Avis de temples chouettes sur la Thailande

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En Thailande, il se construit en permanence de nouveaux temples. J’ai croise de nombreux edifices flambants neufs, a peine finis, a peine entames et deja frequentes par les fide√†¬ĻňÜles ou en phase d’agrandissement. Je ne sais pas exactement combien d’eglises sont en train d’etre baties en France aujourd’hui mais je suis sur que le nombre est ridiculement bas face a l’armee de lieux de culte encore en chantier ici.
Temple Nakhon Sawan
Temple sur les hauteurs de Nakhon Sawan
Tha Sung Urai Thani
Wat Tha Sung
Tha Sung √†¬Ļ‚ā¨ Urai Thani
La religion bouddhiste est vraiment omnipresente car outre les wat, il y a aussi de petits sanctuaires ou ce que moi j’appelle les mini-temples, c’est a dire ces maquettes repliques de temples en bois, presents au detour d’une rue, d’un chemin, dans une cour interieur… Et les lieux de culte en Thailande sont tres frequentes. Il faut dire qu’ils n’offrent pas l’austerite de nos eglises, synagogues ou mosquees. Il n’est pas rare d’y voir des animations s’y installer. Souvent des marches ou des stands de nourriture. Parfois m√†¬Ļ҆me, on se croirait dans une kermesse voir un parc d’attraction si on s’y rend un dimanche soir. Comme dans ce temple √†¬Ļ‚ā¨ la p√†¬Ļ‚Äįriph√†¬Ļ‚Äįrie de Phitsanulok qui le dimanche soir se pare de milles lumi√†¬ĻňÜres et neons, d’une mini-grande roue, d’un manege pour les enfants, d’une scene de concert, d’une autre ou l’on peut danser sur une musique tres repetitive, puis une troisieme ou se joue une longue piece d’un art dramatique traditionnel avec des costumes clinquants, des gags visuels ponctues par une instrumentation de cordes et de percutions et quelques hommes deguises en femme qui rappellent un peu les faceties de Jose Garcia sur Canal+. Ajoutez un immense marche compose en majorite de stands de nourritures et boissons mais ou l’on peut egalement acquerir un abonnement a la tele par satellite et la parabole qui va avec et vous avez un une foule incroyable qui vient se masser ici, prier, effectuer les rituels bouddhistes et s’amuser. Car oui, la religion, ce n’est pas que le silence, le recueillement, c’est la vie, la fete, la joie. Enfin, ici en tout cas.
temple phitsanulok
art dramatique thailandais
Je suis toujours etonne, par exemple, de voir qu’on peut plaisanter avec un moine bouddhiste avant qu’il vous asperge d’eau en recitant une pri√†¬ĻňÜere, qu’un etranger puisse se joindre au rituel sans etre regarde de travers, sans que ses maladresses, sa meconnaissance de ce culte ne lui soit reprochee verbalement ou plus sournoisement par des regards. Plus surpris encore quand un thai a une longue conversation sur son telephone portable en plein milieu des fideles dans un temple sans que personne ne s’en offusque. Et carrement sidere quand dans cet autre temple perche sur une montagne pres d’Hua Hin, on se voit offrir gratuitement une delicieuse glace au citron vert saupoudr√†¬Ļ‚Äįe de cacahuetes.
La religion ici ne s’est pas coupee de la vie, elle n’a pas revetu ce voile d’austerite, cette solennite que nous connaissons nous autres occidentaux. Elle est decontractee et c’est peut-etre ce qui explique la ferveur avec laquelle le culte est ici pratique. Alors, moi je dis: ¬ę¬†Y a peut-etre des idees a prendre, Monsieur le Pape !¬†¬Ľ. A quand un stand de glace dans la chapelle Sixtine ?

Des nouvelles de mon bras

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Ca pourrait etre le titre d’un livre passionnant, ca, Des nouvelles de mon bras, on roman o√†¬Ļ‚ĄĘ on vivrait l’aventure du heros mais que du point de vue de son membre superieur… Bref, lorsque j’ai postule a la presidence de ce blog, j’avais promis de publier un bulletin de sante tous les mois et comme je dis ce que je fais, je fais ce que je dis et je pense ce que je dis que je fais, voici un compte-rendu sur ma sante.
Aujourd’hui, ca faisait 3 semaines pile poil que j’avais ete empl√†¬Ļ‚Äötre, j’ai donc, selon les instructions qui m’avait ete donnees, eu le droit de retirer le bandage et la coque en platre qu’il renfermait pour decouvrir une peau plissee et grasse qui a tout de meme garde son joli petit bronzage ! Premier test pour savoir si je suis gueri, je fais pivoter l’avant-bras des deux cotes sans difficulte et sans douleur. Ca s’annonce bien. Deuxieme test, j’essaie de tendre le bras mais n’y parviens que partiellement. Le mouvement devient douloureux et se stoppe irremediablement sans parcourir les 20 derniers degres. Je suis a Bangkok, pres du Burumgrad Hospital, je l’avais un peu fait expres au cas o√†¬Ļ‚ĄĘ, donc je m’y rends. L’orthopedie c’est le 12e etage. Entretien avec un medecin en Anglais pis nouvelle radio. verdict: la fracture n’est pas completement resorbee. Ca valait bien le coup de se gaver de yaourts et de briques de lait au chocolat ou a la fraise pendant 3 semaines, franchement ! M’enfin, bon je peux effectivement me passer de platre maintenant. Reste juste a faire moi-meme des petits exercices de reeducation pour retrouver une extension du bras quasi normale et a ne pas trop le soliciter. Car oui, il y a un petit hic. Je ne devrais plus pouvoir tendre le bras aussi parfaitement que par le passe meme une fois ma convalescence brassiere achevee. Ben oui, elle est minuscule cette fracture mais assez mal placee. Juste au coude a la jonction des os de l’avant-bras et de ce que du coup il est pratique d’appeler l’arriere-bras. Alors, la comme ca, je me doute de ce que vous vous d√†¬ĻŇĹtes, enfin pour ceux qui ne pensent pas que je suis gentil avec mon bras mais qu’ils sont venus sur ce blog pour decouvrir l’Asie pas ma petite vie insignifiante, vous vous d√†¬ĻŇĹtes que pour un bulletin de sante ca manque de terme medicaux pointus, precis, incomprehensibles. Mais j’ai fait BTS Photo moi pas medecine !
Je vais repartir un peu plus serein et on va savoir assez rapidement si je peux nager malgre tout. Allez, direction les √†¬ĻŇĹles paradisiaques. Finis les vieilles pierres, les bouddhas couches, assis, debouts. Maintenant c’est sea, sex ad sun ( rayer la mention inutile ).

Cuisiner pour des tha√Įs

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M√™me s’il est vrai que c’est sympa de nager le bras droit en l’air, enrob√© dans du plastique alimentaire, j’ai trouv√© mieux √†¬† faire et suis reparti dans le Nord pour quelques jours. En lisant la suite, ceux qui suivent ce blog avec assiduit√© sauront tr√®s vite o√Ļ je me trouve. Les autres, ben, je vous conseille de relire tous les articles depuis le d√©but et vous souhaite bon courage !
Ayant un sp√©cimen farang sous leur toit, la famille chez qui je me trouve, fut ravie et curieuse lorsque je leur proposa de faire le d√ģner ce soir. La fille r√©p√©tant avec un grand sourire amus√© : ¬ę¬†You cook aan-yen¬†¬Ľ. Et oui, je pr√©pare le d√ģner. La m√®re, je crois n’a r√©ellement compris qu’en fin d’apr√®s-midi quand j’ai commenc√© √†¬† me mettre aux fourneaux. Enfin, fourneaux, fa√ßon de parler car je n’ai √†¬† ma disposition en tout et pour tout qu’un r√©chaud, un micro-ondes, pas de vrai four, un wok et une casserole avec couvercle. Ca limite pas mal les possibilit√©s. Du coup, ce soir ce sera pasta ! Pas vraiment fran√ßais mais j’ai dit que je cuisinerai aan farang ( cuisine occidentale ) pas aan farang-seet
Premi√®re √©tape apr√®s avoir constat√© le d√©sert du frigo ou trois cannettes de Pepsi se battent en duel avec 2 yaourts ( perso, je mise sur les canettes num√©riquement plus nombreuses et plus impressionnantes ), aller faire les courses. La r√©f√©rence en mati√®re de grande surface ici c’est le grand C, pas un gourou, juste un supermarch√©. Le Big C, n’est pas tr√®s diff√©rent des enseignes fran√ßaises de par son agencement, la vraie diff√©rence, c’est que c’est un challenge de trouver les produits ad√©quates pour cuisiner √†¬† l’occidentale dedans. Pas d’herbes de Provence, pas de parmesan. Maisil y a bien des p√†¬Ętes, dans un tout petit pr√©sentoir tr√®s peu fourni mais il y en a. Ouf ! De l’huile d’olive aussi. J’ai donc les deux armes indispensables pour envahir les papilles tha√Įs avec mes pastas. Ca se pr√©sente pas si mal ! Pour le dessert, j’opte pour une improvisation √†¬† base de yaourt, fruits et biscuits.
Il est 17h, c’est parti, je me transforme en Cyril Lignac, j’essaie m√™me de prendre l’accent mais avec peu de succ√®s et me lance dans la pr√©paration du dessert. Je coupe les ananas et les fruits du dragon en d√©s, j’√©crase au pilon des palmiers ( non, pas des vrais, les petits gateaux, rassurez-vous ) et m√©lange du yaourt nature avec du sucre. Dans le fond de 3 verres je dispose une couche d’ananas, puis du yaourt, une couche de fruits du dragon, puis re-yaourt et je finis par les g√†¬Ęteaux √©miett√©s et quelques √©clats d’ananas pour faire joli. Et hop au frigo ! Reste √†¬† passer au plat principal et √†¬† s’organiser avec la seule plaque de cuisson √†¬† disposition. Je fais d’abord revenir au wok des tomates coup√©es en morceaux avec ce que j’ai trouv√© et qui ressemble √†¬† du persil mais au go√†¬Ľt plus fort, plus proche des feuilles de c√©leri finalement, des oignons et une bonne poign√©e de poivre pill√© histoire de m’adapter un peu √†¬† l’amour des tha√Įlandais pour les plats relev√©s et ne pas leur proposer quelque chose de trop fade. Ce sera la sauce. Puis je coupe des morceaux de poulet que je jette toujours dans le wok huil√© et oliv√© avec des champignons de Paris – oui, j’en ai trouv√©, dingue √ßa ! – du poivron rouge et un tout petit bout de piment hach√© menu menu. Ce sera la garniture. Reste √†¬† faire cuire les p√†¬Ętes, √†¬† repasser rapidement ma sauce et ma garniture au wok pour les r√©chauffer avant de passer √†¬† table et les pr√©senter dans des plats s√©par√©s pour permettre √†¬† mes cobayes d’√©ventuellement faire l’impasse sur l’un ou l’autre au cas o√Ļ ils n’aimeraient pas. Et hop, tout le monde √†¬† table !
Forc√©ment, j’angoisse un peu et guette les r√©actions. Ce sont surtout des rires et beaucoup de phrases ponctu√©es par d’autres rires. Je n’y comprends mot. Tik ( attention, gros indice pour savoir o√Ļ je me trouve ) me dit aimer beaucoup √ßa mais me d√©pose r√©guli√®rement des fourchett√©es enti√®res de son assiette dans la mienne. C’est vrai, qu’elle n’est pas une grande mangeuse et que les p√†¬Ętes c’est bourratif, donc je ne tirerais pas de conclusion m√™me si ce n’est pas tr√®s encourageant. Sa m√®re mange le tiers de son assiette avant de me regarder et de me r√©p√©ter ¬ę¬†im¬†¬Ľ, ce qu’avec le geste qui l’accompagne, je comprends vouloir dire qu’elle n’a plus faim. Moi, j’aime beaucoup le go√†¬Ľt de mon plat donc pour moi, j’ai rempli ma mission. Le reste est une affaire de go√†¬Ľt. Le dessert d√©clenche un peu plus d’enthousiasme. Tik me disant m√™me que je devrais les vendre. Et quand elle me demande le nom de ce met d√©licieux, je lui r√©ponds:¬†¬ĽMichael’s Yogurt¬†¬Ľ.
Je suis sceptique sur le fait que ma cuisine ait vraiment plu, au moins pour le plat de p√†¬Ętes mais Tik m’a demand√© de me charger du repas de demain soir, j’imagine que √ßa lui a finalement plu. A moins que ce soit la flemme de faire √†¬† manger…

