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Allons à Bang Saphan

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Suite à l’excellent massage des pieds et surtout le petit snack cacahuètes caramélisées au sésame et banane qui accompagnait le thé que vous offre traditionnellement la plupart des salons de massage, enfin si vous avez demandé un massage traditionnel lui aussi, j’avais envie de rester une journée de plus à Hua Hin et prévu d’aller d’un coup de songthaew vert à Khao Thakiab. C’est un coin que j’aime bien. Je descends tout guilleret à l’accueil de ma guesthouse et propose de payer la nuit à venir. « Already have booking ». Mince me voilà à la rue. J’avoue, j’avais un peu prévu le coup et décidé que ce serait la disponibilité de ma chambre qui déciderait de la suite de mon voyage en Thaïlande. Bang Saphan Yai étant ma prochaine destination prévue, je vais donc y aller dés aujourd’hui. Coup d’œil aux horaires des trains, il y en a un dans 20 minutes, j’ai pas fait ma valise, il faut 10 minutes pour aller à la gare à pieds, je suis large ! Je prends mon temps, discute un peu. Pas de panique, les stressés, en Thaïlande, les trains sont toujours en retard, celui-ci vient de Bangkok, je lui pronostique environ un heure de retard. Et je joue gros sur ce pari car le suivant est à 17h. Et ben au final, il aura eu 1h20 de retard. Large, je vous dis !
Arrivé sur le quai de Bang Saphan Yai après plus de 3 heures de tchoutchou, je ne m’embête pas et demande à un moto-taxi de me trouver un bungalow sur la plage pour un bon prix. Course 100 bahts, chambre 250 bahts à 28 pas de la plage (j’ai compté). Le coin est calme, la ville est à 5 kilomètres et ici des bungalows, un hôtel de luxe, un bar-laverie-salon de massage-café internet-restaurant et du sable brun devant une mer gentiment agitée qui le remue. Les visages pâles autour parlent tous Allemand, même certaines Thaïes baragouinent du Goethe.  C’est dans l’hôtel de luxe à 5000 THB la nuit à côté que ça cause quasiment exclusivement la France. Bien oui, on est le seul pays où y a pas la crise,  c’est Flamby qui l’a dit, on peut se le permettre. Mais je reste avec les germains question de budget. Après avoir mangé au Why not Bar, des beignets de crevettes et un plat de bœuf sauté attendu plus de 45 minutes, oui, c’est pas un fast food et puis bon, ils sont pas étouffés par la concurrence, ça doit jouer. Je me balade un peu mais c’est calme. Au Coral Hotel, le repaire de mes compatriotes un groupe chante pour des clients à peine plus nombreux que lui, plus loin un restaurant et ensuite le noir, le calme… On doit s’ennuyer vite ici quand même, loin de la ville avec si peu d’animation…
Le lendemain, les choses sérieuses commencent, Je veux aller explorer le coin et j’ai besoin d’un vélo. L’établissement où je suis n’en a pas, il me conseille le Lola Bungalows mais pas de bicyclette non plus. C’est finalement un peu par hasard que la propriétaire de la GK Guesthouse me dit bonjour sur mon passage. Je lui pose la question à tout hasard. Et vous savez ce qu’on dit du hasard, il paraît qu’il fait bien les choses. Et c’est vrai ! Me voilà avec un vélo et en plus le droit de venir quand bon me semble utiliser le WIFI de la guesthouse même si je n’y dors pas. Reste plus qu’à trouver comment aller au Wat Khao Tham Marong réputé pour sa grotte. Je m’aventure d’abord sur le petit sentier qui mène à une première grotte avant de me retrouver dans la grande caverne de plusieurs chambres avec de jolies guirlandes de chauve-souris qui de temps en temps volent au-dessus de ma tête. A gauche un bouddha couché et un alignement d’autres statues. Je glisse un billet de 20 bahts dans l’urne des dons et me recueille quelques minutes. Il n’y a que moi dans la grotte. Enfin moi et quelques dizaines de petits Batmans. Un petit tour par la ville, puis Ramphuang Beach où je m’arrête manger  au Dulay Café ouvert mais qui m’ignore complètement donc je finis par partir et trouver un restaurant au décor mon classieux mais à l’accueil plus chaleureux. Je passe à côté des mangroves, traverse le pont et vais vers Bo Thong Lang. J’ai entendu parlé d’une jolie crique dans ce village de pêcheur. J’arrive d’abord sur une plage où trois pêcheurs relèvent leurs filets, un endroit assez joli mais pas propre propre. Plus loin se trouve un temple au bord de la plage. Deux moines sont allongés dans des transats, il faut dire c’est l’heure de la sieste. Et juste à côté la fameuse crique. C’est vrai que ça a bien plus de charme que les autres plages. Je me jette à l’eau mais rapidement je constate qu’il n’y a pas que des baigneurs qui flottent à la surface. Il y a aussi quelques bouteilles et sacs plastiques. Du coup, j’écourte un peu ma baignade. Vraiment dommage !

