Koh Phangan sans Full Moon Party

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Il faut que les Fran√ßais perdent l’habitude d’aller √† Koh Fangan, √ßa n’existe pas. Koh Pangan par contre est bien la voisine de Koh Samui o√Ļ tous les √©tats de la lune ou presque sont pr√©texte √† la f√™te. De m√™me aucune Fitsanulok, aucun Wat Fo, aucune Koh Fi Fi ou Fuket en Tha√Įlande. Quoi que pour les deux derni√®res bizarrement, les gens prononcent leurs noms correctement en g√©n√©ral.
Apr√®s un passage √©clair √† Koh Tao encore plus inond√© de touristes que lors de mon dernier s√©jour, Hat Sairee √©tant litt√©ralement envahie, le temps de d√©couvrir les g√©n√©reux sandwichs au poulet grill√© du tout petit stand presque en face des bureaux de Lompraya (60 bahts), de crapahuter et me baigner dans l’eau calme et cristalline d’un coin de Mae Haad sans bateaux et avec une petite dizaine de touristes seulement, je troque la moiti√© de mon billet de bateau pour un sticker bleu qui me fait officiellement membre de ceux qui vont √† Koh Phangan.¬† L√†, je r√©side au Power Beach √† Ban Tai, une plage entre Thong Sala, o√Ļ se trouve le port et Hat Rin, le th√©√Ętre de la fameuse Full Moon Party de Koh Phangan. La derni√®re a eu lieu il y a quatre jours et apparemment, les derniers f√™tards viennent juste de quitter les lieux. Mon complexe est presque vide. Ma mission, si je l’accepte¬†: trouver un v√©lo √† louer. Et c’est pas chose ais√©e ici. Des loueurs de scooters y en a pl√©thore mais alors un deux roues √† p√©dalier, c’est rare, tr√®s rare. Je finis par trouver une agence de voyage √† Thong Sala √† 2 km de marche de l√† o√Ļ je r√©side qui en a un. Je le loue jusqu’au lendemain soir et hop on part √† la d√©couverte du Wat Khao Tham perch√© sur le flanc d’une colline dont je fais le dernier kilom√®tres d’ascension √† pieds. Mon v√©lo citadin n’aime pas quand √ßa grimpe. En pleine for√™t, le temple est un petit havre de paix qui accueille d’ailleurs une fois par mois des retraites de m√©ditation de 10 jours mais c’est surtout pour son point de vue qu’on lui rend visite. Et effectivement la vue est imprenable. Enfin, je l’ai quand m√™me prise… en photo. Je n’ai pas la patience d’attendre mais ce doit le meilleur endroit de l’√ģle pour observer le coucher du soleil.

Le 2e jour, je d√©cide d’aller √† Hat Rin, la plus belle plage, il para√ģt, et la plus f√™tarde donc. Jusqu’au milieu de Ban Kai, je p√©dale en sifflotant mais rapidement la route prend r√©guli√®rement de la hauteur me for√ßant √† poser pied √† terre et pousser mon fid√®le destrier.¬† Et y a des ascensions tr√®s tr√®s abruptes qui bizarrement ne descendent qu’√† peine avant de monter et monter encore. Bref, un parcours pas trop indiqu√© √† v√©lo sauf si vous avez les m√™mes vitamines et le m√™me v√©lo qu’Amstrong. J’arrive finalement √† la grande descente qui m√®ne √† Hat Rin. Sunrise Beach, son sable blanc sa mer gentiment agit√©e mais turquoise me d√©√ßoit presque, je m’attendais √† quelque chose de plus spectaculaire avec moins de vagues probablement. Voil√†, la sc√®ne du crime o√Ļ tous les 28 jours, des f√™tards venus du monde entier se d√©vergondent. Il ne reste plus grande monde, une soixantaine de personnes sur le sable et ils sont tout calmes. Dans les rues justes derri√®re, je d√©couvre une concentration de petites cliniques de premiers soins au kilom√®tre carr√© comme nulle part ailleurs en Tha√Įlande. Je vais jusqu’√† l’embarcad√®re d’o√Ļ partent les navettes qui rejoignent Koh Samui juste en face au niveau de son Big Buddha et pique une longue t√™te ‚Äďdeux en fait, j’y suis retourn√©- √† Sunset Beach √† l’eau plus calme et la plage quasie d√©serte. Sur le chemin du retour, je ne sais pas si c’est que je me suis habitu√© mais je trouve la route plus facile. Fatigante toujours mais moins interminable.

koh phangan thailande

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Un crochet par le Wat Po et son sauna aux herbes pour finir de suer un bon coup pour 10 bahts. La dur√©e d’utilisation est illimit√©e mais j’en sors au bout de 10 minutes, un quart d’heure, je ne peux pas dire le cadrant de ma montre est embu√©¬†! Enfin, si je portais une montre, il le serait. Apr√®s avoir rendu mon joli v√©lo de fillette, je finis la journ√©e par picorer aux diff√©rents stands du march√© de nuit de Thong Sala avant de reprendre mes 2 km de marche pour retrouver mon h√ītel.

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Le lendemain, je marche jusqu’√† Thong Sala en passant par l’int√©rieur de l’√ģle √† la recherche du Wat Phra Yai, litt√©ralement ¬ę¬†temple du grand Bouddha¬†¬Ľ, sa statue est √† peu pr√®s 90 fois moins grande que le Bouddha du Wat Muang d’Ang Thong, bref, la grandeur est une chose relative. Location du m√™me v√©lo fillette puis¬† randonn√©e autour de la tr√®s assoiff√©e Phaeng Waterfall qui s’essouffle un peu en cette fin de saison s√®che et ascension jusqu’au Domsila Viewpoint d’o√Ļ la vue sur un quart de l’√ģle est impressionnante. On ne regrette pas les efforts pour y parvenir. Par contre rapidement le ciel se montre mena√ßant et du coup visibilit√© et surtout¬† photos moyennes. Qu’importe j’y √©tais¬†!

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Je m’approvisionne au march√© de nuit et fais mes 2 kilom√®tres √† pieds habituels pour retrouver mon bungalow. Trempette dans un m√®tre d’eau, m√™me √† plusieurs dizaines de m√®tres du bord, la mer ne m’encercle qu’au niveau des cuisses. Je regarde en face et stupeur‚Ķ Koh Samui a disparu¬†! Je vais aller o√Ļ moi demain ? Le rideau de pluie camoufle parfaitement l’√ģle. Quelques minutes apr√®s, il pleut dru sur Koh Phangan aussi. Demain, d√©part pour Koh Samui, enfin si elle r√©appara√ģt.

Chumphon deux en un

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A la gare de Bang Saphan Yai, j‚Äôattends mon train sur un des bancs en ciment. Je ne sais plus comment la conversation a commenc√© d‚Äôautant que mon interlocuteur ne parle pas un mot d‚ÄôAnglais mais j‚Äôai sympathis√© avec un Tha√Į qui lui aussi descend √† Chumphon voir son fr√®re. Il me proposera d‚Äôailleurs de m‚Äôh√©berger une fois dans le train, proposition que j‚Äôai peut-√™tre accept√©e un peu vite. Surtout quand je vois comme il d√©vore des yeux ma voisine mont√©e en m√™me temps que nous dans le wagon, avec qui il a aussi engag√© la conversation et qui s‚Äôarr√™te aussi √† Chumphon. A croire que tout le monde va √† Chumphon dans ce train¬†! Bref, je commence √† cogiter un peu et lui demande finalement comme test si son fr√®re est mari√©. Si je d√©barque dans une famille, je serai plus rassur√© qu‚Äôavec deux fr√®res dont un d√©shabilleur du regard. ¬ę¬†Mai mee¬†¬Ľ r√©pond-t-il, bon, faut que je trouve une √©chappatoire. Simple, √† peine sur le quai de la gare de Chumphon, je suis d√©march√© pour embarquer directement sur un bateau de nuit pour Koh Tao et fais mine d‚Äôaccepter et d‚Äô√™tre d√©sol√© pour mon nouvel ami. Bon, en toute honn√™tet√©, j‚Äôai probablement √©t√© m√©fiant pour rien mais bon‚Ķ

