Articles du mois décembre 2009

Un peu de musique pour se mettre dans l’ambiance

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Je comprends des mots dans les paroles ! prungni, ma√Į pen ra√Į, ma√Į ru, khao dja√Į et mak ma√Į ! Je suis trop fier de moi. Bon, par contre, je sais absolument pas de quoi parle la chanson…

Quelle heure est-il ?

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Singe montre
« Qu’est-ce qu’ils foutent? Ils sont en retard ! « 

Frohe Weihnachten

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C’est marrant, en France, un gars avec un pl√†¬Ętre qui se balade dans la rue, √ßa se fait dans l’indiff√©rence la plus totale voire quelques mimiques de compassion, ici pas du tout. Ca les fait marrer ! Mais pas juste un comme √ßa de temps en temps, non tous sont hilares. J’imagine que le ph√©nom√®ne est amplifi√© parce que je suis farang donc c’est encore moins commun et donc plus dr√īle. Quoiqu’il en soit ce soir, c’est No√†¬ęl m√™me si √†¬† Prachuap √ßa se voit pas tellement.
Donc comment passe-t-on Noel √†¬† des milliers de kilom√®tres de chez soi dans un pays pour qui √ßa reste une f√™te assez insignifiante ? Et bien en ce qui me concerne, √ßa commence dans ma chambre √†¬† regarder « The grinch » en mangeant des noix de cajou. Et malgr√© les apparences, suivre les aventures de ce g√©ant vert version poilue ce sera mon activit√© du jour la plus « noellique ». Ensuite, apr√®s la fin heureuse o√Ļ tout le monde s’aime, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, enfin beau, faut aimer les orangs-outangs verts, quoi, je mets ma plus belle chemise, enfin la plus repass√©e et je sors. Le d√©fi est alors de trouver un lieu avec un peu de vie, un peu de No√†¬ęl attitude. J’avais rep√©r√© un restaurant tenu par un allemand et me suis dit que l√†¬† j’avais une petite chance qu’il y ait un peu d’animation. Aucun sapin, pas de Kling Gloeckchen klingelingeling en fond sonore mais trois grandes tabl√©es d’une huitaine de personnes. Je m’assois seul √†¬† une table et commande mon repas. Rapidement, le groupe le plus bruyant m’invite √†¬† sa table. Nous faisons rapidement les pr√©sentations, les trois hommes sont autrichiens pour deux d’entre eux et allemand pour le dernier. Chacun a sa paire tha√Į avec lui et l’un d’entre eux a d√†¬Ľ la prendre chez le Afflelou local et avoir une deuxi√®me paire gratuite car il y a une quatri√®me tha√Į. C’est la plus mignonne et je la connais d√©j√†¬†. On est dans le m√™me h√ītel et c’est la seule qui m’a demand√© ce qui m’√©tait arriv√© et m’a propos√© de m’aider si j’avais besoin. Proposition qu’elle me refera √†¬† plusieurs reprises ce soir-l√†¬† dont certaines avec un air malicieux. Les hommes sont contents de voir que je comprends tr√®s bien l’allemand, par contre mes phrases de r√©ponse sont courtes et maladroites. Plus de 12 ans que je n’ai pas parl√© cette langue. La tha√Įlandaise qui me fait un peu de gringue, parle elle assez bien le germanique, je suis impressionn√© et ces consoeurs un peu aussi. Apparemment √†¬† Prachuap, les rares touristes sont allemands ( ou alsaciens ūüėČ ) et donc les gens ont un peu appris cette langue.
J’ai command√© un cordon bleu, c’est ce qui se rapproche le plus de la dinde de No√†¬ęl sur la carte et c’est l’autrichien au look de rocker, vous prenez Johnny Hallyday, vous le sortez de l’h√īpital, vous lui ajoutez 20 kilos et une queue de cheval et vous avez Helmut, qui d√©coupe gentillement ma viande. L’autre plus √†¬Ęg√© tient absolument √†¬† me faire profiter de sa longue exp√©rience du march√© des femmes en Tha√Įlande. Tant√īt en allemand, tant√īt en Anglais, il me radotera au moins 5 fois qu’il ne faut jamais payer mille bahts pour une fille, jamais plus de 500 surtout si on est jeune et beau comme moi, ensuite il faut aussi acheter, y a pas d’autre mot, la demoiselle au bar pour 300 bahts ( le prix de 6 bi√®res ). Je comprends mieux le fonctionnement des bar √†¬† h√ītesses, √ßa m’aura au moins servi √†¬† √ßa. Je trouve √ßa un peu glauque m√™me si je suis ouvert comme gar√ßon et que je dois avouer que les jeunes filles dans ces lieux m’ont toujours √©tonn√© par leur bonne humeur et leur joie de vivre. Fa√ßade ou r√©alit√©, je ne sais pas…
Bref, √ßa picole pas mal, les bouteilles de bi√®res s’entassent sur la table, on m’en sert forc√©ment malgr√© mes protestations: « Ich nehme Medikamenten. Ich darf nicht alkohol trinken ! » ( je prends des m√©docs, je dois pas boire d’alcool ). C’est probablement gr√†¬Ęce aux vertus du breuvage houblonn√© que mon voisin me redit de ne jamais payer plus de mille bahts. Ensuite pour que la fille t’accompagne partout si tu lui plais, tu ne paieras plus que 300 par jour. « Chouette ! » me dis-je, « il devrait √©crire un guide ». Heureusement les filles mettent un peu d’ambiance en dansant et reparlant de mon accident de v√©lo en se moquant de moi. Et Johnny qui a forci a lui aussi une conversation plus diversifi√©e. Par contre l’Allemand, ne d√©crochera qu’une vingtaine de mots dans la soir√©e. Nous trinquerons plusieurs fois dont une seule √†¬† No√†¬ęl et vers minuit, je d√©cide de quitter mes compagnons et laisse 200 bahts pour payer mes consommations. C’est un plus que ce que je dois et l’expert en tourisme tha√Į le remarque, demande √†¬† ce qu’on fasse l’addition exacte de ce que j’ai pris et qu’on me rende le trop per√ßu. « More money for women » dit-il avec un sourire. La Tha√Į sexy me dit √†¬† bient√īt et me voil√†¬† dans les rues compl√®tement d√©sertes de Prachuap. Un vide et un calme √†¬† ce point c’est impressionnant et √ßa confirme qu’ici No√†¬ęl est un soir comme les autres.

