Articles du mois février 2010

Siem Reap, la porte d’Anghkor

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Le temple d’Anghkor etant l’attraction numero un du pays, Siem Reap, la ville la plus proche est forcement tres tournee vers le tourisme et les farangs √Į¬ľňÜ je crois qu’ici on dit barang √Į¬ľ‚Äį mais pourtant, elle n’a pas perdu completement son identite ni son authenticite qui se manifeste de facon parfois singuliere et inattendue. C’est le cas par exemple avec ces quelques cabanes sur pilottis le long de l’eau aux pieds d’un hotel grand luxe.
Cambodge Sioem Reap maisons bois
Les quais de la riviere Siem Reap sont d’ailleurs tres agreables a parcourir a pieds avec leurs nombreux ponts et donnent a la cite un petit cote buccolique. C’est evidemment mon quartier prefere avec les quelques rues sur la berge faisant face au vieux marche, plus authentique que l’autre rivage. C’est notamment de ce cote que se trouve le Wat Bo, havre de paix et de quietude avec son grand parc arbore et completement delaisse des touristes. C’est le plus vieux temple de la ville et meme s’il n’est pas epoustoufflant, il offre quelques petits details charmants et avec la petite musique traditionnelle d’un cours en train d’etre donne, il etait tres agreable de s’arreter sur un des bancs en pierre du parc, a l’ombre d’un arbre en fleurs et de lire. Une bonne adresse pour se ressourcer.
Wat Bo - Siem Reap
Wat bo Siem Reap
Aller voir le petit artisan qui a reproduit dans son jardin en miniature 3 temples est amusant et permet de le soutenir finacierement mais les pots de fleurs et batons d’enscens gache un peu l’illusion en trahissant groossierement la taille reelle des repliques. Sinon, il y a le fameux, enfin fameux dans les guides, village flottant de Chong Neas. J’avoue que ca me tentait bien d’y aller meme s’il parait qu’il grouille de touristes. Je me fais heller par un chauffeur de motodop et pour une fois, je ne decline pas sa sollicitation. Il m’emmene a une quinzine de kilometres du centre ville. Plus on avance et plus les maisons sont de construction artisanale, le beton faisant place aux planches de bois, les planches aux simples branches droites puis au feuillage de palmier tresse. Rapidement, on est en pleine campagne et la misere du pays se devoile de plus en plus. Arrive a l’embarcaderre sur le Tonle Sap, je me fais tout de suite aborde par le rabatteur d’une compagnie de bateau peu aimable. Il me propose de m’emmener pour 25 dollars ( les guides, le tres officiel Siem Reap Visitor’s Guide parlent tous de 10 dollars mais il n’en demordera pas ne baissant son prix que de 5 billets verts ). La balade pour decouvrir le village dure moins de 2h, un peu cher… Je vois ses bateaux qui comptent plus d’une quinzaine de passagers entassee, ce n’est pas tres emballant. Je m’attendais plutot a ce que ce soit les habitants eux-memes qui viennent nous chercher pour nous faire decouvrir leur village et non pas une compagnie dont je decouvre rapidement qu’elle a le monopole sur ce trajet. Un autre employee plus sympathique m’explique que les bateaux sont au gouvernement d’ou ces prix eleves et cette absence d’autre choix de transport. Toujours harcele par le premier qui me crie de loin que si je ne prends pas de billet, je n’ai pas le droit de rester la, agace, je me ressouds a faire demi-tour. Vraiment dommage cette gestion du tourisme agressive et en mode vache a lait, d’autant qu’ici ce sont les habitants du dit village qui sont l’attraction finalement, alors pourquoi ne sont-ils pas associes a ces excursions pour decouvrir leur univers. Quand on sait comment sont reparties les recettes des entrees d’Anghkor, on se dit qu’il y a peut-etre des choses a changer.
Quoiqu’il en soit, Siem Reap souvent simple dortoir et restaurant aux touristes venus visites Anghkor pourtant la ville a un certain charme. Accordez lui un peu de temps si vous le pouvez….

Le requin de Kep

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le requin de Kep
Bon, d’accord c’est juste un bout de bois mais on y croit non ?

Mariage a Battambang

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Je commence par rassurer ma mere, le mariage en question n’est pas le mien.

