Un soir de No√†¬ęl √†¬† Bangkok

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Vous savez quand est-ce qu’on comprend qu’il est temps de se raser ? Quand on se balade tranquillement dans la rue et qu’un gars vous aborde pour vous vendre un rasoir. Ah non, pardon il aborde tout le monde. De toute fa√ßon, ce soir, c’est No√†¬ęl donc on va faire un petit effort de pr√©sentation.
No√†¬ęl √†¬† Bangkok, √†¬† Sukhumvit plus pr√©cis√©ment, c’est comme un autre jour, sauf que les filles qui lancent des ¬ę¬†hey handsome¬†¬Ľ aux hommes depuis leur bar ont des chapeaux de No√†¬ęl ou sont habill√©es en rouge. Certaines cumulent m√™me. On croise parfois des farangs habill√©s en Papa Noyel, mais ils ne se d√©placent pas en traineau mais en moto-taxi. Dans le trafic bangkokien, c’est plus pratique. Ils ont des bi√®res √†¬† la main et semblent plus se soucier des jolies filles que de la distribution des cadeaux. Vers 20 heures, je erre dans le quartier bien d√©cid√© √†¬† trouver un endroit o√Ļ il y a un peu une ambiance qui colle au jour qu’on est. En vain, m√™me dans les pubs allemands, rien de particulier. C’est s√†¬Ľr qu’√†¬† c√īt√© de ma Capitale de No√†¬ęl natale, ici, c’est compliqu√© de retrouver l’esprit de cette f√™te compl√®tement √©trang√®re aux Tha√Įlandais sauf dans les grands centres commerciaux. J’aimerais me faire un repas particulier mais aucun restaurant n’a chang√© sa carte en ce soir sp√©cial. Du coup, je d√©cide de voyager et d’aller au Terminal 21, au 5e √©tage, celui o√Ļ sont regroup√©s les lieux de sustentation. Mais aucun d’eux ne joue la carte Christmas. C’est pas grave, ce soir, on va se faire un repas sympa. Je compose moi-m√™me mon menu au gr√®s des envies, au Food Center. Avec en entr√©e, escalope de poulet √†¬† la br√©silienne, sa salade coleshaw et ses 12 frites suivi d’un brouill√© oeuf et pasta et son √©minc√© de poulet, le tout accompagn√© d’un jus de fraise frapp√©. Pour une addition de 90 THB. Bon, d’accord, j’ai un peu glamouris√© les noms des plats mais j’ai bien mang√© et deux fois plus que les autres soirs. Je contemple le grand sapin lumineux dehors. Je regarde les paquets au pied, aucun avec mon nom…
Reste plus qu’√†¬† trouver un endroit pour passer une bonne soir√©e. Je sais pas pourquoi mais j’ai envie de danser. Je m’approche de deux discoth√®ques d√©sesp√©r√©ment vides, il est 22 heures pass√©es, encore trop t√īt. Je me fais h√©ler par un visage connu. Une des masseuses du salon, o√Ļ je me rendais r√©guli√®rement il y a deux ans. ¬ę¬†Harry Potter¬†¬Ľ crie-t-elle de l’autre c√īt√© de la rue. Elle a chang√© d’√©tablissement. Elle et ses coll√®gues sont attabl√©es dehors. Para√ģt qu’√†¬† No√†¬ęl, le touriste ne veut pas de massage. A la fermeture, je les suis dans un bar voisin o√Ļ elles me promettent qu’on peut danser. J’entre donc dans les lieux o√Ļ maintes fois des filles m’ont interpell√© √†¬† mon passage sans succ√®s, avec quatre femmes. On s’installe. Personne ne danse mais au bout d’un quart d’heure un groupe occupe la sc√®ne et √ßa commence √†¬† bouger. Timidement. Au d√©but, c’est surtout notre petite √©quipe qui se tr√©mousse. Je d√©laisse mes tongues ( ben oui, j’avais pas pr√©vu ) au moment opportun d’une chanson reggaeisante. Les musiciens ont une bonne humeur communicative. Ils nous auront souhait√© un Merry Christmas une bonne vingtaine de fois.
Bon, d’accord, j’ai pas eu de cadeau ( j’en ai pas fait non plus d’ailleurs ), pas de b√†¬Ľche et j’aurais pu avoir la m√™me soir√©e n’importe quel soir ici mais √†¬† un moment j’ai eu un bonnet de P√®re No√†¬ęl avec des √©toiles qui clignotent sur la t√™te. Alors, qu’on viennent pas me dire qu’il n’y a pas l’esprit de No√†¬ęl ici ! ūüėČ
Le lendemain, repas de f√™te: tacos au boeuf et fromage. Sur le chemin du cin√©ma pour aller voir Sherlock Holmes 2 ( l’attentat du d√©but a √©t√© film√© √†¬† Strasbourg, je suis oblig√© d’aller le voir ), je croise devant le Robinson une chorale de No√†¬ęl et un P√®re No√†¬ęl en mode ¬ę¬†je me la p√®te¬†¬Ľ avec des lunettes de soleil et des assistantes en jupettes sexy et bas r√©silles blancs. Et apr√®s, y a des mauvaises langues qui disent qu’ici No√†¬ęl c’est un jour comme les autres avec un chapeau rouge. Je vous jure ! Un petit plat de p√†¬Ętes et boeuf √†¬† mon nouveau food center pr√©f√©r√© ( d√©sol√© Tops Market, je te quitte pour la nouveaut√© et la jeunesse, je suis un mec frivole en fait ) et je monte au dernier √©tage du Terminal 21 pour mon film. Pub, petit film en hommage au roi pour lequel on se l√®ve, re-pub et bam, √ßa explose devant la cath√©drale de Strasbourg. Divertissant ce Sherlock m√™me si pas tout √†¬† fait dans l’image qu’on se fait du personnage en lisant Sir Arthur…

Un palais pas en toc et un wat pas de pot

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Dans tous mes passages √†¬† Bangkok ( oui, j’oubliais, j’ai quitt√© Koh Chang ), j’ai soigneusement √©vit√© le Palais Vimanmek, persuad√© que ce serait une visite qui ne me passionnerait pas mais aujourd’hui, j’ai d√©cid√© d’aller voir pour √™tre s√†¬Ľr. Skytrain plus Chao Praya Express, je descends un arr√™t trop t√īt mais sinon, mon itin√©raire √©tait presque bon.
Je p√©n√®tre dans l’enceinte et premi√®re surprise, la plus grande maison en tek du monde, joue les farouches. Il faut s’acquitter d’un ticket m√™me pour la contempler de l’ext√©rieur. Je m’ex√©cute donc et paie les 100 bahts requises. On me remet un plan et me parle de casiers pour mettre ses affaires. J’arrive enfin devant la b√†¬Ętisse. Effectivement, c’est tr√®s raffin√© et pas petit comme baraque ! L√†¬†, de suite une gardienne m’ordonne de me d√©barrasser de toutes mes affaires; enfin, je peux garder mes v√™tements apparemment quoique vous allez voir… Je lui demande √©tonn√© si on n’a pas le droit de faire de photo. Elle me dit que si mais pour rentrer, il faut tout laisser dans des casiers. C’est obligatoire ! Et payant. 20 ou 30 bahts. Plus de sac, plus d’appareil photo, plus de t√©l√©phone portable m√™me si le mien ne peux rien photographier, bref juste habill√© et les mains dans les poches, je m’approche de l’escalier et derni√®re formalit√©, je dois p√©n√©trer dans une salle qui sent fortement les pieds et pour cause, c’est l√†¬† que les visiteurs doivent abandonner leur chaussures. Sans certitude de les revoir, un panneau indique clairement prendre no responsability for your shoes lost. Pourtant, y a un gardien. Qui doit avoir un odorat peu d√©velopp√©, en tout cas, j’esp√®re pour lui. Un portique de s√©curit√©, une palpation rapide pour voir si j’ai pas essay√© de tricher et d’emmener plus qu’autoris√©. La visite se fait dans un sens unique, pas de libert√© de circulation et seul les couloirs sont accessibles. Je passe de groupe de Japonais en groupe de Japonais – j’exag√®re, y en avais que 3 mais √†¬† part eux pas grand monde – jette un oeil dans les pi√®ces, tant√īt des pi√®ces √†¬† vivre avec mobilier, tant√īt des troph√©es de chasse, des armes, une chambre √†¬† coucher… La maison est belle mais organis√©e fa√ßon mus√©e ce qui me la rend moins sympathique.

Palais Vimanmek Mansion

Je ressors mais me fait rembarrer, j’ai voulu prendre le m√™me chemin que celui par lequel je suis arriv√© devant le palais, y a un sens de circulation on a dit !!! C’est la visite la plus encadr√©e que j’ai faite en Tha√Įlande, j’ai jamais vu autant d’agents dont certaines dormaient carr√©ment de l’autre c√īt√© des cordons de s√©curit√©. Je crois que mon intuition √©tait bonne, pas le lieu qui m’aura le plus marqu√© √†¬† Bangkok. Faut dire que d√©s qu’on m’enl√®ve ma libert√© de circuler et fl√†¬Ęner dans tous les sens, le charme op√®re plus difficilement. Et je n’ai jamais trop aim√© les mus√©es, ils manquent de vie.
Retour √†¬† la bonne station de bateau cette fois ( Krung Thon Bridge ) et arr√™t √†¬† Phra Athit pour aller voir Khao San Road. Apr√®s avoir refus√© au moins 10 costumes et mang√©, je vais au Wat Po. J’aime bien ce temple. Il y a un cordon de s√©curit√© qui m’emp√™che d’aller dans le b√†¬Ętiment principal et des gens encart√©s dont certains tr√®s bien habill√©s, d’autres moins et un tapis rouge. Je ne sais pas trop pourquoi. Et partout dans le temple des au-vents Thailand Beverage Company avec des tables et des chaises qui g√†¬Ęchent un peu la s√©r√©nit√© de l’endroit. La partie qui h√©berge le bouddha couch√© est sous les √©chafaudages, peut-√™tre touch√© par les inondations. Je ne m’attarde pas trop, ce n’est pas l’ambiance paisible que j’affectionne trouver ici. Je prends le bac qui pour 3 bahts m’am√®ne sur l’autre rive et vais voir le Wat Arun que je photographie sous des angles sous lesquels je l’avais pas encore fig√© jusque l√†¬†. Il y a pas mal de monde, des Tha√Įlandais. On est samedi.

Wat Arun Bangkok

Temple de l'Aube Bangkok

Klong Plu et Bang Bao

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Koh Chang, c’est la plage, le soleil et la mer ( mince, √†¬† citer des chansons comme √ßa, je vais devoir payer des droits SACEM ) mais c’est aussi un parc national avec une nature tr√®s dense et sauvage. Et l√†¬†, pour sauvage, je parle pas des russes bourr√©s qu’on peut croiser. Et donc, comme c’est un parc national, on peut pas faire ce qu’on veut. Le topless sur la plage est interdit par exemple. Enfin, pour les femmes, parce que nous les hommes on a le droit. Je suis d’accord, c’est tr√®s sexiste comme r√®gle et je suis pr√™t √†¬† partir en bataille contre cette r√®gle des plus discriminatoires. Quand il y a une cause noble √†¬† d√©fendre, je suis l√†¬† !
j’ai donc d√©cid√© d’aller voir une cascade. J’ai choisi la plus grande Klong Plu. Arriv√© au guichet, je paie mes 200 THB d’entr√©e et demande une carte des lieux, le gardien grommelle qu’il n’en a pas et je me rends compte que je n’en tirerai aucun renseignement, c’est d√©j√†¬† bien qu’il ait interrompu sa sieste pour me vendre un ticket. Un chemin tortueux, qui monte et qui descend avec des panneaux sur les arbres avec leur nom latin – ben oui, on est dans un parc national, je vous dis ! – m√®ne au bout de 500 m√®tres qui en paraissent le double √†¬† la dite chute d’eau. Et effectivement, c’est haut. Les plus t√©m√©raires, dont je ne ferai pas partie se baignent dans le bassin dans lequel se jette la cascade, d’autres dans ceux avant. Moi, j’ai mon maillot, cette fois mais comme l’eau n’est pas aussi limpide que j’aimerais, je pr√©f√®re m’abstenir, la mer, c’est bien. A part moi, que des russes. Je ne sais pas ce qu’ils ont avec les cascades. Peut-√™tre qu’ils n’ont pas l’habitude de voir de l’eau. Je veux dire √†¬† part en gla√ßons dans leur Vodka. Je sais, je caricature mais le groupe de russes qui a fait le trajet Bangkok Koh Chang avec moi a achet√© des bouteilles d’un litre de bi√®re Chang pour chacun √†¬† chaque arr√™t, du coup, j’ai du mal √†¬† ne pas tomber dans le clich√©. Sinon pour tout dire forc√©ment √†¬† c√īt√© d’Erawan dont l’entr√©e co√†¬Ľte le m√™me prix, ici c’est moins enthousiasmant.

