My asian trip, le bilan

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Deux semaines apr√®s avoir regagner mes p√©nates fran√ßaises, un petit coup d’oeil en arri√®re s’impose. Le but n’est pas de rester dans cette position trop longtemps, je torticolite facilement et ici pas de masseuses parlant un Anglais sommaire pour apaiser mes cervicales mais juste de livrer les impressions g√©n√©rales qui restent apr√®s un tel p√©riple.
On est en 2009, premier vol en A380, la fiert√© de l’industrie fran√ßaise pour me porter de Duba√Į √†¬† Bangkok pour achever mon trajet avec mi-temps dans la capitale de la d√©mesure et je suis √†¬† Bangkok. Je reconnais tout tant mon dernier passage par ici m’avait marqu√©. Le d√©calage horaire devrait faire de moi un fant√īme limite somnambule mais je suis en pleine forme. et pourtant il est cons√©quent, je suis parti, en 2009 et j’arrive en 2552 ! Et je dois dire que le futur c’est pas comme j’imaginais. J’avais d√©j√†¬† √©tait d√©√ßu par l’An 2000 qui nous promettait des voitures qui volent et des vacances par t√©l√©-transportation et nous avait finalement propos√© que des voitures avec r√©gulateur de vitesse fou et des trajets en avion de plusieurs heures genoux compress√©s contre le dossier de devant. Et ben l√†¬†, pas de bon technologique non-plus. Je serais tent√© de dire: ¬ę¬†Ouf !¬†¬Ľ.
Je d√©couvre les jeunes filles qui attendent le bus pour rentrer chez elles en tenues tr√®s courtes, faut dire, il fait tr√®s chaud en Tha√Įlande, et qui probablement lass√©es de ne pas voir le bon arriver, finissent pas partir avec un passant serviable qui leur offre l’hospitalit√© pour la nuit. Les masseuses qui se font une sp√©cialit√© de vous proposer des specials, un peu comme dans les restaurants, sauf que les specials du jour sont tous les jours les m√™mes. Les points que j’ai dans la plante des pieds un peu comme des boutons que des mains expertes triturent et √©crasent de la pointe d’un petit b√†¬Ętonnet et √ßa fait du bien ! Foot massage. Pas de sp√©cialit√©s au programme m√™me si on prend son pied enfin on vous prend votre pied. Pas de panique, on me l’a toujours rendu et plus souriant en plus. Normal, ici c’est le Pays du sourire. Non pas le rictus hypocrite du gars content du sale coup qu’il va ou vous a d√©j√†¬† jou√©, non le sourire des Tha√Įlandais qui sont joueurs, taquins, accueillants, heureux de vous voir, de vous rendre service, de vous vendre quelque chose aussi si c’est possible. Une joie de vivre, de l’insouciance presque on pourrait penser, comme si l’enfance ne quitte jamais compl√®tement l’esprit d’un Tha√Įlandais. Loin de chez soi, de ses rep√®res, on se sent bien. On est un √©tranger, un farang comme ils disent et impossible de se fondre dans la masse, on nous reconna√ģt trop facilement, pourtant on se sent jamais de trop, jamais vraiment √†¬† part. La grosse mangue, ben, oui Bangkok jaloux de New-York et son surnom, s’en est trouv√© un aussi et on trouve plus de mangue que de pomme par ici, Bangkok, donc, ne s’arr√™te jamais de vivre, de s’agiter, de vous proposer quelque chose √†¬† faire ou √†¬† regarder. Et la spiritualit√© dans tout √ßa ? Elle est partout, √†¬† chaque coin de rue, avec ces petites r√©pliques de temples dress√©es sur un piquet devant laquelle on fait un bref wa√Į, inclinaison de la t√™te les mains accol√©es devant le haut du corps, les bouddhas et petits h√ītels que chaque commerce √†¬† dispos√© quelque part et bien s√†¬Ľr les temples aux d√©corations charg√©es diss√©min√©es un peu partout dans la ville. Le Wat Po o√Ļ un bouddha d’or dort, le Wat Phra Keo, probablement le plus grandiose et le plus sublime du pays, le Wat Arun, le Bemabophit, tous ces √©difices remarquables qui respirent la s√©r√©nit√©, accueillants quelques soient votre origine, points de passage des farangs appareils photo et cam√©scopes en bandouli√®re et des tha√Įs qui viennent prier et faire des offrandes. Le bouddhisme, c’est beaucoup, beaucoup d’offrandes de tout types, les fleurs de lotus, les colliers de fleurs, les cannettes de boissons ouvertes avec la paille – c’est plus pratique pour boire – verres d’eau, les billets origamis√©s en fleurs de papiers et pour les pas dou√©s en pliage, les troncs o√Ļ l’ont glisse les coupons √†¬† effigie du roi, les pi√®ces qu’on jette dans des alignements de chaudrons, les paniers garnis qu’on offre aux bonzes et j’en oublie bien entendu. Et il y a les produits d√©riv√©s. Enfin, comme j’aime les appeler tant je trouve √ßa marketinguement parlant brillant. On ach√®te un tuile, une brique sur laquelle on √©crit un voeu et qui viendra d√©corer le b√†¬Ętiment qu’on est en train de construire pour agrandir le temple; on ach√®te des amulettes, des bijoux, bracelets, colliers, des statues, des bouddhas, des fontaines, des fruits, de la nourriture pour les poissons du lac, des livres de pri√®res… Beaucoup les wat – temples – de Tha√Įlande, ont souvent une boutique ou des stands de vente pour tout √ßa. Les lieux de pri√®res bouddhistes sont de vraies petites entreprises et lucratives. Il s’en construit sans cesse de nouveaux.
J’aurais tendance √†¬† dire dans un acc√®s de caricature qu’il y a deux Thailandes, enfin pour les touristes, celle du Nord, culturelle et marqu√©e d’histoire et celle du Sud pour le farniente, les plages de sable fin et la f√™te. Alors c’est s√†¬Ľr lu comme √ßa, je sens que votre pr√©f√©rence va d√©j√†¬† pour la seconde. Enfin, si vous n’√™tes pas allergique √†¬† l’eau sal√©e ou mormon. Pourtant, c’est la Tha√Įlande du haut qui m’aura le plus s√©duite. Sukhotha√Į et Sri Satchanala√Į, pour les lieux √†¬† visiter, Chiang Mai √©tant probablement la grande ville dont le charme m’aura le plus envo√†¬Ľt√©, surtout pendant la f√™te des jeunes filles en fleur, euh non, pardon, la f√™te des fleurs tout court. Et pour un amoureux de la mer comme moi, vous dire que c’est la Tha√Įlande des terres et des pierres que j’ai pr√©f√©r√©e, c’est √©tonnant. Mais par l√†¬†-haut, les farangs sont plus rares, les gens, les villes, moins ostensiblement tourn√©es vers le tourisme et certaines de ses d√©rives ou de ses plaisirs, c’est selon. Le Sud, c’est autre chose. Des farangs √†¬† profusion, des tentations qui leur tournent autour en permanence, des eaux √©meraudes, du sable blanc, des d√©cors de cartes postales et des Tha√Įlandais qui se jettent dans l’industrie du tourisme, de la f√™te et disons le mot, du sexe parfois, corps et √†¬Ęme. Ce n’est pas que ce n’est pas la Tha√Įlande, c’est un de ses visages, celui qui se pr√©sente souvent √†¬† qui ne conna√ģt pas le pays, √†¬† qui n’est pas venu ou n’a pas pris la peine de monter au-dessus de Bangkok. Un visage envo√†¬Ľtant mais qui pass√© l’ensorcellement du d√©but, reste une illustration d’une des lois fondamentale du capitalisme, l’offre et la demande. On offre, enfin, on vend ce que les gens demandent, de l’affection, de l’√©rotisme et plus si affinit√©s, affinit√©s √©videmment factur√©es, subtilement mais factur√©es. Esprit trop rationnel, enfin surtout qui chauffe, qui r√©fl√©chit trop, je n’arrive pas √†¬† √™tre dupe, pourtant j’en vois et beaucoup, qui se laissent prendre au jeu, qui y croient √†¬† ces histoires d’amour jou√©es, √†¬† ces compliments qu’on ne leur a jamais faits et qu’on ne leur fera jamais ailleurs. Les filles tha√Įs qui abordent un farang ont probablement toutes une id√©e derri√®re la t√™te. Un but √†¬† plus ou moins longue √©chelle. Et la mienne, car oui, j’en ai rencontr√© une. Comme tout le monde, serais-je tent√© de dire. Elle n’a pas le profil classique, d’habitude, ce sont des filles de bar ou des masseuses, elle n’est rien de tout √ßa. Elle est chef d’entreprise. Et comme tout farang, j’ai envie de croire qu’elle n’est pas comme les autres, qu’elle me veux juste moi, pas mon argent, pas la porte ouverte que je lui donne sur l’Europe. J’en suis convaincu. Enfin presque… Je r√©fl√©chis trop, vous dis-je, et √†¬† y r√©fl√©chir, j’en suis pas s√†¬Ľr, pas s√†¬Ľr du tout.
Et le Cambodge et le Vietnam, me direz-vous ? J’y suis all√©. Rest√© moins longtemps, j’avais je crois, un peu le mal du pays. Pas le mal de la France non celui du muang tha√Į. J’ai aim√© les enfants de Kampot ou Kep qui couvraient mon passage de hello enthousiastes, contents de voir un barang – oui, au Cambadge c’est avec un b – et d’utiliser le peu d’Anglais qu’ils connaissaient. Ils n’avaient pas grand chose mais ne demandaient rien, juste un hello en r√©ponse et un sourire. Et ils sont heureux, enfin joyeux du moins. Trouvez-moi un Fran√ßais qui a les m√™mes conditions de vie et que vous n’aurez pas d√©j√†¬† entendu se plaindre au journal de 20H et qui ne passe pas son temps √†¬† se morfondre. Non, chez nous, on t√©moigne dans la grand messe se plaignant de ses revenus avec le home cin√©ma en arri√®re-plan, la cha√ģne hifi, la playstation, le canap√© cuir et la BMW et on est hargneux en plus. Mat√©rialistes ! On est devenus des consommateurs effr√©n√©s, jamais satisfaits, courant toujours apr√®s la derni√®re nouveaut√© technologique dont on a cru les publicitaires qui nous l’ont pr√©sent√©e comme indispensable. Ici, l’indispensable, le vrai, ils ne l’ont pas toujours mais personne ne se plaint ou pas souvent. Un enseignement du bouddhisme, probablement, une capacit√© au bonheur, √†¬† ne pas le faire d√©pendre de tel ou tel √©quipement ou tel ou tel confort s√†¬Ľrement. Et il y a Anghkor, l’aimant touristique du Cambodge dont les visages souriants de Brama, les apsaras, les reliefs me hantent encore. Des temples impressionnants et la nature autour, dedans, entre les pierres parfois, tissant ses racines dans les interstices et regagnant doucement ce territoire qu’on lui avait vol√©.
Le Vietnam me laisse un souvenir mitig√©. Mes capacit√©s de d√©tachement plus limit√©es que je voulais les croire, les frustrations et √©nervements des petites arnaques des agences de voyages et chauffeurs de taxis assez r√©guli√®res et difficilement √©vitables pour un voyageur solitaire ne sont pas encore compl√®tement apais√©es. Pourtant, c’est un pays extraordinaire, celui qui abritent probablement la ville que j’aurais pr√©f√©r√©e dans tout ce p√©riple: Hoi An. Je n’en connais pas de plus charmante, il y fait bon vivre, le quartier historique, les ponts, le cours d’eau, la plage √†¬† une poign√©e de kilom√®tres, les rizi√®res en chemin, les restaurants √†¬† la cuisine raffin√© et go√†¬Ľteuse et ma petite marchande de beignets au s√©same; je me souviens de tout avec nostalgie, regret presque. Et que dire de Cat Ba et son village de p√™cheurs flottant, port ouvert sur la baie d’Halong et ses trois plages accueillantes ? Dire que je n’y √©tais pas la bonne saison pour profiter de la baignade et que m√™me si je passe r√©guli√®rement mes vacances en Bretagne et que j’aime √ßa, je n’ai pas eu le courage de me baigner sous le crachin dans cette mer tellement plus fra√ģche que son homologue tha√Įlandaise. Dans ce voyage j’aurais effleur√© cette culture qui me fascine, cette vision de la vie simple et joyeuse, d√©complex√©e, imaginative et d√©brouillarde o√Ļ chacun essaie de se faire sa place sans forc√©ment √©craser celle du voisin. J’aurais vu ces bars sans portes, ces √©tales sommairement rang√©es que personne ne pillent, ne volent, ne saccagent, ces filles de joie, √™tre r√©ellement joyeuses malgr√© leur occupation, ces chauffeurs de tuk-tuk, taxis et m√™me motos dormir dans ou sur leur engin, ces commer√ßants qui font la sieste et qu’on r√©veille en entrant dans leur magasin, ces centaines de gens qui se rendent au temple avec ferveur et y d√©pensent le prix d’un ou deux repas en offrande quelque soit leur situation. J’aurais vu les bouddhas immenses, les temples fastueux ou clinquants, ceux qui se construisent en permanence partout, les enfants qui jouent, les voyageurs en bus capables de dormi dans toutes les positions les plus inconfortables, les motos charg√©es comme on imagine m√™me pas qu’on puisse charger un deux roues, les stands de nourriture et autres vendeurs ambulants omnipr√©sents, les march√©s, les march√©s de nuit, les baignades habill√©es, les restes d’Histoire, de civilisation, les beaut√©s de la nature… J’aurais vu tout √ßa et plus encore, v√©cu une aventure humaine, photographique, appris a baragouiner le tha√Į, partager la vie de quelqu’un avec bonheur… J’aurais grandi, √©rafl√© beaucoup de mes certitudes, dout√© √†¬† nouveau, sur moi, sur ce que je suis, ce que je pense √™tre. Je reviens plus riche et pauvre de tout ce que j’y ai laiss√©. L’histoire ne s’arr√™te probablement pas l√†¬†…

