Articles ‘Voyage en Corée du Sud’

Conseils pour trouver son hôtel en Corée

Share Button

Lorsqu’on voyage en Corée du Sud comme partout, on a besoin de trouver un endroit pour dormir. Et s’il y a de nombreux hôtels (et motels mais ça on en reparlera) et guesthouses, il y a quelques petites choses à savoir pour s’éviter quelques désagréments. Quelques petites choses que j’ai découvertes au fur et à mesure et que je n’aurais pas été mécontent de connaître avant le départ.

Séoul

Les matelas en Corée

Première chose, il faut savoir que si nous Occidentaux avons de jolis lits à lattes ou ressors en général dans nos hôtels, les hôtels en Corée peuvent, et c’est précisé, avoir des matelas coréens, les matelas yo parfois poser sur un support chauffant appelé « ondol ». Les matelas yo sont un peu comme un futon mais plus fins et selon les endroits, si fins que quelqu’un habitué à nos matelas n’y dormira pas forcément bien. Il est donc important d’être conscients avant de réserver une chambre que vous pourrez vous retrouver à dormir à même le sol sur un matelas de 2-3 cm d’épaisseur seulement. Certains y dorment très bien d’autres beaucoup moins bien. Si vous avez des problèmes de dos, c’est pas le top.

Après si voulez dormir à la coréenne, c’est une chambre avec matelas yo qu’il faut choisir.

Mon conseil: vérifiez le type de matelas avant de réserver une chambre et si vous visitez la chambre avant de la prendre, testez le matelas. Même les matelas comme les nôtres sont souvent très durs en Corée. Donc avoir un matelas « classique » n’est pas forcément l’assurance de dormir dans un lit moelleux. 

Les chambres fumeurs/non-fumeurs dans les hôtels en Corée

Pendant mon séjour, je n’ai pas trouvé de chambres non-fumeur en Corée. Et ça a été parfois problématique car les chambres empestaient littéralement la clope et souvent, c’était la climatisation, encrassée par les occupants amateurs de tabac, qui déversait en permanence cette odeur. Et couper la clim, n’est pas toujours une option sous peine de crever de chaud. Enfin ça dépend des saisons et des destinations.

Vous aurez beau demander à l’accueil une chambre non-fumeur, vous trouverez quasi systématiquement un cendrier dedans et aurez régulièrement la mauvaise surprise de voir l’air de la chambre empester la cigarette dés la mise en route de l’air conditionné.

Mon conseil: demandez à voir la chambre et… sentez-là ! En ayant pris la peine de faire tourner la clim quelques minutes.

Les Motels en Corée

Parfois pudiquement appelés « Love Hotels », ces établissements souvent très kitsch et dans certaines villes, bien plus nombreux que les hôtels classiques semblent plus être des hôtels de passe que des des lieux pour les amoureux. Vous avez les parking à rideaux qui vous permettent de rentrer en tout discrétion avec votre voiture sans que personne ne vous voit, la lucarne de l’accueil est parfois faîte de telle manière que même le réceptionniste ne voit pas votre tête mais juste vos mains pour payer. Et outre la déco très maison close des couloirs et des chambres (miroir au plafond, coussins en forme de coeur, velour, couleur rouge omniprésente…), c’est le système de fermeture des chambres avec plusieurs états qui permet de minuter votre utilisation qui montre bien la destination première de ces établissements.

Après, une fois qu’on sait où on met les pieds, ça peut-être intéressant car même si ce n’est pas leur objectif, vous pouvez tout à fait louer une chambre dans un motel pour une ou plusieurs nuits. Et si la déco est kitsch, les lits sont bien, vous avez du Wifi gratuit, une salle de bain très bien, une bouilloire pour faire du café ou du thé, un frigo une télé câblée… Et a priori, c’est suffisamment bien insonorisé pour que l’activité nocturne des autres ne vous dérange pas.  Bref, il y a tout ce qu’il faut mais c’est aussi souvent ici aussi que les chambres sentent le plus la cigarette.