Koh Chang cascade de Klong Plu

De la nature, des plages, y a quoi d’autres √†¬† Koh Chang ? Demandez le programme. Y a une Monkey school, un parc d’accrobranche, un paintball m√™me, des camps d’√©l√©phants et j’h√©site √†¬† faire une petite excursion d’une heure avec l’un d’eux et Bang Bao. Bang Bao, kezaco ? Un village de p√™cheurs qui s’est forc√©ment adapt√© au tourisme mais qui garde son charme. La rue qui m√®ne au petit port est bord√©e de petites boutiques ma foi bien sympathiques tant par ce qu’elles vendent que par les maisons qui les accueillent et de restaurants, le tout sur pilotis. Ensuite, vient le quai en ciment avec les bateaux de p√™cheurs en bois, pour la plupart reconvertis en navires pour amateurs de plong√©e et snorkeling et au bout, avant que le ciment ne fasse un Y, un mignon petit phare blanc que je grimpe √©videmment, j’aime prendre de la hauteur. Un poulet √†¬† l’ananas command√© au Nok No√Į ( petit oiseau, forc√©ment un photographe ne pouvait pas choisir de manger ailleurs ) dans le ventre, je pars √†¬† la recherche de ce qui ressemble presque √†¬† une plage et j’y arrive apr√®s une marche sous un soleil de plomb. Les habits volent et me voil√†¬† √†¬† barboter avec le phare en ligne de mire, √†¬† droite, le ponton et les maisons sur pilotis, √†¬† gauche la montagne et les bungalows d’un resort. Bang Bao, √ßa devait √™tre mon point de chute mais l’agence qui a g√©r√© mon transport depuis Trat, n’a pas voulu m’y emmener car trop loin; c’est vraiment √†¬† l’oppos√© du lieu o√Ļ j’ai d√©barqu√©. Qu’importe, j’y suis et je confirme l’id√©e que j’avais que √ßa m’aurait plu. Un c√īt√© typique, un endroit paisible des petits restaurants en bois au-dessus de l’eau, forc√©ment, c’est tout ce que j’aime.

Koh Chang plage de Bang Bao

Koh Chang village de Bang Bao

Koh Chang Bang Bao Pier

De retour √†¬† White Sands Beach apr√®s un long trajet dans un taxi collectif qui a g√©r√© les lacets en mode rallye et n’a pas √©t√© loin de me retourner l’estomac, un petit bain et hop en position pour regarder le coucher de soleil. Puis retour √†¬† ma chambre. Je croise un restaurant en train de mettre une poup√©e de P√®re No√†¬ęl au somment d’un c√īne argent√© entour√© de guirlande, repr√©sentation la plus proche d’un sapin de No√†¬ęl qu’on puisse faire ici. Car oui, √ßa approche en fait…

Je gagne Koh Chang

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Bon, le titre, c’est surtout une tentative de jeu de mots rat√©e ūüėČ Apr√®s avoir explor√© le shopping effr√©n√© √†¬† Bangkok, enfin une partie, il y a tant de centres commerciaux gigantesques, march√©s, petits quartiers commer√ßants que j’en aurai jamais fait le tour, et constat√© que la consommation √†¬† Bangkok se porte plut√īt tr√®s bien surtout les week-ends, je vais d√©couvrir l’√ģle Elephant, pas appel√© comme √ßa parce qu’elle est grosse, quoique, c’est la 2e plus grande √ģle du pays mais parce qu’elle aurait une forme d’√©l√©phant. Perso, √ßa me saute pas aux yeux.
Au terminal d’Ekkamai, je me laisse app√†¬Ęt√© par la pancarte ¬ę¬†Trat Express¬†¬Ľ, d√©part dans moins d’une heure. C’est un bus gouvernemental mais plus confortable que ses coll√®gues, tout neuf, avec plus d’espace entre les si√®ges et logiquement plus rapide. Arriv√© apr√®s 5h15 de voyage alors qu’avec un bus de Cherda√Į Tour qui ne se vantait pas d’√™tre express, la derni√®re fois, le trajet avait dur√© un peu moins, je m’entasse avec d’autres farangs et une lady ( enfin, un lady boy ) tha√Įe dans un taxi collectif. Direction, le port de Centerpoint pour prendre le ferry. Pendant le trajet et l’attente avant d’embarquer, je sympathise avec le lady boy qui apparemment conna√ģt bien l’√ģle. A l’horizon un superbe coucher de soleil, l’embarcad√®re est id√©alement plac√© pour √ßa, et des formes montagneuses qui doivent √™tre Koh Chang.

Centerpoint to Koh Chang

Apr√®s 45 minutes de travers√©e et une discussion en Anglais avec une chinoise √©tudiant √†¬† Bangkok et servant de guide √†¬† deux couples d’amis en lune de miel, je suis assis dans un minivan gris √†¬† l’assaut des routes sinueuses et tr√®s vallonn√©es de l’√ģle. Je suis le dernier √†¬† en descendre √†¬† Lonely Beach. Pas la plage la plus accueillante avec ces galets pointus et ses nombreux farangs mao. Je n’ai jamais crois√© autant de gens alcoolis√©s ou titubant √†¬† huit heures du soir qu’ici. En m√™me temps, May, le ladyboy m’avait pr√©venu. Farang ting tong (barjots) √†¬† Lonely Beach
Le lendemain, je d√©cide de changer de plage, et d’opter pour le sable blanc de White Sands Beach ( oui pour le nom, ils se sont pas foul√©s ). Et l√†¬†, je dois dire que c’est autre chose. C’est la plage la plus fr√©quent√©e mais √†¬† raison et donc le pays o√Ļ la vie est plus ch√®re mais faut savoir se faire plaisir aussi. Sable fin et clair sur plus d’un kilom√®tre, mer transparente, petits arbres pour vous faire de l’ombre, stands de massages sur la plage, de nombreux touristes mais pas de for√™t de chaises longues et parasols, juste quelques bosquets par endroits, des restaurants qui le soir installent carr√©ment leurs tables sur le sable et offrent de jolies ambiances lumineuses. C’est pas mal ici, en fait ! Je me baigne et me rebaigne et me rebaigne… finissant ma journ√©e de brasses avec le soleil couchant comme arri√®re-plan. Un peu comme si dans une aventure de Lucky Luke, √†¬† la fin au lieu de se barrer √†¬† cheval, il partait √†¬† la nage. Bref, si vous n’entendez plus parler de moi pendant les prochains jours, c’est que je suis en train de faire la planche ou de d√ģner face √†¬† la mer. Me manque que quelqu’un pour d√ģner avec moi… Si je retrouve May, probablement qu’il/elle se proposera ūüėČ

Jours de marchés: Damnoen Saduak, Amphawa, Samut Songkram

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En Tha√Įlande, y a des march√©s partout et de toute sorte, des march√©s de jour, de nuit, le week-end, des flottants, des r√©tractables ( je vous expliquerai apr√®s ), des exceptionnels, des temporaires… Je vais donc √†¬† Samut Songkram √†¬† 65 km de Bangkok, les march√©s flottants les plus r√©put√©es sont pas loin de cette ville qui a aussi un march√© tr√®s particulier.
Arriv√©, je me rends vite compte qu’ici les touriste passe mais ne s’arr√™te pas. L’officier du petit kiosque d’informations touristiques qui est surtout le bureau de la Traffic Police a bien du mal √†¬† me renseigner et me remets 3 prospectus en tha√Į et quand je demande une carte, il me montre celle affich√©e sur le flanc droit de sa petite gu√©rite qu’il me propose de photographier. Quant √†¬† trouver un h√ītel qui soit pr√®s de la gare, il est bien incapable de m’en indiquer un. Pas grave, les sp√©cialistes pour √ßa ce sont les moto-taxis. Enfin, celui que j’aborde, est emb√™t√©, il veut m’emmener √†¬† plusieurs kilom√®tres, ici, √ßa ne me plaira pas, dit-il. Mais j’insiste. En fait, il n’y a apparemment que deux adresses possibles. La premi√®re est compl√®te, la deuxi√®me a de la place mais c’est vrai qu’on est dans un √©tablissement d’un standing plut√īt tr√®s tr√®s bas un -2 ou -3 √©toiles avec le prix qui va avec, 150 bahts ( moins de quatre euros ). Je vous passe les d√©tails disons que tout dans la chambre est us√©, abim√©, pas vieux, agonisant. Bref, je me ballade dans la ville, y a pas un seul farang, et rapidement je trouve la partie de son march√© tentaculaire qui m’int√©resse la portion qui, juste avant la gare, s’est install√©e sur la voie ferr√©e. En Tha√Įlande, on ne gaspille pas la place. ¬ę¬†Et quand le train arrive, comment √ßa se passe ?¬†¬Ľ me direz-vous. Et bien le plus simplement du monde, il annonce sa venue √†¬† grands coups de klaxon et les stores se replient, les stands se remballent en quelques secondes, le train passe et tout de suite derri√®re, tout se remet en place comme si aucun train n’√©tait venu perturber le march√©. Et des passages de wagons, il y en 8 par jour. Etonnant…

Marché voie ferré Samut Songkram - Mae Klong

Le lendemain, je me r√©veille aux aurores, avant les aurores m√™me pour √™tre exact, sans difficult√© tant parmi toutes ses qualit√©s ma chambre d’h√ītel a aussi celle de donner sur une avenue tr√®s passante avec un bruyant ballet de moteurs. Je marche 10 m√®tres, et m’engouffre dans un minivan direction le march√© flottant de Damnoen Saduak. Il n’y a qu’un seul autre passager. 25 km plus loin, d√©lest√© de 20 baths, d√©pos√© sur le pont qui surplombe le march√© par un moto-taxi, je suis arriv√© avant tous les touristes, avant le soleil qui est encore en train de se frotter les yeux mais aussi avant beaucoup des marchands. Un bonze sur sa barque √©troite fait le tour du canal et les marchands et semble b√©nir les marchandises des vendeurs qui le demandent. Vers 7H30, √ßa bouge un peu plus et j’ai assez de lumi√®re pour imaginer faire des photos int√©ressantes. Je prends mon petit d√©j, du riz saut√©, au petit stand restaurant au bout du canal principal et hop, je mitraille. Petit √†¬† petit √ßa s’anime. D’abord des bateaux de touristes thais et puis plus 9h approche, plus les passagers me ressemblent, y en a m√™me qui baragouinent la m√™me langue que moi. Les marchands proposent surtout de la nourriture, beaucoup de fruits en tout genre, jus, mais aussi beignets de bananes cuisin√©s directement sur leurs barques de bois, voir quelques bibelots souvenirs et viennent √†¬† l’abordage de leurs embarcations. Damnoen Saduak a beaucoup de d√©tracteurs, ¬ę¬†attrape-touristes¬†¬Ľ, ¬ę¬†march√© artificiel¬†¬Ľ, ¬ę¬†on y voit plus de touristes que de marchands¬†¬Ľ, j’en ai lu des avis qui conseillaient de ne pas venir, seulement voil√†¬†, j’en fait qu’√†¬† ma t√™te et j’aime me faire ma propre id√©e. Effectivement aucun, tha√Į ne vient faire ses courses ici et ce march√© n’existe pour que pour l’attraction touristique qu’il repr√©sente mais est-ce si grave ? Vu le nombre de photos que j’ai faites, je dirais, que je suis plut√īt content d’√™tre venu et la foire aux touristes annonc√©e, n’√©tait pas l√†¬†. J’imagine que le cauchemar d√©crit ne prend forme qu’apr√®s 10 heures, heure √†¬† laquelle je suis retourn√© √†¬† Samut Songkram, filmer le passage du train dans le march√© parmi des touristes en transit juste pour contempler le ph√©nom√®ne.

Damnoen Saduak -  marché flottant

Damnoen Saduak -Floating market

Floating Market Damnoen Saduak -

Marché flottant de Damnoen Saduak

Il me reste plus qu’√†¬† aller √†¬† Amphawa. Un songthaew, 6 km, 8 bahts et m’y voil√†¬†. Ce march√©-l√†¬† commence √†¬† midi et finit tard dans la nuit. Il a bien meilleure presse dans la communaut√© des voyageurs, pourtant, j’arrive dans un d√©cor certes comme j’aime, un bras d’eau, des habitations styl√©es en bois autour sur un peu moins d’un kilom√®tre, mais endormi. Il est 15h et √†¬† part les 6 bateaux-cuisines qui servent toutes sortes de plats saut√©s ou grill√©s aux convives install√©es sur des petits tabourets sur le quai, il n’y a pas de marchands et si ce n’est dans les premi√®res dizaines de m√®tres, la plupart des boutiques sur le bord du canal du march√© sont ferm√©s. Le plus actif c’est le march√© terrestre dans la rue perpendiculaire qui a le grand m√©rite de vendre des galettes de riz souffl√©es au caramel. En fait, Amphawa, c’est surtout un march√© de nuit. Il est tr√®s fr√©quent√© par les Tha√Įlandais qui arrivent en masse en fin d’apr√®s-midi.

Amphawa marché flottant

Amphawa floating market

marché flottant Ampawa Floating market

marché flottant Amphawa Floating market

Ca commence alors √†¬† s’animer, les boutiques, restaurants et bars dans les maisons de bois s’ouvrent et une horde de bateaux attendant leurs passagers pour la fameuse visite des lucioles enfin fire flies ou fai flies si vous m√©langez le Tha√Į et l’Anglais comme ils font, d√©barquent. Visite que j’ai faite et que je conseille vivement. Par√©s de jolis gilets de sauvetages orange fluos, on traverse la zone du march√© enfin r√©veill√© avec ses boutiques en bois illumin√©es, puis on arrive dans une zone inhabit√©e ou plus rarement habit√©e et la chasse aux lucioles commence. D√©j√†¬†, ne regardez pas par terre, c’est en haut que √ßa se passe, dans les branches des arbres que clignotent souvent √†¬† l’unisson les petits points lumineux. J’aurais eu mes guirlandes de No√†¬ęl finalement ! Les mouches lumineuses sont dans les feuillus surtout et plus particuli√®rement ceux √†¬† cot√© des pilonnes √©lectriques. Non, je plaisante, ce n’est pas une arnaque, j’en ai vues voler et j’ai m√™me une brochure qui avec photos √†¬† l’appui explique le ph√©nom√®ne… en tha√Į. Le tour dure une heure et co√†¬Ľte 60 THB. Ensuite, c’est tr√®s agr√©able de se balader sur le quai le long du canal. Je me pose dans un petit bar et sirote un verre. Vraiment, je suis sous le charme. Apr√®s √ßa, ma chambre miteuse, je m’en moque pas mal. Demain, retour √†¬† Bangkok et march√© pour changer. Chatuchak Week-end Market, ce sera pas du tout la m√™me ambiance !

Les chutes d’Erawan, et vous c’est quoi votre score ?

