lundi 5 décembre 2011
Par Mike,
lundi 5 décembre 2011 à 03:56 :: Voyage en Thaïlande
Le 5 décembre, c'est une date importante dans le calendrier thaïlandais, c'est l'anniversaire du roi. La journée est fériée et les festivités commencent déjà quelques jours avant apparemment. C'est ce dont je me suis rendu compte en allant au Wat Phra Keo, temple qui jouxte le Palais Royal, en skytrain puis Chao Praya Express. Effectivement, le niveau du fleuve est bien plus haut que la dernière fois que j'ai emprunté une de ces navettes fluviales. Et par endroits, les maisons ou un temple chinois ont encore quelques dizaines de centimètres d'eau.
Je descend à l'arrêt Tha Chang. En fait, je suis venu jusque là décidé à suivre à peu près le trajet d'une balade conseillé par le Lonely Planet. Elle va certes dans des endroits que je connais déjà mais devrait aussi me mener au Wat Mahathat qui si j'en crois une information glanée hier propose une séance de méditation tous les jours à 13h. Je traverse le petit marché juste derrière le quai. Il y a beaucoup de monde. Puis je me dirige vers le square devant le temple attiré par une effervescence qui m'intrigue. J'aperçois un décor vu dans un flash télé sur une chaîne thaï en zappant hier soir. C'est ici qu'ont eu lieu les festivités filmées pour l'anniversaire du Roi. Deux grands arbres, un doré et un argenté avec des guirlandes de feuilles jaunes dorées sont à chaque extrémité de l'allée qui traverse la grande étendue du square. Les gens se font photographier devant et dedans mais surtout, ils peuvent trouver une feuille vierge et y inscrire quelque chose. Au milieu la réplique d'un mur d'enceinte de temple avec une scène, c'est là que le spectacle du soir doit avoir lieu. Je reviendrai donc.

Plus loin, une petite exposition à la gloire du Roi et de la Thaïlande et une centaine de mètres derrière une sortie de chedi temporaire est dressé. Et beaucoup de monde marchent autour les paumes des mains jointes renfermant une fleur de lotus. La procession se fait en famille et avec plus ou moins de dévotion et concentration. Je vois aussi bien une jeune écolière qui fera ses trois tours de chedi le téléphone calé entre l'oreille et l'épaule, qu'un vieillard courbé marcher avec une ferveur qui inspire le respect, ou une petite fille qui a bien du mal avec sa grosse fleur. Au sommet, si j'en crois le journal, des dents de bouddha prêtées pour l'occasion par le Bouthan. A chaque coin est posté un policier.
Je retourne au petit marché pour manger puis emprunte Thanon Maharat peuplé de marchands d'amulettes. L'un d'eux me prend à partie en Anglais et m'annonce qu'il faut que je lui achète une amulette pour qu'elle me protège d'un accident de voiture. Me prédire un accident pour me vendre une amulette c'est peu limite comme technique de vente. En plus, ça m'intéresse pas de me sauver la vie, moi, c'est une amulette pour trouver l'amour que je veux. Il m'aurait raconté une belle histoire à l'eau de rose avec un
"ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants" ( enfin pas trop quand même ) à la fin, je lui aurais acheté son talisman. Le Wat Mahathat, n'est clairement pas le plus beau de Bangkok, surtout qu'actuellement une partie est en travaux, mais c'est celui, qui semble-t-il, regroupe la plus grande communauté de moines et est le plus actif religieusement. Je trouve le bâtiment principal, il y a énormément de monde, plus ou moins attentif, plus ou moins endormi, alors qu'un moine assis sur un petit pupitre parle de saison des pluies, de Thaïlande et de bonheur. Enfin, pour les quelques mots que j'ai compris. Je ne sais pas si c'est ça la séance de méditation mais le débit de son discours est trop important pour que je puisse m'imaginer méditer. Au bout de quelques minutes, je repars donc. Je longe l'enceinte du Wat Phra Keo et croise les stands des diseurs de bonne aventure tous très occupés. Ils sont très consultés et leurs avis très importants pour les Thaïlandais. S'en suivent des étales en tout genre, livre, truelles, robinets, téléphones, amulettes ect... Je remonte à la station Tha Thien et ses petites boutiques encore inondées de d'une vingtaine de centimètres dans le Chao Praya express direction l'hôtel.
