Articles du mois février 2013

Phetchaburi, Petchburi, ou Phetburi √† vous de choisir…

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Pour aller dans le sud de la Tha√Įlande depuis Bangkok en bus, il faut se rendre, et c’est assez logique finalement, au Terminal Sud ou Sa√Į Ta√Į Ma√Ź pour les intimes. Seulement voil√†, des 3 terminaux de bus de la capitale tha√Įlandaise, c’est le moins pratique d’acc√®s. L’esprit aventureux et un peu pr√®s de mes sous aussi, je d√©cide d’y aller en bus. Je prends le 511 qui pour moins de 30 baths et un trajet o√Ļ il ne faut pas √™tre press√©, m’y d√©pose, une heure et demie plus tard. L’endroit avait √©tait inond√© en 2011 et a pas mal chang√© depuis. Les guichets pour prendre un billet sont √† l’√©tage. ¬ę¬†Petchaburi, 100 THB¬†¬Ľ. Je croyais √™tre dans un bus mais me voil√† dans un minivan que ma grosse valise semble emb√™ter. Les Tha√Įlandais voyagent beaucoup plus l√©ger que les touristes farangs¬†!

Pour une fois le chauffeur ne se croit pas dans un jeu de rallye sur console. Je le trouve presque lent, c’est vous dire¬†! Arriv√© √† Phetchaburi, ou Petchburi ou m√™me Phetburi, selon votre degr√©s de fain√©antise, mon carrosse blanc s’arr√™te √† c√īt√© du march√©. Il est presque midi, je m’installe donc √† la table d’un petit restaurant sur le march√©. J’attends, j’attends, personne ne vient. Ils me voient mais je crois que je leur fais peur. Pourtant, je suis gentil, moi¬†! Ils ne doivent pas parler Anglais et ne pas oser venir me parler. Apr√®s un bon quart d’heure √† se regarder en chien de fa√Įence, je lance un ¬ę¬†Koh tod na krap, Gin dai mai krap¬†?¬†¬Ľ et un homme avec un grand sourire vient me voir et prend enfin ma commande. Il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes ici. Le ventre plein, reste √† trouver un h√ītel, fid√®le √† mes nouvelles habitudes, je n’ai rien rep√©r√©, et commence √† partir vers la montagne qui accueille le symbole de la ville. Logiquement, les h√ītels et guesthouses devraient √™tre par l√†. Je me rend vite compte que l’emploi du pluriel est optimiste mais fini par trouver le Khao Wang Hotel, presque au pied du mont. Un vieil h√ītel, un peu cher pour la sobri√©t√© et la rusticit√© de ces chambres et la r√©ception derri√®re sa grille fait un peu accueil de prsion mais bon, je ne suis pas l√† pour faire des grasses mats et puis il est juste √† c√īt√© de l’attraction principale de Phetchaburi, le Phra Nakhon Khiri (Babybel, Boursin, il para√ģt que quand on cite des marques, il faut en dire au moins 3 √† cause du CSA). J‚Äôentame l’ascension entre les singes et les panneaux qui vous encouragent √† vous m√©fier d’eux. Pourtant, aucun ne m’aura chercher des poux dans la t√™te. Ils font √ßa entre eux¬†! La ballade est sympa, j’arrive au Palais Royal en partie transform√© en mus√©e. Pas le plus beau monument que j’ai vu en Tha√Įlande surtout dans un lieu qui se fait appeler ¬ę¬†Parc Historique¬†¬Ľ mais pour le cadre, √ßa vaut le coup. C’est plus le grand chedi blanc un peu plus loin qui m’attire. Il offre une vue imprenable sur la ville et on peut se balader √† l’int√©rieur. Y a pas beaucoup de visiteurs. C’est peut-√™tre pour √ßa que j’aime bien l’endroit. Sur le mont Khao Wang (d’o√Ļ le nom de mon h√ītel), il y a aussi un temple encore un peu plus loin. Pas un tr√©sor d‚Äôarchitecture mais il offre une vue sympathique. Je m’appr√™te √† redescendre quand une voix m’encourage √† me d√©p√™cher la derni√®re rotation de la journ√©e de la remont√©e (et redescente aussi du coup) m√©canique est sur le point de partir. Je descends √† pieds, moi, madame¬†!
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Je continue ma promenade au pied de la montagne sans but pr√©cis et d√©couvre un temple √† la fa√ßade √©tonnante, le Wat Khoi. J’en fais le tour en photographiant quand une dame m’approche et se propose de m’ouvrir les portes pour me montrer l’int√©rieur, C’est gentil¬†! Au Wat Pha Non, un peu plus loin, c’est une peu l’inverse. J’entre et me recueille devant le long Bouddha couch√© quand je vois les moines s’activer, les lumi√®res s’√©teindre une √† une. Ils voudraient me mettre √† la porte qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Le soir, je me balade dans la ville, je rep√®re un restaurant pas loin de l’h√ītel o√Ļ je mange un excellent repas typiquement tha√Į puis je pars √† la d√©couverte de la ville, la nuit. Le chedi blanc illumin√© du Wat Mahathat Worawihan en point de mire. Je d√©couvre une petite guesthouse qui a l’air sympathique et entre discuter avec la patronne. Elle m’explique avec enthousiasme qu’il y a plein de choses √† voir √† Phetchaburi et me les liste, carte √† l’appui. Je lui promets de revenir le lendemain poser mes valises chez elle. Ce que je fais. Je suis le seul client du Sabaiee Resort. Pas tr√®s touristique, je vous dis, Phetchaburi. La chambre est belle et confortable mais le trafic m‚Äôoblige √† mettre des bouchons dans les oreilles pour esp√©rer fermer l’oeil. Le lendemain, la propri√©taire me met √† disposition un v√©lo et je pars √† l’assaut des temples et du Palais Royal. Je commence par le Wat Yai Sunawaram et ses magnifiques Bouddhas, continue par le Wat Kamphaneg Laeng, sanctuaire khmer dont il ne reste plus grand chose, puis le Wat Ko Kaew Suttharam, pause d√©jeuner et direction le Phra Ram Ratchaniwet, le Palais Royal, quoi. Devant, un photographe de mariage avec assistant r√©flecteur et maquillage shoote un couple. Je visite l’int√©rieur et prends quelques photos malgr√© l’interdiction formelle (pas bien!) et remonte sur mon fid√®le destrier √† p√©dales pour aller √† la Tham Khao Luang Cave, qui abrite un temple. Il y fait bien frais en ce milieu d’apr√®s-midi, c’est agr√©able. Et puis l’endroit me pla√ģt bien m√™me si mon arr√™t au petit guichet des renseignements avant d’entrer dans le gouffre m’apprend que je n’aurai pas la chance d’avoir le rayon de soleil qui p√©n√®tre dans le temple par un puits de lumi√®re et qu’on retrouve sur les plus fameuses photos de ce dernier. Tant pis…

