Articles du mois décembre 2011

En attendant le prochain d√©part….

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Toutes les bonnes choses ont un fin comme dit la maxime. Il me faut donc rentrer en France avec la certitude que je reviendrai d√©s que possible…
Je n’ai finalement pas √©t√© voir le Sam Ro√Į Yod qui s’est av√©r√© plus compliqu√© et surtout plus on√©reux √†¬† rejoindre depuis Ban Krut ou Prachuap qui sont pourtant qu’√†¬† quelques dizaines de kilom√®tres que depuis Bangkok. Je le saurai pour la prochaine fois. J’ai pu d√©couvrir Amphawa la nuit, une vraie f√©erie, Damnoen Saduak le matin t√īt, Ban Krut, ville tr√®s pris√©e par les touristes… tha√Įs qui d√©barquent par cars entiers et t√†¬Ętent du karaok√© jusqu’√†¬† pas d’heure, retrouver l’ambiance du march√© de nuit de Prachuap, les pizzas naines mais succulentes du Pizza Corner d’Hua Hin, d√©couvrir un peu de la r√©gion de Kanchanaburi ( probablement une des r√©gions qui √†¬† la plus grande diversit√© d' »attractions touristiques » ), me la couler douce sur la White Sands Beach de Koh Chang, participer √†¬† l’anniversaire du Roi et visiter le Wat Phra Keo et le Grand Palais de nuit, c√©der au chant d’une fille de lady bar √†¬† Kanchanaburi et fini par jouer au Puissance 4 avec elle et c’est pas une m√©t√©phore, on a vraiment passer notre temps √†¬† aligner des pions, enfin surtout elle car j’ai perdu les 45 parties… Retrouver des sensations que j’aime et aller dans des endroits que je n’avais pas encore fr√©quent√©. Question langue, j’avoue que le bilan est un peu d√©cevant. Je parle moins bien que je pensais, je prononce super mal, mes phrases ont quasi toujours √©taient r√©p√©t√©es 2 fois par mes interlocuteurs avant d’√™tre comprises sans parler des erreurs grossi√®res comme celle qui a failli me refaire ressortir chauve de chez le coiffeur. C’est compliqu√© le tha√Į et encore plus quand on l’apprend dans son coin en France et les tha√Įs lakhorn ne suffisent pas pour apprendre √†¬† bien parler mais je vais pers√©v√©rer… Je me suis fait quelques contacts avec qui je compte bien tchatter de temps en temps.
Un mois, c’est court, mais bon, on en peut pas toujours partir longtemps. Apr√®s un skytrain, un Airport Link, deux avions, un bus, un TGV et un tram strasbourgeois qui par mi tous est le seul √†¬† avoir connu des difficult√©s et m’a menac√© de ne pas me mener √†¬† destination avant de repartir 10 minutes plus tard et de s’arr√™ter d√©finitivement √†¬† ma station ( qui est loin d’√™tre le terminus ), me voil√†¬† rentr√©. Dans le froid d’un hiver pourtant exceptionnellement doux. Il y a 24 heures, j’√©tais dans une ville o√Ļ il faisait 30¬į de plus. D√©j√†¬† h√†¬Ęte de repartir pour de nouvelles aventures…

Ayutthaya: état des lieux

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Oui, pour le titre, j’ai piqu√© la s√©mantique des assureurs mais Ayutthaya a √©t√© parmi les villes les plus touch√©es par les r√©centes inondations en Tha√Įlande et les images des bouddhas centenaires au milieu des eaux sont encore dans un coin de ma t√™te. Aujourd’hui, j’y fais donc une visite √©clair, aller-retour dans la journ√©e. D√©part en train √†¬† 8h20.

Train Thailande enfants

Sur le trajet, les seules traces des inondations qu’il reste ce sont, par endroit, les grands tas d’objets endommag√©s le long des routes. Arriv√©e √†¬† la gare, je suis plus sollicit√© que d’habitude et ai plus du mal √†¬† me d√©barrasser des chauffeurs qui me proposent leurs services et des vendeurs de toute sorte. Une insistance inhabituelle en Tha√Įlande qui illustre bien la p√©nurie de touristes ici et la difficult√© qu’ils ont √†¬† gagner de l’argent. Je m’en rendrai compte toute la journ√©e et c√®derai d’ailleurs √†¬† plusieurs reprises, me retrouvant entre autres avec un jeu de cartes postales et un √©l√©phant en simili-bois qu’ailleurs je n’aurais jamais achet√©s. Je deale avec un chauffeur de tuk-tuk moins pressant que les autres et plus souriant un tour des temples p√©riph√©riques que je n’avais pas encore vu lors de mes pr√©c√©dents passages ici. 2 heures / 400 THB. Je ne n√©gocie √†¬† pas √†¬† mon avis j’aurais pu. Le monument qui m’int√©resse, le plus le Wat Chaiwatthanaram a encore une immense flaque sur un de ses c√īt√©s, son acc√®s est d’ailleurs ferm√©, on ne peut que le contempler √†¬† distance. Et sur la fa√ßade des toilettes √†¬† gauche du guichet des billets d√©sert√© par son locataire, on peut constater jusqu’o√Ļ l’eau est mont√©e et c’est impressionnant. Personnellement, je aurais eu de l’eau jusqu’aux √©paules.
Ayutthaya Wat Chaiwatthanaram

Wat Chai Watthanaram Ayutthaya

Apr√®s une repas rapide, je loue un v√©lo dans la rue des guesthouses, le temps de remarquer que la plus populaire, le Tony’s Place, semble tourner au ralenti. Et je pars √†¬† l’assaut du centre historique. Les entr√©es sont gratuites, le seul endroit o√Ļ j’ai d√†¬Ľ payer l’entr√©e, ce sont les toilettes. Il faut dire que la plupart du temps, vous pouvez p√©n√©trer dans les enceintes des temples mais pas gambader dans leurs centres, prot√©g√©s √†¬† la demande de l’UNESCO, le temps de faire un √©tat des lieux et d’√©valuer leur √©tat suite √†¬† ces semaines pass√©es dans l’eau.

Ayutthaya reparations

Ca n’emp√™che pas de d√©couvrir les lieux d’autant plus qu’ils sont tr√®s peu fr√©quent√©s. Tout juste un petit attroupement de 5-6 personnes autour de la t√™te de bouddha emprisonn√©e dans les racines d’un arbre du Wat Mahatat. De son c√īt√©, le bouddha couch√© du Wat Lokaya Sutharam porte la marque du lit d’eau dans lequel il reposait.