C’est l’hiver, je sors mon √©charpe…

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Enfin, plut√īt mon bras en √©charpe. Ben oui, pour mon deuxi√®me jour √†¬† Prachuap Khiri Khan, j’ai voulu louer un v√©lo pour pouvoir partir √†¬† la d√©couverte du littoral et des montagnes qui de loin comme √ßa faisaient de l’oeil en semblant me promettre milles merveilles. J’aurais pas fait le tour des milles, juste 3 ou 4 finalement.
Parti de l’h√ītel Prachuapsuk qui m’a fourni le v√©lo ( et qui est je pense l’h√ītel moins cher de la vile mais tr√®s v√©tuste et au propri√©taire pas des plus accueillants ), j’ai juste eu le temps de faire une longue trempette dans l’eau √†¬† la magnifique plage de Ao Manao avant de repartir et suite √†¬† une bourrasque de vent avoir voulu m’arr√™ter pour ranger mon chapeau dans mon sac √†¬† dos. Et l√†¬† c’est le drame ! Je roule a tr√®s faible allure sur un petit chemin, je presse √†¬† peine sur les freins pour ralentir et m’arr√™ter. Et je finis par terre. Une plaque de verglas, vous d√ģtes-vous ? Non. Un rocher que j’ai pas vu ? Un √©l√©phant qui m’a charg√© ? Non et non. Rien de tout √ßa. Juste des freins mal r√©gl√©s qui √†¬† peine une pression l√©g√®re et ils bloquent compl√®tement la roue avant, l’autre √©tant d√©pourvue de syst√®me de freinage. Ensuite la physique fait son oeuvre. Demi-soleil pour moi, 2/3 de soleil seulement pour le v√©lo plus flemmard. Assez jolie figure techniquement mais avec une note artistique √†¬† mon avis d√©cevante tant ma r√©ception est brouillon et disons-le un tantinet violente.
C’est surtout l’id√©e d’assurer en partie mon atterrissage sur le coude qui si elle est novatrice, n’√©tait finalement pas tr√®s heureuse. J’ai quelques √©corchures bien s√†¬Ľr mais surtout une douleur lorsque je tente de plier le bras qui ne me semble pas n’√™tre que musculaire. Je remonte, en scelle, il para√ģt que quand on tombe de cheval faut remonter tout de suite. Je sais pas si √ßa vaut aussi pour le v√©lo; dans le doute, je r√©enfourche ma monture. Je d√©cide de tourner encore un peu sur les petites routes d’Ao Manao, le temps de voir si la douleur se calme et histoire d’en profiter un peu. Et rapidement, je vois un panneau indiquant l’h√īpital de la base militaire de la ville. Je d√©cide de m’y rendre de plus en plus persuad√© au vu du type de douleur que j’ai, qu’un os s’est un peu d√©plac√© ou un truc dans le genre. Ils me d√©sinfectent mes plaies regardent un peu mon bras qui se plie en me faisant grimacer et estiment que tout va bien. Je suis un peu sceptique mais bon. Je rentre √†¬† mon h√ītel en p√©dalant √†¬† rebrousse poil les 4 km que j’avais faits. La douleur est de plus en plus pressante et la flexion de mon bras perd en amplitude. Il me faut retourner √†¬† l’h√īpital. Celui de Prachuap cette fois.