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Une bien belle surprise que cette ville de Phetchaburi, riche en temples int√©ressants. Il y a tr√®s peu de touristes √©trangers et donc tr√®s peu de guesthouses et h√ītels √† Phetchaburi. Je n’y suis pas all√© mais il y a deux plages √† une quinzaine de kilom√®tres de la ville. Pour la plage, je verrai √† Hua Hin o√Ļ je compte faire une rapide √©tape.

Phrae… Partez¬†!

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Je ne sais pas pourquoi mais j’ai des envies de bord de mer et d√©cide donc de retourner sur Bangkok pour attaquer la partie Sud de mon programme pr√©vue normalement plus tard. Difficile de r√©sister √†¬† l’appel du large. Redescendant sur la capitale, je d√©cide de m’arr√™ter √†¬† Phrae. Le Lonely Planet, d√©crit la ville comme pleine de charme et m’a donn√© envie.
Premi√®re constatation, c’est pas ici qu’il faut faire ce qui est devenu une habitude pour moi √†¬† savoir partir √†¬† l’aveuglette chercher un h√ītel. Il y a tr√®s tr√®s peu d’h√ītels √†¬† Phrae. Je finis donc par essayer de trouver un de ceux indiqu√©s dans le guide. La ville n’est effectivement pas touristique du tout¬†! Pas de TAT office, pas de police touristique, pas de carte √†¬† la station de bus, sauf celle affich√©e que j’ai h√©sit√© √†¬† arracher mais bon √ßa se fait pas alors je l’ai juste photographi√©e. Mais heureusement mon h√ītel, que j’ai fini par trouver gr√†¬Ęce √†¬† ma m√©moire visuelle digne des plus grands espions capable de retenir une carte dans ses moindres d√©tails, en a une. Mes affaires pos√©es, je me fais un circuit pour d√©couvrir les temples dans la vieille ville.