plage hua-hin

plage hua-hin

plage hua-hin

plage hua-hin

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Une grande boucle à vélo plus tard en passant par le grand port de marchandises, le village de pêcheurs de Ao Yang, devant le café Dulay qui semble avoir accepté enfin de s’occuper de ses clients, un cul de sac, une descente impressionnate et quelques mètres sur le chemin chaotique qui longe le plage me revoilà à mon bungalows. La nuit s’est cassée la binette enfin elle est tombée. Je sors pour manger. C’est encore plus désert que la veille. Même le Why not bar est fermé. Le I-Talay,  restaurant plus loin, fermé, le restaurant du Coral Resort, trop cher… C’est une fête bouddhiste m’explique le réceptionniste. Je finis par trouver de quoi me sustenter au Coco Resort un peu plus loin, c’est avec le Coral Resort, le seul endroit de Suan Luang Beach ouvert où l’on peut manger ce soir. Et il y a du monde ! Je rencontre une argentine qui n’a d’autre choix que de s’asseoir en face de moi, forte affluence oblige. Je lui file mes quelques bons plans de la journée notamment où louer un vélo et comment aller à la petite crique aux bouteilles qui flottent.
Le lendemain matin, je peux faire la grâce matinée, mon train est relativement tard et sera probablement en retard. Je me pique une tête dans l’eau. Je retrouve mon Argentine qui vient eptit déjeuner ici, le Lola Bungalows voisin n’a pas de restaurant. Pas de vélo, pas de resto, y a rien chez Lola ! 😉 Retête dans la mer. Repas de midi au restaurant de mon resort. On y mange très très bien ! Pour ceux que ça intéressent c’est le Roy Tawan House. En dessert, je commande un moto-taxi pour la gare. Mon billet pour Chumphon en poche (20 baths pour 2h de trajet), je vais déguster une part de gâteau à la Sweet Home Bakery un peu après le Rama Inn. Et hop retour à la gare. Prochain arrêt, Chumphon…

Hua Hin en coup de vent

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Un petit tour en bus local rouge à discuter avec un thaï qui visiblement ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche. Pour l’amour, je ne sais pas mais pour l’eau fraîche, je suis formel ! Et s’il paraît que je parle aussi bien Thaï qu’un Thaïlandais bourré, je dois dire que la réciproque n’est pas tellement vraie. Je ne comprends pas tout ce qu’il dit mais on arrive à avoir une conversation. Je suis quand même content quand il descend un peu avant Cha-Am.

Une fois à Hua Hin, je presse le bouton pour signaler que je veux descendre. Je commence à bien connaître. Je ne réfléchis pas, direction, la MA Guesthouse qui en plus me trouvera la chambre la moins chère qu’elle ne m’ait jamais donnée. Un peu plus petite mais toute aussi confortable. La dernière fois que j’étais là, c’était il y a un an mais elle me reconnaît. Enfin, elle se souvient que je suis déjà venu. Le code du Wifi n’a pas changé. J’enfile mon maillot de bain et m’en vais à la plage. La mer m’avait manqué. Je traverse Poonsuk Road, une des rues de Thaïlande où je suis le plus beau. Après avoir gonflé mon ego de tous ces « Hello handsome », j’achète une glace dans un 7 Eleven (c’est un peu mon rituel quand je suis ici). Je pose mes affaires sur sable et hop, trempette dans la grande bleue. Oui, je sais, fallait attendre 2 heures après avoir mangé mon cornet mais j’ai pas eu la patience.