Je ram√®ne le v√©lo √†¬† son pr√©parateur √†¬† qui j’essaie d’expliquer la dangerosit√© de sa catapulte humaine mais qui prend la chose √†¬† la rigolade. Je lui dis que je veux aller √†¬† l’h√īpital persuad√© qu’il me proposera de m’y emmener se sentant un peu coupable. J’obtiens juste un « I am sorry for this » entre deux pouff√©es de rire. Il m’√©nerve. Je m’en vais. Je ne sais pas o√Ļ est l’Hospital, sur internet, j’ai pas trouv√© dans le Lonely Planet non plus. Je me dirige donc vers le bureau de la police touristique ( « my first friend », remember ? ) et j’aper√ßois un peu avant un b√†¬Ętiment estampill√© d’une croix rouge. J’y p√©n√®tre et me rends compte aux sacs entrepos√©s dans le hall que c’est une antenne de la Croix Rouge. Un jeune homme se pr√©sente devant moi, je lui demande na√Įvement: « This is not an hospital here ? ». Il me le confirme mais attrape les cl√©s de son scooter et me propose de m’y emmener. Agripp√© avec mon seul bras valide √†¬† l’anse a l’arri√®re du deux roues, j’essaie de rep√©rer un peu o√Ļ on passe et me rends compte que l’h√īpital n’est pas tr√®s loin de mon h√ītel. J’arrive √†¬† l’accueil j’explique mon cas. On me tend un papier √†¬† remplir mais j’en suis √†¬† un stade o√Ļ √©crire m’est tr√©s douloureux. Devant mes grimaces, l’infirmi√®re me prend le formulaire des mains et mon passeport et remplit les blancs √†¬† ma place. Apr√®s quelques minutes d’attente, un infirmier vient me chercher en fauteuil roulant pourtant je peux marcher mais √ßa je crois que c’est commun √†¬† tous les h√īpitaux. Direction les urgences. Plusieurs internes viennent me poser des questions puis s’en vont. Je reste de longues minutes √†¬† grimacer. A c√īt√©, sur un lit c’est l’effervescence, non pas qu’il y ait un bless√© grave, non juste des ambulanciers qui filment et photographient les urgences et plus particuli√®rement le patient qu’ils ont amen√©. Peut-√™tre le remake tha√Įlandais de la s√©rie Urgences ? En tout cas, ici ce n’est pas le Burumgrad Hospital de Bangkok, on n’est beaucoup moins dans le neuf et le moderne, les roulettes des chariots sont souvent un peu rouill√©es, chaque m√©decin n’a pas son st√©thoscope, il y en a 5 accroch√©s au mur et chacun semble se servir dans ce « stock », pour prendre ma tension, retour √†¬† la bonne vieille poire pour gonfler le brassard, la salle des urgences est un peu v√©tuste mais rien d’alarmant non plus et surtout un peu bord√©lique.
Bref, on se d√©cide enfin m’envoyer faire une radio. Nouveau voyage dans mon fauteuil sur 4 roues. La vue de profil de mon coude se passe bien pour la vue bras tendu, je d√©guste ! Le d√©veloppement est rapide, retour √†¬† l’envoyeur avec les pr√©cieuses photos. Trois m√©decins les regardent √†¬† tour de r√īle, je crois qu’avec les √©trangers, ils font encore plus attention qu’avec les patients locaux. Et le verdict tombe: petite fracture. L’infirmi√®re pr√©pare un bandage avec des bandelettes de pl√†¬Ętre le but √©tant de faire une coque rigide pour maintenir mon bras pli√© √†¬† 90¬į. Le gars qui vient par derri√®re sans pr√©venir pour obtenir cet angle droit me fait horriblement mal. Ce sadique au lieu de placer mes membres d’un mouvement continu et rapide, le fait millim√®tre par millim√®tre. J’attends un peu que mon nouvel √©quipement durcisse et rendez-vous √†¬† la caisse o√Ļ je r√®gle 850 bahts pour les soins, la radio, les anti-douleurs et la bandouli√®re pour placer mon pl√†¬Ętre. Je ressors et retourne √†¬† mon h√ītel √†¬† pieds. Me voil√†¬† donc manchot et dans l’incapacit√© de prendre des photos pour 3 semaines. Youhou, joyeux No√†¬ęl !