Rue de Phrae

Wat Luang Phrae Thailande

Apr√®s le Wat Luang dont le mus√©e est ferm√©, il est tard, faut dire, j’entends du bruit et me dirige dans la direction de la musique¬†? J’arrive rapidement devant un temple d’o√Ļ d√©passe de l’enceinte un grand Bouddha couch√© qui fait face au soleil qui se rapproche de son lit. J’en d√©duis, √†¬† tort, vous verrez, que je suis au Wat Phra Non (ce qui signifie temple du Bouddha couch√©) qui me semblait pas exactement l√†¬† pourtant. La construction semble r√©cente, un b√†¬Ętiment est d’ailleurs loin d’√™tre fini mais l’int√©rieur d√©j√†¬† d√©cor√© avec un autel et une statue de Bouddha accueille d√©j√†¬† des fid√®les. Je lui trouve du charme √†¬† ce petit wat et prends plein de photos ce qui attire l’attention d’un moine, le responsable du temple qui tient √†¬† m’en faire la promotion, me r√©v√®le son nom, Wat Pong Sunan, et m’encourage √†¬† le faire connaitre. Ben voil√†¬†, c’est fait¬†ūüėČ Et c’est vrai que s’il n’a pas un pass√© historique lointain, il est tr√®s int√©ressant et agr√©able.

Wat Pong Sunan Phrae

Wat Pong Sunan Phrae

Wat Pong Sunan Phrae

Le Wat Phra Non est un peu plus loin donc. Je croise en chemin la Vongburi House et surtout une petite kermesse o√Ļ je m’engouffre et ne passe pas inaper√ßu √©tant le seul farang. Il y avait notamment un groupe de 3 musiciens pleins d’entrain √†¬† la joie communicative.

Phrae Thailande

Le Soleil commence √†¬† bailler, faut que je me d√©p√™che si je veux faire des photos du Wat Phra Non avant qu’il n’y ait plus de lumi√®re¬†! Son wihaan principal est magnifique, particuli√®rement le jeu de to√ģts mais ce n’est pas lui qui abrite le Bouddha couch√©. Non, il se repose dans un b√†¬Ętiment bien plus modeste √†¬† l’arri√®re, sur le c√īt√©. Dor√©, aux traits raffin√©s, il est magnifique et aussi compliqu√© √†¬† photographier que tous les autres du pays enferm√©s entre quatre murs qui ne laissent que peu de recul. Pourtant, j’en ferai une bonne vingtaine de photos, jouant sur les cadrages et la profondeur de champ.

Wat Phra Non Phrae

Bouddha Wat Phra Non Phrae

Ce petit tour des temples √†¬† Phrae est vraiment agr√©able, par contre pour d√©couvrir les curiosit√©s hors de la ville, c’est plus compliqu√©. Il y a bien des songthews mais ils refusent de s’arr√™ter pour moi . La peur de me parler Anglais probablement. M√™me quand je sais lequel prendre. Au bout de deux qui ne s’arr√™tent pas et plus d’une heure d’attente car ils ne sont pas si fr√©quents, je jette l’√©ponge. Les rares samlaws ne me seront pas d’une plus grande aide. Bref, je fais encore un petit tour de la ville le matin suivant, le temps de voir quelques restes discret de ses remparts, de me faire percuter le bras par le r√©troviseur d’une voiture qui vole en √©clat sans l√†¬Ęcher mon appareil photo et de voir un tout petit Tha√Įlandais en descendre qu’au d√©but j’ai pris pour un enfant se confondre en excuses en faisant de nombreux wai et de visiter le temple en bois du Wat Chom Sawan, avant de prendre le bus pour Bangkok et transit sur la route de ma premi√®re √©tape du Sud¬†: Phetchaburi.

P.S: oui, j’oubliais, le nom de la ville se prononce Pr√® sinon, le jeu de mots du titre, il marche moins bien ūüėČ