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A Kanchanaburi comme un peu pr√®s partout en Tha√Įlande, il y a un march√© de nuit avec de quoi manger et sur celui-l√†¬† essentiellement des v√™tements et un peu de tout. Je dois recoller les semelles de mes chaussures qui partent √†¬† volo ( petite ville du Sud de l’Italie, chaussures achet√©es en France, je pr√©cise ) et bien pas de souci, ils sont plusieurs au talat don yen ( march√© de nuit ) √†¬† vendre de la glue. Les √©tales changent tous les soirs, si bien qu’on peut y retourner chaque jour, on aura un march√© un peu diff√©rent. Le mercredi apparemment, c’est braderie par exemple. Le hic, c’est que ma marchande de riz souffl√© au caramel du premier soir, n’est plus l√†¬† depuis et j’en veux moi ! C’est bon ce truc…
Quand on vient par ici, il y a deux incontournables si on en croit les guides, le pont et Erawan. Du coup aujourd’hui, c’est Erawan. D√©part dans un bus Mercedes qui a du en voir du bitume et qui est probablement plus √†¬Ęg√© que moi. Apr√®s une heure et demie d’une route o√Ļ alternent les panneaux annon√ßant de possibles passages de vaches et ceux indiquant des passages d’√©l√©phants, le bus se vide de sa cargaison. Je prends un plan au Visitor’s center et hop, en route. Visiter le parc d’Erawan, c’est comme un jeu vid√©o, y a des niveaux √†¬† passer. Sept en tout. Niveau 1 facile, premi√®re cascade, certains se baignent d√©j√†¬†.

Erawan Tha√Įlande

A partir du niveau 2, √ßa se complique, interdit d’emmener des victuailles. D’ailleurs 10 m√®tres apr√®s vous avoir demand√© de ne pas avoir de nourriture et boissons, il y a un panneau qui vous somme de ne pas nourrir les singes, mais m√™me si on voulait les sustenter, avec quoi on le ferait, vu qu’on est cens√© plus rien avoir √†¬† manger avec nous ? Je viens d¬†¬Ľ√©viter le premier pi√®ge. Le jeu continue. L√†¬†, il faut ne pas c√©der aux sir√®nes en bikini qui vous disent qu’elle est bonne et plonger dans l’eau, √©viter les racines, les pierres lisses, ne pas glisser, toujours trouver le chemin parfois dissimul√©. On vous envoie une aide √†¬† un moment. Il faut suivre petit slip rose pour pas se perdre. Mais j’ai beau tout faire comme il faut, enfin, je crois, √†¬† un moment je descends d’un niveau pour finalement reprendre ma course en avant. Le chemin devient de plus en plus accident√©, je suis au niveau 6.

Chutes d'Erawan - Thailande

Je ne sais plus o√Ļ aller, je vois d’autres joueurs s’embarquer dans une direction mais quelque chose ne colle pas. Petit slip rose n’est pas l√†¬† pour m’aider. Jamais l√†¬† quand on n’a besoin d’elle ! J’entends du bruit sur ma gauche. Tant pis, si √ßa ne ressemble pas √†¬† un chemin, je vais par l√†¬†. Pas le choix, il faut traverser un gu√© puis sauter de pierre en pierre avant de trouver un sentier qui monte et en haut, le niveau 7 s’annonce.

Erawan pancartes

Ca glisse de plus en plus, et beaucoup de concurrents sont en tongues, je commence √†¬† comprendre pourquoi le Parc d’Erawan est c√©l√®bre pour ses chutes. Le 7√®me ciel est proche. Encore une partie un peu abrupte et √ßa y est ¬ę¬†End of trail¬†¬Ľ. Je viens de finir le dernier niveau. Je ne sais pas mon score, mon temps n’est pas trop mauvais, je devrais √™tre bien class√©. Je me trouve devant une cascade qui se d√©verse dans un grand bassin qui devient rapidement mon jacuzzi perso o√Ļ je barbote, fais quelques brasses et la planche pendant de longues minutes. Petit √†¬† petit, d’autres candidats m’y rejoignent dont petit slip rose arriv√© bien 5 minutes apr√®s moi. Je profite longtemps de cette eau fraiche et douce. A un endroit, je peux me tenir quasiment debout et avoir de l’eau jusqu’au cou. Des filles montent dans la cascade et prennent des poses de magazines pour se faire immortalis√©es devant les chutes.

Erawan cascades Thailande

Au retour un passage un peu plus d√©licat avec √©quilibre sur un tronc d’arbre. Je croise comme √†¬† l’aller, beaucoup de randonneurs en maillots de bain et bikini. Plus besoin de guide pourtant string violet se tr√©mousse r√©guli√®rement √†¬† quelques dizaines de m√®tres devant moi. Je prends un peu plus le temps d’observer les petites cascades de chaque niveau interm√©diaire avant d’arriver au bassin du premier que j’appelle dans ma t√™te, la piscine des flemmards. Et c’est la plus fr√©quent√©e. Etonnant ?! Dans les premiers niveaux, je croise enfin des tha√Įs mais absolument pas en maillots de bain, habill√©s eux, jusque l√†¬† je n’avais rencontr√© quasiment que des russes et quelques Fran√ßais. Sur le parking, je tente un ravitaillement express, mais d√©j√†¬† le lourd klaxon de mon carrosse retentit, j’accoure pour m’engouffrer dans un autre bus Mercedes aussi ¬ę¬†r√©cent¬†¬Ľ que celui de l’aller. Proche de la gare de Kanchanaburi, j’appuie sur le petit bouton au plafond pour signaler au chauffeur que je veux qu’il me jette bient√īt et m’approche pour lui dire ¬ę¬†Train station¬†¬Ľ. Et hop, je suis sur le bitume √†¬† quelques minutes de marche du quartier o√Ļ je r√©side. Une journ√©e sympa pour qui aime marcher parmi des gens en maillot de bain et nager dans de belles chutes d’eau. Je dois avouer que j’ai bien aim√© √ßa, plus que la cascade de la veille. Et puis √ßa m’est pas arriv√© depuis longtemps de nager dans une eau non-sal√©e et non chlor√©e.

La gueule du Dragon, le vélo qui crève et le train de la mort

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Non, je ne suis pas √†¬† une f√™te foraine mais bien √†¬† Kanchanaburi ( dites bouri √†¬† la fin si vous voulez pas passer pour un farangset ). J’ai mis un peu de temps √†¬† me d√©faire de la fausse id√©e qu’ici il y a juste le pont de la rivi√®re Kwa√Į √†¬† voir. Mais me voil√†¬†. Bon c’est vrai qu’√†¬† part le pont la plupart des ¬ę¬†attractions¬†¬Ľ sont √†¬† plusieurs kilom√®tres, dizaines de kilom√®tres voire centaines de kilom√®tres. Bref mieux vaut √™tre v√©hicul√© m√™me si on trouve toujours un bus ou √†¬† d√©faut un chauffeur pr√™t √†¬† nous emmener n’importe o√Ļ moyennant finance. C’est m√™me marqu√© sur leur pancarte: ¬ę¬†Kanchanburi to everywhere¬†¬Ľ. J’irais bien sur la lune piquer une t√™te dans la mer de la Tranquilit√© moi, tiens. A cette √©poque de l’ann√©e, il y fait bon para√ģt-il…
Je commence ma d√©couverte de la ville √†¬† pieds et me rends jusqu’au fameux pont. Architecturalement parlant, c’est assez quelconque mais c’est √©videmment son histoire et le symbole qu’il repr√©sente qui sont importants ( cf Le pont de la rivi√®re Kwa√Į ). Je laisse passer le petit train multicolore fa√ßon gay pride qui emm√®ne les touristes dessus pour un petit aller retour de 15 minutes et m’avance sur le tablier d’acier de l’√©difice. Oui, c’est un pont ferroviaire. Il y a r√©guli√®rement des petites passerelles sur les c√īt√©s pour ranger les pi√©tons quand le train passe. Sur l’autre rive √†¬† droite, la haute statue d’un temple chinois dont on ach√®ve la construction semble veiller maternellement sur le River Kwa√Į Bridge. Je vois un p√™cheur en bas. Je le rejoins pour faire des photos de cette structure historique, retraverse dans l’autre sens et vais au kiosque de la Police Touristique. Je demande un plan et les horaires des trains de la ligne tristement surnomm√©e Death Railway, train de la mort pour les milliers de morts lors de sa construction dans des conditions affreuses. Je ne vous ferai pas un cours d’histoire ici; pour ceux que √ßa int√©ressent, je vous laisse chercher plus d’infos.

Pont riviere kwai

Retour √†¬† pieds √†¬† ma guesthouse, location de v√©lo et direction le bureau de la TAT ( Autorit√© Touristique de Tha√Įlande ) que je vais sao√†¬Ľler de questions. J’en ressors avec plein de prospectus mais surtout une carte pour aller voir les quelques temples qui m’int√©ressent. Le plus √©loign√© est √†¬† 22 km vient-on de me dire. Le plan est assez succinct mais je tente le coup. Apr√®s une heure de p√©dalage, sans mettre jamais tromp√© de chemin ( faut dire la carte est simpliste mais la route aussi ), me voil√†¬† au premier temple. De prime √†¬† bord, je me dis: ¬ę¬†Tout √ßa pour √ßa¬†¬Ľ et suis tent√© de poursuivre directement jusqu’au 2e mais je vois un petit stand o√Ļ me restaurer et d√©cide donc de m’arr√™ter. En m’approchant, j’aper√ßois √†¬† flanc de montagne un grand escalier avec au bout une gueule de dragon b√©ante. Et ben, il est int√©ressant ce temple en fait. Apr√®s avoir command√© du ¬ę¬†khao pak gab mou¬†¬Ľ – oui c’est le seul truc que j’arrive √†¬† commander en me faisant comprendre facilement du riz saut√©, je fais juste varier la viande – je pars √†¬† l’attaque des marches et elles sont nombreuses. Puis, j’avance dans la bouche du dragon, m√™me pas peur. Encore des marches, beaucoup de marches, et l’int√©rieur d’un dragon, √ßa ressemble beaucoup √†¬† la station de m√©tro Abesses en fait, puis une grotte avec le temple √†¬† proprement parl√© dedans. J’y br√†¬Ľle quelques b√†¬Ętons d’encens et fais un don puis j’emprunte le petit escalier de fer qui m√®ne √†¬† l’air libre et √†¬† un chemin fait de marches, encore, des marches toujours des marches, pour arriver au sommet. Tout en haut, il y a rien √†¬† part un drapeau et une vue imprenable sur la rivi√®re.

dragon

On redescend. V√©lo, une petite dizaine de kilom√®tres pour arriver au Wat Tham Sua. Un √©difice tr√®s imposant qu’on voit de loin, si bien que j’ai cru 10 fois √™tre presque arriv√©. A c√īt√© il a un petit fr√®re, dont l’entr√©e est juste en face de la route. Du coup, je rentre dans celui-l√†¬†, monte un escalier puis deux, puis trois, puis redescends, remonte, l√†¬† √ßa m√®ne nulle part… Bref, j’arrive en haut sur une terrasse d’o√Ļ il est impossible de passer dans le temple voisin. Y a m√™me un barbel√© entre les deux. Ils ont du se brouiller √†¬† un moment et depuis, c’est la guerre. D’ailleurs, elle continue cette guerre. Je croise en descendant des enfants en armes qui jouent √†¬† se tirer dessus en plein dans le temple. Sous le regard d’un bonze impassible. Etonnant… Je d√©vale les marches, vais vers l’entr√©e du temple principal et l√†¬†, bel escalier bien raide que je gravis, √ßa me fait plus rien maintenant. Ce wat est √©tonnant. Je n’avais rien vu de pareil en Tha√Įlande. Il est √©videmment d√©mesur√© avec notamment son immense bouddha et sa tour conique mais surtout le style architectural ne ressemble √†¬† rien de ce que j’ai vu jusque l√†¬† en Tha√Įlande. C’est un temple chinois. La vue √†¬† presque 360¬į sur la campagne environnante vaut le d√©tour. Mes mollets semblent du coup ne pas m’en vouloir des efforts que je leur ai impos√©s. Reste plus qu’√†¬† rentrer. A p√©daler, p√©daler, p√©daler… Oui, je voulais encore voir un autre temple avec une none qui flotte para√ģt-il mais j’ai peur qu’√†¬† l’heure o√Ļ j’arrive il ne soit ferm√© et qu’elle ne flotte plus.

Wat Tham Nua kanchanaburi

Le lendemain, c’est le train train. Enfin, le train de Kanchanaburi √†¬† Namtok. La ligne de chemin de fer de la mort qui devait relier la Tha√Įlande √†¬† la Birmanie. Dans les guides o√Ļ sur les d√©pliants, la photo qui illustre cette ligne est souvent celle de la portion o√Ļ le train est √†¬† flan de montagne, √†¬† droite, la pente abrupte, √†¬† gauche le vide. Mais √ßa ne repr√©sente qu’une infime partie du parcours. A la gare de Kanchanaburi, je me retrouve rapidement noy√© parmi un groupe de scouts qui apparemment ont la m√™me destination finale que moi: Sai Yok No√Į. Ils sont tous arm√©s de b√†¬Ętons et certains s’amusent √†¬† me demander en Anglais si je vais bien ou comment je m’appelle. Deux des organisateurs demandent m√™me √†¬† √™tre photographi√©s avec moi. Je suis une star en Tha√Įlande, je vous dis ! ūüėČ

Train de la mort Kanchanaburi

Arriv√© √†¬† Namtok, une heure plus tard que pr√©vu, je ne m’engouffre pas dans les taxis ou autres transports pour la cascade de Sai Yok No√Į, non, monsieur prend son temps et va au restaurant manger du poulet aux noix de cajou. J’explique o√Ļ je veux aller ensuite, du coup, le p√®re de la famille m’emm√®ne lui-m√™me gratuitement dans sa belle voiture et me donne de pr√©cieux conseils pour rentrer en bus. Je dois dire que je m’attendais √†¬† ce qu’il y ait un peu plus √†¬† voir car outre la cascade unique et quelques grottes assez loin, on a vite fait le tour. Par contre, ce qui est sympa c’est qu’on a le droit de grimper et faire trempette dans la chute d’eau. Sauf que j’ai pas pris mon maillot, je ne sais pas pourquoi mais il ne m’est pas venu √†¬† l’id√©e qu’elle serait accessible √†¬† la baignade. Je trempe que les pieds du coup.

