Articles du mois juin 2012

Voir Phimai et se nourrir

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Si je suis dans le coin de Nakhon Ratchasima, ce n’est pas que pour me goinfrer de g√†¬Ęteaux de chez Korat Chef ( la tarte aux pommes juste sortie du four est un d√©lice aussi ) mais bien pour voir les temples khmers de la r√©gion.
Celui de Phimai m’attend. Si, si, il est au courant que je viens. Le r√©ceptionniste du matin de mon hotel est particuli√®rement serviable et de bon conseil, il m’explique comment attrapper le bus au passage sans aller jusqu’au terminal. A peine au bout de la rue, le bus arrive, me rep√®re. Discussion par gestes, il s’arr√™te et charge sa marchandise. Me charge √†¬† bord. Un peu moins de 2 heures, et le bus 1305 me d√©pose sur la place de la grande horloge √†¬† Phimai. Je n’ai absolument pas essayer de savoir o√Ļ loger avant d’arriver. Je fais trois pas et dans une petite rue √†¬† droite, je vois le panneau d’une guesthouse. J’ai trouv√© mon to√ģt pour la nuit. En plus, je d√©couvrirai apr√®s qu’elle est √†¬† 20 m√®tres de l’entr√©e du parc historique. Oui, c’est un peu pompeux comme appellation quand on sait qu’il n’y a qu’un temple, mais ils ont appel√© l’endroit Historical Park.

Phimai Historical Park

Phimai parc historique

Mes affaires pos√©es, je m’y pr√©sente, r√®gle les 100 bahts de l’entr√©e et √†¬† moi le temple. A moi et √†¬† un couple de Japonais. Construit un si√®cle avant celui d’Angkor, il lui aurait servi de mod√®le, toutes proportions gard√©es √©videmment. Et c’est vrai que face √†¬† lui, on lui trouve des airs de son illustre confr√®re. Je parcours chaque recoin. D√©range un peu les balayeurs qui l’√©poussettent en permanence et prends plein de photos. Vers 11h, l’endroit commence √†¬† se remplir de Tha√Įlandais qui viennent en famille visiter. Les enfants aiment courir dans les all√©es pendant que les parents immortalisent leur pr√©sence ici avec leur t√©l√©phones portables. Je fini par sortir et d√©guste les fameuses Phimai phad mee au Phimai Hotel. Il faut manger les sp√©cialit√©s quand on est dans une r√©gion. Pour vous les d√©crire, c’est un peu comme des pad thai mais avec quelques go√†¬Ľts en moins, pas de cacahu√®tes, peu d’√©chalottes, l’oeuf est plus brouill√© que m√©lang√©. Si j’√©tais m√©chant, je dirai que c’est des pad thai rat√©es en fait car moins gouteuses. Mais √ßa reste bon. Et pour 35 bahts, on va pas faire la fine bouche.

Phimai Historical Park

L’autre grande attraction de Phimai outre les restes de ses fortifications avec ses quatres portes, la Pratu Chai √©tant celle en meilleure forme et tr√®s agr√©able avec son √©tang et sa pelouse derri√®re, c’est le Sai Ngam. Ou Banyan Tree, c’est comme vous pr√©f√©rez. Kezaco ? Un parc, encore un, fait des ramifications d’un seul arbre, enfin selon la l√©gende qui s’emberlificotent partout, font des volutes √†¬† n’en plus finir. C’est √†¬† un peu moins de deux kilom√®tres du centre ville. En route ! En chemin, j’aper√ßois un immense Bouddha blanc d√©passer d’un temple. Je vais lui dire bonjour. Il est en pleine construction. Il y a une affiche avec le dessin du projet, √ßa va √™tre assez grandiose.

Phimai Bouddha

Apr√®s, avoir tourn√© autour du Sai Ngam et du petit lac qui lui fait face, je m’aventure dans le coeur de la vo√†¬Ľte form√©e des branches et racines de notre fameux arbre. Il y a des petits chemins, des tables et bancs pour s’installer m√™me et l’arbre originel, lieu de d√©votion. Un endroit surprenant dans un tr√®s joli d√©cor.