Operation retour au bercail

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Toutes les bonnes choses ont une fin √†¬† ce qu’on dit. A priori toutes les mauvaises aussi mais bizarrement on n’en a pas fait un dicton. Quoiqu’il en soit, ca y est le moment de retourner au pays du fromage et des gr√®ves est venu. Roissy a rouvert juste a temps pour m’accueillir, mon vol est confirm√©, ma valise par√©e, un dernier tour en taxi sur la Highway de Bangkok et me voila dans la longue queue pour l’enregistrement des bagages. Cette fois, j’ai droit a 30 kgs selon le site d’Emirates donc je ne devrais pas avoir besoin d’enfiler la moitie de mes fringues sur moi et de bourrer les poches de ma veste de mes bouquins pour √©viter de payer un exc√©dent de bagage. Mon tour arrive, je pose mon passeport sur le comptoir et ma valise sur le tapis roulant / balance ( mot bien trouv√© tant a Hano√Į, √ßa avait √©t√© une belle balance de cafter √†¬† la guicheti√®re que j’avais un bagage trop lourd ). Verdict: 28,2 kilos. Logiquement pas de souci. Pourtant, l’h√ītesse empoigne sont t√©l√©phone et semble appeler en haut lieu. Je me demande ce qui va me tomber dessus mais je fais de larges sourires quand elle me regarde, pour me donner l’air ang√©lique du mec sympa et confiant. Mais je me pose des questions. Le volcan s’est r√©veill√© ? Ils ont chang√© le maximum de poids autoris√© dans la nuit ? ¬ę¬†Continue de sourire b√™tement surtout¬†¬Ľ. Je comprends qu’elle explique que je voyage kon diao enfin seul quoi et me demande bien pourquoi cette pr√©cision. Et la sentence tombe, sans appel. Plus de place pour moi, enfin en classe √©conomique, je vais devoir voyager en business class. Ben, ca commence bien ! Tr√®s bien m√™me !
Je n’ai par contre pas droit √†¬† la loge tout confort avec buffet √†¬† volont√©, je dois attendre sur les rang√©es de si√®ges impersonnelles, avec les pauvres. Mais d√©s l’ouverture de l’embarquement, dans le corridor qui m√®ne √†¬† l’appareil, je peux les d√©passer all√®grement en leur faisant des pieds de nez, enfin dans ma t√™te parce qu’il y a un groupe de Hollandais assez baraques, dans la file classe affaires. Enfin, classe testost√©rone surtout tant la gente f√©minine y a une repr√©sentation symbolique. A peine assis, j’√©tire mes jambes et incroyable, je peux les d√©plier compl√®tement. Ca m’√©tait jamais arriv√© dans un avion ! Le sourire de cette victoire encore imprim√© sur les l√®vres, je me vois proposer du champagne. Il n’y a pas de petits fours pour aller avec, du coup je fais la fine bouche et opte pour un jus d’orange. Et puis bon, il est 10h du mat’ un peu t√īt pour les bulles. Par contre, il devait √™tre tr√®s bon car mon voisin n’a ingurgit√© que ce breuvage pendant toute la dur√©e du vol et √ßa en a fait des coupes. Plus que celles dans la salle des troph√©es de Manchester United. Faut dire, on n’a pas la m√™me corpulence. Je me familiarise avec les trois boutons pour allonger mon si√®ge jusqu’√†¬† en faire un lit, le replier ou dresser la table pour manger et avec mon √©cran aussi que grand que ma t√©l√©. Puis c’est l’heure du repas. En entr√©e, le chef propose Canard fum√© et sa salade du potager, suivi d’un poulet picata et pour finir plateau de fromage, desserts et fruits frais. Table avec nappe blanche couverts en inox et service en porcelaine, c’est autre chose que les barquettes en plastiques distribu√©es au Tiers-Etat a l’arri√®re de la cabine. Un petit chocolat fourr√© pralin√© d’une grande maison pour accompagner mon th√© en fin de repas et hop je passe en mode transat √†¬† mater Avatar et District 9. A l’atterrissage, nous sortons les premiers. Normal, c’est la classe des gens affair√©s ici quand m√™me. Par contre gros rat√© dans l’organisation, apr√®s l’escale a Duba√Į, je dois retourner avec la populasse en classe √©conomique les genoux encastr√©s dans le fauteuil devant baiss√© par sa propri√©taire et les pieds accul√©s par le souvenir de vacances encombrant que celle de derri√®re pouce en permanence pour gagner du terrain sur l’espace vital du bien-√™tre de mes jambes. Et elle semble y prendre un malin plaisir malgr√© mes r√©flexions. Des semaines que je n’avais pas √©tait en contact avec des Fran√ßais et le premier sp√©cimen avec lequel j’entre en interaction a la bienveillance et l’altruisme qui fait notre r√©putation dans le monde entier. Cocorico !
J’atterris a Roissy avec 25 minutes de retard, vu la distance, une broutille et r√©cup√®re ma valise que les d√©licats bagagistes ont d√©capit√© d’une roue. Au guichet de la compagnie, on m’explique que c’est la faute du fabricant. Pas assez robuste mon fils. M’apprendra a acheter fran√ßais. Apr√®s tout ce que je lui ai fait subir, je suis quand m√™me √©tonn√© que ce soit dans cette derni√®re ligne droite que ma fid√®le √©quipi√®re soit ainsi amput√©e.. Me voila donc de retour dans ma m√®re patrie. Reste √†¬† r√©aliser que tout ce p√©riple √©tait bien r√©el. Un rapide coup d’oeil √†¬† mon bras en √©querre et je me dis que c’est bien arriv√©…