Sai Yok Noi Kanchanaburi

Retour en bus, c’est plus rapide et moins cher et surtout, le dernier train part √†¬† 15h30, le dernier bus √†¬† 17h…

Faire le pont à  Kanchanaburi

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Samedi, c’√©tait le Constitution Day et c’est cens√© √™tre f√©ri√© mais en Tha√Įlande quand un jour f√©ri√© tombe un week-end ( pas comme en France malheureusement ), c’est le lundi suivant qui est ch√īm√©. Pour moi, √ßa change rien sauf qu’√†¬† Prachuap mon h√ītel veut se d√©barrasser de moi au bout d’une nuit. Complet pour le week-end. Je retourne √†¬† Bangkok puisque c’est comme √ßa ! Na ! Bon, c’√©tait plus ou moins pr√©vu mais j’aime bien jouer les offusqu√©s. Je veux faire le gars qui conna√ģt et me pointe dans la rue o√Ļ il y avait les bus avant. Sauf que l√†¬†, se trouvent seulement des mod√®les r√©duits, les mini-vans que perso, j’ai en horreur et mes genoux aussi. Je pr√©f√®re les bus publics qui roulent moins vite mais au contraire √ßa me rassure et o√Ļ j’ai de la place. Enfin, plus de place. Je me renseigne en tha√Į aupr√®s d’une dame qui m’indique o√Ļ est la station sauf que c’est tellement petit et tout √©crit en tha√Į que je la d√©passe. La dame en moto me propose de m’embarquer, un demi-tour, dix m√®tres parcourus et je me retrouve devant un guichet minuscule. Je prends mon ticket. Celui de 10h ne part pas, faudra attendre celui de 11h. Pas grave, je sors les 3 petits cochons en Tha√Į, car oui, j’oubliais, je suis rentr√© dans une librairie hier et une vendeuse qui a compris pourquoi je tra√ģnais dans le rayons livres pour enfants, au lieu d’appeler les flic pour d√©noncer un p√©dophile, m’a montr√© un rayon de livres pour enfants avec le texte en tha√Į et en Anglais. Me voil√†¬† avec Pinocchio, le Petit Chaperon Rouge et Les 3 petits cochons donc.
Le bus arrive. 4h30 de trajet et nous arrivons au nouveau Terminal Sud, dont on sent bien qu’il a √©t√© r√©cemment inond√©. Pendant le trajet m’est venue une pens√©e toute b√™te, c’est de ce m√™me terminal que partent les bus pour Kanchanaburi alors pourquoi ne pas enchainer directement, y en a que pour 2h de trajet. A peine je me renseigne qu’on me pousse presque dans un bus qui allait partir. On peut pas enchainer plus vite. C’est parfait. Rapidement, on voit des r√©sidus d’inondations et par moment le bus o√Ļ je me trouve est entour√© d’eau. Devant derri√®re sur les c√īt√© je vois de l’eau et sur les flancs la petite √©cume, j’ai vraiment l’impression d’√™tre dans un bateau. C’est d√©routant. Des monticules de d√©tritus sont entass√©s le long des routes. Je prends encore mieux conscience de l’ampleur de la catastrophe car la zone travers√©e est tr√®s longue. Me demandez pas de photos, les vitres du bus √©taient sales et je suis pas venu pour photographier les inondations d’abord. Sinon, je serais parti deux mois plus t√īt.
A Kanchanaburi, j’arrive vraiment en touriste. J’avais pas du tout pr√©vu de me trouver l√†¬† ce soir donc je n’ai pas cherch√© de nom de guesthouses ni √†¬† savoir o√Ļ √©tait le Terminal des bus par rapport au pont de la rivi√®re Kwa√Į, celui dont tout le monde parle ici. Mais bon, je sais que le d√©tecteur de farang d’un chauffeur de tuk-tuk ou autre va se d√©clencher et qu’il me proposera de m’emmener dans un endroit tr√®s bien. Ca ne dure pas une minute que d√©j√†¬†, en voil√†¬† un. Et la guesthouse o√Ļ il m’emm√®ne a un d√©cor de r√™ve surtout quand on arrive la nuit: petit jardin pav√©, chambres en bois sur barges flottantes. Franchement √ßa donne envie de rester l√†¬†. Comme on dit dans Questions pour un Champion: ¬ę¬†Je reste !¬†¬Ľ. Et demain, on va aller voir ce fameux pont duquel tout le monde fait tout un film. En plus, celui du film, c’est m√™me pas celui-l√†¬†. Enfin, c’est l’histoire de celui-l√†¬† mais c’est pas celui-l√†¬† qu’ils ont film√©.

Prachuap c’est les boules !

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Bon, je rassure tout de suite ma famille apr√®s ce titre accrocheur, il ne m’est rien arriv√© cette fois dans la ville o√Ļ je m’√©tais cass√© le bras la derni√®re fois.
Je vous avais parl√© de mes deux cars de touristes tha√Įs qui ont d√©barqu√© dans le resort o√Ļ jusque l√†¬† j’√©tais le seul client. Et bien tout ce beau monde ( une soixantaine de personnes ), s’est attabl√© pour un grand repas avec une sc√®ne de karaok√©. C’est fou ce que les tha√Įs aiment ce jeu. Et en plus, la plupart d’entre eux chantent plut√īt tr√®s bien. Y a des heures d’entrainement devant le miroir dans l’air, je suis s√†¬Ľr. Le groupe √©tait bizarrement quasi exclusivement constitu√© de femmes. Vous me direz soixante femmes qui d√©barquent et je fais la fine bouche ? Et bien oui, c’est trop, impossible de faire un choix ūüėČ
J’avais pr√©vu de prendre un train le lendemain matin t√īt pour Prachuap Khiri Khan. J’avais d√©cid√© de ne pas mettre de r√©veil. Si je me r√©veille √†¬† temps, je pars, sinon je reste ici une journ√©e de plus. Oui, je suis comme √ßa. En fait, y a m√™me pas eu d√©bat. A 6h tapantes, musique √†¬† fond les ballons dans tout le Salathai Resort pour r√©veiller mes nouveaux amis et donc moi par la m√™me occasion. Pff, ces touristes ! Pour une fois que j’en parle sans en faire partie, j’en profite ūüėČ J’appelle le chauffeur qui m’avait amen√© ici pour qu’il vienne me prendre et me d√©pose √†¬† la gare. Je suis incroyablement en avance mais c’est voulu. Ca me laisse le temps de fl√†¬Ęner dans le petit march√© juste √†¬† c√īt√© et d’y acheter mon petit dej. Des petites bananes et des beignet de… beignets, je ne crois pas qu’il y ait quelques chose en plus de la p√†¬Ęte. Et de faire des photos. Un petit tour √†¬† la gare. Mon train est annonc√© avec 30 minutes de retard. Si, si, y a pas qu’en France que les trains ont du retard, ici c’est m√™me quasi syst√©matique. Vous me croyez pas qu’il est en retard. je vous mets la photo.

retard train thailande

Marchande thailandaise marché

Alors, on lit bien ¬ę¬†cha 30 nathi¬†¬Ľ c’est qui qui avait raison ? ;). Voil√†¬†, mon v√©hicule, j’ai un peu de mal √†¬† trouver de la place et r√©veille bien malgr√© moi une belle au train dormant en d√©pla√ßant son sac pour me faire une place. Les yeux enfarin√©s, elle s’excuse et ex√©cute un wa√Į ( non, elle ne tue personne, un wa√Į, je vous l’ai d√©j√†¬† dit, c’est la salutation tha√Įe avec les deux paumes de la main qui se rejoignent ).

retard train thailande

Prachuap, tout le monde descends, enfin, ceux qui veulent. Un petit air de d√©j√†¬† vu. Je d√©pose mes affaires au Nop Porn Hotel ( tout pareil que la derni√®re fois ), loue un v√©lo en face ( oui, la par contre, je change de loueur ;)) et c’est parti pour un petit tour. Au pied de la montagne du temple, sur la place, il y a du monde. Je m’approche. C’est un tournoi de p√©tanque ! C’est de chez moi √ßa. Je regarde autour, les petites buvettes, pas de Pastis √†¬† la carte. Pff, √ßa fait partie du jeu le petit jaune ! Il y a bien les gestes, m√™me l’arbitre qui mesure et des coupes en attente de leurs vainqueurs. C’est marrant de tomber l√†¬†-dessus en Tha√Įlande.

Pétanque Thailande

Je finis ma journ√©e en achetant plein de choses √†¬† manger au march√© de nuit sur le front de mer. Des nouilles saut√©es pour 10 baths, un morceau de poulet grill√© pour 20, un verre de jus de cooco, 10 bahts et enfin des petits beignets, mode donut pour 20 baths. J’ai jamais autant mang√© depuis que je suis l√†¬†. Et c’est sympa de s’installer sur la rambarde face √†¬† la mer et de d√©guster tout √ßa. C’est ce que je pr√©f√®re √†¬† Prachuap, c’est surtout pour √ßa que je fais cette √©tape √©clair ici. Et pour conjurer le mauvais sort et finir la balade √†¬† v√©lo qui s’√©tait avort√©e avec ma chute de futur empl√†¬Ętr√©. Demain, retour √†¬† Bangkok, avant de choisir entre Kanchanaburi et Koh Chang pour la suite.

J’ai fait Ban Krut

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Mes √©conomies vont bien, je vous rassure ! Ban Krut, c’est un coin √†¬† 80 km au sud de Prachuap Khiri Khan, je ne vous en voudrais pas de ne pas conna√ģtre, la majorit√© des Tha√Įlandais √†¬† qui j’en ai parl√©, m’ont fait r√©p√©t√© d’abord parce qu’on dit Ban Kout, ensuite parce qu’ils ne connaissent pas. M√™me quand je leur explique o√Ļ c’est et leur montre la grille d’horaires des trains avec l’arr√™t pour leur prouver que √ßa existe. Heureusement, la Police Touristique d’Hua Hin conna√ģt et m’a remis une brochure pas tr√®s explicite avec beaucoup de texte en tha√Į. Il y a l’adresse du site internet officiel de la ville, je me pr√©cipite dessus, pas un mot d’Anglais non plus. Tant pis, je d√©couvrirai sur place. Ce qui me rassure, c’est qu’ils ont l’air de dire que c’est beau. En fait, c’est surtout une destination touristique pour les Tha√Įs, et assez active apparemment. Tr√®s pris√©e les week-ends et jours f√©ri√©s mais tr√®s calme en semaine, les tarifs des chambres √©tant plus bas.
Je prends un billet de train 3e classe pour un trajet qui dure une heure de plus qu’en train climatis√©. Je laisse donc passer le mini-train de deux wagons avec chacun son h√ītesse de bord et m’engouffre dans le suivant. J’aime l’ambiance de la 3e classe et ses vendeurs ambulants m√™me si je n’en ai toujours pas vu avec leur plateau de brochettes comme la derni√®re fois. Je demande √†¬† une jeune femme si je peux m’asseoir √†¬† c√īt√© d’elle dans une phrase tha√Įe calamiteuse mais que mes gestes ont rendu compr√©hensible. Une petite fille tr√®s complice avec son p√®re s’installe non loin de l√†¬† et joue un peu √†¬† cache √†¬† cache avec moi. Ma voisine ne conna√ģt pas non plus Ban Krut, je dois lui montrer ma grille de trains pour lui confirmer que √ßa existe. Elle prendra d’ailleurs soin de m’indiquer quand je dois descendre.

Petite fille thaie train Hua Hin

Me voil√†¬† sur le quai et une femme tout sourire, me demande en tha√Į pourquoi je suis l√†¬†. ¬ę¬†C’est joli ici, non ?¬†¬Ľ tente-je, elle r√©pond par l’affirmative mais n’a pas l’air si convaincue que √ßa. Sur le parking, deux chauffeurs de moto-taxi avec une petite galerie pour les passagers. Je m’approche du plus souriant. Il me montre une grille de tarifs avec le nom des resorts du coin. Tarif unique: 20 bahts. Je lui demande le prix des chambres. Adjug√© pour le Salathai √†¬† 500 bahts la nuit. Je m’installe dans un bungalow de bois climatis√© avec 3 lits simples. Tr√®s bien surtout pour le prix. On est jeudi, deux jours plus tard, j’aurais probablement pay√© plus cher. D’ailleurs en me baladant un peu dans les environs, je me rends vite compte que tout semble tourner au ralenti. Tr√®s probable qu’ils r√©servent leurs forces pour les touristes tha√Įs du week-end.
Apparemment, Ban Krut est connu pour sa longue plage, son temple perch√© sur une colline et son coucher de soleil. Je me poste donc sur la plage pour aller border le soleil. Il a beaucoup plu aujourd’hui, le ciel est encore charg√© de nuages derri√®re lequel l’astre solaire, timide, se cache avant de piquer un far. Un diner au bord de mer et au lit. Il a plu des cordes une grande partie de la nuit. Le lendemain matin, √†¬† la faveur d’une averse au caract√®re moins tremp√©, je pars pour l’ascension de la colline o√Ļ tr√īne ce temple aux toits dor√©s qui nous nargue de son sommet. A pieds. Petite h√©sitation dans le parcours, j’arrive dans une petite crique de rivi√®re qui semble faire office de port. Je pensais √†¬† tort que le chemin continuerait. Je m’approche d’un p√™cheur dont la femme replie le filet et lui demande comment on va au ¬ę¬†wat ti nan¬†¬Ľ en pointant du doigt vers la montagne. A renfort de grands gestes avec son bras droit, il m’explique gentiment qu’il faut que je reparte puis c’est √†¬† droite, √†¬† droite, √†¬† droite. Je me risque √†¬† lui demander si c’est loin mais comme loin ou pr√®s c’est le m√™me mot et seule l’intonation change et j’ai du mal √†¬† prononcer la nuance, sa r√©ponse n√©gative n’est peut-√™tre pas une bonne nouvelle. Optimiste, je repars quand m√™me √†¬† pieds. Et ses explications √©taient bonnes et ce n’est pas si loin. J’arrive d’abord devant un grand bouddha d’or assis qu’on voit aussi de la plage. Sur le parking l’agitation des enfants qui viennent de finir leur sortie de classe et remontent dans le bus attire mon attention. Je m’approche, leur institutrice leur somme de me faire un hello, ils s’ex√©cutent. Elle discute un peu avec moi, je m’efforce de lui r√©pondre en tha√Į.

enfants thailande

Puis, je me lance dans la derni√®re escalade et l’escalier qui m√®ne au Wat Thang Sai. Il se refl√®te dans les flaques qui t√©moignent des averses de ses derni√®res heures. Le soleil commence √†¬† pointer le bout de son nez. L’√©difice est probablement r√©cent mais tr√®s charmant. Je tourne autour avant d’y p√©n√©trer. Quand j’en ressors, il fait grand beau. Pourtant, je n’ai pas allum√© de bougie.