Une fois qu‚Äôil a le dos tourn√©, j‚Äôenvoie bouler la rabatteuse de l‚Äôagence de voyage car j‚Äôaimerais rester au moins ce soir ici et d√©cider ensuite. Je pose mes affaires au Sri Chumphon Hotel en face de la Fame Guesthouse dans une grande chambre avec ventilateur pour 330 bahts la nuit. Et demande en tha√Į au r√©ceptionniste qui n‚Äôa pas compris en Anglais o√Ļ est le night market. ¬ę¬†Liao kwa, fai deng liao sa√Į¬†¬Ľ, c‚Äôest facile, je sors, vais √† droite puis √† gauche au feu et c‚Äôest tout droit. Je tombe dans un charmant petit march√© plein de stands de nourriture avec en plus une sc√®ne et apparemment des √©v√©nements et √©lections pour promouvoir les produits locaux. Il faut dire que je suis dans un march√© au top euh pardon OTOP (One Tambon One Product) dont le but est de valoriser les produits locaux de la province. Je fais des photos et pr√®s de la sc√®ne des enfants commencent √† me faire ¬ę¬†Hello, what‚Äôs you name¬†?¬†¬Ľ, Je leur r√©pond en tha√Į et √ßa devient l‚Äôattroupement autour de moi, ils me posent plein de questions que je ne comprends pas toujours, m‚Äôoffre des chips et me font promettre de revenir demain. Ce que je ferai m√™me si je leur avais dit ne pas √™tre s√Ľr. Suis content d‚Äô√™tre rest√© et que le gars de l‚Äôh√ītel mais pas envoy√© au march√© de nuit officiel bien plus ennuyeux et avec un choix de nourriture moins vari√©. Ici, le poisson grill√© pan√© √† l‚Äôail et les brochettes de bŇďufs au miel avec quelques pad thai √©taient d√©licieux. J‚Äôai d‚Äôailleurs repris le m√™me menu le lendemain tellement j‚Äôai aim√© avec en plus un kiwi fruit shake. J‚Äôen salive encore !

chumphon thailande

Oui, bon vous allez me dire¬†: ¬ę¬†Et Chumphon alors¬†?¬†¬Ľ. Vais me faire passer un savon √† Chumphon, je vous jure¬†! Ben, c‚Äôest vrai que la ville en elle-m√™me outre ses habitants accueillants et ce march√© OTOP, n‚Äôa que peu d‚Äôattractions touristiques. Et pourquoi s‚Äôemb√™ter √† en avoir quand tout farang qui y met le pied se voit proposer mille et une solutions pour en partir le plus vite possible et ne rien en voir. Il y a au moins deux plages sympathiques √† une vingtaine de kilom√®tres de la ville. J‚Äôai nomm√© Hat Ao Thung Wua Laen et Hat Sairee. Je reste donc deux jours, un pour chacune. Pour la 1√®re, il faut prendre un songtheaw qui trente minutes plus tard, me laissera √† destination all√©g√© de 30 baths. La longue plage est sympathique et ressemble √† ce que vous pouvez voir √† Hua Hin, une mer agit√©e et pas bleu turquoise avec une plage ici assez peu fr√©quent√©e. Il y a quelques complexes de bungalows et bars sur un petit kilom√®tre puis plus rien. Je fais des photos, pique une t√™te dans l‚Äôeau et barbote plus que je nage √† cause des vagues mais √ßa fait du bien. Vient l‚Äôheure de rentrer. Je demande au policier qui bine devant son kiosque quand passe le prochain songtheaw. Dans 20-30 minutes. Je m‚Äôinstalle au restaurant au coin avec une glace et attends. Mon carrosse arrive mais refuse de me prendre. ¬ę¬†Klap baan¬†!¬†¬Ľ, il rentre chez lui. Du coup les femmes du restaurant l‚Äôassaillent de questions et je comprends que c‚Äôest fini, apr√®s lui plus personne. Evidemment, il finira par me ramener √† mon hotel √† Chumphon contre dix fois le prix de l‚Äôaller, parce que je suis son seul passager. Ca ressemble un peu √† un coup mont√© mais bon j‚Äôai pas eu envie de faire du stop ce qui aurait probablement march√©.

chumphon thung wua lean beach

chumphon plage

Hat Sairee, c‚Äôest un bus cette fois qui y va, un de ces vieux mod√®les comme √† Sukhothai, le 1785 et je pars t√īt le matin pour √©viter la m√™me m√©saventure que la veille mais c‚Äô√©tait probablement inutile car sur cette ligne les bus sont tr√®s r√©guliers et probablement plus fiables. Je visite le navire de guerre en compagnie d‚Äôune classe d‚Äôenfants tha√Įlandais, visite le Kromluang Chumphon Ket Udom Sak Palace juste au-dessus, des monuments, soyons honn√™tes pas des plus int√©ressants puis file sur la plage. Une fois pass√©e la partie en train d‚Äô√™tre remblayer¬†, le cadre est joli mais la plage jonch√©e de d√©tritus. Ca s‚Äôam√©liore au niveau des resorts mais il reste des bouteilles, sacs plastiques et cannettes. Vraiment dommage car sinon, ce serait une petit coin superbe. Je pose quand m√™me mes affaires et vais piquer une t√™te. L‚Äôeau, elle a l‚Äôair propre et on y est bien. Une grosse demie-heure de trempette et mon ventre gargouille. Il est l‚Äôheure en m√™me temps¬†! Je r√©ponds √† l‚Äôinvitation assez s√®che d‚Äôune restauratrice qui a au moins le m√©rite d‚Äô√™tre l√† contrairement √† la plupart de ses voisines pourtant tr√®s nombreuses. Et les prix sont incroyablement √©lev√©s. C‚Äôest la premi√®re fois que je ne vois que des prix √† 3 chiffres sur une carte d‚Äôun restaurant de ce type. Il y a un restaurant qui √† l‚Äôair plus modeste au d√©but de la plage mais je d√©cide de rester. J‚Äôavais d√©j√† command√© √† boire avant de voir la carte. On m‚Äôam√®ne mon Pepsi. Une bouteille d‚Äôun litre et demi¬†! Ils sont contents d‚Äôavoir trouv√© un client et tentent de charger la note au maximum ou quoi¬†! Bref, je demande une petite bouteille et dans les l√©gumes saut√©s √† 100 baths, d‚Äôavoir un peu de poulet. J‚Äôen aurai, tr√®s peu et la moiti√© sera du cartilage mais j‚Äôen aurai. Bref, pas une adresse que je recommande. Je comprends d‚Äôailleurs assez mal tous les resorts et restaurants vides qui sont l√† et proposent des prix dignes de Koh Tao alors qu‚Äôils n‚Äôont pas le d√©cor qui va avec. Quel int√©r√™t s‚Äôils n‚Äôont aucun client¬†? Peut-√™tre que le week-end, ils font le plein de Chumphonnais (oui, je tente, je sais pas comment on dit) qui ne peuvent pas aller sur les √ģles et se fichent donc d‚Äô√™tre souvent vides. Bref, tant que la plage ne sera pas nettoy√©e, Hat Sairee n‚Äôest pas tr√®s int√©ressante √† aller voir. J‚Äôai pr√©f√©r√©e Thung Wua Laen du coup.

chumphon thung wua lean beach

chumphon plage

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Demain, je vais quand m√™me partir d‚Äôici et aller moi aussi sur les √ģles voisines. Mais Chumphon, n‚Äôest pas qu‚Äôune ville dortoir qui h√©berge les voyageurs en transit vers les Koh d‚Äô√† c√īt√© c‚Äôest aussi un coin avec des plages donc je n‚Äôai exp√©riment√© que les plus proches mais qui sont peu touristiques et probablement de bonnes alternatives aux surpeupl√©es Koh Tao, Phangan et Samui. Les plages sont moins belles mais tellement plus tranquilles. Pour peu qu‚Äôelles soient en plus propres‚Ķ