Mon conseil: les motels peuvent être une expérience à vivre et un bon plan pour avoir des chambres pas mal moins cher qu’ailleurs. Après, il faut absolument visiter la chambre et là aussi la sentir et idéalement voir ce que ça donne la nuit. Et bien sûr si vous voyagez en famille, évitez les motels, vous pouvez y faire des rencontres dans l’ascenseur qui déclencheront des questions du style « pourquoi elle est habillée comme ça, la dame ? » chez vos enfants.

Les guesthouses en Corée

Il y a beaucoup de guesthouses à Séoul notamment mais aussi quelques unes dans les destinations les plus touristiques de Corée du Sud. Après, elles sont d’inégale valeur. Et si on a moins eu le souci de la cigarette dans les guesthouses, il faut là aussi bien regarder le type de matelas proposé. Ca reste toutefois souvent le bon plan surtout quand vous débarquez pour la première fois dans une ville, les guesthouses les plus actives sont très bonnes conseillères pour vos visites. J’ai particulièrement apprécié l’aide et l’accueil de la You & I Guesthouse à Jeju par exemple.

Jeju

Jeju, île volcanique au Sud de la Corée

En Corée, les guesthouses ont souvent de très nombreuses chambres. N’espérez pas trouver ici une petite maison d’hôte avec 4-5 chambres et une ambiance familiale. Pour ça, il faut opter pour une autre option (voir plus bas). Souvent, le principe c’est que vous avez une chambre un peu plus modeste que dans un hôtel avec petit déjeuner compris et une cuisine collective où chacun peut venir se préparer son repas matinal voir d’autres repas (mais en général seuls les ingrédients du petit-déjeuner sont fournis).

Mon conseil: privilégiez les « grosses » guesthouses, ça fait un peu plus usine à touristes mais en général vous n’avez pas de mauvaises surprises que ce soit sur la propreté, le petit-dej ou la disponibilité du personnel pour vous aider à préparer vos visites ou vous conseiller. Et regardez les sites d’avis même s’ils sont parfois trompeurs (voir plus bas).

Les hanoks en Corée

Je n’ai pas eu l’occasion de tester juste d’en voir mais les hanoks, semblent l’option la plus charmante pour passer la nuit en Corée. Les hanoks sont des maisons traditionnelles coréennes rénovées qui accueillent des touristes. Ici, on retrouve le charme de la Corée d’antan et une ambiance un peu plus chaleureuse et familiale. Par contre, qui dit « traditionnelle » dit en général matelas coréen évidemment.

A Séoul, vous avez quelques hanoks dans le quartier de Bukcheon, sinon vous en trouvez dans d’autres villes soit dans des quartiers traditionnels soit plus isolés. L’autre lieu où il y a beaucoup de hanoks c’est Jeonju mais il y en a ailleurs.

Mon conseil: si vous voulez dormir dans un hanok, il est conseillé de réserver à l’avance car ils sont très prisés.

Le chek-in dans un hôtel Coréen

Evidemment comme vous êtes un étranger en voyage, on vous demandera de montrer votre passeport à l’accueil de l’hôtel. Et vous aurez une fiche d’informations à remplir. C’est la procédure classique. Par contre, ce qui change un peu en Corée, c’est l’heure à laquelle les chambres sont disponibles. Si nous sommes habitués à ce qu’elles soient libres et prêtes pour les clients à midi, en Corée, c’est plutôt vers 14 ou 15h que les chambres sont disponibles.

Mon conseil: n’adaptez pas votre programme, ça vous ferez perdre des demi-journées de visite. Allez à l’hôtel ou la guesthouse quand vous voulez, quitte à leur laisser vos bagages si la chambre n’est pas prête et partir visiter.

