envoie bouler la rabatteuse de l’agence de voyage car j’aimerais rester au moins ce soir ici et décider ensuite. Je pose mes affaires au Sri Chumphon Hotel en face de la Fame Guesthouse dans une grande chambre avec ventilateur pour 330 bahts la nuit. Et demande en thaï au réceptionniste qui n’a pas compris en Anglais où est le night market. « Liao kwa, fai deng liao saï », c’est facile, je sors, vais à droite puis à gauche au feu et c’est tout droit. Je tombe dans un charmant petit marché plein de stands de nourriture avec en plus une scène et apparemment des événements et élections pour promouvoir les produits locaux. Il faut dire que je suis dans un marché au top euh pardon OTOP (One Tambon One Product) dont le but est de valoriser les produits locaux de la province. Je fais des photos et près de la scène des enfants commencent à me faire « Hello, what’s you name ? », Je leur répond en thaï et ça devient l’attroupement autour de moi, ils me posent plein de questions que je ne comprends pas toujours, m’offre des chips et me font promettre de revenir demain. Ce que je ferai même si je leur avais dit ne pas être sûr. Suis content d’être resté et que le gars de l’hôtel mais pas envoyé au marché de nuit officiel bien plus ennuyeux et avec un choix de nourriture moins varié. Ici, le poisson grillé pané à l’ail et les brochettes de bœufs au miel avec quelques pad thai étaient délicieux. J’ai d’ailleurs repris le même menu le lendemain tellement j’ai aimé avec en plus un kiwi fruit shake. J’en salive encore !

chumphon thailande

Oui, bon vous allez me dire : « Et Chumphon alors ? ». Vais me faire passer un savon à Chumphon, je vous jure ! Ben, c’est vrai que la ville en elle-même outre ses habitants accueillants et ce marché OTOP, n’a que peu d’attractions touristiques. Et pourquoi s’embêter à en avoir quand tout farang qui y met le pied se voit proposer mille et une solutions pour en partir le plus vite possible et ne rien en voir. Il y a au moins deux plages sympathiques à une vingtaine de kilomètres de la ville. J’ai nommé Hat Ao Thung Wua Laen et Hat Sairee. Je reste donc deux jours, un pour chacune. Pour la 1ère, il faut prendre un songtheaw qui trente minutes plus tard, me laissera à destination allégé de 30 baths. La longue plage est sympathique et ressemble à ce que vous pouvez voir à Hua Hin, une mer agitée et pas bleu turquoise avec une plage ici assez peu fréquentée. Il y a quelques complexes de bungalows et bars sur un petit kilomètre puis plus rien. Je fais des photos, pique une tête dans l’eau et barbote plus que je nage à cause des vagues mais ça fait du bien. Vient l’heure de rentrer. Je demande au policier qui bine devant son kiosque quand passe le prochain songtheaw. Dans 20-30 minutes. Je m’installe au restaurant au coin avec une glace et attends. Mon carrosse arrive mais refuse de me prendre. « Klap baan ! », il rentre chez lui. Du coup les femmes du restaurant l’assaillent de questions et je comprends que c’est fini, après lui plus personne. Evidemment, il finira par me ramener à mon hotel à Chumphon contre dix fois le prix de l’aller, parce que je suis son seul passager. Ca ressemble un peu à un coup monté mais bon j’ai pas eu envie de faire du stop ce qui aurait probablement marché.