Phimai Sai Ngam

Phimai banyan Tree

En revenant, vers 16h30, je d√©couvre un march√© qui n’√©tait pas l√†¬† tout √†¬† l’heure. Ils m’en avaient parl√© √†¬† la guesthouse. C’est le march√© de nuit qui commence bien avant la nuit. Sur deux colonnes, il fait toute une rue et n’est quasi consacr√© qu’√†¬† la nourriture. J’y reviens plus tard y composer mon repas du soir. Trois grands nems avec leur sauce et feuilles de salade en entr√©e (10 THB chacun), des nouilles saut√©es au porc en plat de r√©sistance (10 THB), un beignet au s√©same en d√©ssert (10 THB) et le fameux cha yen tha√Į comme boisson, donc je ne sais toujours pas exactement ce qu’il y a dedans (10THB). Un succulent repas complet pour 60 THB ( 1,50 euros ). C’est un des march√©s de nuit les plus sympas que je connaisse. Pour peu qu’on ne cherche pas √†¬† y faire du shopping mais √†¬† y manger bien s√†¬Ľr. Je finis la soir√©e par un massage tha√Į avec quelques manipulations en moins, je suis trop grand, fait par une masseuse de 70 ans pass√©s qui fera une petite pri√®re avant. Une vraie masseuse qui me change de mon massage des pieds de Nakhon Ratachasima avec la fille qui regardait la t√©l√© en m√™me temps. Ca devait √™tre l’heure de son feuilleton pr√©f√©r√©.
Phimai est une toute petite ville organis√©e autour de son temple qui en est le coeur. Un vrai coup de coeur en ce qui me concerne et je suis bien content d’avoir fait le choix d’y dormir au lieu de faire l’aller retour dans la journ√©e depuis Korat. Ce qu’apparemment font la plupart des visiteurs car c’est vrai les options d’h√©bergements se comptent sur le doigts de la main et en saison basse comme en ce moment sont quasiment d√©sertes. Nous √©tions que 3 clients ou couples de clients dans ma guesthouse.

Visite de Nakhon Ratcha… de Korat quoi

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Allez maintenant, on visite Nakhon Ratchasima. Dans le prospectus de la TAT, il est mentionn√© le City Tram Tour. Un petit parcours pour d√©couvrir les principales attractions de la ville en √©tant v√©hicul√©. D√©part √†¬† 9:00 du monument Thao Suranaree. C’est bien √ßa, une visite avec chauffeur.
Arriv√© un quart d’heure avant le grand d√©part, je ne vois aucune indication et vais donc m’enqu√©rir de plus d’informations aupr√®s d’une vendeuse de rue. Petite conversation en Tha√Į un peu chaotique, je comprends quand m√™me que pas de City Tram Tour. J’appelle le num√©ro donn√© dans la brochure pour avoir des infos. Mon interlocuteur parle tr√®s mal Anglais et √ßa lui dit rien. Bref, je pense qu’en basse saison, il n’existe pas et suppose que sinon c’est une bonne option ( qui co√†¬Ľterait 20 THB par personne selon la l√©gende ). Mai pen rai, je suis grand, je vais me le faire moi-m√™me le parcours. Et √†¬† pattes du coup. Je commence par le Wat Payap, surtout int√©ressant pour son cave temple tr√®s artificiel car en surface mais joli quand m√™me. Un nouveau b√†¬Ętiment se construit avec une architecture classique un peu revisit√©e. Plus mastoque avec beaucoup de marbre. Faut le voir fini. Et derri√®re un bonze sculpte avec application un statue de Bouddha dans la terre glaise. Et il est plut√īt dou√©.

Korat Wat Payap

Bonze scumpte Bouddha

Je vous passe les temples interm√©diaires qui n’ont que peu d’int√©r√™t ( Wat Samakhi et le Wat dont j’avais r√©ussir le nom sur le coup mais qu’il faut que je remette la main sur la photo pour le d√©chiffrer √†¬† nouveau mais je suis un gros flemmard donc je le ferai pas ). Me voil√†¬† au Wat Sala Loi, qui est remarquable pour son b√†¬Ętiment ajout√© en 1973 et sa r√©interpr√©tation moderne de l’architecture ancestrale de temples bouddhistes. Il a m√™me gagn√© le prix du meilleur b√†¬Ętiment religieux d’avant-garde de la Siam Architects Society. Et c’est rare qu’un temple m√™me construit de nos jours ne reprennent pas exactement les structures habituelles avec des mat√©riaux plus modernes, √©videmment.