Une petite sieste et c'est reparti. Je veux retourner voir les festivités qui commencent à 17h, si j'ai bien interprété un panneau que j'ai vu. Bon il est 18h mais tant qu'il fait pas nuit, je pense que c'est moins intéressant. Pour y aller, je décide de changer et prendre le métro jusqu'à Hua Lamphong et de là je finirai le trajet en taxi. En bas de l'escalator qui mène à la sortie, j'entends de la musique et une fois à l'air libre, je vois qu'une immense fête avec une scène et une ribambelle de stands a pris ces quartiers juste à côté de la gare. J'y fais un tour. Il y a beaucoup de stands de nourriture mais aussi du tir à la carabine avec une petite fille qui aimerait bien y jouer mais c'est papa qui tire les bouchons, un manège, pour les enfants, une grande roue, enfin une roue moyenne en fait, bref de quoi s'amuser. Sur la scène après un spectacle d'ombres thaïlandaises, trois chanteuses se succèdent, ont peu mesurer leur popularité ou celle de leur beauté à la quantité de roses que leur remettent des hommes pendant leurs performances. C'est la dernière qui gagne haut la main avec neuf roses ! C'était aussi ma préférée ;) Une des danseuses a visiblement flashé sur moi et me fait discrètement signe de l'appeler.

Bon d'accord ça fait partie de la chorégraphie. Des mouvements de danse qui d'ailleurs sont très amusants car tout en exagération dans les mimiques et dans les poses. Avec tout ça il se fait tard, je me suis laissé distraire et ne suis pas allé jusqu'au square Sanam Luang où j'étais ce matin. En tout cas, si l'anniversaire de Sarkozy donnait lieu à de pareilles fêtes peut-être que sa popularité remonterait. Demain soir, me laisserai pas distraire, d'autant que la Wat Phra Keo sera exceptionnellement ouvert à la visite la nuit.
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dimanche 4 décembre 2011
Par Mike,
dimanche 4 décembre 2011 à 09:45 :: Voyage en Thaïlande
Ca se confirme, aucun des 7-Eleven du coin, et il y en a à tous les coins de rue, n'a de bouteilles d'eau en rayon. Juste parfois quelques Soda Water comme celles que je me suis descendu hier soir. Va falloir stocker dés que j'en trouve. D'ailleurs certains ont flairer le business et se sont installés dans la rue avec une montagne de packs d'eau qu'ils vendent.
Après un changement d'hôtel, le charme désué du Miami Hotel n'aura finalement pas su me retenir, sur le chemin duquel je me suis arrêté acheter des gluaï tot littéralement bananes frites, en fait elles sont trempées dans de la pâte à beignets avec parfois quelques graines de sésame, je vais chez le coiffeur. Bien décidé à expliquer ce que je veux en thaï même si dans ce quartier tout le monde parle parfaitement l'english. Je pousse la porte et après les salutations d'usage, déclare: Pom yak mi phom lek kua
. Je ne sais pas dire couper donc j'explique que je veux les cheveux plus petits. Comme elle ne m'installe pas dans la position pour un massage des pieds ( oui le coiffeur est très polyvalent à Bangkok ), ou ne va pas chercher la mousse à raser mais bien la tondeuse, apparemment, je me suis fais comprendre. Je veux préciser que je veux une coiffure bien dégagée autour des oreilles. Maï mi phom bon houa
, pas de cheveux sur les oreilles, dis-je en me trompant de mot pour oreille. Il fallait dire hou et pas houa. Je viens de demander qu'on me rase la tête (houa) !!! Heureusement, la coiffeuse intriguée m'a fait répéter et il me reste des cheveux sur le caillou. Elle m'a fait la coupe Nadech Jeséplukua ( c'est pas son nom thaïlandais, j'ai oublié son nom de famille ), célèbre acteur de séries TV, les fameux thaï lakorn. Je devrais avoir un succès fou ;)
Ensuite direction, le Tops Market situé sous le centre commercial Robinson, un peu avant la station de métro Sukhumvit. J'espère y trouver des bouteilles d'eau plate, le gaz des soda water et surtout le poids de leurs bouteilles en verre et leur capsules qui ne permettent pas de les reboucher commencent à me lasser. Mes espoirs se concrétisent. J'achète deux bouteilles et me rends au Food Center du supermarché où je mange du porc coréen ( rien à voir avec la traçabilité de la viande que nous avons en France, c'est juste sa façon d'être cuisiné et c'est très bon ) après avoir lu le nom du plat en thaï et l'avoir répété précédé de ao pour dire que je prendrai ça et suivi d'un na khrap histoire d'être un peu poli. Comme le chameau traversant le désert, je suis content d'avoir trouvé un point d'eau où me désaltérer.