chumphon thung wua lean beach

chumphon plage

Hat Sairee, c’est un bus cette fois qui y va, un de ces vieux modèles comme à Sukhothai, le 1785 et je pars tôt le matin pour éviter la même mésaventure que la veille mais c’était probablement inutile car sur cette ligne les bus sont très réguliers et probablement plus fiables. Je visite le navire de guerre en compagnie d’une classe d’enfants thaïlandais, visite le Kromluang Chumphon Ket Udom Sak Palace juste au-dessus, des monuments, soyons honnêtes pas des plus intéressants puis file sur la plage. Une fois passée la partie en train d’être remblayer , le cadre est joli mais la plage jonchée de détritus. Ca s’améliore au niveau des resorts mais il reste des bouteilles, sacs plastiques et cannettes. Vraiment dommage car sinon, ce serait une petit coin superbe. Je pose quand même mes affaires et vais piquer une tête. L’eau, elle a l’air propre et on y est bien. Une grosse demie-heure de trempette et mon ventre gargouille. Il est l’heure en même temps ! Je réponds à l’invitation assez sèche d’une restauratrice qui a au moins le mérite d’être là contrairement à la plupart de ses voisines pourtant très nombreuses. Et les prix sont incroyablement élevés. C’est la première fois que je ne vois que des prix à 3 chiffres sur une carte d’un restaurant de ce type. Il y a un restaurant qui à l’air plus modeste au début de la plage mais je décide de rester. J’avais déjà commandé à boire avant de voir la carte. On m’amène mon Pepsi. Une bouteille d’un litre et demi ! Ils sont contents d’avoir trouvé un client et tentent de charger la note au maximum ou quoi ! Bref, je demande une petite bouteille et dans les légumes sautés à 100 baths, d’avoir un peu de poulet. J’en aurai, très peu et la moitié sera du cartilage mais j’en aurai. Bref, pas une adresse que je recommande. Je comprends d’ailleurs assez mal tous les resorts et restaurants vides qui sont là et proposent des prix dignes de Koh Tao alors qu’ils n’ont pas le décor qui va avec. Quel intérêt s’ils n’ont aucun client ? Peut-être que le week-end, ils font le plein de Chumphonnais (oui, je tente, je sais pas comment on dit) qui ne peuvent pas aller sur les îles et se fichent donc d’être souvent vides. Bref, tant que la plage ne sera pas nettoyée, Hat Sairee n’est pas très intéressante à aller voir. J’ai préférée Thung Wua Laen du coup.

chumphon thung wua lean beach

chumphon plage

chumphon thung wua lean beach

Demain, je vais quand même partir d’ici et aller moi aussi sur les îles voisines. Mais Chumphon, n’est pas qu’une ville dortoir qui héberge les voyageurs en transit vers les Koh d’à côté c’est aussi un coin avec des plages donc je n’ai expérimenté que les plus proches mais qui sont peu touristiques et probablement de bonnes alternatives aux surpeuplées Koh Tao, Phangan et Samui. Les plages sont moins belles mais tellement plus tranquilles. Pour peu qu’elles soient en plus propres…

Hua Hin en coup de vent

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Un petit tour en bus local rouge à discuter avec un thaï qui visiblement ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche. Pour l’amour, je ne sais pas mais pour l’eau fraîche, je suis formel ! Et s’il paraît que je parle aussi bien Thaï qu’un Thaïlandais bourré, je dois dire que la réciproque n’est pas tellement vraie. Je ne comprends pas tout ce qu’il dit mais on arrive à avoir une conversation. Je suis quand même content quand il descend un peu avant Cha-Am.

Une fois à Hua Hin, je presse le bouton pour signaler que je veux descendre. Je commence à bien connaître. Je ne réfléchis pas, direction, la MA Guesthouse qui en plus me trouvera la chambre la moins chère qu’elle ne m’ait jamais donnée. Un peu plus petite mais toute aussi confortable. La dernière fois que j’étais là, c’était il y a un an mais elle me reconnaît. Enfin, elle se souvient que je suis déjà venu. Le code du Wifi n’a pas changé. J’enfile mon maillot de bain et m’en vais à la plage. La mer m’avait manqué. Je traverse Poonsuk Road, une des rues de Thaïlande où je suis le plus beau. Après avoir gonflé mon ego de tous ces « Hello handsome », j’achète une glace dans un 7 Eleven (c’est un peu mon rituel quand je suis ici). Je pose mes affaires sur sable et hop, trempette dans la grande bleue. Oui, je sais, fallait attendre 2 heures après avoir mangé mon cornet mais j’ai pas eu la patience.

