Articles ‘Voyage en Thaïlande’

Ang Thong et le plus grand Bouddha de Thaïlande

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Oui, le titre de cet article fait un peu conte de fée, j’avoue ! A une quarantaine de kilomètres d’Ayutthaya, se trouve un endroit dont beaucoup de touristes étrangers ignorent l’existence mais que presque que tous les Thaïlandais connaissent: le Wat Muang à Ang Thong. C’est le temple qui possède le plus grand Bouddha de Thaïlande !

wat muang

Le Bouddha du Wat Muang est le plus grand de Thaïlande (95 mètres)

Nouvelle petite grâce matinée, petit déj agréable à se délecter du jus de goyave de notre guesthouse et on reprend les vélos pour aller au marché en ville acheter des des noix de cajou, mon pêché mignon et se faire un repas pas très thaï, chez Pizza Compagny.

Le matin, on avait demandé à la gérante du Baan Tye Wang, comment se rendre à Ang Thong. Comme je m’y attendais, elle nous avait conseillé de louer les services d’un chauffeur, y aller en transports étant un peu compliqué. Faisable, c’est sûr mais pas pratique pratique. Elle nous a proposé une voiture avec chauffeur pour aller là-bas, nous attendre et nous ramener pour 800 THB (20 euros environs). Pour deux c’est raisonnable et je sais que le Wat Muang va plaire à mon amie.

Ponctuel, notre chauffeur arrive à 14h et nous salue d’un « bonjour » en Français dans le texte. Bon, il ne sait dire que ça et « comment ça va ? » mais on apprécie l’effort. Pendant le trajet, il est assez peu bavard et mon amie s’endort sur la banquette arrière. Quelques minutes avant d’arriver, on aperçoit le grand Bouddha assis de loin. Il semble nous attendre de pied ferme.

Le chauffeur se gare à l’ombre. On sort de la voiture. Petit choc thermique entre le véhicule climatisé et l’air extérieur. le soleil tape particulièrement fort cet après-midi. On ne perd pas de temps, on se dirige de suite vers l’immense statue. On se déchausse au bas de l’escalier qui y mène et on le grimpe vite car ses marches dorées par le soleil sont brûlantes. Et nous voilà devant le Bouddha le plus grand de Thaïlande. Face à ses 95 mètres de haut, on se sent tout petits !

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On est petits sous la main du Bouddha

Comme toujours au Wat Muang, les gens défilent au dessous de la main de la statue pour faire un voeu, une prière et… un selfy bien sûr ! 😉 On se plie à cette tradition mais surtout, on reste assis à l’ombre à observer les gens. C’est amusant de les voir passer de la ferveur religieuse à celle des réseau sociaux et des photos souvenirs narcissiques. On est quasiment les seuls étrangers. Les Thaïlandais viennent en famille. Les parents portent leurs enfants pour qu’ils parviennent à toucher la main du Bouddha.

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Prière au Wat Muang

Le reste du Wat Muang est moins impressionnant mais intéressant tout de même. Déjà pour ses statues de plâtres représentants une sorte d’enfer et des fantômes mais aussi pour ses autres bâtiments. Il y a aussi un « fat Bouddha » avec un trou au niveau du nombril. Il est de tradition de se mettre devant et de tenter de jeter une pièce dedans. Un jeu d’adresse qui change des dons habituels.

Retour, sur le parking, la voiture n’est plus là, le chauffeur non plus.
Je pourrais paniquer mais je sais que les Thaïlandais sont dignes de confiance et que notre conducteur et son carrosse climatisé sont bien là, ils vont revenir très vite. D’autant qu’on ne l’a pas encore payé ! En Thaïlande, en général, pour ce genre de choses, on paie à la fin. Et effectivement, au bout de 3 minutes, notre chauffeur apparaît.

Le retour est un peu moins silencieux. On parle de notre visite, d’Ayutthaya, de la France…

Demain, direction Sukhothai. On a réservé nos billets de bus dans une agence locale. Un tuk-tuk viendra nous chercher et nous amener à la station de bus.

Ayutthaya à vélo (en empruntant les bacs)

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C’est vraiment agréable de visiter Ayutthaya à vélo. Agréable et facile ! Car s’il y a bien une rivière qui entoure le centre, il y a plusieurs endroits, où l’on peut prendre un bac avec son vélo pour 10 THB. Ca permet de traverser et de continuer sur l’autre rive. Pour moi c’est la meilleure façon de visiter Ayutthaya. Même si les gens pressés, préfèreront peut-être louer les services d’un tuk-tuk à la journée (ça coûte en moyen 400-500THB).

Wat Yai Chai Mongkhon

Le Wat Yai Chai Mongkhon

Pour ce 2ème jour, dans l’ancienne capitale florissante du Royaume de Siam, on a enfourché à nouveau nos fidèles destriers à sonnette pour aller voir de l’autre côté de l’eau, le Wat Phanan Choeng qui abrite le plus grand Bouddha d’Ayutthaya et mon chouchou, j’ai nommé le Wat Yai Chai Mongkhon. J’avoue, je me suis planté et j’ai pris le bac pour traverser un peu vite mais ça nous a permis de découvrir un petit temple sympathique dont j’ignorais l’existence et où il n’y avait pas un chat, le Wat Bang Kracha.

Bref, après un nouveau coup de bac, nous voilà devant l’immense Bouddha assis doré du Wat Phanan Choeng. Il est toujours aussi impressionnant et adulé. Dix petites minutes à vélo et on arrive au Wat Yai Chai Mongkhon. Définitivement un des temples de Thaïlande où j’aime venir et revenir. On passe d’abord dire un petit bonjour à son Bouddha couché blanc avant d’aller voir son chedi, entouré de 2 grand Bouddhas de pierre et de tout un carré de Bouddhas assis aux dimensions plus modestes. Il n’y en a pas deux pareils !

Une petite ascension sur le chedi pour la vue, pas si intéressante pour les alentours du temple mais sympa pour voir le temple de plus haut. Et en haut de l’escalier dans le chedi, se trouve un grand puits avec à l’intérieur… je vous dis pas, faudra venir 😉 (bon, j’avoue c’est pas ça dont vous vous souviendrez, c’est juste pour créer un suspens).

Wat Yai Chai Mongkhon Ayutthaya

petite vu depuis le chedi du Wat Yai Chai Mongkhon

On mange dans un des restaurants de l’autre côté du parking du temple et on se prend le luxe d’acheter des Magnums aux amandes, ça coûte à peine plus d’un euro, avant de repartir sur la route, de contourner le vieux chedi qui sert de rond point, de monter sur le pont et d’aller se faire masser dans le salon que nous a recommandé notre guesthouse, le Suwanthara (du nom du temple voisin) Thai Traditional massage and Spa.

Petite sieste à la guesthouse avant de reprendre les vélo et d’aller visiter le Wat Yai Chai Wattanaram. Il était fermé la dernière fois suite aux inondations (2011) et là, je peux enfin le visiter. C’est un temple immense et probablement un des plus impressionnants d’Ayutthaya. Je suis content d’avoir enfin pu y pénétrer.

Wat Yai Chai Wattanaram

L’imposant Wat Yai Chai Wattanaram, un incontournable à Ayutthaya

Après tous ces kilomètres à vélo, un nuit bien méritée nous attend après un dîner en ville à l’excellent restaurant du Tony’s Place, probablement la plus connue des guesthouses à Ayutthaya.

Amphawa et les marchés flottants

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S’il y a bien une destination en Thaïlande pour profiter des marchés flottants, c’est Amphawa. Pour son marché à elle qui se tient les week-ends et pour les autres alentours. J’ai réservé via Facebook, dans une guesthouse au fond du canal du marché, The House of love (Baan Rak en Thaïlandais). Je suis sûr que ça va me plaire !

 

Amphawa

Moine faisant sa tournée du matin en bateau à Amphawa

Arrivé à Bangkok, j’ai foncé directement à Sai Tai Mai, le terminal Sud des bus de Bangkok. Pensant naïvement que je pourrais y prendre un bus pour Amphawa. Je préfère les bus aux minivans et leurs conducteurs qui se prennent un peu trop souvent pour Fangio mais en fait il n’y a pas de bus pour Amphawa, juste un pour Damoen Saduak. Il me faudra donc faire les dernier kilomètres en… minivan.

Bref, quand on arrive à Amphawa, je reconnais un peu le coin et demande à me faire arrêter près du pont qui passe au-dessus du canal du marché flottant. Un petit slalom entre les passants pas encore très nombreux sur les quais et on arrive à notre guesthouse. La chambre est bien, le lit très confortable, la salle de bain à la thaïe, sommaire mais avec son petit module de chauffage pour la douche. Je suis très chaleureusement accueilli par le gérant. Bien plus favorablement que mon amie. Il faut dire qu’habillé d’une robe et un peu maquillé, il a clairement une préférence pour les garçons. Ca m’amuse. D’autant qu’il est aux petits soins avec moi, c’est cool. Mon amie est limite jalouse 😉

Une fois installés, on part découvrir le marché, flâner dans les boutiques et manger. On a l’embarras du choix et les prix sont tout petits ! On croise bien quelques farangs mais l’immense majorité des gens sont thaïlandais. Comme toutes les filles qui viennent à Amphawa, un jour de marché, mon amie est aux anges. Elle achète un portemonnaie en bambou tressé, des boucles d’oreilles argent et nacre, un collier, des petits gâteaux, des élastiques pour les cheveux… et de l’insecticide pour tuer les moustiques à la pharmacie proche du pont au bout du canal.

Le soir arrive. On embarque dans un bateau directement depuis la terrasse de notre guesthouse pour la visite des lucioles. Enfin des fireflies, les « mouches de feu », qui clignotent dans les arbres des canaux alentours. C’est amusant et romantique mais impossible à photographier. Mais ça je le savais. La dernière fois déjà, j’avais jeté l’éponge. Par contre, je pensais arriver à filmer et ben non, ça ne donne rien non plus en film. Elles n’aiment pas la célébrité ces mouches guirlande de Noël !

Après une bonne nuit, le lit est grand et vraiment confortable, petit déjeuner au bord du canal assis sur la terrasse en tek du Baan Rak. De temps en temps, un moine passe en barque et les gens lui donnent des offrandes et se prosternent devant lui le temps qu’il récite une courte bénédiction et reprenne son tour. Là, encore notre hôte s’intéresse bien plus à mon bien-être qu’à celui de mon amie qui se trouve transparente.

On part sur la route à la recherche d’un taxi pour nous emmener au marché flottant de Damnoen Saduak, il est 7h, le flot de touristes venant de Bangkok ne devrait commencer que d’ici 1h30. On voit un taxi garé et à côté un vendeur de rue qui fait griller des beignets de banane, les fameux gluay tod que j’aime tant, mais pas de chauffeur. On tourne un peu autour du véhicule. Le cuistot nous demande où l’on veut aller. On lui répond « Damnoen Saduak ». Il enlève son tablier et… se met au volant. Pour 200 THB (oui, il n’aura pas mis le compteur et c’est un peu cher mais j’avoue que là mieux valait accepter sous peine de poireauter ici longtemps), il nous dépose au marché flottant le plus connu de Thaïlande.

dmanoen saduak

Vendeuse de fruits au marché flottant de Damnoen Saduak

marche flottant thailande

Dure, dure la vie à Damnoen Saduak ! 😉

On le parcourt à pieds. Mon amie achète un lot de 2 chemises blanches très sympa pour 380 THB après d’âpres négociations. Puis, on se prend un tour en bateau du marché de 30 minutes pour 100 THB. C’est comme dans mes souvenirs: un peu trop tourné vers les touristes quant aux produits proposés mais pas sans charme pour autant. Mon amie adore ! Par contre, le gars avec les 2 gros serpents juste en dessous du pont, après qu’on ait retrouvé la terre ferme, elle aime moins bizarrement 😉

On prend notre petit déjeuner cuisiné sur un bateau et servi sur des tabourets sur le quai. Riz et poulet avec une sauce dont je saurais dire exactement à quoi elle mais qui donne un goût bien sympa à l’ensemble et des tranches de concombre pour les « légumes ». Prix 20 THB par personne. On remonte sur la route et prend un tuk-tuk pour nous rendre à un marché flottant voisin bien moins connu (vous le gardez pour vous, promis, hein ?), celui de Tha Kha. Plus petit, mais tellement moins touristique, on est de suite sous le charme. On regrette presque de ne pas avoir attendu et mangé ici.

marché flottant de Tha Kha

Le marché flottant de Tha Kha

tha kha thailande

A Tha Kha, il y a beaucoup moins de bateaux de touristes 😉

Pour revenir sur Amphawa, on embarque dans un bus local qui démarre sur le parking et nous prend à son bord avant de nous avoir confirmé qu’il va bien à Amphawa. En fait, il nous déposera sur la voie, au pied du pont qui enjambe la route et qu’il faut emprunter pour regagner la canal du Amphawa floating market après quelques minutes. A un moment, mon amie pousse un grand cri d’horreur et s’agrippe à mon bras. Un gros varan traverse la rue tranquillement devant nous. Ben, oui quand on est pas habitué, ça peut surprendre !

L’après-midi, on se paie le tour des 5 temples en bateau. Une balade de plus de 2 heures sur la rivière et les klongs à la découverte de temples sympathiques bien que seul le dernier enfermé dans les racines d’un arbre soit vraiment intéressant. Puis on finit la journée par un dîner aux chandelles au restaurant à l’embouchure du canal du marché. Très romantique avec un menu, certes plus cher que ceux des bateaux-cuisines du canal, mais on paie le cadre et une variété de plats plus importante.

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Le Wat bang Kung est emprisonné dans les racines d’un arbre

Je ne saurais trop vous recommander de passer comme nous un petit week-end sur le marché flottant d’Amphawa. C’est dépaysant et vous aurez un aperçu de la vraie Thaïlande celle qui attire des foule de touristes… thaïlandais.

