Articles du mois mars 2013

Koh Samui que ça mouille !

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Une fois réveillé, je me précipite sur la plage et ouf Koh Samui est de nouveau là. C’est décidé, j’y vais. Ayant largement le temps avant mon bateau et jamais trop enthousiaste à l’idée de négocier avec les songtheaws qui en plus ici roulent comme des dératés, je fais les 2 km et quelques jusqu’à Thong Sala à pieds en tirant ma valise.

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Bophut- Koh Samui
Au guichet de Songserm, j’échange mon billet contre un autocollant puis m’assois sur une petite barrière. Il commence à pleuvoir les gens se massent sous le tout petit préau. Je reste à l’écart et sors mon parapluie. Tout à coup, c’est la panique. Des trombes d’eau tombent du ciel. Koh Samui fait à nouveau sa timide tandis que ça joue des coudes pour se mettre à l’abri. Il n’y pas de place pour tout le monde. Même avec mon parapluie sous lequel j’ai une réfugiée, je suis bien humide. A quelques mètres de moi, une jolie jeune fille doit regretter d’avoir mis un débardeur blanc sans soutien-gorge. Je me rince l’œil, tout le reste de mon corps étant mouillé  autant généraliser aux yeux. Le bateau a vingt minutes de retard. On reste en plan sous le déluge. Une thaïlandaise qui a eu une idée lumineuse, passe en vendant de grands sacs poubelle. 20 bahts l’unité, ça part comme des petits pains avec une marge commerciale substantielle. Le bateau arrive, les passagers dégoulinants se pressent à bord. Arrivé à Nathon à Koh Samui, un minivan m’attend et me dépose à mon hôtel. Le Lek City Hotel à Chaweng. Le soir, m’assoupissant devant mon ordinateur en triant mes photos de Koh Phangan, je suis sorti de ma torpeur par la musique du Lido, le fameux « C’est féérique ». Ca vient du cabaret, le Moulin Rouge juste en face de l’hôtel et ses  ladyboys.

Koh Samui, jour un, il pleut presque toute la journée. Jour 2 pareil. Jour 3, la pluie s’arrête vers 8h, je me précipite dehors pour regarder le ciel qui a l’air dégagé. Ici, je me suis fixée une mission presque impossible : trouver Jack Ryan. Non, ce n’est pas un agent secret américain, juste un vélo qui se dit jakrian en thaï. Et à Chaweng, c’est pas gagné de trouver quelqu’un qui en loue ! J’ai fini par dénicher ce qui doit être le seul magasin de location et réparation de bicyclettes. Il n’ouvre que dans une heure et demi, je décide de monter à la pagode dorée perchée sur la colline qui surplombe le lac Chaweng en attendant. La route qui y mène y à quelques mètres. J’aime la vue sur l’aéroport et le Chaweng Lake qu’on a de là-haut.

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Je redescends et loue ma monture pour la journée. Presque aussi cher qu’un scooter mais je suis écolo moi. Et hop, direction Bophut, avec comme étapes prévues, le Wat Plai Laem et sa grande statue aux multiples bras, le Big Buddha et le Bophut Fishing Village. Sympathique ce Wat Plai Laem, je m’étais promis de venir le voir à mon retour à Samui. Arrivé au village de pêcheurs qui est plus un village d’hôtels et pensions sympas pour touristes, le ciel très noir finit par déverser son eau.

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Dés qu’il se calme, je me risque à repartir. Pour continuer ma route mais vite découragé par un ciel devant moi de plus en plus menaçant, je finis par renter à mon hôtel non sans essuyer les déferlantes que les voitures font jaillir en passant dans les larges flaques de la chaussée. Après une bonne douche et des habits propres, je fais un tour à la Walking Street de Chaweng, puis m’installe au Duke’s  écouter la musique live et manger un délicieux hamburger bacon (oui, j’ai craqué). Bon allez, y en a marre de la pluie, demain, je m’en vais. Cap sur Phuket. Et vous allez voir ce sera toute une aventure…