Korat Wat Sala Loi

Nakhon Ratchasima Wat Sala Loi

Un Wat Isan et un Wat Bun plus tard, pas franchement √©tonnants, petit tour √†¬† l’hotel pour faire la sieste. Le Sansabai que je conseille vivement mais chut, pas de pub, le CSA, nous observe. Je ressors avec l’intention d’aller voir le Wat Padawan, euh pardon, le Wat Pa Salawan, qui serait en pleine nature. J’aime les temples, j’aime la nature, je l’aime d√©j√†¬†. A peine fait deux pas dehors qu’une vitrine avec des muffins et des tartes attire mon regard. Je pousse la porte, l’accueil est chaleureux. La commis de cuisine apprenant que je suis Fran√ßais, me d√©clarera m√™me sa flamme en Fran√ßais. Bon, c’est moi, qui lui aurait appris ce que veut dire « je t’aime » mais c’est toujours bon √†¬† prendre. Deux muffins chocolat au lait framboise, deux et r√©chauff√©s s’il vous pla√ģt. Et je vous le dit la bouche pleine, « ils font faffement bons ! « . La boutique, s’appelle Korat Chef. Bref, on est l√†¬† pour visiter on a dit.
Je longe la voir ferr√©e et d√©couvre de jolies maisons en bois, comme au Talat 100 Pee Muang Ya mais avec en plus de jolis jardins verts et, je dois dire, souvent la peinture un peu plus √©caill√©e. Il est tr√®s agr√©able ce quartier. Quant au temple, c’est surtout son monument principal qui est int√©ressant. On se sent pas autant dans la nature que j’esp√©rais mais il y a un petit lac derri√®re et un petit restaurant avec terrasse sur le toit qui serait bien sympa pour diner un soir.

Korat Wat Payap

Bref, Khorat c’est surtout bien le soir. Les monuments valent moins le d√©placement que cette ambiance et le fait de d√ģner au Talat 100 Pee Muang Ya par exemple. C’est avant tout un point de d√©part pour le parc de Khoa Yai, un des plus mieux du monde, il para√ģt et Phimai et son temple khmer un des plus mieux de l’Isan aussi. Ah oui, je sais plus si je vous ai dit mais la r√©gion o√Ļ je suis, le Nord-Est, s’appelle l’Isan…

En route pour Nakhon Ratchas… pour Korat

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Oui, on ne va pas s’emb√™ter tout le monde dit Korat et personne n’utilise le nouveau nom m√™me si c’est celui marqu√© sur les bus, les panneaux de directions et la gare. En plus quand les gens l’utilisent, ils zappent le Nakhon et compresse le reste en Ratsima.
Ce matin, avant de quitter la capitale, j’ai d√©cid√© de me faire un bon petit dej. Le food center du Nana Square qui vient juste de faire chauffer ses marmites n’est pas pr√™t √†¬† me servir. Je pars donc √†¬† la recherche d’un resto de rue mais j’aper√ßois sur le Soi 11, une banderole pour des cours de cuisine. Et on peut y manger, pas ce que font les √©l√®ves,apparemment mais bien la cuisine du personnel. Rassur√©, je m’y attable et commande du poulet grill√© avec une sauce poivre, piment, citronnelle pas mauvaise du tout et du riz et en dessert des nems de banane fris saupoudr√©s de sucre glace avec un filet de sauce au caramel. Miam ! Le tout pour 100 THB. Un bon plan cette adresse. Vraiment. En plus, je crois qu’ils font aussi h√ītel et vu le d√©cor de la r√©ception qui est dans une maison en bois joliment d√©cor√©e ce qui n’est pas du tout courant dans le coin, √ßa doit pas √™tre mal.
Un peu l√†¬Ęche, j’ai pr√©f√©r√© faire le trajet de Bangkok √†¬† Nakhon Ratchasima ( c’est √ßa le nom officiel de la ville o√Ļ je veux aller ) en bus climatis√© plut√īt qu’en train. C’est deux heures moins long et encore √ßa d√©pend des trains, il y en a qui prennent vraiment leur temps. Rendez-vous √†¬† Mochit o√Ļ le guichet d’information m’ouvre un tout nouvel univers. Pour Kohrat, c’est au 3e √©tage. J’y √©tais jamais all√© encore, persuad√© que tous les guichets √©taient en bas et qu’au-dessus, il n’y avait que restaurants et magasins. Et ben non, y a encore plein de kiosques de vente de billets. Tr√®s peu pratiquent le double affichage Thai-Anglais, pas √©vident pour trouver. Je commence √†¬† regarder en cherchant les deux derni√®res lettres puis tombe sur un « Nakhon Ratchasima » en occidental dans le texte. D√©part dans 15 minutes, bus VIP climatis√©, le top du top √†¬† 220 bahts. Je prends mon billet. Sur le quai, grande premi√®re, on me pique mon bagage et on l’√©tiquette. A l’int√©rieur, les fauteuils sont larges. Ils s’inclinent √©videmment mais ont aussi un support pour les mollets. Un faux air de fauteuils de dentiste mais sans le gars masqu√© qui veut vous faire du mal en ramenant sa fraise. Et ils seraient m√™me super confortables si je n’√©tais pas si grand. Le bas de l’appuie-t√™te m’arrive aux omoplates.
Une fois √†¬† Korat, trois heures plus tard, ma valise dans la chambre d’h√ītel, je d√©cide de partir voir le Talat 100 Pee Muang Ya, le march√© 100 ans Muang Ya. J’ai un plan succinct o√Ļ il ne figure pas, le Lonely Planet ne le mentionne pas ( enfin celui de 2009 ) mais je sais dans quelle rue il est, c’est juste qu’elle est longue la rue. Arriv√© √†¬† la gare, qui normalement est sur le chemin, je rentre et demande. L’officier me dit que c’est bien dans cette rue mais √†¬† plus d’un kilom√®tre. Un peu d√©courag√©, je m’ent√™te √†¬† continuer √†¬† pieds et 5 minutes plus tard, j’aper√ßois sur la gauche un coin avec des petits restaurants. Le temps de me dire que √ßa a l’air sympa comme endroit, je l√®ve les yeux et je vois marqu√© en tha√Į le nom du march√© que je cherchais. 1 kilom√®tre ? Marseillais va ! Ce n’est pas tr√®s grand, toute la premi√®re partie est r√©serv√©e √†¬† la restauration et ensuite on arrive sur ces petites boutiques de toutes sortes en bois et sur l’all√©e la plus √†¬† gauche il y a de veilles maisons en teks tr√®s jolies, parfois peintes avec restaurant ou caf√© √†¬† l’int√©rieur pour celles qui sont ouvertes et derri√®re la voie ferr√©e avec quelques trains de marchandises dont certains √†¬† l’abandon. Le soleil commence √†¬† d√©cliner les lampions √†¬† s’allumer, on passe en ambiance nocturne.