Ayutthaya buddha's head Wat Mahathat

Ayutthaya Lokaya Sutha

En repassant devant le temple Mongkol Bophit, je traverse le petit march√© dont un stand vend des photos des temples inond√©s puis je vois sur le c√īt√© la pancarte d’une diseuse de bonne aventure. Ils sont tr√®s respect√©s, consult√©s et √©cout√©s en Tha√Įlande. Allez, j’y vais ! Je m’installe. Elle me demande mon mois de naissance et mon √†¬Ęge puis de lui tendre mes deux mains √†¬† plat. Et en mode Sherlock Holmes ( quoique hier dans le film, il a jamais utilis√© de loupe ), elle se saisit de sa loupe et scrute les reliefs de mes paumes. Premi√®re constatation, il y a vachement plus de lecture dans ma main droite ! Je vous r√©sume ce qu’elle m’a pr√©dit: je vais trouver l’amour au travail en 2012, en janvier a priori – j’esp√®re qu’il y aura de nouveaux arrivants parce que j’ai fait le tour des forces en pr√©sence, dans ma cat√©gorie d’√†¬Ęge, il y a personne, √†¬† moins que ce soit une mod√®le m√™me si photographe c’est pas vraiment mon job. Du coup, si vous posez pour moi en janvier, vous √™tes pr√©venue, y a un risque de vous retrouver √†¬† passer votre vie avec moi ! Oui, je sais, √ßa fait peur. Car oui, je devrais fonder une famille ( avec la jeune fille en question apparemment ) √†¬† 36 – 37 ans. Oui, je prends mon temps et alors ? Sinon 2012 sera une bonne ann√©e question amour et travail surtout de janvier √†¬† mai. Et √ßa c’est bien vu car fin juin a plus de boulot ūüėČ Je vivrai vieux, ma t√™te et mon corps sont « good ». Bref, demain, je vais faire les magasins pour acheter un cadeau pour la St Valentin, cette ann√©e, j’en aurais besoin !
Retour √†¬† Bangkok en bus. Je traverse le march√© de Sukhumvit et comme √†¬† Khao San et partout o√Ļ il y a des boutiques de tailleur, un peu comme sur Facebook on a des amis qu’on a jamais vu mais ici en plus, on peut pas les accepter ou refuser, ils vous appellent my friend quoiqu’il arrive. Vous me direz que √ßa change de ceux qui m’ont fait croire pendant les premi√®re semaines ici que je ressemblais √†¬† un gars qui s’appelait Taksi, m’interpellant d’un « hello Teksi » tous les 2 m√®tres… Demain, retour au bercail pour un voyage tout cumul√© de plus de 24H, youhou !

Un soir de No√†¬ęl √†¬† Bangkok

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Vous savez quand est-ce qu’on comprend qu’il est temps de se raser ? Quand on se balade tranquillement dans la rue et qu’un gars vous aborde pour vous vendre un rasoir. Ah non, pardon il aborde tout le monde. De toute fa√ßon, ce soir, c’est No√†¬ęl donc on va faire un petit effort de pr√©sentation.
No√†¬ęl √†¬† Bangkok, √†¬† Sukhumvit plus pr√©cis√©ment, c’est comme un autre jour, sauf que les filles qui lancent des « hey handsome » aux hommes depuis leur bar ont des chapeaux de No√†¬ęl ou sont habill√©es en rouge. Certaines cumulent m√™me. On croise parfois des farangs habill√©s en Papa Noyel, mais ils ne se d√©placent pas en traineau mais en moto-taxi. Dans le trafic bangkokien, c’est plus pratique. Ils ont des bi√®res √†¬† la main et semblent plus se soucier des jolies filles que de la distribution des cadeaux. Vers 20 heures, je erre dans le quartier bien d√©cid√© √†¬† trouver un endroit o√Ļ il y a un peu une ambiance qui colle au jour qu’on est. En vain, m√™me dans les pubs allemands, rien de particulier. C’est s√†¬Ľr qu’√†¬† c√īt√© de ma Capitale de No√†¬ęl natale, ici, c’est compliqu√© de retrouver l’esprit de cette f√™te compl√®tement √©trang√®re aux Tha√Įlandais sauf dans les grands centres commerciaux. J’aimerais me faire un repas particulier mais aucun restaurant n’a chang√© sa carte en ce soir sp√©cial. Du coup, je d√©cide de voyager et d’aller au Terminal 21, au 5e √©tage, celui o√Ļ sont regroup√©s les lieux de sustentation. Mais aucun d’eux ne joue la carte Christmas. C’est pas grave, ce soir, on va se faire un repas sympa. Je compose moi-m√™me mon menu au gr√®s des envies, au Food Center. Avec en entr√©e, escalope de poulet √†¬† la br√©silienne, sa salade coleshaw et ses 12 frites suivi d’un brouill√© oeuf et pasta et son √©minc√© de poulet, le tout accompagn√© d’un jus de fraise frapp√©. Pour une addition de 90 THB. Bon, d’accord, j’ai un peu glamouris√© les noms des plats mais j’ai bien mang√© et deux fois plus que les autres soirs. Je contemple le grand sapin lumineux dehors. Je regarde les paquets au pied, aucun avec mon nom…
Reste plus qu’√†¬† trouver un endroit pour passer une bonne soir√©e. Je sais pas pourquoi mais j’ai envie de danser. Je m’approche de deux discoth√®ques d√©sesp√©r√©ment vides, il est 22 heures pass√©es, encore trop t√īt. Je me fais h√©ler par un visage connu. Une des masseuses du salon, o√Ļ je me rendais r√©guli√®rement il y a deux ans. « Harry Potter » crie-t-elle de l’autre c√īt√© de la rue. Elle a chang√© d’√©tablissement. Elle et ses coll√®gues sont attabl√©es dehors. Para√ģt qu’√†¬† No√†¬ęl, le touriste ne veut pas de massage. A la fermeture, je les suis dans un bar voisin o√Ļ elles me promettent qu’on peut danser. J’entre donc dans les lieux o√Ļ maintes fois des filles m’ont interpell√© √†¬† mon passage sans succ√®s, avec quatre femmes. On s’installe. Personne ne danse mais au bout d’un quart d’heure un groupe occupe la sc√®ne et √ßa commence √†¬† bouger. Timidement. Au d√©but, c’est surtout notre petite √©quipe qui se tr√©mousse. Je d√©laisse mes tongues ( ben oui, j’avais pas pr√©vu ) au moment opportun d’une chanson reggaeisante. Les musiciens ont une bonne humeur communicative. Ils nous auront souhait√© un Merry Christmas une bonne vingtaine de fois.
Bon, d’accord, j’ai pas eu de cadeau ( j’en ai pas fait non plus d’ailleurs ), pas de b√†¬Ľche et j’aurais pu avoir la m√™me soir√©e n’importe quel soir ici mais √†¬† un moment j’ai eu un bonnet de P√®re No√†¬ęl avec des √©toiles qui clignotent sur la t√™te. Alors, qu’on viennent pas me dire qu’il n’y a pas l’esprit de No√†¬ęl ici ! ūüėČ
Le lendemain, repas de f√™te: tacos au boeuf et fromage. Sur le chemin du cin√©ma pour aller voir Sherlock Holmes 2 ( l’attentat du d√©but a √©t√© film√© √†¬† Strasbourg, je suis oblig√© d’aller le voir ), je croise devant le Robinson une chorale de No√†¬ęl et un P√®re No√†¬ęl en mode « je me la p√®te » avec des lunettes de soleil et des assistantes en jupettes sexy et bas r√©silles blancs. Et apr√®s, y a des mauvaises langues qui disent qu’ici No√†¬ęl c’est un jour comme les autres avec un chapeau rouge. Je vous jure ! Un petit plat de p√†¬Ętes et boeuf √†¬† mon nouveau food center pr√©f√©r√© ( d√©sol√© Tops Market, je te quitte pour la nouveaut√© et la jeunesse, je suis un mec frivole en fait ) et je monte au dernier √©tage du Terminal 21 pour mon film. Pub, petit film en hommage au roi pour lequel on se l√®ve, re-pub et bam, √ßa explose devant la cath√©drale de Strasbourg. Divertissant ce Sherlock m√™me si pas tout √†¬† fait dans l’image qu’on se fait du personnage en lisant Sir Arthur…

