My asian trip - mon voyage en asie - blog

 
 

lundi 22 juin 2009

Une semaine en Turquie - Epsiode III

( rien à voir avec la Thaïlande, le Cambodge ou autre c'est juste un petit entrainement de récit de voyage avant le vrai grand voyage de plusieurs mois en Asie en novembre seul sans guide, sans agence... )

Dans les épisodes précédents: notre héros a pris l'avion qui n'avait pas de retard mais en fait si quand même, il est arrivé à Antalya où le climat s'en est pris sauvagement à lui. Remis de ces émotions, il a découvert Konya et a fait route pour la Capadoce. Pourra-t-il trouver le bonheur ? Son frère jumeau maléfique va-t-il resurgir de son passé ?

La Capadoce donc...
Comment vous décrire cette région ? Disons que c'est une partie montagneuse de la Turquie où l'érosion a fait un travail unique au monde, permettant la création de nombreux villages troglodytes et des fameuses "cheminées de fées" symboles phalliques s'il en est. Chaque crapahutage parmi ces champignons de pierre ( enfin, je dis champignons mais c'est bien plus près du pénis que du champignon mais chut... il y a peut-être des enfants qui lisent ces lignes ) est chronométré calibré, encadré. Une demi-heure par ci, 15 minutes par là. Je respecte les timings à la lettre. Profitant jusqu'au dernier grain du sablier, je monte, je descends, je dérape parfois, je fais des photos et encore des photos comme si dans ce temps qui m'est imparti et trop court, je devais emprisonner le plus possible de clichés à regarder plus tard quand Ozan et son décompte seront loin.

Turquie - la capadoce
Turquie - la capadoce - paysage
Turquie - la capadoce
Nous visitons les églises rupestres de Göreme, des vallées au nom poétiques: vallée des pigeons ( les volatiles, ce n'est pas le surnom donné à ce lieu car beaucoup de touristes y viennent, enfin, je crois pas ), vallée du chasseur, vallée rouge... A chaque fois je grimpe rapidement, prends des chemins de traverse et fausse compagnie au reste du troupeau euh... du groupe.


Turquie Göreme
Turquie - eglise rupestre
Turquie - eglise rupestre - capadoce

Petite grimpette dans le village troglodyte de Cavuçi, arrêt à Uçizar et escalade de son fort dont le sommet offre une superbe vue sur la vallée de Göreme. Il fait chaud, la vue est dégagée. On mange un peu à l'extérieur du village et maintenant je sais commander un café ( il faut dire Nescafé, c'est passé dans le langage courant ) mais bon ça me sert pas à grand chose, je ne bois jamais de liquide excitant. Je vous passe les quelques haltes commerciales pour alléger les touristes de leurs devises trop lourdes. Marchands de tapis, de bijoux, de vêtements en cuir de luxe. Fidèle à ma réputation, je n'achète rien, vu mon look et mon visage d'adolescent mal rasé, il faut dire, je ne suis pas tellement sollicité. Et oui tout le monde sait que le jeune est fauché et qu'il préfère s'acheter de la drogue plutôt qu'un tapis.


Turquie - capadoce - village troglodyte

Depuis le 3e jour on a pris l'habitude de boire le raki entre 16h et 18h, ça dépend des jours. Le raki, vous ne connaissait pas ? C'est le pastis local. La boisson nationale presque. Et même si 95% des Turcs sont musulmans, c'est alcoolisé. Mais la Turquie est le seul pays de cette confession religieuse qui est laïque. Et dans leur comportement et leurs tenues vestimentaires, ça se voit. Il y a un nombre hallucinant de mosquées au kilomètre carré et pourtant peu de femmes voilées, peu de symboles religieux ostentatoires ( pour reprendre ce mot barbare très utilisé en France pendant l'affaire du voile à l'école ). Bref, j'ai pris l'habitude de prendre l'apéro et de descendre ma dose quotidien de cette potion anisée. Faudra que je la perde revenu à Paris.