P√™cheurs de Tha√Įlande

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Oui, je détourne les titres de Pierre Loti et alors ?
Un petit floril√®ges des photos des p√™cheurs de Prachuap et Hua Hin, vous savez ceux qui m’appellent ¬ę¬†Harry Potter¬†¬Ľ

prachuap khiri khan
prachuap khiri khan pecheurs thailande
pecheur thailandais - prachuap
pecheurs thailande
pecheurs thailandais
pecheur thailandais - prachuap

Un réveillon pas réveillé

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Je me doute que vous vous d√ģtes, pour ceux qui suivent r√©guli√®rement ce blog en tout cas, ¬ę¬†il va nous raconter comment se passe un r√©veillon de Nouvel An en Tha√Įlande. Ca va √™tre int√©ressant !¬†¬Ľ Et bien, je commencerai par vous dire que le passage √†¬† la nouvelle ann√©e le 31 d√©cembre √†¬† minuit c’est tr√®s occidental comme r√©flexe et qu’il faut se d√©faire un peu de ses habitudes sinon on s’encro√†¬Ľte. Ensuite, je vous dirai que le temps, c’est une notion plus complexe que la version simplifi√©e qu’on en a simplement en s’en remettant √†¬† sa montre. Parce que finalement on le sait tous, un an n’est pas exactement √©gal √†¬† 365 jours et patati et patata. Bref, tous √ßa pour vous dire que le 31, je me suis endormi b√™tement sur mon lit vers 20h et me suis r√©veill√© apr√®s les festivit√©s et surtout apr√®s le compte √†¬† rebours.
En tout cas, les c√©l√©bration et autres f√™tes qu’il y avaient en Tha√Įlande n’√©taient pas aussi importantes que ce qu’elles seront, lors du vrai changement d’ann√©e pour les asiatiques dans un mois un peu pr√®s. Je sais de source s√†¬Ľre ( mes amis Allemands du soir de No√†¬ęl ) qu’√†¬† Hua Hin en tout cas, ce sont surtout les farangs qui participaient aux r√©jouissances mises en place par la ville. Et que √ßa restait assez classique. Pas d’extravagance, une copie pure et simple de ce qu’on fait nous les occidentaux ce soir-l√†¬†. Same, same… Sinon, ils se souhaitent quand m√™me la bonne ann√©e les Tha√Įlandais, surtout la jeune g√©n√©ration, mais peut-√™tre pour bien marquer que c’est un emprunt √†¬† l’occident de le faire √†¬† ce moment-l√†¬†, ils se disent litt√©ralement ¬ę¬†Happy new year¬†¬Ľ.
J’essaierai d’√™tre plus vigilant le soir du Nouvel An asiatique et de ne pas avoir juste mes ronflements √†¬† vous relater de la soir√©e et encore, vu que je ne ronfle pas… Au fait, j’ai tr√®s bien dormi le 31 d√©cembre. Ca aurait b√™te de g√†¬Ęcher √ßa avec des gens qui crient des chiffres en les formant avec leurs petits doigts et des p√©tarades de feux d’artifices, non ?
P.S: oui, j’oubliais : ¬ę¬†Bonne ann√©e 2010 ! ¬ę¬†

Prachuap Khiri Khan, l’oubli√©e des farangs

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Prachuap Khiri Khan, c’est le chef lieu de la province et non pas Hua Hin comme on pourrait le penser tant la ville plus au nord jouit d’une aura bien plus importante. Enfin aupr√®s des touristes du moins. Je pense qu’ici, on peut se faire une id√©e de ce que devait √™tre Hua Hin avant de se transformer en nid √†¬† touristes. Les offres de logement sont assez rares et r√©solument tourn√©es vers la client√®le tha√Įlandaise qui repr√©sente l’essentiel de leurs occupants. On trouve tr√®s peu d’inscription en alphabet occidental et le front de mer pourtant assez long ne compte que 3 h√ītels, une guesthouse et 6 restaurants au taux d’occupation assez modeste. Pourtant, la vue est superbe sur la mer, le jet√©e avec ses bateaux de p√®che et les grandes montagnes au large. Les deux guides de r√©f√©rence que j’ai emmen√©s semblent d’ailleurs ne s’√™tre int√©ress√©s √†¬† cette localit√© que par souci d’exhaustivit√© tant ils ne lui consacrent que peu de lignes et ne savent pas rendre le charme de cette ville. Pour ceux qui aiment la mer, les randonn√©es et la tranquillit√©, je crois que c’est la bonne adresse en Tha√Įlande ! Pour la vie nocturne par contre, faudra repasser. Pass√© 22h, on a l’impression d’une ville fant√īme avec ses rues aux rideaux de fer ferm√©s et dont les deux roues qui s’entassaient des deux c√īt√©s le jour ont disparus, partis se coucher avec leurs propri√©taires. Je n’ai jamais vu √ßa ailleurs.
Ce qu’on remarque en premier quand on arrive en train ou qu’on se ballade le long de la jet√©e, c’est le temple Wat Thammikaram, perch√© sur sa montagne et duquel on a une vue magnifique sur la baie. L’√©difice en lui-m√™me n’a que peu de charme tant le b√©ton y est omnipr√©sent mais le panorama vaut vraiment le d√©tour. Certes il faut braver les singes qui ont √©lu domicile sur cette montagne en masse et s’ils sont turbulents, ils ne vous veulent aucun mal, juste √©ventuellement vous d√©pouiller de vos victuailles si elles sont √†¬† port√©e de pattes et gravir les 396 marches pour atteindre le sommet. Et j’ai eu la chance d’y aller avant d’√™tre manchot et donc ai pu y faire des photos t√īt le matin.
Wat Thammikaram - Prachuap Khiri Khan
Baie de Prachuap Khiri Khan
Je suis aussi all√© voir les p√™cheurs, bien plus nombreux sur le port qu’√†¬† Hua Hin et qui √©taient amus√©s de me voir avec mon gros appareil les photographier. J’ai m√™me crois√© un groupe de jeunes marins qui m’a interpell√© d’un ¬ę¬†Harry Potter,Harry Potter !¬†¬Ľ. C’est d√©finitif, je lui ressemble, enfin en Asie. Je crois que c’est limite un dieu vivant au Japon, je devrai peut-√™tre all√© l√†¬†-bas.
Pècheurs parchaup Khiri khan
Sinon comme √ßa quand on arrive dans la ville, on trouve assez vite sa fa√ßade maritime mais elle ne donne pas tellement envie de se baigner, l’au n’est pas propre propre, on peu dore que les marin ne prennent pas tellement soin de leur outil de travail. De toute fa√ßon, il n’y a pas vraiment de plage de ce c√īt√©-l√†¬†. La belle plage de carte postale, elle est √†¬† 2 km de l√†¬†. Pour s’y rendre, il faut p√©n√©trer dans la base militaire qui la pr√©c√®de et montrer patte blanche. Patte bronz√©e, √ßa marche aussi, ils m’ont laiss√© rentrer. A l’accueil, on doit inscrire ses nom et pr√©nom, son moyen de locomotion et son heure d’entr√©e. C’est vraiment pour la forme. j’aurais pu √©crire Gaston Lagaffe venu en gafmobile, √ßa n’aurait rien chang√©. Ne le faites pas √†¬† pieds comme moi, le premier jour, il y a 2 km quand m√™me √†¬† partir de l√†¬† et si vous le faites en v√©lo, louez un v√©lo en plus il y a de jolies balades √†¬† faire de l’autre c√īt√© de la base militaire. Pour la plage, il faut suivre les panneaux Ao Manao, on traverse la piste d’att√©rrissage de la base puis longe le golf qui se situe juste apr√®s et dont seuls les greens sont verts tous le reste du parcours pourrait s’appeler le yellow, puis vous voil√†¬† arriv√©s √†¬† une plage calme, peu fr√©quent√©e avec en haut une petite for√™t de pins et en dessous un sous bois abondant de chaises longues et tables. On est de l’autre c√īt√© de la crique, ici la propret√© de l’eau est beaucoup plus engageante. C’est m√™me assez g√©nial de se baigner dans un lieu pareil √†¬† 10h du matin et d’√™tre le seul √†¬† en profiter. Quand le mer ne s’agite pas, c’est un r√©gal !
Plage Ao manao

Prachuap √©chappe √†¬† la fi√®vre touristique, probablement √†¬† cause de cet acc√®s un peu atypique √†¬† sa plage la plus int√©ressante et c’est tant mieux. Il y a toutefois fort √†¬† parier que dans les ann√©es √†¬† venir, le tourisme prendra de plus en plus en plus d’importance ici tant il y fait bon vivre. Une destination bien plus reposante et agr√©able qu’Hua Hin √†¬† qui il manque peut-√™tre un peu d’animation nocturne. Je dis √ßa et pourtant, je n’ai pu r√©ellement en profiter que deux jours, j’aurais ador√© explorer les montagnes √†¬† v√©los et aller au village de p√™cheurs.