Allons à Bang Saphan

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Suite √† l‚Äôexcellent massage des pieds et surtout le petit snack cacahu√®tes caram√©lis√©es au s√©same et banane qui accompagnait le th√© que vous offre traditionnellement la plupart des salons de massage, enfin si vous avez demand√© un massage traditionnel lui aussi, j‚Äôavais envie de rester une journ√©e de plus √† Hua Hin et pr√©vu d‚Äôaller d‚Äôun coup de songthaew vert √† Khao Thakiab. C‚Äôest un coin que j‚Äôaime bien. Je descends tout guilleret √† l‚Äôaccueil de ma guesthouse et propose de payer la nuit √† venir. ¬ę¬†Already have booking¬†¬Ľ. Mince me voil√† √† la rue. J‚Äôavoue, j‚Äôavais un peu pr√©vu le coup et d√©cid√© que ce serait la disponibilit√© de ma chambre qui d√©ciderait de la suite de mon voyage en Tha√Įlande. Bang Saphan Yai √©tant ma prochaine destination pr√©vue, je vais donc y aller d√©s aujourd‚Äôhui. Coup d‚ÄôŇďil aux horaires des trains, il y en a un dans 20 minutes, j‚Äôai pas fait ma valise, il faut 10 minutes pour aller √† la gare √† pieds, je suis large¬†! Je prends mon temps, discute un peu. Pas de panique, les stress√©s, en Tha√Įlande, les trains sont toujours en retard, celui-ci vient de Bangkok, je lui pronostique environ un heure de retard. Et je joue gros sur ce pari car le suivant est √† 17h. Et ben au final, il aura eu 1h20 de retard. Large, je vous dis¬†!
Arriv√© sur le quai de¬†Bang Saphan Yai apr√®s plus de 3 heures de tchoutchou, je ne m’emb√™te pas et demande √† un moto-taxi de me trouver un bungalow sur la plage pour un bon prix. Course 100 bahts, chambre 250 bahts √† 28 pas de la plage (j’ai compt√©). Le coin est calme, la ville est √† 5 kilom√®tres et ici des bungalows, un h√ītel de luxe, un bar-laverie-salon de massage-caf√© internet-restaurant et du sable brun devant une mer gentiment agit√©e qui le remue. Les visages p√Ęles autour parlent tous Allemand, m√™me certaines Tha√Įes baragouinent du Goethe.¬† C’est dans l’h√ītel de luxe √† 5000 THB la nuit √† c√īt√© que √ßa cause quasiment exclusivement la France. Bien oui, on est le seul pays o√Ļ y a pas la crise,¬† c’est Flamby qui l’a dit, on peut se le permettre. Mais je reste avec les germains question de budget. Apr√®s avoir mang√© au Why not Bar, des beignets de crevettes et un plat de bŇďuf saut√© attendu plus de 45 minutes, oui, c’est pas un fast food et puis bon, ils sont pas √©touff√©s par la concurrence, √ßa doit jouer. Je me balade un peu mais c’est calme. Au Coral Hotel, le repaire de mes compatriotes un groupe chante pour des clients √† peine plus nombreux que lui, plus loin un restaurant et ensuite le noir, le calme‚Ķ On doit s’ennuyer vite ici quand m√™me, loin de la ville avec si peu d’animation‚Ķ
Le lendemain, les choses s√©rieuses commencent, Je veux aller explorer le coin et j’ai besoin d’un v√©lo. L’√©tablissement o√Ļ je suis n’en a pas, il me conseille le Lola Bungalows mais pas de bicyclette non plus. C’est finalement un peu par hasard que la propri√©taire de la GK Guesthouse me dit bonjour sur mon passage. Je lui pose la question √† tout hasard. Et vous savez ce qu’on dit du hasard, il para√ģt qu’il fait bien les choses. Et c’est vrai¬†! Me voil√† avec un v√©lo et en plus le droit de venir quand bon me semble utiliser le WIFI de la guesthouse m√™me si je n’y dors pas. Reste plus qu’√† trouver comment aller au Wat Khao Tham Marong r√©put√© pour sa grotte. Je m’aventure d’abord sur le petit sentier qui m√®ne √† une premi√®re grotte avant de me retrouver dans la grande caverne de plusieurs chambres avec de jolies guirlandes de chauve-souris qui de temps en temps volent au-dessus de ma t√™te. A gauche un bouddha couch√© et un alignement d’autres statues. Je glisse un billet de 20 bahts dans l’urne des dons et me recueille quelques minutes. Il n’y a que moi dans la grotte. Enfin moi et quelques dizaines de petits Batmans. Un petit tour par la ville, puis Ramphuang Beach o√Ļ je m’arr√™te manger¬† au Dulay Caf√© ouvert mais qui m’ignore compl√®tement donc je finis par partir et trouver un restaurant au d√©cor mon classieux mais √† l’accueil plus chaleureux. Je passe √† c√īt√© des mangroves, traverse le pont et vais vers Bo Thong Lang. J’ai entendu parl√© d’une jolie crique dans ce village de p√™cheur. J’arrive d’abord sur une plage o√Ļ trois p√™cheurs rel√®vent leurs filets, un endroit assez joli mais pas propre propre. Plus loin se trouve un temple au bord de la plage. Deux moines sont allong√©s dans des transats, il faut dire c’est l’heure de la sieste. Et juste √† c√īt√© la fameuse crique. C’est vrai que √ßa a bien plus de charme que les autres plages. Je me jette √† l’eau mais rapidement je constate qu’il n’y a pas que des baigneurs qui flottent √† la surface. Il y a aussi quelques bouteilles et sacs plastiques. Du coup, j’√©courte un peu ma baignade. Vraiment dommage¬†!

plage hua-hin

plage hua-hin

plage hua-hin

plage hua-hin

plage hua-hin

Une grande boucle √† v√©lo plus tard en passant par le grand port de marchandises, le village de p√™cheurs de Ao Yang, devant le caf√© Dulay qui semble avoir accept√© enfin de s’occuper de ses clients, un cul de sac, une descente impressionnate et quelques m√®tres sur le chemin chaotique qui longe le plage me revoil√† √† mon bungalows. La nuit s’est cass√©e la binette enfin elle est tomb√©e. Je sors pour manger. C’est encore plus d√©sert que la veille. M√™me le Why not bar est ferm√©. Le I-Talay,¬† restaurant plus loin, ferm√©, le restaurant du Coral Resort, trop cher… C’est une f√™te bouddhiste m’explique le r√©ceptionniste. Je finis par trouver de quoi me sustenter au Coco Resort un peu plus loin, c’est avec le Coral Resort, le seul endroit de Suan Luang Beach ouvert o√Ļ l’on peut manger ce soir. Et il y a du monde¬†! Je rencontre une argentine qui n’a d’autre choix que de s’asseoir en face de moi, forte affluence oblige. Je lui file mes quelques bons plans de la journ√©e notamment o√Ļ louer un v√©lo et comment aller √† la petite crique aux bouteilles qui flottent.
Le lendemain matin, je peux faire la gr√Ęce matin√©e, mon train est relativement tard et sera probablement en retard. Je me pique une t√™te dans l’eau. Je retrouve mon Argentine qui vient eptit d√©jeuner ici, le Lola Bungalows voisin n’a pas de restaurant. Pas de v√©lo, pas de resto, y a rien chez Lola ! ūüėČ Ret√™te dans la mer. Repas de midi au restaurant de mon resort. On y mange tr√®s tr√®s bien¬†! Pour ceux que √ßa int√©ressent c’est le Roy Tawan House. En dessert, je commande un moto-taxi pour la gare. Mon billet pour Chumphon en poche (20 baths pour 2h de trajet), je vais d√©guster une part de g√Ęteau √† la Sweet Home Bakery un peu apr√®s le Rama Inn. Et hop retour √† la gare. Prochain arr√™t, Chumphon…

Hua Hin en coup de vent

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Un petit tour en bus local rouge √† discuter avec un tha√Į qui visiblement ne vit pas que d’amour et d’eau fra√ģche. Pour l’amour, je ne sais pas mais pour l’eau fra√ģche, je suis formel¬†! Et s’il para√ģt que je parle aussi bien Tha√Į qu’un Tha√Įlandais bourr√©, je dois dire que la r√©ciproque n’est pas tellement vraie. Je ne comprends pas tout ce qu’il dit mais on arrive √† avoir une conversation. Je suis quand m√™me content quand il descend un peu avant Cha-Am.