Au Cambodge, vous pouver crier haut et fort que vous allez fumer Alain Delon, il ne portera pas plainte contre vous pour menace de mort. Et comme il le dirait lui-meme ¬ę¬†Alain Delon est une star en Asie¬†¬Ľ, mais c’est surtout une marque de cigarettes. A taste of France comme dit la pub.
Six heures de bus en mode sauna, assis a l’arriere sur le moteur avec une climatisation defectueuse dans cette partie du vehicule et me voila a Battambang au nord est du Tonle Sap. En sueur mais arrive. Nous sommes le soir, le soleil se fait de plus en plus discret et j’arrive dans une ville dont 90 % des commerces s’eclairent a la bougie. Seuls les grands hotels, les rares restaurants, les coiffeurs ( et heureusement ) et les boutiques internet semlent jouir du courant. Apparemment il y a une panne. La cite a un cote fantomatique.
Meme le jour ou le soir avec l’electricite, Battambang n’a pas le charme d’une Kampot ou d’une Kep mais elle est le point de depart d’une croisiere longue mais jolie vers Siem Reap et d’excursions vers des temples interessants dont le Wat Suphomphon. Je m’y rends a l’arriere de la moto d’une Cambodgienne rencontree dans le bus et avec qui j’arrive tant bien que mal mais etonnament pas si mal a parler en Thailandais. Elle ne connait pas la langue de Shakespeare ni celle de Moliere. Encore une fille qui n’aime pas le theatre ! Les 18 km pour s’y rendre se font en quasie totalite sur un chemin cabosse puis une piste de terre a avaler la pousiere des voitures et camions qui nous depassent. Enfin, non car elle a eu la bonne idee apres quelques kilometres de nous acheter des masques. Nous voila deux chirurgiens a la conquete du temple perche sur une montagne. L’ascension se fait a pieds avec plusieurs petits sanctuaires en route ou prier et reprendre son souffle. Une ballade bien agreable. Au sommet des singes assez agites que les habitants repoussent au lance-pierres et un temple somme toute assez banal par rapport a ceux que j’ai deja rencontree mais une vue imprenable sur la campagne environnante.
temple battambang cambodge
campagne Battambang
Le lendemain, ma guide de la veille m’emmene au mariage d’amis. La cermonie est tres figee et generalement orchestree par le photographe ! Tout commence par une procession des filles et garcons d’honneur suivies des femmes habillees en robe traditionnelle portant des coupes avec des offrandes. Des fruits et des gateaux. Et moi au milieu. Au debut, je n’avais pas realise etre le seule male a l’exception des garcons d’honneur. Mais je me suis mis ou on m’a dit d’aller, je crois qu’ils avaient envie de me faire participer. Nous rentrons dans le chapiteau. Chacun de nous recois une petite enveloppe avec un peu d’argent, une somme symbolique et s’assoit. Deux petites filles en habits dores passent avec des paniers dans lesquels nous deposons un peu du contenu de nos soucoupes. Suivent de tres pres, une chanteuse et une chanteur qui accompagnent leur chant de pas de danse simples et lents. Un long discours du maitre de ceremonie pendant lequel tout le monde semble s’ennuyer sur sa chaise, puis, c’est le mariage a proprement parle. Les deux epoux se tiennent face a face, entroures des garcons et filles d’honneur. Chacun positionnes au centimetre pres par le photographe de la ceremonie. La femme passe un colier de fleurs blanches autour du cou du mari et reciproquement toujours dans un geste arrete pour l’immortaliser d’un cliche. Une scene qui pour moi illustre bien l’expression passer la corde au cou. Les maries remontent l’allee centrale en remerciant les invites de leur presence par une inclinaison du buste, les maintes accolees. Puis on jette sur leurs tetes des petites fleurs blanches. Et tout le monde se precipitent a table. La musique ambiante est si forte que personne ne peut vraiment discuter. J’avoue que je suis etonne. Je m’attendais a quelque chose de plus festif. Ne me demandez pas de photos, j’avais juste compris qu’on allait manger et passer chercher une amie donc je n’avais pas mon appareil photo. Ben, oui je sais pas dire mariage en thailandais.
Pour finir, j’invite ma nouvelle amie Cambodgienne a diner au Khmer Delight, un excellent restaurant de Battambang dont les descriptions des plats sur plusieurs lignes font saliver sans que vous ne soyez decus une fois servi. Reste plus qu’a aller a Siem Reap et visiter Anghkor. Il serait temps !

Douche publique

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Dans le parc devant le musee national de Phnom Penh
enfant Cambodge - douche

Un petit tour a Phnom Penh

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Ici, c’est extraordinaire, les scooters roulent au Pepsi ou Fanta. Votre jauge vous annonce une panne seche prochaine, vous vous arretez au bord de la route, demandez au marchand du carburant et il vous vide le contenu d’une bouteille en verre frappe du logo des sodas americains dans le reservoir. Et c’est reparti. A mon avis y a un truc, mais lequel….
A Phnom Penh, le touriste est guette sans relache par les chauffeurs de motodops et tuk-tuk qui essaient de gagner quelques dollars. Et ils sont tres tres tres nombreux ! La ville comme toutes les capitales est bruyante, a une densite de circulaiton incroyablement importante et tres peu de feux de circulation. Il faut de la patience ou de l’inconscience, selon votre temperamment, pour traverser une rue. La capitale khmere ne m’a, je dois dire, pas vraiment charme, au contraire. Le contraste avec Kep petite bourgade calme et apaisante explique probablement en partie ce desamour. Le quartier le plus agreable est celui du quai Sissowath avec non loin en enfilade, le musee national, le grand palais et la pagode d’argent qui sont les monuments a voir a Phnom Penh.
Phnom Penh - musee national

Mais il est vrai que si vous venez de Bangkok, ils feront pale figure devant le grand Palais et le Wat Phra Keo et vous decevrons probablement. D’autant plus que le parcours du visteur est balise par des panneaux le repoussant ou lui interdissant de revenir sur ses pas. Ajoutez a cela l’interdiction de photographier les interieurs des monuments et une pagode d’argent dont l’attrait pricipal, a savoir le sol de dalles d’argent grave de fleurs de lys, ( la France est passe par la ) se fait timide. Seul un metre carre est visible, le reste est recouvert de grands tapis. Et pour couronner le tout, su la partie visible par endroits, les joints ont ete recouvert de scotch ! Bref, une visite assez frustrante au final. Je n’ai par ailleurs finalement pas voulu me rendre dans les lieux de memoire des exactions khmeres rouges. Un choix peut-etre un peu lache, j’avoue…
Des que vous en aurez marre du brouhaha de la ville et des interpellations tous les 3 metres pour vous proposer de vous vehiculer, vous pourrez vous echapper sur l’ile de Koh Dach ou ile de la soie. On passe en quelques dizaines de metres de la ville la plus bruyante et grouillante du pays a la camagne totale. Chemins de terre, pas de voitures, des velos, quelques scooters, des maisons surelevees en bois qui pour beaucoup abritent en dessous d’elles un metiers a tisser la soie. D’ou la nom de l’ile. Par contre, le chemin vers le ferry qui fait la traversee est un peu dissimule, il faut connaitre. Un tuk-tuk vous sera quasiment indispensabe pour vous y rendre.
Cambodge ile de la soie
Et le soir, a Phnom Penh, le touriste est toujours guette malgre un eclairage public souvent minimaliste, la circulation ne s’apaise toujours pas. Dans les rues fermees a la circulation qui se croisent le long du grand palais et du musee national, les habitants jouent au foot avec une balle en osier ou au badminton.
Phnom Penh ne m’aura pas donner un petit gout de reviens-y mais peut-etre que je ne lui ai pas laisse sa chance. Toujours estil que me voila parti vers le nord a la conquete des temples d’Anghkor.