Allons ricanner avec Prachuap

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Lorsque vous √™tes touristes en Tha√Įlande mais c’est pareil dans presque tous les pays chauds, a chaque fois que vous vous pr√©sentez √†¬† l’accueil d’un h√ītel, on vous propose deux options. De dormir dans une chambre « with fan » et l√†¬† forc√©ment, je m’imagine passer la nuit avec une adolescente hyst√©rique qui scande mon nom entrecoup√© de petits cris stridents, me demande des autographes et essaie de m’arracher ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s’agit pas de ce genre de fan, juste un machin avec 3 h√©lices qui tourne au plafond pour vous donner un semblant d’air. Ou alors d’avoir l’air con et l√†¬†, dit comme √ßa c’est donne pas tellement envie d’autant que c’est plus cher. Payer plus pour avoir l’air intelligent, je dis pas mais l√†¬†. Pourtant, il para√ģt que la majorit√© des gens choisissent cette option…
Donc, r√©veill√© de ma nuit avec l’air con, je prends mon petit dej am√©ricain puis quitte ma guesthouse direction la gare d’Hua Hin. Objectif: gagner Prachuap Khiri Khan √†¬† 80 km au sud. Temps de parcours en train: 1h30, temp√©rature ext√©rieure: 33¬įC. Seulement voil√†¬† pas besoin de neige ou de prendre l’eurostar pour avoir un train qui a du retard. Le mien en aura 2h30. Me demander pas pourquoi, j’ai pas compris les explications en tha√Į du speaker. Une fois, mont√© dans le train, c’est un 3e classe donc un peu compliqu√© de trouver une place assise mais j’y arrive. Et √ßa m’√©tonne toujours, pourtant ce n’est pas le premi√®re fois que √ßa m’arrive mais la famille qui partage les deux banquettes qui se font face avec moi, me propose tant√īt de partager le riz gluant qu’ils viennent d’acheter √†¬† une marchande ambulante, tant√īt de boire de leur bouteille d’eau. Alors qu’on ne se conna√ģt pas et qu’ils ne parlent pas un mot d’Anglais. Ca n’arriverait jamais dans le RER √ßa ! Ou alors, je serais m√©fiant.
La gare de Prachuap Khiri Khan est un peu sur le m√™me mod√®le que celle d’Hua Hin mais de taille plus modeste et sans grande photo du roi en chemise style Magnum sans la moustache. Je descends de mon wagon et d√©cide de tirer ma valise comme un grand dans les rues de la ville. A la recherche d’une guesthouse ou d’un h√ītel oubli√© par le Lonely Planet ou le Routard tant les rares qu’ils mentionnent ne d√©clenchent pas leur enthousiasme outre mesure ou sont √†¬† des prix un peu √©l√©v√©s par rapport √†¬† ceux dont j’ai l’habitude. En fait il y a surtout 3 grands √©tablissements h√īteliers sur le front de mer et tous sont dans les m√™mes prix ( 650 bahts pour chambre climatis√© et un plus si vue sur la mer ) et puis j’ai trouv√© un peu plus dans la ville le Nopporn Hotel ( √†¬† mon avis ne cherchez pas une signification anglaise √†¬† ce nom c’est du tha√Į ). Pour 400 bahts, je me retrouve dans une chambre spacieuse, avec un « king size bed », le lit le plus confortable dans lequel j’ai dormi jusque l√†¬†, avec salle de bain avec eau chaude, t√©l√©, air conditionn√© et wifi gratuit. Le tout dans un √©tablissement flambant neuf avec une petite piscine en bas. Et le front de mer √†¬† 2 minutes √†¬† pieds. Clairement ma meilleure option depuis mon arriv√©e en Tha√Įlande. Et je dois dire que √ßa tombe assez bien ( le mot est bien choisi ) quand on sait que je vais devoir y rester un peu plus longtemps que pr√©vu. Mais, suspens. Vous saurez la raison de ce s√©jour prolong√© dans le prochains √©pisode des m√©saventures, euh pardon des aventures de Michael en Asie…
Prachuap khiri khan