Une fois √† Hua Hin, je presse le bouton pour signaler que je veux descendre. Je commence √† bien conna√ģtre. Je ne r√©fl√©chis pas, direction, la MA Guesthouse qui en plus me trouvera la chambre la moins ch√®re qu’elle ne m’ait jamais donn√©e. Un peu plus petite mais toute aussi confortable. La derni√®re fois que j’√©tais l√†, c’√©tait il y a un an mais elle me reconna√ģt. Enfin, elle se souvient que je suis d√©j√† venu. Le code du Wifi n’a pas chang√©. J’enfile mon maillot de bain et m’en vais √† la plage. La mer m’avait manqu√©. Je traverse Poonsuk Road, une des rues de Tha√Įlande o√Ļ je suis le plus beau. Apr√®s avoir gonfl√© mon ego de tous ces ¬ę¬†Hello handsome¬†¬Ľ, j’ach√®te une glace dans un 7 Eleven (c’est un peu mon rituel quand je suis ici). Je pose mes affaires sur sable et hop, trempette dans la grande bleue. Oui, je sais, fallait attendre 2 heures apr√®s avoir mang√© mon cornet mais j’ai pas eu la patience.

plage hua-hin

Si j’ai √† nouveau fait une halte ici, c’est aussi pour r√©parer un manque. Je ne suis toujours pas all√© voir le Wat Huay Mongkhon qu’on voit pourtant sur tous les d√©pliants touristiques et dans les excursions propos√©es par les agences. Le lendemain, je tra√ģne donc pr√®s de la gare d’o√Ļ sont cens√©s partir les songthaews blancs qui y vont mais aucun √† l’horizon. J’attends devant la gare un quart d’heure puis vais manger dans un boui-boui en face. Il est que 10h mais bon le riz saut√©, y a pas d’heure pour en manger. Ah non, je confonds avec un saucisson… Bref, une fois mon assiette finie, toujours pas de pick-up blanc. Je d√©cide d’aller √† l’Office de Tourisme pas tr√®s loin pour me renseigner mais c’est ferm√©. On est dimanche. Je tra√ģne sur le carrefour et l√† que vois-je ? Un songthaew blanc. Je monte √† l’arri√®re. Apr√®s avoir pass√©, coup sur coup les deux march√©s flottants d’Hua Hin, la route devient plus confidentielle. On arrive enfin, l’endroit est immense. La statue du moine Luang Pu Thuat domine un grand escalier avec de part et d’autre, deux statues d’√©l√©phants avec le m√™me moine assis sur leur dos. Je joue au basket pi√®ce de monnaie qui consiste √† jeter un bath dans la gueule de l’animal sans qu’il ne retombe par terre. J’√©choue lamentablement √† mes 3 essais. J’√©tais meilleur avec le Fat Buddha du Wat Muang √† Ang Thong. Un plus loin une rang√©e d’arbres factices accueillent les feuilles toutes aussi factices sur lesquelles les fid√®les √©crivent un vŇďu ou une pri√®re. Et sur le c√īt√© de la plateforme avec l’imposante statue du moine, les gens s’agglutinent pour acheter des bouteilles d’eau de la marque Singha. C’est vrai, il fait chaud mais j’avais jamais vu les Tha√Įlandais aussi d√©sireux d’acheter √† boire. Et puis le prix est √©lev√© quand m√™me ! Je regarde d’un peu plus pr√®s les bouteilles et comprends qu’il s’agit d’eau b√©nite. Tout s’explique. Retour dans le songthaew blanc o√Ļ je retrouve le m√™me groupe de trois jeunes filles avec qui j’avais fait le trajet aller et retour √† Hua Hin.

wat-huai-mongkhon-hua-hin

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Enfin, non, je m’arr√™te en route au Sam Pan Nam Floating Market, le march√© flottant du kilom√®tre 3. Je connaissais son voisin mais lui pas encore. Et bien, il est beaucoup plus sympa ! Ici, il y a du monde. Beaucoup plus de monde ! Et des vrais bateaux de p√™che. Je fais le tour, mange un morceau et reprends un pick-up pour rentrer en ville.

floating market hua hin

Petite sieste, trempette dans l’eau sal√©e et pizza, avant d’aller au salon de massage que j’ai rep√©r√© un peu plus t√īt et qui propose un nuad tao (massage des pieds) pour 180 baths quand partout ailleurs c’est 250 au moins. Logiquement, je devrais m’en mordre les doigts (de pieds si on veut continuer √† rester coh√©rent) mais le massage est tout √† fait bien et surtout apr√®s au lieu du simple traditionnel th√©, j’ai droit √†… Je vous le dirai dans mon prochain billet;)

Phetchaburi, Petchburi, ou Phetburi √† vous de choisir…

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Pour aller dans le sud de la Tha√Įlande depuis Bangkok en bus, il faut se rendre, et c’est assez logique finalement, au Terminal Sud ou Sa√Į Ta√Į Ma√Ź pour les intimes. Seulement voil√†, des 3 terminaux de bus de la capitale tha√Įlandaise, c’est le moins pratique d’acc√®s. L’esprit aventureux et un peu pr√®s de mes sous aussi, je d√©cide d’y aller en bus. Je prends le 511 qui pour moins de 30 baths et un trajet o√Ļ il ne faut pas √™tre press√©, m’y d√©pose, une heure et demie plus tard. L’endroit avait √©tait inond√© en 2011 et a pas mal chang√© depuis. Les guichets pour prendre un billet sont √† l’√©tage. ¬ę¬†Petchaburi, 100 THB¬†¬Ľ. Je croyais √™tre dans un bus mais me voil√† dans un minivan que ma grosse valise semble emb√™ter. Les Tha√Įlandais voyagent beaucoup plus l√©ger que les touristes farangs¬†!