On repart sur les routes de Thaïlande

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Même si je suis revenu plusieurs fois en voyage en Thaïlande, cela fait quelques temps que je n’ai plus partagé mes aventures thaïlandaises ici. Pour ce nouveau retour au pays du Sourire, j’ai décidé de me remettre au clavier. Au programme, un parcours, assez classique de Bangkok à Chiang Mai et un petit tour à la frontière avec le Laos. Enfin, si je tiens mon planning, ce qui est loin d’être certain ! 😉

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Ce nouveau voyage aura deux parties, une pour faire découvrir ce que j’aime en Thaïlande à une amie pendant un peu plus de 15 jours et une en mode solitaire à la découverte de nouvelles destinations dans le Nord de l’Isan (la Région du Nord-Est de la Thaïlande), que je ne connais pas encore. Ce n’est pas le coin le plus touristique du pays a priori mais c’est probablement pour ça que je sais que ça va me plaire.

J’aime déjà plus la Thaïlande du Nord que celle du Sud plus touristique, où dans beaucoup d’endroits, l’on croise plus de touristes que de Thaïs alors le Nord du Nord-Est, je devrais adorer ! J’y serais probablement un des rares farangs en vadrouille.

Et comme j’arrive un vendredi matin à Bangkok, je filerai directement à Amphawa pour m’y installer pour y passer le week-end profiter du marché flottant et de biens d’autres choses.

Je garde un très bon souvenir de mon passage à Samut Songkram et un regret celui de ne pas avoir dormi dans une des guesthouses sur le canal du Floating market d’Amphawa. Je compte y remédier et satisfaire une curiosité en allant découvrir le très discret marché flottant de Tha Kha qui vit dans l’ombre du très populaire Damnoen Saduak mais promet plus de charme et d’authenticité.

Bon trêve de bavardage. Je vais prendre mon avion pour Bangkok.

A bientôt !

Ayutthaya hors saison, c’est mieux !

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C’est vrai que malgré sa proximité avec Bangkok, Ayutthaya est une destination où l’on peut facilement trouver des chambres pas chères mais je dois avouer que hors saison, on peut vraiment se faire plaisir. Après un trajet en train depuis Bangkok et une traversée en bac de la rivière, on a demandé à un tuk-tuk de nous déposer au Baan Tye Wang. Une petite guesthouse dans un magnifique cadre et à l’accueil chaleureux pour 2000 THB la nuit (en haute saison, il faut rajouter 1000 THB, je crois). La chambre au 2étage était belle, le lit incroyablement douillet, la salle de bain top, et le déjeuner top. Ca change de quand je voyage en mode routard en sac à dos ! 😉

Wat Phra Si Sanphet

Le Wat Phra Si Sanphet est un incontournable d’Ayutthaya

C’est pour moi toujours un plaisir d’aller à Ayutthaya. Outre ses magnifiques temples souvenirs de son passé glorieux pour beaucoup, j’aime l’ambiance de cette ville ! J’aime voyager en train en Thaïlande, je ne pouvais donc pas faire autrement que de choisir ce moyen pour venir à Ayutthaya. Même si je dois dire que je regrette de ne pas avoir eu pendant les presque 2 heures de trajet (15 THB par personne en 3ème classe), de vendeur ambulants avec un plateau de brochettes. Ce sont mes préférés ! 😉

J’avoue qu’on s’est fait une mini grasse matinée et qu’on a surtout trainé au petit-déjeuner qui est très copieux et bon. Mais bon, à 9h30, on était enfin sur nos vélos, prêtés gracieusement par notre guesthouse, direction le Wat Lokhaya Sutha voisin qui accueille le Bouddha couché, le plus sympa d’Ayutthaya. On est ensuite remonté doucement jusqu’au Wat Phra Si Sanphet, en s’arrêtant dans chaque temple croisé et dans le marché à côté du Wat Mongkhon Bophit et son grand Bouddha assis pour manger un bout (45 THB avec un Est Cola).

Wat Lokaya Sutha

Le souraitn Bouddha couché du Wat Lokaya Sutha à Ayutthaya

Le Si Sanphet avec ses 3 chedis est très connu ici même si l’image la plus connue d’Ayutthaya reste la tête de Bouddha prise sans les racines d’un arbre au Wat Mahathat, un peu plus loin dans la ville. C’est un endroit très apaisant où je me suis surpris à découvrir qu’il y avait pas mal d’écureuils qui gambadaient sur les chedis mais aussi partout dans le temple et les arbres voisins. Je n’avais pas remarqué la dernière fois. Il faut dire qu’en basse saison, les visiteurs sont très peu nombreux et que nous avons donc le Wat Si Sanphet presque pour nous seuls. Le pied !

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la tête de Bouddha la plus connue d’Ayutthaya et de Thaïlande

Nous remontons sur nos vélos pour découvrir le Wat Mahathat. Il y a un peu plus de monde. Et même un peu d’affluence devant l’arbre qui enferme la tête de Bouddha dans ses racines. Il faut dire que c’est LA photo à faire quand on vient à Ayutthaya. Mais le reste du temple est intéressant aussi. On y trouve un autre grand Bouddha de pierre, des chedis sur lesquels on peut monter (si on n’a pas le vertige) et tout un carré de Bouddha assis, enfin de bouts de Bouddhas assis car aucun n’est complet.

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Restes d’une statue de bouddha au Wat Mahathat

Statue Ayutthaya

Statues du Wat Mahathat à Ayutthaya

On finit la journée par un dîner au petit marché de nuit en face du Chantharakasem Palace. Là encore, pour 2 avec les boissons, on s’en sort très bien : 55 THB.

Retour à l’hôtel à vélo.

Koh Samui que ça mouille !

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Une fois réveillé, je me précipite sur la plage et ouf Koh Samui est de nouveau là. C’est décidé, j’y vais. Ayant largement le temps avant mon bateau et jamais trop enthousiaste à l’idée de négocier avec les songtheaws qui en plus ici roulent comme des dératés, je fais les 2 km et quelques jusqu’à Thong Sala à pieds en tirant ma valise.

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Bophut- Koh Samui
Au guichet de Songserm, j’échange mon billet contre un autocollant puis m’assois sur une petite barrière. Il commence à pleuvoir les gens se massent sous le tout petit préau. Je reste à l’écart et sors mon parapluie. Tout à coup, c’est la panique. Des trombes d’eau tombent du ciel. Koh Samui fait à nouveau sa timide tandis que ça joue des coudes pour se mettre à l’abri. Il n’y pas de place pour tout le monde. Même avec mon parapluie sous lequel j’ai une réfugiée, je suis bien humide. A quelques mètres de moi, une jolie jeune fille doit regretter d’avoir mis un débardeur blanc sans soutien-gorge. Je me rince l’œil, tout le reste de mon corps étant mouillé  autant généraliser aux yeux. Le bateau a vingt minutes de retard. On reste en plan sous le déluge. Une thaïlandaise qui a eu une idée lumineuse, passe en vendant de grands sacs poubelle. 20 bahts l’unité, ça part comme des petits pains avec une marge commerciale substantielle. Le bateau arrive, les passagers dégoulinants se pressent à bord. Arrivé à Nathon à Koh Samui, un minivan m’attend et me dépose à mon hôtel. Le Lek City Hotel à Chaweng. Le soir, m’assoupissant devant mon ordinateur en triant mes photos de Koh Phangan, je suis sorti de ma torpeur par la musique du Lido, le fameux « C’est féérique ». Ca vient du cabaret, le Moulin Rouge juste en face de l’hôtel et ses  ladyboys.

Koh Samui, jour un, il pleut presque toute la journée. Jour 2 pareil. Jour 3, la pluie s’arrête vers 8h, je me précipite dehors pour regarder le ciel qui a l’air dégagé. Ici, je me suis fixée une mission presque impossible : trouver Jack Ryan. Non, ce n’est pas un agent secret américain, juste un vélo qui se dit jakrian en thaï. Et à Chaweng, c’est pas gagné de trouver quelqu’un qui en loue ! J’ai fini par dénicher ce qui doit être le seul magasin de location et réparation de bicyclettes. Il n’ouvre que dans une heure et demi, je décide de monter à la pagode dorée perchée sur la colline qui surplombe le lac Chaweng en attendant. La route qui y mène y à quelques mètres. J’aime la vue sur l’aéroport et le Chaweng Lake qu’on a de là-haut.

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Je redescends et loue ma monture pour la journée. Presque aussi cher qu’un scooter mais je suis écolo moi. Et hop, direction Bophut, avec comme étapes prévues, le Wat Plai Laem et sa grande statue aux multiples bras, le Big Buddha et le Bophut Fishing Village. Sympathique ce Wat Plai Laem, je m’étais promis de venir le voir à mon retour à Samui. Arrivé au village de pêcheurs qui est plus un village d’hôtels et pensions sympas pour touristes, le ciel très noir finit par déverser son eau.

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Dés qu’il se calme, je me risque à repartir. Pour continuer ma route mais vite découragé par un ciel devant moi de plus en plus menaçant, je finis par renter à mon hôtel non sans essuyer les déferlantes que les voitures font jaillir en passant dans les larges flaques de la chaussée. Après une bonne douche et des habits propres, je fais un tour à la Walking Street de Chaweng, puis m’installe au Duke’s  écouter la musique live et manger un délicieux hamburger bacon (oui, j’ai craqué). Bon allez, y en a marre de la pluie, demain, je m’en vais. Cap sur Phuket. Et vous allez voir ce sera toute une aventure…

Koh Phangan sans Full Moon Party

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Il faut que les Français perdent l’habitude d’aller à Koh Fangan, ça n’existe pas. Koh Pangan par contre est bien la voisine de Koh Samui où tous les états de la lune ou presque sont prétexte à la fête. De même aucune Fitsanulok, aucun Wat Fo, aucune Koh Fi Fi ou Fuket en Thaïlande. Quoi que pour les deux dernières bizarrement, les gens prononcent leurs noms correctement en général.
Après un passage éclair à Koh Tao encore plus inondé de touristes que lors de mon dernier séjour, Hat Sairee étant littéralement envahie, le temps de découvrir les généreux sandwichs au poulet grillé du tout petit stand presque en face des bureaux de Lompraya (60 bahts), de crapahuter et me baigner dans l’eau calme et cristalline d’un coin de Mae Haad sans bateaux et avec une petite dizaine de touristes seulement, je troque la moitié de mon billet de bateau pour un sticker bleu qui me fait officiellement membre de ceux qui vont à Koh Phangan.  Là, je réside au Power Beach à Ban Tai, une plage entre Thong Sala, où se trouve le port et Hat Rin, le théâtre de la fameuse Full Moon Party de Koh Phangan. La dernière a eu lieu il y a quatre jours et apparemment, les derniers fêtards viennent juste de quitter les lieux. Mon complexe est presque vide. Ma mission, si je l’accepte : trouver un vélo à louer. Et c’est pas chose aisée ici. Des loueurs de scooters y en a pléthore mais alors un deux roues à pédalier, c’est rare, très rare. Je finis par trouver une agence de voyage à Thong Sala à 2 km de marche de là où je réside qui en a un. Je le loue jusqu’au lendemain soir et hop on part à la découverte du Wat Khao Tham perché sur le flanc d’une colline dont je fais le dernier kilomètres d’ascension à pieds. Mon vélo citadin n’aime pas quand ça grimpe. En pleine forêt, le temple est un petit havre de paix qui accueille d’ailleurs une fois par mois des retraites de méditation de 10 jours mais c’est surtout pour son point de vue qu’on lui rend visite. Et effectivement la vue est imprenable. Enfin, je l’ai quand même prise… en photo. Je n’ai pas la patience d’attendre mais ce doit le meilleur endroit de l’île pour observer le coucher du soleil.

Le 2e jour, je décide d’aller à Hat Rin, la plus belle plage, il paraît, et la plus fêtarde donc. Jusqu’au milieu de Ban Kai, je pédale en sifflotant mais rapidement la route prend régulièrement de la hauteur me forçant à poser pied à terre et pousser mon fidèle destrier.  Et y a des ascensions très très abruptes qui bizarrement ne descendent qu’à peine avant de monter et monter encore. Bref, un parcours pas trop indiqué à vélo sauf si vous avez les mêmes vitamines et le même vélo qu’Amstrong. J’arrive finalement à la grande descente qui mène à Hat Rin. Sunrise Beach, son sable blanc sa mer gentiment agitée mais turquoise me déçoit presque, je m’attendais à quelque chose de plus spectaculaire avec moins de vagues probablement. Voilà, la scène du crime où tous les 28 jours, des fêtards venus du monde entier se dévergondent. Il ne reste plus grande monde, une soixantaine de personnes sur le sable et ils sont tout calmes. Dans les rues justes derrière, je découvre une concentration de petites cliniques de premiers soins au kilomètre carré comme nulle part ailleurs en Thaïlande. Je vais jusqu’à l’embarcadère d’où partent les navettes qui rejoignent Koh Samui juste en face au niveau de son Big Buddha et pique une longue tête –deux en fait, j’y suis retourné- à Sunset Beach à l’eau plus calme et la plage quasie déserte. Sur le chemin du retour, je ne sais pas si c’est que je me suis habitué mais je trouve la route plus facile. Fatigante toujours mais moins interminable.

koh phangan thailande

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Un crochet par le Wat Po et son sauna aux herbes pour finir de suer un bon coup pour 10 bahts. La durée d’utilisation est illimitée mais j’en sors au bout de 10 minutes, un quart d’heure, je ne peux pas dire le cadrant de ma montre est embué ! Enfin, si je portais une montre, il le serait. Après avoir rendu mon joli vélo de fillette, je finis la journée par picorer aux différents stands du marché de nuit de Thong Sala avant de reprendre mes 2 km de marche pour retrouver mon hôtel.