Chiang Rai en passant par Chiang Mai

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Pour quitter Mae Hong Son, j’ai fait une folie que je n’avais jamais faite en Tha√Įlande auparavant¬†: j’ai pris l’avion¬†! Bon, pas un gros coucou, un tout petit bimoteur d’une quinzaine de places mais quand m√™me¬†! J’avoue, je n’avais pas le courage de faire 6 heures ou plus sur la route aux 1864 virages. Et puis, cet avion, sorte de minivan des airs, volait √†¬† une altitude mod√©r√©e ce qui m’a permis de pouvoir profiter du paysage mais si parfois la brume venait brouiller un peu l’image.
Arriv√© sur le tarmac de Chiang Mai, car oui, du pourtant assez grand, surtout le parking, a√©roport de Mae Hong Son vous avez un large choix de destinations qui va de Chiang Mai √†¬† Chiang Mai, en passant par Chiang Mai, sans oublier Chiang Mai bien √©videmment. Et deux compagnies se disputent cet immense march√©, Nok Air avec ses vrais avions de ligne mod√®les un peu r√©duits et Kan Air et ses maquettes volantes. Arriv√© √†¬† Chiang Mai donc, songthaew pour le terminal des bus et hop j’embarque dans un bus pour Chiang Rai, ou j’arrive 3 heures plus tard. Persuad√© que la ville doit √™tre tr√®s touristique et qu’il doit y a avoir pl√©thore d’h√ītels ici, je tire ma valise, d√©passe le amrch√© de nuit qui commence et m’aventure dans les rues. Un h√ītel au personnel fant√īme, un bien au-del√†¬† de mon budget, un qui se veut gruge et cool mais l’est aussi sur la propret√© et la d√©co des chambres, puis un complet, complet, complet, et enfin le Chiang Rai Hotel vieux et asthmatique mais o√Ļ je pose ma valise pour 250 bahts. Chambre avec ventilateur et chasse d’eau manuelle. Je pense que pour le prix, c’est correct mais pour parodier une pub, « √ßa c’√©tait avant¬†! » Avant d’avoir d√©couvert le Chat House, juste √†¬† c√īt√© du Wat Phra Keaw qui propose au m√™me prix une chambre bien plus jolie et confortable. Et me permettra d’aller me glisser dans le temple le matin pour la pri√®re des moines. Il y a d’ailleurs plusieurs autres guesthouses ou h√ītels √†¬† Chiang Rai bien plus int√©ressantes en ratio qualit√© de la chambre / prix¬†!
C√īt√© visites, je d√©couvre un peu tard, l’existence du petit tramway qui vous emm√®ne gratuitement faire le tour de ce qu’il y a √†¬† voir √†¬† Chiang Rai enfin pas tout mais l’essentiel et me fais donc un parcours p√©destre. Bon, je ne r√©siste pas √†¬† l’envie de g√†¬Ęcher le suspens: les temples de Chiang Rai sont parmi les plus beaux du pays. C’est probablement la ville qui compte le plus de temples int√©ressants dans laquelle j’ai fait √©tape et j’en ai vues un paquet !. Sortant les bras charg√©s de cartes et prospectus du bureau de la TAT, je commence par le Wat Phra Singh. Je suis surtout en admiration devant ses to√ģts, par contre pour voir le Bouddha qu’abrite le wihaan principal, faudra repasser car √†¬† 8h30, il n’a pas encore ouvert ses paupi√®res, euh pardon ses portes.

Wat Phra Singh Chiang Rai

Wat Phra Singh Chiang Rai

Le Wat Phra Keaw, qui a √©t√© l’h√īte du Bouddha d’√©meraude maintenant √†¬† Bangkok, est aussi un bel √©difice mais bizarrement, c’est son mus√©e sur le c√īt√© dont l’architecture me marque le plus et les statues et objets qu’il renferme, sont superbes. Je ne vous d√©taille pas tous les autres que j’ai visit√©s, ils ont tous un petit quelque chose qui m’a marqu√© mais vous conseille d’aller dire bonjour √†¬† l’ immense Bouddha assis du Wat Ched Yod. Il est simplement magnifique ! Je ne sais pas je suis sous le charme de son expression ou de sa prestance mais il me pla√ģt.

Bouddha du Wat Ched Yod de Chiang Rai

Wat Ched Yod de Chiang Rai

En dehors de la ville √†¬† une quinzaine de kilom√®tres se trouve le fameux White temple ou Wat Rong Khun de son vrai nom, que vous voyez sur toutes les brochures sur Chiang Rai. Forc√©ment, il faut que j’y aille. Et c’est assez facile en fait. Un bus local part toutes les demies heures depuis le Terminal des bus. Arriv√© t√īt, un peu avant 8h30, je suis loin d’√™tre seul. C’est matinal les touristes en fait ! La visite se fait sous les ordres, ou plut√īt les conseils appuy√©s de deux speakers qui r√©gulent le flot des visiteurs dans le sens unique de la visite. Envie de prendre une photo au d√©but de la petite all√©e qui se transforme en pont ? Move forward¬†! Mister keep walking ». Arriv√© devant le wihan, envie de photographier l’int√©rieur ? « No photo ». Normalement, il n’en faut pas plus pour me faire d√©tester un lieu mais ce temple est si original et raffin√© que j’oublie bien vite cette organisation qui, j’avoue, est n√©cessaire tant les curieux d√©barquent par cars entiers en un flux ininterrompu. Et l’artiste tha√Įlandais √†¬† l’origine de l’√©difice toujours pas achev√© et un excentrique qui me pla√ģt encore plus quand je d√©couvre le b√†¬Ętiment des toilettes presque aussi richement d√©cor√© que le temple mais dor√© lui par contre. Oui, le blanc c’est salissant !