Pour une fois le chauffeur ne se croit pas dans un jeu de rallye sur console. Je le trouve presque lent, c’est vous dire¬†! Arriv√© √† Phetchaburi, ou Petchburi ou m√™me Phetburi, selon votre degr√©s de fain√©antise, mon carrosse blanc s’arr√™te √† c√īt√© du march√©. Il est presque midi, je m’installe donc √† la table d’un petit restaurant sur le march√©. J’attends, j’attends, personne ne vient. Ils me voient mais je crois que je leur fais peur. Pourtant, je suis gentil, moi¬†! Ils ne doivent pas parler Anglais et ne pas oser venir me parler. Apr√®s un bon quart d’heure √† se regarder en chien de fa√Įence, je lance un ¬ę¬†Koh tod na krap, Gin dai mai krap¬†?¬†¬Ľ et un homme avec un grand sourire vient me voir et prend enfin ma commande. Il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes ici. Le ventre plein, reste √† trouver un h√ītel, fid√®le √† mes nouvelles habitudes, je n’ai rien rep√©r√©, et commence √† partir vers la montagne qui accueille le symbole de la ville. Logiquement, les h√ītels et guesthouses devraient √™tre par l√†. Je me rend vite compte que l’emploi du pluriel est optimiste mais fini par trouver le Khao Wang Hotel, presque au pied du mont. Un vieil h√ītel, un peu cher pour la sobri√©t√© et la rusticit√© de ces chambres et la r√©ception derri√®re sa grille fait un peu accueil de prsion mais bon, je ne suis pas l√† pour faire des grasses mats et puis il est juste √† c√īt√© de l’attraction principale de Phetchaburi, le Phra Nakhon Khiri (Babybel, Boursin, il para√ģt que quand on cite des marques, il faut en dire au moins 3 √† cause du CSA). J‚Äôentame l’ascension entre les singes et les panneaux qui vous encouragent √† vous m√©fier d’eux. Pourtant, aucun ne m’aura chercher des poux dans la t√™te. Ils font √ßa entre eux¬†! La ballade est sympa, j’arrive au Palais Royal en partie transform√© en mus√©e. Pas le plus beau monument que j’ai vu en Tha√Įlande surtout dans un lieu qui se fait appeler ¬ę¬†Parc Historique¬†¬Ľ mais pour le cadre, √ßa vaut le coup. C’est plus le grand chedi blanc un peu plus loin qui m’attire. Il offre une vue imprenable sur la ville et on peut se balader √† l’int√©rieur. Y a pas beaucoup de visiteurs. C’est peut-√™tre pour √ßa que j’aime bien l’endroit. Sur le mont Khao Wang (d’o√Ļ le nom de mon h√ītel), il y a aussi un temple encore un peu plus loin. Pas un tr√©sor d‚Äôarchitecture mais il offre une vue sympathique. Je m’appr√™te √† redescendre quand une voix m’encourage √† me d√©p√™cher la derni√®re rotation de la journ√©e de la remont√©e (et redescente aussi du coup) m√©canique est sur le point de partir. Je descends √† pieds, moi, madame¬†!
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Je continue ma promenade au pied de la montagne sans but pr√©cis et d√©couvre un temple √† la fa√ßade √©tonnante, le Wat Khoi. J’en fais le tour en photographiant quand une dame m’approche et se propose de m’ouvrir les portes pour me montrer l’int√©rieur, C’est gentil¬†! Au Wat Pha Non, un peu plus loin, c’est une peu l’inverse. J’entre et me recueille devant le long Bouddha couch√© quand je vois les moines s’activer, les lumi√®res s’√©teindre une √† une. Ils voudraient me mettre √† la porte qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Le soir, je me balade dans la ville, je rep√®re un restaurant pas loin de l’h√ītel o√Ļ je mange un excellent repas typiquement tha√Į puis je pars √† la d√©couverte de la ville, la nuit. Le chedi blanc illumin√© du Wat Mahathat Worawihan en point de mire. Je d√©couvre une petite guesthouse qui a l’air sympathique et entre discuter avec la patronne. Elle m’explique avec enthousiasme qu’il y a plein de choses √† voir √† Phetchaburi et me les liste, carte √† l’appui. Je lui promets de revenir le lendemain poser mes valises chez elle. Ce que je fais. Je suis le seul client du Sabaiee Resort. Pas tr√®s touristique, je vous dis, Phetchaburi. La chambre est belle et confortable mais le trafic m‚Äôoblige √† mettre des bouchons dans les oreilles pour esp√©rer fermer l’oeil. Le lendemain, la propri√©taire me met √† disposition un v√©lo et je pars √† l’assaut des temples et du Palais Royal. Je commence par le Wat Yai Sunawaram et ses magnifiques Bouddhas, continue par le Wat Kamphaneg Laeng, sanctuaire khmer dont il ne reste plus grand chose, puis le Wat Ko Kaew Suttharam, pause d√©jeuner et direction le Phra Ram Ratchaniwet, le Palais Royal, quoi. Devant, un photographe de mariage avec assistant r√©flecteur et maquillage shoote un couple. Je visite l’int√©rieur et prends quelques photos malgr√© l’interdiction formelle (pas bien!) et remonte sur mon fid√®le destrier √† p√©dales pour aller √† la Tham Khao Luang Cave, qui abrite un temple. Il y fait bien frais en ce milieu d’apr√®s-midi, c’est agr√©able. Et puis l’endroit me pla√ģt bien m√™me si mon arr√™t au petit guichet des renseignements avant d’entrer dans le gouffre m’apprend que je n’aurai pas la chance d’avoir le rayon de soleil qui p√©n√®tre dans le temple par un puits de lumi√®re et qu’on retrouve sur les plus fameuses photos de ce dernier. Tant pis…

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Une bien belle surprise que cette ville de Phetchaburi, riche en temples int√©ressants. Il y a tr√®s peu de touristes √©trangers et donc tr√®s peu de guesthouses et h√ītels √† Phetchaburi. Je n’y suis pas all√© mais il y a deux plages √† une quinzaine de kilom√®tres de la ville. Pour la plage, je verrai √† Hua Hin o√Ļ je compte faire une rapide √©tape.

Phrae… Partez¬†!

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Je ne sais pas pourquoi mais j’ai des envies de bord de mer et d√©cide donc de retourner sur Bangkok pour attaquer la partie Sud de mon programme pr√©vue normalement plus tard. Difficile de r√©sister √†¬† l’appel du large. Redescendant sur la capitale, je d√©cide de m’arr√™ter √†¬† Phrae. Le Lonely Planet, d√©crit la ville comme pleine de charme et m’a donn√© envie.
Premi√®re constatation, c’est pas ici qu’il faut faire ce qui est devenu une habitude pour moi √†¬† savoir partir √†¬† l’aveuglette chercher un h√ītel. Il y a tr√®s tr√®s peu d’h√ītels √†¬† Phrae. Je finis donc par essayer de trouver un de ceux indiqu√©s dans le guide. La ville n’est effectivement pas touristique du tout¬†! Pas de TAT office, pas de police touristique, pas de carte √†¬† la station de bus, sauf celle affich√©e que j’ai h√©sit√© √†¬† arracher mais bon √ßa se fait pas alors je l’ai juste photographi√©e. Mais heureusement mon h√ītel, que j’ai fini par trouver gr√†¬Ęce √†¬† ma m√©moire visuelle digne des plus grands espions capable de retenir une carte dans ses moindres d√©tails, en a une. Mes affaires pos√©es, je me fais un circuit pour d√©couvrir les temples dans la vieille ville.

Rue de Phrae

Wat Luang Phrae Thailande

Apr√®s le Wat Luang dont le mus√©e est ferm√©, il est tard, faut dire, j’entends du bruit et me dirige dans la direction de la musique¬†? J’arrive rapidement devant un temple d’o√Ļ d√©passe de l’enceinte un grand Bouddha couch√© qui fait face au soleil qui se rapproche de son lit. J’en d√©duis, √†¬† tort, vous verrez, que je suis au Wat Phra Non (ce qui signifie temple du Bouddha couch√©) qui me semblait pas exactement l√†¬† pourtant. La construction semble r√©cente, un b√†¬Ętiment est d’ailleurs loin d’√™tre fini mais l’int√©rieur d√©j√†¬† d√©cor√© avec un autel et une statue de Bouddha accueille d√©j√†¬† des fid√®les. Je lui trouve du charme √†¬† ce petit wat et prends plein de photos ce qui attire l’attention d’un moine, le responsable du temple qui tient √†¬† m’en faire la promotion, me r√©v√®le son nom, Wat Pong Sunan, et m’encourage √†¬† le faire connaitre. Ben voil√†¬†, c’est fait¬†ūüėČ Et c’est vrai que s’il n’a pas un pass√© historique lointain, il est tr√®s int√©ressant et agr√©able.

Wat Pong Sunan Phrae

Wat Pong Sunan Phrae

Wat Pong Sunan Phrae

Le Wat Phra Non est un peu plus loin donc. Je croise en chemin la Vongburi House et surtout une petite kermesse o√Ļ je m’engouffre et ne passe pas inaper√ßu √©tant le seul farang. Il y avait notamment un groupe de 3 musiciens pleins d’entrain √†¬† la joie communicative.

Phrae Thailande

Le Soleil commence √†¬† bailler, faut que je me d√©p√™che si je veux faire des photos du Wat Phra Non avant qu’il n’y ait plus de lumi√®re¬†! Son wihaan principal est magnifique, particuli√®rement le jeu de to√ģts mais ce n’est pas lui qui abrite le Bouddha couch√©. Non, il se repose dans un b√†¬Ętiment bien plus modeste √†¬† l’arri√®re, sur le c√īt√©. Dor√©, aux traits raffin√©s, il est magnifique et aussi compliqu√© √†¬† photographier que tous les autres du pays enferm√©s entre quatre murs qui ne laissent que peu de recul. Pourtant, j’en ferai une bonne vingtaine de photos, jouant sur les cadrages et la profondeur de champ.

Wat Phra Non Phrae

Bouddha Wat Phra Non Phrae

Ce petit tour des temples √†¬† Phrae est vraiment agr√©able, par contre pour d√©couvrir les curiosit√©s hors de la ville, c’est plus compliqu√©. Il y a bien des songthews mais ils refusent de s’arr√™ter pour moi . La peur de me parler Anglais probablement. M√™me quand je sais lequel prendre. Au bout de deux qui ne s’arr√™tent pas et plus d’une heure d’attente car ils ne sont pas si fr√©quents, je jette l’√©ponge. Les rares samlaws ne me seront pas d’une plus grande aide. Bref, je fais encore un petit tour de la ville le matin suivant, le temps de voir quelques restes discret de ses remparts, de me faire percuter le bras par le r√©troviseur d’une voiture qui vole en √©clat sans l√†¬Ęcher mon appareil photo et de voir un tout petit Tha√Įlandais en descendre qu’au d√©but j’ai pris pour un enfant se confondre en excuses en faisant de nombreux wai et de visiter le temple en bois du Wat Chom Sawan, avant de prendre le bus pour Bangkok et transit sur la route de ma premi√®re √©tape du Sud¬†: Phetchaburi.