Force rouge contre force jaune

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Non, ce n’est pas le titre d’un Bioman o√Ļ ils se battent entre eux mais juste un r√©sum√© de la situation a Bangkok. Dans les √©pisodes pr√©c√©dents, nous avions laiss√© les Chemises Rouges au moment o√Ļ ils se reconcentraient en un seul lieu suite au week-end sanglant d’affrontements avec la police qui avait caus√© la mort de 25 personnes et plus de huit cents bless√©s. Pendant les f√™tes de Songkran une nouvelle couleur de chemises √©tait alors apparue: le rose. Des Sua Chom Pou qui manifestaient contre le blocage de la ville par leurs homologues plus fonc√©s. Les deux groupes se tenaient √†¬† trois stations de Skytrain les uns des autres. Et voila que les chemises jaunes opposants plus traditionnels des Chemises Rouges refont leur apparition. Fid√®les du roi et favorables au pouvoir en place, ils donnent au gouvernement une semaine pour r√©tablir l’ordre ou se proposent de s’en charger. Trois couleurs de chemises pour des visions diff√©rentes de la Tha√Įlande.
Et l’arm√©e qui se fait de plus en plus pr√©sente pourrait intervenir pour d√©loger les manifestants du centre commercial de la ville. Ils ont d√©j√†¬† r√©ussi a faire annuler la marche des Rouges pr√©vue hier en mena√ßant de tirer a balles r√©elles si les barrages devaient √™tre forc√©s et les gaz lacrymog√®nes inefficaces. Il ne fait pas bon mettre un touriste dehors √†¬† Bangkok en ce moment donc. D’ailleurs ils ne sont plus nombreux √†¬† √™tre encore l√†¬†. Ce que l’une des masseuses de mon salon pr√©f√©r√© d√©plorait il y a quelques jours. Je lui disais que c’√©tait parce que la saison des pluies arrivait, connaissant la vraie raison, et elle a baragouin√© une phrase en tha√Į dans laquelle, j’ai reconnu les mots ¬ę¬†sua deng¬†¬Ľ. Oui, ils font beaucoup de mal a l’√©conomie, √†¬† ceux qui vivent du tourisme et √†¬† tous les magasins du quartier qu’ils bloquent. Je ne dis pas cela pour prendre position c’est juste un constat. Souvent les mouvements sociaux ou politiques ont comme cons√©quence d’aggraver la situation de ceux qu’ils veulent d√©fendre. La gr√®ve d’une entreprise pour des augmentations de salaires par exemple, fait perdre beaucoup d’argent √†¬† la dite compagnie qui de fait est encore moins en mesure de payer les r√©√©valuations de salaires demand√©es. Du coup moi, je suis √†¬† nouveau √†¬† Phitsanulok. Faut dire, j’y suis bien accueilli ! Par contre, si jamais vous allez l√†¬†-bas et qu’on vous propose d’aller voir Picasso, ne vous attendez pas a parcourir ses tableaux de la p√©riode bleue ou rose ou a vous extasier devant sa sculpture de ch√®vre avec guidon de v√©lo int√©gr√©, non, c’est juste la boite branch√©e du coin. La soir√©e commence par un concert live puis a minuit, le DJ prend le relais. Une boite bien foutue car il y a tellement de tables que la piste de danse ne laisse aucune place aux danseurs virtuoses comme moi qui moulinent beaucoup avec les bras. Non, non, je ne danse pas la Techtonik…
Demain, je retourne voir les Bioman, enfin, je reviens a Bangkok. Apparemment, mon avion pour Paris devrait bien d√©coller vendredi malgr√© les tentatives des islandais pour me bloquer ici. Je me moque mais la situation en Tha√Įlande n’est pas pr√™te de se stabiliser de fa√ßon durable. Seul espoir: que le r√©sultat des prochaines √©lections satisfasse tout le monde et ne souffre d’aucune contestation. Au vu des divisions actuelles ca me parait peu r√©aliste mais ce pays est plein de surprises. Et j’adore les surprises, surtout que j’aimerais vraiment revenir.

Bouddha ne t’√©loignes pas de ta maison…

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bouddha - Nakhon Sawan

Quelques formules et mots utiles

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Pour impressionner un tha√Į, il faut savoir compter en tha√Įlandais. Je m’en rends compte tous les jours dans mon voyage. Et c’est √†¬† mon avis un des choses les plus facile √†¬† apprendre ( voir billet ¬ę¬†Compter en tha√Į¬†¬Ľ ). Ensuite, outre, les banalit√©s, bonjour, comment √ßa va ect ( voir billet ¬ę¬†Ma 1√®re conversation¬†¬Ľ ), il y a d’autres petites choses qui peuvent vous permettre de pas mal vous en sortir.

Déjà  quelques verbes:
pa√Į ( prononcer le p comme un m√©lange entre le b et le p ) qui veut dire aller
you qui veut dire rester ou être pour un lieu
non lap ( prononcer le o ouvert comme dans ¬ę¬†bloc¬†¬Ľ ) qui signifie dormir
khin ou khin khao qui signifie manger
ap nam qui veut dire se doucher
yak qui signifie vouloir dans le sens je voudrais et pas je veux
chop qui signifie aimer pour une chose ( pour une personne c’est rak )
A noter qu’en Tha√Įlandais, les verbes ne se conjuguent pas. A l’infinitif ou avec un sujet et quelque soit le temps, c’est toujours pareil !

Les pronoms:
pom le je ou moi pour un garçon
chan ou di chan, le je ou moi pour une fille
khun pour tu ou toi
khao pour dire il ou elle et lui ou elle
rao pour nous ( prononcer le r comme un mélange entre r et l )
A noter que ces pronoms servent aussi de possessifs √†¬† la suite d’un mot.
Ainsi pour dire ma m√®re, vous direz m√® pom ( m√®re je ), pour dire ta m√®re, vous direz m√® khun ( m√®re tu ) etc…

Et donc:
Je vais √†¬† Chiang Ma√Į, se dira pom pa√Į Chiang Ma√Į
Je voudrais aller √†¬† Chiang Ma√Į, se dira pom yak pa√Į Chiang Ma√Į
Je suis √†¬† Chiang Ma√Į, se dit pom you Chiang Ma√Į
Je veux manger des pad tha√Į, se dit pom yak khin pad tha√Į
Je t’aime se dit pom rak khun

Vous voil√†¬† donc capables de dire o√Ļ vous allez, o√Ļ vous √™tes, ce que vous voulez manger, que vous voulez dormir ou vous doucher et de d√©clarer votre flamme √†¬† quelqu’un. On progresse… ūüėČ

Vid√©os apprendre √†¬† parler tha√Įlandais

Et comment, je rentre, moi ?

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Il y a de grandes chances que le bras de fer entre les Red Shirts et le gouvernement tha√Įlandais s’accentue une fois les f√™tes du Nouvel An finies. Du coup, je pensais avancer mon retour m√™me si je pense que je ne risque pas grand chose. Le touriste est appr√©ci√© en Tha√Įlande au moins pour la manne √©conomique qu’il repr√©sente. Les manifestants arborent d’ailleurs un nouveau slogan a l’attention du monde: ¬ę¬†Welcome in Thailand ! We just want democracy !¬†¬Ľ. Pas sur que ca suffise a faire revenir les farangs en masse. Bref, je me dis, voyons pour rentrer en France et voila, qu’un Islandais se met a faire un barbecue et paralyse tout l’espace a√©rien europ√©en, Roissy y compris. Franchement, c’est pas de bol. C’est un peu comme si l’univers me disait de rester ici. Une gr√®ve SNCF s’ajoutant pour compliquer mon retour en TGV a Strasbourg.
En attendant, je d√©couvre donc Pattaya. Sous la pluie, aujourd’hui. Et oui, apr√®s Songkran, qui ici joue les prolongations, c’est la saison des pluies. Et ben voila, on y est. Pattaya, donc. Sa plage couverte de parasols et de hors-bords avec a l’horizon, un ballet de jet-skis et de kytes surfeurs et des baigneurs qui r√©apparaissent timidement quand les ond√©es s’arr√™tent. Pattaya et sa fameuse Walking Street ou rue des plaisirs pour ne pas dire de la d√©bauche. Gogo-danseuses tr√®s courts v√™tues, alcool qui coule √†¬† flots, bars top-less voire a priori everything-less aussi, musique √†¬† fond les ballons, prostitution m√™me si je dois dire que ca je ne l’ai pas vu, faut dire il √©tait 20h quand je me suis aventur√© dans ce coin. Bref de quoi satisfaire tous les vices. On vous propose m√™me des stands de tirs. Rues des vices et de Elvis. Car oui, il est vivant, je vous l’annonce et il se produit tous les samedis et dimanches au Capitain’s Corner ! J’irai explorer un peu plus en d√©tail ces quelques hectom√®tres de pav√© ce soir. Dans un but sociologique √©videmment !

Songkran, la f√™te qui tombe toujours √†¬† l’eau…

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La f√™te de Songkran c’est aussi et surtout le Nouvel An tha√Įlandais. Ca me fait trois nouvels ans cette ann√©e mais c’est bon j’ai v√©rifi√© en faisant une datation au carbone 14, je n’ai bien vieilli que d’une seule ann√©e. Ouf !
Les Tha√Įlandais disent ¬ę¬†jouer a Songkran¬†¬Ľ et c’est vraiment ca. Un jeu d’enfants qu’on a tous pratiqu√© au moins une fois dans notre vie: la bataille d’eau. Et comme les temp√©ratures sont caniculaires, on esp√®re presque se faire asperger. Les gens sont sur le pas de leurs portes avec de grands bidons remplis d’eau, des tuyaux d’arrosage, des pompes, des petites bassines et √†¬† l’affut. D√©s que quelqu’un passe, c’est la douche froide ! D’autres sillonnent carr√©ment la ville avec, √†¬† l’arri√®re de leur pick-up, un tonneau d’H2O et aspergent a tout va. Se d√©placer en deux roues, ces jours-l√†¬† ( les 13-14 et 15 avril cette ann√©e ), c’est l’assurance d’arriver chez soi tremp√® jusqu’aux os. Et quand on est √†¬† Pattaya, dans un sawngthaew, dans une rue o√Ļ il y a des assaillants tous les deux m√®tres et des bouchons, aussi. Une bonne dizaine de litres d’eau en tout et mon sac √†¬† dos d√©gouline. Je n’ai pas d’eau pour me d√©fendre et mes compagnons d’infortune non plus. Nous sommes compl√®tement √†¬† la merci de ces douches sauvages. C’est un peu comme un immense concours de T-Shirts mouill√©s √†¬† ciel ouvert et toutes les g√©n√©rations participent !
Songkran - Thailande - nouvel an
Songkram - fete de l'eau

En France, on ne pourrait pas avoir une tradition pareille. D√©j√†¬† parce qu’il y en a beaucoup que ca ne ferait pas rire mais alors pas du tout de se faire asperger et ensuite parce que le gouvernement nous annoncerait solennellement que les cas de rhumes augmentant lors de cette f√™te ca creuse le trou de la Secu. Les √©colos quant √†¬† eux expliqueraient, graphiques a l’appui, qu’en congelant l’eau r√©pandue ces jours-la et en l’envoyant au P√īle Nord, on pourrait compenser la fonte de la banquise. Bref, la France n’est pas pr√™te d’avoir son Songkran. Pourtant, c’est une f√™te qui devrait plaire a Sarkozy, il pourrait y ressortir son karscher.
Oui, j’oubliais, c’est f√©ri√©, ces trois jours. Beaucoup de commerces sont fermes. Ils ont √©galement apport√© une tr√™ve bienvenue dans le conflit entre les Sua Deng ( les chemises rouges ) et le gouvernement. Les batailles rang√©es entre les forces de l’ordre et les manifestants ayant fait place aux batailles de flotte, plus ludiques. Et dans mon taxi, a Bangkok, j’√©tais a l’abri des √©claboussures, pas comme √†¬† Pattaya o√Ļ je suis arriv√© au comptoir de mon h√ītel d√©goulinant. Mais √ßa les a laiss√© impassibles, ils ont l’habitude, tous les touristes arrivent dans cet √©tat a Songkran !