Je referai peut-√™tre une halte ici quand j’aurai retrouver l’usage de mes deux bras. D√©cid√©ment cette r√©gion me pla√ģt !
Les photos de Prachuap sont dans la galerie.

Un peu de musique pour se mettre dans l’ambiance

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Je comprends des mots dans les paroles ! prungni, ma√Į pen ra√Į, ma√Į ru, khao dja√Į et mak ma√Į ! Je suis trop fier de moi. Bon, par contre, je sais absolument pas de quoi parle la chanson…

Quelle heure est-il ?

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Singe montre
¬ę¬†Qu’est-ce qu’ils foutent? Ils sont en retard ! ¬ę¬†

Frohe Weihnachten

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C’est marrant, en France, un gars avec un pl√†¬Ętre qui se balade dans la rue, √ßa se fait dans l’indiff√©rence la plus totale voire quelques mimiques de compassion, ici pas du tout. Ca les fait marrer ! Mais pas juste un comme √ßa de temps en temps, non tous sont hilares. J’imagine que le ph√©nom√®ne est amplifi√© parce que je suis farang donc c’est encore moins commun et donc plus dr√īle. Quoiqu’il en soit ce soir, c’est No√†¬ęl m√™me si √†¬† Prachuap √ßa se voit pas tellement.
Donc comment passe-t-on Noel √†¬† des milliers de kilom√®tres de chez soi dans un pays pour qui √ßa reste une f√™te assez insignifiante ? Et bien en ce qui me concerne, √ßa commence dans ma chambre √†¬† regarder ¬ę¬†The grinch¬†¬Ľ en mangeant des noix de cajou. Et malgr√© les apparences, suivre les aventures de ce g√©ant vert version poilue ce sera mon activit√© du jour la plus ¬ę¬†noellique¬†¬Ľ. Ensuite, apr√®s la fin heureuse o√Ļ tout le monde s’aime, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, enfin beau, faut aimer les orangs-outangs verts, quoi, je mets ma plus belle chemise, enfin la plus repass√©e et je sors. Le d√©fi est alors de trouver un lieu avec un peu de vie, un peu de No√†¬ęl attitude. J’avais rep√©r√© un restaurant tenu par un allemand et me suis dit que l√†¬† j’avais une petite chance qu’il y ait un peu d’animation. Aucun sapin, pas de Kling Gloeckchen klingelingeling en fond sonore mais trois grandes tabl√©es d’une huitaine de personnes. Je m’assois seul √†¬† une table et commande mon repas. Rapidement, le groupe le plus bruyant m’invite √†¬† sa table. Nous faisons rapidement les pr√©sentations, les trois hommes sont autrichiens pour deux d’entre eux et allemand pour le dernier. Chacun a sa paire tha√Į avec lui et l’un d’entre eux a d√†¬Ľ la prendre chez le Afflelou local et avoir une deuxi√®me paire gratuite car il y a une quatri√®me tha√Į. C’est la plus mignonne et je la connais d√©j√†¬†. On est dans le m√™me h√ītel et c’est la seule qui m’a demand√© ce qui m’√©tait arriv√© et m’a propos√© de m’aider si j’avais besoin. Proposition qu’elle me refera √†¬† plusieurs reprises ce soir-l√†¬† dont certaines avec un air malicieux. Les hommes sont contents de voir que je comprends tr√®s bien l’allemand, par contre mes phrases de r√©ponse sont courtes et maladroites. Plus de 12 ans que je n’ai pas parl√© cette langue. La tha√Įlandaise qui me fait un peu de gringue, parle elle assez bien le germanique, je suis impressionn√© et ces consoeurs un peu aussi. Apparemment √†¬† Prachuap, les rares touristes sont allemands ( ou alsaciens ūüėČ ) et donc les gens ont un peu appris cette langue.
J’ai command√© un cordon bleu, c’est ce qui se rapproche le plus de la dinde de No√†¬ęl sur la carte et c’est l’autrichien au look de rocker, vous prenez Johnny Hallyday, vous le sortez de l’h√īpital, vous lui ajoutez 20 kilos et une queue de cheval et vous avez Helmut, qui d√©coupe gentillement ma viande. L’autre plus √†¬Ęg√© tient absolument √†¬† me faire profiter de sa longue exp√©rience du march√© des femmes en Tha√Įlande. Tant√īt en allemand, tant√īt en Anglais, il me radotera au moins 5 fois qu’il ne faut jamais payer mille bahts pour une fille, jamais plus de 500 surtout si on est jeune et beau comme moi, ensuite il faut aussi acheter, y a pas d’autre mot, la demoiselle au bar pour 300 bahts ( le prix de 6 bi√®res ). Je comprends mieux le fonctionnement des bar √†¬† h√ītesses, √ßa m’aura au moins servi √†¬† √ßa. Je trouve √ßa un peu glauque m√™me si je suis ouvert comme gar√ßon et que je dois avouer que les jeunes filles dans ces lieux m’ont toujours √©tonn√© par leur bonne humeur et leur joie de vivre. Fa√ßade ou r√©alit√©, je ne sais pas…
Bref, √ßa picole pas mal, les bouteilles de bi√®res s’entassent sur la table, on m’en sert forc√©ment malgr√© mes protestations: ¬ę¬†Ich nehme Medikamenten. Ich darf nicht alkohol trinken !¬†¬Ľ ( je prends des m√©docs, je dois pas boire d’alcool ). C’est probablement gr√†¬Ęce aux vertus du breuvage houblonn√© que mon voisin me redit de ne jamais payer plus de mille bahts. Ensuite pour que la fille t’accompagne partout si tu lui plais, tu ne paieras plus que 300 par jour. ¬ę¬†Chouette !¬†¬Ľ me dis-je, ¬ę¬†il devrait √©crire un guide¬†¬Ľ. Heureusement les filles mettent un peu d’ambiance en dansant et reparlant de mon accident de v√©lo en se moquant de moi. Et Johnny qui a forci a lui aussi une conversation plus diversifi√©e. Par contre l’Allemand, ne d√©crochera qu’une vingtaine de mots dans la soir√©e. Nous trinquerons plusieurs fois dont une seule √†¬† No√†¬ęl et vers minuit, je d√©cide de quitter mes compagnons et laisse 200 bahts pour payer mes consommations. C’est un plus que ce que je dois et l’expert en tourisme tha√Į le remarque, demande √†¬† ce qu’on fasse l’addition exacte de ce que j’ai pris et qu’on me rende le trop per√ßu. ¬ę¬†More money for women¬†¬Ľ dit-il avec un sourire. La Tha√Į sexy me dit √†¬† bient√īt et me voil√†¬† dans les rues compl√®tement d√©sertes de Prachuap. Un vide et un calme √†¬† ce point c’est impressionnant et √ßa confirme qu’ici No√†¬ęl est un soir comme les autres.