P.S: oui, j’oubliais, le nom de la ville se prononce Pr√® sinon, le jeu de mots du titre, il marche moins bien ūüėČ

Chiang Rai en passant par Chiang Mai

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Pour quitter Mae Hong Son, j’ai fait une folie que je n’avais jamais faite en Tha√Įlande auparavant¬†: j’ai pris l’avion¬†! Bon, pas un gros coucou, un tout petit bimoteur d’une quinzaine de places mais quand m√™me¬†! J’avoue, je n’avais pas le courage de faire 6 heures ou plus sur la route aux 1864 virages. Et puis, cet avion, sorte de minivan des airs, volait √†¬† une altitude mod√©r√©e ce qui m’a permis de pouvoir profiter du paysage mais si parfois la brume venait brouiller un peu l’image.
Arriv√© sur le tarmac de Chiang Mai, car oui, du pourtant assez grand, surtout le parking, a√©roport de Mae Hong Son vous avez un large choix de destinations qui va de Chiang Mai √†¬† Chiang Mai, en passant par Chiang Mai, sans oublier Chiang Mai bien √©videmment. Et deux compagnies se disputent cet immense march√©, Nok Air avec ses vrais avions de ligne mod√®les un peu r√©duits et Kan Air et ses maquettes volantes. Arriv√© √†¬† Chiang Mai donc, songthaew pour le terminal des bus et hop j’embarque dans un bus pour Chiang Rai, ou j’arrive 3 heures plus tard. Persuad√© que la ville doit √™tre tr√®s touristique et qu’il doit y a avoir pl√©thore d’h√ītels ici, je tire ma valise, d√©passe le amrch√© de nuit qui commence et m’aventure dans les rues. Un h√ītel au personnel fant√īme, un bien au-del√†¬† de mon budget, un qui se veut gruge et cool mais l’est aussi sur la propret√© et la d√©co des chambres, puis un complet, complet, complet, et enfin le Chiang Rai Hotel vieux et asthmatique mais o√Ļ je pose ma valise pour 250 bahts. Chambre avec ventilateur et chasse d’eau manuelle. Je pense que pour le prix, c’est correct mais pour parodier une pub, « √ßa c’√©tait avant¬†! » Avant d’avoir d√©couvert le Chat House, juste √†¬† c√īt√© du Wat Phra Keaw qui propose au m√™me prix une chambre bien plus jolie et confortable. Et me permettra d’aller me glisser dans le temple le matin pour la pri√®re des moines. Il y a d’ailleurs plusieurs autres guesthouses ou h√ītels √†¬† Chiang Rai bien plus int√©ressantes en ratio qualit√© de la chambre / prix¬†!
C√īt√© visites, je d√©couvre un peu tard, l’existence du petit tramway qui vous emm√®ne gratuitement faire le tour de ce qu’il y a √†¬† voir √†¬† Chiang Rai enfin pas tout mais l’essentiel et me fais donc un parcours p√©destre. Bon, je ne r√©siste pas √†¬† l’envie de g√†¬Ęcher le suspens: les temples de Chiang Rai sont parmi les plus beaux du pays. C’est probablement la ville qui compte le plus de temples int√©ressants dans laquelle j’ai fait √©tape et j’en ai vues un paquet !. Sortant les bras charg√©s de cartes et prospectus du bureau de la TAT, je commence par le Wat Phra Singh. Je suis surtout en admiration devant ses to√ģts, par contre pour voir le Bouddha qu’abrite le wihaan principal, faudra repasser car √†¬† 8h30, il n’a pas encore ouvert ses paupi√®res, euh pardon ses portes.

Wat Phra Singh Chiang Rai

Wat Phra Singh Chiang Rai

Le Wat Phra Keaw, qui a √©t√© l’h√īte du Bouddha d’√©meraude maintenant √†¬† Bangkok, est aussi un bel √©difice mais bizarrement, c’est son mus√©e sur le c√īt√© dont l’architecture me marque le plus et les statues et objets qu’il renferme, sont superbes. Je ne vous d√©taille pas tous les autres que j’ai visit√©s, ils ont tous un petit quelque chose qui m’a marqu√© mais vous conseille d’aller dire bonjour √†¬† l’ immense Bouddha assis du Wat Ched Yod. Il est simplement magnifique ! Je ne sais pas je suis sous le charme de son expression ou de sa prestance mais il me pla√ģt.

Bouddha du Wat Ched Yod de Chiang Rai

Wat Ched Yod de Chiang Rai

En dehors de la ville √†¬† une quinzaine de kilom√®tres se trouve le fameux White temple ou Wat Rong Khun de son vrai nom, que vous voyez sur toutes les brochures sur Chiang Rai. Forc√©ment, il faut que j’y aille. Et c’est assez facile en fait. Un bus local part toutes les demies heures depuis le Terminal des bus. Arriv√© t√īt, un peu avant 8h30, je suis loin d’√™tre seul. C’est matinal les touristes en fait ! La visite se fait sous les ordres, ou plut√īt les conseils appuy√©s de deux speakers qui r√©gulent le flot des visiteurs dans le sens unique de la visite. Envie de prendre une photo au d√©but de la petite all√©e qui se transforme en pont ? Move forward¬†! Mister keep walking ». Arriv√© devant le wihan, envie de photographier l’int√©rieur ? « No photo ». Normalement, il n’en faut pas plus pour me faire d√©tester un lieu mais ce temple est si original et raffin√© que j’oublie bien vite cette organisation qui, j’avoue, est n√©cessaire tant les curieux d√©barquent par cars entiers en un flux ininterrompu. Et l’artiste tha√Įlandais √†¬† l’origine de l’√©difice toujours pas achev√© et un excentrique qui me pla√ģt encore plus quand je d√©couvre le b√†¬Ętiment des toilettes presque aussi richement d√©cor√© que le temple mais dor√© lui par contre. Oui, le blanc c’est salissant !

White Temple de Chiang Rai

Bref, on ne peut pas passer √†¬† Chiang Rai sans aller voir le White Temple, c’est fait donc je peux r√©fl√©chir √†¬† la suite √†¬† donner √†¬† mon voyage en Tha√Įlande. Quelle sera ma prochaine √©tape ? Suspens…

Mae Hong Son mais y a person qui y répond

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Oui, je suis dans une phase titres qui font allusion tr√®s maladroitement √†¬† des chansons. D√©cid√© √†¬† finir la route de la mort qui vire, survire et revire, je me pr√©sente √†¬† la station de bus de Pa√Į √†¬† 11h comme le guichetier m’avait dit. En fait, s’il n’avait pas voulu me vendre de place dans ses minivans la veille et m’avait demand√© de venir ce matin, c’est pas qu’il ne les vendait pas √†¬† l’avance comme je croyais mais que tous ces v√©hicules du jour √©taient pleins et qu’√†¬† 11h c’est le bus local qui passe. Pris d’assaut par tous les pauvrets que les minivans n’ont pas voulu embarquer, il est litt√©ralement bond√© mais je r√©ussis √†¬† trouver une place assise, ce qui ne sera pas le cas d’une dizaine d’autres personnes. Les virages sont bien plus supportables dans ce bus rouge qui un peu comme moi √†¬† v√©lo l’avant-veille est en surr√©gime dans les mont√©es ou il fait presque du surplace. Du coup, pas de repas rendu avant la fin de la digestion.
Le terminal des bus de Mae Hong Son est tellement vide qu’on se demande presque s’il est ouvert. Il faut dire qu’il n’y a que peu d’arriv√©es et d√©parts par jour et qu’il est du coup surdimensionn√© (son a√©roport aussi mais j’y reviendrai). Install√© dans un petit bungalows en face du lac, je suis id√©alement plac√© pour aller voir les deux temples non-perch√©s les plus embl√©matiques de la ville et sa Walking Street, son march√© de nuit, quoi, dans une rue qui donne sur le lac et continue sur une partie du bord de ce dernier. Apr√®s un tour des temples ou je d√©couvre un √©tonnant bouddha de plusieurs m√®tres de haut en osier, je d√ģne donc assis en tailleur devant une petite table basse face au lac ou se refl√®tent le Wat Chong Kham et le Wat Chong Klang illumin√©s. Et hop au dodo.