Quand la Tha√Įlande voit rouge

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Voila un mois que les chemises rouges ont lanc√© leur mouvement de protestation contre le gouvernement qui a √©t√© mis en place en 2008 apr√®s un vote parlementaire. Et un mois que j’observe ca avec une grande curiosit√©. Je trouve que ces p√©riodes de troubles en disent beaucoup sur un pays. Pour les Red Shirts, le pouvoir en place n’est pas l√©gitime car non issu des urnes, ils r√©clament donc sa dissolution et de nouvelles √©lections. Ce n’est pas la premi√®re fois que les partisans de l’ancien premier ministre en exil Thaksin descendent dans la rue. Ils avaient notamment bloqu√© l’a√©roport de Bangkok pendant plus de 8 jours il y a plus d’un an et demi, emp√™chant ainsi des milliers de touristes de rentrer chez eux.
Leur souci premier a toujours √©t√© de lancer un mouvement pacifique √©maill√© d’actions symboliques. Ce qui ne les emp√™chent pas d’√™tre tr√®s d√©termin√©s. Preuve s’il en est, cela fait plus de 4 semaines qu’ils sont 60 000 √†¬† √™tre mobilis√©s. Et pour attirer l’attention des m√©dias et surtout de la presse √©trang√®re, ils ont notamment, il y a quelques semaines collecter leur propre sang qu’ils sont ensuite all√©s verser devant le parlement. Un geste fort, une provocation certains diront, √†¬† laquelle le premier ministre a r√©pondu avec calme et mesure √©vitant comme depuis le d√©but du conflit d’employer la force contre les manifestants. Acceptant m√™me des n√©gociations alors que la revendication premi√®re des partisans de Thaksin est sa d√©mission suivie d’√©lections anticip√©es dans les 15 jours. Par souci d’apaisement ou plus peut-√™tre persuad√© qu’ils refuseraient, Vejjajiva leur proposera de les avancer √†¬† d√©cembre de cette ann√©e. Les ¬ę¬†rouges¬†¬Ľ quittent la table des n√©gociations. Le mouvement continue avec l’occupation de quartiers touristiques et notamment celui des grands magasins contraints de fermer leurs portes depuis une semaine maintenant. Le manque a gagner devient abyssal. Le bras de fer s’intensifie mais aucune des parties ne veut prendre la responsabilit√© d’√™tre a l’origine du d√©rapage de ce mouvement jusque la non-violent.
Je me suis moi-m√™me balade parmi les chemises rouges a Chit Lom, il y a une semaine, l’ambiance √©tait tr√®s bonne enfant. Un homme d√©guis√© grossi√®rement en femme avec chevelure et sous-v√™tements rouges improvisait un boeuf au micro devant une partie de la foule qui dansait. Des manifestants voulaient me serrer la main, un autre entame une conversation absolument apolitique avec moi, d’autres me proposent des barquettes de repas venues des camions pr√©vus pour les ravitailler. Car oui, la plupart mangent et surtout dorment sur place. Ils viennent des campagnes, rentrer chez eux n’est pas une option, ils ont donc emmener de quoi s’installer et pour longtemps. La police √©tait tr√®s discr√®te. A peine quelques CRS assez loin du noyau dur des manifestants. Et on voyait a la t√©l√©, le chef de l’arm√©e ou de la police qui venait le matin voir les repr√©sentants des chemises rouges, visiblement pour discuter de la meilleure fa√ßon d’organiser la s√©curit√©. Pas de heurts, pas de sifflets, les repr√©sentants de l’ordre √©taient accueillis avec respects et repartaient tranquillement. Ce refus de la violence tant du cote des opposants que du gouvernement m’a toujours impressionn√©. Difficile d’imaginer pareil situation en France. D√©j√†¬† parce qu’une manifestation quelle qu’elle soit sans casseurs, c’est tout simplement impossible.
Mais le tournant crucial que beaucoup redoutaient et qui semblait de plus en plus in√©vitable vient de ce produire hier avec les premiers affrontements avec la police, la vingtaine de morts annonc√©e et de nombreux blesses. L’illustration que malheureusement toute opposition m√™me pacifiste finit toujours par verser un sang qui n’est plus un symbole comme celui des premiers jours. La violence comme une fatalit√© in√©vitable parvient toujours a se faire un chemin. Dommage, j’avais envie d’y croire. Reste une question: le mouvement va-t-il se radicaliser ? A voir…

Same, same…

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En Tha√Įlande, ils copient, copient tout, m√™me leurs monuments les plus fameux. Ainsi √†¬† Muang Boran, Ancient City en English, il y a 109 copies √†¬† ds √©chelles plus ou moins grandes des b√†¬Ętiments les plus remarquables du royaume. La topographie est √©galement reproduite, si bien que le mini Preah Vihear tr√īne sur une colline artificielle. C’est un peu toute la Tha√Įlande et un peu le Loas, le Cambodge, la Chine, le Myanmar en un seul lieu. Dire que j’ai pass√© trois mois a vadrouiller dans le pays alors qu’en une apr√®s-midi ici, j’aurais tout vu.
reah Vihear - Ancient City
Pour me rendre √†¬† Muang Boran ( faites durer le o si vous voulez le prononcer correctement ), j’ai pris le bus 511 puis un taxi. Je suis accompagn√© de Lah du salon de massage qui m’a √©t√© d’une aide pr√©cieuse pour savoir o√Ļ descendre. Sur place, nous louons une voiturette de golf pour nous d√©placer dans les nombreuses all√©es. Il y a aussi des v√©los a disposition mais il fait chaud, tr√®s chaud ( ron mak ma√Į comme ils disent ). On pourrait aussi faire la visite √†¬† pieds mais le mus√©e √†¬† ciel ouvert fait 80 hectares. Il est immense et peu fr√©quent√©. Pourtant, c’est assez impressionnant. Les r√©pliques sont souvent tr√®s bien faites, sauf le Ched Yod de Chiang Mai et donnent envie d’aller voir les vrais. Une bonne fa√ßon de commencer son voyage en Tha√Įlande pour se mettre en app√©tit.
Apr√®s deux heures de visite, direction le motor show de Bangkok. Lah est fan de tuning et des belles voitures. Elle est comme une gamine avec des √©toiles dans les yeux quand elle regarde les audio cars, ces voitures transform√©es en chaines hifi g√©antes et clignotantes et dont chacune cherche √†¬† cracher plus de d√©cibels que sa voisine. Moi, les voitures bof, bof mais les jolies filles oui, oui. Surtout lors du spectacle de danse. Je m’y int√©resse pour le d√©fi photographique d’immortaliser une jeune femme qui bouge sans arr√™t sans flash et dans une lumi√®re trop feutr√©e. Rien √†¬† voir avec le fait qu’elle soit jolie et court v√™tu. Je me sacrifie pour servir mon art, moi m√īsieur !
Danseuse - Thailande

Je finis par laisser Lah sur le chemin du retour au march√© de nuit o√Ļ elle s’engouffre pour faire du shopping. √†‚Ä°a reste une fille. Et de retour a mon h√ītel, douche, sieste, diner au food center du Robinson et hop, je pars boire un verre au Q-Bar ou je sympathise avec un couple qui me convainc sans mal de les suivre aller danser en boite. Une journ√©e pleine de d√©cibels ! Je me fait aborder par un mec qui d’un geste explicite mais pas tr√®s gracieux m’interroge sur mon orientation sexuelle. Ma r√©ponse le dissuade de continuer la conversation mais n’arr√™te pas le lady boy qui me fait r√©guli√®rement de l’oeil. Je vous rassure, je repartirai seul. Ouf…