Un palais pas en toc et un wat pas de pot

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Dans tous mes passages √†¬† Bangkok ( oui, j’oubliais, j’ai quitt√© Koh Chang ), j’ai soigneusement √©vit√© le Palais Vimanmek, persuad√© que ce serait une visite qui ne me passionnerait pas mais aujourd’hui, j’ai d√©cid√© d’aller voir pour √™tre s√†¬Ľr. Skytrain plus Chao Praya Express, je descends un arr√™t trop t√īt mais sinon, mon itin√©raire √©tait presque bon.
Je p√©n√®tre dans l’enceinte et premi√®re surprise, la plus grande maison en tek du monde, joue les farouches. Il faut s’acquitter d’un ticket m√™me pour la contempler de l’ext√©rieur. Je m’ex√©cute donc et paie les 100 bahts requises. On me remet un plan et me parle de casiers pour mettre ses affaires. J’arrive enfin devant la b√†¬Ętisse. Effectivement, c’est tr√®s raffin√© et pas petit comme baraque ! L√†¬†, de suite une gardienne m’ordonne de me d√©barrasser de toutes mes affaires; enfin, je peux garder mes v√™tements apparemment quoique vous allez voir… Je lui demande √©tonn√© si on n’a pas le droit de faire de photo. Elle me dit que si mais pour rentrer, il faut tout laisser dans des casiers. C’est obligatoire ! Et payant. 20 ou 30 bahts. Plus de sac, plus d’appareil photo, plus de t√©l√©phone portable m√™me si le mien ne peux rien photographier, bref juste habill√© et les mains dans les poches, je m’approche de l’escalier et derni√®re formalit√©, je dois p√©n√©trer dans une salle qui sent fortement les pieds et pour cause, c’est l√†¬† que les visiteurs doivent abandonner leur chaussures. Sans certitude de les revoir, un panneau indique clairement prendre no responsability for your shoes lost. Pourtant, y a un gardien. Qui doit avoir un odorat peu d√©velopp√©, en tout cas, j’esp√®re pour lui. Un portique de s√©curit√©, une palpation rapide pour voir si j’ai pas essay√© de tricher et d’emmener plus qu’autoris√©. La visite se fait dans un sens unique, pas de libert√© de circulation et seul les couloirs sont accessibles. Je passe de groupe de Japonais en groupe de Japonais – j’exag√®re, y en avais que 3 mais √†¬† part eux pas grand monde – jette un oeil dans les pi√®ces, tant√īt des pi√®ces √†¬† vivre avec mobilier, tant√īt des troph√©es de chasse, des armes, une chambre √†¬† coucher… La maison est belle mais organis√©e fa√ßon mus√©e ce qui me la rend moins sympathique.

Palais Vimanmek Mansion

Je ressors mais me fait rembarrer, j’ai voulu prendre le m√™me chemin que celui par lequel je suis arriv√© devant le palais, y a un sens de circulation on a dit !!! C’est la visite la plus encadr√©e que j’ai faite en Tha√Įlande, j’ai jamais vu autant d’agents dont certaines dormaient carr√©ment de l’autre c√īt√© des cordons de s√©curit√©. Je crois que mon intuition √©tait bonne, pas le lieu qui m’aura le plus marqu√© √†¬† Bangkok. Faut dire que d√©s qu’on m’enl√®ve ma libert√© de circuler et fl√†¬Ęner dans tous les sens, le charme op√®re plus difficilement. Et je n’ai jamais trop aim√© les mus√©es, ils manquent de vie.
Retour √†¬† la bonne station de bateau cette fois ( Krung Thon Bridge ) et arr√™t √†¬† Phra Athit pour aller voir Khao San Road. Apr√®s avoir refus√© au moins 10 costumes et mang√©, je vais au Wat Po. J’aime bien ce temple. Il y a un cordon de s√©curit√© qui m’emp√™che d’aller dans le b√†¬Ętiment principal et des gens encart√©s dont certains tr√®s bien habill√©s, d’autres moins et un tapis rouge. Je ne sais pas trop pourquoi. Et partout dans le temple des au-vents Thailand Beverage Company avec des tables et des chaises qui g√†¬Ęchent un peu la s√©r√©nit√© de l’endroit. La partie qui h√©berge le bouddha couch√© est sous les √©chafaudages, peut-√™tre touch√© par les inondations. Je ne m’attarde pas trop, ce n’est pas l’ambiance paisible que j’affectionne trouver ici. Je prends le bac qui pour 3 bahts m’am√®ne sur l’autre rive et vais voir le Wat Arun que je photographie sous des angles sous lesquels je l’avais pas encore fig√© jusque l√†¬†. Il y a pas mal de monde, des Tha√Įlandais. On est samedi.

Wat Arun Bangkok

Temple de l'Aube Bangkok

Klong Plu et Bang Bao

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Koh Chang, c’est la plage, le soleil et la mer ( mince, √†¬† citer des chansons comme √ßa, je vais devoir payer des droits SACEM ) mais c’est aussi un parc national avec une nature tr√®s dense et sauvage. Et l√†¬†, pour sauvage, je parle pas des russes bourr√©s qu’on peut croiser. Et donc, comme c’est un parc national, on peut pas faire ce qu’on veut. Le topless sur la plage est interdit par exemple. Enfin, pour les femmes, parce que nous les hommes on a le droit. Je suis d’accord, c’est tr√®s sexiste comme r√®gle et je suis pr√™t √†¬† partir en bataille contre cette r√®gle des plus discriminatoires. Quand il y a une cause noble √†¬† d√©fendre, je suis l√†¬† !
j’ai donc d√©cid√© d’aller voir une cascade. J’ai choisi la plus grande Klong Plu. Arriv√© au guichet, je paie mes 200 THB d’entr√©e et demande une carte des lieux, le gardien grommelle qu’il n’en a pas et je me rends compte que je n’en tirerai aucun renseignement, c’est d√©j√†¬† bien qu’il ait interrompu sa sieste pour me vendre un ticket. Un chemin tortueux, qui monte et qui descend avec des panneaux sur les arbres avec leur nom latin – ben oui, on est dans un parc national, je vous dis ! – m√®ne au bout de 500 m√®tres qui en paraissent le double √†¬† la dite chute d’eau. Et effectivement, c’est haut. Les plus t√©m√©raires, dont je ne ferai pas partie se baignent dans le bassin dans lequel se jette la cascade, d’autres dans ceux avant. Moi, j’ai mon maillot, cette fois mais comme l’eau n’est pas aussi limpide que j’aimerais, je pr√©f√®re m’abstenir, la mer, c’est bien. A part moi, que des russes. Je ne sais pas ce qu’ils ont avec les cascades. Peut-√™tre qu’ils n’ont pas l’habitude de voir de l’eau. Je veux dire √†¬† part en gla√ßons dans leur Vodka. Je sais, je caricature mais le groupe de russes qui a fait le trajet Bangkok Koh Chang avec moi a achet√© des bouteilles d’un litre de bi√®re Chang pour chacun √†¬† chaque arr√™t, du coup, j’ai du mal √†¬† ne pas tomber dans le clich√©. Sinon pour tout dire forc√©ment √†¬† c√īt√© d’Erawan dont l’entr√©e co√†¬Ľte le m√™me prix, ici c’est moins enthousiasmant.