plage hua-hin

Si j’ai à nouveau fait une halte ici, c’est aussi pour réparer un manque. Je ne suis toujours pas allé voir le Wat Huay Mongkhon qu’on voit pourtant sur tous les dépliants touristiques et dans les excursions proposées par les agences. Le lendemain, je traîne donc près de la gare d’où sont censés partir les songthaews blancs qui y vont mais aucun à l’horizon. J’attends devant la gare un quart d’heure puis vais manger dans un boui-boui en face. Il est que 10h mais bon le riz sauté, y a pas d’heure pour en manger. Ah non, je confonds avec un saucisson… Bref, une fois mon assiette finie, toujours pas de pick-up blanc. Je décide d’aller à l’Office de Tourisme pas très loin pour me renseigner mais c’est fermé. On est dimanche. Je traîne sur le carrefour et là que vois-je ? Un songthaew blanc. Je monte à l’arrière. Après avoir passé, coup sur coup les deux marchés flottants d’Hua Hin, la route devient plus confidentielle. On arrive enfin, l’endroit est immense. La statue du moine Luang Pu Thuat domine un grand escalier avec de part et d’autre, deux statues d’éléphants avec le même moine assis sur leur dos. Je joue au basket pièce de monnaie qui consiste à jeter un bath dans la gueule de l’animal sans qu’il ne retombe par terre. J’échoue lamentablement à mes 3 essais. J’étais meilleur avec le Fat Buddha du Wat Muang à Ang Thong. Un plus loin une rangée d’arbres factices accueillent les feuilles toutes aussi factices sur lesquelles les fidèles écrivent un vœu ou une prière. Et sur le côté de la plateforme avec l’imposante statue du moine, les gens s’agglutinent pour acheter des bouteilles d’eau de la marque Singha. C’est vrai, il fait chaud mais j’avais jamais vu les Thaïlandais aussi désireux d’acheter à boire. Et puis le prix est élevé quand même ! Je regarde d’un peu plus près les bouteilles et comprends qu’il s’agit d’eau bénite. Tout s’explique. Retour dans le songthaew blanc où je retrouve le même groupe de trois jeunes filles avec qui j’avais fait le trajet aller et retour à Hua Hin.

wat-huai-mongkhon-hua-hin

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Enfin, non, je m’arrête en route au Sam Pan Nam Floating Market, le marché flottant du kilomètre 3. Je connaissais son voisin mais lui pas encore. Et bien, il est beaucoup plus sympa ! Ici, il y a du monde. Beaucoup plus de monde ! Et des vrais bateaux de pêche. Je fais le tour, mange un morceau et reprends un pick-up pour rentrer en ville.

floating market hua hin

Petite sieste, trempette dans l’eau salée et pizza, avant d’aller au salon de massage que j’ai repéré un peu plus tôt et qui propose un nuad tao (massage des pieds) pour 180 baths quand partout ailleurs c’est 250 au moins. Logiquement, je devrais m’en mordre les doigts (de pieds si on veut continuer à rester cohérent) mais le massage est tout à fait bien et surtout après au lieu du simple traditionnel thé, j’ai droit à… Je vous le dirai dans mon prochain billet;)

Explications sur les inondations en Thaïlande

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Une petite vidéo très pédagogique qui explique bien pourquoi la Thaïlande est victime d’inondations et pourquoi cette année, elles sont pire que d’habitude.


Suivre la situation des inondations en Thailande

Accueillir un/une thailandais(e) en France

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tampon visa thailandepasseport thialnde thai
Quand on voyage longtemps ou régulièrement en Thaïlande, on rencontre forcément des gens avec qui on sympathise ( et plus si affinités ;)). Incroyablement gentils et bienveillants comme le sont les Thaïs ce n’est pas étonnant. Et on peut avoir envie de leur faire découvrir la France comme il nous fait découvrir un peu de leur pays et les inviter chez soi. Et là , le parcours du combattant de la paperasserie commence ! Mieux vaut s’y prendre pas mal à  l’avance.
La première chose c’est de définir le type de visite. Prenez le motif « visite amicale et touristique » ( séjour maximum de 90 jours ), le type de visa dont l’obtention est la plus facile. Enfin en comparaison aux autres types de sésame. Il vous faudra alors obtenir auprès de la mairie de la ville où vous habitez une attestation d’accueil. Il ne s’agit pas simplement de vous y rendre la bouche en coeur pour déclarer que vous aller héberger quelqu’un. Non, non. Il vous faut montrer patte blanche et surtout solvabilité financière. Pour cela, on vous demandera:

– une copie de votre carte d’identité
– le bail ou le titre de propriété de votre logement
– un justificatif de domicile ( facture EDF, France Telecom ou attestation d’assurance logement )
– votre dernier avis d’imposition
– vos 3 dernières fiches de salaire
– de fournir un timbre OMI de 45 € qui ne vous sera pas remboursé même si l’attestation vous est refusée
– les nom, prénom, date de de naissance et adresse exacte de la personne accueillie

Le conseiller vous demandera aussi qui prend en charge les éventuels frais de santé de votre invité. S’il a une assurance qui le couvre à  l’étranger, ce sera lui et il devra justifier de cette assurance lors de sa demande de visa mais c’est rare pour un thaïlandais d’avoir une telle assurance. Il devra donc soit en prendre une, soit ce sera à  vous de la souscrire pour lui ( Visit Assur de April par exemple pour un peu plus de 40€ par mois ). Sans ça impossible d’obtenir le visa.

On vous prévient dés que vous pouvez retirer le précieux document ( comptez 8 à  15 jours en moyenne ). Il ne vous reste plus qu’à  envoyer l’attestation d’accueil, l’attestation d’assurance santé si vous en avez souscrite une, une lettre expliquant que vous invitez cordialement votre ami(e) de telle date à  telle date et que vous lui offrirez le gîte et le couvert et une copie de votre passeport ou carte d’identité. En priant pour que le courrier ne soit pas perdu, sinon, il faut tout recommencer à  zéro pour la demande d’attestation d’accueil.

Dans le cas où quelques nuits seraient passées à  l’hôtel, elles devront être mentionnées dans la lettre ainsi que les coordonnées des hôtels et les preuves de réservation devront être jointes.
Votre partie est finie.

Votre future invité(e) doit maintenant se rendre à  l’ambassade de France à  Bangkok avec les papiers que vous lui avez envoyées et les billets d’avion ( ou commencer la démarche via le site https://www.tlscontact.com/th2fr/login.php ) pour faire sa demande de visa. Il lui en coûtera l’équivalent de 60€ ( non-remboursables si le visa est refusé ).

Il est conseillé de faire la demande minimum 20 jours avant la date du départ. Et si tout va bien, le visa en poche, votre ami(e) peut enfin partir à  l’assaut de la France. Rien de plus facile en somme ! 🙂