Koh Phangan sans Full Moon Party

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Il faut que les Français perdent l’habitude d’aller à Koh Fangan, ça n’existe pas. Koh Pangan par contre est bien la voisine de Koh Samui où tous les états de la lune ou presque sont prétexte à la fête. De même aucune Fitsanulok, aucun Wat Fo, aucune Koh Fi Fi ou Fuket en Thaïlande. Quoi que pour les deux dernières bizarrement, les gens prononcent leurs noms correctement en général.
Après un passage éclair à Koh Tao encore plus inondé de touristes que lors de mon dernier séjour, Hat Sairee étant littéralement envahie, le temps de découvrir les généreux sandwichs au poulet grillé du tout petit stand presque en face des bureaux de Lompraya (60 bahts), de crapahuter et me baigner dans l’eau calme et cristalline d’un coin de Mae Haad sans bateaux et avec une petite dizaine de touristes seulement, je troque la moitié de mon billet de bateau pour un sticker bleu qui me fait officiellement membre de ceux qui vont à Koh Phangan.  Là, je réside au Power Beach à Ban Tai, une plage entre Thong Sala, où se trouve le port et Hat Rin, le théâtre de la fameuse Full Moon Party de Koh Phangan. La dernière a eu lieu il y a quatre jours et apparemment, les derniers fêtards viennent juste de quitter les lieux. Mon complexe est presque vide. Ma mission, si je l’accepte : trouver un vélo à louer. Et c’est pas chose aisée ici. Des loueurs de scooters y en a pléthore mais alors un deux roues à pédalier, c’est rare, très rare. Je finis par trouver une agence de voyage à Thong Sala à 2 km de marche de là où je réside qui en a un. Je le loue jusqu’au lendemain soir et hop on part à la découverte du Wat Khao Tham perché sur le flanc d’une colline dont je fais le dernier kilomètres d’ascension à pieds. Mon vélo citadin n’aime pas quand ça grimpe. En pleine forêt, le temple est un petit havre de paix qui accueille d’ailleurs une fois par mois des retraites de méditation de 10 jours mais c’est surtout pour son point de vue qu’on lui rend visite. Et effectivement la vue est imprenable. Enfin, je l’ai quand même prise… en photo. Je n’ai pas la patience d’attendre mais ce doit le meilleur endroit de l’île pour observer le coucher du soleil.

Le 2e jour, je décide d’aller à Hat Rin, la plus belle plage, il paraît, et la plus fêtarde donc. Jusqu’au milieu de Ban Kai, je pédale en sifflotant mais rapidement la route prend régulièrement de la hauteur me forçant à poser pied à terre et pousser mon fidèle destrier.  Et y a des ascensions très très abruptes qui bizarrement ne descendent qu’à peine avant de monter et monter encore. Bref, un parcours pas trop indiqué à vélo sauf si vous avez les mêmes vitamines et le même vélo qu’Amstrong. J’arrive finalement à la grande descente qui mène à Hat Rin. Sunrise Beach, son sable blanc sa mer gentiment agitée mais turquoise me déçoit presque, je m’attendais à quelque chose de plus spectaculaire avec moins de vagues probablement. Voilà, la scène du crime où tous les 28 jours, des fêtards venus du monde entier se dévergondent. Il ne reste plus grande monde, une soixantaine de personnes sur le sable et ils sont tout calmes. Dans les rues justes derrière, je découvre une concentration de petites cliniques de premiers soins au kilomètre carré comme nulle part ailleurs en Thaïlande. Je vais jusqu’à l’embarcadère d’où partent les navettes qui rejoignent Koh Samui juste en face au niveau de son Big Buddha et pique une longue tête –deux en fait, j’y suis retourné- à Sunset Beach à l’eau plus calme et la plage quasie déserte. Sur le chemin du retour, je ne sais pas si c’est que je me suis habitué mais je trouve la route plus facile. Fatigante toujours mais moins interminable.

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Un crochet par le Wat Po et son sauna aux herbes pour finir de suer un bon coup pour 10 bahts. La durée d’utilisation est illimitée mais j’en sors au bout de 10 minutes, un quart d’heure, je ne peux pas dire le cadrant de ma montre est embué ! Enfin, si je portais une montre, il le serait. Après avoir rendu mon joli vélo de fillette, je finis la journée par picorer aux différents stands du marché de nuit de Thong Sala avant de reprendre mes 2 km de marche pour retrouver mon hôtel.