Cat Ba et une baie d’Halong

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Ils ont des chapeaux ronds, vive les… Ben non, pas Bretons, Vietnamiens ! Quoique √†¬† Cat Ba, il fait un vrai temps breton en ce moment.
Je n’avais pas encore pris le train au Vietnam, je me suis donc achet√© un billet de la gare de Long Bien √†¬† Hanoi jusqu’√†¬† Haiphong pour y attraper un bateau pour Cat Ba, ville principale de l’ile √©ponyme non loin de la baie d’Halong. Les passag√®res autour de moi m’offrent des cl√©mentines et de larges sourires. C’est maman qui va √™tre contente que je mange des fruits ! Le train est compos√© de wagons de marchandise et 3 wagons de passagers assis sur des bancs en bois. Le trajet dure 2h30. Arriv√©, je saute dans un taxi, direction l’embarcad√®re et monte dans un bateau au to√ģt surcharg√© de marchandises en tout genre. Dix minutes plus tard, il l√®ve l’ancre. Dans la cabine, les m√™mes bancs de bois que dans le train ou presque et une t√©l√© qui diffuse en permanence des clips dans un volume sonore qui rappelle ces bars o√Ļ l’on vient entre amis et on se gueule √†¬† l’oreille pour se parler. Il faisait d√©j√†¬† froid et gris √†¬† Hano√Į – oui, je sais tout est relatif mais pour moi qui vivais depuis des semaines au-dessus des 30 degr√©s, √ßa fait frisquet 18 – mais avec le vent qui s’invite √†¬† la f√™te, je ne regrette pas d’avoir pull et veste sur les √©paules. Nous longeons les √©normes paquebots du port d’Haiphong avant de retrouver la haute mer.
Arriv√© √†¬† Cat Ba, le temps est toujours brumeux et gris mais le front de mer est s√©duisant et la bourgade a ce charme des petits villages littoraux. Je photographie le ballet des barques √†¬† bras. Le lendemain, c’est Halong Day, enfin Halong Bay. J’ai r√©serv√© un tour d’une journ√©e en bateau. Sur le pont du bateau, m√™me avec mes deux pulls et ma veste, je ne sue pas √†¬† grosses gouttes, loin s’en faut mais dans la cabine on ne voit pas tellement bien et c’est pas pratique pour prendre des photos. La visibilit√© n’est pas tr√®s bonne et la luminosit√© non plus. Je dois shooter √†¬† haute sensibilit√© mais √ßa reste magique. Oui, la Bretagne, c’est magnifique !
baie d'Along - Halong Bay
Au d√©tour des grands blocs de pierre coiff√©s de verdure, plant√©s dans l’oc√©an, nous d√©couvrons des maisons flottantes, parfois des communaut√©s enti√®res qui vivent de la p√™che, la viviculture ou la location de kayaks aux touristes de passage. Et puis, il y a les grottes. Nous en visitons deux, dont une immense qui surplombe une crique superbe.
Halong Bay - baie d'along Vietnam
Il est midi, la lumi√®re se fait un chouillat moins timide. On nous sert un repas d√©licieux en cabine. Riz, rouleaux de printemps, sardines grill√©es, choux et carottes √†¬† la vapeur, concombres et tomates crus. Dehors, il commence √†¬† crachouiner. On y voit encore moins bien que le matin. Cette fois-ci, un peu poule mouill√©e ou plut√īt poule qui ne veut pas se faire mouiller, je reste en cabine et sort de temps en temps pour t√†¬Ęter du d√©clencheur. Petite balade en kayak sur une eau calme, entre les icebergs locaux et les maisons flottantes, arr√™t √†¬† une ferme piscicole flottante o√Ļ les marins qui ont visiblement bien arros√© leur repas, commencent √†¬† entonner: ¬ę¬†Sarkozy,Sarkozy,Sarkozy !¬†¬Ľ en apprenant la nationalit√© de mes compatriotes pr√©sents dans le groupe et retour √†¬† la casbah, euh pardon √†¬† Cat Ba. La halte baignade pr√©vue au programme a √©t√© annul√©e sans la moindre protestation de la part du groupe. Etonnant…
Baie d'Along ferme piscicole
Au large de la ville se trouve un village de p√™cheurs flottant. Notez que j’ai bien laiss√© ¬ę¬†flottant¬†¬Ľ au singulier car c’est le village qui flotte, les p√™cheurs, je ne suis pas s√†¬Ľr…De nombreux bateliers vous proposent d’en faire le tour pour quelques milliers de dongs. Je choisis la fin d’apr√®s-midi, vers 17h pour cette balade. D’apr√®s mes observations, c’est le moment de la journ√©e o√Ļ il y a le plus d’animation. C’est incroyable ces habitations construites sur un quadrillage en bois reposant sur des barils, des coques de bateaux ou des bateaux transform√©s directement en maisons. D√©s que vous vous approchez √†¬† moins de 3 m√®tres, les chiens aboient et montrent leurs crocs pour d√©fendre leur territoire flottant. Certains habitants ont la t√©l√© par satellite.
Cat ba - Vietnam- village flottant
C’est l’heure du repas, plusieurs familles me proposent de me joindre √†¬† eux; trop timide, je n’ai pas os√©. J’ai probablement eu tort. C’est la derni√®re √©tape de mon voyage vietnam, retour √†¬† Hano√Į puis direction Bangkok.

Les photos de Halong et Cat Ba sont dans la galerie.

Un taxi a Hano√Į

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Exploit incroyable, j’ai r√©ussi a dormir dans un sleeping bus ! A dormir 2 heures sur les 14 heures de trajet. C’est une petite victoire certes mais une victoire quand m√™me.
Des la descente du bus, c’est la cohue des chauffeurs de motos et taxi qui s’affolent a la vue du visage pale que je suis. Tellement que le pied de l’un d’entre eux bloque la valise que je tire et je me r√©tame de tout mon long. Aucun mouvement pour m’aider a me relever dans la meute autour de moi. Bienvenue a Hano√Į. Un employ√© de la compagnie de bus essaie de me convaincre d’aller dans leur h√ītel mais je pr√©f√®re me rendre dans celui de mon choix. Il se charge alors de me d√©gotter un taxi dont il connait apparemment le chauffeur. Un jeune homme qui arrive a destination me demande 480 000 dongs pour la course de quelques kilom√®tres. C’est juste 10 fois plus √©lev√© que le prix normal. Il y a de toute √©vidence un z√©ro en trop mais il n’en d√©mord pas. Apr√®s plusieurs minutes de protestations vaines, fatigue par ma nuit grise, gris clair m√™me, je finis par payer puis fait mine de noter son num√©ro de plaque histoire de le faire flipper un peu. Mieux r√©veill√© je suis sur qu’en utilisant bien cette menace, j’aurai pu revenir a un prix plus raisonnable. L’arnaque au taxi, c’est le sport national ici, j’ai rencontre plusieurs personnes ayant v√©cu des histoires similaires. Je dois avouer que j’avais des soup√ßons des le d√©but de la course quand il a a charge ma valise sur le si√®ge passager avant si bien qu’elle masquait le compteur. Je pensais simplement, a tort que la compagnie de bus ne se participerait pas a ce genre d’arnaque. La r√®gle ici, ne faire confiance a personne. Et prendre le bus. Je plaisante a peine. Le tarif est unique et si vous arriver a suivre les lignes sur les plans des stations vous pouvez vous rendre partout. Je l’ai moi-m√™me exp√©riment√©. Sinon pour les taxis, pr√©f√©rez les blancs et verts de la compagnie Mailinh, logiquement ceux-la sont s√©rieux et sinon une simple menace de rapporter leur agissement a leur si√®ge et tout rentre dans l’ordre.
Apr√®s n’avoir dormi que 2 heures, rejoint le bitume un peu violemment et mettre fait plumer, je fais une petite sieste dans ma chambre d’h√ītel. Puis je pars me balader dans les environs du lac Haon Kiem avec sa petite pagode sur l’ile de la tortue et son homologue de la montagne de jade. Et hop, je sillonne le quartier des 36 guildes ou chaque corporation d’artisans a sa rue. Je finis par monter sur le pont Long Bien qui n’accepte que les deux roues et les deux pattes.
Hanoi - pont temple montagne d'emeraude
Hanoi - pont Long Bien Bridge
Le deuxi√®me jour a pied et en bus, je pars visiter le temple de la Litt√©rature qui foisonne de groupes d’√©coliers puis passe devant le mus√©e Ho Chi Minh et son mausol√©e un peu plus loin st√©r√©otype s’il en est de l’architecture mastoque a la mode communiste. La pagode au pilier unique entre les deux apporte un petit cote bucolique √©tonnant dans ce d√©cor. Je longe les b√†¬Ętiments du plais puis visite deux pagodes dont la charmante pagode de Tran Quoc, la plus ancienne de la ville m√™me si son lifting r√©cent efface un peu cet age avance.
Hanoi - temple de la litterature
Et le soir, je slalome entre les couples d’amoureux sur les berges du lac. Aucune gene, ils se montrent leur affection en public, se b√©quottent dans des baisers souvent longs et immobiles qui rappellent plus le concours d’apn√©e que le rapprochement buccal des com√©dies romantiques. Ces manifestations d’affection publiques, la baguette et la Vache qui rit sont les trois choses qu’ils ont adopt√©es des Fran√ßais.
Je serai bien alle voir le spectacle des marionnettes sur eau mais il faut r√©server une semaine a l’avance pour avoir une chance d’y assister. Dommage…

Les photos de Hanoi sont dans la galerie.

Les filles d’Hue

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Rien a voir avec les filles de Robert Hue, il y a un accent sur sur le dernier e mais bon voila, le clavier QWERTY est capricieux, il veut pas faire les accents.
Je vais peut-√™tre enfoncer une porte ouverte, mais on ne peut pas √™tre d’Hue pour tout. Il y a les filles d’Hu√© et les filles pas d’Hu√©. Surtout pour les Vietnamiens qui consid√®rent que la gente feminine est ici la plus belle du pays. Et ce ne sont pas mes observations personnelles qui viendront les contredire. Mais Hue, c’est avant tout la ville imp√©riale, sorte de vall√©e des rois du Vietnam qui regroupent les tombes de nombreux empereurs. Et une cite d’eau, sauvage ou emprisonnee dans des douves. Celles de la citadelle ou de la cite imperiale. Ici, vous vous plongez au coeur de la civilisation Vietnamienne. L’illustration parfaite en est la cite imp√©riale au sein de la citadelle. Au coeur de la ville, les murs de la citadelle troues de portes grandioses entourent un centre ou la modernit√© discr√®te cottoie subtilement l’Histoire et ou le ballet des deux roues est incessant comme dans toute grande ville vietnamienne qui se respecte mais se colore, une fois la fin des cours, du blanc √©l√©gant des tenues des √©tudiantes.
La visite de la Cite Imp√©riale est le point culminant de toute p√©r√©grination a Hue. Au centre, la Cite Pourpre interdite en train d’√™tre reconstruite a l’identique car compl√®tement disparue et autour des b√Ętiments en meilleur √©tat qui vous immergent quelques si√®cles en arri√®re dans une architecture aux fortes inspirations chinoises et des jardins ou le bonsa√Į r√®gne en ma√ģtre. Une visite tr√®s paisible surtout des que l’on s’excentre un peu, l√†¬† ou les touristes en troupeaux, euh pardon, en groupes, ne vont pas. Un peu d’ombre, pas celle d’un bonsa√Į, il y a aussi de vrais arbres, une b√Ętisse aux panneaux de bois et vous, juste vous. Le pied !
Hue - Cite imperiale
Cite imperiale Hue Vietnam
Un peu plus loin, sur les rives de la rivière des Parfums, la pagode de Thien Mu vous offre sa tour octogonale à  7 étages.
pagode de Thien Mu  Hue Vietnam