C’est l’hiver, je sors mon √©charpe…

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Enfin, plut√īt mon bras en √©charpe. Ben oui, pour mon deuxi√®me jour √†¬† Prachuap Khiri Khan, j’ai voulu louer un v√©lo pour pouvoir partir √†¬† la d√©couverte du littoral et des montagnes qui de loin comme √ßa faisaient de l’oeil en semblant me promettre milles merveilles. J’aurais pas fait le tour des milles, juste 3 ou 4 finalement.
Parti de l’h√ītel Prachuapsuk qui m’a fourni le v√©lo ( et qui est je pense l’h√ītel moins cher de la vile mais tr√®s v√©tuste et au propri√©taire pas des plus accueillants ), j’ai juste eu le temps de faire une longue trempette dans l’eau √†¬† la magnifique plage de Ao Manao avant de repartir et suite √†¬† une bourrasque de vent avoir voulu m’arr√™ter pour ranger mon chapeau dans mon sac √†¬† dos. Et l√†¬† c’est le drame ! Je roule a tr√®s faible allure sur un petit chemin, je presse √†¬† peine sur les freins pour ralentir et m’arr√™ter. Et je finis par terre. Une plaque de verglas, vous d√ģtes-vous ? Non. Un rocher que j’ai pas vu ? Un √©l√©phant qui m’a charg√© ? Non et non. Rien de tout √ßa. Juste des freins mal r√©gl√©s qui √†¬† peine une pression l√©g√®re et ils bloquent compl√®tement la roue avant, l’autre √©tant d√©pourvue de syst√®me de freinage. Ensuite la physique fait son oeuvre. Demi-soleil pour moi, 2/3 de soleil seulement pour le v√©lo plus flemmard. Assez jolie figure techniquement mais avec une note artistique √†¬† mon avis d√©cevante tant ma r√©ception est brouillon et disons-le un tantinet violente.
C’est surtout l’id√©e d’assurer en partie mon atterrissage sur le coude qui si elle est novatrice, n’√©tait finalement pas tr√®s heureuse. J’ai quelques √©corchures bien s√†¬Ľr mais surtout une douleur lorsque je tente de plier le bras qui ne me semble pas n’√™tre que musculaire. Je remonte, en scelle, il para√ģt que quand on tombe de cheval faut remonter tout de suite. Je sais pas si √ßa vaut aussi pour le v√©lo; dans le doute, je r√©enfourche ma monture. Je d√©cide de tourner encore un peu sur les petites routes d’Ao Manao, le temps de voir si la douleur se calme et histoire d’en profiter un peu. Et rapidement, je vois un panneau indiquant l’h√īpital de la base militaire de la ville. Je d√©cide de m’y rendre de plus en plus persuad√© au vu du type de douleur que j’ai, qu’un os s’est un peu d√©plac√© ou un truc dans le genre. Ils me d√©sinfectent mes plaies regardent un peu mon bras qui se plie en me faisant grimacer et estiment que tout va bien. Je suis un peu sceptique mais bon. Je rentre √†¬† mon h√ītel en p√©dalant √†¬† rebrousse poil les 4 km que j’avais faits. La douleur est de plus en plus pressante et la flexion de mon bras perd en amplitude. Il me faut retourner √†¬† l’h√īpital. Celui de Prachuap cette fois.
Je ram√®ne le v√©lo √†¬† son pr√©parateur √†¬† qui j’essaie d’expliquer la dangerosit√© de sa catapulte humaine mais qui prend la chose √†¬† la rigolade. Je lui dis que je veux aller √†¬† l’h√īpital persuad√© qu’il me proposera de m’y emmener se sentant un peu coupable. J’obtiens juste un ¬ę¬†I am sorry for this¬†¬Ľ entre deux pouff√©es de rire. Il m’√©nerve. Je m’en vais. Je ne sais pas o√Ļ est l’Hospital, sur internet, j’ai pas trouv√© dans le Lonely Planet non plus. Je me dirige donc vers le bureau de la police touristique ( ¬ę¬†my first friend¬†¬Ľ, remember ? ) et j’aper√ßois un peu avant un b√†¬Ętiment estampill√© d’une croix rouge. J’y p√©n√®tre et me rends compte aux sacs entrepos√©s dans le hall que c’est une antenne de la Croix Rouge. Un jeune homme se pr√©sente devant moi, je lui demande na√Įvement: ¬ę¬†This is not an hospital here ?¬†¬Ľ. Il me le confirme mais attrape les cl√©s de son scooter et me propose de m’y emmener. Agripp√© avec mon seul bras valide √†¬† l’anse a l’arri√®re du deux roues, j’essaie de rep√©rer un peu o√Ļ on passe et me rends compte que l’h√īpital n’est pas tr√®s loin de mon h√ītel. J’arrive √†¬† l’accueil j’explique mon cas. On me tend un papier √†¬† remplir mais j’en suis √†¬† un stade o√Ļ √©crire m’est tr√©s douloureux. Devant mes grimaces, l’infirmi√®re me prend le formulaire des mains et mon passeport et remplit les blancs √†¬† ma place. Apr√®s quelques minutes d’attente, un infirmier vient me chercher en fauteuil roulant pourtant je peux marcher mais √ßa je crois que c’est commun √†¬† tous les h√īpitaux. Direction les urgences. Plusieurs internes viennent me poser des questions puis s’en vont. Je reste de longues minutes √†¬† grimacer. A c√īt√©, sur un lit c’est l’effervescence, non pas qu’il y ait un bless√© grave, non juste des ambulanciers qui filment et photographient les urgences et plus particuli√®rement le patient qu’ils ont amen√©. Peut-√™tre le remake tha√Įlandais de la s√©rie Urgences ? En tout cas, ici ce n’est pas le Burumgrad Hospital de Bangkok, on n’est beaucoup moins dans le neuf et le moderne, les roulettes des chariots sont souvent un peu rouill√©es, chaque m√©decin n’a pas son st√©thoscope, il y en a 5 accroch√©s au mur et chacun semble se servir dans ce ¬ę¬†stock¬†¬Ľ, pour prendre ma tension, retour √†¬† la bonne vieille poire pour gonfler le brassard, la salle des urgences est un peu v√©tuste mais rien d’alarmant non plus et surtout un peu bord√©lique.
Bref, on se d√©cide enfin m’envoyer faire une radio. Nouveau voyage dans mon fauteuil sur 4 roues. La vue de profil de mon coude se passe bien pour la vue bras tendu, je d√©guste ! Le d√©veloppement est rapide, retour √†¬† l’envoyeur avec les pr√©cieuses photos. Trois m√©decins les regardent √†¬† tour de r√īle, je crois qu’avec les √©trangers, ils font encore plus attention qu’avec les patients locaux. Et le verdict tombe: petite fracture. L’infirmi√®re pr√©pare un bandage avec des bandelettes de pl√†¬Ętre le but √©tant de faire une coque rigide pour maintenir mon bras pli√© √†¬† 90¬į. Le gars qui vient par derri√®re sans pr√©venir pour obtenir cet angle droit me fait horriblement mal. Ce sadique au lieu de placer mes membres d’un mouvement continu et rapide, le fait millim√®tre par millim√®tre. J’attends un peu que mon nouvel √©quipement durcisse et rendez-vous √†¬† la caisse o√Ļ je r√®gle 850 bahts pour les soins, la radio, les anti-douleurs et la bandouli√®re pour placer mon pl√†¬Ętre. Je ressors et retourne √†¬† mon h√ītel √†¬† pieds. Me voil√†¬† donc manchot et dans l’incapacit√© de prendre des photos pour 3 semaines. Youhou, joyeux No√†¬ęl !

Allons ricanner avec Prachuap

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Lorsque vous √™tes touristes en Tha√Įlande mais c’est pareil dans presque tous les pays chauds, a chaque fois que vous vous pr√©sentez √†¬† l’accueil d’un h√ītel, on vous propose deux options. De dormir dans une chambre ¬ę¬†with fan¬†¬Ľ et l√†¬† forc√©ment, je m’imagine passer la nuit avec une adolescente hyst√©rique qui scande mon nom entrecoup√© de petits cris stridents, me demande des autographes et essaie de m’arracher ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s’agit pas de ce genre de fan, juste un machin avec 3 h√©lices qui tourne au plafond pour vous donner un semblant d’air. Ou alors d’avoir l’air con et l√†¬†, dit comme √ßa c’est donne pas tellement envie d’autant que c’est plus cher. Payer plus pour avoir l’air intelligent, je dis pas mais l√†¬†. Pourtant, il para√ģt que la majorit√© des gens choisissent cette option…
Donc, r√©veill√© de ma nuit avec l’air con, je prends mon petit dej am√©ricain puis quitte ma guesthouse direction la gare d’Hua Hin. Objectif: gagner Prachuap Khiri Khan √†¬† 80 km au sud. Temps de parcours en train: 1h30, temp√©rature ext√©rieure: 33¬įC. Seulement voil√†¬† pas besoin de neige ou de prendre l’eurostar pour avoir un train qui a du retard. Le mien en aura 2h30. Me demander pas pourquoi, j’ai pas compris les explications en tha√Į du speaker. Une fois, mont√© dans le train, c’est un 3e classe donc un peu compliqu√© de trouver une place assise mais j’y arrive. Et √ßa m’√©tonne toujours, pourtant ce n’est pas le premi√®re fois que √ßa m’arrive mais la famille qui partage les deux banquettes qui se font face avec moi, me propose tant√īt de partager le riz gluant qu’ils viennent d’acheter √†¬† une marchande ambulante, tant√īt de boire de leur bouteille d’eau. Alors qu’on ne se conna√ģt pas et qu’ils ne parlent pas un mot d’Anglais. Ca n’arriverait jamais dans le RER √ßa ! Ou alors, je serais m√©fiant.
La gare de Prachuap Khiri Khan est un peu sur le m√™me mod√®le que celle d’Hua Hin mais de taille plus modeste et sans grande photo du roi en chemise style Magnum sans la moustache. Je descends de mon wagon et d√©cide de tirer ma valise comme un grand dans les rues de la ville. A la recherche d’une guesthouse ou d’un h√ītel oubli√© par le Lonely Planet ou le Routard tant les rares qu’ils mentionnent ne d√©clenchent pas leur enthousiasme outre mesure ou sont √†¬† des prix un peu √©l√©v√©s par rapport √†¬† ceux dont j’ai l’habitude. En fait il y a surtout 3 grands √©tablissements h√īteliers sur le front de mer et tous sont dans les m√™mes prix ( 650 bahts pour chambre climatis√© et un plus si vue sur la mer ) et puis j’ai trouv√© un peu plus dans la ville le Nopporn Hotel ( √†¬† mon avis ne cherchez pas une signification anglaise √†¬† ce nom c’est du tha√Į ). Pour 400 bahts, je me retrouve dans une chambre spacieuse, avec un ¬ę¬†king size bed¬†¬Ľ, le lit le plus confortable dans lequel j’ai dormi jusque l√†¬†, avec salle de bain avec eau chaude, t√©l√©, air conditionn√© et wifi gratuit. Le tout dans un √©tablissement flambant neuf avec une petite piscine en bas. Et le front de mer √†¬† 2 minutes √†¬† pieds. Clairement ma meilleure option depuis mon arriv√©e en Tha√Įlande. Et je dois dire que √ßa tombe assez bien ( le mot est bien choisi ) quand on sait que je vais devoir y rester un peu plus longtemps que pr√©vu. Mais, suspens. Vous saurez la raison de ce s√©jour prolong√© dans le prochains √©pisode des m√©saventures, euh pardon des aventures de Michael en Asie…
Prachuap khiri khan