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Le lendemain, je marche jusqu’à Thong Sala en passant par l’intérieur de l’île à la recherche du Wat Phra Yai, littéralement « temple du grand Bouddha », sa statue est à peu près 90 fois moins grande que le Bouddha du Wat Muang d’Ang Thong, bref, la grandeur est une chose relative. Location du même vélo fillette puis  randonnée autour de la très assoiffée Phaeng Waterfall qui s’essouffle un peu en cette fin de saison sèche et ascension jusqu’au Domsila Viewpoint d’où la vue sur un quart de l’île est impressionnante. On ne regrette pas les efforts pour y parvenir. Par contre rapidement le ciel se montre menaçant et du coup visibilité et surtout  photos moyennes. Qu’importe j’y étais !

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Je m’approvisionne au marché de nuit et fais mes 2 kilomètres à pieds habituels pour retrouver mon bungalow. Trempette dans un mètre d’eau, même à plusieurs dizaines de mètres du bord, la mer ne m’encercle qu’au niveau des cuisses. Je regarde en face et stupeur… Koh Samui a disparu ! Je vais aller où moi demain ? Le rideau de pluie camoufle parfaitement l’île. Quelques minutes après, il pleut dru sur Koh Phangan aussi. Demain, départ pour Koh Samui, enfin si elle réapparaît.

Chumphon deux en un

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A la gare de Bang Saphan Yai, j’attends mon train sur un des bancs en ciment. Je ne sais plus comment la conversation a commencé d’autant que mon interlocuteur ne parle pas un mot d’Anglais mais j’ai sympathisé avec un Thaï qui lui aussi descend à Chumphon voir son frère. Il me proposera d’ailleurs de m’héberger une fois dans le train, proposition que j’ai peut-être acceptée un peu vite. Surtout quand je vois comme il dévore des yeux ma voisine montée en même temps que nous dans le wagon, avec qui il a aussi engagé la conversation et qui s’arrête aussi à Chumphon. A croire que tout le monde va à Chumphon dans ce train ! Bref, je commence à cogiter un peu et lui demande finalement comme test si son frère est marié. Si je débarque dans une famille, je serai plus rassuré qu’avec deux frères dont un déshabilleur du regard. « Mai mee » répond-t-il, bon, faut que je trouve une échappatoire. Simple, à peine sur le quai de la gare de Chumphon, je suis démarché pour embarquer directement sur un bateau de nuit pour Koh Tao et fais mine d’accepter et d’être désolé pour mon nouvel ami. Bon, en toute honnêteté, j’ai probablement été méfiant pour rien mais bon…

Une fois qu’il a le dos tourné, j’envoie bouler la rabatteuse de l’agence de voyage car j’aimerais rester au moins ce soir ici et décider ensuite. Je pose mes affaires au Sri Chumphon Hotel en face de la Fame Guesthouse dans une grande chambre avec ventilateur pour 330 bahts la nuit. Et demande en thaï au réceptionniste qui n’a pas compris en Anglais où est le night market. « Liao kwa, fai deng liao saï », c’est facile, je sors, vais à droite puis à gauche au feu et c’est tout droit. Je tombe dans un charmant petit marché plein de stands de nourriture avec en plus une scène et apparemment des événements et élections pour promouvoir les produits locaux. Il faut dire que je suis dans un marché au top euh pardon OTOP (One Tambon One Product) dont le but est de valoriser les produits locaux de la province. Je fais des photos et près de la scène des enfants commencent à me faire « Hello, what’s you name ? », Je leur répond en thaï et ça devient l’attroupement autour de moi, ils me posent plein de questions que je ne comprends pas toujours, m’offre des chips et me font promettre de revenir demain. Ce que je ferai même si je leur avais dit ne pas être sûr. Suis content d’être resté et que le gars de l’hôtel mais pas envoyé au marché de nuit officiel bien plus ennuyeux et avec un choix de nourriture moins varié. Ici, le poisson grillé pané à l’ail et les brochettes de bœufs au miel avec quelques pad thai étaient délicieux. J’ai d’ailleurs repris le même menu le lendemain tellement j’ai aimé avec en plus un kiwi fruit shake. J’en salive encore !