Koh Chang cascade de Klong Plu

De la nature, des plages, y a quoi d’autres √†¬† Koh Chang ? Demandez le programme. Y a une Monkey school, un parc d’accrobranche, un paintball m√™me, des camps d’√©l√©phants et j’h√©site √†¬† faire une petite excursion d’une heure avec l’un d’eux et Bang Bao. Bang Bao, kezaco ? Un village de p√™cheurs qui s’est forc√©ment adapt√© au tourisme mais qui garde son charme. La rue qui m√®ne au petit port est bord√©e de petites boutiques ma foi bien sympathiques tant par ce qu’elles vendent que par les maisons qui les accueillent et de restaurants, le tout sur pilotis. Ensuite, vient le quai en ciment avec les bateaux de p√™cheurs en bois, pour la plupart reconvertis en navires pour amateurs de plong√©e et snorkeling et au bout, avant que le ciment ne fasse un Y, un mignon petit phare blanc que je grimpe √©videmment, j’aime prendre de la hauteur. Un poulet √†¬† l’ananas command√© au Nok No√Į ( petit oiseau, forc√©ment un photographe ne pouvait pas choisir de manger ailleurs ) dans le ventre, je pars √†¬† la recherche de ce qui ressemble presque √†¬† une plage et j’y arrive apr√®s une marche sous un soleil de plomb. Les habits volent et me voil√†¬† √†¬† barboter avec le phare en ligne de mire, √†¬† droite, le ponton et les maisons sur pilotis, √†¬† gauche la montagne et les bungalows d’un resort. Bang Bao, √ßa devait √™tre mon point de chute mais l’agence qui a g√©r√© mon transport depuis Trat, n’a pas voulu m’y emmener car trop loin; c’est vraiment √†¬† l’oppos√© du lieu o√Ļ j’ai d√©barqu√©. Qu’importe, j’y suis et je confirme l’id√©e que j’avais que √ßa m’aurait plu. Un c√īt√© typique, un endroit paisible des petits restaurants en bois au-dessus de l’eau, forc√©ment, c’est tout ce que j’aime.

Koh Chang plage de Bang Bao

Koh Chang village de Bang Bao

Koh Chang Bang Bao Pier

De retour √†¬† White Sands Beach apr√®s un long trajet dans un taxi collectif qui a g√©r√© les lacets en mode rallye et n’a pas √©t√© loin de me retourner l’estomac, un petit bain et hop en position pour regarder le coucher de soleil. Puis retour √†¬† ma chambre. Je croise un restaurant en train de mettre une poup√©e de P√®re No√†¬ęl au somment d’un c√īne argent√© entour√© de guirlande, repr√©sentation la plus proche d’un sapin de No√†¬ęl qu’on puisse faire ici. Car oui, √ßa approche en fait…

Je gagne Koh Chang

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Bon, le titre, c’est surtout une tentative de jeu de mots rat√©e ūüėČ Apr√®s avoir explor√© le shopping effr√©n√© √†¬† Bangkok, enfin une partie, il y a tant de centres commerciaux gigantesques, march√©s, petits quartiers commer√ßants que j’en aurai jamais fait le tour, et constat√© que la consommation √†¬† Bangkok se porte plut√īt tr√®s bien surtout les week-ends, je vais d√©couvrir l’√ģle Elephant, pas appel√© comme √ßa parce qu’elle est grosse, quoique, c’est la 2e plus grande √ģle du pays mais parce qu’elle aurait une forme d’√©l√©phant. Perso, √ßa me saute pas aux yeux.
Au terminal d’Ekkamai, je me laisse app√†¬Ęt√© par la pancarte « Trat Express », d√©part dans moins d’une heure. C’est un bus gouvernemental mais plus confortable que ses coll√®gues, tout neuf, avec plus d’espace entre les si√®ges et logiquement plus rapide. Arriv√© apr√®s 5h15 de voyage alors qu’avec un bus de Cherda√Į Tour qui ne se vantait pas d’√™tre express, la derni√®re fois, le trajet avait dur√© un peu moins, je m’entasse avec d’autres farangs et une lady ( enfin, un lady boy ) tha√Įe dans un taxi collectif. Direction, le port de Centerpoint pour prendre le ferry. Pendant le trajet et l’attente avant d’embarquer, je sympathise avec le lady boy qui apparemment conna√ģt bien l’√ģle. A l’horizon un superbe coucher de soleil, l’embarcad√®re est id√©alement plac√© pour √ßa, et des formes montagneuses qui doivent √™tre Koh Chang.

Centerpoint to Koh Chang

Apr√®s 45 minutes de travers√©e et une discussion en Anglais avec une chinoise √©tudiant √†¬† Bangkok et servant de guide √†¬† deux couples d’amis en lune de miel, je suis assis dans un minivan gris √†¬† l’assaut des routes sinueuses et tr√®s vallonn√©es de l’√ģle. Je suis le dernier √†¬† en descendre √†¬† Lonely Beach. Pas la plage la plus accueillante avec ces galets pointus et ses nombreux farangs mao. Je n’ai jamais crois√© autant de gens alcoolis√©s ou titubant √†¬† huit heures du soir qu’ici. En m√™me temps, May, le ladyboy m’avait pr√©venu. Farang ting tong (barjots) √†¬† Lonely Beach
Le lendemain, je d√©cide de changer de plage, et d’opter pour le sable blanc de White Sands Beach ( oui pour le nom, ils se sont pas foul√©s ). Et l√†¬†, je dois dire que c’est autre chose. C’est la plage la plus fr√©quent√©e mais √†¬† raison et donc le pays o√Ļ la vie est plus ch√®re mais faut savoir se faire plaisir aussi. Sable fin et clair sur plus d’un kilom√®tre, mer transparente, petits arbres pour vous faire de l’ombre, stands de massages sur la plage, de nombreux touristes mais pas de for√™t de chaises longues et parasols, juste quelques bosquets par endroits, des restaurants qui le soir installent carr√©ment leurs tables sur le sable et offrent de jolies ambiances lumineuses. C’est pas mal ici, en fait ! Je me baigne et me rebaigne et me rebaigne… finissant ma journ√©e de brasses avec le soleil couchant comme arri√®re-plan. Un peu comme si dans une aventure de Lucky Luke, √†¬† la fin au lieu de se barrer √†¬† cheval, il partait √†¬† la nage. Bref, si vous n’entendez plus parler de moi pendant les prochains jours, c’est que je suis en train de faire la planche ou de d√ģner face √†¬† la mer. Me manque que quelqu’un pour d√ģner avec moi… Si je retrouve May, probablement qu’il/elle se proposera ūüėČ