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Le lendemain, je marche jusqu’à Thong Sala en passant par l’intérieur de l’île à la recherche du Wat Phra Yai, littéralement « temple du grand Bouddha », sa statue est à peu près 90 fois moins grande que le Bouddha du Wat Muang d’Ang Thong, bref, la grandeur est une chose relative. Location du même vélo fillette puis  randonnée autour de la très assoiffée Phaeng Waterfall qui s’essouffle un peu en cette fin de saison sèche et ascension jusqu’au Domsila Viewpoint d’où la vue sur un quart de l’île est impressionnante. On ne regrette pas les efforts pour y parvenir. Par contre rapidement le ciel se montre menaçant et du coup visibilité et surtout  photos moyennes. Qu’importe j’y étais !

koh phangan thailande

Je m’approvisionne au marché de nuit et fais mes 2 kilomètres à pieds habituels pour retrouver mon bungalow. Trempette dans un mètre d’eau, même à plusieurs dizaines de mètres du bord, la mer ne m’encercle qu’au niveau des cuisses. Je regarde en face et stupeur… Koh Samui a disparu ! Je vais aller où moi demain ? Le rideau de pluie camoufle parfaitement l’île. Quelques minutes après, il pleut dru sur Koh Phangan aussi. Demain, départ pour Koh Samui, enfin si elle réapparaît.

Chumphon deux en un

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A la gare de Bang Saphan Yai, j’attends mon train sur un des bancs en ciment. Je ne sais plus comment la conversation a commencé d’autant que mon interlocuteur ne parle pas un mot d’Anglais mais j’ai sympathisé avec un Thaï qui lui aussi descend à Chumphon voir son frère. Il me proposera d’ailleurs de m’héberger une fois dans le train, proposition que j’ai peut-être acceptée un peu vite. Surtout quand je vois comme il dévore des yeux ma voisine montée en même temps que nous dans le wagon, avec qui il a aussi engagé la conversation et qui s’arrête aussi à Chumphon. A croire que tout le monde va à Chumphon dans ce train ! Bref, je commence à cogiter un peu et lui demande finalement comme test si son frère est marié. Si je débarque dans une famille, je serai plus rassuré qu’avec deux frères dont un déshabilleur du regard. « Mai mee » répond-t-il, bon, faut que je trouve une échappatoire. Simple, à peine sur le quai de la gare de Chumphon, je suis démarché pour embarquer directement sur un bateau de nuit pour Koh Tao et fais mine d’accepter et d’être désolé pour mon nouvel ami. Bon, en toute honnêteté, j’ai probablement été méfiant pour rien mais bon…

Une fois qu’il a le dos tourné, j’envoie bouler la rabatteuse de l’agence de voyage car j’aimerais rester au moins ce soir ici et décider ensuite. Je pose mes affaires au Sri Chumphon Hotel en face de la Fame Guesthouse dans une grande chambre avec ventilateur pour 330 bahts la nuit. Et demande en thaï au réceptionniste qui n’a pas compris en Anglais où est le night market. « Liao kwa, fai deng liao saï », c’est facile, je sors, vais à droite puis à gauche au feu et c’est tout droit. Je tombe dans un charmant petit marché plein de stands de nourriture avec en plus une scène et apparemment des événements et élections pour promouvoir les produits locaux. Il faut dire que je suis dans un marché au top euh pardon OTOP (One Tambon One Product) dont le but est de valoriser les produits locaux de la province. Je fais des photos et près de la scène des enfants commencent à me faire « Hello, what’s you name ? », Je leur répond en thaï et ça devient l’attroupement autour de moi, ils me posent plein de questions que je ne comprends pas toujours, m’offre des chips et me font promettre de revenir demain. Ce que je ferai même si je leur avais dit ne pas être sûr. Suis content d’être resté et que le gars de l’hôtel mais pas envoyé au marché de nuit officiel bien plus ennuyeux et avec un choix de nourriture moins varié. Ici, le poisson grillé pané à l’ail et les brochettes de bœufs au miel avec quelques pad thai étaient délicieux. J’ai d’ailleurs repris le même menu le lendemain tellement j’ai aimé avec en plus un kiwi fruit shake. J’en salive encore !

chumphon thailande

Oui, bon vous allez me dire : « Et Chumphon alors ? ». Vais me faire passer un savon à Chumphon, je vous jure ! Ben, c’est vrai que la ville en elle-même outre ses habitants accueillants et ce marché OTOP, n’a que peu d’attractions touristiques. Et pourquoi s’embêter à en avoir quand tout farang qui y met le pied se voit proposer mille et une solutions pour en partir le plus vite possible et ne rien en voir. Il y a au moins deux plages sympathiques à une vingtaine de kilomètres de la ville. J’ai nommé Hat Ao Thung Wua Laen et Hat Sairee. Je reste donc deux jours, un pour chacune. Pour la 1ère, il faut prendre un songtheaw qui trente minutes plus tard, me laissera à destination allégé de 30 baths. La longue plage est sympathique et ressemble à ce que vous pouvez voir à Hua Hin, une mer agitée et pas bleu turquoise avec une plage ici assez peu fréquentée. Il y a quelques complexes de bungalows et bars sur un petit kilomètre puis plus rien. Je fais des photos, pique une tête dans l’eau et barbote plus que je nage à cause des vagues mais ça fait du bien. Vient l’heure de rentrer. Je demande au policier qui bine devant son kiosque quand passe le prochain songtheaw. Dans 20-30 minutes. Je m’installe au restaurant au coin avec une glace et attends. Mon carrosse arrive mais refuse de me prendre. « Klap baan ! », il rentre chez lui. Du coup les femmes du restaurant l’assaillent de questions et je comprends que c’est fini, après lui plus personne. Evidemment, il finira par me ramener à mon hotel à Chumphon contre dix fois le prix de l’aller, parce que je suis son seul passager. Ca ressemble un peu à un coup monté mais bon j’ai pas eu envie de faire du stop ce qui aurait probablement marché.

chumphon thung wua lean beach

chumphon plage

Hat Sairee, c’est un bus cette fois qui y va, un de ces vieux modèles comme à Sukhothai, le 1785 et je pars tôt le matin pour éviter la même mésaventure que la veille mais c’était probablement inutile car sur cette ligne les bus sont très réguliers et probablement plus fiables. Je visite le navire de guerre en compagnie d’une classe d’enfants thaïlandais, visite le Kromluang Chumphon Ket Udom Sak Palace juste au-dessus, des monuments, soyons honnêtes pas des plus intéressants puis file sur la plage. Une fois passée la partie en train d’être remblayer , le cadre est joli mais la plage jonchée de détritus. Ca s’améliore au niveau des resorts mais il reste des bouteilles, sacs plastiques et cannettes. Vraiment dommage car sinon, ce serait une petit coin superbe. Je pose quand même mes affaires et vais piquer une tête. L’eau, elle a l’air propre et on y est bien. Une grosse demie-heure de trempette et mon ventre gargouille. Il est l’heure en même temps ! Je réponds à l’invitation assez sèche d’une restauratrice qui a au moins le mérite d’être là contrairement à la plupart de ses voisines pourtant très nombreuses. Et les prix sont incroyablement élevés. C’est la première fois que je ne vois que des prix à 3 chiffres sur une carte d’un restaurant de ce type. Il y a un restaurant qui à l’air plus modeste au début de la plage mais je décide de rester. J’avais déjà commandé à boire avant de voir la carte. On m’amène mon Pepsi. Une bouteille d’un litre et demi ! Ils sont contents d’avoir trouvé un client et tentent de charger la note au maximum ou quoi ! Bref, je demande une petite bouteille et dans les légumes sautés à 100 baths, d’avoir un peu de poulet. J’en aurai, très peu et la moitié sera du cartilage mais j’en aurai. Bref, pas une adresse que je recommande. Je comprends d’ailleurs assez mal tous les resorts et restaurants vides qui sont là et proposent des prix dignes de Koh Tao alors qu’ils n’ont pas le décor qui va avec. Quel intérêt s’ils n’ont aucun client ? Peut-être que le week-end, ils font le plein de Chumphonnais (oui, je tente, je sais pas comment on dit) qui ne peuvent pas aller sur les îles et se fichent donc d’être souvent vides. Bref, tant que la plage ne sera pas nettoyée, Hat Sairee n’est pas très intéressante à aller voir. J’ai préférée Thung Wua Laen du coup.

chumphon thung wua lean beach

chumphon plage

chumphon thung wua lean beach

Demain, je vais quand même partir d’ici et aller moi aussi sur les îles voisines. Mais Chumphon, n’est pas qu’une ville dortoir qui héberge les voyageurs en transit vers les Koh d’à côté c’est aussi un coin avec des plages donc je n’ai expérimenté que les plus proches mais qui sont peu touristiques et probablement de bonnes alternatives aux surpeuplées Koh Tao, Phangan et Samui. Les plages sont moins belles mais tellement plus tranquilles. Pour peu qu’elles soient en plus propres…

Hua Hin en coup de vent

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Un petit tour en bus local rouge à discuter avec un thaï qui visiblement ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche. Pour l’amour, je ne sais pas mais pour l’eau fraîche, je suis formel ! Et s’il paraît que je parle aussi bien Thaï qu’un Thaïlandais bourré, je dois dire que la réciproque n’est pas tellement vraie. Je ne comprends pas tout ce qu’il dit mais on arrive à avoir une conversation. Je suis quand même content quand il descend un peu avant Cha-Am.

Une fois à Hua Hin, je presse le bouton pour signaler que je veux descendre. Je commence à bien connaître. Je ne réfléchis pas, direction, la MA Guesthouse qui en plus me trouvera la chambre la moins chère qu’elle ne m’ait jamais donnée. Un peu plus petite mais toute aussi confortable. La dernière fois que j’étais là, c’était il y a un an mais elle me reconnaît. Enfin, elle se souvient que je suis déjà venu. Le code du Wifi n’a pas changé. J’enfile mon maillot de bain et m’en vais à la plage. La mer m’avait manqué. Je traverse Poonsuk Road, une des rues de Thaïlande où je suis le plus beau. Après avoir gonflé mon ego de tous ces « Hello handsome », j’achète une glace dans un 7 Eleven (c’est un peu mon rituel quand je suis ici). Je pose mes affaires sur sable et hop, trempette dans la grande bleue. Oui, je sais, fallait attendre 2 heures après avoir mangé mon cornet mais j’ai pas eu la patience.

plage hua-hin

Si j’ai à nouveau fait une halte ici, c’est aussi pour réparer un manque. Je ne suis toujours pas allé voir le Wat Huay Mongkhon qu’on voit pourtant sur tous les dépliants touristiques et dans les excursions proposées par les agences. Le lendemain, je traîne donc près de la gare d’où sont censés partir les songthaews blancs qui y vont mais aucun à l’horizon. J’attends devant la gare un quart d’heure puis vais manger dans un boui-boui en face. Il est que 10h mais bon le riz sauté, y a pas d’heure pour en manger. Ah non, je confonds avec un saucisson… Bref, une fois mon assiette finie, toujours pas de pick-up blanc. Je décide d’aller à l’Office de Tourisme pas très loin pour me renseigner mais c’est fermé. On est dimanche. Je traîne sur le carrefour et là que vois-je ? Un songthaew blanc. Je monte à l’arrière. Après avoir passé, coup sur coup les deux marchés flottants d’Hua Hin, la route devient plus confidentielle. On arrive enfin, l’endroit est immense. La statue du moine Luang Pu Thuat domine un grand escalier avec de part et d’autre, deux statues d’éléphants avec le même moine assis sur leur dos. Je joue au basket pièce de monnaie qui consiste à jeter un bath dans la gueule de l’animal sans qu’il ne retombe par terre. J’échoue lamentablement à mes 3 essais. J’étais meilleur avec le Fat Buddha du Wat Muang à Ang Thong. Un plus loin une rangée d’arbres factices accueillent les feuilles toutes aussi factices sur lesquelles les fidèles écrivent un vœu ou une prière. Et sur le côté de la plateforme avec l’imposante statue du moine, les gens s’agglutinent pour acheter des bouteilles d’eau de la marque Singha. C’est vrai, il fait chaud mais j’avais jamais vu les Thaïlandais aussi désireux d’acheter à boire. Et puis le prix est élevé quand même ! Je regarde d’un peu plus près les bouteilles et comprends qu’il s’agit d’eau bénite. Tout s’explique. Retour dans le songthaew blanc où je retrouve le même groupe de trois jeunes filles avec qui j’avais fait le trajet aller et retour à Hua Hin.

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Enfin, non, je m’arrête en route au Sam Pan Nam Floating Market, le marché flottant du kilomètre 3. Je connaissais son voisin mais lui pas encore. Et bien, il est beaucoup plus sympa ! Ici, il y a du monde. Beaucoup plus de monde ! Et des vrais bateaux de pêche. Je fais le tour, mange un morceau et reprends un pick-up pour rentrer en ville.

floating market hua hin

Petite sieste, trempette dans l’eau salée et pizza, avant d’aller au salon de massage que j’ai repéré un peu plus tôt et qui propose un nuad tao (massage des pieds) pour 180 baths quand partout ailleurs c’est 250 au moins. Logiquement, je devrais m’en mordre les doigts (de pieds si on veut continuer à rester cohérent) mais le massage est tout à fait bien et surtout après au lieu du simple traditionnel thé, j’ai droit à… Je vous le dirai dans mon prochain billet;)

Phetchaburi, Petchburi, ou Phetburi à vous de choisir…

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Pour aller dans le sud de la Thaïlande depuis Bangkok en bus, il faut se rendre, et c’est assez logique finalement, au Terminal Sud ou Saï Taï MaÏ pour les intimes. Seulement voilà, des 3 terminaux de bus de la capitale thaïlandaise, c’est le moins pratique d’accès. L’esprit aventureux et un peu près de mes sous aussi, je décide d’y aller en bus. Je prends le 511 qui pour moins de 30 baths et un trajet où il ne faut pas être pressé, m’y dépose, une heure et demie plus tard. L’endroit avait était inondé en 2011 et a pas mal changé depuis. Les guichets pour prendre un billet sont à l’étage. « Petchaburi, 100 THB ». Je croyais être dans un bus mais me voilà dans un minivan que ma grosse valise semble embêter. Les Thaïlandais voyagent beaucoup plus léger que les touristes farangs !