Talat 100 Pee Muang Ya Korat

Khorat Talat 100 Pee Muang Ya

Sous le charme et affam√©, je d√©cide de manger ici. Pas un mot en alphabet occidental sur les menus des stands. J’ai du mal √†¬† lire tous les mots du coup, je demande √†¬† un gars de me lire ce qu’il a d’affich√© lui expliquant que je n’arrive pas √†¬† lire le tha√Į. A compris. J’ai but√© sur le mot khao ( riz ), impardonnable ! Je prends √ßa alors khao pad poo + kung, riz saut√© au crabe et crevettes. J’ai soif et juste √†¬† c√īt√© un stand propose des jus de fruits frapp√©s. Je demande si elle a de la mangue mais non. Elle me liste, ce qu’elle a, « Tai mo », choisis-je, la past√®que y a rien de mieux pour se rafra√ģchir. C’est dans des moments comme √ßa o√Ļ je suis content de parler un peu tha√Į. Il fait nuit depuis 3/4 d’heure, c’est le moment d’aller au march√© de nuit. Enfin au premier, y en a deux mais j’ai beaucoup march√© d√©j√†¬†. C’est √†¬† l’oppos√©. Je repasse devant la gare, un petit coucou √†¬† la statue de Thao Suranaree dont il faudra que je m’int√©resse √†¬† qui elle √©tait car elle semble importante dans la r√©gion, je passe la Chumphon Gate et c’est tout droit.

Korat Chumphon gate

Korat marché de nuit

Le premier stand donne envie de se remettre √†¬† table: fricass√©es d’insectes en tout genre. Dommage que j’ai d√©j√†¬† mang√©. Le march√© est assez fr√©quent√© mais vraiment pas grand. J’en fais le tour avant de retourner √†¬† mon h√ītel. Demain, je me lance √†¬† la d√©couvert de Ratsi… Korat.