Jours de marchés: Damnoen Saduak, Amphawa, Samut Songkram

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En Tha√Įlande, y a des march√©s partout et de toute sorte, des march√©s de jour, de nuit, le week-end, des flottants, des r√©tractables ( je vous expliquerai apr√®s ), des exceptionnels, des temporaires… Je vais donc √†¬† Samut Songkram √†¬† 65 km de Bangkok, les march√©s flottants les plus r√©put√©es sont pas loin de cette ville qui a aussi un march√© tr√®s particulier.
Arriv√©, je me rends vite compte qu’ici les touriste passe mais ne s’arr√™te pas. L’officier du petit kiosque d’informations touristiques qui est surtout le bureau de la Traffic Police a bien du mal √†¬† me renseigner et me remets 3 prospectus en tha√Į et quand je demande une carte, il me montre celle affich√©e sur le flanc droit de sa petite gu√©rite qu’il me propose de photographier. Quant √†¬† trouver un h√ītel qui soit pr√®s de la gare, il est bien incapable de m’en indiquer un. Pas grave, les sp√©cialistes pour √ßa ce sont les moto-taxis. Enfin, celui que j’aborde, est emb√™t√©, il veut m’emmener √†¬† plusieurs kilom√®tres, ici, √ßa ne me plaira pas, dit-il. Mais j’insiste. En fait, il n’y a apparemment que deux adresses possibles. La premi√®re est compl√®te, la deuxi√®me a de la place mais c’est vrai qu’on est dans un √©tablissement d’un standing plut√īt tr√®s tr√®s bas un -2 ou -3 √©toiles avec le prix qui va avec, 150 bahts ( moins de quatre euros ). Je vous passe les d√©tails disons que tout dans la chambre est us√©, abim√©, pas vieux, agonisant. Bref, je me ballade dans la ville, y a pas un seul farang, et rapidement je trouve la partie de son march√© tentaculaire qui m’int√©resse la portion qui, juste avant la gare, s’est install√©e sur la voie ferr√©e. En Tha√Įlande, on ne gaspille pas la place. « Et quand le train arrive, comment √ßa se passe ? » me direz-vous. Et bien le plus simplement du monde, il annonce sa venue √†¬† grands coups de klaxon et les stores se replient, les stands se remballent en quelques secondes, le train passe et tout de suite derri√®re, tout se remet en place comme si aucun train n’√©tait venu perturber le march√©. Et des passages de wagons, il y en 8 par jour. Etonnant…

Marché voie ferré Samut Songkram - Mae Klong

Le lendemain, je me r√©veille aux aurores, avant les aurores m√™me pour √™tre exact, sans difficult√© tant parmi toutes ses qualit√©s ma chambre d’h√ītel a aussi celle de donner sur une avenue tr√®s passante avec un bruyant ballet de moteurs. Je marche 10 m√®tres, et m’engouffre dans un minivan direction le march√© flottant de Damnoen Saduak. Il n’y a qu’un seul autre passager. 25 km plus loin, d√©lest√© de 20 baths, d√©pos√© sur le pont qui surplombe le march√© par un moto-taxi, je suis arriv√© avant tous les touristes, avant le soleil qui est encore en train de se frotter les yeux mais aussi avant beaucoup des marchands. Un bonze sur sa barque √©troite fait le tour du canal et les marchands et semble b√©nir les marchandises des vendeurs qui le demandent. Vers 7H30, √ßa bouge un peu plus et j’ai assez de lumi√®re pour imaginer faire des photos int√©ressantes. Je prends mon petit d√©j, du riz saut√©, au petit stand restaurant au bout du canal principal et hop, je mitraille. Petit √†¬† petit √ßa s’anime. D’abord des bateaux de touristes thais et puis plus 9h approche, plus les passagers me ressemblent, y en a m√™me qui baragouinent la m√™me langue que moi. Les marchands proposent surtout de la nourriture, beaucoup de fruits en tout genre, jus, mais aussi beignets de bananes cuisin√©s directement sur leurs barques de bois, voir quelques bibelots souvenirs et viennent √†¬† l’abordage de leurs embarcations. Damnoen Saduak a beaucoup de d√©tracteurs, « attrape-touristes », « march√© artificiel », « on y voit plus de touristes que de marchands », j’en ai lu des avis qui conseillaient de ne pas venir, seulement voil√†¬†, j’en fait qu’√†¬† ma t√™te et j’aime me faire ma propre id√©e. Effectivement aucun, tha√Į ne vient faire ses courses ici et ce march√© n’existe pour que pour l’attraction touristique qu’il repr√©sente mais est-ce si grave ? Vu le nombre de photos que j’ai faites, je dirais, que je suis plut√īt content d’√™tre venu et la foire aux touristes annonc√©e, n’√©tait pas l√†¬†. J’imagine que le cauchemar d√©crit ne prend forme qu’apr√®s 10 heures, heure √†¬† laquelle je suis retourn√© √†¬† Samut Songkram, filmer le passage du train dans le march√© parmi des touristes en transit juste pour contempler le ph√©nom√®ne.

Damnoen Saduak -  marché flottant

Damnoen Saduak -Floating market

Floating Market Damnoen Saduak -

Marché flottant de Damnoen Saduak

Il me reste plus qu’√†¬† aller √†¬† Amphawa. Un songthaew, 6 km, 8 bahts et m’y voil√†¬†. Ce march√©-l√†¬† commence √†¬† midi et finit tard dans la nuit. Il a bien meilleure presse dans la communaut√© des voyageurs, pourtant, j’arrive dans un d√©cor certes comme j’aime, un bras d’eau, des habitations styl√©es en bois autour sur un peu moins d’un kilom√®tre, mais endormi. Il est 15h et √†¬† part les 6 bateaux-cuisines qui servent toutes sortes de plats saut√©s ou grill√©s aux convives install√©es sur des petits tabourets sur le quai, il n’y a pas de marchands et si ce n’est dans les premi√®res dizaines de m√®tres, la plupart des boutiques sur le bord du canal du march√© sont ferm√©s. Le plus actif c’est le march√© terrestre dans la rue perpendiculaire qui a le grand m√©rite de vendre des galettes de riz souffl√©es au caramel. En fait, Amphawa, c’est surtout un march√© de nuit. Il est tr√®s fr√©quent√© par les Tha√Įlandais qui arrivent en masse en fin d’apr√®s-midi.