My asian trip, le bilan

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Deux semaines après avoir regagner mes pénates françaises, un petit coup d’oeil en arrière s’impose. Le but n’est pas de rester dans cette position trop longtemps, je torticolite facilement et ici pas de masseuses parlant un Anglais sommaire pour apaiser mes cervicales mais juste de livrer les impressions générales qui restent après un tel périple.
On est en 2009, premier vol en A380, la fierté de l’industrie française pour me porter de Dubaï à  Bangkok pour achever mon trajet avec mi-temps dans la capitale de la démesure et je suis à  Bangkok. Je reconnais tout tant mon dernier passage par ici m’avait marqué. Le décalage horaire devrait faire de moi un fantôme limite somnambule mais je suis en pleine forme. et pourtant il est conséquent, je suis parti, en 2009 et j’arrive en 2552 ! Et je dois dire que le futur c’est pas comme j’imaginais. J’avais déjà  était déçu par l’An 2000 qui nous promettait des voitures qui volent et des vacances par télé-transportation et nous avait finalement proposé que des voitures avec régulateur de vitesse fou et des trajets en avion de plusieurs heures genoux compressés contre le dossier de devant. Et ben là , pas de bon technologique non-plus. Je serais tenté de dire: « Ouf ! ».
Je découvre les jeunes filles qui attendent le bus pour rentrer chez elles en tenues très courtes, faut dire, il fait très chaud en Thaïlande, et qui probablement lassées de ne pas voir le bon arriver, finissent pas partir avec un passant serviable qui leur offre l’hospitalité pour la nuit. Les masseuses qui se font une spécialité de vous proposer des specials, un peu comme dans les restaurants, sauf que les specials du jour sont tous les jours les mêmes. Les points que j’ai dans la plante des pieds un peu comme des boutons que des mains expertes triturent et écrasent de la pointe d’un petit bà¢tonnet et ça fait du bien ! Foot massage. Pas de spécialités au programme même si on prend son pied enfin on vous prend votre pied. Pas de panique, on me l’a toujours rendu et plus souriant en plus. Normal, ici c’est le Pays du sourire. Non pas le rictus hypocrite du gars content du sale coup qu’il va ou vous a déjà  joué, non le sourire des Thaïlandais qui sont joueurs, taquins, accueillants, heureux de vous voir, de vous rendre service, de vous vendre quelque chose aussi si c’est possible. Une joie de vivre, de l’insouciance presque on pourrait penser, comme si l’enfance ne quitte jamais complètement l’esprit d’un Thaïlandais. Loin de chez soi, de ses repères, on se sent bien. On est un étranger, un farang comme ils disent et impossible de se fondre dans la masse, on nous reconnaît trop facilement, pourtant on se sent jamais de trop, jamais vraiment à  part. La grosse mangue, ben, oui Bangkok jaloux de New-York et son surnom, s’en est trouvé un aussi et on trouve plus de mangue que de pomme par ici, Bangkok, donc, ne s’arrête jamais de vivre, de s’agiter, de vous proposer quelque chose à  faire ou à  regarder. Et la spiritualité dans tout ça ? Elle est partout, à  chaque coin de rue, avec ces petites répliques de temples dressées sur un piquet devant laquelle on fait un bref waï, inclinaison de la tête les mains accolées devant le haut du corps, les bouddhas et petits hôtels que chaque commerce à  disposé quelque part et bien sà»r les temples aux décorations chargées disséminées un peu partout dans la ville. Le Wat Po où un bouddha d’or dort, le Wat Phra Keo, probablement le plus grandiose et le plus sublime du pays, le Wat Arun, le Bemabophit, tous ces édifices remarquables qui respirent la sérénité, accueillants quelques soient votre origine, points de passage des farangs appareils photo et caméscopes en bandoulière et des thaïs qui viennent prier et faire des offrandes. Le bouddhisme, c’est beaucoup, beaucoup d’offrandes de tout types, les fleurs de lotus, les colliers de fleurs, les cannettes de boissons ouvertes avec la paille – c’est plus pratique pour boire – verres d’eau, les billets origamisés en fleurs de papiers et pour les pas doués en pliage, les troncs où l’ont glisse les coupons à  effigie du roi, les pièces qu’on jette dans des alignements de chaudrons, les paniers garnis qu’on offre aux bonzes et j’en oublie bien entendu. Et il y a les produits dérivés. Enfin, comme j’aime les appeler tant je trouve ça marketinguement parlant brillant. On achète un tuile, une brique sur laquelle on écrit un voeu et qui viendra décorer le bà¢timent qu’on est en train de construire pour agrandir le temple; on achète des amulettes, des bijoux, bracelets, colliers, des statues, des bouddhas, des fontaines, des fruits, de la nourriture pour les poissons du lac, des livres de prières… Beaucoup les wat – temples – de Thaïlande, ont souvent une boutique ou des stands de vente pour tout ça. Les lieux de prières bouddhistes sont de vraies petites entreprises et lucratives. Il s’en construit sans cesse de nouveaux.
J’aurais tendance à  dire dans un accès de caricature qu’il y a deux Thailandes, enfin pour les touristes, celle du Nord, culturelle et marquée d’histoire et celle du Sud pour le farniente, les plages de sable fin et la fête. Alors c’est sà»r lu comme ça, je sens que votre préférence va déjà  pour la seconde. Enfin, si vous n’êtes pas allergique à  l’eau salée ou mormon. Pourtant, c’est la Thaïlande du haut qui m’aura le plus séduite. Sukhothaï et Sri Satchanalaï, pour les lieux à  visiter, Chiang Mai étant probablement la grande ville dont le charme m’aura le plus envoà»té, surtout pendant la fête des jeunes filles en fleur, euh non, pardon, la fête des fleurs tout court. Et pour un amoureux de la mer comme moi, vous dire que c’est la Thaïlande des terres et des pierres que j’ai préférée, c’est étonnant. Mais par là -haut, les farangs sont plus rares, les gens, les villes, moins ostensiblement tournées vers le tourisme et certaines de ses dérives ou de ses plaisirs, c’est selon. Le Sud, c’est autre chose. Des farangs à  profusion, des tentations qui leur tournent autour en permanence, des eaux émeraudes, du sable blanc, des