Pour une fois le chauffeur ne se croit pas dans un jeu de rallye sur console. Je le trouve presque lent, c’est vous dire ! Arrivé à Phetchaburi, ou Petchburi ou même Phetburi, selon votre degrés de fainéantise, mon carrosse blanc s’arrête à côté du marché. Il est presque midi, je m’installe donc à la table d’un petit restaurant sur le marché. J’attends, j’attends, personne ne vient. Ils me voient mais je crois que je leur fais peur. Pourtant, je suis gentil, moi ! Ils ne doivent pas parler Anglais et ne pas oser venir me parler. Après un bon quart d’heure à se regarder en chien de faïence, je lance un « Koh tod na krap, Gin dai mai krap ? » et un homme avec un grand sourire vient me voir et prend enfin ma commande. Il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes ici. Le ventre plein, reste à trouver un hôtel, fidèle à mes nouvelles habitudes, je n’ai rien repéré, et commence à partir vers la montagne qui accueille le symbole de la ville. Logiquement, les hôtels et guesthouses devraient être par là. Je me rend vite compte que l’emploi du pluriel est optimiste mais fini par trouver le Khao Wang Hotel, presque au pied du mont. Un vieil hôtel, un peu cher pour la sobriété et la rusticité de ces chambres et la réception derrière sa grille fait un peu accueil de prsion mais bon, je ne suis pas là pour faire des grasses mats et puis il est juste à côté de l’attraction principale de Phetchaburi, le Phra Nakhon Khiri (Babybel, Boursin, il paraît que quand on cite des marques, il faut en dire au moins 3 à cause du CSA). J’entame l’ascension entre les singes et les panneaux qui vous encouragent à vous méfier d’eux. Pourtant, aucun ne m’aura chercher des poux dans la tête. Ils font ça entre eux ! La ballade est sympa, j’arrive au Palais Royal en partie transformé en musée. Pas le plus beau monument que j’ai vu en Thaïlande surtout dans un lieu qui se fait appeler « Parc Historique » mais pour le cadre, ça vaut le coup. C’est plus le grand chedi blanc un peu plus loin qui m’attire. Il offre une vue imprenable sur la ville et on peut se balader à l’intérieur. Y a pas beaucoup de visiteurs. C’est peut-être pour ça que j’aime bien l’endroit. Sur le mont Khao Wang (d’où le nom de mon hôtel), il y a aussi un temple encore un peu plus loin. Pas un trésor d’architecture mais il offre une vue sympathique. Je m’apprête à redescendre quand une voix m’encourage à me dépêcher la dernière rotation de la journée de la remontée (et redescente aussi du coup) mécanique est sur le point de partir. Je descends à pieds, moi, madame !
petchaburi

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Je continue ma promenade au pied de la montagne sans but précis et découvre un temple à la façade étonnante, le Wat Khoi. J’en fais le tour en photographiant quand une dame m’approche et se propose de m’ouvrir les portes pour me montrer l’intérieur, C’est gentil ! Au Wat Pha Non, un peu plus loin, c’est une peu l’inverse. J’entre et me recueille devant le long Bouddha couché quand je vois les moines s’activer, les lumières s’éteindre une à une. Ils voudraient me mettre à la porte qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Le soir, je me balade dans la ville, je repère un restaurant pas loin de l’hôtel où je mange un excellent repas typiquement thaï puis je pars à la découverte de la ville, la nuit. Le chedi blanc illuminé du Wat Mahathat Worawihan en point de mire. Je découvre une petite guesthouse qui a l’air sympathique et entre discuter avec la patronne. Elle m’explique avec enthousiasme qu’il y a plein de choses à voir à Phetchaburi et me les liste, carte à l’appui. Je lui promets de revenir le lendemain poser mes valises chez elle. Ce que je fais. Je suis le seul client du Sabaiee Resort. Pas très touristique, je vous dis, Phetchaburi. La chambre est belle et confortable mais le trafic m’oblige à mettre des bouchons dans les oreilles pour espérer fermer l’oeil. Le lendemain, la propriétaire me met à disposition un vélo et je pars à l’assaut des temples et du Palais Royal. Je commence par le Wat Yai Sunawaram et ses magnifiques Bouddhas, continue par le Wat Kamphaneg Laeng, sanctuaire khmer dont il ne reste plus grand chose, puis le Wat Ko Kaew Suttharam, pause déjeuner et direction le Phra Ram Ratchaniwet, le Palais Royal, quoi. Devant, un photographe de mariage avec assistant réflecteur et maquillage shoote un couple. Je visite l’intérieur et prends quelques photos malgré l’interdiction formelle (pas bien!) et remonte sur mon fidèle destrier à pédales pour aller à la Tham Khao Luang Cave, qui abrite un temple. Il y fait bien frais en ce milieu d’après-midi, c’est agréable. Et puis l’endroit me plaît bien même si mon arrêt au petit guichet des renseignements avant d’entrer dans le gouffre m’apprend que je n’aurai pas la chance d’avoir le rayon de soleil qui pénètre dans le temple par un puits de lumière et qu’on retrouve sur les plus fameuses photos de ce dernier. Tant pis…

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Une bien belle surprise que cette ville de Phetchaburi, riche en temples intéressants. Il y a très peu de touristes étrangers et donc très peu de guesthouses et hôtels à Phetchaburi. Je n’y suis pas allé mais il y a deux plages à une quinzaine de kilomètres de la ville. Pour la plage, je verrai à Hua Hin où je compte faire une rapide étape.

Phrae… Partez !

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Je ne sais pas pourquoi mais j’ai des envies de bord de mer et décide donc de retourner sur Bangkok pour attaquer la partie Sud de mon programme prévue normalement plus tard. Difficile de résister à  l’appel du large. Redescendant sur la capitale, je décide de m’arrêter à  Phrae. Le Lonely Planet, décrit la ville comme pleine de charme et m’a donné envie.
Première constatation, c’est pas ici qu’il faut faire ce qui est devenu une habitude pour moi à  savoir partir à  l’aveuglette chercher un hôtel. Il y a très très peu d’hôtels à  Phrae. Je finis donc par essayer de trouver un de ceux indiqués dans le guide. La ville n’est effectivement pas touristique du tout ! Pas de TAT office, pas de police touristique, pas de carte à  la station de bus, sauf celle affichée que j’ai hésité à  arracher mais bon ça se fait pas alors je l’ai juste photographiée. Mais heureusement mon hôtel, que j’ai fini par trouver grà¢ce à  ma mémoire visuelle digne des plus grands espions capable de retenir une carte dans ses moindres détails, en a une. Mes affaires posées, je me fais un circuit pour découvrir les temples dans la vieille ville.

Rue de Phrae

Wat Luang Phrae Thailande

Après le Wat Luang dont le musée est fermé, il est tard, faut dire, j’entends du bruit et me dirige dans la direction de la musique ? J’arrive rapidement devant un temple d’où dépasse de l’enceinte un grand Bouddha couché qui fait face au soleil qui se rapproche de son lit. J’en déduis, à  tort, vous verrez, que je suis au Wat Phra Non (ce qui signifie temple du Bouddha couché) qui me semblait pas exactement là  pourtant. La construction semble récente, un bà¢timent est d’ailleurs loin d’être fini mais l’intérieur déjà  décoré avec un autel et une statue de Bouddha accueille déjà  des fidèles. Je lui trouve du charme à  ce petit wat et prends plein de photos ce qui attire l’attention d’un moine, le responsable du temple qui tient à  m’en faire la promotion, me révèle son nom, Wat Pong Sunan, et m’encourage à  le faire connaitre. Ben voilà , c’est fait 😉 Et c’est vrai que s’il n’a pas un passé historique lointain, il est très intéressant et agréable.

Wat Pong Sunan Phrae

Wat Pong Sunan Phrae

Wat Pong Sunan Phrae

Le Wat Phra Non est un peu plus loin donc. Je croise en chemin la Vongburi House et surtout une petite kermesse où je m’engouffre et ne passe pas inaperçu étant le seul farang. Il y avait notamment un groupe de 3 musiciens pleins d’entrain à  la joie communicative.

Phrae Thailande

Le Soleil commence à  bailler, faut que je me dépêche si je veux faire des photos du Wat Phra Non avant qu’il n’y ait plus de lumière ! Son wihaan principal est magnifique, particulièrement le jeu de toîts mais ce n’est pas lui qui abrite le Bouddha couché. Non, il se repose dans un bà¢timent bien plus modeste à  l’arrière, sur le côté. Doré, aux traits raffinés, il est magnifique et aussi compliqué à  photographier que tous les autres du pays enfermés entre quatre murs qui ne laissent que peu de recul. Pourtant, j’en ferai une bonne vingtaine de photos, jouant sur les cadrages et la profondeur de champ.

Wat Phra Non Phrae

Bouddha Wat Phra Non Phrae

Ce petit tour des temples à  Phrae est vraiment agréable, par contre pour découvrir les curiosités hors de la ville, c’est plus compliqué. Il y a bien des songthews mais ils refusent de s’arrêter pour moi . La peur de me parler Anglais probablement. Même quand je sais lequel prendre. Au bout de deux qui ne s’arrêtent pas et plus d’une heure d’attente car ils ne sont pas si fréquents, je jette l’éponge. Les rares samlaws ne me seront pas d’une plus grande aide. Bref, je fais encore un petit tour de la ville le matin suivant, le temps de voir quelques restes discret de ses remparts, de me faire percuter le bras par le rétroviseur d’une voiture qui vole en éclat sans là¢cher mon appareil photo et de voir un tout petit Thaïlandais en descendre qu’au début j’ai pris pour un enfant se confondre en excuses en faisant de nombreux wai et de visiter le temple en bois du Wat Chom Sawan, avant de prendre le bus pour Bangkok et transit sur la route de ma première étape du Sud : Phetchaburi.

P.S: oui, j’oubliais, le nom de la ville se prononce Prè sinon, le jeu de mots du titre, il marche moins bien 😉

Chiang Rai en passant par Chiang Mai

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Pour quitter Mae Hong Son, j’ai fait une folie que je n’avais jamais faite en Thaïlande auparavant : j’ai pris l’avion ! Bon, pas un gros coucou, un tout petit bimoteur d’une quinzaine de places mais quand même ! J’avoue, je n’avais pas le courage de faire 6 heures ou plus sur la route aux 1864 virages. Et puis, cet avion, sorte de minivan des airs, volait à  une altitude modérée ce qui m’a permis de pouvoir profiter du paysage mais si parfois la brume venait brouiller un peu l’image.
Arrivé sur le tarmac de Chiang Mai, car oui, du pourtant assez grand, surtout le parking, aéroport de Mae Hong Son vous avez un large choix de destinations qui va de Chiang Mai à  Chiang Mai, en passant par Chiang Mai, sans oublier Chiang Mai bien évidemment. Et deux compagnies se disputent cet immense marché, Nok Air avec ses vrais avions de ligne modèles un peu réduits et Kan Air et ses maquettes volantes. Arrivé à  Chiang Mai donc, songthaew pour le terminal des bus et hop j’embarque dans un bus pour Chiang Rai, ou j’arrive 3 heures plus tard. Persuadé que la ville doit être très touristique et qu’il doit y a avoir pléthore d’hôtels ici, je tire ma valise, dépasse le amrché de nuit qui commence et m’aventure dans les rues. Un hôtel au personnel fantôme, un bien au-delà  de mon budget, un qui se veut gruge et cool mais l’est aussi sur la propreté et la déco des chambres, puis un complet, complet, complet, et enfin le Chiang Rai Hotel vieux et asthmatique mais où je pose ma valise pour 250 bahts. Chambre avec ventilateur et chasse d’eau manuelle. Je pense que pour le prix, c’est correct mais pour parodier une pub, « ça c’était avant ! » Avant d’avoir découvert le Chat House, juste à  côté du Wat Phra Keaw qui propose au même prix une chambre bien plus jolie et confortable. Et me permettra d’aller me glisser dans le temple le matin pour la prière des moines. Il y a d’ailleurs plusieurs autres guesthouses ou hôtels à  Chiang Rai bien plus intéressantes en ratio qualité de la chambre / prix !
Côté visites, je découvre un peu tard, l’existence du petit tramway qui vous emmène gratuitement faire le tour de ce qu’il y a à  voir à  Chiang Rai enfin pas tout mais l’essentiel et me fais donc un parcours pédestre. Bon, je ne résiste pas à  l’envie de gà¢cher le suspens: les temples de Chiang Rai sont parmi les plus beaux du pays. C’est probablement la ville qui compte le plus de temples intéressants dans laquelle j’ai fait étape et j’en ai vues un paquet !. Sortant les bras chargés de cartes et prospectus du bureau de la TAT, je commence par le Wat Phra Singh. Je suis surtout en admiration devant ses toîts, par contre pour voir le Bouddha qu’abrite le wihaan principal, faudra repasser car à  8h30, il n’a pas encore ouvert ses paupières, euh pardon ses portes.

Wat Phra Singh Chiang Rai

Wat Phra Singh Chiang Rai

Le Wat Phra Keaw, qui a été l’hôte du Bouddha d’émeraude maintenant à  Bangkok, est aussi un bel édifice mais bizarrement, c’est son musée sur le côté dont l’architecture me marque le plus et les statues et objets qu’il renferme, sont superbes. Je ne vous détaille pas tous les autres que j’ai visités, ils ont tous un petit quelque chose qui m’a marqué mais vous conseille d’aller dire bonjour à  l’ immense Bouddha assis du Wat Ched Yod. Il est simplement magnifique ! Je ne sais pas je suis sous le charme de son expression ou de sa prestance mais il me plaît.