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Oui, bon vous allez me dire : « Et Chumphon alors ? ». Vais me faire passer un savon à Chumphon, je vous jure ! Ben, c’est vrai que la ville en elle-même outre ses habitants accueillants et ce marché OTOP, n’a que peu d’attractions touristiques. Et pourquoi s’embêter à en avoir quand tout farang qui y met le pied se voit proposer mille et une solutions pour en partir le plus vite possible et ne rien en voir. Il y a au moins deux plages sympathiques à une vingtaine de kilomètres de la ville. J’ai nommé Hat Ao Thung Wua Laen et Hat Sairee. Je reste donc deux jours, un pour chacune. Pour la 1ère, il faut prendre un songtheaw qui trente minutes plus tard, me laissera à destination allégé de 30 baths. La longue plage est sympathique et ressemble à ce que vous pouvez voir à Hua Hin, une mer agitée et pas bleu turquoise avec une plage ici assez peu fréquentée. Il y a quelques complexes de bungalows et bars sur un petit kilomètre puis plus rien. Je fais des photos, pique une tête dans l’eau et barbote plus que je nage à cause des vagues mais ça fait du bien. Vient l’heure de rentrer. Je demande au policier qui bine devant son kiosque quand passe le prochain songtheaw. Dans 20-30 minutes. Je m’installe au restaurant au coin avec une glace et attends. Mon carrosse arrive mais refuse de me prendre. « Klap baan ! », il rentre chez lui. Du coup les femmes du restaurant l’assaillent de questions et je comprends que c’est fini, après lui plus personne. Evidemment, il finira par me ramener à mon hotel à Chumphon contre dix fois le prix de l’aller, parce que je suis son seul passager. Ca ressemble un peu à un coup monté mais bon j’ai pas eu envie de faire du stop ce qui aurait probablement marché.

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Hat Sairee, c’est un bus cette fois qui y va, un de ces vieux modèles comme à Sukhothai, le 1785 et je pars tôt le matin pour éviter la même mésaventure que la veille mais c’était probablement inutile car sur cette ligne les bus sont très réguliers et probablement plus fiables. Je visite le navire de guerre en compagnie d’une classe d’enfants thaïlandais, visite le Kromluang Chumphon Ket Udom Sak Palace juste au-dessus, des monuments, soyons honnêtes pas des plus intéressants puis file sur la plage. Une fois passée la partie en train d’être remblayer , le cadre est joli mais la plage jonchée de détritus. Ca s’améliore au niveau des resorts mais il reste des bouteilles, sacs plastiques et cannettes. Vraiment dommage car sinon, ce serait une petit coin superbe. Je pose quand même mes affaires et vais piquer une tête. L’eau, elle a l’air propre et on y est bien. Une grosse demie-heure de trempette et mon ventre gargouille. Il est l’heure en même temps ! Je réponds à l’invitation assez sèche d’une restauratrice qui a au moins le mérite d’être là contrairement à la plupart de ses voisines pourtant très nombreuses. Et les prix sont incroyablement élevés. C’est la première fois que je ne vois que des prix à 3 chiffres sur une carte d’un restaurant de ce type. Il y a un restaurant qui à l’air plus modeste au début de la plage mais je décide de rester. J’avais déjà commandé à boire avant de voir la carte. On m’amène mon Pepsi. Une bouteille d’un litre et demi ! Ils sont contents d’avoir trouvé un client et tentent de charger la note au maximum ou quoi ! Bref, je demande une petite bouteille et dans les légumes sautés à 100 baths, d’avoir un peu de poulet. J’en aurai, très peu et la moitié sera du cartilage mais j’en aurai. Bref, pas une adresse que je recommande. Je comprends d’ailleurs assez mal tous les resorts et restaurants vides qui sont là et proposent des prix dignes de Koh Tao alors qu’ils n’ont pas le décor qui va avec. Quel intérêt s’ils n’ont aucun client ? Peut-être que le week-end, ils font le plein de Chumphonnais (oui, je tente, je sais pas comment on dit) qui ne peuvent pas aller sur les îles et se fichent donc d’être souvent vides. Bref, tant que la plage ne sera pas nettoyée, Hat Sairee n’est pas très intéressante à aller voir. J’ai préférée Thung Wua Laen du coup.