décors de cartes postales et des Thaïlandais qui se jettent dans l’industrie du tourisme, de la fête et disons le mot, du sexe parfois, corps et à¢me. Ce n’est pas que ce n’est pas la Thaïlande, c’est un de ses visages, celui qui se présente souvent à  qui ne connaît pas le pays, à  qui n’est pas venu ou n’a pas pris la peine de monter au-dessus de Bangkok. Un visage envoà»tant mais qui passé l’ensorcellement du début, reste une illustration d’une des lois fondamentale du capitalisme, l’offre et la demande. On offre, enfin, on vend ce que les gens demandent, de l’affection, de l’érotisme et plus si affinités, affinités évidemment facturées, subtilement mais facturées. Esprit trop rationnel, enfin surtout qui chauffe, qui réfléchit trop, je n’arrive pas à  être dupe, pourtant j’en vois et beaucoup, qui se laissent prendre au jeu, qui y croient à  ces histoires d’amour jouées, à  ces compliments qu’on ne leur a jamais faits et qu’on ne leur fera jamais ailleurs. Les filles thaïs qui abordent un farang ont probablement toutes une idée derrière la tête. Un but à  plus ou moins longue échelle. Et la mienne, car oui, j’en ai rencontré une. Comme tout le monde, serais-je tenté de dire. Elle n’a pas le profil classique, d’habitude, ce sont des filles de bar ou des masseuses, elle n’est rien de tout ça. Elle est chef d’entreprise. Et comme tout farang, j’ai envie de croire qu’elle n’est pas comme les autres, qu’elle me veux juste moi, pas mon argent, pas la porte ouverte que je lui donne sur l’Europe. J’en suis convaincu. Enfin presque… Je réfléchis trop, vous dis-je, et à  y réfléchir, j’en suis pas sà»r, pas sà»r du tout.
Et le Cambodge et le Vietnam, me direz-vous ? J’y suis allé. Resté moins longtemps, j’avais je crois, un peu le mal du pays. Pas le mal de la France non celui du muang thaï. J’ai aimé les enfants de Kampot ou Kep qui couvraient mon passage de hello enthousiastes, contents de voir un barang – oui, au Cambadge c’est avec un b – et d’utiliser le peu d’Anglais qu’ils connaissaient. Ils n’avaient pas grand chose mais ne demandaient rien, juste un hello en réponse et un sourire. Et ils sont heureux, enfin joyeux du moins. Trouvez-moi un Français qui a les mêmes conditions de vie et que vous n’aurez pas déjà  entendu se plaindre au journal de 20H et qui ne passe pas son temps à  se morfondre. Non, chez nous, on témoigne dans la grand messe se plaignant de ses revenus avec le home cinéma en arrière-plan, la chaîne hifi, la playstation, le canapé cuir et la BMW et on est hargneux en plus. Matérialistes ! On est devenus des consommateurs effrénés, jamais satisfaits, courant toujours après la dernière nouveauté technologique dont on a cru les publicitaires qui nous l’ont présentée comme indispensable. Ici, l’indispensable, le vrai, ils ne l’ont pas toujours mais personne ne se plaint ou pas souvent. Un enseignement du bouddhisme, probablement, une capacité au bonheur, à  ne pas le faire dépendre de tel ou tel équipement ou tel ou tel confort sà»rement. Et il y a Anghkor, l’aimant touristique du Cambodge dont les visages souriants de Brama, les apsaras, les reliefs me hantent encore. Des temples impressionnants et la nature autour, dedans, entre les pierres parfois, tissant ses racines dans les interstices et regagnant doucement ce territoire qu’on lui avait volé.
Le Vietnam me laisse un souvenir mitigé. Mes capacités de détachement plus limitées que je voulais les croire, les frustrations et énervements des petites arnaques des agences de voyages et chauffeurs de taxis assez régulières et difficilement évitables pour un voyageur solitaire ne sont pas encore complètement apaisées. Pourtant, c’est un pays extraordinaire, celui qui abritent probablement la ville que j’aurais préférée dans tout ce périple: Hoi An. Je n’en connais pas de plus charmante, il y fait bon vivre, le quartier historique, les ponts, le cours d’eau, la plage à  une poignée de kilomètres, les rizières en chemin, les restaurants à  la cuisine raffiné et goà»teuse et ma petite marchande de beignets au sésame; je me souviens de tout avec nostalgie, regret presque. Et que dire de Cat Ba et son village de pêcheurs flottant, port ouvert sur la baie d’Halong et ses trois plages accueillantes ? Dire que je n’y étais pas la bonne saison pour profiter de la baignade et que même si je passe régulièrement mes vacances en Bretagne et que j’aime ça, je n’ai pas eu le courage de me baigner sous le crachin dans cette mer tellement plus fraîche que son homologue thaïlandaise. Dans ce voyage j’aurais effleuré cette culture qui me fascine, cette vision de la vie simple et joyeuse, décomplexée, imaginative et débrouillarde où chacun essaie de se faire sa place sans forcément écraser celle du voisin. J’aurais vu ces bars sans portes, ces étales sommairement rangées que personne ne pillent, ne volent, ne saccagent, ces filles de joie, être réellement joyeuses malgré leur occupation, ces chauffeurs de tuk-tuk, taxis et même motos dormir dans ou sur leur engin, ces commerçants qui font la sieste et qu’on réveille en entrant dans leur magasin, ces centaines de gens qui se rendent au temple avec ferveur et y dépensent le prix d’un ou deux repas en offrande quelque soit leur situation. J’aurais vu les bouddhas immenses, les temples fastueux ou clinquants, ceux qui se construisent en permanence partout, les enfants qui jouent, les voyageurs en bus capables de dormi dans toutes les positions les plus inconfortables, les motos chargées comme on imagine même pas qu’on puisse charger un deux roues, les stands de nourriture et autres vendeurs ambulants omniprésents, les marchés, les marchés de nuit, les baignades habillées, les restes d’Histoire, de civilisation, les beautés de la nature… J’aurais vu tout ça et plus encore, vécu une aventure humaine, photographique, appris a baragouiner le thaï, partager la vie de quelqu’un avec bonheur… J’aurais grandi, éraflé beaucoup de mes certitudes, douté à  nouveau, sur moi, sur ce que je suis, ce que je pense être. Je reviens plus riche et pauvre de tout ce que j’y ai laissé. L’histoire ne s’arrête probablement pas là …