Bouddha du Wat Ched Yod de Chiang Rai

Wat Ched Yod de Chiang Rai

En dehors de la ville à  une quinzaine de kilomètres se trouve le fameux White temple ou Wat Rong Khun de son vrai nom, que vous voyez sur toutes les brochures sur Chiang Rai. Forcément, il faut que j’y aille. Et c’est assez facile en fait. Un bus local part toutes les demies heures depuis le Terminal des bus. Arrivé tôt, un peu avant 8h30, je suis loin d’être seul. C’est matinal les touristes en fait ! La visite se fait sous les ordres, ou plutôt les conseils appuyés de deux speakers qui régulent le flot des visiteurs dans le sens unique de la visite. Envie de prendre une photo au début de la petite allée qui se transforme en pont ? Move forward ! Mister keep walking ». Arrivé devant le wihan, envie de photographier l’intérieur ? « No photo ». Normalement, il n’en faut pas plus pour me faire détester un lieu mais ce temple est si original et raffiné que j’oublie bien vite cette organisation qui, j’avoue, est nécessaire tant les curieux débarquent par cars entiers en un flux ininterrompu. Et l’artiste thaïlandais à  l’origine de l’édifice toujours pas achevé et un excentrique qui me plaît encore plus quand je découvre le bà¢timent des toilettes presque aussi richement décoré que le temple mais doré lui par contre. Oui, le blanc c’est salissant !

White Temple de Chiang Rai

Bref, on ne peut pas passer à  Chiang Rai sans aller voir le White Temple, c’est fait donc je peux réfléchir à  la suite à  donner à  mon voyage en Thaïlande. Quelle sera ma prochaine étape ? Suspens…

Mae Hong Son mais y a person qui y répond

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Oui, je suis dans une phase titres qui font allusion très maladroitement à  des chansons. Décidé à  finir la route de la mort qui vire, survire et revire, je me présente à  la station de bus de Paï à  11h comme le guichetier m’avait dit. En fait, s’il n’avait pas voulu me vendre de place dans ses minivans la veille et m’avait demandé de venir ce matin, c’est pas qu’il ne les vendait pas à  l’avance comme je croyais mais que tous ces véhicules du jour étaient pleins et qu’à  11h c’est le bus local qui passe. Pris d’assaut par tous les pauvrets que les minivans n’ont pas voulu embarquer, il est littéralement bondé mais je réussis à  trouver une place assise, ce qui ne sera pas le cas d’une dizaine d’autres personnes. Les virages sont bien plus supportables dans ce bus rouge qui un peu comme moi à  vélo l’avant-veille est en surrégime dans les montées ou il fait presque du surplace. Du coup, pas de repas rendu avant la fin de la digestion.
Le terminal des bus de Mae Hong Son est tellement vide qu’on se demande presque s’il est ouvert. Il faut dire qu’il n’y a que peu d’arrivées et départs par jour et qu’il est du coup surdimensionné (son aéroport aussi mais j’y reviendrai). Installé dans un petit bungalows en face du lac, je suis idéalement placé pour aller voir les deux temples non-perchés les plus emblématiques de la ville et sa Walking Street, son marché de nuit, quoi, dans une rue qui donne sur le lac et continue sur une partie du bord de ce dernier. Après un tour des temples ou je découvre un étonnant bouddha de plusieurs mètres de haut en osier, je dîne donc assis en tailleur devant une petite table basse face au lac ou se reflètent le Wat Chong Kham et le Wat Chong Klang illuminés. Et hop au dodo.

Mae Hong Son

Le lendemain matin, mon objectif c’est le Wat Doi Kong Mu perché sur sa montagne. Un petit tour dans son homologue installé au pied de la colline, le temps de me faire accueillir pas des chiens pas très amicaux, j’entame l’ascension par le chemin qui serpente sur la colline et alterne marches et sol plat mais montant. Et le voilà  avec son chedi blanc qui se tient devant moi. Je fais le tour, monte derrière jusqu’à  un petit temple avec un Bouddha debout. Je me faufile dès que je vois un coin dégagé pour profiter de la vue. Puis, je redescends.

Wat Doi Kong Mu Mae Hong Son

Wat Doi Kong Mu Mae Hong Son

Vue sur Mae Hong Son

Visite du Wat Phra Non et son Bouddha couché mais surtout ces vestiges d’un vieil escalier maintenant impraticable qui semblait permettre d’accéder au Wat Doi Kong Mu quand il n’était pas éboulé comme aujourd’hui. Reste les deux impressionnantes statues de Singha en pierre. Je crois que c’est probablement mon chouchou à  Mae Hong Son même si son Reclyning Buddha, en revanche, est un peu décevant. Je vous passe les visites des autres temples bouddhistes de la ville que vous découvrirez par vous-mêmes mais ne peux m’empêcher de vous dire mon émerveillement devant le Bouddha du second bà¢timent du Wat Hua Wiang et ma frustration de photographe de le voir en cage et si mal éclairé.
L’après-midi, sur un mountain bike à  vitesses, je veux aller voir le village Shan. Un peu au hasard, attiré par la vue d’une rizière, je le lance à  un moment sur une route qui part à  gauche. Le paysage est magnifique. Vert émeraude des plats de riz et reflets dans l’eau avec en arrière-plan les montagnes et le ciel bleu. Après avoir fait quelques clichés, je retourne sur la route du village que je parcours à  vélo en excitant la curiosité des villageois croisé surpris de voir un farang dans leurs rues. Je visite le temple et grimpe la colline en face qui accueille son annexe moins en proie au vertige. La montée est abrupte, je la fait à  pieds en poussant ma monture. Arrivée au sommet, les ouvriers et bonzes qui s’affairent à  la construction, car oui, c’est un chantier là -haut, s’amusent de me voir là , l’air de dire « Mais y a rien à  voir ici ! Il s’est crevé à  monter pour rien le farang ! ». Et c’est ce que je pense au début mais, je décide de quand même faire un tour du chantier et notamment du chedi. Et il est assez avancé en fait, c’est surtout son revêtement qui lui manque. Et plus, je le regarde, plus je le trouve photogénique. J’en ferai une vingtaine de photos. Je reviendrai le voir achevé, promis !

Mae Hong Son riziere

Mae Hong Son Province

Retour en ville, je rends mon vélo et repars m’installer au bord du lac à  une petite table basse pour dîner pour un euro. J’ai déjà  mes habitudes maintenant !

Reste cool baby sinon j’te dirais Paï Paï

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Après cette semaine passée à  Chiang Mai à  apprendre à  devenir une parfaite épouse thaïe qui sait cuisiner et parler la langue, il est temps de quitter la ville et ses remparts pour continuer mon voyage en Thailande. Direction Paï. La route qui y mène est mythique avec ces 700 et quelques virages en à  peine plus de 100 kilomètres. Ils en font même des T-Shirts. Et ils devraient remettre un diplôme à  ceux qui l’ont fait en minivan et ont gardé le contenu de leur estomac car ça c’est un vrai exploit. Une prouesse qu’un tiers des passagers n’aura pas accomplie. Moi, je m’en sors bien mais il n’aurait pas fallu que ça dure encore des heures (comme c’est le cas si on va jusqu’à  Mae Hong Son).
Une fois dans cette petite bourgade perchée dans la montagne avec peu de voisines, un autre défi commence : trouver les quatre ou cinq chambres, huttes, bungalows, n’importe encore libres. Cinq, je ne suis même pas sà»r d’exagérer. Après une bonne douzaine de mines défaites de gérants dans l’impossibilité de m’héberger ou d’autres moins causant affichant « Full » sur leur devanture, je m’assois par terre et tire mon arme secrète de mon sac : mon ordinateur avec ses listings d’hébergements. Pas le temps de saisir mon mot de passe qu’une petite voix, me demande si je cherche une chambre. Car il lui reste un bungalow. J’aurais fait 10 mètres de plus, je tombais sur son petit resort. 3 minutes après avoir enregistré et obtenu la clé, un couple demande un toît, mine défaite de la propriétaire, c’était le dernier disponible. Les hôtels à  Pai ne connaissent pas la crise.
Vous l’aurez compris malgré sa difficulté d’accès –il y a aussi une piste d’atterrissage avec un vol Chiang Mai – Pai par jour dans les tout petits coucous de Kan Air pour ceux qui sont virageophobes- Pai est très touristique. Il y a clairement plus de farangs dans les rues que de Thaïs. Normalement, je devrais détester mais il y a une ambiance qui me plaît. Le décor faut dire est superbe avec ces montagnes alentours, la petite rivière et les ponts en bambou. Ici pas de grands hôtels tout modernes, des complexes de huttes parfois très très simples, d’autres plus sophistiqués, des petits hôtels et guesthouses, quelques bungalows en dur dans quelques jardins. Ils semblent que les clés du tourisme soient encore pour l’essentiel dans les mains des habitants. Et c’est probablement, la recette du succès de Paï outre ses atouts naturels.

Pai Thailande

Thailande Pai

Pai ba,boo bridge

Le soir, les deux walking streets s’animent et proposent à  manger, boire et bien évidement toutes sortes de produits, plus ou moins artisanaux, à  acheter en souvenir. Le chedi du Wat Klang s’illumine et l’homme de paille de Paï sort de sa tanière pour se faire photographier avec les passants. Le Soi 1 ou se concentrent les bars et restaurants accueille ceux qui veulent se poser à  une table. Cuisine thaïe et large choix de plats plus occidentaux comme les très prisés burgers maison de Burger Queen. Une fois, couché dans mon bungalow avec ventilateur, je me dis que je ne devrais pas avoir trop chaud. Excellent pronostic puisqu’en cours de nuit, je me suis réveillé pour enfiler mon gros pull en laine. Brrrr… Fait froid la nuit ici ! Et le matin avant 10 heures aussi. Frais et pimpant mais surtout frais donc, je m’élance sur les routes avec le vélo de ville loué à  mon resort. Direction le Wat Mae Yen qui parait-il offre une belle vue et est à  2-3 kilomètres. Je laisse mon véhicule au bas du petit escalier de pierre qui se dresse jusqu’au temple et hop, j’entame l’ascension. Un peu avant les 20 dernières marches, je croise la route qui en fait mène au temple sans nécessité de grimper cet escalier. Mai pen rai. Je continue à  pieds. Et c’est vrai que le point de vue est sympathique. Le temple lui n’a rien d’exceptionnel si ce n’est sa tranquillité et dans quelques mois, son grand Bouddha pour l’instant en construction sur la colline à  côté et auquel je vais rendre visite par un sentier qui n’en est pas un mais est probablement le passage qu’empruntent les ouvriers.

Pai Wat Mae Yen

Wat Mae Yen Pai Thailande

L’après-midi, ambitieux, je me suis prévu un circuit, Wat Nam Hoo , village chinois puis village Lisu tout à  côté et enfin Mo Paeng Waterfall. Bilan avec un tel vélo qui dès que la route grimpe d’un pourcent fait presque du surplace malgré mes efforts appuyés, j’arrive au temple en nage et me jette sur le stand qui propose des fruits shakes et après une pause sirottage de jus de pastèque frappé (aucun fruit n’a été blessé pendant cette séquence… euh en fait si, au temps pour moi), je visite ce temple sans un grand intérêt architectural non plus. C’est sa statue de Bouddha d’où se serait écoulé de l’eau qui le rend fameux. On repart avec une nouvelle stratégie, maintenant quand ça monte, je descends et continue à  pieds, jusqu’à  ceux que la route soit plus clémente. Le village chinois n’est pas très loin. La seule partie vraiment traditionnelle est plus un éco-musée qu’un village. Tout à  été reconstitué et sent le neuf. Pas d’à¢me si ce n’est une à¢me de commerçant avec boutiques de souvenirs et restaurants. Bref, je repars assez vite. Le village Lhisu est tout à  côté mais je ne le vois pas. J’ai bien croisé l’une ou l’autre personne en costume traditionnel mais pas plus que sur la route à  scooter. Arrivé à  un croisement, je vois un panneau indiquant la cascade de Mo Paeng à  2 km. Youhou, c’est pas loin. Mais au bout d’un quart d’heure, je me demande combien de kilomètres français fait un kilomètre thaï. Une jeune fille me fait le geste de fumer avec les doigts. Je lui réponds en thaï que je ne fume pas. Elle insiste, moi, aussi. Un peu plus loin, même scène, mais je comprends qu’en fait ce que je prenais pour une demande est une offre que je décline. Bon, je suis crevé et la route grimpe encore. Tant pis, je laisse tomber, demi-tour. Et quel pied, c’est presque que de la descente. Plus de 3h pour monter (avec les pauses visites), 30 minutes pour redescendre.
Le lendemain matin, balade dans la campagne du côté de la rivière des complexes de bungalows en bambou, visite du Wat Klang qui réserve une jolie surprise dans un bà¢timent derrière son chedi. Deux Bouddhas sculptés dans des troncs massifs. Et l’après-midi, parce que je n’aime pas resté sur un échec, je loue les services d’un moto-taxi pour m’emmener à  la Mo Paeng Waterfall. Et découvre que j’ai bien fait de renoncer, car il me restait encore du chemin pour l’atteindre. Pas la plus belle cascade de Thaïlande c’est sà»r mais elle ponctue bien une balade en scooter (en vélo aussi si vous n’êtes pas mort d’épuisement en route).

Chiang Mai, cours toujours !