Passons aux choses Koh Kret

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Apr√®s avoir perdu ma matin√©e et une partie de l’apr√®s-midi √†¬† essayer de trouver une solution √†¬† un plantage du blog que vous √™tes en train de consulter et qui m’emp√™che d’y publier quoi que ce soit, je suis enfin parti √†¬† l’assaut d’une petite √ģle de Bangkok ( oui, enfin on m’a dit Bangkok mais c’est plut√īt Nonthaburi ) qui s’appelle Koh Kret et qui serait un petit poumon vers perdu dans le tumulte de la ville.
Je n’ai jamais r√©ussi √†¬† avoir des informations fiables ou certaines sur comment y aller mais derni√®rement, j’ai sympathis√© avec une tha√Įlandaise via Facebook ( Mark si tu nous regardes…, non faut pas que je l’emb√™te, il est en train de compter ses milliards qui se font la belle ) et elle aime bien faire des petites excursions et les poster en photos. Photos, tr√®s sympas d’ailleurs. Elle est all√©e √†¬† Ko Kret et je lui ai donc demand√© comment. En voiture, jusqu’√†¬† l’embarcad√®re bien s√†¬Ľr. Elle m’a quand m√™me indiqu√© deux bus qui devraient m’y emmener depuis le Victory Monument. M√©tro a√©rien jusqu’√†¬† cette plaque tournant des voyages sur quatre roues. La place accueille un nombre incalculable de lignes de bus pour Bangkok et sa banlieue et de minivans √†¬† destination de partout dans le pays. Reste plus qu’√†¬† trouv√© l’arr√™t du 166. Un tour de place et rien. Je prends de la hauteur et observe les vas et viens pendant un bon quart d’heure. Rien. Il manque toujours √†¬† l’appel. Elle m’avait donn√© un autre num√©ro de bus mais moins s√†¬Ľre d’elle, le 69. Lui a un arr√™t. Je m’y installe. Passe 25 minutes, tous les autres num√©ros sont pass√©s plusieurs fois, le 69, non. Pas loin, il y a un kiosque d’information qui a l’air d√©sert. Je finis par traverser la route pour en faire le tour et m’assurer qu’il est vide. C’est le cas. Je cogite 30 secondes et voil√†¬† le bus qui arrive.
A bord, la pr√©pos√©e arrive √†¬† ma hauteur. Je lui dis que je vais √†¬† Koh Kret mais elle n’a pas l’air de comprendre. Il faut dire que j’ai beaucoup de mal √†¬† prononcer ce nom correctement. A chaque fois que j’en parle, je dois le montrer √©crit pour qu’on me comprenne. Je lui tends le doc que je me suis fait pour pr√©parer mon exp√©dition. Elle est toujours dubitative. Il passe de voyageuses en voyageuses, oui bizarrement les hommes sont bien moins serviables et une a compris o√Ļ je veux aller. Discussion avec la responsable des tickets puis elle m’explique que ce bus n’y va pas mais que je peux rester pour changer ensuite pour le 104. Ce que je fais au moment o√Ļ elle me le dit. Je suis ob√©issant moi surtout quand je sais pas o√Ļ aller. L√†¬†, je me fais tout de suite comprendre parce que je ne dis plus Koh Kret qui est l’√ģle et aucun bus amphibie pour y aller mais Pak Kret qui est la ville juste √†¬† c√īt√©. Je descends aussi quand on me dit de descendre. Avant que la route fasse un U et que le bus ne retourne √†¬† Bangkok en fait.
L’embarcad√®re est tout droit. Je monte sur le bateau qui me d√©pose de l’autre c√īt√©, monte au guichet, une voix me demande « Go Klet mai » ( c’est comme √ßa que je l’ai prononc√© aussi d’abord ), je r√©ponds par l’affirmative, paie les 15 bahts qu’elle me demande et continue tout droit. Ca ressemble pas vraiment √†¬† une √ģle tranquille. Je rebrousse chemin et retourne voir la voix ( on se croirait dans Secret Story ). En fait, il y a un autre bateau qui m’attends pour m’emmener sur Koh Kret. Faut faire deux travers√©es. Le bateau part, je suis le seul passager.

bateau Koh Kret

100 √†¬† 200 m plus loin, j’y suis ! Un doute me traverse l’esprit alors que je vois l’embarcation faire demi-tour. « Comment je vais repartir de l√†¬† ? ». On verra en temps voulu. Je photographie le « chedi fondu ». Bon, d’accord c’est un surnom que je lui ai donn√© mais il penche et donne vraiment l’impression d’√™tre trop rest√© au soleil.

Koh Kret

Je m’aventure dans les petites rues et c’est vrai que c’est d√©paysant. Pas de voitures, que des deux roues, quelques « vraies » routes mais sinon beaucoup de chemins et surtout des lacets de ciments sur√©lev√©s d’un m√®tre de large. Des temples, des maisons tr√®s styl√©es pour la plupart en bois, des jardins… Je fais une vraie balade champ√™tre. Il y a aussi un village de potiers mais pas tr√®s actif, il faut dire que je suis arriv√© tard, on est en d√©but de soir√©e. Je ne croise d’ailleurs que des habitants de l’√ģle a priori alors que d’apr√®s mes informations, le week-end, il y avait des visiteurs du « continent ». Avec l’heure tardive, plus la grosse averse qu’il y a eue peu avant que j’arrive, ils doivent d√©j√†¬† √™tre partis. Le Koh Kretins, oui bon, je pense qu’ils doivent avoir un nom plus joli, en tout cas j’esp√®re, semblent √©tonn√©s quand ils me croisent. Je m’amuse √†¬† penser qu’ils doivent se dire « il est fou ce farang, il va jamais repartir d’ici avant ce soir, y a plus de bateau ». Mais je continue. Une famille me salue en Tha√Įlandais, je r√©ponds, encourag√©, le p√®re demande d’o√Ļ je viens. « Farangset » r√©ponds-je. Et l√†¬†, il me dit « Sorry, sorry. 2-0 », je viens d’apprendre en Tha√Įlandais que la France a perdu contre l’Espagne. J’avais compl√®tement oubli√© l’Euro.