Plus de photos de Phnom Penh dans la galerie.

Je veux le gros camion….

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Petit hommage a un chanteur qui se reconnaitra…
enfant cambodge

Kep ou pas Kep ?

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J’ai longtemps hesite avant d’aller a Kep et c’est finalement le jeune homme du Coconut House de Kampot qui m’a convaincu de m’y rendre. Bien lui en a pris. Une demi-heure de bus et 2 dollars de moins dans ma besace et me voila dans la ville baleaire. Et je ne lache pas le mot en l’air. Ce sont les Francais qui ont fonde cette bourgade et l’ont appelee Kep sur Mer.
Ma guesthouse donne sur la mer mais pas sur la plage. Trois marches et zou vous etes a l’eau mais personne ne se baigne. Pour moi, ce qu’il faut absolument aller voir ici c’est le marche aux crabes et son balet de femmes allant chercher leurs casiers d’osier flottants pour en trier le contenu, le vendant souvent a peine sorti de sa prison. On ne peut pas faire plus frais ! Une fois vide, retour a l’eau. A quelques metres du rivage, tanguent donc des bouquets de paniers d’osier attedant qu’on vienne les chercher. Sur la place juste en haut, un petit marche improvise ou l’on peut acheter fruits, gauffres et poissons.
Kep - peche aux crabes
Kep Marche aux crabes
Il y a de l’effervescence. Les enfans jouent. Un peu lus loin, une rangee de maisons sur pilotis a cheval entre la terre et l’eau. Elles abritent des magasns ou des restaurants avec terasse ou il fait bon manger du poisson frais ou boire un verre avec vue sur la mer et vers 18h sur un splendide coucher de soleil. Je vous conseille le Seagull, tres bon point d’observation des premisces du sommeil solaire.
Kep Cambodge coucher soleil

Mais Kep ex sur mer c’est bien entendu aussi une plage. Surtout frequentes par les Cambodgiens qui comme leurs voisins thais se baignent en T-Shirts et short voire nus pour les plus jeunes. La couleur brunatre de l’eau probablement due a la terre et au sable ocre deplaces par ses remous n’est il est vrai pas tres engageante pour les touristes habitues a des eaux plus claires. Mais le spectacle des enfants qui se baignent, sautent, courent dans les vagues est genial a regarder. Encore plus si vous le regardez en degustant les succulents litchis que vous pouvez acheter aux femmes assises de l’autre cote de la rue.
Plage de Kep - Cambodge
Bref, ca vaut le coup de s’arreter ici au moins une journee et pour tout dire si l’eau de la plage de Kep avait ete bleue et limpide, je vous aurais mis ma main a couper, enfin la gauche pour pas prendre trop de risque quand meme, que ca deviendra dans le futur une destination de plus en plus prisee. A suivre…

Plus de photos de Kep dans la galerie.

J’ai les pieds √†¬† Kampot

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Et le reste du corps aussi ! Passe le choc du a l’√©tat de d√©labrement de la ville, on se laisse rapidement gagner par l’enthousiasme et la vie de la population et on se surprend a se sentir bien, tr√®s bien dans ce d√©cor.
La richesse de Kampot, ce sont vraiment ses habitants qui vous saluent d’un sourire parfois accompagne d’un hello sans arri√®re-pens√©e. Et les enfants qui jouent, parcourent les rues, rarement goudronn√©es, sur des v√©los souvent trop grands pour eux. Ils aiment voir les touristes et les saluer en Anglais, leur faisant un geste de la main. Ils ne r√©clament rien. Un salut en retour suffit a leur bonheur. Et il y a aussi ces femmes v√™tues de tuniques deux pi√®ces aux motifs fleuris ou enfantins qui chez nous feraient office de pyjamas mais qu’elles portent le jour. Si bien que la nuit venue, on a un peu l’impression de croiser des somnambules. Et c’est vrai que l’on sent le passe lourd de la cite et sa pauvret√© mais pour une fois, je crois que comme touriste, on contribue au rel√®vement de la ville.
Kampot velo
Kampot - cambodge rue
A Kampot m√™me, il n’y a rien √†¬† visiter, les lieux qui affolent les d√©clencheurs des √©trangers sont en dehors de la ville. Le plus pris√©: le parc du Bokor. Je m’y rends donc en minibus bonde ( 15 personnes ). Avec moi le sosie de Thierry Roland de profil et celui d’Henri Chapier par une nuit de brouillard. Nous avons de la chance durant les trois jours du Nouvel An chinois, les v√©hicules sont autorises a monter jusqu’au sommet. La route est en train d’√™tre faite mais seuls les premiers hectom√®tres sont goudronnes, le reste est un chemin caillouteux et accidente. Il ne faut pas avoir le mal de mer tant √ßa secoue ni le mal de l’air tant le minivan fait parfois des sauts de cabri. La visite du casino abandonne avec son cote fantomatique me donne des envies de s√©ances photo a ma sauce mais personne parmi mes compagnons de voyage n’est partant. Tant pis. Je me console en regardant la superbe vue sur le golfe de Siam.
Cambodge - Bokor
Cambodge - Bokor casino
Bokor Cambodge casino abandonne
Les Cambodgiens profitant que la route soit ouverte se sont rendus en masse au sommet. En famille, ils se sont entasses sur leurs motos ou dans leurs pickups pour venir pique-niquer la. Et il ya foule. En bas du casino, un reste de ville abandonnée aussi et une église et encore plus loin un temple bouddhiste simple dont le charme est surtout du son emplacement. On a deux heures de libre, je fais le tour du proprietaire.
Pour finir la journ√©e, l’agence nous propose un tour en bateau sur la rivi√®re et jusqu’√†¬† la mer avec retour au soleil couchant. Prochain arr√™t: Kep.

Plus de photos de Kampot dans la galerie.

P.S: mon ordinateur portable a rendu l’√†¬Ęme, paix a elle, mes publications seront donc plus chaotiques surtout au niveau des photos et plus bourr√©es de faute de frappe qu’avant. Toutes mes excuses.