Poings et pieds deliés

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Je dois avoir l’air tendu et d√©prim√© d’√™tre l√†¬† quand je me balade dans les rues d’Hua Hin, non, c’est vrai on arr√™te pas de me proposer un massage ou un taxi pour quitter la ville. Quoiqu’il en soit, ce soir, c’est boxe tha√Į. Il faut que je vois √ßa au moins une fois dans ma vie. C’est un sport incroyablement populaire ici. Direction le Thai Boxing Garden qui propose des rencontres tous les mardis et samedis soirs. Le billet est entre 350 et 500 bahts. Les rencontres commencent √†¬† 21h.
Un peu avant l’heure, dans les modestes tribunes et sur les petites passerelles sur√©lev√©es ( o√Ļ je me trouve ), les seuls thais pr√©sents sont les girlfriends des occidentaux. Et puis un champion, short rouge arrive avec sa nu√©e de supporters. Les Thais prennent position tout au bord du ring sur un c√īt√©. L’autre opposant arrive. Ses fans sont moins nombreux. Ca pr√©sage probablement d√©j√†¬† de l’issue du combat. Je dois dire que je les trouvent un peu gringalet, enfin muscl√©s masi assez fins; on dirait moins qui est pass√© des heures √†¬† faire de la muscu. Avant le combat chaque adversaire se rend √†¬† chaque coin du ring et s’incline devant en faisant se que j’imagine √™tre une pri√®re. Souvent ils font des √©tirements qui sont presque des danses. Le combat peut commencer.
boxe thai
Thai boxing
Au d√©but, on s’observe. Puis les coups se font de plus en plus nombreux et de plus en plus appuy√©s. La foule s’emballe surtout quand les adversaires sont en corps √†¬† corps et se donnent des coups de genoux dans le torse jusqu’√†¬† ce que l’arbitre les s√©parent car ils s’enlacent carr√©ment. Je ne sais pas comment sont compt√©s les points, si des coups valent plus que d’autres ou si c’est simplement parce que ce sont ceux-l√†¬† qui font le plus mal √†¬† l’adversaire. En tout cas, forc√© de constater qu’ils ne retiennent pas leurs gestes et que c’est tr√®s violent. Pourtant, lorsque la cloche de fin de round sonne, on sent dans les regards et parfois les gestes un vrai respect chez les deux protagonistes. Pas comme les d√©bordements de la boxe traditionnelle. A la fin de chaque reprise, les boxeurs se font masser puis repartent sur le ring. Le premier combat se finit par un KO √†¬† la troisi√®me reprise qui me laisse dubitatif tant le coup fatal m’a sembl√© ridicule par rapport √†¬† beaucoup d’autres d√©j√†¬† re√ßus. En tout il y aura 5 combats, 3 chaos, euh KO ( tous les tris suspects selon moi, je me demande si on est pas dans des matchs un peu arrang√©s pour faire le spectacle pour les touristes ), une victoire aux points ( enfin j’imagine car les deux √©taient toujours debouts et un a √©t√© d√©clar√© vainqueur ) et un match que je n’ai pas vu. J’ai quitt√© ma place apr√®s le combat entre deux gar√ßons d’une dizaine d’ann√©es. Il faut pas √™tre na√Įf et penser que les boxeurs ne commencent pas ce sport jeunes et il est donc logique que des gamins le pratiquent mais la violence des coups et voir le perdant chaos √†¬† terre m’a d√©finitivement vaccin√© de l’envie d’en voir plus, d’autant que ce KO-l√†¬† m’a pas paru mis en sc√®ne.
match boxe thai
match boxe thailandaise
L’exp√©rience est faite. J’ai vu ce que c’√©tait. Je ne vais pas juger mais je pr√©f√®re aller voir un match de tennis avec des jolies filles en petites jupettes blanches. Chacun ses exutoires…
Demain, départ pour Prachuap qui rigole, euh non, Prachuap Khiri Khan !
Plus de photo de tha√Į boxing dans la galerie.