Ban Krut Wat Thang Sai

Je coupe la marche du retour en m’arr√™tant dans un petit restaurant au bord de la plage. Puis je pique une longue t√™te dans la mer. Oui, je sais, faut attendre deux heures mais rien ne me dit que le beau temps attendra aussi longtemps. C’est pas mal Ban Krut. Pour l’instant… Car ce soir, c’est l’invasion des touristes. Des touristes tha√Įs. Mon h√ītel m’a d√©j√†¬† pr√©venu qu’ils attendaient deux cars entiers. Et effectivement le soir quand je reviens, le resort est rempli de chemises oranges qui se baladent…

Retraite à  Hua Hin

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Comme je ne pourrais pas faire mieux qu’une visite de nuit du Grand Palais et du Wat Phra Kaew, j’ai d√©cid√© de partir. Objectif Sam Roi Yot et Ban Krut mais d’abord une petite √©tape √†¬† Hua Hin, une ville qui a ses d√©tracteurs √†¬† cause de ses lady bars et l’affl√†¬Ľt des touristes qui va avec mais que j’aime bien quand m√™me. Et ce n’est pas que traverser des rues enti√®res avec des filles qui me disent en Anglais ou en Tha√Į que je suis beau, √ßa fait toujours du bien √†¬† l’ego ( et il faut bien les choisir les rues, dans d’autres, apparemment, la lumi√®re doit √™tre moins bonne ou je sais pas, mais je suis moins beau ) qui explique cela. Ce petit racolage pour un massage ou un verre ressemble surtout √†¬† jeu m√™me pour les filles qui essaient d’attirer l’attention et vous faire rentrer dans leur salon de massage ou leur bar. Je n’ai pas c√©d√© √†¬† ce chant des sir√®nes de bar donc ne peux pas dire si la suite devient plus glauque mais le pouvoir d’achat doit forc√©ment rentrer en jeu assez rapidement… Non ce que j’aime √†¬† Hua Hin, c’est son bord de mer un peu agit√©, la plage √©tant bizarrement d√©sert√©e quand il fait nuit alors que personnellement c’est le moment o√Ļ je pr√©f√®re m’y balader, et √†¬† c√īt√© des rues o√Ļ les touristes deviennent des sex -symbols, il y a une ville tha√Įe plus ¬ę¬†normale¬†¬Ľ tr√®s agr√©able o√Ļ l’on peut trouver des petits stands de rue pour manger, un march√© couvert, une gare charmante… L’ambiance a quelque chose qui me pla√ģt, un gros suppl√©ment d’√†¬Ęme que n’ont pas les Pattaya et autres Phuket. Selon des crit√®res tr√®s personnels √©videmment. Mais ne serait-ce que la plage, elle est plus humaine, moins en mode p√©pini√®re de parasols et chaises longues que South Pattaya et Patong. Bon, je n’y resterai pas des jours √†¬† hua Hin mais pour 2-3 jours de retraite avant de continuer le voyage, c’est une ville agr√©able.
Je prends donc le MRT pour la gare d’Hua Lamphong. Pendant le trajet, sur les √©crans de la rame, je vois une pub pour la qualit√© du service dans le m√©tro o√Ļ une jeune femme qui vient de casser le talon de ses escarpins se voit proposer par une agent du MRT une paire de jolies tongues vertes en plastique. Essaie d’avoir √ßa avec la RATP… Un petit passage au food center apr√®s avoir achet√© mon billet puis je monte dans le train. Ma voiture est juste √†¬† c√īt√© du wagon restaurant. Le train d√©marre. A partir de Taling Chan jonction, on commence √†¬† voir par la fen√™tre le reste des inondations. Le chauffeur de taxi qui m’avait dit que c’√©tait inond√© avait raison. Il ne s’agit que de quelques dizaines de centim√®tres d’eau par endroit mais √ßa laisse imaginer ce que c’√©tait au plus fort de la catastrophe, il y a deux mois.

Inondations Thailande

Train Thailande wagon restaurant

Je d√©cide de m’aventurer dans le wagon restaurant. Rien √†¬† voir avec ceux qu’on conna√ģt √©videmment, c’est plus sommaire. Il fait un peu office de wagon fumeur. Bizarrement il n’y a que des hommes assis et notamment les soldats en uniforme. Je m’installe √†¬† une table. Rapidement l’un des hommes me demande en tha√Į ce que je bois. ¬ę¬†Kok yen¬†¬Ľ, r√©ponds-je. Ils se regardent tous. Il semble ne pas avoir compris. L’officier le plus haut grad√© r√©p√®te ma commande mais probablement mieux prononc√©, personnellement, je n’ai pas entendu de diff√©rence. On m’apporte un Coca bien frais. Je remercie. Quelques phrases courtes plus tard, les hommes continuent leur discussion sans moi, ma mauvaise prononciation associ√©e au vacarme du train devait me rendre trop compliqu√© √†¬† comprendre. Sur la canette, je lis ¬ę¬†gog¬†¬Ľ ou ¬ę¬†gola¬†¬Ľ, voil√†¬† mon erreur, la prononciation tha√Įe c’est subtile ! Apr√®s 4h30, me voil√†¬† √†¬† Hua Hin.
J’essaie une nouvelle guesthouse que j’ai rep√©r√©e et me rends compte en arrivant qu’elle est juste √†¬† c√īt√© d’une de celle o√Ļ j’avais √©t√© la derni√®re fois. Le monde est petit. Douche et petite balade sur la plage pour finir chez Pizza Da Roberto. Je demande ¬ę¬†Pizza pepperoni gap tcha yen na khrap¬†¬Ľ et pendant les dix minutes qui suivent, les serveuses r√©p√®tent souvent √†¬† voix haute ¬ę¬†tcha yen¬†¬Ľ, je ne sais pas si c’est parce qu’encore une fois je prononce super mal, en tout cas, mon th√© glac√© arrive bien sur ma table suivi d’une pizza un peu petite mais d√©licieuse comme dans mon souvenir mais en plus cher. Je fais un tour dans le march√© de nuit tr√®s sympa aussi et continue plus loin. J’arrive dans un soi o√Ļ il y a quelques stands de rues et pas un farang et au bout, une √©tale qui vend de la musique et passe Tal√© si dam, la chanson de Game Rai Game Rak, une s√©rie t√©l√© qui passe ne ce moment en Tha√Įlande et que je compte bien regard√© d√©s mon retour. Merci monsieur Youtube ! J’aime cette chanson du coup, je lui demande s’il a CD avec, il me confirme que oui et que c’est bien la bande originale de la s√©rie. On discute un peu tha√Į lakorn ( s√©ries TV tha√Įes ). Du coup, j’essaie de savoir s’il a d’autres musiques dans la m√™me genre. Ah oui, j’oubliais, il ne parle pas un mot d’Anglais. Il me propose un CD, je lui demande si ce sont des chansons tha√Įes, c’en n’est pas. Moi, j’en veux des tha√Įs, d’abord ! Mais pas du rock des chansons ¬ę¬†yen yen¬†¬Ľ, calmes quoi. Emball√© c’est pes√©, me voil√†¬† avec deux CD. Parler musique super pointue avec un tha√Įlandais, c’est fait ūüėČ Bon, les CD comportent 180 morceaux en mp3, ce ne doit pas √™tre des CD originaux… Same, same, on dira ūüėČ

Anniversaire du Roi 6 Ep. 2: visiter le Grand palais et le Wat Phra Keo de nuit

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Comme je vous le disais, le 5 d√©cembre, c’est l’anniversaire du Roi et cette ann√©e c’est particuli√®rement important pour les Tha√Įlandais car il a 84 ans et entre donc dans son septi√®me cycle zodiacal. C’est pourquoi, l’√©v√®nement a pris une ampleur in√©gal√©e. Et parmi les manifestations exceptionnelles, il y a l’ouverture au public (gratuitement) de l’acc√®s au Grand Palais et au Wat Phra Keo de nuit. Ce sont les monuments les plus populaires de la ville. Je ne parle pas d’attraction touristique, non d’amour des Tha√Įlandais pour ce qu’ils repr√©sentent. Cette op√©ration portes ouvertes nocturnes ne dure que jusqu’√†¬† la fin de la semaine et moi, bien s√†¬Ľr, j’ai voulu y √™tre. Et on √©tait des milliers √†¬† avoir eu la m√™me id√©e. Une visite extraordinaire tant ce lieu est d√©j√†¬† magique √†¬† visiter de jour. La nuit c’est tout simplement f√©√©rique. Et on a le droit de marcher sur la pelouse !
Tr√™ve de bavardage, voici quelques photos. Et si vous voulez en voir plus, viendez, viendez ici ! ūüėČ

Wat Phra Keo by night

Wat Phra Keo by night

Great palace by night

Le wat Phra Kaew de nuit en vidéo

Je suis all√© en Chine, j’ai gravi une montagne et salu√© le passage d’un roi

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Et tout √ßa dans la m√™me journ√©e ! Aujourd’hui, j’ai pas ch√īm√©. C’est probablement une des journ√©es o√Ļ j’ai le plus march√© de ma vie. Oui, voyager en Tha√Įlande c’est pas toujours de tout repos. Depuis 11h le matin jusqu’√†¬† presque la m√™me heure le soir. La preuve que quand on part dans Bangkok avec un id√©e assez vague de ce qu’on va faire, on se laisse vite embarquer. Il faut dire qu’avec les festivit√©s pour l’anniversaire du Roi, il y a une effervescence inhabituelle.
J’avais d√©cid√© d’aller √†¬† Hua Lamphong puis de l√†¬† rendre visite au Wat Traimit qui s’√©tait refus√© √†¬† moi lors de mon dernier passage ici et apr√®s peut-√™tre le Wat Saket ( ou Golden Mountain ). Un programme des plus flous je vous dis. Une fois sorti du Wat Traimit dont j’ai enfin pu apercevoir le bouddha d’or, je me suis laiss√© happ√© dans Chinatown et son labyrinthe de rues commer√ßantes et ma journ√©e folle √©tait lanc√©e.

Bangkok Chinatown marche

Dans ma tentative de partir vers le Golden Mountain, je suis pass√© sur une passerelle, j’ai vu des prangs, je suis all√© les voir de plus pr√®s puis, je suis reparti. Arriv√©, au pied de la Montagne Dor√©e, je me rends vite compte de ce qu’est un jour f√©ri√© en Tha√Įlande. La sortie en famille ou entre amis, c’est aller au temple. Dans une bonne humeur √†¬† toute √©preuve. Ils sont tellement joueurs √†¬† se photographier √†¬† tout va et se chamailler gentiment pour les plus jeunes qu’on a presque l’impression qu’ils y viennent comme dans une f√™te. On est loin de la pi√©t√© aust√®re de la religion qui m’a baptis√©. Je ne serais donc pas tout seul √†¬† gravir cette montagne, c’est la premi√®re fois que j’y voit autant de monde. J’aime particuli√®rement ce temple et son to√ģt avec son immense chedi dor√©, ses petits portiques √†¬† clochettes et la vue sur les alentours.

bangkok Golden Mountain priere

Je redescends, direction le Lohat Prasat mais surtout la grande avenue qui m√®ne au Victory Monument. Je croise des matelots en costume, une fanfare et toute sorte de gens, toute de sorte d’uniformes au fur et √†¬† mesure que je remonte la grande rue. Y aurait un d√©fil√© ou une c√©r√©monie pr√©vue par ici que √ßa l’√©tonnerait pas. Je continue mon chemin vers le Wat Suthat et la Grande Balan√ßoire sur la place qui lui fait face et ensuite c’est facile, une fois qu’on est dans la bonne rue, le Wat Phra Keo c’est tout droit. Car oui, c’est l’√©tape ultime de ma journ√©e voir ce qui se passe dans le Sanam Luang et visiter le temple ouvert exceptionnellement la nuit. Je m’installe sur le gazon et regarde les enfants qui jouent, les cerfs-volants virevolter dans le ciel. Les drapeaux s’agitent dans la foule, le d√©fil√© arrive sur la place. Je n’en vois pas grand chose. Je d√©cide de quitter ma place et de vadrouiller dans les all√©es. Et accessoirement, je cherche des toilettes.