Les prix des hôtels en Corée

Le rapport-qualité peut-être très variable en Corée. Il faut compter une trentaine d’euros par nuit pour une chambre double avec salle de bains en guesthouse. Les hôtels sont un peu plus chers.

Et sur les sites d’avis ou de réservation, de très bonnes notes peuvent amener à quelques déceptions. Non pas que ce soit de faux avis mais l’essentiel des avis ne vient pas d’européens et nous n’avons pas les mêmes attentes ni les mêmes habitudes de confort ou service. Si vous pouvez, demandez à voir les chambres avant de les prendre et ce même si vous avez réservé. Il est plus pratique de réserver vos chambres à l’avance selon les destinations car les hôtels ou guesthouses ne sont pas toujours concentrés, au contraire.

Attention, il y a aussi quelques fêtes où les destinations les plus balnéaires (Busan, l’île de Jeju par exemple) sont prises d’assaut, c’est surtout le cas pour Seolal, le Nouvel An Coréen et Tchusok.

Mon conseil: utiliser les sites comme Booking.com pour voir les avis mais focalisez-vous surtout sur les avis des occidentaux voir des Français.

En résumé, si vous aimez un lit confortable soyez vigilent sur le type de matelas et leur dureté. Attention, aux chambres qui sentent la cigarette et quand vous entrez dans un motel, sachez bien ce que c’est. Sinon pour une plongée plus authentique et traditionnelle, essayez de dormir dans un hanok.

 

 

Même joueur Jeju encore !

Share Button

Pour notre deuxième jour de visite à Jeju, nous changeons de lieu et nous installons à  Jeju-si. Si, si ! Quand on met « si », ça veut dire ville. On est donc dans la ville de Jeju sur Jeju-do (« do » c’est pour dire « île », « ré », « mi », « fa », « sol », je sais pas encore pour quoi c’est ;)). Il aura fallu 1h20 de bus 780 pour y parvenir. De toute façon aujourd’hui, c’est journée bus ! Toutes nos visites sont sur la ligne 701 et ses chauffeurs fous du volant.

On commence par le Dol Hareubang Park où l’on retrouve des dizaines de grands-pères de pierre. Des traditionnels avec différentes fonctions et des plus contemporains. Il y a même un groupe de musique, genre les Beatles mais en pierre ! On a fait le plein de photos de Dol Hareubang (je ne sais pas si on met un s aux pluriel). En musique d’ambiance, car oui, il y avait de al musique dans le parc, on a eu droit auxWham qui veulent qu’on les réveille avant qu’on « go go », puis, peut-être en notre honneur, Edith Piaf qui décidément rien de rien, elle ne regrette rien !

Jeju Island

 

Dol Hareubang Jeju

Ile de Jeju

 

Etape suivante, le cratère de Seongsan Ilchulbong, toujours en bus. Il est 13 heures passées, on s’arrête dans un restaurant pour manger le fameux porc noir de Jeju et c’est… vachement bon, enfin cochonnement bon du coup ! Une fois sur le site du cratère, on descend sur la plage voir les femmes plongeuses de Jeju qu’on appelle Haenyo (littéralement femmes de la mer). Quelques photos, un petit portrait souvenir avec elles et c’est parti pour l’ascension du cratère.

Jeju Haenyo

Haenyo femme pecheuse

Jeju Haenyo

Avec toujours un chemin pour la montée et un chemin pour la descente. Restons ordonnés, on est en Corée quoi ! En chemin, on découvre de superbes vues sur les environs et notamment l’île voisine de Udo. Une fois en haut, des strapontins nous attendent pour nous reposer de cette montée certes pas si longue mais éprouvante quand même. Le cratère se tient devant nous. On ne peut que l’observer depuis la plateforme et pas en faire le tour mais c’est beau. On rassemble nos forces et on redescend.