Un peu de musique pour se mettre dans l’ambiance

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Je comprends des mots dans les paroles ! prungni, maï pen raï, maï ru, khao djaï et mak maï ! Je suis trop fier de moi. Bon, par contre, je sais absolument pas de quoi parle la chanson…

J-6 : le compte à  rebours a commencé

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Oui, on pourrait se dire comme ça, il va nous pomper l’air en faisant un article tous les jours J-6, J-5, J-4,5 ect… Et ben non même pas. Je suis un gros flemmard moi, j’en fait un J-trucmuche et pis c’est tout !
Donc voilà , j’ai mes visas, mes billets d’avion électroniques que c’est plus écolo parce que t’as pas de billet papier mais que t’imprimes toujours le mail donc pour l’écologie tu repasseras, mes vaccinations à  jour, fait une partie de mon itinéraire, j’ai mangé une choucroute, des flammenkà¼ches ( tartes flambées pour les puristes du Français ), des spà¤tzles ( là  pour les puristes, démerdez-vous )… Bref, je suis prêt. Décollage de Paris samedi 14. Dans 6 jours quoi ! Oui, c’est ça d’où le titre, y en a qui suivent ça fait plaisir.
Et ben honnêtement, je vous dirais que j’ai hà¢te. Non, parce qu’on se les gèle ici un peu quand même ( si tu ne sais pas à  quoi l’article « les » fait allusion demande autour de toi, on devrait pouvoir te renseigner ). Quand il ne pleut pas. En plus, il fait nuit à  17h. La loose quoi. Y a juste un truc qui me fait un peu peur: est-ce que je pourrais trouver des Kinder là -bas ?
Ah oui, j’oubliais, je cherche une bonne à¢me qui pourra m’enregistrer tous les épisodes de Plus belle la vie que je vais rater. Non parce que sinon en rentrant je comprendrai plus rien !