Koh Kret

Revenant sur mes pas, je vois un petit embarcad√®re et un bateau qui d√©charge des passagers et en prends d’autres, je m’y engouffre. De l’autre c√īt√©, en une fois ce coup-ci, je suis assez loin de l’arr√™t de bus mais je sais vers o√Ļ aller. Une demie-heure apr√®s, en ayant crois√© de nombreux sourires √©tonn√©s de voir un farang marcher par ici, j’arrive l√†¬† o√Ļ passent les bus et que vois-je ? Un 166. Il existe, je l’ai rencontr√© ! Il va partir dans le U, je traverse √†¬† toute h√†¬Ęte pour le devancer et pouvoir monter dedans. Et vous me croirez ou pas sur le chemin du retour, j’en ai vu une quinzaine. Faut croire qu’ils sortent que la nuit. Et il m’a bien d√©pos√© au Victory Monument. Il n’a juste pas d’arr√™t √†¬† son nom. Une coutume apparemment quand je cherche √†¬† prendre un bus…

Thaling Chan flotte, il flotte…

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En d√©cembre, le coin de Thaling Chan avait encore un m√®tre d’eau par endroit. Un chauffeur de taxi m’avait expliqu√© que son march√© √©tait ferm√©: « Thaling Chan floating market ? Mi nam tuam ». Mais aujourd’hui les inondations sont loins, je vais au march√© flottant de Thaling Chan.
Pour s’y rendre, il y a deux moyens le bus ou le train plus taxis collectifs car la gare de Thaling Chan est √†¬† un kilom√®tre du march√© ( dixit l’agent du passage √†¬† niveau mais on y reviendra ). J’ai choisi le bus. Au gichet de la TAT de l’a√©roport hier, on m’a montr√© o√Ļ √©tait l’arr√™t pr√™t du Siam Paragon. Facile ! Facile ? Pas vraiment en fait, j’ai bien le plan, je me rep√®re, je trouve des abribus ( JC Decaux, cocorico ! ) mais aucun pour la ligne 79. Je tourne, je demande, on me renvoie toujours invaribablement dans le m√™me sens sauf que pas d’arr√™t 79. Je trouve un kiosque d’information touristique qui me donne un indice pr√©cieux « il n’y pas marqu√© 79 sur l’arr√™t ». Bref, le premier arr√™t o√Ļ j’√©tais, il y a une demie heure √©tait le bon. Le bus arrive, je monte. Il est climatis√©, √ßa fait du bien. Une heure de trajet sans vraiment savoir si je saurais quand descendre et la pr√©pos√©e au billet crie « Thaling Chan », enfin, je crois. Je descends. On est plusieurs das ce cas-l√†¬†, c’est bon signe. A ma gauche, une route bord√©e de petites √©tales dont les premi√®res vendent des palntes et fleurs en pot, puis la nourriture, puis le march√© flottant √†¬† proprement parl√©. Suis arriv√© √†¬† bon port enfin √†¬† bon march√©. Bon, soyons honn√™tes, le march√© est avant, ce qui flotte, ce sont les barges, salles √†¬† manger de restaurants dont les cuisines sont sur des barques. Et cette partie qui flotte est assez petite. Il y a un peu tromperie sur la marchandise mais l’endroit est sympa et plein de vie. Comme j’aime. En plus on peut se faire masser.

Thaling Chan flaoting market

Thaling Chan Bangkok

musique thaie

Apr√®s un repas √†¬† bon prix, j’embarque sur un longtail avec une douzaine d’autres passagers, en majorit√© tha√Įs pour le « Orchid Tour » une des trois formules propos√©es par la petite agence qui se trouve un peu √†¬† droite de l’entr√©e du Floating Market. 99 THB pour une ballade de 3 heures sur les klongs du coin avec visite d’un temple et d’une plantation d’orchid√©es (d’o√Ļ le nom du tour comme quoi, y a pas de myst√®re). Ces tours n’existent pas en Anglais. Il faut dire on √©tait que trois farangs. Car oui, Thaling Chan n’est pas une attraction pour occidentaux, c’est avant tout un lieu pour les Tha√Įs.