Amphawa marché flottant

Amphawa floating market

marché flottant Ampawa Floating market

marché flottant Amphawa Floating market

Ca commence alors √†¬† s’animer, les boutiques, restaurants et bars dans les maisons de bois s’ouvrent et une horde de bateaux attendant leurs passagers pour la fameuse visite des lucioles enfin fire flies ou fai flies si vous m√©langez le Tha√Į et l’Anglais comme ils font, d√©barquent. Visite que j’ai faite et que je conseille vivement. Par√©s de jolis gilets de sauvetages orange fluos, on traverse la zone du march√© enfin r√©veill√© avec ses boutiques en bois illumin√©es, puis on arrive dans une zone inhabit√©e ou plus rarement habit√©e et la chasse aux lucioles commence. D√©j√†¬†, ne regardez pas par terre, c’est en haut que √ßa se passe, dans les branches des arbres que clignotent souvent √†¬† l’unisson les petits points lumineux. J’aurais eu mes guirlandes de No√†¬ęl finalement ! Les mouches lumineuses sont dans les feuillus surtout et plus particuli√®rement ceux √†¬† cot√© des pilonnes √©lectriques. Non, je plaisante, ce n’est pas une arnaque, j’en ai vues voler et j’ai m√™me une brochure qui avec photos √†¬† l’appui explique le ph√©nom√®ne… en tha√Į. Le tour dure une heure et co√†¬Ľte 60 THB. Ensuite, c’est tr√®s agr√©able de se balader sur le quai le long du canal. Je me pose dans un petit bar et sirote un verre. Vraiment, je suis sous le charme. Apr√®s √ßa, ma chambre miteuse, je m’en moque pas mal. Demain, retour √†¬† Bangkok et march√© pour changer. Chatuchak Week-end Market, ce sera pas du tout la m√™me ambiance !

Les chutes d’Erawan, et vous c’est quoi votre score ?

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A Kanchanaburi comme un peu pr√®s partout en Tha√Įlande, il y a un march√© de nuit avec de quoi manger et sur celui-l√†¬† essentiellement des v√™tements et un peu de tout. Je dois recoller les semelles de mes chaussures qui partent √†¬† volo ( petite ville du Sud de l’Italie, chaussures achet√©es en France, je pr√©cise ) et bien pas de souci, ils sont plusieurs au talat don yen ( march√© de nuit ) √†¬† vendre de la glue. Les √©tales changent tous les soirs, si bien qu’on peut y retourner chaque jour, on aura un march√© un peu diff√©rent. Le mercredi apparemment, c’est braderie par exemple. Le hic, c’est que ma marchande de riz souffl√© au caramel du premier soir, n’est plus l√†¬† depuis et j’en veux moi ! C’est bon ce truc…
Quand on vient par ici, il y a deux incontournables si on en croit les guides, le pont et Erawan. Du coup aujourd’hui, c’est Erawan. D√©part dans un bus Mercedes qui a du en voir du bitume et qui est probablement plus √†¬Ęg√© que moi. Apr√®s une heure et demie d’une route o√Ļ alternent les panneaux annon√ßant de possibles passages de vaches et ceux indiquant des passages d’√©l√©phants, le bus se vide de sa cargaison. Je prends un plan au Visitor’s center et hop, en route. Visiter le parc d’Erawan, c’est comme un jeu vid√©o, y a des niveaux √†¬† passer. Sept en tout. Niveau 1 facile, premi√®re cascade, certains se baignent d√©j√†¬†.

Erawan Tha√Įlande

A partir du niveau 2, √ßa se complique, interdit d’emmener des victuailles. D’ailleurs 10 m√®tres apr√®s vous avoir demand√© de ne pas avoir de nourriture et boissons, il y a un panneau qui vous somme de ne pas nourrir les singes, mais m√™me si on voulait les sustenter, avec quoi on le ferait, vu qu’on est cens√© plus rien avoir √†¬† manger avec nous ? Je viens d »√©viter le premier pi√®ge. Le jeu continue. L√†¬†, il faut ne pas c√©der aux sir√®nes en bikini qui vous disent qu’elle est bonne et plonger dans l’eau, √©viter les racines, les pierres lisses, ne pas glisser, toujours trouver le chemin parfois dissimul√©. On vous envoie une aide √†¬† un moment. Il faut suivre petit slip rose pour pas se perdre. Mais j’ai beau tout faire comme il faut, enfin, je crois, √†¬† un moment je descends d’un niveau pour finalement reprendre ma course en avant. Le chemin devient de plus en plus accident√©, je suis au niveau 6.

Chutes d'Erawan - Thailande

Je ne sais plus o√Ļ aller, je vois d’autres joueurs s’embarquer dans une direction mais quelque chose ne colle pas. Petit slip rose n’est pas l√†¬† pour m’aider. Jamais l√†¬† quand on n’a besoin d’elle ! J’entends du bruit sur ma gauche. Tant pis, si √ßa ne ressemble pas √†¬† un chemin, je vais par l√†¬†. Pas le choix, il faut traverser un gu√© puis sauter de pierre en pierre avant de trouver un sentier qui monte et en haut, le niveau 7 s’annonce.

Erawan pancartes

Ca glisse de plus en plus, et beaucoup de concurrents sont en tongues, je commence √†¬† comprendre pourquoi le Parc d’Erawan est c√©l√®bre pour ses chutes. Le 7√®me ciel est proche. Encore une partie un peu abrupte et √ßa y est « End of trail ». Je viens de finir le dernier niveau. Je ne sais pas mon score, mon temps n’est pas trop mauvais, je devrais √™tre bien class√©. Je me trouve devant une cascade qui se d√©verse dans un grand bassin qui devient rapidement mon jacuzzi perso o√Ļ je barbote, fais quelques brasses et la planche pendant de longues minutes. Petit √†¬† petit, d’autres candidats m’y rejoignent dont petit slip rose arriv√© bien 5 minutes apr√®s moi. Je profite longtemps de cette eau fraiche et douce. A un endroit, je peux me tenir quasiment debout et avoir de l’eau jusqu’au cou. Des filles montent dans la cascade et prennent des poses de magazines pour se faire immortalis√©es devant les chutes.