Ma tournée d’adieux continue pendant les travaux

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Dans 2 jours, je quitte Paris. Et donc depuis 10 jours, je fais le tour de mes amis, collègues, modèles, mondanités, dédicaces… Un peu comme la tournée d’adieux de Johnny, sauf que moi, je n’ai pas plus de 60 ans. Je sais, c’est un peu jeune pour des adieux et en plus, moi, je ne remplis pas le Stade de France, non c’est en comités beaucoup plus intimes. En même temps, je chante comme une casserole quoique lui…
Et c’est marrant parce que les deux questions qu’on m’a le plus posées à  chaque fois sont « Alors c’était bien ton voyage ? » – sauf que je suis pas encore parti – ou « T’es encore là  ? » – genre, y en a marre de voir ma gueule ;). En fait, je crois que d’avoir déjà  alimenté ce blog avant d’être parti a dà» porté à  confusion.

Bref, à  partir de demain, la tournée part en province pour quelques dates encore avant le grand départ pour Bangkok…

Pony pony run run

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C’est le clip de mes futures vacances ! Reste plus qu’a trouver la fille 😉
Non, mais c’est vrai, le clip de cette chanson a été tourné en Thaïlande. on reconnaît bien les touk-touk, les rues de Bangkok, le Wat Arun… Après l’île paradisiaque, je sais pas laquelle c’est mais je chercherai une fois sur place. Je pars avec mon caméscope donc je pourrais moi aussi vous faire un clip qui deviendra un tube. Avec ma voix cristalline et mes talents d’auteurs de chansons à  message, ça pourra que marcher !

La Thaïlande et la grippe A

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Depuis 2 jours, je me sens un peu fiévreux et la gorge prise. Je suis donc allé voir le médecin et j’ai failli me retrouver en quarantaine, un masque scotché de force sur la bouche et une caméra du 20h de TF1 braquée sur la tronche avec en commentaire, « le H1N1 est à  nos portes et il a un visage ». En même temps ça aurait été une bonne exposition médiatique, j’aurai pu en profiter pour parler de mon livre.
Heureusement, comme je n’avais pas de température, que je n’éternue pas et crache pas mes poumons partout, ils ont annulé au dernier moment mon euthanasie et mon laissé repartir avec juste une ordonnance. Finalement, je ne suis pas dangereux, pas contagieux. Piouf…J’ai eu chaud.
Non, j’ai rien dit ! J’ai pas chaud, j’ai pas de fièvre, non, laissez-moi tranquille ! Pardon, c’est rien. Je vais bien, tout va bien !
Du coup, je me suis dit, où en est la Thaïlande sur le sujet. J’avais déjà  fait des recherches, ils étaient à  peu près aussi touchés que nous et leur gestion semblait rassurante. Ils avaient fermé des écoles ( copieurs ! ), lancé des brigades qui nettoyaient les rues ( tiens, c’est pour quand chez nous ? ) et ayant l’expérience de la grippe aviaire et du SRAS, ont déjà  des process éprouvés en place. La question est plus est-ce qu’ils traitent les touristes et le autochtones sur un pied d’égalité. Là , je n’ai pas trouvé la réponse.
Je sais qu’à  l’aéroport de Bangkok, il y a des caméras thermiques qui accueillent les voyageurs et si tu vois rouge, enfin non, s’ils te voient rouge, hop en quarantaine ! Bref, c’est comme partout, espérons juste qu’ils ne fermeront pas les aéroports à  la mi-novembre…


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