White Temple de Chiang Rai

Bref, on ne peut pas passer √†¬† Chiang Rai sans aller voir le White Temple, c’est fait donc je peux r√©fl√©chir √†¬† la suite √†¬† donner √†¬† mon voyage en Tha√Įlande. Quelle sera ma prochaine √©tape ? Suspens…

Mae Hong Son mais y a person qui y répond

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Oui, je suis dans une phase titres qui font allusion tr√®s maladroitement √†¬† des chansons. D√©cid√© √†¬† finir la route de la mort qui vire, survire et revire, je me pr√©sente √†¬† la station de bus de Pa√Į √†¬† 11h comme le guichetier m’avait dit. En fait, s’il n’avait pas voulu me vendre de place dans ses minivans la veille et m’avait demand√© de venir ce matin, c’est pas qu’il ne les vendait pas √†¬† l’avance comme je croyais mais que tous ces v√©hicules du jour √©taient pleins et qu’√†¬† 11h c’est le bus local qui passe. Pris d’assaut par tous les pauvrets que les minivans n’ont pas voulu embarquer, il est litt√©ralement bond√© mais je r√©ussis √†¬† trouver une place assise, ce qui ne sera pas le cas d’une dizaine d’autres personnes. Les virages sont bien plus supportables dans ce bus rouge qui un peu comme moi √†¬† v√©lo l’avant-veille est en surr√©gime dans les mont√©es ou il fait presque du surplace. Du coup, pas de repas rendu avant la fin de la digestion.
Le terminal des bus de Mae Hong Son est tellement vide qu’on se demande presque s’il est ouvert. Il faut dire qu’il n’y a que peu d’arriv√©es et d√©parts par jour et qu’il est du coup surdimensionn√© (son a√©roport aussi mais j’y reviendrai). Install√© dans un petit bungalows en face du lac, je suis id√©alement plac√© pour aller voir les deux temples non-perch√©s les plus embl√©matiques de la ville et sa Walking Street, son march√© de nuit, quoi, dans une rue qui donne sur le lac et continue sur une partie du bord de ce dernier. Apr√®s un tour des temples ou je d√©couvre un √©tonnant bouddha de plusieurs m√®tres de haut en osier, je d√ģne donc assis en tailleur devant une petite table basse face au lac ou se refl√®tent le Wat Chong Kham et le Wat Chong Klang illumin√©s. Et hop au dodo.

Mae Hong Son

Le lendemain matin, mon objectif c’est le Wat Doi Kong Mu perch√© sur sa montagne. Un petit tour dans son homologue install√© au pied de la colline, le temps de me faire accueillir pas des chiens pas tr√®s amicaux, j’entame l’ascension par le chemin qui serpente sur la colline et alterne marches et sol plat mais montant. Et le voil√†¬† avec son chedi blanc qui se tient devant moi. Je fais le tour, monte derri√®re jusqu’√†¬† un petit temple avec un Bouddha debout. Je me faufile d√®s que je vois un coin d√©gag√© pour profiter de la vue. Puis, je redescends.

Wat Doi Kong Mu Mae Hong Son

Wat Doi Kong Mu Mae Hong Son

Vue sur Mae Hong Son

Visite du Wat Phra Non et son Bouddha couch√© mais surtout ces vestiges d’un vieil escalier maintenant impraticable qui semblait permettre d’acc√©der au Wat Doi Kong Mu quand il n’√©tait pas √©boul√© comme aujourd’hui. Reste les deux impressionnantes statues de Singha en pierre. Je crois que c’est probablement mon chouchou √†¬† Mae Hong Son m√™me si son Reclyning Buddha, en revanche, est un peu d√©cevant. Je vous passe les visites des autres temples bouddhistes de la ville que vous d√©couvrirez par vous-m√™mes mais ne peux m’emp√™cher de vous dire mon √©merveillement devant le Bouddha du second b√†¬Ętiment du Wat Hua Wiang et ma frustration de photographe de le voir en cage et si mal √©clair√©.
L’apr√®s-midi, sur un mountain bike √†¬† vitesses, je veux aller voir le village Shan. Un peu au hasard, attir√© par la vue d’une rizi√®re, je le lance √†¬† un moment sur une route qui part √†¬† gauche. Le paysage est magnifique. Vert √©meraude des plats de riz et reflets dans l’eau avec en arri√®re-plan les montagnes et le ciel bleu. Apr√®s avoir fait quelques clich√©s, je retourne sur la route du village que je parcours √†¬† v√©lo en excitant la curiosit√© des villageois crois√© surpris de voir un farang dans leurs rues. Je visite le temple et grimpe la colline en face qui accueille son annexe moins en proie au vertige. La mont√©e est abrupte, je la fait √†¬† pieds en poussant ma monture. Arriv√©e au sommet, les ouvriers et bonzes qui s’affairent √†¬† la construction, car oui, c’est un chantier l√†¬†-haut, s’amusent de me voir l√†¬†, l’air de dire « Mais y a rien √†¬† voir ici ! Il s’est crev√© √†¬† monter pour rien le farang ! ». Et c’est ce que je pense au d√©but mais, je d√©cide de quand m√™me faire un tour du chantier et notamment du chedi. Et il est assez avanc√© en fait, c’est surtout son rev√™tement qui lui manque. Et plus, je le regarde, plus je le trouve photog√©nique. J’en ferai une vingtaine de photos. Je reviendrai le voir achev√©, promis !