Klongs Bnagkok

Un peu avant le retour au march√©, le bateau s’arr√™te, la guide nous demande si on veut nourir les poissons. Pas de panique, c’est pas des menaces de mort, juste une activit√© qu’aiment beaucoup les Tha√Įlandais, des marchands nous vendent du pain qu’on jette dans le canal. Et aussit√īt apparaissent des centaines de poisons robustes qui se battent pour en croquer. C’est la cohue, on se fait asperger joyeusement. Moi, je dis qu’ils sont pas organis√©s ces poissons. Ils auraient pu nommer un chef qui demanderait √†¬† tous ceux qui veulent du pain de lever la nageoire pour r√©partir √©quitablement les portions, on en serait pas l√†¬†. Mais bon.

Thaling chan pier

Pour le retour sur Bangkok, j’ai envie d’essayer le train. Reste √†¬† trouver la gare. Ca ne devrait pas √™tre trop difficile vu que la voie ferr√©e passe sur un pont tout √†¬† c√īt√© du march√©. Suffit de suivre les rails. Ce que je fais pour arriver √†¬† un passage √†¬† niveau ferm√© et un agent qui agite un drapeau vert pour signaler au train qu’il peut passer. Je regarde de chaque c√īt√©, pas de gare √†¬† l’horizon. « Sathani rod fa√Į yu ti na√Į ? » demande-je √†¬† l’agent qui me montre la direction de la gare qui en fait est √†¬† un kilom√®tre, me dira-t-il. Je rebrousse chemin et attends le bus. Un peu avant Siam, il pleut √†¬† grosses gouttes. La mousson ! On m’avait pas menti, c’est la saison. Et quand √ßa tombe, √ßa tombe. Impressionnant ! 30 minutes plus tard, on ferme les vannes. Jusqu’√†¬† la prochaine fois…

Une journée de voyage pour finir au paradis

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Non il n’est rien arriv√© √†¬† mon tram, mon TGV, mon m√©tro, mon bus, mon 1er avion, mon second avion ou mon skytrain. Et puis, c’est une usurp√© cette mention du paradis ou alors, je vous le dis tout de suite, on s’est fait enfler.
Pour changer un peu, je suis parti en Tha√Įlande avec Vietnam Airlines cette fois-ci, pas que les autres compagnies et moi sommes f√†¬Ęch√©es, juste l’appel du porte-monnaie qui voulait rester le plus rempli possible et en plus, le trajet total est un chouillat plus court. Par contre, ils sont inconscients ces Vietnamiens, les avions de la compagnie sont peints en bleu. Ton sur ton, on les voit pas dans le ciel, c’est le base pourtant. Moi, j’√©tais pas rassur√©. Par contre, ils nourrissent leur homme, enfin leur passager, en 13h d’avion jusqu’√†¬† Hanoi: un d√©jeuner plus copieux que celui servi √†¬† bord d’Emirates ou Ethiad, des nouilles instantan√©es pour le souper ( enfin si tu dors pas et te l√®ve pour les r√©clamer, les somnolents ont toujours tort ) et un petit d√©j avec omelette, patates, croissant, confiture…
Arriv√©e √†¬† Hano√Į, a√©roport international certes mais rien √†¬† voir avec Dubai ou Abou d’Abi, tant dans les dimensions, que les √©quipements ou l’organisation. En transit, on est s√†¬Ľr d’√™tre en Asie du Sud-Est gr√†¬Ęce √†¬† un d√©tail qui ne trompe pas, le salon de massage des pieds entre deux magasins duty free. En fond sonore, les annonces des vols et passagers retardataires en mode sono de f√™te de famille mal r√©gl√©e avec Larsen qui comme d’habitude fait de l’effet, les gens ont beaucoup de mal √†¬† se parler. On se croirait en bo√ģte.

Aéroport hanoi

Puis, Hanoi – Bangkok, 1h50 de trajet, nouveau repas servi, je passe mon tour, et me voil√†¬† dans le serpentin immense de la file des guichets de l’immigration tha√Įe. Je n’√©tais jamais arriv√© en pleine journ√©e, ben, le jour, on est plus nombreux ! 45 minutes plus tard, je r√©cup√®re ma valise qui a le tournis √†¬† force d’√™tre rest√©e sur le tapis sans que je vienne la chercher et hop un tour au bureau de la TAT ( l’Authorit√© Touristique de Tha√Įlande, oui c’est dans le d√©sordre comme au tierc√© mais c’est parce que c’est de l’English √†¬† la base ). « Comment on va √†¬† Ko Kret ? » « Comment on va au march√© flottant de Taling Chan ? »  » Comment on fait les b√©b√©s ? » Non, celle-l√†¬†, c’est bon, je connais la r√©ponse. Enfin, je crois… Aux autres questions aussi mais je veux avoir la version officielle car je ne suis pas tr√®s s√†¬Ľr de ce que j’ai trouv√©. Airport Link, check in √†¬† l’h√ītel, un petit tour pour m’acheter des tongs et on finit par une douche froide pour essayer de r√©guler √†¬† nouveau la temp√©rature de mon corps.
Le soir, grand nostalgique que je suis, je d√©cide d’aller voir le tout jeune Siam Paradise Night Bazaar, qui remplace feu le Suan Lum Night Bazaar que j’aimais beaucoup. Je m’attendais √†¬† ce que ce soit moins bien mais y a vraiment pas un chat. Ca tombe bien, je suis allergique, me dirait vous mais il y a tr√®s peu d’√™tre humains aussi. M√™me des marchands, il y en a pas beaucoup. Plus de la moiti√© des boutiques ont rideau de fer baiss√© et pour beaucoup, √†¬† mon avis, elles n’ont pas trouv√© preneur.