Et finalement, retour à Antalya, en s'arrêtant dans un Karavan Sérail pour visiter puis un autre transformé en resto pour se sustenter. Quelques arrêts techniques et nous voilà dans un nouvelle hôtel, plus luxueux encore avec une vue splendide sur la mer et une plage-plateforme plus grande. Le lendemain visite de la vieille ville et du port, certes charmants mais ne m'arrache pas de cris d'émerveillement, juste des râles dûs à la chaleur écrasante. 42 °C ! Puis baignade salée et maritime ( marre du chlore ) avant un réveil à 3h30 heure locale direction l'aéroport. Adieux déchirants avec Ozan.
Retour dans notre avion-lessive. Arrivé à Paris, je rallume mon portable, qui vibre sans perdre haleine pendant plusieurs minutes et crache tous les messages de la semaines. "Ben, tu réponds plus à mes mails ?", ben non, j'avais pas accès à internet dans ma chambre d'hôtel !, "T'as vu Cindy est dans Secret Story ?", ben non, on capte pas TF1 en Turquie !, "T'as fini de retravailler mes photos ?", ben non, je suis en vacances ! "C'était bien tes vacances, quand est-ce qu'on se voit ?", ben oui, pas mal, vendredi, ça te va ? ... Que de questions ! Je tire ma valise jusque chez moi ( 5e sans ascenseur ) et je fais une sieste. Les vacances, c'est crevant !

dimanche 21 juin 2009

Une semaine en Turquie - Epsiode II

( rien à voir avec la Thaïlande, le Cambodge ou autre c'est juste un petit entrainement de récit de voyage avant le vrai grand voyage de plusieurs mois en Asie en novembre seul sans guide, sans agence... )

Oui, le titre fait un peu Starwars mais bon...
Le lendemain matin, les choses sérieuses commencent. Tout est minuté avec précision. A la minute près. Le voyage organisé, c'est ça. Un petit troupeau panurgien qui respecte à la lettre les consignes de son gourou euh... de son guide. Nous commençons par rendre visite à un petit pont de pierre. Édifice romain somme toute assez banal mais au bout de son manteau de pierre un petit marché de babioles à touristes et habits en faux crocodile ou faux puma ou faux Armani ( tient, lui c'est quoi comme animal ? ). Puis direction Apsendos et son théâtre romain, un des deux mieux conservés au monde avec celui d'Orange ( cocorico ! ).

Turquie Apsendos - theatre romain
Turquie Apsendos - theatre romain
Le jour suivant, départ aux aurores, enfin pas vraiment tant le soleil se lève tôt en Turquie. Il a déjà déployé ses rayons engourdis par le sommeil depuis 3h au moins quand à 7h30, notre frigo sur roues prend la route en direction de la région qui n'a pas de squelette. Enfin, Capadoce. Point d'orgue du voyage. Trajet de 600 km environ avec plusieurs "arrêts techniques" comme aiment à dire pudiquement les guides dans ce type de voyages. Intermède gastronomique dans un resto pas typique du tout, une sorte de cantine de station service mais en plus grand. Buffet varié , on ne commande que les boissons. Ozan nous a appris à les demander tous seuls comme des grands nos breuvages. On s'émancipe ! Pour l'eau il faut dire "su" sauf si on veut de la pétillante auquel cas on dit "soda", pour la bière dire "efes", ce n'est pas la traduction c'est juste la marque de boisson houblonnée la plus répandu là-bas ( je crois que le mot juste en fait c'est "bira" ), Coca se dit Kola. A la fin du voyage je ne saurai toujours pas dire au revoir ou bonjour mais les boissons je maîtrise. Faut se donner des priorités dans la vie. D'abord on boit ensuite on verra pour être poli. L'après-midi, à Konya, nous visitons la mosquée de Selim II et surtout le monastère des derviches tourneurs. "Pour les derviches fraiseurs, ce doit être dans une autre ville" me dis-je... Le lieu n'est plus habité, les derviches, il n'y en a plus. On trouve notamment dans le bâtiment principal leurs tombeaux de pierre, un peu à la manière d'un sarcophage, avec leurs couvre-chefs placés dessus. Aujourd'hui, il ne reste que de petits groupes qui se sont formés pour perpétuer la tradition de cette danse que je découvre plus solennelle et religieuse que je le pensais.Ce n'est absolument pas une chorégraphie rotative folklorique mais un vrai cérémonial spirituel avec toute une codification. J'aurais d'ailleurs l'occasion d'assister à ce cérémonial quelques jours plus tard.