Bangkok Anniversaire Roi

We love the King Thailande

Derri√®re les barri√®res, je me masse avec la foule qui semble attendre le passage du Roi. Quelques voitures, des motards et une voiture plus chic passent suivies de plusieurs bolides rouges. Le Roi vient probablement de passer, c’est all√© tellement vite. Pas de ralentissement de l’allure ni de geste √†¬† la fen√™tre. Ne me demandez pas si j’ai fait une photo, c’est apparemment interdit. En tout cas, les militaires ont insist√© pour qu’on range les appareils. Avec un peu de retard, les portes du temple devraient s’ouvrir au public. Je fais un grand d√©tour pour essayer de me trouver au bon endroit. Vite mass√© dans une foule immense, je suis dans le bon wagon, y a plus qu’√†¬† suivre. De toute fa√ßon faire marche arri√®re serait tr√®s compliqu√©. La foule est dense, pire qu’un jour de gr√®ve dans le m√©tro parisien; mais les gens sont plus respectueux et ce n’est que dans les derniers m√®tres que √ßa pousse un peu mais √ßa doit √™tre pour m’aider, ils ont du voir qu’avec mes kilom√®tres de marche du jour, j’√©tais un peu fatigu√©. Je suis √©tonn√© de voir que malgr√© le tr√®s petit nombre de soldats pour essayer de r√©guler un peu le flot des gens, tout se passe dans le calme. Personne ne r√†¬Ęle, ne houspille les autres. Je comprends vite qu’on n’aura pas √†¬† acheter de tickets, c’est ing√©rable vu le monde et surtout les imprimer ce serait s’assurer de la d√©forestation de tout le Nord de la Tha√Įlande. A l’int√©rieur, le spectacle est superbe. Des guirlandes lumineuses sur tous les arbres joliment taill√©es en c√īne. Et on a plus besoin de se tenir coll√©s serr√©s. Le temple et le Palais Royal sont illumin√©s. J’arr√™te pas d’aller et venir dans le Wat Phra Keo, conscient de la chance que j’ai. C’est la 1√®re fois qu’il est ouvert la nuit. Des lanternes montent dans le ciel derri√®re le to√ģt du monument. J’ai du mal √†¬† partir. Au bout d’une heure, je me d√©cide finalement √†¬† sortir.
Dans la rue, il y a un monde fou, je crois que je ne me suis jamais retrouv√© dans pareille foule. Impossible de trouver un taxi, un tuk-tuk, un moto-taxi de libre. C’est parti pour 3/4 d’heure de marche vers Hua Lamphong

L’anniversaire du Roi – √©pisode 1

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Le 5 d√©cembre, c’est une date importante dans le calendrier tha√Įlandais, c’est l’anniversaire du roi. La journ√©e est f√©ri√©e et les festivit√©s commencent d√©j√†¬† quelques jours avant apparemment. C’est ce dont je me suis rendu compte en allant au Wat Phra Keo, temple qui jouxte le Palais Royal, en skytrain puis Chao Praya Express. Effectivement, le niveau du fleuve est bien plus haut que la derni√®re fois que j’ai emprunt√© une de ces navettes fluviales. Et par endroits, les maisons ou un temple chinois ont encore quelques dizaines de centim√®tres d’eau.
Je descend √†¬† l’arr√™t Tha Chang. En fait, je suis venu jusque l√†¬† d√©cid√© √†¬† suivre √†¬† peu pr√®s le trajet d’une balade conseill√© par le Lonely Planet. Elle va certes dans des endroits que je connais d√©j√†¬† mais devrait aussi me mener au Wat Mahathat qui si j’en crois une information glan√©e hier propose une s√©ance de m√©ditation tous les jours √†¬† 13h. Je traverse le petit march√© juste derri√®re le quai. Il y a beaucoup de monde. Puis je me dirige vers le square devant le temple attir√© par une effervescence qui m’intrigue. J’aper√ßois un d√©cor vu dans un flash t√©l√© sur une cha√ģne tha√Į en zappant hier soir. C’est ici qu’ont eu lieu les festivit√©s film√©es pour l’anniversaire du Roi. Deux grands arbres, un dor√© et un argent√© avec des guirlandes de feuilles jaunes dor√©es sont √†¬† chaque extr√©mit√© de l’all√©e qui traverse la grande √©tendue du square. Les gens se font photographier devant et dedans mais surtout, ils peuvent trouver une feuille vierge et y inscrire quelque chose. Au milieu la r√©plique d’un mur d’enceinte de temple avec une sc√®ne, c’est l√†¬† que le spectacle du soir doit avoir lieu. Je reviendrai donc.

Arbre anniversaire Roi Thailande

Arbre des mérites Thailande

Thailande fille a l'arbre

Plus loin, une petite exposition √†¬† la gloire du Roi et de la Tha√Įlande et une centaine de m√®tres derri√®re une sortie de chedi temporaire est dress√©. Et beaucoup de monde marchent autour les paumes des mains jointes renfermant une fleur de lotus. La procession se fait en famille et avec plus ou moins de d√©votion et concentration. Je vois aussi bien une jeune √©coli√®re qui fera ses trois tours de chedi le t√©l√©phone cal√© entre l’oreille et l’√©paule, qu’un vieillard courb√© marcher avec une ferveur qui inspire le respect, ou une petite fille qui a bien du mal avec sa grosse fleur. Au sommet, si j’en crois le journal, des dents de bouddha pr√™t√©es pour l’occasion par le Bouthan. A chaque coin est post√© un policier.
Je retourne au petit march√© pour manger puis emprunte Thanon Maharat peupl√© de marchands d’amulettes. L’un d’eux me prend √†¬† partie en Anglais et m’annonce qu’il faut que je lui ach√®te une amulette pour qu’elle me prot√®ge d’un accident de voiture. Me pr√©dire un accident pour me vendre une amulette c’est peu limite comme technique de vente. En plus, √ßa m’int√©resse pas de me sauver la vie, moi, c’est une amulette pour trouver l’amour que je veux. Il m’aurait racont√© une belle histoire √†¬† l’eau de rose avec un ¬ę¬†ils se mari√®rent et eurent beaucoup d’enfants¬†¬Ľ ( enfin pas trop quand m√™me ) √†¬† la fin, je lui aurais achet√© son talisman. Le Wat Mahathat, n’est clairement pas le plus beau de Bangkok, surtout qu’actuellement une partie est en travaux, mais c’est celui, qui semble-t-il, regroupe la plus grande communaut√© de moines et est le plus actif religieusement. Je trouve le b√†¬Ętiment principal, il y a √©norm√©ment de monde, plus ou moins attentif, plus ou moins endormi, alors qu’un moine assis sur un petit pupitre parle de saison des pluies, de Tha√Įlande et de bonheur. Enfin, pour les quelques mots que j’ai compris. Je ne sais pas si c’est √ßa la s√©ance de m√©ditation mais le d√©bit de son discours est trop important pour que je puisse m’imaginer m√©diter. Au bout de quelques minutes, je repars donc. Je longe l’enceinte du Wat Phra Keo et croise les stands des diseurs de bonne aventure tous tr√®s occup√©s. Ils sont tr√®s consult√©s et leurs avis tr√®s importants pour les Tha√Įlandais. S’en suivent des √©tales en tout genre, livre, truelles, robinets, t√©l√©phones, amulettes ect… Je remonte √†¬† la station Tha Thien et ses petites boutiques encore inond√©es de d’une vingtaine de centim√®tres dans le Chao Praya express direction l’h√ītel.
Une petite sieste et c’est reparti. Je veux retourner voir les festivit√©s qui commencent √†¬† 17h, si j’ai bien interpr√©t√© un panneau que j’ai vu. Bon il est 18h mais tant qu’il fait pas nuit, je pense que c’est moins int√©ressant. Pour y aller, je d√©cide de changer et prendre le m√©tro jusqu’√†¬† Hua Lamphong et de l√†¬† je finirai le trajet en taxi. En bas de l’escalator qui m√®ne √†¬† la sortie, j’entends de la musique et une fois √†¬† l’air libre, je vois qu’une immense f√™te avec une sc√®ne et une ribambelle de stands a pris ces quartiers juste √†¬† c√īt√© de la gare. J’y fais un tour. Il y a beaucoup de stands de nourriture mais aussi du tir √†¬† la carabine avec une petite fille qui aimerait bien y jouer mais c’est papa qui tire les bouchons, un man√®ge, pour les enfants, une grande roue, enfin une roue moyenne en fait, bref de quoi s’amuser. Sur la sc√®ne apr√®s un spectacle d’ombres tha√Įlandaises, trois chanteuses se succ√®dent, ont peu mesurer leur popularit√© ou celle de leur beaut√© √†¬† la quantit√© de roses que leur remettent des hommes pendant leurs performances. C’est la derni√®re qui gagne haut la main avec neuf roses ! C’√©tait aussi ma pr√©f√©r√©e ūüėČ Une des danseuses a visiblement flash√© sur moi et me fait discr√®tement signe de l’appeler.

Petite fille thaie a la carabine

Danseuse thaie - Appelle-moi

Bon d’accord √ßa fait partie de la chor√©graphie. Des mouvements de danse qui d’ailleurs sont tr√®s amusants car tout en exag√©ration dans les mimiques et dans les poses. Avec tout √ßa il se fait tard, je me suis laiss√© distraire et ne suis pas all√© jusqu’au square Sanam Luang o√Ļ j’√©tais ce matin. En tout cas, si l’anniversaire de Sarkozy donnait lieu √†¬† de pareilles f√™tes peut-√™tre que sa popularit√© remonterait. Demain soir, me laisserai pas distraire, d’autant que la Wat Phra Keo sera exceptionnellement ouvert √†¬† la visite la nuit.

Une coiffeuse et le tour du monde en escalator

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Ca se confirme, aucun des 7-Eleven du coin, et il y en a √†¬† tous les coins de rue, n’a de bouteilles d’eau en rayon. Juste parfois quelques Soda Water comme celles que je me suis descendu hier soir. Va falloir stocker d√©s que j’en trouve. D’ailleurs certains ont flairer le business et se sont install√©s dans la rue avec une montagne de packs d’eau qu’ils vendent.
Apr√®s un changement d’h√ītel, le charme d√©su√© du Miami Hotel n’aura finalement pas su me retenir, sur le chemin duquel je me suis arr√™t√© acheter des glua√Į tot litt√©ralement bananes frites, en fait elles sont tremp√©es dans de la p√†¬Ęte √†¬† beignets avec parfois quelques graines de s√©same, je vais chez le coiffeur. Bien d√©cid√© √†¬† expliquer ce que je veux en tha√Į m√™me si dans ce quartier tout le monde parle parfaitement l’english. Je pousse la porte et apr√®s les salutations d’usage, d√©clare: Pom yak mi phom lek kua. Je ne sais pas dire couper donc j’explique que je veux les cheveux plus petits. Comme elle ne m’installe pas dans la position pour un massage des pieds ( oui le coiffeur est tr√®s polyvalent √†¬† Bangkok ), ou ne va pas chercher la mousse √†¬† raser mais bien la tondeuse, apparemment, je me suis fais comprendre. Je veux pr√©ciser que je veux une coiffure bien d√©gag√©e autour des oreilles. Ma√Į mi phom bon houa, pas de cheveux sur les oreilles, dis-je en me trompant de mot pour oreille. Il fallait dire hou et pas houa. Je viens de demander qu’on me rase la t√™te (houa) !!! Heureusement, la coiffeuse intrigu√©e m’a fait r√©p√©ter et il me reste des cheveux sur le caillou. Elle m’a fait la coupe Nadech Jes√©plukua ( c’est pas son nom tha√Įlandais, j’ai oubli√© son nom de famille ), c√©l√®bre acteur de s√©ries TV, les fameux tha√Į lakorn. Je devrais avoir un succ√®s fou ūüėČ
Ensuite direction, le Tops Market situ√© sous le centre commercial Robinson, un peu avant la station de m√©tro Sukhumvit. J’esp√®re y trouver des bouteilles d’eau plate, le gaz des soda water et surtout le poids de leurs bouteilles en verre et leur capsules qui ne permettent pas de les reboucher commencent √†¬† me lasser. Mes espoirs se concr√©tisent. J’ach√®te deux bouteilles et me rends au Food Center du supermarch√© o√Ļ je mange du porc cor√©en ( rien √†¬† voir avec la tra√ßabilit√© de la viande que nous avons en France, c’est juste sa fa√ßon d’√™tre cuisin√© et c’est tr√®s bon ) apr√®s avoir lu le nom du plat en tha√Į et l’avoir r√©p√©t√© pr√©c√©d√© de ao pour dire que je prendrai √ßa et suivi d’un na khrap histoire d’√™tre un peu poli. Comme le chameau traversant le d√©sert, je suis content d’avoir trouv√© un point d’eau o√Ļ me d√©salt√©rer.
A 15h30, j’ai rendez-vous √†¬† Siam avec l’√©tudiante tha√Įe qui m’a donn√© quelques cours. Une sorte de service apr√®s-vente peut-√™tre ou de suivi de la satisfaction client. On se pose dans un Starbuck et je lui raconte mes tentatives pour parler tha√Į et notamment le moment o√Ļ j’ai demand√© √†¬† tort √†¬† ne plus avoir de cheveux sur la t√™te. Dans notre recherche de ce qu’on pourrait faire ensuite, je lui demande quel est l’endroit qu’elle pr√©f√®re √†¬† Bangkok. Elle me r√©pond que c’est sa maison. Bon, faudra trouver autre chose, elle est m√™me pas dans les guides. On se d√©cide pour le parc de Lumphini, point de rendez-vous des sportifs de la ville. Effectivement, d√©s le portail pass√©, une s√©ance d’a√©robic est en cours. Les all√©es du parc sont de larges routes goudronn√©es id√©ales pour v√©los, rollers et joggeurs tr√®s nombreux mais un peu loin de l’image bucolique qu’on pourrait se faire d’un parc. A 18h, tout le monde se fige, des hauts-parleurs diffusent l’hymne national puis le jogging reprend. En fait, elle m’explique que tous les jours √†¬† 18h tapantes, dans les endroits publics, il y a ce petit interm√®de musical auquel tout le monde se plie. Puis direction Sukhumvit, d√©couvrir le nouveau centre commercial √†¬† la mode, le Terminal 21. Je suis pas tr√®s shopping mais elle m’en a tellement parl√© et c’est pas loin de l√†¬† o√Ļ est mon h√ītel. Il est immense, ce shopping center ! Y a 2 ans y avait rien, je m’en souviens et l√†¬† pouf un complexe √©norme. Ils construisent super vite ici ! Le Sofitel de Sukhumvit c’est pareil. Le principe de Terminal 21; rependre la signal√©tique d’un a√©roport, d’o√Ļ le nom, avec des agents de s√©curit√© en costume blanc de personnel navigant ultra chic. Ils ne vous demandent pas votre passeport mais on passe un portique de s√©curit√© comme dans tous les grands centres commerciaux de Bangkok. Chaque √©tage repr√©sente un pays. Attention, je suis pas en train de vous dire qu’il y a 178 √©tages. Non seulement quelques pays sont repr√©sent√©s. La France est au rez-de-chauss√©. Les noms des magasins sont √©crits en langue de Moli√®re ( et de moi aussi ). La Mode de Paris, par exemple, propose certes des habits √†¬† la mode en France mais il y a une ou deux g√©n√©rations.
Je quitte ma prof et me dirige vers mon salon de massage pr√©f√©r√© en faisant une halte au Tops Market. Le point d’eau est quasi ass√©ch√©, je prends les deux derni√®res grandes bouteilles. Demain, je repasse en mode visite. Mode avort√© aujourd’hui car Taling Chan dont je voulais aller voir le march√© flottant serait toujours victime d’inondations √†¬† en croire un chauffeur de taxi qui voulait m’emmener √†¬† Pattaya et devant mon refus m’a demand√© o√Ļ je comptais aller. En entendant ma destination, il me fit un geste avec les mains. Mi nam tuam, c’est inond√©.