Poings et pieds deliés

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Je dois avoir l’air tendu et d√©prim√© d’√™tre l√†¬† quand je me balade dans les rues d’Hua Hin, non, c’est vrai on arr√™te pas de me proposer un massage ou un taxi pour quitter la ville. Quoiqu’il en soit, ce soir, c’est boxe tha√Į. Il faut que je vois √ßa au moins une fois dans ma vie. C’est un sport incroyablement populaire ici. Direction le Thai Boxing Garden qui propose des rencontres tous les mardis et samedis soirs. Le billet est entre 350 et 500 bahts. Les rencontres commencent √†¬† 21h.
Un peu avant l’heure, dans les modestes tribunes et sur les petites passerelles sur√©lev√©es ( o√Ļ je me trouve ), les seuls thais pr√©sents sont les girlfriends des occidentaux. Et puis un champion, short rouge arrive avec sa nu√©e de supporters. Les Thais prennent position tout au bord du ring sur un c√īt√©. L’autre opposant arrive. Ses fans sont moins nombreux. Ca pr√©sage probablement d√©j√†¬† de l’issue du combat. Je dois dire que je les trouvent un peu gringalet, enfin muscl√©s masi assez fins; on dirait moins qui est pass√© des heures √†¬† faire de la muscu. Avant le combat chaque adversaire se rend √†¬† chaque coin du ring et s’incline devant en faisant se que j’imagine √™tre une pri√®re. Souvent ils font des √©tirements qui sont presque des danses. Le combat peut commencer.
boxe thai
Thai boxing
Au d√©but, on s’observe. Puis les coups se font de plus en plus nombreux et de plus en plus appuy√©s. La foule s’emballe surtout quand les adversaires sont en corps √†¬† corps et se donnent des coups de genoux dans le torse jusqu’√†¬† ce que l’arbitre les s√©parent car ils s’enlacent carr√©ment. Je ne sais pas comment sont compt√©s les points, si des coups valent plus que d’autres ou si c’est simplement parce que ce sont ceux-l√†¬† qui font le plus mal √†¬† l’adversaire. En tout cas, forc√© de constater qu’ils ne retiennent pas leurs gestes et que c’est tr√®s violent. Pourtant, lorsque la cloche de fin de round sonne, on sent dans les regards et parfois les gestes un vrai respect chez les deux protagonistes. Pas comme les d√©bordements de la boxe traditionnelle. A la fin de chaque reprise, les boxeurs se font masser puis repartent sur le ring. Le premier combat se finit par un KO √†¬† la troisi√®me reprise qui me laisse dubitatif tant le coup fatal m’a sembl√© ridicule par rapport √†¬† beaucoup d’autres d√©j√†¬† re√ßus. En tout il y aura 5 combats, 3 chaos, euh KO ( tous les tris suspects selon moi, je me demande si on est pas dans des matchs un peu arrang√©s pour faire le spectacle pour les touristes ), une victoire aux points ( enfin j’imagine car les deux √©taient toujours debouts et un a √©t√© d√©clar√© vainqueur ) et un match que je n’ai pas vu. J’ai quitt√© ma place apr√®s le combat entre deux gar√ßons d’une dizaine d’ann√©es. Il faut pas √™tre na√Įf et penser que les boxeurs ne commencent pas ce sport jeunes et il est donc logique que des gamins le pratiquent mais la violence des coups et voir le perdant chaos √†¬† terre m’a d√©finitivement vaccin√© de l’envie d’en voir plus, d’autant que ce KO-l√†¬† m’a pas paru mis en sc√®ne.
match boxe thai
match boxe thailandaise
L’exp√©rience est faite. J’ai vu ce que c’√©tait. Je ne vais pas juger mais je pr√©f√®re aller voir un match de tennis avec des jolies filles en petites jupettes blanches. Chacun ses exutoires…
Demain, départ pour Prachuap qui rigole, euh non, Prachuap Khiri Khan !
Plus de photo de tha√Į boxing dans la galerie.

Heureux !

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Hua Hin Thailande

Ma journée type à  Hua Hin

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La vie est douce √†¬† Hua Hin surtout depuis le deuxi√®me jour o√Ļ j’ai d√©cid√© de changer de guesthouse pour un √©tablissement un tout petit peu plus dans la ville mais √†¬† l’accueil bien plus chaleureux et √†¬† la chambre plus confortable ( air conditionn√© indispensable ici ) et plus confortable avec en prime le petit dej compris dans le prix ( 400 bahts ). The Shed pour ne pas le nommer est d’ailleurs √†¬† vendre et j’avoue que l’id√©e de me renseigner sur les conditions d’achat m’a effleur√©e.
Alors comment, je passe mes journ√©es ici ? Je dois dire qu’elles suivent un peu toutes le m√™me sch√©ma. R√©veil spontan√© vers 7h, je regarde le journal de France 2 sur TV5 pour rester un peu au courant des d√©boires des Fran√ßais avec la neige, le RER et l’Eurostar. Puis, j’enfile mon maillot de bain et j’attrape ma serviette. 5 ou 6 minutes de marche et me voil√†¬† sur la plage. On est pas tr√®s nombreux, je pique une t√™te dans l’eau d√©licatement fra√ģche et fais plusieurs brasses. Bien vivifiant pour d√©marrer la journ√©e d’autant que la chaleur n’est pas encore √©touffante. Je repasse devant le bureau de la police touristique ¬ę¬†my first friend¬†¬Ľ comme disent leurs affiches qui est √†¬† l’entr√©e de la plage. Je me fais discret car je n’ai pas rendu la t√™te que j’ai piqu√©e. Puis douche et petit dej √†¬† la carte. G√©n√©ralement oeufs brouill√©s, bacon, toasts beurre et confiture plus th√© et jus d’oranges press√©es. Et l√†¬†, enfin un petit espace o√Ļ je dois r√©fl√©chir √†¬† ce que je vais faire. Me balader avec mon appareil photo, oui, mais o√Ļ ? Ca d√©pendra des jours.
Midi ou 13h arrive, la temp√©ratue commence a √™tre √©l√©v√©e et soleil tape dur. Je m’arr√™te manger chez Chen Seafood qui fait les meilleurs nouilles saut√©es jaunes au porc que j’ai mang√©es de ma vie. Un plat, un jus de past√®que frapp√© et en d√©ssert une petite assiette d’ananas et past√®que offerte par la maison. Une addition √†¬† 110 bahts et en prime une serviette imbib√©e d’eau et d’eau de cologne tout droit sortie du frigo nous est donn√©e quand on arrive. On se rafraichit, on mange bien, on paie 3 fois rien. Du coup, je m’y assois tous les midis. Et retour dans ma chambre pour une sieste et surf sur internet en profitant du wifi gratuit que propose la ville jusque vers 15h ou 16h. Retour √†¬† la plage en passant par le 7-Eleven pour acheter un petit pot de glace vanille aux √©clats de chocolat ( 12 bahts ) ou un c√īne ( 20 bahts ), je salue d’un sourire Miss Orange qui tient le stand de fruits juste devant le magasin. Je ne sais pas s’il y a eu une √©lection avec d√©fil√© en bikini fabriqu√© en moiti√© d’oranges ou si elle s’est auto-proclam√©e miss mais en tout cas, c’est ce qu’il y a marqu√© sur la pancarte devant ses cageots. Puis retrempette dans l’eau sal√©e, petit farniente sur la plage et photos des gens qui s’amusent sur la plage.
Parfois, on finit par un d√ģner au Pizza corner qui propose notamment une succulente pizza aux peperonnis. La p√†¬Ęte est une des meilleures que j’ai pu voir et go√†¬Ľter. Voil√†¬† et demain ce sera pareil √†¬† peu de chose pr√®s !

Hua Hin, village de pêcheurs

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A 220 km au Sud de Bangkok, Hua Hin √©tait il y a encore quelques dizaines d’ann√©es un simple et modeste village de p√™cheurs. Aujourd’hui, on retrouve encore un peu de ce pass√© pr√®s de la jet√©e mais la ville, en tout cas pour sa partie qui longe la c√īte, est surtout devenue un grand centre touristique. Mais particularit√© int√©ressante, les touristes pr√©sents sont aussi pour beaucoup des Thailandais. C’est leur premiere destination pour aller √†¬† la mer.
Ceux qui comme moi ont choisi le train ( moyenne 50 km/h ), arrivent dans la ville par sa coquette gare en bois peint jaune et rouge avec √†¬† sa droite un immense portrait du roi non pas dans son habit brod√© d’or traditionnel mais en chemise aux humeurs vacanci√®res, rouge avec des palmiers et une casquette. Face √†¬† la gare, une grande avenue d√©cor√©e de lampions et au bout, le principal acc√®s √†¬† la plage, bord√© de petites √©choppes de vente de produits artisanaux et articles de plages. Et bien s√†¬Ľr les glaciers qui proposent des c√īnes par√©s de boules de coco pour 10 bahts. Le sable est fin, blanc cass√©, la mer bleu turquoise, cass√© aussi et selon le moment de la journ√©e, plus ou moins avanc√©e sur l’√©tendue de sable. Le matin, elle ne laisse que peu de place aux vacanciers pour √©taler leurs serviettes et leurs corps luisants. Mais ce n’est pas tres grave, la plupart dorment encore. Avant 10h, Hua Hin est tres calme. On y croise que peu de farangs.
Plage Hua Hin Thailande

Et sur la plage, les rares ombres offertes par les palmiers sont tr√®s pris√©es.Aux heures de pointe, en d√©but et fin d’apr√®s-midi, gr√†¬Ęce √†¬† la position du soleil, l’ombre des arbres alentour, gagne une grande partie de la plage si bien qque tout le monde peut trouver sa place au pas de soleil. C’est super bien organis√© ! Quand il y a le plus de monde, la mer est la plus basse pour laisser la plage la plus large possible et les zones d’ombre sont optimales. C’est rudement bien foutu. On peut aussi faire de l’√©quitation, un peu comme sur les cartes postales, les cheveux au vent, les sabots du cheval frappant les franges des vagues. Ou si on est jamais mont√© sur un canasson de sa vie, comme moi, on peut s’en servir de taxi pour nous ramener √†¬† l’entr√©e de la plage, quand √©puis√© apr√®s avoir parcouru 4 km √†¬† pied pour aller voir un bouddha debout qu’on a aper√ßu √†¬† l’extr√©mit√© de l’anse et qui avait l’air bien plus proche qu’il n’est vraiment, on n’a pas tellement le courage de refaire le trajet dans l’autre sens.
Cheval plage Hua Hin Tha√Įlande
Ce qui est amusant c’est d’observer les diff√©rences de comportement sur la plage entre les occidentaux et les thais. D’un c√īt√©, on a le clan des farangs, allong√©s √†¬† se dorer la pilule ou qui nagent avec application dans l’eau dans un maillot de bain styl√© et de l’autre on a le clan des thais qui sont beaucoup plus remuants, s’amusent visiblement beaucoup plus, s’√©claboussent, se courent apr√®s, jouent avec leur enfants et se baignent pour la plus part en T-Shirt voir tout habill√©s. Les premiers quand la mer est agit√©e, ni mettent que rarement un orteil, les seconds au contraire s’amusent dans le remous des vagues. Les enfants thai semblent incroyablement heureux d’√™tre ici et les parents de partager ces moments avec eux.
Enfants Hua Hin thailande
Enfants plage Hua Hin thailande
Et √†¬† c√īt√©, il y a ce quartier clairement destin√© aux occidentaux, avec ses inscriptions en Anglais certes mais aussi en allemand, suedois, finlandais, apparemment, ce sont surtout eux qui viennent en vacances ici. Et au milieu un petit quartier de bars √†¬† h√ītesses, un peu moins glauques que ceux de Sukhumvit ou de Koh Samui. La prostitution, si elle doit √™tre pr√©sente y est moins flagrante. Enfin, si vous ne vous int√©ressez pas qu’√†¬† la plage et aux bars, vous aurez peut-√™tre envie comme moi d’aller voir le point de vue sur la ville propos√© depuis une colline voisine ( Khao Hin Lek Fai view point ). S’y rendre √†¬† pieds, n’est pas une super bonne id√©e, je vous assure m√™me si c’est faisable. C’est qu’√†¬† 3 Km mais √ßa grimpe et √†¬† Hua Hin, il fait chaud, tr√®s chaud. Trop m√™me entre 12h et 15h. Enfin, bref, une fois en haut, un des points de vue est une passerelle am√©nag√©e et d√©serte ( personne en vient jusque ici √†¬† part les fous comme moi apparemment ). Et on a une vue sur l’ensemble de la ville. Un petit arbre qui vous fait une ombre, un petit vent frais, id√©ale pour faire une petite sieste. Et il y a le bouddha dor√© debout du bout de la plage, bien s√†¬Ľr. Pour le reste il faut √™tre v√©hicul√©.
Vue sur Hua Hin
Le village de p√™cheur a chang√©, Hua Hin est devenue une ville touristique, mais contrairement aux autres grandes stations touristiques de Tha√Įlande, ici il reste de la place pour les tha√Įs qui continuent de s’y rendre en masse. Ils y viennent pour plusieurs jours ou pour le week-end. Esp√©rons que la ville ne sera pas transform√©e compl√®tement en cit√© √†¬† touristes la rendant inaccessible aux bourses des tha√Įs.
Les photos d’Hua Hin sont dans la galerie.