Courir dans la mer….

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Sihanoukville - enfant courant

Sihanoukville, plage tranquille

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A peine arriv√© au Cambodge que d√©j√†¬† je me fais questionner en r√®gle pas une jeune femme qui prend la libert√© de s’asseoir en face de moi a la terrasse du petit restaurant face a la mer o√Ļ je me suis arr√™t√© d√ģner. Outre les sempiternelles questions sur mon patronyme et mon pays d’origine, elle voudra savoir combien de temps je pense rester et tr√®s rapidement pourquoi, je suis seul, si j’ai une girlfriend, ce a quoi je r√©ponds par l’affirmative. Deux questions de plus et la voila repartie non sans me proposer de venir la voir sur cette plage si j’avais besoin d’un massage. Sont accueillants les gens quand m√™me !
Ne cherchez pas a Sihanoukville des monuments √†¬† visiter √†¬† part deux temples assez r√©cents, il n’y a rien a voir. Vous connaissez ma curiosit√© pour ces √©difices, je me suis donc quand m√™me rendu a l’un d’entre eux le Wat Utynieng. Il m√©lange un style que je connais bien pour l’avoir maintes fois crois√© en Tha√Įlande et des √©l√©ments khmers.
Sihanoukville temple khmer
Sihanoukville wat Krom
Un bonze vient a ma rencontre et entame la conversation. Il m’explique notamment que les moines travaillent √†¬† transformer le chemin de terre qui passe √†¬† c√īte du temple en vraie route. Un travail harassant. ¬ę¬†Tiens c’est la DDE en fait les bonzes, ils ont d√©j√†¬† les tenues oranges en m√™me temps¬†¬Ľ, me dis-je. Et il faut dire que le mat√©riel dont ils disposent pour ce travail est assez rudimentaire. En fait, ils pavent d’abord la chauss√©e de pierres et cailloux ramasses sur le chemin et ensuite les recouvrent de ciment pour obtenir une surface plane. Il se relaient toutes les deux heures et s’arr√™tent compl√©tement entre midi et deux heures quand le soleil tape trop fort. Le moine m’explique √©galement qu’il √©tudie l’Anglais et donne des cours de bouddhisme aux enfants.
Sihanoukville bonze travaux

Comme j’en ai l’habitude et ce sera pareil pour mon voyage cambodge, je me lance dans plusieurs grandes marches, l’une vers le port puis de la vers la ville et l’autre le long de la mer sur la plage sautant de rocher en rocher sur une partie du parcours. Et c’est incroyable le nombres d’amis que je peux avoir sur les routes ici ! C’est mieux que Facebook ! Le probl√®me c’est que je me souviens pas d’eux, pourtant tous m’interpellent d’un ¬ę¬†Hello, my friend¬†¬Ľ. Ici, pas de moto-taxis avec de jolies vestes color√©es, bleues, oranges ou vertes et un num√©ro, non, ici tout le monde semblent s’improviser chauffeur de moto-taxi. Pour peu qu’ils voyagent seuls sur leur deux roues, ils vous proposeront de vous embarquer avec eux. Il existe aussi des simili tuk-tuk mais pas de taxis.
Ce qui attire les touristes a Sihanoukville, c’est √©videmment le bord de mer et les prix bas. Personnellement, j’aurais fait escale √†¬† Victory Beach, pas une plage d’un charme fou surtout quand on vient de Tha√Įlande mais un lieu sympathique avec un peu d’animation. Serepidity beach plus a l’ouest est plus coquette et plus fournie en guesthouses. Entre les deux Sokha beach plus calme. Mais s’asseoir sur la moto d’un de vos amis et s’y rendre pour y passer l’apr√®s-midi peut valoir le coup si vous acceptez de vous passer du confort des chaises longues avec matelas et boissons servies sur un plateau moyennant finance de sa voisine victorieuse. Il est agr√©able de fl√†¬Ęner dans les deux rues anim√©es de Victory Hill le soir, quelques bars sympathiques, un restaurant indien d√©licieux le Maradja et peut-√™tre de se poser pour un verre, regarder le foot anglais ou jouer au billard. On sent en passant par l√†¬† r√©guli√®rement des effluves de marijuana. Du c√īte de la plage par contre a ma grande surprise, une fois la nuit tomb√©e, c’est tr√®s calme et √†¬† 20h, les bars ont quasi tous pli√© bagages. Dommage, j’aurais pr√©f√©r√© siroter un cocktail en regardant la mer et la petite jet√©e illumin√©e d’une rang√©e de lampadaires styl√©s plut√īt qu’en ayant vue sur un mur d√©fraichi, une rue de terre bossel√©e et son flot de passants ou un √©cran de t√©l√©.
Sihanoukville by night

Mes premiers contacts avec la nourriture khmers sont par contre encourageants, que ce soit le boeuf loc lac ou le poulet Amlok, les deux sont tr√®s savoureux et peu voire pas √©pic√© pour le premier. On verra si tous mes essais culinaires me laisseront avec le m√™me enthousiasme. Demain, d√©part pour Kampot. Oui, j’oubliais hier c’√©tait le r√©veillon du Nouvel An Chinois et cette fois-ci, c’est lui qui m’a rat√© ! Je me suis renseign√© aupr√®s du personnel de mon h√ītel pour savoir ou aurait lieu les festivit√©s, la r√©ponse en r√©sum√© fut ¬ę¬†chez les gens¬†¬Ľ. Apparemment, au Cambodge ou a Sihanoukville en tout cas, √ßa se f√™te en famille, pas de d√©fil√©, de compte √†¬† rebours sur la place publique, rien m√™me s’il y a eu sur le port un rapide feu d’artifices. Dommage. A Bangkok, dans le quartier chinois, je suis s√†¬Ľr que la f√™te devait √™tre √©blouissante et le sera encore car la f√™te dure trois jours.

Les photos de Sihanoukville sont dans la galerie.