Turquie Konya -monastère des derviches tourneurs
Turquie - derviche tourneur

Deux arrêts techniques plus tard, il est 17h30, nous voilà à Avanos en pleine Capadoce. Altitude 1800 mètres. Il fait plus frais, bien plus frais qu'à Antalya. L'eau de la piscine de l'hôtel n'est pas chauffée, elle est presque froide. Appelez-moi le Directeur ! Après un cri de surprise, je me jette dans l'étang javellisé. Rapidement, un employé de l'hôtel me fixe de son regard noir. J'avais pris la serviette de la chambre et "they're only for the rooms", il faut utiliser leurs homologues marrons posées plus loin. Je m'exécute.

Les deux jours suivants, je vais enfin parcourir les paysages de Capadoce. J'étais surtout venu pour ça. La suite au prochain épisode...
Turquie - la Capodoce
Voir l'épisode I

samedi 20 juin 2009

Une semaine en Turquie - Epsiode I

( rien à voir avec la Thaïlande, le Cambodge ou autre c'est juste un petit entrainement de récit de voyage avant le vrai grand voyage de plusieurs mois en Asie en novembre seul sans guide, sans agence... )

Turquie - Antalya et la Capadoce
Départ le 13 juin. Je ne suis pas paraskevidékatriaphobe donc tout va bien. Arrivé à l'aéroport, après avoir rempli les formalités d'usage, bu d'une traite le reste de ma bouteille d'eau sous peine de voir le GIGN la faire exploser devant moi et hésité sur l'achat d'un Toblerone géant en duty free ( c'est mon point faible avec les Kinder classique ), je m'installe en salle d'embarquement. Décollage prévu à 10h40. La compagnie qui affrète le vol a un nom de lessive "Sun Express", sorte de mélange entre Sun Micro-tablettes et Mir Express. 10h55, nous n'avons toujours pas embarqué mais le panneau d'affichage de l'aéroport se veut rassurant et annonce que le vol est bien à l'heure et décollera bien à 10h40. Du coup, je ne m'inquiète pas. Ils ont peut-être une machine à remonter le temps à aéroport de Paris. 11h05, à ma grande surprise, le vol est indiqué retardé sur l'affichage de la salle d'embarquement. C'est le choc. Il ne partira pas à 10h40 finalement. 12h10, je vois passer l'équipage les bras chargés de sacs contenant de l'absynthe ou du Bailey's. Rassurant... Cinq minutes plus tard, on embarque. Enfin ! Dans l'avion, on nous passe un superbe film, enfin je crois. En tout cas les images sont jolies. Je demande à l'hôtesse, s'il s'agit d'un film muet. Elle me répond que non, que pour la modique somme de 3 euros, je peux avoir un casque et jouir des dialogues de ce chef d'oeuvre du 7e art. Je décline l'offre et décide de compter les nuages pour m'occuper. 17h25, heure locale, nous atterrissons à Antalya. Je mets mon premier pied en terre turque et déjà le pauvre transpire et étouffe. Il fait chaud et humide. Petit à petit mon corps encore baigné de l'été parisien ( été, c'te blague ouais ! ) s'habitue à ce nouveau climat. Par de grands signes, à coups de panneaux avec le nom de notre tour opérateur, des petits hommes agités mais souriants nous dirigent vers des bus climatisés. "Touriste Bauswein, bus numéro 4 !" Je monte. Le véhicule rempli de sa cargaison, démarre. Un homme prend la parole au micro. Il se présente, il s'appelle Ozan, c'est notre guide. Et comme à mon habitude, je me sers d'un jeu de mots fumeux dont j'ai le secret pour retenir son patronyme. ( "Ozan citoyens, formez vos bataillons, marchons, marchons..."). Petit temps libre à l'hôtel pour finir la journée. A Antalya, il n'y a que deux plages et l'essentiel du littoral est constitué d'une falaise abrupte qui tombe à pic ( comme Colt Silver ) dans la mer. Du coup, chaque hôtel a son petit chemin en serpentin ou mieux son ascenseur pour accéder 60 mètres plus bas au pied de la falaise et à la petite plateforme qui fait office de plage. L'eau est chaude. Plus chaude que le liquide chloré qui remplit la piscine 60 mètres plus haut.
Truquie Antalya - cote
Côte d'Antalya

Me voilà donc arrivé à Antalya, le séjour et les visites peuvent commencer. Suite au prochain épisode...

 


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