A 15h30, j'ai rendez-vous à Siam avec l'étudiante thaïe qui m'a donné quelques cours. Une sorte de service après-vente peut-être ou de suivi de la satisfaction client. On se pose dans un Starbuck et je lui raconte mes tentatives pour parler thaï et notamment le moment où j'ai demandé à tort à ne plus avoir de cheveux sur la tête. Dans notre recherche de ce qu'on pourrait faire ensuite, je lui demande quel est l'endroit qu'elle préfère à Bangkok. Elle me répond que c'est sa maison. Bon, faudra trouver autre chose, elle est même pas dans les guides. On se décide pour le parc de Lumphini, point de rendez-vous des sportifs de la ville. Effectivement, dés le portail passé, une séance d'aérobic est en cours. Les allées du parc sont de larges routes goudronnées idéales pour vélos, rollers et joggeurs très nombreux mais un peu loin de l'image bucolique qu'on pourrait se faire d'un parc. A 18h, tout le monde se fige, des hauts-parleurs diffusent l'hymne national puis le jogging reprend. En fait, elle m'explique que tous les jours à 18h tapantes, dans les endroits publics, il y a ce petit intermède musical auquel tout le monde se plie. Puis direction Sukhumvit, découvrir le nouveau centre commercial à la mode, le Terminal 21. Je suis pas très shopping mais elle m'en a tellement parlé et c'est pas loin de là où est mon hôtel. Il est immense, ce shopping center ! Y a 2 ans y avait rien, je m'en souviens et là pouf un complexe énorme. Ils construisent super vite ici ! Le Sofitel de Sukhumvit c'est pareil. Le principe de Terminal 21; rependre la signalétique d'un aéroport, d'où le nom, avec des agents de sécurité en costume blanc de personnel navigant ultra chic. Ils ne vous demandent pas votre passeport mais on passe un portique de sécurité comme dans tous les grands centres commerciaux de Bangkok. Chaque étage représente un pays. Attention, je suis pas en train de vous dire qu'il y a 178 étages. Non seulement quelques pays sont représentés. La France est au rez-de-chaussé. Les noms des magasins sont écrits en langue de Molière ( et de moi aussi ). La Mode de Paris, par exemple, propose certes des habits à la mode en France mais il y a une ou deux générations.
Je quitte ma prof et me dirige vers mon salon de massage préféré en faisant une halte au Tops Market. Le point d'eau est quasi asséché, je prends les deux dernières grandes bouteilles. Demain, je repasse en mode visite. Mode avorté aujourd'hui car Taling Chan dont je voulais aller voir le marché flottant serait toujours victime d'inondations à en croire un chauffeur de taxi qui voulait m'emmener à Pattaya et devant mon refus m'a demandé où je comptais aller. En entendant ma destination, il me fit un geste avec les mains. Mi nam tuam
, c'est inondé.