Et la Tha√Įlande passe √†¬† la Trat

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Je ne sais pas vraiment quel est ce lien qui s’est tisse entre moi et la Tha√Įlande mais j’avoue que j’ai eu du mal a en partir. Heureusement que je n’ai pas le choix car sinon je crois que je serai encore √†¬† Chiang Mai a visiter temple sur temple. L’operation passage au Cambodge passe donc pour moi par Trat au sud-est de Bangkok, non loin de la frontiere.
Pour la premi√®re fois depuis que je prends les transports tha√Įs, je suis parti certes en retard mais arrive en avance. 30 minutes plus t√īt que l’horaire annonc√©. Apparemment, les mouvements vers cette partie du pays ne sont pas tr√®s importants, le bus d√©j√†¬† qu’au deux tiers plein a son d√©part s’est retrouve avec moins d’une dizaine de passagers, une fois a destination. Et au terminal des bus, personne pour se jeter sur vous, les rares personnes qui vous abordent veulent vous embarquer pour Koh Chang, ile proche tr√®s appr√©ci√©e des touristes. J’explique que je veux aller dans la city et finis par me retrouver seul a l’arri√®re d’un taxi collectif qui a bien voulu s’occuper de moi. Prochain arr√™t: Pop Guesthouse o√Ļ je prends un bungalow avec clim. Je pars explorer la ville a pieds, m’arr√™te manger dans un bui-bui ou j’utilise mes rudiments de tha√Į pour me faire comprendre et commander un plat de riz avec du poulet et force de constater que la ville n’a pas beaucoup de charmes a offrir. De toutes fa√ßon, je m’en vais des le lendemain pour passer la fronti√®re au point de passage Hat Lek. J’aurais quand m√™me pris le temps d’acheter la fameuse huile jaune, la aussi acquise apr√®s une jolie phrase en langue locale : ¬ę¬†phom tong kan nam man luang¬†¬Ľ dans la premi√®re pharmacie trouv√©e et de faire un petit tour dans le marche de nuit.
Le lendemain, rendez-vous devant la guesthouse a 9h, un couple canadien a r√©serv√© le m√™me voyage que moi a savoir passage de la fronti√®re et trajet en bus jusqu’√†¬† Sianhoukville. Au terminal des bus, un minivan nous pend en charge. La conduite du chauffeur est sportive surtout dans sa gestion des d√©passements. On se croirait dans un jeu vid√©o. A la fronti√®re, premi√®re √©tape, se faire tamponner le passeport pour valider la sortie de Tha√Įlande puis on passe un no man’s land d’une soixantaine de m√®tres avant de passer aux bureaux de l’immigration cambodgien. Pas de contr√īle de nos bagages mais une prise de temp√©rature par pistolet √©lectronique braque sur notre front pour s’assurer que nous n’avons pas de fi√®vre et donc pas la grippe A. 36, 7¬įC, ouf car j’avoue que je me demande ce qu’ils font des fi√©vreux. Aide par des cambodgiens qui r√©clameront bien √©videmment un pourboire mais nous font gagner beaucoup de temps, nous remplissons les formulaires et obtenons contre 1200 bahts et une photo de notre bobine, le pr√©cieux s√©same. Dur√©e autoris√©e: 30 jours.
La compagnie de bus nous a envoy√© un chauffeur qui dans sa voiture nous am√®nera du poste de fronti√®re a la station de bus en ville. La premi√®re chose qui me permet d’√™tre s√†¬Ľr qu’on a change de pays est que la conduite est repasse a droite. Ma valise a du mal a trouve une place dans la soute d√©j√†¬† occup√©e par… un scooter ! Le bus n’est pas dans le meilleur des √©tats pour preuve la porte arri√®re s’ouvre en route et se referme a chaque fois que la chauss√©e grimpe un peu. La route est bonne mais tr√®s sinueuse. Elle se fraye un passage dans les montagnes et a travers la campagne. L’allure est lente. Force de constater que le pays semble bien plus pauvre que son voisin. Je m’amuse de voir que nous croisons plus de permanences du parti du peuple que d’√©coles. Nous nous arr√™tons apr√®s un pont dans un petit resto routier. ne vous imaginez pas une station service avec un Courte-paille ou un truc dans le genre c’est plus une grande cabane de bois avec des petits cabanons alignes o√Ļ se trouvent les toilettes un peu a l’arri√®re du premier b√†¬Ętiment. Nous devons changer de bus. Le nouveau est √©tonnant. A l’int√©rieur les si√®ges rappellent les fauteuils de bureau confortables en cuir des ann√©es 50. Il n’y a d’ailleurs que 3 si√®ges par rang√©es. Et dans celui-ci la climatisation fonctionne. Arriv√©e √†¬† Sianhoukville. Avec une heure et demi de retard. Un moto-taxi m’emm√®ne jusqu’√†¬† mon complexe de bungalow sur Victory Beach pour un dollar. Oui, ici le billet vert est roi en tout cas dans les zones touristiques. Vous payez en dollars, on vous rend la monnaie en m√©langeant dollars et riels, la monnaie locale.
Apr√®s quelques jours ici, voici comment j’imagine mon parcours en territoire khmer: Kampot et visite de la r√©gion, notamment de la station de Bokor, puis Phnom Penh, Battambang, trajet en bateau jusque Siem Reap et les temples d’Angkor, redescente vers Phnom Penh de l’autre c√īte du Tonle Sap et passage au Vietnam; mais encore une fois, voila la th√©orie, on verra en pratique. Affaire a suivre…

Spectatrices

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Spectacle Chiang Mai fete des fleurs