Mae Hong Son riziere

Mae Hong Son Province

Retour en ville, je rends mon v√©lo et repars m’installer au bord du lac √†¬† une petite table basse pour d√ģner pour un euro. J’ai d√©j√†¬† mes habitudes maintenant !

Reste cool baby sinon j’te dirais Pa√Į Pa√Į

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Apr√®s cette semaine pass√©e √†¬† Chiang Mai √†¬† apprendre √†¬† devenir une parfaite √©pouse tha√Įe qui sait cuisiner et parler la langue, il est temps de quitter la ville et ses remparts pour continuer mon voyage en Thailande. Direction Pa√Į. La route qui y m√®ne est mythique avec ces 700 et quelques virages en √†¬† peine plus de 100 kilom√®tres. Ils en font m√™me des T-Shirts. Et ils devraient remettre un dipl√īme √†¬† ceux qui l’ont fait en minivan et ont gard√© le contenu de leur estomac car √ßa c’est un vrai exploit. Une prouesse qu’un tiers des passagers n’aura pas accomplie. Moi, je m’en sors bien mais il n’aurait pas fallu que √ßa dure encore des heures (comme c’est le cas si on va jusqu’√†¬† Mae Hong Son).
Une fois dans cette petite bourgade perch√©e dans la montagne avec peu de voisines, un autre d√©fi commence : trouver les quatre ou cinq chambres, huttes, bungalows, n’importe encore libres. Cinq, je ne suis m√™me pas s√†¬Ľr d’exag√©rer. Apr√®s une bonne douzaine de mines d√©faites de g√©rants dans l’impossibilit√© de m’h√©berger ou d’autres moins causant affichant ¬ę Full ¬Ľ sur leur devanture, je m’assois par terre et tire mon arme secr√®te de mon sac : mon ordinateur avec ses listings d’h√©bergements. Pas le temps de saisir mon mot de passe qu’une petite voix, me demande si je cherche une chambre. Car il lui reste un bungalow. J’aurais fait 10 m√®tres de plus, je tombais sur son petit resort. 3 minutes apr√®s avoir enregistr√© et obtenu la cl√©, un couple demande un to√ģt, mine d√©faite de la propri√©taire, c’√©tait le dernier disponible. Les h√ītels √†¬† Pai ne connaissent pas la crise.
Vous l’aurez compris malgr√© sa difficult√© d’acc√®s √Ę‚ā¨‚Äúil y a aussi une piste d’atterrissage avec un vol Chiang Mai – Pai par jour dans les tout petits coucous de Kan Air pour ceux qui sont virageophobes- Pai est tr√®s touristique. Il y a clairement plus de farangs dans les rues que de Tha√Įs. Normalement, je devrais d√©tester mais il y a une ambiance qui me pla√ģt. Le d√©cor faut dire est superbe avec ces montagnes alentours, la petite rivi√®re et les ponts en bambou. Ici pas de grands h√ītels tout modernes, des complexes de huttes parfois tr√®s tr√®s simples, d’autres plus sophistiqu√©s, des petits h√ītels et guesthouses, quelques bungalows en dur dans quelques jardins. Ils semblent que les cl√©s du tourisme soient encore pour l’essentiel dans les mains des habitants. Et c’est probablement, la recette du succ√®s de Pa√Į outre ses atouts naturels.