Trouver un hotel à  Hua Hin

Dans le port d’Hua Hin…

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Y a des marins qui p√™chent. Le soir, il y a de l’effervescence sur la longue jet√©e d’Hua Hin. Un petit ballet de scooters et moto, des gens qui p√™chent √†¬† droite et √†¬† gauche attendant que leur ligne fretille et au bout du chemin sur pilotis de b√©ton, un bateau qui manoeuvre. Il semble qui cherche a prendre le depart pour une nuit au large.
Et au milieu de tout √ßa, un photographe, moi, qui tant√īt avec son trepied tant√īt √†¬† main lev√©e en retendant sa respiration essaie de mettre en image cette atmosph√®re, ces lumi√®res color√©es. Certains s’amusent de me voir assis en tailleur devant mon appareil perch√© sur son pied a attendre que le retardateur ait fini son d√©compte, d’autres m’ignorent, d’autres encore prennent bien soin de ne pas passer dans mon champ. Sur le navire, les marins s’affairent, quelques uns m’ont remarqu√©, un me fait un signe amical. Au bout de son amarre, l’embarcation avance pres du ponton, jette deux de ses habitants sur la jet√©e ( d’o√Ļ le nom ? ) et puis s’√©carte √†¬† nouveau plus au large. Il n’est que 20h pass√©es mais il fait d√©j√†¬† nuit noire, sombre. A quelques dizaines de m√®tres de l√†¬† dans les avanc√©es sur la mer des anciennes cabanes de p√™cheurs reconvertis en immenses restaurants de ¬ę¬†sea food, les touristes thais et farangs se r√©galent avec bruit et bi√®res des mets qu’on leur sert.
Marins Hua Hin
Marins Hua Hin
Marins Hua Hin
Je retourne sur la route ferme et me dirige vers ma guesthouse. Quelques ¬ę¬†Hello, handsome man, massage¬†¬Ľ m’accompagnent de temps en temps…

Le peintre des hauteurs

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peintre Wat Arun

A armes inégales

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soldat Bangkok

Khap ou pas Khap ?

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J’en parlais d√©j√†¬† dans mes petites g√©n√©ralit√©s sur la langue tha√Įlandaise mais l’une des premi√®res choses √†¬† retenir quand on apprend le tha√Į c’est de savoir si on doit finir ses phrases par khap ( khrap en fait mais le r est rarement prononc√©, ainsi si vous cherchez √†¬† aller √†¬† Krabi d√ģtes Kabi vous aurez plus de chances de vous faire comprendre ) ou par kha.
Le principe est simple, si vous √™tes un homme, il faut dire khap et si vous √™tes une femme kha. A noter que plus le degr√© d’intimit√© est important entre les protagonistes d’une conversation plus ces petits mots se font rares dans leurs √©changes. Mais surtout, ils peuvent remplacer un oui d’approbation dans les conversations. Un peu comme le oui du psy pour vous inciter √†¬† continuer √†¬† lui raconter votre vie ūüėČ
Et ¬ę¬†d’accord¬†¬Ľ se dira assez souvent, Ok khap ou Ok kha. Personnellement, j’utilise beaucoup le Ok khap pour indiquer mon approbation et sur un ton interrogatif pour avoir celle de mon interlocuteur.

Un touriste en voie d’extension

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Il y en a qui aiment se faire des extensions de cheveux, moi aujourd’hui, j’ai d√©cide d’obtenir une extension de mon visa. Oui, j’ai r√©alise qu’il ne me reste que 28 jours sur mon autorisation de sejour actuelle et que j’ai mis plus d’un mois a faire le Nord donc j’aurais besoin d’au moins autant pour le Sud et ensuite je vais a l’Est avant de passer au Cambodge. Pour ne pas √™tre pris de court, j’ai donc d√©cide de rester a Bangkok un jour de plus et de m’en occuper.
Depart de l’hotel a 9h direction le m√©tro et arr√™t a la station Lumphini. De la, il est tres simple d’atteindre a pied, le bureau des services de l’immigration ( juste immigration, ici on ne parle pas d’int√©gration ou d’identit√© nationale ). J’y arrive et suis accueilli par un policier qui me montre une direction. Je suis son geste, entre dans le batiment et je dois dire que pour une fois je suis etonne car personne a l’accueil. Je tourne un peu sur moi-m√™me et j’aper√ßois un panneau en Thai, Anglais et Chinois indiquant que le service a d√©m√©nag√© il y a deux mois avec un plan du quartier ou il a ete deplace et la nouvelle adresse. Au vu de la carte et de son √©chelle tr√®s rapproch√©e, je me dis que ce doit √™tre dans le coin mais j’ai beau chercher sur mon plan, je ne trouve aucun rep√®re me permettant de voir comment m’y rendre et personne a qui demander. Je finis par baisser les bras, griffonne l’adresse sur un papier et h√®le un taxi. Il ne parle pas Anglais mais je lui montre ma grifouille. Il acquiesce de la t√™te et me dit juste ¬ę¬†Highway¬†¬Ľ. Ok si √ßa va plus vite, prenons l’autoroute. Et me voila en voiture pour longtemps, assez longtemps pour me demander s’il sait vraiment ou je veux aller. Plus de 25 minutes dont vingt d’autoroute. Et vous savez quoi, il m’a bien d√©pose ou il fallait. Le bureau est maintenant a l’autre bout de la ville. Au beau milieu de nulle part. Accessible par aucun transport en commun si ce n’est peut-√™tre un bus mais allez trouver un plan des bus de Bangkok. J’ai demande aux stations de m√©tro, aux bureaux d’information des touristes, a mon hotel. Apparemment, √ßa n’existe pas. Bref, co√†¬Ľt du trajet 225 bahts ( dont 45 de taxe d’autoroute ). Pour le m√™me prix, j’aurais pu aller a Chiang Mai en train. C’est plus complique et plus cher d’aller a l’Immigration que de traverser le pays.
Le building est immense et moderne, c’est sur, il a de la gueule a cote de l’ancien mais pourquoi est-il si inaccessible ? J’entre, je remplis mon formulaire, obtiens un ticket avec mon num√©ro d’appel. Il est 11h20. Je m’assois avec les autres et me rends compte que malgr√© les difficult√©s pour se rendre ici, je ne suis pas tout seul mais alors vraiment pas ! Une petite pancarte annonce ¬ę¬†Lunch break 12:00 – 13:00¬†¬Ľ. Il y a plus de 40 personnes a passer avant moi. Autant dire que je suis sur de faire moi aussi ma pause dej ici. Effectivement a 12h54, la petite chaine qui barre l’entree du bureau des extensions de visa indiquant que c’est l’heure d’aller manger est mise en place. La ponctualit√© de l’administration, c’est universel ! Quand on dit que les Thailandais sont les rois de la copie, c’est vrai, ils ont meme reussi a copier nos administrations avec leurs horaires tout sauf pratiques, 8h30-12h et 13h-16h30, le guichet le plus demande d√©borde et celui a c√īt√© incroyablement d√©sert avec une fonctionnaire qui compte les mouches, la paperasse, tout y est m√™me le respect inconditionnel des horaires et la cadence p√©p√®re a laquelle les employ√©s remplissent leur tache.
Pour manger, il y a tout ce qu’il faut, rien d’ecrit en Anglais mais sinon y a tout. C’est pas comme s’il y avait des etrangers suceptibles de venir ici. Un bureau pour leur d√©livrer des visas ou quelque chose dans le genre. Ce qui par contre est intelligent, c’est ce sous-sol avec tous ces magasins et ces food center car vu les temps d’attente, je suis sur qu’ils ont beaucoup de clients et comme entre 12h et 13h, tous les bureaux sont fermes, les gens n’ont pas d’autre choix que de manger la. Marketinguement parlant c’est g√©nial !
Sur ma chaise, dans expectative, j’ai sympathise avec un Australien qui est visiblement habitue a tout ca. Enfin, il connaissait l’ancien service, ici, c’est plus beau mais l’organisation, notamment l’attribution des num√©ros et la remise des passeports sont plus chaotiques. Il me donne quelques conseils et des adresses notamment a Phnom Penh. Il m√©dit sur les Fran√ßais et leur tr√®s mauvais niveau d’Anglais fa√ßon de me complimenter sur ma maitrise de la langue de Shakespeare et m’explique qu’il est ici car √©crit le scenario d’un film de science fiction. Son num√©ro de passage est sensiblement avant le mien. A 14h35, me voila deleste de 1900 bahts et avec la permission de rester jusqu’au 13 f√©vrier dans le pays ( je devrai passer la St Valentin au Cambodge, tant pis ). Reste a retourner a la civilisation, rentrer a mon h√ītel. Je n’ai pas tellement envie de d√©penser encore 200 bahts dans une course en taxi et cherche un autre moyen de quitter ce nomans land. Comme il n’y a ici pas que le bureau de l’immigration mais plein de services administratifs a destination des tha√Įlandais, il y a forcement un moyen plus √©conomique de s’√©chapper de la. J’aper√ßois un bus nomm√© Schuttle Bus. Je vois des thais monter dedans, je les imite. Il s’arrete quelques minutes plus tard. Tout le monde descend. Moi aussi. J’esp√©rais me trouver a une station de skytrain mais non. Je fais le mouton de Panurge et continue de suivre le mouvement jusqu’√†¬† un arr√™t de bus. Et la, souci. Quel bus prendre parmi ceux qui passent ? Pas de panneau avec le plan des lignes et les inscriptions sur les v√©hicules sont en tha√Į exclusivement. Pratique…
Il s’arr√™te de temps en temps des vans avec des inscriptions en tha√Į √©galement et certains de mes compagnons montent dedans. Je me recouds a opter pour cette solution et demande au suivant s’il va √†¬† ¬ę¬†Mo Chit¬†¬Ľ, station de skytrain la plus proche ( enfin proche, fa√ßon de parler ). Il me r√©ponds non de la t√™te. Je me dis qu’au pire, je peux monter dans un bus public et voir ou il m’emm√®ne. √†‚Ä°a me rapprochera surement. Un autre van approche. Lui va bien a Mo Chit. Youhou ! Je grimpe √†¬† l’int√©rieur. Cout: 25 bahts. Ensuite un petit tour en m√©tro et me voila a la maison, enfin a l’h√ītel. Il est 16h45. Apr√®s 7 heures et 45 minutes dont a peine cinq minutes mises bout a bout devant un officiel du bureau d’Immigration, √ßa y est mission accomplie ! C’est plus qu’une aventure de faire prolonger son visa ici, c’est presque une qu√™te ! Je n’ai pas encore trouve le pays qui a r√©ussi a avoir une administration efficace et intelligente. Et ce ne sera pas ici non plus…