Heureux !

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Hua Hin Thailande

Ma journée type à  Hua Hin

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La vie est douce √†¬† Hua Hin surtout depuis le deuxi√®me jour o√Ļ j’ai d√©cid√© de changer de guesthouse pour un √©tablissement un tout petit peu plus dans la ville mais √†¬† l’accueil bien plus chaleureux et √†¬† la chambre plus confortable ( air conditionn√© indispensable ici ) et plus confortable avec en prime le petit dej compris dans le prix ( 400 bahts ). The Shed pour ne pas le nommer est d’ailleurs √†¬† vendre et j’avoue que l’id√©e de me renseigner sur les conditions d’achat m’a effleur√©e.
Alors comment, je passe mes journ√©es ici ? Je dois dire qu’elles suivent un peu toutes le m√™me sch√©ma. R√©veil spontan√© vers 7h, je regarde le journal de France 2 sur TV5 pour rester un peu au courant des d√©boires des Fran√ßais avec la neige, le RER et l’Eurostar. Puis, j’enfile mon maillot de bain et j’attrape ma serviette. 5 ou 6 minutes de marche et me voil√†¬† sur la plage. On est pas tr√®s nombreux, je pique une t√™te dans l’eau d√©licatement fra√ģche et fais plusieurs brasses. Bien vivifiant pour d√©marrer la journ√©e d’autant que la chaleur n’est pas encore √©touffante. Je repasse devant le bureau de la police touristique « my first friend » comme disent leurs affiches qui est √†¬† l’entr√©e de la plage. Je me fais discret car je n’ai pas rendu la t√™te que j’ai piqu√©e. Puis douche et petit dej √†¬† la carte. G√©n√©ralement oeufs brouill√©s, bacon, toasts beurre et confiture plus th√© et jus d’oranges press√©es. Et l√†¬†, enfin un petit espace o√Ļ je dois r√©fl√©chir √†¬† ce que je vais faire. Me balader avec mon appareil photo, oui, mais o√Ļ ? Ca d√©pendra des jours.
Midi ou 13h arrive, la temp√©ratue commence a √™tre √©l√©v√©e et soleil tape dur. Je m’arr√™te manger chez Chen Seafood qui fait les meilleurs nouilles saut√©es jaunes au porc que j’ai mang√©es de ma vie. Un plat, un jus de past√®que frapp√© et en d√©ssert une petite assiette d’ananas et past√®que offerte par la maison. Une addition √†¬† 110 bahts et en prime une serviette imbib√©e d’eau et d’eau de cologne tout droit sortie du frigo nous est donn√©e quand on arrive. On se rafraichit, on mange bien, on paie 3 fois rien. Du coup, je m’y assois tous les midis. Et retour dans ma chambre pour une sieste et surf sur internet en profitant du wifi gratuit que propose la ville jusque vers 15h ou 16h. Retour √†¬† la plage en passant par le 7-Eleven pour acheter un petit pot de glace vanille aux √©clats de chocolat ( 12 bahts ) ou un c√īne ( 20 bahts ), je salue d’un sourire Miss Orange qui tient le stand de fruits juste devant le magasin. Je ne sais pas s’il y a eu une √©lection avec d√©fil√© en bikini fabriqu√© en moiti√© d’oranges ou si elle s’est auto-proclam√©e miss mais en tout cas, c’est ce qu’il y a marqu√© sur la pancarte devant ses cageots. Puis retrempette dans l’eau sal√©e, petit farniente sur la plage et photos des gens qui s’amusent sur la plage.
Parfois, on finit par un d√ģner au Pizza corner qui propose notamment une succulente pizza aux peperonnis. La p√†¬Ęte est une des meilleures que j’ai pu voir et go√†¬Ľter. Voil√†¬† et demain ce sera pareil √†¬† peu de chose pr√®s !