Mae Hong Son

Le lendemain matin, mon objectif c’est le Wat Doi Kong Mu perch√© sur sa montagne. Un petit tour dans son homologue install√© au pied de la colline, le temps de me faire accueillir pas des chiens pas tr√®s amicaux, j’entame l’ascension par le chemin qui serpente sur la colline et alterne marches et sol plat mais montant. Et le voil√†¬† avec son chedi blanc qui se tient devant moi. Je fais le tour, monte derri√®re jusqu’√†¬† un petit temple avec un Bouddha debout. Je me faufile d√®s que je vois un coin d√©gag√© pour profiter de la vue. Puis, je redescends.

Wat Doi Kong Mu Mae Hong Son

Wat Doi Kong Mu Mae Hong Son

Vue sur Mae Hong Son

Visite du Wat Phra Non et son Bouddha couch√© mais surtout ces vestiges d’un vieil escalier maintenant impraticable qui semblait permettre d’acc√©der au Wat Doi Kong Mu quand il n’√©tait pas √©boul√© comme aujourd’hui. Reste les deux impressionnantes statues de Singha en pierre. Je crois que c’est probablement mon chouchou √†¬† Mae Hong Son m√™me si son Reclyning Buddha, en revanche, est un peu d√©cevant. Je vous passe les visites des autres temples bouddhistes de la ville que vous d√©couvrirez par vous-m√™mes mais ne peux m’emp√™cher de vous dire mon √©merveillement devant le Bouddha du second b√†¬Ętiment du Wat Hua Wiang et ma frustration de photographe de le voir en cage et si mal √©clair√©.
L’apr√®s-midi, sur un mountain bike √†¬† vitesses, je veux aller voir le village Shan. Un peu au hasard, attir√© par la vue d’une rizi√®re, je le lance √†¬† un moment sur une route qui part √†¬† gauche. Le paysage est magnifique. Vert √©meraude des plats de riz et reflets dans l’eau avec en arri√®re-plan les montagnes et le ciel bleu. Apr√®s avoir fait quelques clich√©s, je retourne sur la route du village que je parcours √†¬† v√©lo en excitant la curiosit√© des villageois crois√© surpris de voir un farang dans leurs rues. Je visite le temple et grimpe la colline en face qui accueille son annexe moins en proie au vertige. La mont√©e est abrupte, je la fait √†¬† pieds en poussant ma monture. Arriv√©e au sommet, les ouvriers et bonzes qui s’affairent √†¬† la construction, car oui, c’est un chantier l√†¬†-haut, s’amusent de me voir l√†¬†, l’air de dire « Mais y a rien √†¬† voir ici ! Il s’est crev√© √†¬† monter pour rien le farang ! ». Et c’est ce que je pense au d√©but mais, je d√©cide de quand m√™me faire un tour du chantier et notamment du chedi. Et il est assez avanc√© en fait, c’est surtout son rev√™tement qui lui manque. Et plus, je le regarde, plus je le trouve photog√©nique. J’en ferai une vingtaine de photos. Je reviendrai le voir achev√©, promis !

Mae Hong Son riziere

Mae Hong Son Province

Retour en ville, je rends mon v√©lo et repars m’installer au bord du lac √†¬† une petite table basse pour d√ģner pour un euro. J’ai d√©j√†¬† mes habitudes maintenant !

Reste cool baby sinon j’te dirais Pa√Į Pa√Į

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Apr√®s cette semaine pass√©e √†¬† Chiang Mai √†¬† apprendre √†¬† devenir une parfaite √©pouse tha√Įe qui sait cuisiner et parler la langue, il est temps de quitter la ville et ses remparts pour continuer mon voyage en Thailande. Direction Pa√Į. La route qui y m√®ne est mythique avec ces 700 et quelques virages en √†¬† peine plus de 100 kilom√®tres. Ils en font m√™me des T-Shirts. Et ils devraient remettre un dipl√īme √†¬† ceux qui l’ont fait en minivan et ont gard√© le contenu de leur estomac car √ßa c’est un vrai exploit. Une prouesse qu’un tiers des passagers n’aura pas accomplie. Moi, je m’en sors bien mais il n’aurait pas fallu que √ßa dure encore des heures (comme c’est le cas si on va jusqu’√†¬† Mae Hong Son).
Une fois dans cette petite bourgade perch√©e dans la montagne avec peu de voisines, un autre d√©fi commence : trouver les quatre ou cinq chambres, huttes, bungalows, n’importe encore libres. Cinq, je ne suis m√™me pas s√†¬Ľr d’exag√©rer. Apr√®s une bonne douzaine de mines d√©faites de g√©rants dans l’impossibilit√© de m’h√©berger ou d’autres moins causant affichant ¬ę Full ¬Ľ sur leur devanture, je m’assois par terre et tire mon arme secr√®te de mon sac : mon ordinateur avec ses listings d’h√©bergements. Pas le temps de saisir mon mot de passe qu’une petite voix, me demande si je cherche une chambre. Car il lui reste un bungalow. J’aurais fait 10 m√®tres de plus, je tombais sur son petit resort. 3 minutes apr√®s avoir enregistr√© et obtenu la cl√©, un couple demande un to√ģt, mine d√©faite de la propri√©taire, c’√©tait le dernier disponible. Les h√ītels √†¬† Pai ne connaissent pas la crise.
Vous l’aurez compris malgr√© sa difficult√© d’acc√®s √Ę‚ā¨‚Äúil y a aussi une piste d’atterrissage avec un vol Chiang Mai – Pai par jour dans les tout petits coucous de Kan Air pour ceux qui sont virageophobes- Pai est tr√®s touristique. Il y a clairement plus de farangs dans les rues que de Tha√Įs. Normalement, je devrais d√©tester mais il y a une ambiance qui me pla√ģt. Le d√©cor faut dire est superbe avec ces montagnes alentours, la petite rivi√®re et les ponts en bambou. Ici pas de grands h√ītels tout modernes, des complexes de huttes parfois tr√®s tr√®s simples, d’autres plus sophistiqu√©s, des petits h√ītels et guesthouses, quelques bungalows en dur dans quelques jardins. Ils semblent que les cl√©s du tourisme soient encore pour l’essentiel dans les mains des habitants. Et c’est probablement, la recette du succ√®s de Pa√Į outre ses atouts naturels.

Pai Thailande

Thailande Pai

Pai ba,boo bridge

Le soir, les deux walking streets s’animent et proposent √†¬† manger, boire et bien √©videment toutes sortes de produits, plus ou moins artisanaux, √†¬† acheter en souvenir. Le chedi du Wat Klang s’illumine et l’homme de paille de Pa√Į sort de sa tani√®re pour se faire photographier avec les passants. Le Soi 1 ou se concentrent les bars et restaurants accueille ceux qui veulent se poser √†¬† une table. Cuisine tha√Įe et large choix de plats plus occidentaux comme les tr√®s pris√©s burgers maison de Burger Queen. Une fois, couch√© dans mon bungalow avec ventilateur, je me dis que je ne devrais pas avoir trop chaud. Excellent pronostic puisqu’en cours de nuit, je me suis r√©veill√© pour enfiler mon gros pull en laine. Brrrr√Ę‚ā¨¬¶ Fait froid la nuit ici ! Et le matin avant 10 heures aussi. Frais et pimpant mais surtout frais donc, je m’√©lance sur les routes avec le v√©lo de ville lou√© √†¬† mon resort. Direction le Wat Mae Yen qui parait-il offre une belle vue et est √†¬† 2-3 kilom√®tres. Je laisse mon v√©hicule au bas du petit escalier de pierre qui se dresse jusqu’au temple et hop, j’entame l’ascension. Un peu avant les 20 derni√®res marches, je croise la route qui en fait m√®ne au temple sans n√©cessit√© de grimper cet escalier. Mai pen rai. Je continue √†¬† pieds. Et c’est vrai que le point de vue est sympathique. Le temple lui n’a rien d’exceptionnel si ce n’est sa tranquillit√© et dans quelques mois, son grand Bouddha pour l’instant en construction sur la colline √†¬† c√īt√© et auquel je vais rendre visite par un sentier qui n’en est pas un mais est probablement le passage qu’empruntent les ouvriers.