Prendre son pied… en photo

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Wat Po - pieds bouddha

La visite est un long fleuve tranquille

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C’est marrant, ces filles qui attendent le bus a Sukhumvit et qui bizarrement ne regardent pas du coup de la rue pour surveiller l’arrivee de leur carrosse mais regardent les passants du cote du trottoir. A mon avis, elles sont la pour autre chose que pour utiliser les transports en commun. Mais je ne vois pas quoi. Je devrais leur demander un jour…
Aujourd’hui, je vais visiter les monuments fameux de Bangkok que j’ai delaisses la derniere fois. La Wat Phra Keo, le grand palais, le bouddha du Wat Po et le Wat Arun. Et j’ajoute le bateau a mon mode deplacement favoris. Metro donc puis skytrain jusqu’a Saphan Taksin et de la je prends le Chao Praya Express jusqu’a Tha Tang, l’arret du Grand Palais. Enfin, express, oui quand on est a bord parce que l’attente n’est pas express du tout. Il vous en coute 34 bahts quelque soit le trajet. Et l’achat d’un ticket est vaiment base sur la confiance. Il faut le quemander a l’operatrice qui passe, sans quoi, vous pouvez a mon avis voyager a l’oeil. Il faut dire que l’embarcation est tres remplie, que des gens se tiennent debout agrippes a des poignees ou des barres comme dans n’importe quel bus. Donc meme avec une excellente memoire et un regime riche en phosphore, il est complique de savoir qui a pris un billet ou pas.
Chao Praya Express
Je descends et me rends a l’entree du Grand Palais speciale ¬ę¬†Foreigners¬†¬Ľ. J’achete un billet. Le plus cher que j’ai jamais pris depuis mon arrivee dans le pays ( 350 Bahts ) et passe les portiques du cote foreigner toujours; les couples mixtes se reformeront quelques metres plus loin. Wouah, il y a du monde ! Le Wat Phra Keo, ca brille, c’est surcharge en decorations mais c’est beau, je dois avouer. Je mitraille un peu beaucoup avec mon appareil photo: les statues, les batiments, le chedi dore et meme la replique du temple d’Angkor. Plus besoin d’y aller du coup, chouette, c’est ca d’economise ! Le soleil tape extrement fort, ma bouteille d’eau se vide a vitesse grand V. Ce n’est pas l’evaporation, c’est moi qui bois et bois et bois encore. Quoique je me suis rarement desaltere avec une eau aussi chaude sans y avoir plonger un sachet de the.
Bangkok - Wat Phra Keo
Bangkok - Wat Phra Keo statue
Le Grand Palais m’a moins impressionne. Je me suis amuse a regarder parader les gardes en uniformes blancs visiblement la pour le folklore et cette sublime jeune fille russe qui demandait a sa mere de l’immortaliser devant toutes les facades du batiment en prenant une pose digne d’un defile haute couture puis je suis sorti de l’enceinte direction le Wat Pho. Il m’avait manque. Cette fois-ci, couche ou pas, je vais rendre visite au bouddha ! Puis j’embarque pour la modique somme de 3 bahts sur la navette qui va de cette rive jusqu’a son homologue en face ou se trouve le Wat Arun. Voila, ca y est, c’est fait, j’ai vu tous les monuments qu’il faut absolument voir a Bangkok. Je peux rentrer en France ! Enfin, non, je crois que je vais rester et aller voir enfin la mer.
Bangkok - Grand Palais Palace
Wat Po - bouddha

Re-Chao Praya Express, re-skytrain et me revoila au PB Hotel apres une petite halte massage dans mon salon prefere.
Les nouvelles photos de Bangkok dans la galerie.

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Harry Potter back in Bangkok

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Apr√®s des adieux dignes mais finalement √©mouvants pour moi aussi tant l’attachement de Tik pour ma petite personne √©tait fort et les attentions qu’elle a eu pour moi la veille m’ont touch√©, me revoil√†¬† en mode Luky Luke, cowboy solitaire. Cinq heures de bus climatis√© et je retrouve le brouhaha de Bangkok. Je tente de changer de quartier, r√©solu √†¬† ne pas me cantonner √†¬† Sukhumvit et √†¬† me rapprocher des temples. Je choisis donc une guesthouse dans le quartier chinois et demande √†¬† un taxi de m’y emmener. Et pour la premi√®re fois depuis que je suis ici, un tha√Įlandais s’est foutu de moi. Apr√®s un beau d√©tour pour allonger le prix affich√© au compteur, il m’ a d√©pos√© assez loin de ma destination, pr√©textant qu’il ne pouvait pas aller jusqu’au bout√†¬†a cause du march√©, m’indiquant que ce n’√©tait qu’√†¬† quelques m√®tres √†¬† pieds. Leur unit√© de mesure des m√®tres ne doit pas √™tre la m√™me qu’en France alors. Le march√© ne bloquait en aucun cas la circulation dans cette rue mais bon j’ai tir√© ma valise jusqu’√†¬† la pancarte de la guesthouse. Je dis pancarte et pas porte car pour trouver la porte, ca n’a pas √©t√© aussi vident qu’il n’y parait car la 238 Guesthouse est dans une arri√®re-cour invisible depuis la rue. Bref, m’y voila. L’accueil est assez froid et les tarifs indiqu√©s dans la bible du touriste, j’ai nomm√© le Lonely Planet ont sensiblement augment√©. La chambre qu’ils me proposent pas si coquette que ca pour le prix. Et moi, c’est b√™te mais quand ca commence comme ca, j’aime bien revenir aux valeurs s√†¬Ľres. Je saute dans un tuk-tuk direction le PB Hotel √†¬† Sukhumvit qui pour 100 bahts de plus propose des chambres d’un bien meilleur standing. En plus c’est juste en face du Bumrungrad Hospital o√Ļ je veux aller le lendemain pour mes rappels de vaccins.
Je pose donc ma valise dans cet h√ītel dont je r√©alise que les lettres PB sont la pour Playboy mais rien a voir avec la Playboy Mansion, pas de cascade dans le jardin, ni de playmates nageant dedans avec Hugh Heffner en slip de bain. Juste des chambres bien d√©cor√©es, bien √©quip√©es. Et direction le Nana Square o√Ļ je me fais accueillir par un ¬ę¬†Harry Potter¬†¬Ľ enjou√© de Tah qui visiblement se souvient de son client assidu d’il y a trois semaines. Petit foot massage et halte au McDo en face. Commen√ßant √†¬† sentir √†¬† nouveau ma digestion d√©licate, je repasse en mode ¬ę¬†aan farang¬†¬Ľ. Et je dois dire que je n’ai jamais vu de Mc Donald’s aussi propre de ma vie. Le sol ne collait pas, la cuisine avait l’air neuve, elle brillait comme dans les pubs pour les produits d’entretien et mon hamburger a √©t√© pr√©par√© devant moi. Pour la somme de 109 bahts me voila avec le sempiternel cheeseburger deluxe avec grande frite et grand Coca.
Le lendemain matin, je traverse la rue et me retrouve √†¬† l’h√īpital qui est probablement pas repr√©sentatif des h√īpitaux du pays tant celui-la est moderne et beau. Il y a un √©tage sp√©cial pour accueillir les √©trangers et les enregistrer. Et c’est digne d’un hall d’h√ītel de standing avec des petits canap√©s et quelques arbustes pour la d√©co. On me cr√©e un dossier, me prend en photo et me voila avec une carte de l’h√īpital et un dossier chez eux. D√©part pour le 15e √©tage o√Ļ je suis tr√®s rapidement pris en main par une infirmi√®re qui prend ma tension mais pas avec le brassard avec la pompe √†¬† main, non avec une machine √©lectronique tout automatique, ma temp√©rature et me p√®se. 5 minutes d’attente plus tard me voila en face d’un m√©decin qui parle parfaitement l’Anglais et fait un check-up rapide apr√®s les questions d’usage et ce bien que je vienne juste pour un rappel de vaccin. Puis une infirmi√®re incroyablement d√©licate me fait mon injection. Je passe r√©gler ( 33 euros ) au guichet des caisses et me revoil√†¬† dehors. Je dois dire que le lieu donne une confiance incroyable. Tout est clean, ils ont visiblement les √©quipements derniers cris et probablement les meilleurs m√©decins du pays. Je crois que je serais plus en confiance ici que dans le meilleur h√īpital fran√ßais. D’autant que le Bumrungrad a une excellente r√©putation chez les √©trangers. Parmi les am√©ricains que j’avais rencontr√©s avec mon pote amerloque de Sukhotha√Į, un couple parlait de cet h√īpital de mani√®re dithyrambique et expliquait qu’ils √©taient mieux soignes qu’en Am√©rique et pour un prix raisonnable que leur assurance couvait a 100% trop contente de voir leurs soins cou√†¬Ľter si peu cher.
Et comme c’est le week-end, l’apr√®s-midi, je d√©cide d’aller voir le fameux Chatuchak week-end market. Je m’y rends en m√©tro, j’ai l’habitude. Et je suis le flux des gens pour arriver dans une rue avec des marchands de chaque cote. ¬ę¬†Pas si impressionnant que ca¬†¬Ľ me dis-je. Mais voila, a un moment je vois un passage qui s’ouvre sur le monde gigantesque du march√©. Je n’en ai jamais vu de plus vaste. Il est d√©coup√© en quartiers, j’aurais pu dire coins mais c’est tellement grand que le mot quartier est appropri√©. Les v√™tements, les fleurs et la vaisselle, les objets de d√©corations, la parfumerie ect… Et m√™me la Remake America section qui propose de s’habiller comme un am√©ricain et le mot remake n’est pas de trop √†¬† mon avis car je ne suis pas s√†¬Ľr que ce ne soit pas que des contrefa√ßons. Et il y a foule. C’est visiblement un rendez-vous prise par les tha√Įs. C’est vrai qu’ils peuvent tout y trouver pour de petits prix. Et j’ai l’impression que d’aller au supermarch√© n’est pas encore tellement dans leurs habitudes. Les march√©s sont tr√®s pr√©sents dans ce pays et tr√®s fr√©quent√©s. Je m’ach√®te un drap de bain. Et oui, je pars maintenant vers le sud, la mer bleue turquoise et chaude, les plages de sable fins, les palmiers, les m√©duses, les requins, les courants dangereux… Non, j’exag√®re pas de m√©duse et tout le reste. Puis retour √†¬† Sukhumvit o√Ļ je passe devant le marchand de journaux qui propose des versions impressions couleurs de l’Equipe et du Figaro du jour ( ou de la veille, ca depend du moment de la journ√©e ) puis a c√īt√© d’une vendeuse de T-Shirts qui dort, la t√™te d√©licatement pos√©e sur sa marchandise. ¬ę¬†Heureusement qu’elle ne vend pas des cactus¬†¬Ľ pense-je. Et me voila √†¬† nouveau a mon h√ītel apr√®s avoir refuse trois body massages en chemin. La routine bangkokienne, quoi !