Pom ma tung ti Krunthep

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Apr√®s un tram, un TGV, un mtr√©o, un bus, deux avions et deux m√©tros me voil√†¬† √†¬† Miami. Enfin, non √†¬† Bangkok dans l’h√ītel Miami. C’est qu’est-ce que je disais en titre : Pom ma tung ti Krunthep, me voil√†¬† arriver √†¬† Bangkok. J’ai pris pour la premi√®re fois l’Airport Link, la ligne de Skytrain ( sauf la station Suvarnabhumi Airport qui elle est sous-terre ) qui relie l’a√©roport au centre de Bangkok. Je vous √©pargne les variantes entre la City line qui se perd en route √†¬† s’arr√™ter de ci de l√†¬† et √ßa consoeur, stress√©e de la vie qui fait le trajet jusqu’√†¬† Makkasan d’une traite. J’ai pris la version escargot mais escargot dop√© en 40 minutes, j’√©tais √†¬† Payatha√Į, oui la City Line a deux arr√™ts en plus que sa rivale sprinteuse. Pour 45 bahts ( 1 euro √†¬† peu de chose pr√®s au cours actuel ). Feu les bus Airport Express qui mettaient beaucoup plus de temps, trafic bangkokien oblige et coutaient trois fois plus chers ne seront pas regrett√©s. Sur les panneaux ne cherchez pas Airport Link mais ¬ę¬†Train to City¬†¬Ľ, de l√†¬† vous dire que le nom Airport Link pourtant bien trouv√© n’est plus dans les bonnes gr√†¬Ęces, il y a un pas que je ne franchirai pas enfin si pour m’engouffrer dans la rame qui est sur le point de partir. Ne me demandez pas si je vois des zones inond√©es, c’est la nuit je vois rien d’autres que les lumi√®res. A Payatha√Į, 25 bahts, un ticket pour Nana, mon h√ītel est sur Sukhumvit Soi 3, vraiment pas loin de l√†¬†.

Airport Link aeroport Bangkok

Premi√®re impression: ben c’est pas comme sur les photos ( oui, √ßa peut mentir une photo, si si ). C’est bien le m√™me h√ītel que sur le site Agoda.fr o√Ļ j’ai fait ma r√©servation. Je reconnais bien les mots en grosses lettres de reliefs en mot D&Co avec Val√©rie d’Amido, la piscine aussi, c’est juste que les photos, c’√©tait probablement juste apr√®s les travaux, il y a 10-15 ans. Du coup, √ßa n’a pas exactement le m√™me √©clat ni la m√™me fraicheur. La piscine dans sa nostalgie d’un pass√© moins rid√© et us√©, r√©ussi presque √†¬† conserver un soup√ßon de charme. Le reste tient plus d’un voyage dans le temps, le pass√© √©videmment, le futur on ne sait m√™me pas s’il osera s’aventurer ici. Le t√©l√©phone de ma chambre, je crois que m√™me dans la s√©rie, le commissaire Maigret en avait des plus high-tech. J’ai presque envie de le piquer, comme accessoire r√©tro pour mes s√©ances photos, j’aurais du mal √†¬† d√©gotter mieux en France. Cela dit le personnel est tr√®s agr√©able et met de l’entrain dans cet √©tablissement un peu √†¬† bout de souffle. Apr√®s, c’est propre, il y a tout: baignoire, douche, WC, lit table, armoire coulissante qui coulisse plus, clim dont le bruit fluet me rappelle ma tentative de sieste √†¬† c√īt√© du r√©acteur de l’Airbus tout √†¬† l’heure, t√©l√© avec TV5 s’il vous pla√ģt, l’employ√© qui m’a montr√© la chambre a insist√© pour me montrer ce bastion de la francophonie dans le PAF mondial, un frigo, deux fauteuils d’un vert √©meraude entach√© pour un par le trou b√©ant de la morsure d’une cigarette. Sur la table une note, mena√ßante, nous interdit de d√©placer quoique ce soit, le parquet pourrait en √™tre traumatis√© et notre porte-feuille all√©g√©. Si vous √™tes un geek d√©pendant √†¬† des appareils dont la vie √©ph√©m√®re doit √™tre recharg√©e sans arr√™t, n’esp√©rez pas les r√©animer ici, les prises elles aussi viennent du pass√©. Sans adaptateur, elles ne donneront pas le lait nourrisseur √†¬† vos bijoux √©lectroniques. Apr√®s, √ßa reste probablement, le seul endroit dans cette gamme de prix avec un piscine dans le secteur. Et j’avoue qu’un peu comme le On On Hotel √†¬† Phuket qu’on voit dans le film La plage, √ßa finit par lui donner un style. D’autant plus qu’un peu r√©nov√©, cet h√ītel pourrait vraiment √™tre un bel endroit. Je crois quand m√™me que demain, je retournerai au PB Hotel au moins pour sa clim que je pourrais couper et ses prises de courant modernes ūüėČ

Miami Hotel Bangkok

Une douche plus tard, il est 21 heures pass√©es, je me faufile sur Sukhumvit Road √†¬† destination du Nana Square et son salon de massage Chok Dee au 4√®me √©tage. Sur le pas de la porte, on mon salue d’un sawatdi kha auquel je r√©ponds d’un wa√Į ( c’est pas que je cause l’amerloque et demande pourquoi, non, wa√Į c’est une inclinaison en van du haut du corps, les paumes des mains l’une sur l’autre, la poign√©e de mains tha√Įlandaise en quelque sorte ). Phom sa√Į gun pa√Į ma√Į krhap, demande-je inquiet et je suis s√†¬Ľr que vous comprenez bien pourquoi. Elle le r√©p√®te plusieurs fois √©tonn√© de voir cet √©tranger demander s’il arrive trop tard dans la langue locale. En tout cas, bien qu’ils ferment √†¬† 22h et qu’il soit 21h18 ( les massages durent une heure minimum ), elles acceptent de s’occuper de moi. Oui en fait dans ses salons de massages par ici, y a que des filles. Mais que font les chiens de gardes ! Toujours en tha√Į, elles me demandent quel type de massage je veux, je demande un nouad tao, le foot massage y a que √ßa de vrai pour r√©animer mes jambes compress√©es dans un tram, un TGV, un m√©tro ( voir plus haut pour la liste compl√®te, je fatigue… ). Je leur demande aussi si elles ont de la musique et l√†¬† je me plante de mot et patatras, tr√®s vite, elles me parlent plus en Anglais qu’en Tha√Į. Je sors au bout d’une heure, par un ascenseur d√©rob√© qui donne sur le parking souterrain car le centre commercial est ferm√© et je tombe sur un gardien devant la t√©l√© que j’interroge √†¬† nouveau dans la langue d’ici pour savoir o√Ļ est la sortie. Il me comprend du premier coup et me montre la voie. Au d√©tour de la pente ascendante finale vers la rue, je vois un tas de sacs de sable qui t√©moignent d’un pass√© pas si lointain. Je vadrouille un peu dans les rues pour red√©couvrir le quartier. Tiens un hotel Sofitel flambant neuf (pas encore tout √†¬† fait fini ), tiens le Penthouse Hotel n’est plus qu’un terrain vague annon√ßant un futur complexe bien plus ambitieux, le PB Hotel a mis ses d√©corations de Noel… J’entre dans deux 7-Eleven, ils n’ont plus de bouteilles d’eau. Leur rayon boissons est d’ailleurs √†¬† moiti√© vide. La p√©nurie due aux inondations est bien toujours l√†¬†. Me voil√†¬† dehors sur le trottoir, √†¬† c√īt√© de deux piles de sacs de sable, avec deux petites bouteilles de Soda Water qui ont des capsules et moi, j’ai pas d√©capsuleur. Je demande au barman d’un van-bar-bo√ģte de nuit plus loin dans la rue khun mi avec le geste du d√©capsuleur. Oui, il a et m’ouvre un des deux flacons avant de m’arr√™ter au stand de rue que j’aimais bien la derni√®re fois et d’y commander sans un mot d’Anglais, mes pad tha√Į. Sur me chemin du retour √†¬† Miami, je rep√®re les salons de coiffure, deux mois que je dois y aller donc demain le d√©fi c’est d’expliquer sans faire appel √†¬† Shakespeare la coupe que je veux. Au pire, j’ai un mois pour que √ßa repousse et retenter le coup juste avant de rentrer.

Nouveau d√©part… imminent

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Je vais √†¬† nouveau partir en Tha√Įlande, reprendre ma valise √†¬† roulettes, enfin reprendre, je vais prendre une nouvelle valise √†¬† roulettes, l’autre ayant √©t√© estropi√©e par les d√©licats bagagistes la derni√®re fois. ¬ę¬†Pas assez solide mon fils¬†¬Ľ √†¬† en croire l’agent d’Emirates √†¬† qui je suis all√© montrer le trou qui jadis abritait une roue courageuse qui en avait des kilom√®tres et vu des routes bossel√©es. Je vais prendre ma nouvelle valise donc et repartir pour un mois en Tha√Įlande. Dans les toutes prochaines semaines. Un voyage certes plus court ( il faut bien travailler pour gagner sa vie ) mais pour d√©couvrir un peu plus la Tha√Įlande encore. Et malgr√© les nam tuam ( inondations ), j’irai ! Une partie de mon programme est probablement tomb√©e √†¬† l’eau ( tristement, l’expression n’a jamais √©t√© aussi pertinente ), notamment la petite excursion sur Koh Kret √ģle de Bangkok qui pour l’instant aux derni√®res informations n’√©tait plus une √ģle. Pas de trajet pr√©cis, juste l’envie d’aller voir le coin du Sam Roi Yot et tirer peut-√™tre jusqu’√†¬† Ban Krut, aller √†¬† Koh Chang et consoeurs, peut-√™tre Kanchanaburi, un retour √†¬† Ayutthaya et pourquoi pas la r√©gion de Trang et les march√©s flottants pr√®s et dans Bangkok… Je n’ai rien d√©cid√©, j’improviserai sur place en fonction de la situation √†¬† Bangkok et Ayutthaya et de mes envies.
Je veux retourner √©couter la pri√®re des bonzes au Wat Po, aller √†¬† la rencontre des Tha√Įlandais et leur parler. Je ne me suis pas farci, je ne sais combien d’heures de lakorn tha√Įs ( c’est un peu les soap opera tha√Įlandais ) sous-titr√©s en Anglais pour ne pas parler la langue avec les gens. Ils vont m’entendre, ah oui √ßa ils vont m’entendre ! Me comprendre, je sais pas mais m’entendre oui ūüėČ Bon, j’ai appris avec des vraies m√©thodes aussi, d’ailleurs, je conseille Pimsleur Thai, un peu r√©p√©titif mais tr√®s efficace. J’ai m√™me eu une prof pendant 2 mois, une jeune √©tudiante qui me donnait une heure de cours par semaine et √†¬† r√©ussi l’exploit de me faire presque arriver √†¬† lire. Bref, ce voyage ce sera l’occasion de passer aux travaux pratiques. Et je pr√©viens si je commence √†¬† parler √†¬† un tha√Į dans sa langue natale et qu’il me r√©pond en Anglais, je me vexe ! ūüėČ Donc voil√†¬†, je reprends du service bient√īt pendant 4 semaines et ce blog reprend du service avec moi.

A bient√īt donc pour de nouvelles aventures en Tha√Įlande !

Explications sur les inondations en Tha√Įlande

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Une petite vid√©o tr√®s p√©dagogique qui explique bien pourquoi la Tha√Įlande est victime d’inondations et pourquoi cette ann√©e, elles sont pire que d’habitude.