Hua Hin, village de pêcheurs

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A 220 km au Sud de Bangkok, Hua Hin √©tait il y a encore quelques dizaines d’ann√©es un simple et modeste village de p√™cheurs. Aujourd’hui, on retrouve encore un peu de ce pass√© pr√®s de la jet√©e mais la ville, en tout cas pour sa partie qui longe la c√īte, est surtout devenue un grand centre touristique. Mais particularit√© int√©ressante, les touristes pr√©sents sont aussi pour beaucoup des Thailandais. C’est leur premiere destination pour aller √†¬† la mer.
Ceux qui comme moi ont choisi le train ( moyenne 50 km/h ), arrivent dans la ville par sa coquette gare en bois peint jaune et rouge avec √†¬† sa droite un immense portrait du roi non pas dans son habit brod√© d’or traditionnel mais en chemise aux humeurs vacanci√®res, rouge avec des palmiers et une casquette. Face √†¬† la gare, une grande avenue d√©cor√©e de lampions et au bout, le principal acc√®s √†¬† la plage, bord√© de petites √©choppes de vente de produits artisanaux et articles de plages. Et bien s√†¬Ľr les glaciers qui proposent des c√īnes par√©s de boules de coco pour 10 bahts. Le sable est fin, blanc cass√©, la mer bleu turquoise, cass√© aussi et selon le moment de la journ√©e, plus ou moins avanc√©e sur l’√©tendue de sable. Le matin, elle ne laisse que peu de place aux vacanciers pour √©taler leurs serviettes et leurs corps luisants. Mais ce n’est pas tres grave, la plupart dorment encore. Avant 10h, Hua Hin est tres calme. On y croise que peu de farangs.
Plage Hua Hin Thailande