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Demain, je vais quand même partir d’ici et aller moi aussi sur les îles voisines. Mais Chumphon, n’est pas qu’une ville dortoir qui héberge les voyageurs en transit vers les Koh d’à côté c’est aussi un coin avec des plages donc je n’ai expérimenté que les plus proches mais qui sont peu touristiques et probablement de bonnes alternatives aux surpeuplées Koh Tao, Phangan et Samui. Les plages sont moins belles mais tellement plus tranquilles. Pour peu qu’elles soient en plus propres…

Allons à Bang Saphan

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Suite à l’excellent massage des pieds et surtout le petit snack cacahuètes caramélisées au sésame et banane qui accompagnait le thé que vous offre traditionnellement la plupart des salons de massage, enfin si vous avez demandé un massage traditionnel lui aussi, j’avais envie de rester une journée de plus à Hua Hin et prévu d’aller d’un coup de songthaew vert à Khao Thakiab. C’est un coin que j’aime bien. Je descends tout guilleret à l’accueil de ma guesthouse et propose de payer la nuit à venir. « Already have booking ». Mince me voilà à la rue. J’avoue, j’avais un peu prévu le coup et décidé que ce serait la disponibilité de ma chambre qui déciderait de la suite de mon voyage en Thaïlande. Bang Saphan Yai étant ma prochaine destination prévue, je vais donc y aller dés aujourd’hui. Coup d’œil aux horaires des trains, il y en a un dans 20 minutes, j’ai pas fait ma valise, il faut 10 minutes pour aller à la gare à pieds, je suis large ! Je prends mon temps, discute un peu. Pas de panique, les stressés, en Thaïlande, les trains sont toujours en retard, celui-ci vient de Bangkok, je lui pronostique environ un heure de retard. Et je joue gros sur ce pari car le suivant est à 17h. Et ben au final, il aura eu 1h20 de retard. Large, je vous dis !
Arrivé sur le quai de Bang Saphan Yai après plus de 3 heures de tchoutchou, je ne m’embête pas et demande à un moto-taxi de me trouver un bungalow sur la plage pour un bon prix. Course 100 bahts, chambre 250 bahts à 28 pas de la plage (j’ai compté). Le coin est calme, la ville est à 5 kilomètres et ici des bungalows, un hôtel de luxe, un bar-laverie-salon de massage-café internet-restaurant et du sable brun devant une mer gentiment agitée qui le remue. Les visages pâles autour parlent tous Allemand, même certaines Thaïes baragouinent du Goethe.  C’est dans l’hôtel de luxe à 5000 THB la nuit à côté que ça cause quasiment exclusivement la France. Bien oui, on est le seul pays où y a pas la crise,  c’est Flamby qui l’a dit, on peut se le permettre. Mais je reste avec les germains question de budget. Après avoir mangé au Why not Bar, des beignets de crevettes et un plat de bÅ“uf sauté attendu plus de 45 minutes, oui, c’est pas un fast food et puis bon, ils sont pas étouffés par la concurrence, ça doit jouer. Je me balade un peu mais c’est calme. Au Coral Hotel, le repaire de mes compatriotes un groupe chante pour des clients à peine plus nombreux que lui, plus loin un restaurant et ensuite le noir, le calme… On doit s’ennuyer vite ici quand même, loin de la ville avec si peu d’animation…
Le lendemain, les choses sérieuses commencent, Je veux aller explorer le coin et j’ai besoin d’un vélo. L’établissement où je suis n’en a pas, il me conseille le Lola Bungalows mais pas de bicyclette non plus. C’est finalement un peu par hasard que la propriétaire de la GK Guesthouse me dit bonjour sur mon passage. Je lui pose la question à tout hasard. Et vous savez ce qu’on dit du hasard, il paraît qu’il fait bien les choses. Et c’est vrai ! Me voilà avec un vélo et en plus le droit de venir quand bon me semble utiliser le WIFI de la guesthouse même si je n’y dors pas. Reste plus qu’à trouver comment aller au Wat Khao Tham Marong réputé pour sa grotte. Je m’aventure d’abord sur le petit sentier qui mène à une première grotte avant de me retrouver dans la grande caverne de plusieurs chambres avec de jolies guirlandes de chauve-souris qui de temps en temps volent au-dessus de ma tête. A gauche un bouddha couché et un alignement d’autres statues. Je glisse un billet de 20 bahts dans l’urne des dons et me recueille quelques minutes. Il n’y a que moi dans la grotte. Enfin moi et quelques dizaines de petits Batmans. Un petit tour par la ville, puis Ramphuang Beach où je m’arrête manger  au Dulay Café ouvert mais qui m’ignore complètement donc je finis par partir et trouver un restaurant au décor mon classieux mais à l’accueil plus chaleureux. Je passe à côté des mangroves, traverse le pont et vais vers Bo Thong Lang. J’ai entendu parlé d’une jolie crique dans ce village de pêcheur. J’arrive d’abord sur une plage où trois pêcheurs relèvent leurs filets, un endroit assez joli mais pas propre propre. Plus loin se trouve un temple au bord de la plage. Deux moines sont allongés dans des transats, il faut dire c’est l’heure de la sieste. Et juste à côté la fameuse crique. C’est vrai que ça a bien plus de charme que les autres plages. Je me jette à l’eau mais rapidement je constate qu’il n’y a pas que des baigneurs qui flottent à la surface. Il y a aussi quelques bouteilles et sacs plastiques. Du coup, j’écourte un peu ma baignade. Vraiment dommage !