Suivre la situation des inondations en Thailande

Talay si Dam – la bande originale du nouveau Thai Lakhorn Game Rai Game Rak

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J’avais bien aim√© suivre les aventures de Nadech et Yaya Urasaya ( que j’adorerais photographier pour une session de portraits, l’appel est lanc√© ūüėČ ). Ce couple a tellement bien march√© √†¬† l’√©cran qu’√©videment, les revoil√†¬† dans une nouvelle histoire diffus√©e depuis quelques jours. Je vous partage la chanson originale que personnellement je trouve tr√®s belle…

Le gendre qui engendre les raisons de la colère

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Dans mes recherches pour apprendre le tha√Į, je suis tomb√© sur une s√©rie t√©l√© tha√Įlandaise Keuy Ban Nok ( mon gendre de la campagne ). Le pitch est vieux comme le monde: une fille de bonne famille et un gar√ßon de ferme sauf qu’il a pris un coup de jeune. Le point de d√©part de cette histoire d’amour n’est pas l’amour, enfin peut-√™tre pas… Un jeu d’acteur un peu exag√©r√©, des bruitages volontairement too much, des complots, de l’amour et la Tha√Įlande comme toile de fond, une s√©rie qui malgr√© ces situations rocambolesques et son c√īt√© presque parodique m’a accroch√©. Je me suis surpris √†¬† avoir envie de savoir comment l’histoire va finir et √†¬† encha√ģner les √©pisodes ( avec sous-titres en Anglais, je ne suis pas encore capable de comprendre aussi bien le tha√Į, loin de l√†¬† ! ). Pour un premier contact avec les fameux lakorn tha√Įlandais, cette s√©rie t√©l√© est sympathique.

Pour ceux que √ßa int√©resse de voir les vid√©os de la s√©rie t√©l√© tha√Įlandaise Keuy ban nok, c’est par ici !

Accueillir un/une thailandais(e) en France

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tampon visa thailandepasseport thialnde thai
Quand on voyage longtemps ou r√©guli√®rement en Tha√Įlande, on rencontre forc√©ment des gens avec qui on sympathise ( et plus si affinit√©s ;)). Incroyablement gentils et bienveillants comme le sont les Tha√Įs ce n’est pas √©tonnant. Et on peut avoir envie de leur faire d√©couvrir la France comme il nous fait d√©couvrir un peu de leur pays et les inviter chez soi. Et l√†¬†, le parcours du combattant de la paperasserie commence ! Mieux vaut s’y prendre pas mal √†¬† l’avance.
La premi√®re chose c’est de d√©finir le type de visite. Prenez le motif ¬ę¬†visite amicale et touristique¬†¬Ľ ( s√©jour maximum de 90 jours ), le type de visa dont l’obtention est la plus facile. Enfin en comparaison aux autres types de s√©same. Il vous faudra alors obtenir aupr√®s de la mairie de la ville o√Ļ vous habitez une attestation d’accueil. Il ne s’agit pas simplement de vous y rendre la bouche en coeur pour d√©clarer que vous aller h√©berger quelqu’un. Non, non. Il vous faut montrer patte blanche et surtout solvabilit√© financi√®re. Pour cela, on vous demandera:

– une copie de votre carte d’identit√©
Рle bail ou le titre de propriété de votre logement
– un justificatif de domicile ( facture EDF, France Telecom ou attestation d’assurance logement )
– votre dernier avis d’imposition
Рvos 3 dernières fiches de salaire
– de fournir un timbre OMI de 45 ‚ā¨ qui ne vous sera pas rembours√© m√™me si l’attestation vous est refus√©e
Рles nom, prénom, date de de naissance et adresse exacte de la personne accueillie

Le conseiller vous demandera aussi qui prend en charge les √©ventuels frais de sant√© de votre invit√©. S’il a une assurance qui le couvre √†¬† l’√©tranger, ce sera lui et il devra justifier de cette assurance lors de sa demande de visa mais c’est rare pour un tha√Įlandais d’avoir une telle assurance. Il devra donc soit en prendre une, soit ce sera √†¬† vous de la souscrire pour lui ( Visit Assur de April par exemple pour un peu plus de 40‚ā¨ par mois ). Sans √ßa impossible d’obtenir le visa.

On vous pr√©vient d√©s que vous pouvez retirer le pr√©cieux document ( comptez 8 √†¬† 15 jours en moyenne ). Il ne vous reste plus qu’√†¬† envoyer l’attestation d’accueil, l’attestation d’assurance sant√© si vous en avez souscrite une, une lettre expliquant que vous invitez cordialement votre ami(e) de telle date √†¬† telle date et que vous lui offrirez le g√ģte et le couvert et une copie de votre passeport ou carte d’identit√©. En priant pour que le courrier ne soit pas perdu, sinon, il faut tout recommencer √†¬† z√©ro pour la demande d’attestation d’accueil.

Dans le cas o√Ļ quelques nuits seraient pass√©es √†¬† l’h√ītel, elles devront √™tre mentionn√©es dans la lettre ainsi que les coordonn√©es des h√ītels et les preuves de r√©servation devront √™tre jointes.
Votre partie est finie.

Votre future invit√©(e) doit maintenant se rendre √†¬† l’ambassade de France √†¬† Bangkok avec les papiers que vous lui avez envoy√©es et les billets d’avion ( ou commencer la d√©marche via le site https://www.tlscontact.com/th2fr/login.php ) pour faire sa demande de visa. Il lui en co√Ľtera l’√©quivalent de 60‚ā¨ ( non-remboursables si le visa est refus√© ).

Il est conseill√© de faire la demande minimum 20 jours avant la date du d√©part. Et si tout va bien, le visa en poche, votre ami(e) peut enfin partir √†¬† l’assaut de la France. Rien de plus facile en somme ! ūüôā

Pad tha√Į, la recette !

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S’il y a bien un plat incontournable quand on vient en Tha√Įlande, ce sont les pad tha√Į, ces nouilles saut√©es d√©licieuses. A les regarder comme √ßa, on se dit que c’est facile √†¬† faire mais il y a beaucoup de saveurs diff√©rentes et en oublier une c’est facile. Lors de mes quelques jours √†¬† Phitsanulok, un ami de Tik m’a appris √†¬† les faire. Et a surtout appris en m√™me temps en appelant sa m√®re √†¬† la rescousse. Guid√© par la voix maternelle au t√©l√©phone, il s’est lanc√© dans la pr√©paration et moi, je griffonnais chaque √©tape sur mon carnet. Nous √©tions all√©s quelques heures plut√īt au march√© acheter les ingr√©dients et il y en a deux dont je ne sais toujours pas aujourd’hui exactement ce que c’√©tait. J’ai bien leur nom tha√Įlandais en phon√©tique approximative mais pour l’instant, je n’ai pas r√©ussi √†¬† mettre un nom fran√ßais dessus.
De retour en France, j’ai essay√© de m’y mettre.
Premier obstacle: trouver un magasin o√Ļ acheter les ingr√©dients pour cuisiner des pad tha√Į. Mais j’ai fini par trouver et √†¬† part la Seasonning Sauce de la marque Goden Mountain, j’ai trouv√© tout ce que je voulais. Et c’est parti. Je me mets aux fourneaux, enfin aux plaques car besoin de four. Quelques minutes plus tard, c’est pr√™t. Visuellement, c’est parfait mais au go√†¬Ľt, je suis d√©√ßu, il manque clairement quelque chose. LE SUCRE ! J’ai oubli√© le sucre ! Je me lance sur internet pour chercher la recette. Et je tombe sur cette vid√©o tr√®s bien faite pour peu qu’on soit un peu anglophone. En plus elle utilise le m√™me wok que celui que j’ai achet√© √†¬† Phitsanulok !

Bon app√©tit et n’oubliez pas le sucre et les √©chalotes !

D’autres recettes pour cuisiner tha√Įlandais en vid√©o

Langue tha√Įlandaise – Comment poser une question ?

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Dans la langue tha√Įlandaise, pour poser une question, il suffit essentiellement de connaitre les petits mots interrogatifs et de les placer en fin de phrase ou d’expression. La grammaire tha√Į est simple, je vous dis ;).

Les mots interrogatifs les plus courants sont:
ti na√Į qui signifie o√Ļ ?
a ra√Į qui signifie quoi ? ou que ?
mua ra√Į pour dire quand ?
tam ra√Į qui signifie pourquoi ?
( le verbe tam signifiant faire, tam ra√Į pourrait se traduire par faire quoi ? donc pourquoi ? )
tao ra√Į qui signifie combien ?

Ainsi pour dire en tha√Įlandais :
O√Ļ es-tu ? vous direz khun you ti na√Į ( tu √™tre o√Ļ )
O√Ļ vas-tu ? vous direz khun pa√Į ti na√Į ( tu aller o√Ļ )
Quand viens-tu ? vous direz khun ma mua ra√Į ( tu venir quand )
Que fais-tu ? vous direz khun tam a ra√Į ( tu faire quoi )
Comment t’appelles-tu ? vous direz khun tchu a ra√Į ? (tu t’appeler quoi?)
Quelle heure est-il ? vous direz wee la tao ra√Į ( temps combien ? )
Combien √ßa co√†¬Ľte ? vous direz tao ra√Į ( combien )

N’oubliez pas de finir vos phrases avec la ponctuation de politesse khrap ou kha selon que vous √™tes un homme ou une femme ( voir ici )
Vous voil√†¬† capables de formuler quelques questions simples et plus vous connaitrez de vocabulaire, plus vous pourrez en construire de nouvelles sur le m√™me principe. Parler le Tha√Įlandais, c’est un peu comme un jeu de construction, il suffit d’avoir les bonnes briques.
J’esp√®re que cette le√ßon vous permettra d’apprendre et parler un peu le tha√Į. Reste l’√©cueil de la prononciation…

Vid√©os pour apprendre √†¬† parler tha√Įlandais

Bangkok br√Ľle-t-il ?

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Le conflit entre les Chemises Rouges et le gouvernement a atteint depuis quelques jours un point de non-retour. La porte des n√©gociations √©tant d√©finitivement ferm√©e par le premier ministre Abisit. Quelque soit le mode de discussion propos√© par les Rouges, encadr√© par l’ONU ou par le S√©nat, la seule r√©ponse du pouvoir en place est un refus cat√©gorique. Les assauts contre le camp des manifestants qui occupent le quartier des affaires et des grands centres commerciaux de Bangkok, v√©ritable poumon √©conomique de la ville, se sont multipli√©s ces derniers jours. Les t√©l√©visions du monde entier nous relayent de v√©ritables sc√®nes de gu√©rillas urbaines. Les habitants du quartier occup√© quittant leurs domiciles, se r√©fugiant jusque dans les temples pour ne pas entre pris entre deux feux. Hier, l’ultimatum fix√© par l’arm√©e pour que la zone soit abandonn√©e par les Chemises Rouges s’est √©coul√© alors que plus de 6000 d’entre eux restaient encore et toujours autour du parc Lumphini.
L’arm√©e est √©videmment en train de prendre le dessus. Les forces sont in√©gales. Les morts s’additionnent, pr√®s de 40 dont des journalistes de la presse internationale. Et ce matin, les militaires ont port√© le coup de gr√†¬Ęce au camp retranch√© des opposants, balayant leurs barricades de bambous et de pneus avec leurs chars et menant la traque aux derniers Rouges rest√©s dans ce p√©rim√®tre. Le gouvernement annonce une op√©ration r√©ussie, les leaders des manifestants, se sont rendus. Mais le retour au calme n’est pas l√†¬†. La ville est frapp√©e de plusieurs incendies: une cha√ģne de t√©l√© dont le sort d’une centaine d’employ√©s bloqu√©s par les flammes inqui√®te, un centre commercial, la bourse… Les mises √†¬† feu criminelles de b√†¬Ętiments se multiplient et il sera difficile de lutter contre cette menace qui peut frapper partout. Le conflit va-t-il s’√©tendre sous cette forme ? En regardant les √©pais nuages de fum√©e au-dessus de la capitale tha√Įlandaise, on peut se poser la question. De pacifique ( il y a 2 mois encore je me baladait dans une ambiance bonne enfant au milieu des manifestants ) et cantonn√© √†¬† un quartier de la ville, le conflit s’est radicalis√©. Seuls les opposants les plus d√©termin√©s continuent la lutte. Mais les actions sont maintenant, aveugles, irr√©fl√©chies, violentes, dangereuses. Tout Bangkok est touch√©, meurtri ce soir et l’heure de panser ses plaies n’est pas encore arriv√©e. Les blessures faites √†¬† la grosse mangue se font plus nombreuses.
Bnagkok - chemises rouges - incendiesBangkok - affrontements chemises rouges guerre civile
Chemises Rouges a bangkok - emeutesBangkok riots - Red Shirts
Cette gu√©rilla peut-elle s’√©tendre au reste du pays ? PEut-on basculer dans une guerre civile ? Personne aujourd’hui ne peut r√©pondre √†¬† cette question avec certitude. Les chemises √©parpill√©es, d√©log√©es de leur camp √†¬† Bangkok vont-elles renoncer ou se reformer, se r√©organiser et reprendre le flambeau de leur bataille. Un flambeau pacifique ou radical ? Une chose est s√†¬Ľre les Rouges √©lectrons libres qui incendient aujourd’hui des b√†¬Ętiments de Bangkok, vont continuer √†¬† tenter de semer le chaos le plus longtemps possible. Depuis plus de trois mois que leur mobilisation a commenc√©, ils ne pourront se r√©soudre √†¬† une d√©faite surtout sous cette forme. Ils sont aujourd’hui la vraie menace. Pour la s√©curit√© de la capitale et pour le gouvernement car ils seront peut-√™tre les inspirateurs d’un nouveau mouvement plus violent qui s’il s’amplifie peut d√©g√©n√©rer en guerre civile. Il faudra observer l’√©volution de la situation dans les prochains jours. Je le ferai depuis Paris o√Ļ je suis rentr√© depuis plusieurs semaines. Ce qui se passera demain et les jours suivants sera crucial, m√™me si en cas de retour au calme, la menace d’une nouvelle mobilisation des Chemises Rouges planera sur le pays en permanence. Au moins jusqu’aux √©lections de novembre. Enfin, si Abisit tient sa propostion de les avancer √†¬† cette date…


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