Erawan cascades Thailande

Au retour un passage un peu plus d√©licat avec √©quilibre sur un tronc d’arbre. Je croise comme √†¬† l’aller, beaucoup de randonneurs en maillots de bain et bikini. Plus besoin de guide pourtant string violet se tr√©mousse r√©guli√®rement √†¬† quelques dizaines de m√®tres devant moi. Je prends un peu plus le temps d’observer les petites cascades de chaque niveau interm√©diaire avant d’arriver au bassin du premier que j’appelle dans ma t√™te, la piscine des flemmards. Et c’est la plus fr√©quent√©e. Etonnant ?! Dans les premiers niveaux, je croise enfin des tha√Įs mais absolument pas en maillots de bain, habill√©s eux, jusque l√†¬† je n’avais rencontr√© quasiment que des russes et quelques Fran√ßais. Sur le parking, je tente un ravitaillement express, mais d√©j√†¬† le lourd klaxon de mon carrosse retentit, j’accoure pour m’engouffrer dans un autre bus Mercedes aussi « r√©cent » que celui de l’aller. Proche de la gare de Kanchanaburi, j’appuie sur le petit bouton au plafond pour signaler au chauffeur que je veux qu’il me jette bient√īt et m’approche pour lui dire « Train station ». Et hop, je suis sur le bitume √†¬† quelques minutes de marche du quartier o√Ļ je r√©side. Une journ√©e sympa pour qui aime marcher parmi des gens en maillot de bain et nager dans de belles chutes d’eau. Je dois avouer que j’ai bien aim√© √ßa, plus que la cascade de la veille. Et puis √ßa m’est pas arriv√© depuis longtemps de nager dans une eau non-sal√©e et non chlor√©e.

La gueule du Dragon, le vélo qui crève et le train de la mort

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Non, je ne suis pas √†¬† une f√™te foraine mais bien √†¬† Kanchanaburi ( dites bouri √†¬† la fin si vous voulez pas passer pour un farangset ). J’ai mis un peu de temps √†¬† me d√©faire de la fausse id√©e qu’ici il y a juste le pont de la rivi√®re Kwa√Į √†¬† voir. Mais me voil√†¬†. Bon c’est vrai qu’√†¬† part le pont la plupart des « attractions » sont √†¬† plusieurs kilom√®tres, dizaines de kilom√®tres voire centaines de kilom√®tres. Bref mieux vaut √™tre v√©hicul√© m√™me si on trouve toujours un bus ou √†¬† d√©faut un chauffeur pr√™t √†¬† nous emmener n’importe o√Ļ moyennant finance. C’est m√™me marqu√© sur leur pancarte: « Kanchanburi to everywhere ». J’irais bien sur la lune piquer une t√™te dans la mer de la Tranquilit√© moi, tiens. A cette √©poque de l’ann√©e, il y fait bon para√ģt-il…
Je commence ma d√©couverte de la ville √†¬† pieds et me rends jusqu’au fameux pont. Architecturalement parlant, c’est assez quelconque mais c’est √©videmment son histoire et le symbole qu’il repr√©sente qui sont importants ( cf Le pont de la rivi√®re Kwa√Į ). Je laisse passer le petit train multicolore fa√ßon gay pride qui emm√®ne les touristes dessus pour un petit aller retour de 15 minutes et m’avance sur le tablier d’acier de l’√©difice. Oui, c’est un pont ferroviaire. Il y a r√©guli√®rement des petites passerelles sur les c√īt√©s pour ranger les pi√©tons quand le train passe. Sur l’autre rive √†¬† droite, la haute statue d’un temple chinois dont on ach√®ve la construction semble veiller maternellement sur le River Kwa√Į Bridge. Je vois un p√™cheur en bas. Je le rejoins pour faire des photos de cette structure historique, retraverse dans l’autre sens et vais au kiosque de la Police Touristique. Je demande un plan et les horaires des trains de la ligne tristement surnomm√©e Death Railway, train de la mort pour les milliers de morts lors de sa construction dans des conditions affreuses. Je ne vous ferai pas un cours d’histoire ici; pour ceux que √ßa int√©ressent, je vous laisse chercher plus d’infos.

Pont riviere kwai

Retour √†¬† pieds √†¬† ma guesthouse, location de v√©lo et direction le bureau de la TAT ( Autorit√© Touristique de Tha√Įlande ) que je vais sao√†¬Ľler de questions. J’en ressors avec plein de prospectus mais surtout une carte pour aller voir les quelques temples qui m’int√©ressent. Le plus √©loign√© est √†¬† 22 km vient-on de me dire. Le plan est assez succinct mais je tente le coup. Apr√®s une heure de p√©dalage, sans mettre jamais tromp√© de chemin ( faut dire la carte est simpliste mais la route aussi ), me voil√†¬† au premier temple. De prime √†¬† bord, je me dis: « Tout √ßa pour √ßa » et suis tent√© de poursuivre directement jusqu’au 2e mais je vois un petit stand o√Ļ me restaurer et d√©cide donc de m’arr√™ter. En m’approchant, j’aper√ßois √†¬† flanc de montagne un grand escalier avec au bout une gueule de dragon b√©ante. Et ben, il est int√©ressant ce temple en fait. Apr√®s avoir command√© du « khao pak gab mou » – oui c’est le seul truc que j’arrive √†¬† commander en me faisant comprendre facilement du riz saut√©, je fais juste varier la viande – je pars √†¬† l’attaque des marches et elles sont nombreuses. Puis, j’avance dans la bouche du dragon, m√™me pas peur. Encore des marches, beaucoup de marches, et l’int√©rieur d’un dragon, √ßa ressemble beaucoup √†¬† la station de m√©tro Abesses en fait, puis une grotte avec le temple √†¬† proprement parl√© dedans. J’y br√†¬Ľle quelques b√†¬Ętons d’encens et fais un don puis j’emprunte le petit escalier de fer qui m√®ne √†¬† l’air libre et √†¬† un chemin fait de marches, encore, des marches toujours des marches, pour arriver au sommet. Tout en haut, il y a rien √†¬† part un drapeau et une vue imprenable sur la rivi√®re.

dragon

On redescend. V√©lo, une petite dizaine de kilom√®tres pour arriver au Wat Tham Sua. Un √©difice tr√®s imposant qu’on voit de loin, si bien que j’ai cru 10 fois √™tre presque arriv√©. A c√īt√© il a un petit fr√®re, dont l’entr√©e est juste en face de la route. Du coup, je rentre dans celui-l√†¬†, monte un escalier puis deux, puis trois, puis redescends, remonte, l√†¬† √ßa m√®ne nulle part… Bref, j’arrive en haut sur une terrasse d’o√Ļ il est impossible de passer dans le temple voisin. Y a m√™me un barbel√© entre les deux. Ils ont du se brouiller √†¬† un moment et depuis, c’est la guerre. D’ailleurs, elle continue cette guerre. Je croise en descendant des enfants en armes qui jouent √†¬† se tirer dessus en plein dans le temple. Sous le regard d’un bonze impassible. Etonnant… Je d√©vale les marches, vais vers l’entr√©e du temple principal et l√†¬†, bel escalier bien raide que je gravis, √ßa me fait plus rien maintenant. Ce wat est √©tonnant. Je n’avais rien vu de pareil en Tha√Įlande. Il est √©videmment d√©mesur√© avec notamment son immense bouddha et sa tour conique mais surtout le style architectural ne ressemble √†¬† rien de ce que j’ai vu jusque l√†¬† en Tha√Įlande. C’est un temple chinois. La vue √†¬† presque 360¬į sur la campagne environnante vaut le d√©tour. Mes mollets semblent du coup ne pas m’en vouloir des efforts que je leur ai impos√©s. Reste plus qu’√†¬† rentrer. A p√©daler, p√©daler, p√©daler… Oui, je voulais encore voir un autre temple avec une none qui flotte para√ģt-il mais j’ai peur qu’√†¬† l’heure o√Ļ j’arrive il ne soit ferm√© et qu’elle ne flotte plus.