Reste plus qu’√†¬† partir dans la campagne au Sud de la ville d√©couvrir les tombes imp√©riales, en bateau ou en bus, voire les deux. Mon tour en troupeau, enfin en groupe, utilisera les deux. Des trois tombes propos√©es, j’ai surtout un faible pour celle de Khai Dinh, la plus r√©cente, au style tr√®s diff√®rent des autres avec une petite french touch pour satisfaire les Fran√ßais d√©j√†¬† en place dans le pays a l’√©poque et une salle mortuaire superbement d√©cor√©e de mosa√Įques. Celle de Tu Duc est la plus grande malgr√© son palais de la modestie et celle de Minh Mang, la plus typique.
Un seul petit regret tout de m√™me, le cote insistant des chauffeurs de motos surtout le soir quand ils veulent vous emmener faire ¬ę¬†boum-boum¬†¬Ľ avec des filles. Faut dire que homo voyageurus male c√©libataire, je suis pile poil leur gibier favoris. Ils vont donc jusqu’√†¬† monter sur les trottoirs et rouler a cote de moi sur plusieurs dizaines de m√®tres et ce n’est qu’en montrant mon agacement que je parviens √†¬† les faire fuir. Jusqu’au suivant… Et puis d’abord on dit pas ¬ę¬†faire boum-boum’ chez nous mais ¬ę¬†faire crac-crac¬†¬Ľ ! Ca vient d’o√Ļ, d’ailleurs cette expression ?

 

Fier de My Som

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A quelques kilometres de Hoi An se trouve le site de My Som. Prononcez Mi Som si vous ne voulez pas subir les moqueries des autichtones. Certains dient que c’est le Anghkor du Vietnam. C’est un petit peu, beaucoup exagere a mon avis. Il y a certes des temples en ruines au milieu de la nature, un soleil ecrasant, des touristes, des bas-reliefs d’Apsaras et une architecture proche de certains des temples cambodgiens mais l’ensemble est plus modeste et plus en ruines. la faute aux Americains qui persuades que c’etait une des reperes des Vietcongs ont pillonne la zone. Information apparemment erronee. Etonnant quand on connait la fiabilite des renseignements militaires amerloques qui s’est encore demontree dans un passe recent photos satellites a l’appui. Mais ne jubilons pas trop. Les Francais ont aussi leur part de responsabilite dans l’etat de conservation de My Som. En gros, pour resumer le discours du guide a chaque arret: ¬ę¬†C’est tout en ruines, tout casse a cause des Americains. Les statues n’ont plus de tete car les Francais les ont volees pour les mettre au Louvre¬†¬Ľ. J’irai quand meme verifier de retour a Paris. Mais bon, faut reconnaitre qu’on a une longue tradition de coupage de tete…
My Som - Vietnam
Et a voir l’enthousiasme du guide dans son discours, les Vietnamiens sont tres fiers de My Som. Lui, il ‘est en tout cas. Tout comme il jubile quand nous prenons place dans les vieilles jeeps abandonnees par les Americains lorsqu’ils ont deserte le pays et qui nous vehiculent sur les premiers kilometres. Le reste se fait a pieds. Une promenade tres sympathique pour peu que vous ne cherchiez pas a tout prix a faire la comparaison avec Anghkor.

Les charmes d’Hoi An

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Avec le Vietnam, nous n’etions pas vraiment partis du bon pied. Je pensais meme a aller voir un conseiller conjugual et puis il y a eu Hoi An et tout a change ! La ville m’a reconcilie avec le pays. Ca fait 5 jours que je suis la et j’ai vraiment du mal en partir.
Le vieux quartier au bord de la riviere Thu bon – toute ressemblance avec un ministre de la Culture francais aimant l’helicoptere ayant existe serait fortuite – avec ses maisons traditionnelles aux facades jaunes et boiseries scultpees noires, ses quelques rues pietonnes, le coquet petit pont japonais, les pagodes souvent charmantes et les habitants a velo, les marchandes avec leurs paniers portes sur les epaules par un bras de bois, c’est vraiment un bout de Vietnam authentique. Un havre de simplicite ou le temps ne semble pas avoir fait son oeuvre destructrice pretextant qu’il faut vivre avec son temps.
Hoi An - Vietnam
Et le soir, les lampions de soie colores eclairent avec charme les ponts et les rues alentours en refletant leurs lueurs dans l’eau gentiment troublee par une brise legere. Les echoppes revetent egalement leurs habits de lumieres si bien qu’il est tres agreable et tres tentant de faire son shopping a la nuit tombee.
Hoi An Vietnam by night
Hoi An pont japonais la nuit

Ajoutez un marche typique, une population accueillante, des restaurants tous excellents servant notamment des specialites hoianaises comme le Cao lau ou les white rose et surtout le poisson grilles dans des feuilles de bananiers sauce citron et gingembre, des artisans, sculpteurs, peintres, un photographe tres talentueux dont certeines images me rappellent Salgado et dont je vous donnerai le site wrb des qu’il sera ouvert, une plage a seulement 5 km avec une eau a la temperature parfaite pour vous rafraichir sans vous enrhumer mais un peu capricieuse et vous obtenez un endroit dont vous ne voulez plus partir. Pour l’instant, je n’ai pas trouve mieux !
C’est sur le soir, les filles vous accostent dans la rue et vous invitent a les suivre dans un raccolage peu insistant. Mais ne soyez pas choques, ce n’est pas de la prostitution, c’est de la restauration. Et en plus a chaque fois, c’est delicieux. Sinon lorsque vous vous promenez a Hoi An, il est important de ne pas etre trop suceptible car on vous propose souvent de vous tailler un costume. Je n’ai jamais vu autant de magasins de tailleurs et cordonniers au metre carre. Robes, costules, chemises, pentalons, sandales, escarpins…. ils vous font tous ce que vous voulez en moins de 24 heures et sur mesure. Personnellement, je me suis fait faire 3 chemises dont je suis tres content. Il y a meme une echoppe qui indique fierement que, comme la verite dans X-Files, toute la famille est tailleur.
Quelques iles aux alentours, un village de potiers un peu avant l’entree de la ville, une campagne un peu plus loin qui vous montre le vert soyeux de ses rizieres, c’est vraiment tous les charmes du Vietnam concentres en quelques kilometres. Alors, je vous le dis: ‘Viendez, viendez tous !¬†¬Ľ. Enfin, quand, je n’y suis pas bien sur….
Les photos de Hoi An sont dans la galerie.

Bus de nuit

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Voyager au Vietnam quand on ne connait pas les ficelles, ce n’est pas si ais√©. Surtout si on aborde les choses avec la na√Įvet√© d’un gars qui a pass√© 3 mois en Thailande et qui croit que la vie est partout aussi simple. Ici, les √©trangers ne sont pas cens√©s monter dans les bus publics et effectivement rien n’est fait pour qu’ils y parviennent. Pas de double affichage en Anglais, pas de personnel parlant l’anglophone ni m√™me d√©sireux de faire l’effort de vous comprendre m√™me si vous vous ext√©nuez a faire des gestes et montrer sur la carte la o√Ļ vous d√©sirez vous rendre. Le mieux, c’est de vous adresser aux compagnies priv√©es. Et aucune n’a de guichets aux terminaux de bus donc il faut partir √†¬† la chasse √†¬† leurs bureaux dans la ville. Et le gibier trouv√© ne dessert pas forcement le lieu o√Ļ vous voulez aller. Je vous fais gr√†¬Ęce de mes m√©saventures, sachez juste qu’au final la solution la plus confortable c’est de prendre les billets Open Tour que proposent quelques agences. Ils vous permettent de vous rendre √†¬† plusieurs destinations impos√©es en prenant pour sauter de l’une a l’autre le bus le jour qui vous convient. Formule qui ne comporte que des ¬ę¬†sleeping bus¬†¬Ľ.Enfin, sleeping c’est ce qu’ils disent car pour moi c’√©tait plut√īt un awakening bus.
On entre dans un sleeping bus comme dans un temple, en retirant ses chaussures √†¬† l’entr√©e. A l’int√©rieur pas de pri√®re, enfin si pri√®re de ne pas ronfler, s’il vous plait. Et une vraie allure de sous-marin avec ses lits m√©talliques superpos√©s sur trois rang√©es dans un souci effr√©n√© d’optimisation de l’espace pour un total de 40 places dont deux dans des hamacs tendus dans les all√©es. Seule position possible, √™tre allong√© sous peine de rencontrer le plafond ou le lit sup√©rieur avant d’avoir achev√© les 90 degr√©s de la flexion de votre corps. Extinction des feux et c’est parti ! Vous voulez vous lire une histoire avant de dormir, fallait pr√©voir la lampe torche. Largeur de votre couchette: 60 cm. Vous adoptez la position du gisant. Distance √†¬† parcourir jusqu’√†¬† Hoi An: 530 km, dur√©e du voyage:12 heures. Je me demande bien comment va r√©agir le bus en passant le mur du son… Mais bon quand on dort, on ne voit pas le temps passer. Ben, non, on voit rien, on a les yeux ferm√©s !
Vous allez dire que je n’y mets pas du mien, mais dans un v√©hicule qui klaxonne plus ou moins r√©guli√®rement et saute violemment en permanence, ben moi, j’arrive pas a dormir. Du coup, ce temps qu’on voit pas passer, il est long quand m√™me. Je pourrais regarder le paysage, ah ben non il fait nuit. Continuer √†¬† √©tudier le tha√Į dans mes bouquins, ah ben non, y a pas de lumi√®re. √†‚Äįcrire un billet pour mon blog, non plus. M’asseoir et m√©diter sur la v… Aie ! Ma t√™te. En m√™me temps si je m’√©tais assomm√©, j’aurais dormi comme un b√©b√©.
7h30 du matin, le bus stoppe dans la cour d’un h√ītel. C’est le terminus. Une jolie fa√ßon de nous forcer la main pour s’installer ici. Je prends une moto pour la vieille ville. L’avantage d’avoir voyage de nuit, c’est que vous arrivez bien avant que les gens quittent leurs h√ītels, m√™me bien avant qu’ils se r√©veillent. Vous reste donc √†¬† attendre 2 a 3 heures pour voir si des chambres se lib√®rent, les rares h√ītels dans ce quartier √©tant souvent pleins. Apr√®s une nuit blanche, me voila SDF pour quelques heures. Bref, je ne suis pas un grand fan, vous l’aurez compris, de ses sleeping bus. Mais ils sont la seule option.
Et faudra remettre ca de Hue √†¬† Hanoi dans quelques jours pour 13 heures de trajet √†¬† travers des paysages sublimes… la nuit ! J’aurais du emmener mes lunettes infra-rouges. Quel con !