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Je ne sais pas si c’est parce que le Flower Festival Festival a commencé ce matin ou si c’est la proximité du Nouvel Chinois, le week-end prochain ou encore le succès du film chinois Lost In Thailand qui a paraît-il fait exploser le tourisme du Pays du Matin Calme ici mais je n’ai jamais connu la ville avec autant de touristes dont beaucoup de Chinois effectivement, les Français arrivant bien placés. Je vais de guest house avec panneau « FULL » en guest house qui a « No Vacancy ». Toutes les pensions de Chiang Mai sont pleines à  craquer ou quoi ? Lassé, je vais au Sumit Hotel, plus fonctionnel que coquet mais qui a toujours de la place. Ouf, me voilà  enfin logé ! D’autant plus heureux que j’ai prévu de rester une semaine ici et de prendre 3h de cours de thaï par jour avec une prof particulière.
La fin d’après-midi arrive, je vais dans le coin du carré de la vieille ville qui se transforme en immense marché pour les 3 jours de la Fête des Fleurs de Chiang Mai et me fais mon petit menu au fil des stands. Je m’installe à  une table ou se trouvent déjà  une Thaïlandaise et sa fille à  qui je demande en thaï si je peux m’asseoir là . Pas que je veux particulièrement me socialiser mais il y a peu de places libres. Le lendemain, lever aux aurores, le défilé des chars fleuris commence à  8h, heure officielle. A 10h30 pétantes donc s’élancent depuis le pont Nawarat les premiers figurants en costumes et les carrosses floraux. C’est peu la cohue pour faire des photos. Je décide d’aller plus loin que la ligne de départ officielle dans la rue après le pont. Beaucoup moins de monde, plus agréable pour photographier même si du coup, les équipages sont au repos ou en pleines retouches maquillages. Je passe l’après-midi dans le parc Nong Buak Hat transformé en fête foraine avec stand de massage sur la pelouse sous le plus grand arbre du parc. Pas le meilleur massage que j’ai eu mais pour le cadre, ça vaut le coup et y avait même une petite file d’attente.

Chiang Flower Festival

Chiang Flower Festival 2013

Kermesse Flower Festival

Fete des Fleurs Chiang Mai

Les jours suivants sont plus studieux, j’ai tous les jours sauf le mercredi que j’ai gardé de libre, 1h30 de cours de thaïlandais le matin et 1h30 l’après-midi. Avec Khru Lah (khru signifie enseignant en thaï) que j’aurais vite fait de surnommer Cruella tant c’est une prof à  l’ancienne intransigeante, désagréable presque parfois et elle le reconnaît elle-même. Lors de l’avant dernier cours, elle me dira qu’elle est méchante avec tous ses élèves que ce n’est pas juste moi. Et c’est vrai qu’on s’habitue et que c’est une bonne façon de tester sa motivation. Après les premiers cours, je galérais avec les différentes intonations, mon point faible en thaï, mais on me comprend quand même. Aussi bien qu’un Thaïlandais bourré me dira-t-elle. C’est déjà  ça ! Et disons-le, elle ne m’aura pas dessaoulé. Faut 6 mois pour plus avoir la gueule de bois, il paraît. Du coup, je suis un peu perplexe, je ne sais pas s’il est judicieux de recommander Ajaan Lah –elle a insisté pour que je l’appelle comme ça, ajaan étant le terme pour les profs d’université bien qu’elle signe elle-même tous ses docs, mails, cartes de visite Khru Lah– stakhanoviste des cours de thaï s’il en est avec 12 heures de leçons par jour, 7 jours sur 7 et juste une demie heure pour manger.
J’aurais utilisé « mon jour de repos » pour aller au Doi Suthep et visiter les très inintéressants villages hmongs proposés depuis là -haut. Découvert d’autres temples dont un ou se tient Donald mangeant une soupe de nouilles, fait un tour au marché de nuit trop commercial et tourné vers les touristes pour moi, manger dans les temples de la Sunday Walking Street, pris des cours de cuisine thaïe (à  l’Asia Scenic Thai Cooking School) et mangé le meilleur repas que j’ai fait en Thaïlande depuis des années. Et c’est moi qui l’ai fait ! Reste l’angoisse de savoir si quand je recommencerai les recettes chez moi, ça sera aussi réussi… Bref, il est temps d’aller à  Paï maintenant.

Lampang et ses jolies filles…

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… enfin, selon un expert rencontré à  Phitsanulok 😉 Dans le bus 155, celui qui m’avait amené la veille depuis Phitsanulok, je regarde de la fenêtre l’entrée du Parc Historique de Sukhothai devant lequel il passe comme pour me donner l’occasion de lui dire au revoir. En fait, c’est pour charger de nouveaux passagers mais laissez-moi mes illusions. La station de bus de Lampang comme sa gare d’ailleurs sont assez excentrées. Du coup, moi qui avais choisi ma guesthouse à  Lampang proche du temple le plus intéressant à  savoir le Wat Phra Kaew Don Tao, j’ai payé 150 baths pour m’y rendre en taxi. Enfin, en songthaew jaune qui est en fait un bus mais joue les taxis dés que c’est possible car c’est plus lucratif.
L’Akamsiri Home ou j’élis domicile propose de chambres climatisées assez grandes et coquettes avec un joli sens du détail notamment dans la salle de bain même si je suis persuadé qu’il y a moyen de trouver moins cher. Le petit restaurant à  côté par contre est excellent. La nourriture est délicieuse et le cadre de son petit jardin très agréable le soir. Evidemment on est plus dans les 80-100 baths le plat mais qu’est-ce que c’est bon. Notamment les croquettes de poulet grillées et la sauce au citron. Je serai prêt à  retourner à  Lampang que pour ça ! Mais avant de dîner, j’ai pris le temps de visiter quelques temples. Et notamment le superbe Wat Phra Kaew Don Tao avec son escalier aux deux nagas, son chedi blanc qui se dore à  sa moitié supérieure.

Temple Wat Phra Kaew Don Tao Lampang

Wat Phra Kaew Don Tao Lampang

Le lendemain, je vais voir le Wat Phra That Lamphang Luang, le temple le plus illustre du coin mais qui est à  Ko Kha, à  une vingtaine de kilomètres de le Lampang. C’est ma guesthouse qui m’aura expliqué ou prendre le songtheaw qui y va. Les 3 derniers kilomètres étant forcément à  faire en moto-taxi et coà»tent deux fois plus chers que les 18 premiers. Un escalier avec deux nagas aussi, un mur d’enceinte, un wihaan principal en bois malheureusement en travaux mais je reste impressionné par l’endroit. Son grand chedi bien sà»r, l’autre wihaan, et le tout petit bà¢timent ou si l’on ferme la porte et déploie le drap qui s’y trouve, l’image à  l’envers du temple s’y forme par un trou dans la porte. J’en avais entendu parler mais si un thaï ne m’avait pas appelé pour me montrer, je serais probablement passé à  côté. Me demandez pas de photo par contre parce que c’est quasiment inphotographiable tant c’est sombre. Après un repas au marché en face du temple et re-moto-taxi et re-songthaew, je me balade à  vélo dans Lampang et sa rivière et c’est très agréable.

Wat Phra That Lampang Luang

Wat Phra That Lampang Luang

Temple Wat Phra That Lampang Luang

Lampang THailande

Mais je ne m’attarde pas trop, le Flower Festival de Chiang Mai m’attend… Enfin, j’espère. Ca commence demain.

Phitsanulok et Sukhothai en 2 jours

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Ce matin, j’attrape un songtheaw sur la route derrière le Phra Kan Shrine. Je sais qu’il m’emmènera à  la grande à  côté de la station de bus. J’ai déjà  fait le trajet hier, je commence à  connaître. Par contre lui me demande 10 baths contre 8 la veille. A peine le temps de dire ouf que je suis déjà  dans le bus qui quitte les lieux 5 minutes plus tard.
A Phitsanulok, je loue les services d’un cyclo-pousse pour 50 bahts pour me ramener dans le coin de la gare ou se trouve la plupart des hôtels et guesthouses de Phitsanulok. Sans trop d’imagination, j’avoue, je m’installe à  Lithai Guesthouse même si j’ai trouvé quelques adresses sympas dans mes pérégrinations dans la ville pour un chouillat moins cher dans des établissements au personnel plus accueillant -oui, le sourire et la chaleur humaine c’est pas trop dans leurs habitudes à  la Lithaï -mais beaucoup moins doué en Anglais. Je suis venu visiter plus en détails le Wat Yai (tout le monde l’appelle comme ça et j’ai la flemme d’écrire son nom complet) et je me rends compte que j’avais raté des choses la dernière fois notamment dans les cours carrées une collection de statues plus ou moins entières très intéressante. Visite du Wat Ratburana juste en face dont je ne connaissais jusque là  que le chedi et qui vaut qu’on y fasse un petit tour. Ils ont un centre de massages aux prix plus que compétitifs par rapport aux salons des rues voisines et un savoir traditionnel affiché et confirmé en pratique. La déco est un peu sommaire par contre ! Mais bon, c’est pas un spa, on reste dans l’enceinte d’un temple. Le soir, déçu par le marché de nuit qui refuse de démarrer tant qu’il reste le moindre rayon de soleil et qui est assez peu animé côté restauration, probablement qu’il ne prend toute son ampleur que les week-ends, je mange au bord de la rivière dans un des seuls restos ouverts.

Phitsanulok Wat Phra Si Ratana Mahatat

Wat Phra Si Ratana Mahatat statues

Le lendemain matin, avant de prendre le bus pour Sukhothai, saut à  la Buddha Factory, qui me laisse me balader parmi les ouvriers sans essayer de m’attirer dans sa boutique malgré que mon côté photographe intrusif. Je repartirai quand même avec une petite statuette de Bouddha debout et deux petites amulettes. Je m’y suis envoyé tout seul dans la boutique ! Le chauffeur de samlow qui me ramène à  la station de bus a envie de discuter. Avec le bruit de la circulation, c’est un peu compliqué de se comprendre d’autant plus qu’on mélange thaï et Anglais mais quand il entend que je vais aller à  Sukhothai, puis Lampang, et enfin Chiang Mai, il me dit : « Lampang, lady beautiful. Chiang Mai, lady beautiful ». J’en déduis que les habitantes de Sukhothai sont moches. Tant pis, j’irai voir les temples à  la place !

Buddha Factory Phitsanulok

A Sukhothai, un peu en pèlerinage, mode revival du passé, je me pose au Garden Home dans le bungalow le plus au fond de leur jardin, bien au calme. Et je file directement prendre le vieux bus à  la galerie passagers en bois pour la vieille ville, enfin pour le Parc Historique de Sukhothai. Les règles du jeu ont un peu changé. On ne peut plus louer de vélos à  l’intérieur et doit les prendre aux loueurs juste devant et payer 10 baths ensuite pour pouvoir rentrer avec dans chaque secteur. Plus de ticket unique pour les 3 parties non plus. Annulé par le gouvernement. Maintenant, c’est 100 baths pour la partie centrale, 100 pour celle du Wat Si Chum (on peut dire 100 baths pour le Wat Si Chum parce que le contrôle et la vente des billets se fait à  l’entrée de ce temple uniquement) et 100 pour la partie dite « forrestière » ou se trouve le Wat Saphan Hin et son Bouddha debout sur sa petite butte. Temple qui manquait à  on palmarès et que j’ajoute donc cette fois. Là  encore, ses voisins de secteur sont beaucoup moins intéressants. Et je comprends mieux qu’avec les tarifs actuels, l’immense majorité des visiteurs se contente de la partie centrale qui pour le même prix est beaucoup plus intéressante que les deux autres. Même si j’ai un gros faible pour le Wat Si Chum quelque soit le prix d’entrée. Bizarre cette nouvelle politique de prix…

Sukhothai Bouddha

Parc Historique de Sukhothai

Wat Saphan Hin Sukhothai

Je finis la journée par un dîner au marché de nuit avant de continuer demain sur Lampang. A moi, les jolies filles !!!

Un Bouddha et des hommes

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Tout petits les hommes… Bon alors, pour aller à  Ang Thong, c’est pas tout à  fait à  la station de bus qu’il faut aller mais à  l’arrêt des minivans derrière le marché juste à  côté. Heureusement que je parle un peu thaï parce que sinon, le monsieur du guichet d’information du Terminal des bus et moi on aurait mis longtemps à  se comprendre.
45 minutes de trajet et 50 bahts plus tard, je suis déjà  en train de négocier avec un chauffeur de tuk-tuk pour qu’il m’emmène au Wat Muang à  une quinzaine de kilomètres selon lui. Il veut m’y attendre pour me ramener et me demande un prix que je trouve élevé. Parce que je ne veux pas avoir à  compter mon temps là -bas et parce que j’aime jouer, je lui demande de m’emmener simplement, je me débrouillerai pour revenir. Il insistera bien une fois au temple ou effectivement aucun de ses confrères ne se trouvent mais je lui confirme qu’il peut prendre congé. Peut-être 30 secondes plus tard une jeune femme avec son fils qui avait écouté nos échanges me propose déjà  de me ramener avec elle… à  Ayutthaya par contre. Chaque chose en son temps, je visite, fait les photos du Bouddha et des gens en dessous et on verra comment repartir ensuite. Au pire, je suis dans un temple, ils m’accueilleront pour la nuit 😉

Wat Muang Ang Thong

Ce qui m’a attiré ici ce sont des photos de gens sur la pointe des pieds qui touchent le bout des doigts de la main de la statue et paraissent infiniment petits en dessous. J’ai trouvé ça insolite et amusant et le photographe que je suis avait envie d’avoir lui aussi des photos de ça que c’est lui qu’il les a faites. Du coup, j’ai passé beaucoup de temps à  attendre d’avoir les bonnes conditions en terme de nombres de gens, de dispositions, de ce qu’ils font, de leur attitudes, jusqu’à  avoir quelques photos qui me satisfassent vraiment avant d’aller découvrir le reste de ce vaste temple puis de revenir photographier la main et ses visiteurs. Outre plusieurs bà¢timents, il y a beaucoup d’ensembles de statues dans le jardin et une partie déroutante avec deux immenses fantômes et des scènes de tortures et de cruauté assez explicites au milieu desquelles les enfants jouent comme si c’était Mickey, Donald et compagnie qui étaient représentés.
J’achète à  manger et boire à  un des stands dans le temple puis vient le moment de repartir. Effectivement, ni tuk-tuk, ni moto-taxis , rien. Il m’avait pas menti mon chauffeur de l’aller. Je décide de rejoindre la grande route à  500m, me disant que probablement voyant un farang en perdition, des bonnes à¢mes me proposeraient de me ramener à  la station de bus. Mais non. Sur la grande route, un garagiste me voit et me demande ce que je fais là . Il m’indique quel van arrêter pour retourner à  mon point d’origine. Et ça coà»te que 20 baths. Je descends à  la station de bus, un échange de sourire avec le chauffeur de tuk-tuk de ce matin, l’air de lui dire « T’as vu, je suis revenu ! » et un chauffeur de minivan me crie « Lopburi ? ». J’étais le dernier passager qui manquait à  sa cargaison.
Une belle journée, avec des photos impressionnantes, un temple certes très récent mains intéressant et puis c’est aussi ça la Thaïlande des temples qui sortent de terre tous les jours et certains de plus en plus gigantesques. Et celui-là  a le plus grand Bouddha assis du pays avec 95 mètres. Qui dit mieux ?