Wat Tham Nua kanchanaburi

Le lendemain, c’est le train train. Enfin, le train de Kanchanaburi √†¬† Namtok. La ligne de chemin de fer de la mort qui devait relier la Tha√Įlande √†¬† la Birmanie. Dans les guides o√Ļ sur les d√©pliants, la photo qui illustre cette ligne est souvent celle de la portion o√Ļ le train est √†¬† flan de montagne, √†¬† droite, la pente abrupte, √†¬† gauche le vide. Mais √ßa ne repr√©sente qu’une infime partie du parcours. A la gare de Kanchanaburi, je me retrouve rapidement noy√© parmi un groupe de scouts qui apparemment ont la m√™me destination finale que moi: Sai Yok No√Į. Ils sont tous arm√©s de b√†¬Ętons et certains s’amusent √†¬† me demander en Anglais si je vais bien ou comment je m’appelle. Deux des organisateurs demandent m√™me √†¬† √™tre photographi√©s avec moi. Je suis une star en Tha√Įlande, je vous dis ! ūüėČ

Train de la mort Kanchanaburi

Arriv√© √†¬† Namtok, une heure plus tard que pr√©vu, je ne m’engouffre pas dans les taxis ou autres transports pour la cascade de Sai Yok No√Į, non, monsieur prend son temps et va au restaurant manger du poulet aux noix de cajou. J’explique o√Ļ je veux aller ensuite, du coup, le p√®re de la famille m’emm√®ne lui-m√™me gratuitement dans sa belle voiture et me donne de pr√©cieux conseils pour rentrer en bus. Je dois dire que je m’attendais √†¬† ce qu’il y ait un peu plus √†¬† voir car outre la cascade unique et quelques grottes assez loin, on a vite fait le tour. Par contre, ce qui est sympa c’est qu’on a le droit de grimper et faire trempette dans la chute d’eau. Sauf que j’ai pas pris mon maillot, je ne sais pas pourquoi mais il ne m’est pas venu √†¬† l’id√©e qu’elle serait accessible √†¬† la baignade. Je trempe que les pieds du coup.

Sai Yok Noi Kanchanaburi

Retour en bus, c’est plus rapide et moins cher et surtout, le dernier train part √†¬† 15h30, le dernier bus √†¬† 17h…

Faire le pont à  Kanchanaburi

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Samedi, c’√©tait le Constitution Day et c’est cens√© √™tre f√©ri√© mais en Tha√Įlande quand un jour f√©ri√© tombe un week-end ( pas comme en France malheureusement ), c’est le lundi suivant qui est ch√īm√©. Pour moi, √ßa change rien sauf qu’√†¬† Prachuap mon h√ītel veut se d√©barrasser de moi au bout d’une nuit. Complet pour le week-end. Je retourne √†¬† Bangkok puisque c’est comme √ßa ! Na ! Bon, c’√©tait plus ou moins pr√©vu mais j’aime bien jouer les offusqu√©s. Je veux faire le gars qui conna√ģt et me pointe dans la rue o√Ļ il y avait les bus avant. Sauf que l√†¬†, se trouvent seulement des mod√®les r√©duits, les mini-vans que perso, j’ai en horreur et mes genoux aussi. Je pr√©f√®re les bus publics qui roulent moins vite mais au contraire √ßa me rassure et o√Ļ j’ai de la place. Enfin, plus de place. Je me renseigne en tha√Į aupr√®s d’une dame qui m’indique o√Ļ est la station sauf que c’est tellement petit et tout √©crit en tha√Į que je la d√©passe. La dame en moto me propose de m’embarquer, un demi-tour, dix m√®tres parcourus et je me retrouve devant un guichet minuscule. Je prends mon ticket. Celui de 10h ne part pas, faudra attendre celui de 11h. Pas grave, je sors les 3 petits cochons en Tha√Į, car oui, j’oubliais, je suis rentr√© dans une librairie hier et une vendeuse qui a compris pourquoi je tra√ģnais dans le rayons livres pour enfants, au lieu d’appeler les flic pour d√©noncer un p√©dophile, m’a montr√© un rayon de livres pour enfants avec le texte en tha√Į et en Anglais. Me voil√†¬† avec Pinocchio, le Petit Chaperon Rouge et Les 3 petits cochons donc.
Le bus arrive. 4h30 de trajet et nous arrivons au nouveau Terminal Sud, dont on sent bien qu’il a √©t√© r√©cemment inond√©. Pendant le trajet m’est venue une pens√©e toute b√™te, c’est de ce m√™me terminal que partent les bus pour Kanchanaburi alors pourquoi ne pas enchainer directement, y en a que pour 2h de trajet. A peine je me renseigne qu’on me pousse presque dans un bus qui allait partir. On peut pas enchainer plus vite. C’est parfait. Rapidement, on voit des r√©sidus d’inondations et par moment le bus o√Ļ je me trouve est entour√© d’eau. Devant derri√®re sur les c√īt√© je vois de l’eau et sur les flancs la petite √©cume, j’ai vraiment l’impression d’√™tre dans un bateau. C’est d√©routant. Des monticules de d√©tritus sont entass√©s le long des routes. Je prends encore mieux conscience de l’ampleur de la catastrophe car la zone travers√©e est tr√®s longue. Me demandez pas de photos, les vitres du bus √©taient sales et je suis pas venu pour photographier les inondations d’abord. Sinon, je serais parti deux mois plus t√īt.
A Kanchanaburi, j’arrive vraiment en touriste. J’avais pas du tout pr√©vu de me trouver l√†¬† ce soir donc je n’ai pas cherch√© de nom de guesthouses ni √†¬† savoir o√Ļ √©tait le Terminal des bus par rapport au pont de la rivi√®re Kwa√Į, celui dont tout le monde parle ici. Mais bon, je sais que le d√©tecteur de farang d’un chauffeur de tuk-tuk ou autre va se d√©clencher et qu’il me proposera de m’emmener dans un endroit tr√®s bien. Ca ne dure pas une minute que d√©j√†¬†, en voil√†¬† un. Et la guesthouse o√Ļ il m’emm√®ne a un d√©cor de r√™ve surtout quand on arrive la nuit: petit jardin pav√©, chambres en bois sur barges flottantes. Franchement √ßa donne envie de rester l√†¬†. Comme on dit dans Questions pour un Champion: « Je reste ! ». Et demain, on va aller voir ce fameux pont duquel tout le monde fait tout un film. En plus, celui du film, c’est m√™me pas celui-l√†¬†. Enfin, c’est l’histoire de celui-l√†¬† mais c’est pas celui-l√†¬† qu’ils ont film√©.


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