Jeju island

Jeju

Ile de Jeju

Retour au bercail en bus 701 avec comme à l’aller un chauffeur qui conduit comme dératé, faisant des bonds sur les dos d’âne, prenant les virages à fond. Bref, on a 1h20 de route mais n’espérons pas dormir dans le bus. N’empêche le système de bus de Jeju est pratique pour visiter quand on est pas véhiculés. Et pas de souci si vous ne lisez pas le coréen, les arrêts sont annoncés en Anglais après une jolie sonnerie rappelant la sonnette de chez mon médecin. Il y a même parfois un écran qui annonce les stations. On aura pas tout vu de Jeju, il manque notamment le cratère du mont Hallasan mais on reviendra sûrement un jour. C’est une des 7 nouvelles merveilles de la nature quand même ! Et effectivement c’est un site naturel exceptionnel, après on n’y retrouve pas les maisons coquettes et traditionnelles qu’on aurait pu attendre sur une île. Jeju, c’est moderne !

Le lendemain, matin, dans le taxi pour l’aéroport, on regarde la pluie tomber. Elle vient nous dire au revoir après nous avoir fait la politesse de s’éclipser le temps qu’on visite l’île…

L’île de Jeju et ses grand-pères

Share Button

Non, non, je ne sous-entends pas qu’à Jeju (prononcez Jéjou), il n’y a que des vieux…. La prochaine étape de notre voyage en Coréee, nous emmène à l’île volcanique de Jeju mais pas de panique, elle n’est plus en activité. Enfin, je crois… Nous avons pris la compagnie Jeju Air et ses avions dont la queue vous fait un clin d’oeil, depuis le second aéroport de Séoul, celui de Gizmo, euh non pardon, Gimpo – lui a priori si on lui jette de l’eau dessus, il ne se transforme pas en Greemlin – aussi accessible en AREX mais dans sa version « je m’arrête partout, et pis c’est tout ! ». On part, sous la pluie et on arrive… (suspense)… sous la pluie battante. On a pris nos quartiers dans le sud de l’île à Seogwipo. Le temps de faire les courses, de se gaver de la très bonne pizza du E-mart voisin et de faire un petit tour à pieds, la nuit tombe.

Le lendemain, il fait grand beau, on attaque les choses sérieuses. On embarque dans le bus 702 direction le mont Sangaksan. On l’a choisi pour son temple dans une grotte mais on découvre devant un grand et  superbe temple en bois. Mais moi, c’est en face la mer et la colline qui m’attire. On y descend, on s’arrête pour acheter un couple de Dol Hareubang (littéralement traduit cela signifie grand-père de pierre d’ou le titre de mon article), les statues protectrices de Jeju que l’on retrouve un peu partout sur l’île. Un petit tour, sur le Hammel, un bateau à sec et j’ai envie d’aller juste faire le tour de la côté derrière pour voir le paysage. Bien, m’en a pris, ce bout du littoral est magnifique ! La lave creusée par la mer forme de superbes reliefs ! Et on y croise quelques pêcheurs.

Jeju

IMG_1764

IMG_1789

IMG_1801

IMG_1836

On remonte visiter le temple. Il y a une cérémonie en cours à laquelle on prend le temps d’assister un peu puis on passe à la grimpette pour arriver à la grotte dans laquelle un petit temple très simple est installé. Une statue de Bouddha trône en hauteur et devant un petit bassin dans lequel l’eau goutte d’en haut. On s’est très bien senti dans le coin du mont Sangaksan. Tellement qu’on y est restés 3 heures ! Voilà qui commençait très bien notre découverte de Jeju.

IMG_1867

IMG_1868

IMG_1942

IMG_1891

IMG_1938

Ensuite, direction la cascade de Cheonjegyeon, enfin, les cascades, il y en a 3. Ma préférée, c’est définitivement la seconde, mais chut, ne le dîtes pas aux autres, il paraît qu’elles sont susceptibles ! Un coup de taxi pour l’autre cascade, cette fois unique, qui à une lettre près porte presque le même nom puisqu’elle s’intitule Cheonjigyeon. Ils se foulent par pour nommer les cascades ici !