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samedi 3 décembre 2011
Par Mike,
samedi 3 décembre 2011 à 07:33 :: Voyage en Thaïlande
Après un tram, un TGV, un mtréo, un bus, deux avions et deux métros me voilà à Miami. Enfin, non à Bangkok dans l'
hôtel Miami. C'est qu'est-ce que je disais en titre :
Pom ma tung ti Krunthep, me voilà arriver à Bangkok. J'ai pris pour la première fois l'
Airport Link, la ligne de Skytrain ( sauf la station Suvarnabhumi Airport qui elle est sous-terre ) qui relie l'aéroport au centre de Bangkok. Je vous épargne les variantes entre la City line qui se perd en route à s'arrêter de ci de là et ça consoeur, stressée de la vie qui fait le trajet jusqu'à Makkasan d'une traite. J'ai pris la version escargot mais escargot dopé en 40 minutes, j'étais à Payathaï, oui la City Line a deux arrêts en plus que sa rivale sprinteuse. Pour 45 bahts ( 1 euro à peu de chose près au cours actuel ). Feu les bus Airport Express qui mettaient beaucoup plus de temps, trafic bangkokien oblige et coutaient trois fois plus chers ne seront pas regrettés. Sur les panneaux ne cherchez pas Airport Link mais
"Train to City", de là vous dire que le nom Airport Link pourtant bien trouvé n'est plus dans les bonnes grâces, il y a un pas que je ne franchirai pas enfin si pour m'engouffrer dans la rame qui est sur le point de partir. Ne me demandez pas si je vois des zones inondées, c'est la nuit je vois rien d'autres que les lumières. A Payathaï, 25 bahts, un ticket pour Nana, mon hôtel est sur Sukhumvit Soi 3, vraiment pas loin de là .

Première impression: ben c'est pas comme sur les photos ( oui, ça peut mentir une photo, si si ). C'est bien le même hôtel que sur le site Agoda.fr où j'ai fait ma réservation. Je reconnais bien les mots en grosses lettres de reliefs en mot D&Co avec Valérie d'Amido, la piscine aussi, c'est juste que les photos, c'était probablement juste après les travaux, il y a 10-15 ans. Du coup, ça n'a pas exactement le même éclat ni la même fraicheur. La piscine dans sa nostalgie d'un passé moins ridé et usé, réussi presque à conserver un soupçon de charme. Le reste tient plus d'un voyage dans le temps, le passé évidemment, le futur on ne sait même pas s'il osera s'aventurer ici. Le téléphone de ma chambre, je crois que même dans la série, le commissaire Maigret en avait des plus high-tech. J'ai presque envie de le piquer, comme accessoire rétro pour mes séances photos, j'aurais du mal à dégotter mieux en France. Cela dit le personnel est très agréable et met de l'entrain dans cet établissement un peu à bout de souffle. Après, c'est propre, il y a tout: baignoire, douche, WC, lit table, armoire coulissante qui coulisse plus, clim dont le bruit fluet me rappelle ma tentative de sieste à côté du réacteur de l'Airbus tout à l'heure, télé avec TV5 s'il vous plaît, l'employé qui m'a montré la chambre a insisté pour me montrer ce bastion de la francophonie dans le PAF mondial, un frigo, deux fauteuils d'un vert émeraude entaché pour un par le trou béant de la morsure d'une cigarette. Sur la table une note, menaçante, nous interdit de déplacer quoique ce soit, le parquet pourrait en être traumatisé et notre porte-feuille allégé. Si vous êtes un geek dépendant à des appareils dont la vie éphémère doit être rechargée sans arrêt, n'espérez pas les réanimer ici, les prises elles aussi viennent du passé. Sans adaptateur, elles ne donneront pas le lait nourrisseur à vos bijoux électroniques. Après, ça reste probablement, le seul endroit dans cette gamme de prix avec un piscine dans le secteur. Et j'avoue qu'un peu comme le
On On Hotel à Phuket qu'on voit dans le film
La plage, ça finit par lui donner un style. D'autant plus qu'un peu rénové, cet hôtel pourrait vraiment être un bel endroit. Je crois quand même que demain, je retournerai au PB Hotel au moins pour sa clim que je pourrais couper et ses prises de courant modernes ;)

Une douche plus tard, il est 21 heures passées, je me faufile sur Sukhumvit Road à destination du Nana Square et son salon de massage Chok Dee au 4ème étage. Sur le pas de la porte, on mon salue d'un
sawatdi kha auquel je réponds d'un
waï ( c'est pas que je cause l'amerloque et demande pourquoi, non,
waï c'est une inclinaison en van du haut du corps, les paumes des mains l'une sur l'autre, la poignée de mains thaïlandaise en quelque sorte ).