Chiang Mai, dites-le avec des fleurs

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Je vous avais dit que je retournerai a Chiang Mai et bien, je tiens mes promesses, m’y revoila ! Souvenez-vous en en 2012. Mais qu’est-ce que je raconte-moi, je ne vais pas me presenter aux presidentielles. Quoique… Pourquoi, je suis monte la-haut ? Pour aller a Chiang Rai et passer au Laos direction Luang Prabang. Je change d’adresse, la guesthouse de la derniere fois ne me paraissant pas la meilleure option du coin et j’elis domicile au Sumit Hotel qui offre depuis le couloir de ses etages les plus hauts une vue sur les montagnes et le Doi Suthep et propose la meme prestation pour 150 bahts de moins.
Deleste de ma partenaire de la derniere fois pas trop fan de la deambulation et dont la Toyota qui n’a pas encore ete rappelee par ses geniteurs avait ete bien pratique pour le marathon de visites de temples dans lequel nous nous etions lance, je pars a l’assaut des rues en mode pieton-fl√†¬Ļ‚Äöneur. Je retrouve vite mes marques. Il faut dire qu’avec son centre entoure de fortifications plus ou moins ecroulees et d’un carre de douves, il est assez facile de se reperer a Chiang Mai. Et l’eau des douves est tres riches en poissons et en ecoliers. Oui, je vous assure, j’en ai vu un se baigner dedans avant de se secher et de reenffoucher son velo. J’entre dans les quelques temples que je croise histoire d’augmenter ma consommation moyenne de wats par heure faisant de Chiang Mai la ville o√†¬Ļ‚ĄĘ j’aurais visite le plus d’edifices religieux.
temple Chiang Mai
Et le soir, j’arrive sur la place Phrae qui accueille de nombreux stands et marchands et une scene avec un groupe d’ecoliers qui jouent des morceaux traditionnels au rythme assez monotone, je dois dire. Ils semblent d’ailleurs eux-meme un peu endormis par leur musique. C’est la fete des fleurs. La plus importante de l’annee dans la ¬ę¬†capitale du Nord¬†¬Ľ. Et moi, j’y suis justement, si c’est pas de l’organisation ca ! Franchement, on sent la preparation, le serieux, les heures a epluche les guides et surtout le gros coup de chance en fait. Bon, c’est vrai, comme ca, les partitions jouees ne me semblent pas avoir beaucoup de rapport avec les fleurs et s’il y a quelques marchands de plantes, la plupart proposent textiles ou nourriture. Mais bon. Apres la musique place a la danse. Toujours des ecoles et quasiment que des filles. Tres jeunes. De l’ecole maternelle a la primaire. Si tu approches la puberte, tu es privee de choregraphie ! C’est vrai que c’est mignon d’autant qu’elles ont de jolies costumes, sont maquillees et pomponnees mais ca fait un peu bizarre de voir ses toutes jeunes gamines se tremousser maladroitement. Elles ont l’air contentes de se donner en spectacle donc tout va bien. Et les parents sont comme des fous a filmer ou photographier leur progeniture. Toujours pas tellement de rapport avec les fleurs dans les numeros qui se succedent.
Chiang Mai fete des fleurs
Chiang Mai fete des fleurs danse
Le flower festival dure 3 jours. C’est toujours en fevrier, pour le reste, les dates varient tous les ans. J’ai rate la premiere journee et l’election de miss jeune fille en fleur, enfin mise fete des fleurs, quoi. Mais j’ai vu le spectacle du 2e soir et pourrai profiter le lendemain de l’immense marche. Il couvre un quart du contour du centre historique et propose toutes sortes de choses comestibles et buvables. Je me suis laisse tenter par un peu tout. Des pad thai, du proc grille, des glaces, des gauffres, un fruit slovaque, euh non un fruit shake ( c’est pareil, c’est le pays juste a c√†¬Ļ‚ÄĚte ) et a chaque fois, je les aurai echanges contre un piece de 10 bahts. Et puis aux abords du parc, j’ai trouve les chars fleuris, delaisses de leurs passagers, au repos. Je me disais aussi qu’un tel festival devait avoir un cortege de chars decores de fleurs. Et c’est la que j’ai eu la revelation. Ce charme indicible que je semble avoir ici et cette comparaison a Harry Potter, en fait le roi aussi ressemble au jeune sorcier, je l’ai compris en regardant ce char.
Chiang Mai flower festival
Le marche continue dans les allees du parc avec des stands plus ludiques: jeux de flechettes, si tu eclates 7 ballons avec 7 flechettes tu repars avec une grande peluche sinon avec une sucette, j’aurai eu la sucrerie, jeux de massacres, maneges, jeux de peche de vrais poissons, tombola… Et sous les arbres, des masseuses. Tarif: 60 bahts les 30 minutes. Je choisis une demi-heure de foot massage et une demi-heure de back and arm massage. Et franchement, a l’ombre d’un arbre dans un joli parc avec de la musique thai en fond sonore a se faire masser, c’est le pied !
Vers 17h, je vais dans la Sunday Walking Street car oui, on est dimanche et cette fois-ci, c’est pas un coup de bol, c’est calcule. Meme que c’est a deux pas de mon h√†¬Ļ‚ÄĚtel. Encore un marche qui s’improvise dans les rues et qui grossit au fur et a mesure que le soleil se fait discret. Et chaque temple presents sur le parcours ouvre ses portes et se transforme en grand food center o√†¬Ļ‚ĄĘ de nombreux marchands proposent des plats thais mais aussi indiens, des sushis, des gauffres ect… Je m’arrete une premiere fois deguster un plat de macaronis au poulet et tomates assis sur une table en pierre faisant face au chedi puis achete mon dessert dans le temple voisin: des tranches de banane frites. Je remonte les rues devenues pietonnes pour l’occasion et me retrouve devant le Wat Chedi Luang. ¬ę¬†Tiens, je l’ai pas fait encore celui-la !¬†¬Ľ Devant se trouve un edifice assez classique et relativement recent qui cache le grand et vieux chedi de pierre avec ses statues d’elephants et sur trois de ses faces des lucarnes avec des statues de bouddhas dorees. En ressortant, on arrive pres d’un espace o√†¬Ļ‚ĄĘ vous pouvez venir discuter avec les bonzes et leur poser toutes les questions que vous voulez. Ils sont contents de pratiquer l’anglais et de vous faire decouvrir leur religion et leur vie. Bon, il n’y aura pas de moine disponible pour moi, malheureusement. J’aurais du reserver ! Du coup, je ne sais toujours pas s’ils doivent faire voeu de chastete ou pas. Je repars dans le marche et mets un peu de temps a realiser que tout le monde s’est fige sauf quelques farangs distraits comme moi. Non, ce n’est pas un 1,2,3 soleil geant, c’est juste que dans les hauts-parleurs l’hymne national ou l’hymne royal, je ne sais pas exactement, est diffuse.
Chiang Mai Sunday Walking Street