Lopburi, des singes et des temples

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Je suis un peu en mode express car je n’ai qu’une semaine pour arriver à  Chiang Mai pour assister au Flower Festival donc mon arrêt à  Lopburi sera bref. Je viens notamment visiter le Palais Royal, fermé les lundis et mardis donc les jours ou j’étais ici la dernière fois.

Palais Roayal lopburi

La Noom Guesthouse n’a plus de place, je dormirai donc au Nett Hotel. Une fois enregistré et mes bagages déposés, je file direct au Phra Narai Ratchaniwet, juste derrière. Je dois dire que pour un ancien palais royal, je m’attendais à  un peu plus de faste. Pas que l’endroit ne soit pas plaisant mais ça devait appartenir à  un roi modeste ou timide. Un peu frustré quand même, je décide d’aller visiter le Wat Phra Si Rattana Mahathat que je photographie sous toutes ses coutures. Voilà , mon appareil photo et moi revivions. Je peux retourner me doucher et sortir manger au marché de nuit près de la voie ferrée.

Lopburi templr

Wat Phra Si Rattana Mahathat Lopburi

Le lendemain, à  8 heures, je suis au Prang Sam Yod, j’espère bien que les singes ne sont pas du matin pour pouvoir parcourir et photographier un peu l’endroit tranquille. Pari presque gagné mais quelques jeunes primates s’accrocheront quand même à  mon pantalon, un, m’utilisant même comme tremplin pour monter sur un mur. Apparemment, j’avais la taille idéale et j’étais bien placé.

Lopburi Prang Sam YodWat Phra Si Rattana Mahathat
J’avais remarqué sur le plan que m’avait donné le staff de l’hôtel, que Lopburi n’était pas loin de Ang Thong, une ville dont j’avais retenu le nom pour avoir vu des photos de son impressionnant Bouddha assis. J’avais alors demandé, photo récupérée sur internet avec nom du temple à  l’appui, comment y aller. Comme dans un jeu télé très connu ou on peut gagner plein d’argent, le gars perplexe, avait utilisé son joker « appel à  un ami » et je ne sais pas qu’il a appelé mais apparemment la personne connaissait son affaire. Me voilà  donc en route pour la station de bus. Wat Muang de Ang Thong, j’arrive !

France – Ayutthya avec escales

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Cette fois-ci, pas d’arrêt dodo à  Bangkok. J’ai décidé une fois atterri dans la capitale thaïlandaise de m’exiler directement à  la campagne. Oui, enfin à  Ayutthaya. Un coup d’Airport Link, puis de métro et me voilà  dans le train pour l’ancienne capitale du royaume.
La locomotive se met en branle avec une heure et quart de retard. Me voilà  dans l’ambiance thaïe. Ici, le temps et la ponctualité sont des notions bien plus relatives que chez nous. Arrivé à  destination, j’évite les sollicitations des chauffeurs de tuk-tuks et m’engouffre dans la rue en face de la gare, je commence à  connaître, pour embarquer sur un bateau et traverser la rivière (4 bahts) afin de me retrouver dans le coin des guesthouses et du marché. Enfin d’un des marchés parce qu’il y en quelques uns ici. Cette fois-ci, je pose mon baluchon à  roulettes chez Mr At, un peu malgré lui apparemment car malgré l’heure avancé de l’après-midi, je le tire clairement de son sommeil. Et l’ordre de l’accueil de sa guesthouse est bien plus aléatoire que l’an passé quand il venait d’ouvrir. Madame serait-elle absente ?

Ayutthaya

Ayutthaya thailande

Ayutthaya

Un petit tour rapide du quartier et je m’installe à  restaurant de rue pour exercer mon thaï et commander à  manger. Le lendemain, réveillé tôt, je me suis préparé tout un circuit avec en point d’orgue mon Wat Yai Chia Mongkhon adoré. Je l’aime ce temple, mais je l’aime ! Embarqué sur un vélo loué à  l’agence de voyage non loin car Mr At dormait encore, je me trompe dans les rues et me retrouve finalement sur une route qui je sais va me conduire au Wat Yai Chai Mongkhon. Au diable l’itinéraire, on va le faire à  l’envers. Et je dois dire que je suis content de retrouver ses deux grands bouddhas et son escalier, son carré de statues qui entoure son chedi et son Bouddha couché qui sans sa couverture des fois précédentes dévoile une pà¢leur charmante et fait toujours l’objet d’une grande dévotion. Nombre de fidèles et même de touristes y apposant une petite feuille d’or. Retour sur scelle et hop, au Wat Phanoeng et son immense Bouddha assis. Encore plus fréquenté. Et à  côté, sur la rivière, une petite navette fluviale pour traverser (10 bahts avec un vélo) et arriver au niveau de la Phet Fortress et repartir sur mon itinéraire à  rebrousse-poil. Passage à  la TAT que j’inonde questions, puis repas dans le marché à  côté du Wihaan Mongkhon Bophit et visite de ce dernier, un tour au Wat Thammikarat ou je découvre un très beau Bouddha couché qui m’avait échappé jusque là  et ensuite, je pars en quête du marché flottant, la vraie raison de ma présence ici car je n’y suis encore jamais allé. Je suis les panneaux, demande en chemin en thaï, on me dit qu’il est fermé, trop tôt peut-être, mais je continue, je veux le voir ! Suis têtu moi ! Et il est bien fermé. Pas temporairement, il est écroulé, à  l’abandon depuis les inondations. Renseignements pris, il y en a un nouveau mais c’est pas à  côté.

Bouddha Ayutthaya

Il se fait tard, je demande à  un tuk-tuk de m’y emmener. Il est 19h et il m’assure qu’il n’est pas fermé mais arrivé sur place, le noir complet, l’endroit a plié boutique depuis une bonne heure. Le lendemain matin, je serai enfin dans ce marché, certes artificiel, mais sympathique pour qui aime le shopping ou pour manger dans un cadre un peu différent. 50 THB les Pad thai kung (crevettes) par exemple.
Mission, accomplie, on peut aller voir les singes de Lopburi.

Let’s go to Thailand !

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C’est bientôt reparti pour 3 mois en Thaïlande ! Avec comme premier objectif, le Flower Festival de Chiang Mai et ensuite de découvrir plus avant le Nord et le Nord de l’Isan et pourquoi pas tenter d’aller au Preah Vihear même si les tensions politiques sur le sujet sont en train de se raviver. Une petite semaine de cours de Thaï (1h30 à  3h par jour) avec une prof particulière dans la capitale du Nord et je devrais être paré pour attaquer ce nouveau périple avec un programme précis qui devrait, comme à  l’accoutumé, ne pas être respecté.
Le suspens sera sur le Sam Roi Yod sur mes tablettes depuis longtemps mais qu’à  chaque fois, je zappe. Cette fois-ci, je compte bien franchir le cap et y séjourner. Un petit tour au Khao Yai, le parc naturel le plus visité du pays, il doit y avoir une bonne raison et continuer mon exploration du coin de Prachuap Khiri Khan que j’adore en allant à  Bang Saphan, qui devrait me plaire pour sa tranquillité. Et puis des îles que je n’ai pas encore faites: Koh Samet, Koh Phangan et Koh Phi Phi et peut-être celles de la région de Trang. Voilà  pour les grandes lignes. Et je ne manquerai pas de partager tout ça avec vous ici. En texte et en images. Alors rendez-vous fin du mois pour mes premiers mots et premières images sur cette nouvelle aventure. J’ai hà¢te…

Meilleurs voeux à  tous et à  bientôt !
Sawasdee pee Mai na krap !

P.S: j’ai ajouté il y a quelques temps une rubrique d’avis sur les hôtels en Thaïlande et les guesthouses aussi où je suis passé.

Faut-il partir en Thaïlande pendant la saison des pluies ?

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C’est un peu en résumé la question que je pourrais me poser en reprenant le chemin de la France. C’était la première fois que je partais en période de mousson et c’est vrai que les lourdes averses ont été présentes surtout en juillet et ont parfois compliqué ou perturbé un peu les choses…
Après une soirée au nouveau lieu à  la mode pour passer la soirée à  Bangkok, j’ai nommé l’Asiatique The Riverfront. Sur les rives du Chao Paya, dans les entrepôts rénovés de la East Asiatic Company qui commerçait avec l’Europe, se sont installés magasins et restaurants qui vous accueillent le soir et exclusivement en soirée. On n’est plus dans le contexte d’un marché de nuit populaire comme j’aime, c’est tout à  l’opposé, tellement plus high so pour utiliser une expression anglaise très prisée des Thaïlandais. Une fois, la nuit tombée, le cadre est certes sympathique mais un peu prout prout pour moi. Il y a d’ailleurs surtout des restaurants un peu chers à  l’exception d’un petit carré d’établissements à  la carte plus modeste mais qui restent chers en comparaison des prix normaux à  Bangkok et peu de magasins. Et du monde, bien plus qu’au Siam Paradise Night Bazaar ou au marché flottant d’Amphawa. Il faut dire que c’est assez facile d’accès et que le marketing autour a été énorme. Je vous conseille d’y aller dîner si vous voulez impressionner une fille sinon bof bof…

Asiatique The Riverfront Bangkok

C’est donc l’heure du bilan. Et je dois dire que j’ai vraiment pas envie de rentrer. C’est vrai que quand on part en Thaïlande pendant la saison des pluies, il faut s’adapter parce qu’à  n’importe quel moment une grosse averse peut venir perturber vos plans ou simplement vous bloquer quelque part pendant plus ou moins longtemps. Etablir un programme précis de ce qu’on veut faire au jour le jour, heure par heure c’est s’assurer d’avoir des désillusions ou de devoir le jeter à  la poubelle rapidement ou du moins de devoir le modifier drastiquement. Mais il y a une chose qu’on oublie parfois, c’est que partir en Thaïlande à  ce moment-là , c’est aussi y être pendant la basse saison ce qui implique que beaucoup de facilités ou services mis en place spécialement pour les touristes ne sont pas là  ou tournent au ralenti. Les interlocuteurs anglophones si nombreux sont beaucoup plus rares, les structures de renseignements moins présentes. Par exemple, je me suis souvent retrouvé dans les bureaux d’une antenne de l’Autorité Touristique de Thaïlande ou de la Police Touristique ou même au guichet d’un lieu de visite avec des interlocuteurs ne parlant pas ou très peu Anglais. A l’exception de Bangkok peut-être. Une opportunité de pratiquer la langue pour moi mais une difficulté si on a pas un peu de vocabulaire thaïlandais. Même si on s’en sort toujours. C’est pour les déplacements en bus notamment que ça peut-être plus compliqué d’arriver à  savoir lequel prendre. Le bon côté, c’est qu’il y a moins de voyageurs et que ce qui sont là  pour peu qu’ils arrivent à  communiquer avec les thaïlandais sont bien accueillis. C’est aussi pour le Sud l’occasion de bénéficier des prix très attractifs sur les hébergements que vous pouvez négocier à  ce moment de l’année quand le reste du temps ça ne sert souvent à  rien.
Pour un premier voyage dans le pays entre les averses quasi quotidiennes et très fortes ( et encore, j’y étais en juillet, le pire c’est septembre ) et l’activité touristique qui tourne au ralenti compliquant la collecte d’informations et même la possibilité d’aller dans certains endroits, je crois qu’il est mieux d’éviter la saison des pluies. Après vous aurez le virus de la Thaïlande et quelques soient les conditions ou le moment, vous serez comme moi, vous serez content d’y revenir et vous connaîtrez assez le pays pour vous adapter aux aléas qu’entraînent pluies et suppressions de services présents en saison fortes. On voit le pays sous un autre jour, plus authentique peut-être… Bref, je suis content d’être parti ( moins d’être revenu ;)) et même s’il y a des choses que je n’ai pas pu faire parce que les bus ou songtaews mentionnés dans tous les guides pour m’emmener n’existent pas en saison basse ( ce qu’aucun guide ne dit ), même si je me suis retrouvé plusieurs fois dégoulinant de la tête aux pieds alors que ce n’était pas Songkhran ou sous un abri de fortune pendant de très longues minutes ( pour ne pas compter en heure ), j’ai rencontré des gens incroyablement serviables avec l’OVNI que j’étais et qui, rare touriste, ne passait pas inaperçu. Et puis je n’ai jamais parlé autant thaï que cette fois-ci ! Sans oublié les lieux extraordinaires que j’ai découverts: Kamphaeng Phet et ses bouddhas paisibles, le majestueux Phanom Rung et son voison le Muang Tam, Phimai, son temple et son marché de nuit qui à  lui seul me donne envie d’y retourner rapidement… je ne dis pas que si j’ai le choix, je ne repartirai pas plutôt en haute saison mais la saison basse a aussi ses avantages pour peu qu’on sache à  quoi s’attendre et qu’on soit équipé en conséquence ( cape cycliste et patience sont les deux armes indispensables ). Il y a des zones qui sont plus ou moins touchées par les pluies. En attendant, rendez-vous ici pour un prochain départ…