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Une grande boucle à vélo plus tard en passant par le grand port de marchandises, le village de pêcheurs de Ao Yang, devant le café Dulay qui semble avoir accepté enfin de s’occuper de ses clients, un cul de sac, une descente impressionnate et quelques mètres sur le chemin chaotique qui longe le plage me revoilà à mon bungalows. La nuit s’est cassée la binette enfin elle est tombée. Je sors pour manger. C’est encore plus désert que la veille. Même le Why not bar est fermé. Le I-Talay,  restaurant plus loin, fermé, le restaurant du Coral Resort, trop cher… C’est une fête bouddhiste m’explique le réceptionniste. Je finis par trouver de quoi me sustenter au Coco Resort un peu plus loin, c’est avec le Coral Resort, le seul endroit de Suan Luang Beach ouvert où l’on peut manger ce soir. Et il y a du monde ! Je rencontre une argentine qui n’a d’autre choix que de s’asseoir en face de moi, forte affluence oblige. Je lui file mes quelques bons plans de la journée notamment où louer un vélo et comment aller à la petite crique aux bouteilles qui flottent.
Le lendemain matin, je peux faire la grâce matinée, mon train est relativement tard et sera probablement en retard. Je me pique une tête dans l’eau. Je retrouve mon Argentine qui vient eptit déjeuner ici, le Lola Bungalows voisin n’a pas de restaurant. Pas de vélo, pas de resto, y a rien chez Lola ! 😉 Retête dans la mer. Repas de midi au restaurant de mon resort. On y mange très très bien ! Pour ceux que ça intéressent c’est le Roy Tawan House. En dessert, je commande un moto-taxi pour la gare. Mon billet pour Chumphon en poche (20 baths pour 2h de trajet), je vais déguster une part de gâteau à la Sweet Home Bakery un peu après le Rama Inn. Et hop retour à la gare. Prochain arrêt, Chumphon…

Hua Hin en coup de vent

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Un petit tour en bus local rouge à discuter avec un thaï qui visiblement ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche. Pour l’amour, je ne sais pas mais pour l’eau fraîche, je suis formel ! Et s’il paraît que je parle aussi bien Thaï qu’un Thaïlandais bourré, je dois dire que la réciproque n’est pas tellement vraie. Je ne comprends pas tout ce qu’il dit mais on arrive à avoir une conversation. Je suis quand même content quand il descend un peu avant Cha-Am.