Une andouille a Nha Trang

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Nha Trang, c’est surtout une plage de 6 km de long d’un sable pas si fin et d’une mer qui veut bien √™tre turquoise quand elle arr√™te de s’agiter. Pendant les deux jours que je suis la, le vent s’invite √†¬† la f√™te et avec les √©normes vagues qui crachent leur √©cume baveuse le nageur est sur de voir sa pulpe ne pas rester en bas tant il serait secouer. Du coup, personne dans l’eau. Moi, non plus enfin, juste le temps de me faire √©clabousser un peu mais nager est impossible. On se croirait un peu sur une plage du Nord de la France, tant pas le souffle, le temps que par la fa√ßon dont le littoral est am√©nag√©. Avec, c’est vrai, les palmiers en plus.
J’use mes chaussures sur le chemin c√ītier en ciment puis sur les routes, visite le site de Po Nagar typique monument cham. Moins chamant qu’Anghkor certes, euh pardon, moins charmant qu’Anghkor certes mais un lieu a voir et sympathique avec son petit spectacle de danse, ses tours et quelques rares reliefs hindous. La vue sur le petit port est √©galement appr√©ciable.
Nha Trang - Po Nagar
Nha Trang - Po Nagar - Cham Towers

Le 2e soir, mon estomac ayant un gros mal du pays, et oui, on ne mange pas des nouilles saut√©es et du riz pendant 4 mois sans avoir des s√©quelles, je m’assois a la table du Petit Bistro, restaurant fran√ßais. Salade de ch√®vre chaud en entr√©e, andouillette grill√©e moutarde et frites maison, je revis ! Une adresse que je vous conseille tr√®s fortement pour les coups de blues de votre estomac !

Les photos de Nha Trang sont dans la galerie.

Dalat, ton univers impitoya-a-ble….

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Oui, mais en fait non, a Dalat, pas de petrole, pas de gueguerre JR – Bobby Ewing ni de Sue Ellen petee comme un coing, non juste une ville tranquille, agreable, prchee dans la montagne et donc plus fraiche que ses consoeurs de la plaine. Pour vous dire, les hotels n’y proposent meme pas d’avoir l’air con, c’est mieux pour l’ego, ici pas besoin. Dalat est une ville touristique, tres touristique meme mais ce sont surtout des Vietnamiens qui la visitent pour son cadre exceptionnel et probablement pour ses temperatures plus supportables.
Des les premieres images de la ville qui defilent derriere la vitre du bus, j’ai un bon pressentiment. Calme, fraiche, coquette meme si son lac artificiel est asseche comme souvent a cette epoque, et entouree de nature, Dalat est un endroit ou il fait bon vivre. Et autour aussi. Premiere etape au ¬ę¬†cho¬†¬Ľ, au marche quoi, j’ai dit qu’il faisait pas chaud ici, suivez un peu ! J’achete des bananes et des fraises tres bonnnes. Tu vois maman que je mange des fruits. Il faut dire qu’avec ce climat, Dalat est un peu le jardin maraicher du pays. Ici, on peut faire pousser des fruits et legumes qui ne supporteraient pas les chaleurs du reste du pays. Les chochottes ! D’ailleurs lorsqu’on vous propose du vin vietnamien pour accompagner vos plats, c’est d’ici qu’il vient.
Si la ville est agreable, il faut en sortir aussi et profiter des paysages aux alentours. Decouvrir les montagnes, les lacs, les cascades, en greve souvent pendant la saison seche et les jardins en escaliers ou en terasses selon le degre de la pente. De nombreux chauffeurs de moto, vous proposeront de vous emmener pour des tours personnalises et une moyenne de 15 dollars la journee. A vous d’en choisir un sympathique. Moi, je suis tres bien tombe, il faut dire j’ai prefere la sagesse de l’age a la fougue de la jeunesse. Monsieur Vong m’a emmene notamment au village de Lat qui vit de la culture des legumes, des oignons et du riz et d’un peu d’artisanat, une cascade, deux pagodes, une montagne et au centre historique de la Broderie.
Vietnam - Lat village

Plus facile a faire par vos propres moyens en louant un velo pour peu que les montees sur un engin sur lequel meme Amstrong sous EPO ne depasserait pas les 5 km/h ne vous fassent pas peur, prendre le telepherique qui mene a la pagode de Truc Lam. Joli temple mais c’est surtout la foret ammenagee autour et notamment les chemins qui menent au lac plus bas qui sont tres agreables. Une petite halte sur un banc en pierre pour lire, mediter, dormir, ronfler a vous de voir et hop on arrive au lac. Quelques Vietnamiens s’y baignent. Ils m’interpellent et discutent quelques temps avec moi, m’offre a boire et un peu de leur bananes grillees avant de retourner faire les fous dans l’eau sous l’oeil de mon objectif. Puis retour dans la cabine accrochee dans le ciel. La vue est appreciable. Quant a la Crazy House dont tout le monde parle en ville, avec ma chance legendaire, elle arbore de jolis echaffaudages. Mais bon, je ne crois pas manquer grand chose. Elle semble ressembler surtout a une pale imitation de maison troglodyte. La gare et sa vieille loco vapeur accompagnee de wagons de la meme epoque quant a elle me donne une envie de calendrier 2011 ¬ę¬†Jolies pepes et vieilles loco¬†¬Ľ mais le terrain est deja occupe par un photographe local et son couple de modeles habilles en maries. Tant pis, je trouverai autre chose pour 2011.

Les photos de Dalat sont dans la galerie.

Quel cirque !

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Vos m’aviez laisse a Vim Longh en train de manger des bananes et clementines achetees au marche, des clementines qui pourraient entrer au Livre des Records avec leur moyenne de 3 pepins par quartier. Objectif non pas lune mais Dalat maintenant. Et le plus dur ce sera de partir d’ici pour retourner a Ho Chi Minh et y prendre un bus pour la ville montagnarde.
A la station de bus, personne ne baragouine l’English et ne veut faire l’effort de me comprendre. Pourtant generalement, avec des gestes et l’appui de la carte du pays, on doit s’en sortir. La guichetiere n’a pas envie d’essayer. C’est finalement un chauffeur de moto qui me confime ce que je commence a deviner en regardant les panneaux: pas de bus pour Saigon depuis ici. Il faut aller a l’autre terminal de bus un peu en dehors de la ville. Le biker me prend donc comme passager et m’y emmene. En route, nous hellons un minibus qui m’affirme par deux fois s’arreter a Ho Chi Minh City. Apres 3h30 a respirer les fumees des cinq fumeurs compulsifs de l’equipage dont une avec l’un d’eux assis a moitie sur la rembarde de fer devant moi et sur mes genoux, me voila litteralement jete sur le bord de l’autoroute. Ils n’iront pas plus pres de la ville. Devant mes protestations, ils prennent ma valise et la depose sur le bas cote et font mine de demarrer. Evidemment, je descends rejoindre mon bagage. Je finis le trajet en motodop en payant autant pour ces 14 derniers kilometres que pour le trajet jusqu’a mon expulsion du minibus. Une mesaventure apparemment assez courante au Vietnam…
Passablement enerve, je vais acheter un billet pour la representation du cirque dont j’avais repere lors de mon dernier passage ici qu’il se produisait uniquement les week-ends. Une facon tres agreable de finir une journee pas tres folichonne. Les numeros sont inegaux mais certains sont tres aboutis notamment le jongleur du debut et les porteurs a bras. Et pour 50 000 dongs la place avec le droit de faire des photos, je dois dire que c’est une affaire. Une soiree bien sympathique et quelques images en Noir et blanc bien sur pour immortaliser les numeros les plus photogeniques.
Une nuit sur place et demain depart pour Dalat et cette fois c’est sur, enfin, j’espere, le bus va jusque dans la ville…
Cirque Saigon
Cirque Ho Chi Minh
Cirque Saigon

Vin Longh a moi !