Kamphaeng Phet ben que oui, p’têt ben que non

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Bon au départ, la suite prévue de mon voyage en Thaïlande, c’était Phetchaburi puis Koh Samet pour finir sur une plage à  profiter du beau temps et de la mer mais au vu de la météo de plus en plus adepte des douches longues, je me suis dit qu’on allait laisser tomber la plage pour cette fois.
Je change complètement de cap donc pour me rendre à  Kamphaeng Phet (bien dire pète et pas fête). C’est une destination qui m’intéresse depuis que j’ai lancé ce blog mais jusque là  je n’y étais pas encore allé. J’ai failli à  deux reprises mais à  chaque fois, je me suis ravisé. Cette fois-ci, c’est la bonne ! Et je ne vais pas ménager le suspense, je vous le dis de suite, je suis bien content d’avoir troqué mes envies de maillot de bain pour m’aventurer ici. Car oui, c’est un peu l’aventure quand même. Kamphaeng Phet a un très joli Parc Historique qui explique que certains la surnomme la Sukhothaï méconnue mais n’est pas du tout prête à  recevoir les touristes. Tous les hôtels sont assez loin du parc historique et très peu sont capables de vous accueillir dans la langue de Shaekespeare à  part les deux grands hôtels un peu haut de gamme et la fameuse Three J Guesthouse. C’est par ailleurs la seule qui est préparée à  recevoir le visiteur farang lui fournissant tout ce dont il a besoin. Peu de moto-taxis ou tuks-tuks, de location de moto ou vélo, un personnel à  l’entrée de la seule vraie attraction touristique qui ne parle pas l’English non plus ou à  peine et des brochures exclusivement en thaï. Bref, le touriste farang n’est pas trop attendu par ici et pourtant il aurait tort de ne pas venir ! Il faut dire, et ça je l’apprendrai par la suite, que cela ne fait qu’un an que Kamphaeng Phet fait des gros efforts pour s’ouvrir au tourisme. Certains tours proposent un package SukhothaïKamphaeng Phet maintenant. Mais la majorité des visiteurs restent des nationaux. Ca va changer après cet article, bien sà»r 😉
A mon arrivée, je descends du bus en même temps que l’essentiel des passagers. Histoire de ne pas me retrouver loin de tout à  la station de bus. Un élan hors du car sur un coup du tête mais qui s’avèrera judicieux. Je m’en remets à  un chauffeur de moto qui me promets de me déposer à  un hôtel ou les chambres sont à  500 THB. Sauf qu’en fait c’est le double et que le temps que je m’en rende compte, il a pris la tangente. La géométrie et moi on n’a jamais été trop copains ! Je me mets sur le trottoir, ouvre ma valise pour sortir mon guide et rapidement un scooter avec deux jeunes femmes s’arrête à  ma hauteur et tente de me demander dans un Anglais approximatif, ce que je cherche. Un peu d’Anglais, beaucoup de thaï et voilà  ma valise en sandwich dans la brochette des deux anges gardiennes venues à  mon secours ( oui, j’en fais un peu trop, je sais ) et moi sur le scooter direction un hôtel. Sont serviables les femmes dans ce pays. L’hôtel, le Golden Place, est très bien. J’ai une petite maison presque pour moi tout seul avec même un préau pour garer la voiture que je n’ai pas. Spacieuse, confortable avec tout ce qu’on peut demander ( TV, air conditionné, petite terrasse, frigo, bureau, armoire spacieuse, grande salle de bain avec eau chaude et WIFI , sans parler des draps et serviettes changés tous les jours et le sol lavé ) pour 450 THB petit dej (thaï, c’est-à -dire soupe et riz avec accompagnements très épicés ) compris. J’ai jamais eu aussi bien dans mes différents périples, surtout à  ce prix. En plus, c’est à  deux minutes du Big C ; mon supermarché préféré en Thaïlande. Bref, c’est un peu loin de ce qu’il y a à  visiter mais c’est la règle ici. Pour le reste c’est le pied même si personne ne parle Anglais. Le seul mot que le personnel semble connaitre c’est checkout. Ils me le répèteront tous les matins lorsque je viendrai payer une nuit supplémentaire, pensant que j’allais quitter mon nid douillet. Mais non, comme un candidat en quête du magot à  la fin de Questions pour un Champion: « je reste ! ».
Le Parc Historique de Kamphaeng Phet ? Oui, pardon, je vais en parler ! Il renferme de nombreux temples de la période de Sukhothaï en moins bon état que dans l’ancienne capitale du Royaume mais dans un décor plus naturel. Ce qui fait que c’est un endroit très agréable pour des balades à  vélos. Surtout la 2e partie. Et il y a quand même au moins deux temples qui valent vraiment le détour. Chacun dans son secteur (100 THB l’entrée à  chaque fois ou 150 si vous achetez l’entrée pour les deux secteurs de suite). Le Wat Phra Kaew qui aurait hébergé à  une époque le Bouddha d’émeraude qui se trouve maintenant dans le temple du même nom à  Bangkok ( comme tous les temples qui s’appellent comme ça en fait ), surtout remarquable pour ses deux bouddhas assis installés derrière un troisième couché. Et le Wat Phra Si Iriyabot et son bouddha debout assez bien conservé mais timide car visible que de l’arrière. Et à  côté beaucoup d’autres ruines dont le Wat Chang Rop soutenu par des statues d’éléphants.

Kamphaeng Phet Wat Phra Kaew

Kamphaeng Phet Historical Park

Kamphaeng Phet Historical Park

Ma première tentative pour visiter tout ça n’a pas été très heureuse. Un peu prétentieux, j’avais cru, alors qu’il avait plu toute la matinée sans interruption et que je l’avais passé à  faire du shopping au Big C ( j’ai trouvé un super jean à  5 euros ), arriver à  lire le ciel et persuadé qu’il ne pleuvrait plus ou à  peine, j’avais pris un tuk-tuk devant le supermarché pour aller au parc. A l’entrée, j’ai loué un vélo et suis parti sur la route goudronnée qui le traverse. A peine 5 minutes plus tard montre en main, il commence à  pleuvoir. Pas trop fort mais bien déjà . Je pose le vélo et décide de visiter avec mon parapluie. Moins pratique pour les photos. Mais l’averse s’intensifie. Je me réfugie dans un abri et c’est reparti pour une pluie battante comme la mousson en a le secret. Et pendant plus d’une heure. Reste une pluie fine pour que je finisse ma visite en mode Mary Poppins, parapluie à  la main. Arrivé au centre d’Information, je me renseigne sur comment retourner à  mon hôtel car j’ai congédié le chauffeur qui m’a amené ici, il demandait bien cher pour m’attendre et au pire, je savais où attraper les bus et revenir là  où je suis descendu la veille, ensuite à  pieds c’est une demie heure. La jeune fille me dit qu’il n’y a rien, pas de bus, de songthaews, de moto-taxis ou même de tuk-tuk dans le coin. Pas prête à  accueillir les touristes étrangers sans voiture, je vous dis. Mais elle me propose d’attendre qu’elle est fini son service dans 10 minutes et de me ramener. Ce qu’elle fera gentiment.

Kamphaeng Phet Historical Park

Kamphaeng Phet Historical ParK

Kamphaeng Phet

Kamphaeng Phet Sukhothai

Le lendemain, il fait beau, je prends un billet pour tout le parc cette fois-ci est revisite même les temples vus la veille. J’ai loué un vélo à  la Three J. Guesthouse qui a gardé ma carte d’identité en otage, seul moyen pour qu’ils acceptent de me laisser une monture, une caution ne leur allait pas. Je n’aurais pas besoin qu’on me ramène cette fois-ci. Et je dois dire que je profite vraiment du temps et du lieu. D’autant que je ne croiserai aucun autre visiteur pendant les plus de trois heures que j’y passerai. Je passe faire un coucou à  ma motarde de la veille. On discute pendant près d’une heure avec une de ses collègues. Elles me proposeront de les retrouver le soir pour m’emmener manger les meilleures pad thaï de la ville. Elles ne valent pas celle de mon petit stand à  Bangkok mais c’est sympa de partager ce moment. J’aime tellement ma chambre et le fait de pouvoir aller au Big C acheter toute sorte de pà¢tisseries ou glaces pour trois fois rien que je décide de rester encore une journée. La plus belle depuis que je suis ici qui s’achèvera par le meilleur massage des pieds que j’ai eu en Thaïlande, dans une petite boutique pas loin de mon hôtel. Très douée, la masseuse, ne regardera pas la montre puisqu’en fait, elle ne me laissera repartir qu’au bout d’1h30. Il faut croire qu’il y avait du boulot !
Demain, y a pas le choix, retour à  Bangkok car vendredi, c’est retour coucouche panier à  Strasbourg.

Cha-Am n’en manque pas

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Il n’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et fort de cet maxime, je peux dire que je ne suis pas la moitié d’un con. Aujourd’hui, je me rends à  Cha Am pour la journée, sur le même mode qu’hier pour aller à  Pranburi. Avec une précaution en plus qui changera tout enfin j’espère, je me suis renseigné et le bord de mer n’est qu’à  un kilomètre de Phetkasem Road cette fois.
Un nouveau bus rouge, le 420, cette fois qui pars d’un autre endroit et je demande au chauffeur de me déposé dés que je vois l’enseigne de la TAT histoire de toute suite les harceler de questions et faire le plein de cartes et prospectus. Manque de chance, il est en travaux le bureau d’information. Et si la journée se présentait aussi bien qu’hier ? Mais non, c’est pas grave, là  encore j’ai un petit plan et c’est facile, la mer, c’est à  droite. Je m’enfonce donc dans une rue de ce côté et au bout de 10 bonnes minutes « Mer en vue ! ». J’avais pris un copieux petit dej en attendant le départ du bus avant de partir histoire de ne pas prendre de minutes de temps sans pluie sur place. Donc pas de halte cette fois. La plage est immense, elle n’en finit pas. Par contre, elle a le défaut des plages par ici. Elle n’a quasiment aucun dénivelé ce qui fait que pour avoir de l’eau un peu plus haut que les genoux quand on n’est pas à  marée haute complète, faut beaucoup avancer. La plage est séparé des hôtels et autres établissements par la route. Aucun établissement n’a donc d’accès direct à  la mer.

Enfants Cha Am

Plage de Cha-Am

Je suis de suite frappé par l’atmosphère qui semble ici plus à  la cool, je serai tenté de dire plus routard et qu’a Hua Hin. Il faut dire que je ne suis pas dans le coin des grands hôtels qui se sont ghettoisé plus en amont. Les guesthouses sont légion, les petits bars et restaurants aussi. Le coin routard fêtards par excellence semble, le Soi Bus Station avec des chambres dans les 300 THB et multitude de bars. Autre curiosité, il y a très régulièrement des toilettes et douches payantes qui en plus louent souvent des vélos. Je n’en ai jamais vu autant. Vers la fin de la plage, un avant la jetée, je m’allonge quelques minutes l’ombre pour faire une micro sieste. Puis je me relève. Objectif, le village de pêcheurs.
Un petit coucou à  la statue de Naresuan et au temple du Wat Neranchararam qui cache un trésor, la statue peu commune d’un bouddha blanc qui se cache les yeux et se bouche les oreilles avec les mains et qui pour se faire en a quelques unes supplémentaires. Elle me plait cette statue ! Un peu plus loin, j’entends de la musique et vois une petite procession avec des gens qui dansent devant. Je m’approche et rapidement ils m’invitent à  faire toutes les photos que je veux. Une veille dame m’invitera même à  danser. Je ne sais pas trop si c’est pour un mariage car je ne vois aucun couple vedette dans le cortège. Je sais juste qu’ils se rendent au temple. Je continue ma route vers le port.

Cha Am Wat Neranchararam

ceremonie Cha Am

mariage à  Cha Am

Là , de nombreux restaurants arborent des bassins comme vitrine avec crabes, crevettes, poissons et crustacés de toutes sortes. J’avoue ça fait plutôt envie mais il est plus l’heure du goà»ter que celle d’un poisson frit. Les « salles » sur pilotis tout en bois, donne sur le port et ces nombreux bateaux traditionnels thaïs en bois avec des couleurs chatoyantes essentiellement à  base de rouge, bleu et vert. Bref, je crois que Cha Am est un endroit qui pourra me plaire pour une prochaine fois.

Port de Cha-Am

Là , je dois retourner à  Hua Hin. Et commençant à  devenir un expert pour lire le ciel thaïlandais, je sens que l’averse quotidienne ne va pas tarder. J’enfourche donc un moto-taxi, car oui, ici il y en a sur le front de mer et beaucoup, direction la route ou passent les bus. Pour une fois et c’est pas courant, le conducteur est une conductrice. Le bus arrive, j’y grimpe. 5 minutes plus tard, il pleut et plus nous allons vers Hua Hin, plus la pluie devient intense. Rapidement le chauffeur a arrêté son bus pour fermer toutes les fenêtres habituellement béantes pour remplacer la climatisation absente. Une très bonne idée car peu de temps après une voiture nous a dépassé en passant dans une immense flaque d’eau et une véritable vague déferlante a englouti le bus. On se serait cru en pleine mer.
La mousson sur une moto, c’est fait, à  vélo, c’est fait, en bus c’est fait, à  pieds, c’est fait. Suis pas loin d’avoir fait le tour de la question…


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