plage hua-hin

Si j’ai à nouveau fait une halte ici, c’est aussi pour réparer un manque. Je ne suis toujours pas allé voir le Wat Huay Mongkhon qu’on voit pourtant sur tous les dépliants touristiques et dans les excursions proposées par les agences. Le lendemain, je traîne donc près de la gare d’où sont censés partir les songthaews blancs qui y vont mais aucun à l’horizon. J’attends devant la gare un quart d’heure puis vais manger dans un boui-boui en face. Il est que 10h mais bon le riz sauté, y a pas d’heure pour en manger. Ah non, je confonds avec un saucisson… Bref, une fois mon assiette finie, toujours pas de pick-up blanc. Je décide d’aller à l’Office de Tourisme pas très loin pour me renseigner mais c’est fermé. On est dimanche. Je traîne sur le carrefour et là que vois-je ? Un songthaew blanc. Je monte à l’arrière. Après avoir passé, coup sur coup les deux marchés flottants d’Hua Hin, la route devient plus confidentielle. On arrive enfin, l’endroit est immense. La statue du moine Luang Pu Thuat domine un grand escalier avec de part et d’autre, deux statues d’éléphants avec le même moine assis sur leur dos. Je joue au basket pièce de monnaie qui consiste à jeter un bath dans la gueule de l’animal sans qu’il ne retombe par terre. J’échoue lamentablement à mes 3 essais. J’étais meilleur avec le Fat Buddha du Wat Muang à Ang Thong. Un plus loin une rangée d’arbres factices accueillent les feuilles toutes aussi factices sur lesquelles les fidèles écrivent un vœu ou une prière. Et sur le côté de la plateforme avec l’imposante statue du moine, les gens s’agglutinent pour acheter des bouteilles d’eau de la marque Singha. C’est vrai, il fait chaud mais j’avais jamais vu les Thaïlandais aussi désireux d’acheter à boire. Et puis le prix est élevé quand même ! Je regarde d’un peu plus près les bouteilles et comprends qu’il s’agit d’eau bénite. Tout s’explique. Retour dans le songthaew blanc où je retrouve le même groupe de trois jeunes filles avec qui j’avais fait le trajet aller et retour à Hua Hin.

wat-huai-mongkhon-hua-hin

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Enfin, non, je m’arrête en route au Sam Pan Nam Floating Market, le marché flottant du kilomètre 3. Je connaissais son voisin mais lui pas encore. Et bien, il est beaucoup plus sympa ! Ici, il y a du monde. Beaucoup plus de monde ! Et des vrais bateaux de pêche. Je fais le tour, mange un morceau et reprends un pick-up pour rentrer en ville.

floating market hua hin

Petite sieste, trempette dans l’eau salée et pizza, avant d’aller au salon de massage que j’ai repéré un peu plus tôt et qui propose un nuad tao (massage des pieds) pour 180 baths quand partout ailleurs c’est 250 au moins. Logiquement, je devrais m’en mordre les doigts (de pieds si on veut continuer à rester cohérent) mais le massage est tout à fait bien et surtout après au lieu du simple traditionnel thé, j’ai droit à… Je vous le dirai dans mon prochain billet;)

Phetchaburi, Petchburi, ou Phetburi à vous de choisir…

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Pour aller dans le sud de la Thaïlande depuis Bangkok en bus, il faut se rendre, et c’est assez logique finalement, au Terminal Sud ou Saï Taï MaÏ pour les intimes. Seulement voilà, des 3 terminaux de bus de la capitale thaïlandaise, c’est le moins pratique d’accès. L’esprit aventureux et un peu près de mes sous aussi, je décide d’y aller en bus. Je prends le 511 qui pour moins de 30 baths et un trajet où il ne faut pas être pressé, m’y dépose, une heure et demie plus tard. L’endroit avait était inondé en 2011 et a pas mal changé depuis. Les guichets pour prendre un billet sont à l’étage. « Petchaburi, 100 THB ». Je croyais être dans un bus mais me voilà dans un minivan que ma grosse valise semble embêter. Les Thaïlandais voyagent beaucoup plus léger que les touristes farangs !