Siam Paradise night bazaar

Siam paradise Night Market

Je m’attable √†¬† un restaurant √†¬† l’entr√©e, digne des petits restaurants de rue, trois tables en fer pas tr√®s en forme, aucun effort de d√©co. L’endroit n’a aucun charme, des rideaux baiss√©s √†¬† ma gauche, une all√©e d√©serte droit devant et pourtant le c’est deux fois plus cher que n’importe quel restaurant du m√™me acabits √†¬† Bangkok. Tant pis, je veux soutenir l’endroit, je reste. Mais je vois mal comment un jour, ce night bazaar pourra ne serait-ce qu’√™tre un peu fr√©quent√©. C’est vrai que j’y suis all√© t√īt, √†¬† 19h mais une heure apr√®s, pas plus de monde ni de boutique ouverte. Vraiment dommage, quand on se souvient du charme et de l’ambiance de celui de Lumphini d√©mont√© il y a deux ans.

Et c’est reparti pour un tour…

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C’est amusant comme √†¬† chaque fois que je rentre de Tha√Įlande, en ayant vu d’autres lieux, d’autres horizons, la liste de ce que j’ai envie de d√©couvrir et faire dans ce pays s’allonge quand m√™me. On verra si √ßa se confirme pour mon prochain s√©jour l√†¬†-bas. Apr√®s avoir guett√© pendant des semaines les meilleurs prix sur Liligo et trouv√© des billets d’avion sur Vietnam Airlines pour 540 euros aller/retour, pos√© mes cong√©s, me voil√†¬† pr√™t. Je pars dans 2 semaines jour pour jour pour un nouveau voyage en Tha√Įlande de 3 semaines…

Suvarnabhumi Bangkok

Si je suis √†¬† peu pr√®s mon programme, j’irai pour la premi√®re fois en Isaan, la r√©gion du Nord-Est frontali√®re du Cambodge et du Laos. Voir Khorat, oui je dis Khorat et pas Nakhon Ratchassima parce que c’est plus court, je suis flemmard et puis parce que je crois que les Tha√Įlandais disent plut√īt Kohrat aussi. Objectif principal voir le Phanom Rung, m√™me si je ne pourrais pas assister au soleil qui se couche ou se l√®ve dans l’alignement des 15 portes du temple khmer. Ca n’arrive que 4 fois dans l’ann√©e. Objectif secondaire Phimai autre temple khmer r√©put√© dans la r√©gion. J’h√©site √†¬† tenter ensuite de faire une petite visite au Preah Vihear… Autres √©tapes de mon programme pr√©visionnels: le Sam Roi Yot (enfin !), Phetchaburi en remontant, plusieurs fois que j’y passe en train √†¬† destination d’Hua Hin ou Prachuap, l√†¬† j’ai envie de m’y arr√™ter d’autant qu’une habitante rencontr√©e sur Facebook m’a gentillement propos√© de me faire visiter, puis √†¬† la fin du s√©jour probablement quelques jours sur l’√ģle de Koh Samet pour se d√©tendre avant de retrouver mon cher boulot. C’est juste un canevas sur lequel je compte broder un voyage au gr√®s de mes envies et des opportunit√©s comme j’en ai l’habitude. Un voyage qui sera l’occasion de d√©couvrir la Tha√Įlande pendant la saison des pluies, une exp√©rience in√©dite pour moi jusque l√†¬†.
J’esp√®re bien pratiquer le tha√Į et avoir l’impression que j’ai fait des progr√®s depuis d√©cembre. Que je n’ai pas regard√© Game Ra√Į Game Rak et Rak Nee Hua Jai Rao Jong et √©tudi√© la quasi totalit√© des le√ßons de la m√©thode Assimil Tha√Įlandais pour rien. Je ne manquerai de partager cette exp√©rience avec vous ici en photos et textes. D√©but des hostilit√©s dans 2 semaines…


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