Pai Thailande

Thailande Pai

Pai ba,boo bridge

Le soir, les deux walking streets s’animent et proposent √†¬† manger, boire et bien √©videment toutes sortes de produits, plus ou moins artisanaux, √†¬† acheter en souvenir. Le chedi du Wat Klang s’illumine et l’homme de paille de Pa√Į sort de sa tani√®re pour se faire photographier avec les passants. Le Soi 1 ou se concentrent les bars et restaurants accueille ceux qui veulent se poser √†¬† une table. Cuisine tha√Įe et large choix de plats plus occidentaux comme les tr√®s pris√©s burgers maison de Burger Queen. Une fois, couch√© dans mon bungalow avec ventilateur, je me dis que je ne devrais pas avoir trop chaud. Excellent pronostic puisqu’en cours de nuit, je me suis r√©veill√© pour enfiler mon gros pull en laine. Brrrr√Ę‚ā¨¬¶ Fait froid la nuit ici ! Et le matin avant 10 heures aussi. Frais et pimpant mais surtout frais donc, je m’√©lance sur les routes avec le v√©lo de ville lou√© √†¬† mon resort. Direction le Wat Mae Yen qui parait-il offre une belle vue et est √†¬† 2-3 kilom√®tres. Je laisse mon v√©hicule au bas du petit escalier de pierre qui se dresse jusqu’au temple et hop, j’entame l’ascension. Un peu avant les 20 derni√®res marches, je croise la route qui en fait m√®ne au temple sans n√©cessit√© de grimper cet escalier. Mai pen rai. Je continue √†¬† pieds. Et c’est vrai que le point de vue est sympathique. Le temple lui n’a rien d’exceptionnel si ce n’est sa tranquillit√© et dans quelques mois, son grand Bouddha pour l’instant en construction sur la colline √†¬† c√īt√© et auquel je vais rendre visite par un sentier qui n’en est pas un mais est probablement le passage qu’empruntent les ouvriers.

Pai Wat Mae Yen

Wat Mae Yen Pai Thailande

L’apr√®s-midi, ambitieux, je me suis pr√©vu un circuit, Wat Nam Hoo , village chinois puis village Lisu tout √†¬† c√īt√© et enfin Mo Paeng Waterfall. Bilan avec un tel v√©lo qui d√®s que la route grimpe d’un pourcent fait presque du surplace malgr√© mes efforts appuy√©s, j’arrive au temple en nage et me jette sur le stand qui propose des fruits shakes et apr√®s une pause sirottage de jus de past√®que frapp√© (aucun fruit n’a √©t√© bless√© pendant cette s√©quence√Ę‚ā¨¬¶ euh en fait si, au temps pour moi), je visite ce temple sans un grand int√©r√™t architectural non plus. C’est sa statue de Bouddha d’o√Ļ se serait √©coul√© de l’eau qui le rend fameux. On repart avec une nouvelle strat√©gie, maintenant quand √ßa monte, je descends et continue √†¬† pieds, jusqu’√†¬† ceux que la route soit plus cl√©mente. Le village chinois n’est pas tr√®s loin. La seule partie vraiment traditionnelle est plus un √©co-mus√©e qu’un village. Tout √†¬† √©t√© reconstitu√© et sent le neuf. Pas d’√†¬Ęme si ce n’est une √†¬Ęme de commer√ßant avec boutiques de souvenirs et restaurants. Bref, je repars assez vite. Le village Lhisu est tout √†¬† c√īt√© mais je ne le vois pas. J’ai bien crois√© l’une ou l’autre personne en costume traditionnel mais pas plus que sur la route √†¬† scooter. Arriv√© √†¬† un croisement, je vois un panneau indiquant la cascade de Mo Paeng √†¬† 2 km. Youhou, c’est pas loin. Mais au bout d’un quart d’heure, je me demande combien de kilom√®tres fran√ßais fait un kilom√®tre tha√Į. Une jeune fille me fait le geste de fumer avec les doigts. Je lui r√©ponds en tha√Į que je ne fume pas. Elle insiste, moi, aussi. Un peu plus loin, m√™me sc√®ne, mais je comprends qu’en fait ce que je prenais pour une demande est une offre que je d√©cline. Bon, je suis crev√© et la route grimpe encore. Tant pis, je laisse tomber, demi-tour. Et quel pied, c’est presque que de la descente. Plus de 3h pour monter (avec les pauses visites), 30 minutes pour redescendre.
Le lendemain matin, balade dans la campagne du c√īt√© de la rivi√®re des complexes de bungalows en bambou, visite du Wat Klang qui r√©serve une jolie surprise dans un b√†¬Ętiment derri√®re son chedi. Deux Bouddhas sculpt√©s dans des troncs massifs. Et l’apr√®s-midi, parce que je n’aime pas rest√© sur un √©chec, je loue les services d’un moto-taxi pour m’emmener √†¬† la Mo Paeng Waterfall. Et d√©couvre que j’ai bien fait de renoncer, car il me restait encore du chemin pour l’atteindre. Pas la plus belle cascade de Tha√Įlande c’est s√†¬Ľr mais elle ponctue bien une balade en scooter (en v√©lo aussi si vous n’√™tes pas mort d’√©puisement en route).

Chiang Mai, cours toujours !