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Lasse du bruit et de l’oppression incessante de la circulation saigonnaise me voila en route pour Vin Longh, petite ville de province sur le delta du Mekong.
Dans le bus qui m’emmene la-bas que des gens adeptes des formules toutes faites de 2 a 3 jours avec retour a Ho Chi Minh Ville et moi, le rebelle qui veut tout faire par lui-meme, tout seul dans son coin. Associable, va ! Enfin, pas tant que ca car je vais finalement m’incruster la premiere journee avec eux pour une somme modique. A mon avis le guide se l’est mise dans la poche d’ou le prix plus que preferentiel. A Cai Be, nous embarquons sur un bateau pour aller visiter le fameux marche flottant de la ville. Il est 11h, un peu tard a priori pour voir la vie commercante du lieu. Les bateaux des vendeurs sont bien la mais aucun client a l’horizon, si bien qu’on a plus l’impression de traverser un espace de parquage de bateaux qu’un marche. Dommage… Interessant tout de meme mais dommage. Une visite avec explication et degustation d’une boutique de fabrication de bonbons au lait de coco, plus tard, nous voila a nouveau sur notre embarquation pour un grand tour sur le Mekong et un des bras du delta. Je decouvre un paysage rustique, des vrais gens loin de vivre dans le confort meme si on voit de temps en temps sur les toits de leurs maisons en bois une parabole. Les equipages que nous croisons nous saluent chaleureusement.
Cai Be Vietnam
mekong river - delta

Pause dejeuner dans le restaurant que nous avons rejoint apres quelques kilonetres a velo et petite viree en barque a bras sur un ru a qui il reste encore un peu d’eau mais vraiment pas beaucoup. Tres depaysant. Et puis, je reembarque sur notre navire ou ma valise m’a sagement attendu. Elle est super bien dressee. Brave bete. L’equipage me jette sur le quai a Vin Logh sans adieux dechirants. Le groupe se moque bien de me voir partir. Les ingrats !
Vin Longh, c’est une ville comme je les aime. Petite, calme, authentique. Apres Saigon, ca fait du bien. Je ne vous parlerai pas du temple de la litterature tres bien cote dans les guides mais dont chaque batiment, une fois l’enceinte franchi vous montre porte close. La pagode qui se trouve un peu avant est plus accueillante, les moines sont heureux de vous recevoir et l’une d’entre eux, ancienne prof d’Anglais me parlera assez longuement pour m’expliquer un peu la vie monastique. Elle m’apprend notamment que les enfants peuvent devenir moine et vivre au temple des 5 ans et que c’est leur decision pas celle de leurs parents. Ce jeune age pourrait choquer mais dans leur croyance un enfant qui veut vivre au temple c’est quelqu’un qui etait moinde dans sa vie passe et veut simplement continuer ce qu’il a commence.
Moine Vietnam

Cirque de Saigon

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Saigon Cirque

Petaradante Saigon

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Vous connaissez la chanson de Katie Melua ¬ę¬†There are 9 millions bicycles in Bejing¬†¬Ľ ? Non, je n’ecoute pas que du Natasha St Pier. Et bien vous remplacez les paroles par There are 4 millions motocycles in Saigon et ca fonctionne aussi bien. Si, si, 4 millions, j’ai compte ! Ici 80% des vehicules en circulation sont des deux roues. Et le traffic est dense, tres dense. Plus encore qu’a Bangkok et Phnom Penh. Traverser une avenue c’est un vrai defi. La premiere fois, on laisse passer de longues minutes avant de s’engager sur le bitume; souvent a la suite d’un autochtone dont on emboite le pas. Et petit a petit, on trouve ses marques. On pourrait se croire plus tranquille sur un passage cloute avec feu tricolore, que nenni. Les feux personne ne les respectent. Enfin, disons que la regle est un peu differente de chez nous. Devant un feu rouge, si le conducteur veut continuer tout droit, il s’arrete… en general. Par contre s’il veut tourner et aller dans le sens de la voie autorisee a circuler, alors il grille le feu et poursuit sa route. Pieton desireux de traverser ou pas. Bref, il n’est jamais sur de traverser une rue a Saigon. Mais la bonne nouvelle c’est que meme sur le trottoir, vous pouvez vous retrouver nez a nez avec un scooter et ce sera a vous de faire attention, pas a lui. Ils sont les rois ici. Les habitants pour beaucoup font meme leur marche juches sur leur engin. Le pieton n’a pas le droit de citer. Vous ne verrez jamais un deux roues ralentir pour vous laisser passer. S’il ralentit c’est qu’il tombe en panne seche mais c’est pas pour vous. Pour traverser donc il faut trouver une breche, s’y engouffrer puis se faire remarquer, s’arreter repartir, slalommer. Une danse qu’on maitrise peu a peu mais que l’on execute jamais completement sereinement.
Saigon - motos

Quatre millions de motos, ca fait du bruit et de la pollution. Impossible de trouver un endroit calme et paisible dans la ville, meme un parc. Tous les conducteurs portent des masques plus ou moins personnalises pour eviter de respirer les gaz d’echappement. Un petit cote gangsters du Far West avec des montures avec plus de chevaux. Et finalement ce balet petaradant, c’est l’attraction d’Ho Chi Minh Ville. Car comme le dit un celebre guide, on ne vient pas ici pour la beaute des pagodes. Et je confirme ! La plus fameuse, celle de l’empreur de Jade a une facade sale et une architecture assez sommaire. Si j’ai bien fait une photo sympa en jouant avec les entrees de lumiere, je dois dire que le declencheur de mon Canon ne s’est pas affole.
Ho Chi Minh Ville Saigon temple empereur de jade
Saigon Eglise notre dame - Ho Chi Minh Ville
Poste centrale ho Chi Minh City
Ni ici, ni dans les autres pagodes visitees. Reste l’eglise Notre-Dame, construction francaise en briques roses de Toulouse, s’il vous plait. Simple aussi. La poste centrale, a cote, vous rappellera par son interieur des scenes de film. Pour moi, la sortie a vraiment faire a Saigon, c’est le marche de Binh Tay a Cholon, le quartier chinois. Photographiquement tres riche, il vous permettra de decouvrir la vie et l’agitation de ce quartier et accessoirement de faire des emplettes a de tres bon prix.
HO Chi Minh Cholon - marche Binh Tay

Je m’attendais a des temples plus grandioses ou plus coquets et a une ville plus charmante. Il parait qu’au debut on aime pas Ho Chi Minh Ville mais qu’avec le temps on lui trouve plein de qualites. Trois jours, ca n’etait donc pas assez…

Plus de photos d’Ho Chi Minh Ville dans la galerie.

En allant a Ho Chi Minh Ville…

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Depuis le 1er jour ou je suis arrive au Cambodge, j’ai ete frappe par une chose dont je ne vous ai pas encore parlee: la circulation. Je crois qu’au moment de quitter le pays, je peux vous livrer mes impressions sur le sujet. En fait, c’est assez simple, ici on conduit au klaxon. Un carrefour approche, un coup d’avertisseur, on veut depasser, rebelotte, on s’approche d’enfants qui jouent pres de la chaussee, klaxon, avant un tournant serre, klaxon, on grille un feu, klaxon, la personne devant roule trop lentement, klaxon… C’est ca le code de la route en fin de compte car sinon, on peut rouler a contre-sens, c’est meme tres courant, couper la ligne jaune continue ou non, depasser a droite, a gauche, au milieu ou en montant sur le trottoir, court-circuiter un feu en coupant par la station service qui fait le coin, pas de souci. Il n’y a aucune regle.
Mon voyage jusqu’au Ho Chi Minh au sud du Vietnam, l’illustre a nouveau. Ca et les depassements faits en depit de toute prudence, le choc avec le vehicule arrivant en face etant parfois evite de quelques dizaines de centimetres. Et encore parce qu’en face, il a ete vigilent et a reduit l’allure, probablement mis en garde par le coup de klaxon de notre bus. Pas de quatre voies au Cambodge, juste une voie pour chaque sens de circulation. Et seuls quelques grands axes sont goudronnes, le reste tient plus de la piste de terre ou du chemin plus ou moins cabosse que de la route. Une fois la frontiere avec le Vietnam passee, on retrouve de belles nationales avec parfois une voie speciale deux roues. Pas un luxe quand on voit le nombre de motos et scooters qui circulent ici. Leur nombre est bien plus important et impressionnant que chez ses voisins. Et la moyenne de passagers par vehicule est sensiblement plus faible.
Arrive a Saigon ( oui, Ho Chi Minh, c’est le nom officiel mais les Vietnamiens eux-memes utilisent encore en grande majorite le nom de Saigon ), arrive a Saigon donc, la premiere chose que je fais apres avoir trouve un hotel, c’est manger un camembert President achete au supermarche. Pour moi, c’est ca le taste of France et pas les cigarettes Alain Delon !

Anghkor wat else ?

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L’orsqu’on visite Anghkor, le plus cher apres le prix du billet d’entree, ce sont les bouteilles d’eau. Je n’ai jamais autant bu dans une journee qu’ici ! Et bonne nouvelle, si vous voulez prendre votre carte de membre au Parti du Peuple Cambodgien, vous pouvez, ils ont des permanences disseminees entres les temples. J’en ai compte quatre. Sam Rainsy, le Parti des Droits de l’Homme et autres FUNICEP, non, mais eux sont bien presents.
Muni de mon pass trois jours, je me balade donc a velo sur les routes goudronnees du petit et du grand tour comme on appelle ici les 2 circuits possibles pour voir les temples principaux. Je croise de temps en temps des panneaux qui veulent freiner mes ardeurs, me demandant de ne pas depasser les 40 km/h. Tant pis, je resterai en mode pepere. Pour faire la visite a bicyclette, il faut etre un grand sportif comme moi sinon vous allez en baver ! Non, en fait, malgre la chaleur, les temples etant generalement espaces que de 3 a 5 kilometres, vous n’avez pas vraiment le temps de fatiguer. Et finalement, ce sont les visites en elle-memes qui sont les plus eprouvantes. Car oui, faire Anghkor, c’est marcher, beaucoup marcher. Enfin, si vous voulez bien prendre le temps de decouvrir tous les coins et recoins. Mais vous en prenez tellement plein les yeux que meme si vous avez l’habitude de prendre votre voiture pour aller acheter votre baguette au coin de la rue, vous saurez trouver la motivation.
Le midi, une petite halte dans les stands de restauration qui font face aux temples, notamment celui du Ta Prohm ou le stand numero 9, vous fera un delicieux riz saute aux legumes et boeuf ou poulet. On mange, on se desaltere, on achete une petite babiole aux enfants qui viennent a votre table mais ont la politesse de ne plus vous solliciter des que votre assiette est servie et on repart !
Je ne vais pas vous enumerer tous les temples les uns apres les autres, juste vous dire qu’outre le fameux Anghkor wat, il faut, a mon avis au moins aller voir Anghkor Thom et ces portes, le Bayon, mon prefere avec ses tetes de Brama toujours souriantes, le Preah Khan et le Ta Prohm. Et quant au lever du soleil sur Anghkor Wat, tres prise, je ne l’ai pas faite l’edifice ayant revetu un joli echaffaudage et des baches vertes, ca n’aurait pas fait de belles images. Je vous mets un petit florilege de photos pour vous donner envie de venir. Du noir et blanc forcement. Pour les accrocs a la couleur, restera mes photos de 2007 a aller chercher dans le menu a droite.
Anghkot Wat
Anghkor - Ta Prohm
Anghkor Cambodge
Anghkor - Bayon

Plus de photos d’Anghkor dans la galerie.

Un arbre…

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Ta Prohm Anghkor arbre


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