IMG_1987

Elle est beaucoup plus impressionnante ! On y croise beaucoup de Dol Hareubang. Dont toute une famille, juste avant l’entrée. Une légende voudrait qu’une petite fille se soit perdue dans la forêt et soit tombée nez à nez avec une de ces statues qui lui a parlé. La fillette a pris peur (normal, c’est une fille) mais après l’avoir rassurée, la statue l’aurait ramené chez elle. Accueilli assez hostilement par les habitants aussi, le grand-père de pierre aurait gagner leur confiance pour finalement devenir un protecteur de l’île. Et parce que je suis sympa, je donne une petite recette pour celles qui veulent tomber enceintes : prenez un grand verre d’eau, mélangez un bout de nez de grand-père de pierre pilé et buvez, c’est prêt !

Dol Hareubang

On se ballade ensuite sur le pont en forme de voilier un peu avant le parking et sur l’île à laquelle il mène. Le soleil décline un peu, nos forces aussi. On rentre après une belle journée, la tête pleine de jolies images et le sac plein de petits Dol Hareubang. Je suis tombé sous le charme de ses grands-pères de pierre !

Premiers pas en Corée: 2 jours à Séoul

Share Button

Pour changer un peu de la Thaïlande, du Cambodge ou du Vietnam, me voici en Corée du Sud pour un petit voyage de 12 jours. L’occasion de découvrir un autre pays d’Asie, une autre culture, d’autres habitudes. Et comme tout voyageur qui arrive de France, c’est à Séoul que je pose d’abord mes valises (celle que j’ai sous les yeux après un long voyage qui m’aura vu prendre un tram, un bus, deux avions et un métro rapide d’abord puis ma valise à roulettes).

 

Arrivée en début d’après-midi, à Incheon, l’aéroport principal de Séoul, je récupère ma valise sur le tapis roulant avec un étrange dispositif jaune accroché dessus m’invitant à aller à la douane. Plus je m’approche de la sortie plus le dispositif se met à bipper et clignoter. Une fois au « Custom Office », je suis invité à ouvrir la gueule de ma valise et me voit obligé d’abandonner mon couteau suisse, fidèle compagnon de tous mes voyages depuis des années qui ici est jugé dangereux, sa lame faisant à peine plus des 6 cm autorisés en Corée aux dires de la très gentille officière que se l’est donc accaparé. Je pourrai le récupérer en partant (à priori gratuitement). On verra s’il me manque. Un petit coup d’AREX et 43 minutes plus tard, nous voilà à Séoul Station. Reste plus qu’à trouver l’hôtel.

roi sejong

 

Cette formalité remplie, nous allons découvrir à pied, une porte de la ville, le marché de Namdaemun, la Statue roi Sejong qui a inventé l’alphabet coréen, la cour du temple Gyeongbokgung juste derrière avant de finir par un petit tour à Isadong ou je n’ai pas résisté à l’envie d’acheter des rissoles au japchae, vraiment délicieuses. Le soir, une pluie averse digne des plus belles de la mousson thaïlandaises nous a forcé à nous réfugier dans un restaurant avant de pouvoir déambuler dans le marché Mueong Dong et y faire du shopping. Et on n’était pas tout seuls même si la pluie avait, parait-il, fait diminuer le nombre habituel de vadrouilleurs dépensiers.

palais-seoul

 

Cette petite balade dans Séoul, enfin apparemment ici on dit « Soul », fut déjà pour moi l’occasion de découvrir quelques particularités coréennes ou du moins séouliennes comme les passages cloutés qui outre un classique bouton d’appel possède deux rangées zébrées une pour chaque sens de traversée avec des flèches devant pour te dire laquelle prendre en fonction de ton trottoir de départ. Quand le bonhomme devient vert, un petit bruit probablement volé aux vaisseaux ennemis de la première version de Space Invaders (le jeu vidéo auquel je jouait sur la console Atari en bois de mes grands-parents quand j’étais petit) se déclenche jusqu’à ce que toutes les flèches à côté du bonhomme se soient éteintes et que les voitures aient le droit de t’écraser, enfin, de passer, je veux dire. Après c’est qu’il y a des gens qui ne traversaient pas sur le bon côté du passage. Je dis ça, je dis rien mais j’ai les noms !