Et sur la plage, les rares ombres offertes par les palmiers sont tr√®s pris√©es.Aux heures de pointe, en d√©but et fin d’apr√®s-midi, gr√†¬Ęce √†¬† la position du soleil, l’ombre des arbres alentour, gagne une grande partie de la plage si bien qque tout le monde peut trouver sa place au pas de soleil. C’est super bien organis√© ! Quand il y a le plus de monde, la mer est la plus basse pour laisser la plage la plus large possible et les zones d’ombre sont optimales. C’est rudement bien foutu. On peut aussi faire de l’√©quitation, un peu comme sur les cartes postales, les cheveux au vent, les sabots du cheval frappant les franges des vagues. Ou si on est jamais mont√© sur un canasson de sa vie, comme moi, on peut s’en servir de taxi pour nous ramener √†¬† l’entr√©e de la plage, quand √©puis√© apr√®s avoir parcouru 4 km √†¬† pied pour aller voir un bouddha debout qu’on a aper√ßu √†¬† l’extr√©mit√© de l’anse et qui avait l’air bien plus proche qu’il n’est vraiment, on n’a pas tellement le courage de refaire le trajet dans l’autre sens.
Cheval plage Hua Hin Tha√Įlande
Ce qui est amusant c’est d’observer les diff√©rences de comportement sur la plage entre les occidentaux et les thais. D’un c√īt√©, on a le clan des farangs, allong√©s √†¬† se dorer la pilule ou qui nagent avec application dans l’eau dans un maillot de bain styl√© et de l’autre on a le clan des thais qui sont beaucoup plus remuants, s’amusent visiblement beaucoup plus, s’√©claboussent, se courent apr√®s, jouent avec leur enfants et se baignent pour la plus part en T-Shirt voir tout habill√©s. Les premiers quand la mer est agit√©e, ni mettent que rarement un orteil, les seconds au contraire s’amusent dans le remous des vagues. Les enfants thai semblent incroyablement heureux d’√™tre ici et les parents de partager ces moments avec eux.
Enfants Hua Hin thailande
Enfants plage Hua Hin thailande
Et √†¬† c√īt√©, il y a ce quartier clairement destin√© aux occidentaux, avec ses inscriptions en Anglais certes mais aussi en allemand, suedois, finlandais, apparemment, ce sont surtout eux qui viennent en vacances ici. Et au milieu un petit quartier de bars √†¬† h√ītesses, un peu moins glauques que ceux de Sukhumvit ou de Koh Samui. La prostitution, si elle doit √™tre pr√©sente y est moins flagrante. Enfin, si vous ne vous int√©ressez pas qu’√†¬† la plage et aux bars, vous aurez peut-√™tre envie comme moi d’aller voir le point de vue sur la ville propos√© depuis une colline voisine ( Khao Hin Lek Fai view point ). S’y rendre √†¬† pieds, n’est pas une super bonne id√©e, je vous assure m√™me si c’est faisable. C’est qu’√†¬† 3 Km mais √ßa grimpe et √†¬† Hua Hin, il fait chaud, tr√®s chaud. Trop m√™me entre 12h et 15h. Enfin, bref, une fois en haut, un des points de vue est une passerelle am√©nag√©e et d√©serte ( personne en vient jusque ici √†¬† part les fous comme moi apparemment ). Et on a une vue sur l’ensemble de la ville. Un petit arbre qui vous fait une ombre, un petit vent frais, id√©ale pour faire une petite sieste. Et il y a le bouddha dor√© debout du bout de la plage, bien s√†¬Ľr. Pour le reste il faut √™tre v√©hicul√©.
Vue sur Hua Hin
Le village de p√™cheur a chang√©, Hua Hin est devenue une ville touristique, mais contrairement aux autres grandes stations touristiques de Tha√Įlande, ici il reste de la place pour les tha√Įs qui continuent de s’y rendre en masse. Ils y viennent pour plusieurs jours ou pour le week-end. Esp√©rons que la ville ne sera pas transform√©e compl√®tement en cit√© √†¬† touristes la rendant inaccessible aux bourses des tha√Įs.
Les photos d’Hua Hin sont dans la galerie.

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Dans le port d’Hua Hin…

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Y a des marins qui p√™chent. Le soir, il y a de l’effervescence sur la longue jet√©e d’Hua Hin. Un petit ballet de scooters et moto, des gens qui p√™chent √†¬† droite et √†¬† gauche attendant que leur ligne fretille et au bout du chemin sur pilotis de b√©ton, un bateau qui manoeuvre. Il semble qui cherche a prendre le depart pour une nuit au large.
Et au milieu de tout √ßa, un photographe, moi, qui tant√īt avec son trepied tant√īt √†¬† main lev√©e en retendant sa respiration essaie de mettre en image cette atmosph√®re, ces lumi√®res color√©es. Certains s’amusent de me voir assis en tailleur devant mon appareil perch√© sur son pied a attendre que le retardateur ait fini son d√©compte, d’autres m’ignorent, d’autres encore prennent bien soin de ne pas passer dans mon champ. Sur le navire, les marins s’affairent, quelques uns m’ont remarqu√©, un me fait un signe amical. Au bout de son amarre, l’embarcation avance pres du ponton, jette deux de ses habitants sur la jet√©e ( d’o√Ļ le nom ? ) et puis s’√©carte √†¬† nouveau plus au large. Il n’est que 20h pass√©es mais il fait d√©j√†¬† nuit noire, sombre. A quelques dizaines de m√®tres de l√†¬† dans les avanc√©es sur la mer des anciennes cabanes de p√™cheurs reconvertis en immenses restaurants de « sea food, les touristes thais et farangs se r√©galent avec bruit et bi√®res des mets qu’on leur sert.
Marins Hua Hin
Marins Hua Hin
Marins Hua Hin
Je retourne sur la route ferme et me dirige vers ma guesthouse. Quelques « Hello, handsome man, massage » m’accompagnent de temps en temps…


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