Pour une fois le chauffeur ne se croit pas dans un jeu de rallye sur console. Je le trouve presque lent, c’est vous dire ! Arrivé à Phetchaburi, ou Petchburi ou même Phetburi, selon votre degrés de fainéantise, mon carrosse blanc s’arrête à côté du marché. Il est presque midi, je m’installe donc à la table d’un petit restaurant sur le marché. J’attends, j’attends, personne ne vient. Ils me voient mais je crois que je leur fais peur. Pourtant, je suis gentil, moi ! Ils ne doivent pas parler Anglais et ne pas oser venir me parler. Après un bon quart d’heure à se regarder en chien de faïence, je lance un « Koh tod na krap, Gin dai mai krap ? » et un homme avec un grand sourire vient me voir et prend enfin ma commande. Il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes ici. Le ventre plein, reste à trouver un hôtel, fidèle à mes nouvelles habitudes, je n’ai rien repéré, et commence à partir vers la montagne qui accueille le symbole de la ville. Logiquement, les hôtels et guesthouses devraient être par là. Je me rend vite compte que l’emploi du pluriel est optimiste mais fini par trouver le Khao Wang Hotel, presque au pied du mont. Un vieil hôtel, un peu cher pour la sobriété et la rusticité de ces chambres et la réception derrière sa grille fait un peu accueil de prsion mais bon, je ne suis pas là pour faire des grasses mats et puis il est juste à côté de l’attraction principale de Phetchaburi, le Phra Nakhon Khiri (Babybel, Boursin, il paraît que quand on cite des marques, il faut en dire au moins 3 à cause du CSA). J’entame l’ascension entre les singes et les panneaux qui vous encouragent à vous méfier d’eux. Pourtant, aucun ne m’aura chercher des poux dans la tête. Ils font ça entre eux ! La ballade est sympa, j’arrive au Palais Royal en partie transformé en musée. Pas le plus beau monument que j’ai vu en Thaïlande surtout dans un lieu qui se fait appeler « Parc Historique » mais pour le cadre, ça vaut le coup. C’est plus le grand chedi blanc un peu plus loin qui m’attire. Il offre une vue imprenable sur la ville et on peut se balader à l’intérieur. Y a pas beaucoup de visiteurs. C’est peut-être pour ça que j’aime bien l’endroit. Sur le mont Khao Wang (d’où le nom de mon hôtel), il y a aussi un temple encore un peu plus loin. Pas un trésor d’architecture mais il offre une vue sympathique. Je m’apprête à redescendre quand une voix m’encourage à me dépêcher la dernière rotation de la journée de la remontée (et redescente aussi du coup) mécanique est sur le point de partir. Je descends à pieds, moi, madame !
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Je continue ma promenade au pied de la montagne sans but précis et découvre un temple à la façade étonnante, le Wat Khoi. J’en fais le tour en photographiant quand une dame m’approche et se propose de m’ouvrir les portes pour me montrer l’intérieur, C’est gentil ! Au Wat Pha Non, un peu plus loin, c’est une peu l’inverse. J’entre et me recueille devant le long Bouddha couché quand je vois les moines s’activer, les lumières s’éteindre une à une. Ils voudraient me mettre à la porte qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Le soir, je me balade dans la ville, je repère un restaurant pas loin de l’hôtel où je mange un excellent repas typiquement thaï puis je pars à la découverte de la ville, la nuit. Le chedi blanc illuminé du Wat Mahathat Worawihan en point de mire. Je découvre une petite guesthouse qui a l’air sympathique et entre discuter avec la patronne. Elle m’explique avec enthousiasme qu’il y a plein de choses à voir à Phetchaburi et me les liste, carte à l’appui. Je lui promets de revenir le lendemain poser mes valises chez elle. Ce que je fais. Je suis le seul client du Sabaiee Resort. Pas très touristique, je vous dis, Phetchaburi. La chambre est belle et confortable mais le trafic m’oblige à mettre des bouchons dans les oreilles pour espérer fermer l’oeil. Le lendemain, la propriétaire me met à disposition un vélo et je pars à l’assaut des temples et du Palais Royal. Je commence par le Wat Yai Sunawaram et ses magnifiques Bouddhas, continue par le Wat Kamphaneg Laeng, sanctuaire khmer dont il ne reste plus grand chose, puis le Wat Ko Kaew Suttharam, pause déjeuner et direction le Phra Ram Ratchaniwet, le Palais Royal, quoi. Devant, un photographe de mariage avec assistant réflecteur et maquillage shoote un couple. Je visite l’intérieur et prends quelques photos malgré l’interdiction formelle (pas bien!) et remonte sur mon fidèle destrier à pédales pour aller à la Tham Khao Luang Cave, qui abrite un temple. Il y fait bien frais en ce milieu d’après-midi, c’est agréable. Et puis l’endroit me plaît bien même si mon arrêt au petit guichet des renseignements avant d’entrer dans le gouffre m’apprend que je n’aurai pas la chance d’avoir le rayon de soleil qui pénètre dans le temple par un puits de lumière et qu’on retrouve sur les plus fameuses photos de ce dernier. Tant pis…

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Une bien belle surprise que cette ville de Phetchaburi, riche en temples intéressants. Il y a très peu de touristes étrangers et donc très peu de guesthouses et hôtels à Phetchaburi. Je n’y suis pas allé mais il y a deux plages à une quinzaine de kilomètres de la ville. Pour la plage, je verrai à Hua Hin où je compte faire une rapide étape.


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