seoul

 

Ce qui me frappe dans ces premières heures en Corée, c’est ce sens de l’organisation étonnant qui m’a fait retrouvé le même système dans le passage qui mène au métro de Séoul Station devant laquelle malgré le grand nombre de passagers attendant les différents bus régnait un ordre parfait laissant l’accès aux passages piétons et même un espace pour que les piétons puissent continuer à circuler. En rang deux par deux dans un serpentin idéalement placé et sans la moindre instruction ou inscription au sol, les usagers attendent. Impressionnant. Et en face, sur la facade de la Seoul City Tower, alors que la nuit est tombée, un jeu de diodes sur la façade s’allume pour animer un personnage lumineux blanc, en mode mime Marceau, qui fait semblant de lancer un objet pour finalement le perdre. Amusant.

temple jogyesa seoul

 

Le deuxième jour, on passe aux choses sérieuses. On prend le métro en mode T-Money experts (T-Money c’est le pass navigo d’ici), visite du temple de Jogyesa et ses trois grands Bouddhas, encastré entre des buildings ultra-modernes. Un endroit dont la sérénité est du coup un peu entachée même si le bâtiment principal est agréable et son intérieur superbement décoré. Des moines sont en train de faire un prière publique, j’enlève mes chaussures, prends un coussin et m’installe quelques minutes parmi les autres fidèles. Un petit tour à Insadong dans un petit restaurant pour déguster un Bulgogi (7000 KRXW), puis, balade dans Bukcheon, le quartier traditionnel. On monte, on photographie les toîts, on descend, on remonte. Un vrai dépaysement ! Certaines maisons semblent récentes mais toutes sont dans le style traditionnel.

bukcheon seoul

 

seoul-* bukchon

 

Plus tard, je demande à une des cowboys rouges avec « i » sur le Front qui sont la pour renseigner les gens comme, moi, les touristes quoi,  le chemin pour notre prochaine étape. Elle me donne un plan sur lequel elle a mis les flèches adéquates. Quelques minutes plus tard, nous voilà devant le Palais Changdeokgung (entrée 3000 KRW). Un endroit immense, demeure royale avec des toits en bois superbes, du même style que ceux du temple Jogyesa mais en plus nombreux et plus variés. Le palais possède un jardin secret -il faut acheter une visite guidée pour avoir le droit d’y pénétrer- pas si secret vu qu’ici tout le monde est au courant de son existence. Il faut dire c’est marqué sur les panneaux, les cartes, partout. Pas très doués pour garder un secret, les Coréens ! La visite dure 1h30 et vous emmène voir d’autres bâtiments et la porte de la longévité qui ne doit être franchie que dans un sens et surtout pas dans l’autre et vous êtes alors assurés, enfin si tout va bien, de vivre vieux.

palais royal seoul

 

seoul coree

 

Le soir, arrive, la pluie aussi. On dîne au marché de Namdemon pour un peu cher à mon goût (34.000 KWR) mais c’était bon. Demain, on quitte la capitale pour l’ïle de Jeju au Sud.

P.S: à noter que pour obtenir un visa touristique (c’est gratuit) à l’arrivée, il faut avoir un billet de retour ou un billet d’avion prouvant votre sortie du territoire, sans quoi, vous serez refoulés. C’est du moins ce que nous a expliqué la compagnie aérienne qui ne nous a embarqués que parce que nous avions un vol Séoul-Bangkok de réservé.


-hotels.fr
  • Blog de Thailandee.com
    Paperblog