Pai Wat Mae Yen

Wat Mae Yen Pai Thailande

L’apr√®s-midi, ambitieux, je me suis pr√©vu un circuit, Wat Nam Hoo , village chinois puis village Lisu tout √†¬† c√īt√© et enfin Mo Paeng Waterfall. Bilan avec un tel v√©lo qui d√®s que la route grimpe d’un pourcent fait presque du surplace malgr√© mes efforts appuy√©s, j’arrive au temple en nage et me jette sur le stand qui propose des fruits shakes et apr√®s une pause sirottage de jus de past√®que frapp√© (aucun fruit n’a √©t√© bless√© pendant cette s√©quence√Ę‚ā¨¬¶ euh en fait si, au temps pour moi), je visite ce temple sans un grand int√©r√™t architectural non plus. C’est sa statue de Bouddha d’o√Ļ se serait √©coul√© de l’eau qui le rend fameux. On repart avec une nouvelle strat√©gie, maintenant quand √ßa monte, je descends et continue √†¬† pieds, jusqu’√†¬† ceux que la route soit plus cl√©mente. Le village chinois n’est pas tr√®s loin. La seule partie vraiment traditionnelle est plus un √©co-mus√©e qu’un village. Tout √†¬† √©t√© reconstitu√© et sent le neuf. Pas d’√†¬Ęme si ce n’est une √†¬Ęme de commer√ßant avec boutiques de souvenirs et restaurants. Bref, je repars assez vite. Le village Lhisu est tout √†¬† c√īt√© mais je ne le vois pas. J’ai bien crois√© l’une ou l’autre personne en costume traditionnel mais pas plus que sur la route √†¬† scooter. Arriv√© √†¬† un croisement, je vois un panneau indiquant la cascade de Mo Paeng √†¬† 2 km. Youhou, c’est pas loin. Mais au bout d’un quart d’heure, je me demande combien de kilom√®tres fran√ßais fait un kilom√®tre tha√Į. Une jeune fille me fait le geste de fumer avec les doigts. Je lui r√©ponds en tha√Į que je ne fume pas. Elle insiste, moi, aussi. Un peu plus loin, m√™me sc√®ne, mais je comprends qu’en fait ce que je prenais pour une demande est une offre que je d√©cline. Bon, je suis crev√© et la route grimpe encore. Tant pis, je laisse tomber, demi-tour. Et quel pied, c’est presque que de la descente. Plus de 3h pour monter (avec les pauses visites), 30 minutes pour redescendre.
Le lendemain matin, balade dans la campagne du c√īt√© de la rivi√®re des complexes de bungalows en bambou, visite du Wat Klang qui r√©serve une jolie surprise dans un b√†¬Ętiment derri√®re son chedi. Deux Bouddhas sculpt√©s dans des troncs massifs. Et l’apr√®s-midi, parce que je n’aime pas rest√© sur un √©chec, je loue les services d’un moto-taxi pour m’emmener √†¬† la Mo Paeng Waterfall. Et d√©couvre que j’ai bien fait de renoncer, car il me restait encore du chemin pour l’atteindre. Pas la plus belle cascade de Tha√Įlande c’est s√†¬Ľr mais elle ponctue bien une balade en scooter (en v√©lo aussi si vous n’√™tes pas mort d’√©puisement en route).

Chiang Mai, cours toujours !

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Je ne sais pas si c’est parce que le Flower Festival Festival a commenc√© ce matin ou si c’est la proximit√© du Nouvel Chinois, le week-end prochain ou encore le succ√®s du film chinois Lost In Thailand qui a para√ģt-il fait exploser le tourisme du Pays du Matin Calme ici mais je n’ai jamais connu la ville avec autant de touristes dont beaucoup de Chinois effectivement, les Fran√ßais arrivant bien plac√©s. Je vais de guest house avec panneau « FULL » en guest house qui a « No Vacancy ». Toutes les pensions de Chiang Mai sont pleines √†¬† craquer ou quoi ? Lass√©, je vais au Sumit Hotel, plus fonctionnel que coquet mais qui a toujours de la place. Ouf, me voil√†¬† enfin log√© ! D’autant plus heureux que j’ai pr√©vu de rester une semaine ici et de prendre 3h de cours de tha√Į par jour avec une prof particuli√®re.
La fin d’apr√®s-midi arrive, je vais dans le coin du carr√© de la vieille ville qui se transforme en immense march√© pour les 3 jours de la F√™te des Fleurs de Chiang Mai et me fais mon petit menu au fil des stands. Je m’installe √†¬† une table ou se trouvent d√©j√†¬† une Tha√Įlandaise et sa fille √†¬† qui je demande en tha√Į si je peux m’asseoir l√†¬†. Pas que je veux particuli√®rement me socialiser mais il y a peu de places libres. Le lendemain, lever aux aurores, le d√©fil√© des chars fleuris commence √†¬† 8h, heure officielle. A 10h30 p√©tantes donc s’√©lancent depuis le pont Nawarat les premiers figurants en costumes et les carrosses floraux. C’est peu la cohue pour faire des photos. Je d√©cide d’aller plus loin que la ligne de d√©part officielle dans la rue apr√®s le pont. Beaucoup moins de monde, plus agr√©able pour photographier m√™me si du coup, les √©quipages sont au repos ou en pleines retouches maquillages. Je passe l’apr√®s-midi dans le parc Nong Buak Hat transform√© en f√™te foraine avec stand de massage sur la pelouse sous le plus grand arbre du parc. Pas le meilleur massage que j’ai eu mais pour le cadre, √ßa vaut le coup et y avait m√™me une petite file d’attente.

Chiang Flower Festival

Chiang Flower Festival 2013

Kermesse Flower Festival

Fete des Fleurs Chiang Mai

Les jours suivants sont plus studieux, j’ai tous les jours sauf le mercredi que j’ai gard√© de libre, 1h30 de cours de tha√Įlandais le matin et 1h30 l’apr√®s-midi. Avec Khru Lah (khru signifie enseignant en tha√Į) que j’aurais vite fait de surnommer Cruella tant c’est une prof √†¬† l’ancienne intransigeante, d√©sagr√©able presque parfois et elle le reconna√ģt elle-m√™me. Lors de l’avant dernier cours, elle me dira qu’elle est m√©chante avec tous ses √©l√®ves que ce n’est pas juste moi. Et c’est vrai qu’on s’habitue et que c’est une bonne fa√ßon de tester sa motivation. Apr√®s les premiers cours, je gal√©rais avec les diff√©rentes intonations, mon point faible en tha√Į, mais on me comprend quand m√™me. Aussi bien qu’un Tha√Įlandais bourr√© me dira-t-elle. C’est d√©j√†¬† √ßa ! Et disons-le, elle ne m’aura pas dessaoul√©. Faut 6 mois pour plus avoir la gueule de bois, il para√ģt. Du coup, je suis un peu perplexe, je ne sais pas s’il est judicieux de recommander Ajaan Lah √Ę‚ā¨‚Äúelle a insist√© pour que je l’appelle comme √ßa, ajaan √©tant le terme pour les profs d’universit√© bien qu’elle signe elle-m√™me tous ses docs, mails, cartes de visite Khru Lah– stakhanoviste des cours de tha√Į s’il en est avec 12 heures de le√ßons par jour, 7 jours sur 7 et juste une demie heure pour manger.
J’aurais utilis√© « mon jour de repos » pour aller au Doi Suthep et visiter les tr√®s inint√©ressants villages hmongs propos√©s depuis l√†¬†-haut. D√©couvert d’autres temples dont un ou se tient Donald mangeant une soupe de nouilles, fait un tour au march√© de nuit trop commercial et tourn√© vers les touristes pour moi, manger dans les temples de la Sunday Walking Street, pris des cours de cuisine tha√Įe (√†¬† l’Asia Scenic Thai Cooking School) et mang√© le meilleur repas que j’ai fait en Tha√Įlande depuis des ann√©es. Et c’est moi qui l’ai fait ! Reste l’angoisse de savoir si quand je recommencerai les recettes chez moi, √ßa sera aussi r√©ussi√Ę‚ā¨¬¶ Bref, il est temps d’aller √†¬† Pa√Į maintenant.


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