Un petit encas plus tard, j’ai un petit coup de blues. Mon visa expire dans quelques jours et je ne veux pas partir. J’aime la Thailande et ces deux jours a Chiang Mai c’est justement tout ce que j’adore dans la vie ici. A tel point que je suis entre dans une agence de voyage pour savoir s’il y avait moyen de faire prolonger son visa ici. Mais non, ca ne se fait qu’a Bangkok. J’avoue que cette envie presque viscerale de rester m’etonne d’autant que ca fait presque trois mois que je suis chez les siamois.
Je quitte Chiang Mai demain. Pas pour Chiang Rai. Finalement, j’abandonne l’idee d’aller au Laos. J’avais deja eu des recits peu encourageants sur le periple jusqu’a Luang Prabang cauchemardesque selon plusieurs sources dont encore une hier et l’option que j’avais choisie impliquant de prendre une liaison en avion une fois la premiere grande ville du Laos atteinte n’est plus valable, cette ligne n’existe plus. Lire les mises en garde du guide du Routard sur le pays, grave erreur, a acheve de me dissuader de me lancer dans cette aventure. Je reprends mes plans initiaux et vais au Cambodge. Demain direction Bangkok puis Trat et je passe au Cambodge. Y a que les imbeciles qui changent pas d’avis. Bon d’accord, j’ai change deux fois d’avis pour finalement reprendre celui que j’avais au depart et aller au Cambodge, je ne sais pas si ca fait de moins quelqu’un de doublement intelligent ou doublement imbecile. J’attends vos votes…

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En route…

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Enfant route Thailande

Khao San Road et le feu qui ne verdissait jamais

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Il etait une fois, dans la grande cite de Bangkok et plus precisement dans le royaume de Khao San Road, un touriste francais qui se baladait avec son gros baluchon et sa malle trop lourde pour ses soixante kilos tout mouille. Il venait d’arriver pour la premiere fois dans ce territoire qui bordait les palais et temples les plus fameux de Grung-tep ( Bangkok dans la la langue locale ). Deja de nombreux de ses semblables avaient fait le voyage jusqu’a cette contree et avaient elu domicile pour l’essentiel Soi Rambuttri et dans les soi alentour. Beaucoup de marchands et aubergistes ayant flaire la bonne affaire avaient ouvert g√†¬ĻŇĹtes, couverts et echoppes en tout genre destines a cette clientele providentielle et plus depensiere que la population locale. On pouvait meme trouver des aires de massage en pleine rue proposant un tarif unique de 100 baht la demi-heure. Notez que notre heros se laissera tenter par un round de ses tripotages relaxants et sera pris en charge par le masseur de l’equipe de lutte, appele ici thai boxing, du coin. Une aubaine pour son bras blesse qui fut ici bien traite meme si son extension restera recalcitrante. Plusieurs vendeurs ayant eu la bonne idee de delaisser les gens de passages de leur epais guides de voyage vous proposaient egalement la collection complete du Lonelynus Planetus souvent en langue grande bretonne parfois en francois.
Ayant elu domicile dans la Green House dans une petite chambre avec tout le confort mais salle d’eau sur le palier, notre voyageur decida, apres avoir pose ses bagages et s’etre rafraichi d’une douche, d’aller decouvrir cette contree nouvelle. Il parcouru d’abord la longue rue de son lieu de villegiature qui semblait pietonne mais etait tres souvent parcourue par des taxis et de dr√†¬Ļ‚ÄĚles de vehicules a trois roues qui portent le nom de tuk-tuk. Tout a coup, au detour d’un carrefour, il se retrouva dans une grande rue decore de longues guirlandes de fanions bleus, blancs et rouges pour les uns et jaunes pour les autres, les armoiries du royaume semblait-il. Il n’avait jamais vu, chaussee autant animee. Il venait de poser souliers dans la celebre Khao San Road ! Des marchands de part et d’autre vendaient pour la plupart des textiles ou de la nourriture mais on pouvait trouver toute sorte de choses. les farangs comme on aimait ici a appeler les barbares, grouillaient, defilaient avec de lourds paquetages sur le dos, deambulaient en train de se nourrir de p√†¬Ļ‚Äötes sautees, ou se mettaient en soutien-gorge pour les dames au su et au vu de tous le monde le temps d’essayer un top ¬ę¬†trop pas cher¬†¬Ľ. Notre explorateur se fit meme accoster par un mage affuble d’un turban lui promettant de lui devoiler son avenir et lui annoncant d’ores et deja qu’il aurait 3 bonnes nouvelles dans le mois qui allait s’ecouler. Une sorte de teaser comme on dit. Conscient que l’homme en voulait surtout a ses ecus, il s’eloigna tranquillement.
Muni du plan que lui avait remis l’employee qui vivait, enfin au moins pendant les heures de bureau, dans la guerite de la police touristique, il decida de se rendre au Wat Phra Keo, temple repute pour sa beaute et ses dorures et non loin de Khao San Road. Pour cela, il fallait braver la dense circulation d’un carrefour voisin. Heureusement, il y avait des feux de signalisation pour reguler les flux des pietons et des voitures. Pour traverser le premier passage, il fallait presser un bouton vous delivrant au bout d’un temps certain un droit de passage de 14 secondes, compte a rebours a l’appui. Pour le second pas de dispositif de ce genre. Il fallait juste patienter jusqu’a ce que l’homme rouge s’assagisse et devienne vert. 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes, les pietons s’entassaient des deux c√†¬Ļ‚ÄĚtes des bandes blanches. Le bonhomme restait invariablement ecarlate. Notre heros sentant le coup fumeux, decida de s’asseoir non loin de la et de lire son guide de voyage en observant d’un oeil le signal du feu qui ne se decidait toujours pas a changer d’etat. Au bout d’une petite heure, un agent en uniforme probablement depeche sur les lieux par les autorites locales vint faire office de regulateur et liberer les pietons n’ayant pas eu la temerite de se lancer dans le flot des voitures comme les plus impatients l’avaient fait. Le voyageur referma son livre et repris sa route pas le moins contrarie plut√†¬Ļ‚ÄĚt amuse meme par cette mesaventure.
Khao San Bangkok Rama VI Bridge
Le soir, il pu apprecier l’animation dans les rues et le calme d’une balade le long du Chao Praya et s’arretant quelques instants sur un banc de pierre au bord de l’eau il immortalisa de son daguerotyoe numerique 12 millions de pixels, le pont Rama VI ayant revetu ses plus belles lumieres. Juste a c√†¬Ļ‚ÄĚte sur un ecran tendu sur le mur de la tour des remparts, le dernier film du festival du film etudiant etait projete devant une petite trentaine de cinephiles en plain air.
Bangkok by night
Le lendemain matin, apres avoir pris sa ration de muesli, yaourt et fruits matinale dans un petit stand de Soi Rambuttri, notre heros decida de quitter le royaume de Khao San se disant qu’il est bien agreable d’y passer un ou deux jours. Peut-etre pas plus… Sauf a en partir dans la journee pour decouvrir les beautes de Bangkok et y retourner la nuit tombee. C’etait un lieu, se dit-il, qui fait la part belle aux voyageurs et quasiment entierement devoue a eux. Comme une sorte de village d’etrangers en plein dans la ville. Le pays o√†¬Ļ‚ĄĘ la vie est moins chere et le routard est nombreux, en quelque sorte. Fort de cette experience et ayant vaincu l’epreuve de patience du feu qui ne bougeait pas, il s’en alla vers d’autres aventures commencant a rever de Laos et de Luang Prabang…

