( rien à voir avec la Thaïlande, le Cambodge ou autre c'est juste un petit entrainement de récit de voyage avant le vrai grand voyage de plusieurs mois en Asie en novembre seul sans guide, sans agence... )

Turquie - Antalya et la Capadoce
Départ le 13 juin. Je ne suis pas paraskevidékatriaphobe donc tout va bien. Arrivé à l'aéroport, après avoir rempli les formalités d'usage, bu d'une traite le reste de ma bouteille d'eau sous peine de voir le GIGN la faire exploser devant moi et hésité sur l'achat d'un Toblerone géant en duty free ( c'est mon point faible avec les Kinder classique ), je m'installe en salle d'embarquement. Décollage prévu à 10h40. La compagnie qui affrète le vol a un nom de lessive "Sun Express", sorte de mélange entre Sun Micro-tablettes et Mir Express. 10h55, nous n'avons toujours pas embarqué mais le panneau d'affichage de l'aéroport se veut rassurant et annonce que le vol est bien à l'heure et décollera bien à 10h40. Du coup, je ne m'inquiète pas. Ils ont peut-être une machine à remonter le temps à aéroport de Paris. 11h05, à ma grande surprise, le vol est indiqué retardé sur l'affichage de la salle d'embarquement. C'est le choc. Il ne partira pas à 10h40 finalement. 12h10, je vois passer l'équipage les bras chargés de sacs contenant de l'absynthe ou du Bailey's. Rassurant... Cinq minutes plus tard, on embarque. Enfin ! Dans l'avion, on nous passe un superbe film, enfin je crois. En tout cas les images sont jolies. Je demande à l'hôtesse, s'il s'agit d'un film muet. Elle me répond que non, que pour la modique somme de 3 euros, je peux avoir un casque et jouir des dialogues de ce chef d'oeuvre du 7e art. Je décline l'offre et décide de compter les nuages pour m'occuper. 17h25, heure locale, nous atterrissons à Antalya. Je mets mon premier pied en terre turque et déjà le pauvre transpire et étouffe. Il fait chaud et humide. Petit à petit mon corps encore baigné de l'été parisien ( été, c'te blague ouais ! ) s'habitue à ce nouveau climat. Par de grands signes, à coups de panneaux avec le nom de notre tour opérateur, des petits hommes agités mais souriants nous dirigent vers des bus climatisés. "Touriste Bauswein, bus numéro 4 !" Je monte. Le véhicule rempli de sa cargaison, démarre. Un homme prend la parole au micro. Il se présente, il s'appelle Ozan, c'est notre guide. Et comme à mon habitude, je me sers d'un jeu de mots fumeux dont j'ai le secret pour retenir son patronyme. ( "Ozan citoyens, formez vos bataillons, marchons, marchons..."). Petit temps libre à l'hôtel pour finir la journée. A Antalya, il n'y a que deux plages et l'essentiel du littoral est constitué d'une falaise abrupte qui tombe à pic ( comme Colt Silver ) dans la mer. Du coup, chaque hôtel a son petit chemin en serpentin ou mieux son ascenseur pour accéder 60 mètres plus bas au pied de la falaise et à la petite plateforme qui fait office de plage. L'eau est chaude. Plus chaude que le liquide chloré qui remplit la piscine 60 mètres plus haut.
Truquie Antalya - cote
Côte d'Antalya

Me voilà donc arrivé à Antalya, le séjour et les visites peuvent commencer. Suite au prochain épisode...