Une fois à Hua Hin, je presse le bouton pour signaler que je veux descendre. Je commence à bien connaître. Je ne réfléchis pas, direction, la MA Guesthouse qui en plus me trouvera la chambre la moins chère qu’elle ne m’ait jamais donnée. Un peu plus petite mais toute aussi confortable. La dernière fois que j’étais là, c’était il y a un an mais elle me reconnaît. Enfin, elle se souvient que je suis déjà venu. Le code du Wifi n’a pas changé. J’enfile mon maillot de bain et m’en vais à la plage. La mer m’avait manqué. Je traverse Poonsuk Road, une des rues de Thaïlande où je suis le plus beau. Après avoir gonflé mon ego de tous ces « Hello handsome », j’achète une glace dans un 7 Eleven (c’est un peu mon rituel quand je suis ici). Je pose mes affaires sur sable et hop, trempette dans la grande bleue. Oui, je sais, fallait attendre 2 heures après avoir mangé mon cornet mais j’ai pas eu la patience.

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Si j’ai à nouveau fait une halte ici, c’est aussi pour réparer un manque. Je ne suis toujours pas allé voir le Wat Huay Mongkhon qu’on voit pourtant sur tous les dépliants touristiques et dans les excursions proposées par les agences. Le lendemain, je traîne donc près de la gare d’où sont censés partir les songthaews blancs qui y vont mais aucun à l’horizon. J’attends devant la gare un quart d’heure puis vais manger dans un boui-boui en face. Il est que 10h mais bon le riz sauté, y a pas d’heure pour en manger. Ah non, je confonds avec un saucisson… Bref, une fois mon assiette finie, toujours pas de pick-up blanc. Je décide d’aller à l’Office de Tourisme pas très loin pour me renseigner mais c’est fermé. On est dimanche. Je traîne sur le carrefour et là que vois-je ? Un songthaew blanc. Je monte à l’arrière. Après avoir passé, coup sur coup les deux marchés flottants d’Hua Hin, la route devient plus confidentielle. On arrive enfin, l’endroit est immense. La statue du moine Luang Pu Thuat domine un grand escalier avec de part et d’autre, deux statues d’éléphants avec le même moine assis sur leur dos. Je joue au basket pièce de monnaie qui consiste à jeter un bath dans la gueule de l’animal sans qu’il ne retombe par terre. J’échoue lamentablement à mes 3 essais. J’étais meilleur avec le Fat Buddha du Wat Muang à Ang Thong. Un plus loin une rangée d’arbres factices accueillent les feuilles toutes aussi factices sur lesquelles les fidèles écrivent un vÅ“u ou une prière. Et sur le côté de la plateforme avec l’imposante statue du moine, les gens s’agglutinent pour acheter des bouteilles d’eau de la marque Singha. C’est vrai, il fait chaud mais j’avais jamais vu les Thaïlandais aussi désireux d’acheter à boire. Et puis le prix est élevé quand même ! Je regarde d’un peu plus près les bouteilles et comprends qu’il s’agit d’eau bénite. Tout s’explique. Retour dans le songthaew blanc où je retrouve le même groupe de trois jeunes filles avec qui j’avais fait le trajet aller et retour à Hua Hin.

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Enfin, non, je m’arrête en route au Sam Pan Nam Floating Market, le marché flottant du kilomètre 3. Je connaissais son voisin mais lui pas encore. Et bien, il est beaucoup plus sympa ! Ici, il y a du monde. Beaucoup plus de monde ! Et des vrais bateaux de pêche. Je fais le tour, mange un morceau et reprends un pick-up pour rentrer en ville.

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Petite sieste, trempette dans l’eau salée et pizza, avant d’aller au salon de massage que j’ai repéré un peu plus tôt et qui propose un nuad tao (massage des pieds) pour 180 baths quand partout ailleurs c’est 250 au moins. Logiquement, je devrais m’en mordre les doigts (de pieds si on veut continuer à rester cohérent) mais le massage est tout à fait bien et surtout après au lieu du simple traditionnel thé, j’ai droit à… Je vous le dirai dans mon prochain billet;)


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