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Je ne sais pas si c’est parce que le Flower Festival Festival a commenc√© ce matin ou si c’est la proximit√© du Nouvel Chinois, le week-end prochain ou encore le succ√®s du film chinois Lost In Thailand qui a para√ģt-il fait exploser le tourisme du Pays du Matin Calme ici mais je n’ai jamais connu la ville avec autant de touristes dont beaucoup de Chinois effectivement, les Fran√ßais arrivant bien plac√©s. Je vais de guest house avec panneau « FULL » en guest house qui a « No Vacancy ». Toutes les pensions de Chiang Mai sont pleines √†¬† craquer ou quoi ? Lass√©, je vais au Sumit Hotel, plus fonctionnel que coquet mais qui a toujours de la place. Ouf, me voil√†¬† enfin log√© ! D’autant plus heureux que j’ai pr√©vu de rester une semaine ici et de prendre 3h de cours de tha√Į par jour avec une prof particuli√®re.
La fin d’apr√®s-midi arrive, je vais dans le coin du carr√© de la vieille ville qui se transforme en immense march√© pour les 3 jours de la F√™te des Fleurs de Chiang Mai et me fais mon petit menu au fil des stands. Je m’installe √†¬† une table ou se trouvent d√©j√†¬† une Tha√Įlandaise et sa fille √†¬† qui je demande en tha√Į si je peux m’asseoir l√†¬†. Pas que je veux particuli√®rement me socialiser mais il y a peu de places libres. Le lendemain, lever aux aurores, le d√©fil√© des chars fleuris commence √†¬† 8h, heure officielle. A 10h30 p√©tantes donc s’√©lancent depuis le pont Nawarat les premiers figurants en costumes et les carrosses floraux. C’est peu la cohue pour faire des photos. Je d√©cide d’aller plus loin que la ligne de d√©part officielle dans la rue apr√®s le pont. Beaucoup moins de monde, plus agr√©able pour photographier m√™me si du coup, les √©quipages sont au repos ou en pleines retouches maquillages. Je passe l’apr√®s-midi dans le parc Nong Buak Hat transform√© en f√™te foraine avec stand de massage sur la pelouse sous le plus grand arbre du parc. Pas le meilleur massage que j’ai eu mais pour le cadre, √ßa vaut le coup et y avait m√™me une petite file d’attente.

Chiang Flower Festival

Chiang Flower Festival 2013

Kermesse Flower Festival

Fete des Fleurs Chiang Mai

Les jours suivants sont plus studieux, j’ai tous les jours sauf le mercredi que j’ai gard√© de libre, 1h30 de cours de tha√Įlandais le matin et 1h30 l’apr√®s-midi. Avec Khru Lah (khru signifie enseignant en tha√Į) que j’aurais vite fait de surnommer Cruella tant c’est une prof √†¬† l’ancienne intransigeante, d√©sagr√©able presque parfois et elle le reconna√ģt elle-m√™me. Lors de l’avant dernier cours, elle me dira qu’elle est m√©chante avec tous ses √©l√®ves que ce n’est pas juste moi. Et c’est vrai qu’on s’habitue et que c’est une bonne fa√ßon de tester sa motivation. Apr√®s les premiers cours, je gal√©rais avec les diff√©rentes intonations, mon point faible en tha√Į, mais on me comprend quand m√™me. Aussi bien qu’un Tha√Įlandais bourr√© me dira-t-elle. C’est d√©j√†¬† √ßa ! Et disons-le, elle ne m’aura pas dessaoul√©. Faut 6 mois pour plus avoir la gueule de bois, il para√ģt. Du coup, je suis un peu perplexe, je ne sais pas s’il est judicieux de recommander Ajaan Lah √Ę‚ā¨‚Äúelle a insist√© pour que je l’appelle comme √ßa, ajaan √©tant le terme pour les profs d’universit√© bien qu’elle signe elle-m√™me tous ses docs, mails, cartes de visite Khru Lah– stakhanoviste des cours de tha√Į s’il en est avec 12 heures de le√ßons par jour, 7 jours sur 7 et juste une demie heure pour manger.
J’aurais utilis√© « mon jour de repos » pour aller au Doi Suthep et visiter les tr√®s inint√©ressants villages hmongs propos√©s depuis l√†¬†-haut. D√©couvert d’autres temples dont un ou se tient Donald mangeant une soupe de nouilles, fait un tour au march√© de nuit trop commercial et tourn√© vers les touristes pour moi, manger dans les temples de la Sunday Walking Street, pris des cours de cuisine tha√Įe (√†¬† l’Asia Scenic Thai Cooking School) et mang√© le meilleur repas que j’ai fait en Tha√Įlande depuis des ann√©es. Et c’est moi qui l’ai fait ! Reste l’angoisse de savoir si quand je recommencerai les recettes chez moi, √ßa sera aussi r√©ussi√Ę‚ā¨¬¶ Bref, il est temps d’aller √†¬† Pa√Į maintenant.


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