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marche Tha√Įlande - cuisine

Phuket, short et Patong

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Et bien m√™me avec une barbe d’une bonne semaine, je ressemble toujours √†¬† Harry Potter apparemment. Au jeteur de sorts en formation et un peu √†¬† un musulman aussi. En effet, dans la m√™me journ√©e, une fille d’un salon de massage de Phuket m’a agripp√© le bras en m’interpellant d’un ¬ę¬†massaaaaaaage cute Harry Potter !¬†¬Ľ ( j’ai mis plein de a car elles aiment faire durer le dernier du mot comme une sorte de supplique ) et une autre m’a demand√© si j’√©tais muslim. Fort de ma polyglottie pour les jeux de mots pourris et moi de lui r√©pondre: ¬ę¬†I am slim but not muslim¬†¬Ľ.
Ce matin √†¬† 7h30, j’ai quitt√© mon hotel au paradis ko lantien √†¬† bord d’un minivan qui a enjamb√© deux bras de mer de plusieurs centaines de m√®tres √†¬† bord de deux bacs successifs avant de me d√©poser au terminal de bus de Krabi d’o√Ļ j’embarque dix minutes plus tard dans un autocar pour Phuket. Je sais d√©j√†¬† que ce ne sera pas du tout la m√™me ambiance paisible mais je veux quand m√™me aller me faire ma propre opinion. Et je ne vais pas tarder √†¬† me la forger. Entre ici et Koh Lanta c’est le jour et la nuit ! Surtout que j’ai choisi le haut lieu du tourisme et lachons le mot du tourisme sexuel; je veux parler de Patong Beach. Un simple coup d’oeil sur la plage m’a suffit. On se croirait sur la C√īte d’Azur. Il n’y a que des occidentaux dans la rue si on excepte les commer√ßants, taxis, restaurateurs et bien s√†¬Ľr les masseuses et l’arm√©e bien ordonn√©e de parasols de la plage n’abritent que des corps de farangs souvent rouges vifs tant le soleil est fort et le touriste d√©sireux de prendre des couleurs √†¬† montrer √†¬† son retour au bureau comme preuve irr√©futable de vacances r√©ussies. Et la ressemblance avec les plages azur√©ennes est pouss√©e jusqu’√†¬† avoir mis en place des zones de baignades balis√©es de lignes de bou√©es. J’ai donc fuit le bord de mer o√Ļ je ne me serais baign√© qu’une fois rapidement √†¬† 8h30 du matin quand une bonne partie de la population est encore endormie. Je repense √†¬† Michael’s Creek avec un pincement au coeur.
Phuket patong beach

Ici, c’est le r√®gne des salons de massage encore plus pr√©sents et avec des employ√©es encore plus raccoleuses qu’√†¬† Sukhumvit. Ce qui me laisse pr√©sager que des sp√©cialit√©s sont propos√©es. Il ne reste comme trace du passage du tsunami que les panneaux indiquant l’itin√©raire d’√©vacuation en cas de r√©cidive de ce tragique √©v√©nement.
Phuket - panneau tsunami
Je ne connaissais pas la ville avant 2004, en tout cas aujourd’hui √†¬† Patong en tout cas, il n’y aucun h√ītel qui donne directement sur la plage, aucun complexe de bungalows que des constructions en dur et √©videmment flambant neuves pour leur immense majorit√©. C’est probablement aussi de l√†¬† que vient cette impression d’√™tre dans une station touristique occidentale ici et plus vraiment en Tha√Įlande. Un nid √†¬† touristes, plut√īt la cinquantaine et plus pour ceux qui l√©zardent sur la plage.
Je suis venu, j’ai vu, je suis partu ! Non sans avoir pris le temps d’aller faire du shopping chez Carrefour et oui, ils sont pr√©sents l√†¬†-bas ) et d’avoir achet√© des Kinder. J’aurais pu changer de plage, me rendre √†¬† Kamala ou Kata qui sont plus paisibles et moins satur√©es de monde mais je me dis qu’apr√®s Koh Lanta, tout me para√ģtra fade. Je retourne √†¬† Bangkok demain.

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