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Chiang Mai vaut templement le detour

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La ¬ę¬†capitale du Nord¬†¬Ľ semble jou√†¬Ļ¬Źr d’une tres bonne image aupres des Thailandais. Beaucoup plus que Bangkok. J’aurais dit a Tik que je voulais aller n’importe o√†¬Ļ‚ĄĘ ailleurs, je ne suis pas sur qu’elle m’aurait propose de venir avec moi. Ou alors avec un enthousiasme bien moins intense. Faut dire que c’est la-bas qu’elle s’est vu remettre son dipome par le roi en personne il y a 4 ans. Peu avant d’arriver, on sent deja la physionomie du paysage changer. Les montagnes se font de plus en plus presentes et de plus en plus orgueilleuses, montent plus vers le ciel. Bon ce n’est pas encore les Pyrenees mais quand meme. Dans le nord, la nature est plus presente, les forets plus denses, plus belles. Une Thailande plus sauvage en quelque sorte. Et ce qui fait aussi le charme de Chiang Mai ce sont ces douves qui entourent tout un quartier de la ville dans un carre parfait.
Pendant notre court sejour la-bas, c’est moi qui fait office de co-pilote et Tik qui conduit bien sur. Nous etions en configuration rallye, les chronos en moins. Et je dois dire qu’avec les deux plans du Lonely Planet, j’ai assez facilement reussi a nous mener a chacune de nos destinations. Une fois compris que le perimetre interieur et le perimetre exterieur de la partie fortifiee de la cite ont chacun leur sens de circulation et notre Hotel positionne sur la carte, me voila pret a crier les trois expressions necessaires pour faire un bon GPS vivant en Thailande. ¬ę¬†Dong bai¬†¬Ľ ( tout droit ), ¬ę¬†kua¬†¬Ľ ( a droite ) et ¬ę¬†sai¬†¬Ľ ( a gauche ). Premiere destination, le fameux Doi Suthep.
Plante en haut d’une montagne, c’est le temple le plus repute de Chiang Mai. Lors de la montee par une route sinueuse a vous donner le tournis, on a croise de grands malades, euh non, je voulais dire de grands sportifs qui s’y attaquaient a velos. Et ils etaient tous farangs. Il ne devaient pas savoir qu’il y en avait pour 7 kilometres comme ca. Aucun thai ne ferait cette ascension a la Montand ( a bicyclette ) me fait remarquer Tik. ¬ę¬†Crazy farangs¬†¬Ľ. Nous voila arrives. Nous garons la voiture et nous retrouvons rapidement devant un long escalier dont les rampes de chaque c√†¬Ļ‚ÄĚte sont d’immenses dragons. Et c’est parti pour la montee des marches. Plus impressionnantes que celle de Cannes, je vous assure. Surtout pour Tik qui s’arrete trois fois pour reprendre son souffle ( je lui ai pas dit mais il y a un ascenseur sur le cote ). Moi, avec mon ancienne adresse, c’est un peu comme rentrer chez moi, le soir apres le boulot, la releve du courrier en moins. Et comme d’habitude en Thailande, le foreigner que je suis doit payer un droit d’entree ( 30 baths ); pour elle c’est gatuit. Ca ne me choque pas, je n’y vais pas pour pratiquer le culte mais pour visiter. Le temple est tres frequente par les thais et comme tous les monuments de ce type tout en dorures, le sommum du dore etant son chedi couvert d’or et comble du raffinement son echafaudage jaune assorti digne de l’art du detail et de l’accessoire de toute fashion victim qui se respecte.
Je me plie a nouveau au rituel des bougies et des batons d’encens puis rentre avec Tik dans un des batiments ou un moine nous eclabousse de ses batonnets trempes dans l’eau en recitant des paroles qui je pense ne nous souhaitent que du bien. Puis, je lui tend mon poigne droit et il me noue un petit bracelet de coton autour toujours en disant quelques mots dont le rythme est un peu incantatoire. J’aimerais savoir la symbolique de ces deux rituels mais le peu d’Anglais que connait mon accompagnatrice ne lui permet pas de me l’expliquer. De la terrasse du temple, on a une superbe vue sur la ville de Chiang Mai. Enfin, en theorie car le matin, il y a une chappe de brume qui vous donne plutot une vision fantomatique de la cite. Mais effectivement en fin d’apres-midi, c’est plus degagee.
Doi Suthep - Chiang Mai
chedi Doi Suthep - Chiang Mai
Je passerai rapidement sur la visite de la Pumping House, residance d’hiver du roi qui ne presente pas un interet particulier sauf si on aime les jardins fleuris. Par contre, l’etape au Zoo dont la fierte est leur couple de pandas et leur petit Lin Ping s’est revele une etape sympathique. Plus que j’aurais pense. J’ai retrouve mon ame d’enfant. Enfin, apres avoir d’abord deteste Chuang Chaung, le papa panda, seul a etre visible pour les visiteurs et qui dormait comme un masse, ne nous presentant que son posterieur a admirer. Apres une longue attente, je me suis resolu a le laisser a ses reves de coton, ou de bambous, c’est un panda quand meme. Et puis, je ne sais pas par quelle inspiration, un peu avant la porte, j’ai decide de faire demi-tour histoire de verifier une derniere fois s’il dormait. Et des que je me suis presente devant lui, il s’est leve a fait quelques pas et s’est recouche mais face a moi. Le gentil Chuang Chuang que voila ! Je l’ai photographie puis les tigres, les lions, les koalas. J’etais comme un gosse. Faut dire que ce zoo n’est pas mal du tout. Sans comparaison avec celui de Bangkok ! ici aussi, l’entree est deux fois plus cher pour les farangs que pour les thais comme d’hab mais bon, c’est souvent la regle ici et on peut la comprendre.
Zoo Chiang Mai - panda Chuang Chuang
Le deuxieme jour, c’est temple day ! On est alle en voir 7 ce qui n’est pas tant que ca, dis-je a Tik quand on pense qu’il y a plus de sam roi wat ( 300 temples ) dans la ville. Ceux qui pour moi valent plus le detour, c’est le U-Mong, un peu a l’exterieur de Chiang Mai, qui est en pleine nature, dans un joli parc avec un etang avec des poissons a moustaches et des tortues. En dessous de la plateforme avec le chedi de briques, se trouve des galeries avec des autels bouddhistes et de temps en temps, la tete en bas, des chauves-souris accrochees. Un lieu tres agreable ( hormis les galeries pour ceux qui ont peur des amis de Batman ), ou je vous conseille de faire une petite halte detente. Sinon, le wat qui m’a le plus marque c’est le Ched Yot. Les bodihsattwas, saints associes au bouddhisme, sculptes sur les murs du wihaan sont superbes. J’ai photographie chacun de ceux qui n’avaient pas perdu la tete.
Chang Mai - Wat Jet Yod
Chiang Mai - wat Jet Yot

J’imagine que Chiang Mai a beaucoup d’autres tresors a offrir. Du fait que j’avais de la compagnie et qu’elle n’aimait pas autant la marche que moi, je n’ai pas fait une de mes fameuses excursions a l’aveugle, l’appareil en bandouliere. Pourtant la nuit avec le reflet des lumieres dans l’eau des douves, il y a surement de belles images a faire. Normalement a la fin de mon voyage, apres le Cambodge, je compte rentrer a nouveau en Thailande par le Nord et devrait a nouveau m’arreter ici quelques jours.
Plus de photos de Chiang Mai dans la galerie.

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