Phom saï gun paï maï krhap, demande-je inquiet et je suis sûr que vous comprenez bien pourquoi. Elle le répète plusieurs fois étonné de voir cet étranger demander s'il arrive trop tard dans la langue locale. En tout cas, bien qu'ils ferment à 22h et qu'il soit 21h18 ( les massages durent une heure minimum ), elles acceptent de s'occuper de moi. Oui en fait dans ses salons de massages par ici, y a que des filles. Mais que font les chiens de gardes ! Toujours en thaï, elles me demandent quel type de massage je veux, je demande un
nouat tao, le foot massage y a que ça de vrai pour réanimer mes jambes compressées dans un tram, un TGV, un métro ( voir plus haut pour la liste complète, je fatigue... ). Je leur demande aussi si elles ont de la musique et là je me plante de mot et patatras, très vite, elles me parlent plus en Anglais qu'en Thaï. Je sors au bout d'une heure, par un ascenseur dérobé qui donne sur le parking souterrain car le centre commercial est fermé et je tombe sur un gardien devant la télé que j'interroge à nouveau dans la langue d'ici pour savoir où est la sortie. Il me comprend du premier coup et me montre la voie. Au détour de la pente ascendante finale vers la rue, je vois un tas de sacs de sable qui témoignent d'un passé pas si lointain. Je vadrouille un peu dans les rues pour redécouvrir le quartier. Tiens un hotel Sofitel flambant neuf (pas encore tout à fait fini ), tiens le Penthouse Hotel n'est plus qu'un terrain vague annonçant un futur complexe bien plus ambitieux, le PB Hotel a mis ses décorations de Noel... J'entre dans deux 7-Eleven, ils n'ont plus de bouteilles d'eau. Leur rayon boissons est d'ailleurs à moitié vide. La pénurie due aux inondations est bien toujours là . Me voilà dehors sur le trottoir, à côté de deux piles de sacs de sable, avec deux petites bouteilles de Soda Water qui ont des capsules et moi, j'ai pas décapsuleur. Je demande au barman d'un van-bar-boîte de nuit plus loin dans la rue
khun mi avec le geste du décapsuleur. Oui, il a et m'ouvre un des deux flacons avant de m'arrêter au stand de rue que j'aimais bien la dernière fois et d'y commander sans un mot d'Anglais, mes
pad thaï. Sur me chemin du retour à Miami, je repère les salons de coiffure, deux mois que je dois y aller donc demain le défi c'est d'expliquer sans faire appel à Shakespeare la coupe que je veux. Au pire, j'ai un mois pour que ça repousse et retenter le coup juste avant de rentrer.
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mercredi 9 novembre 2011
Par Mike,
mercredi 9 novembre 2011 à 21:02 :: Voyage en Thaïlande
Je vais reprendre ma valise à roulettes, enfin reprendre, je vais prendre une nouvelle valise à roulettes, l'autre ayant été estropiée par les délicats bagagistes la dernière fois. "Pas assez solide mon fils" à en croire l'agent d'Emirates à qui je suis allé montrer le trou qui jadis abritait une roue courageuse qui en avait des kilomètres et vu des routes bosselées. Je vais prendre ma nouvelle valise donc et repartir pour un mois en Thaïlande. Dans les toutes prochaines semaines. Un voyage certes plus court ( il faut bien travailler pour gagner sa vie ) mais pour découvrir un peu plus la Thaïlande encore. Et malgré les nam tuam ( inondations ), j'irai ! Une partie de mon programme est probablement tombée à l'eau ( tristement, l'expression n'a jamais été aussi pertinente ), notamment la petite excursion sur Koh Kret île de Bangkok qui pour l'instant aux dernières informations n'était plus une île. Pas de trajet précis, juste l'envie d'aller voir le coin du Sam Roi Yot et tirer peut-être jusqu'à Ban Krut, aller à Koh Chang et consoeurs, peut-être Kanchanaburi, un retour à Ayutthaya et pourquoi pas la région de Trang et les marchés flottants près et dans Bangkok... Je n'ai rien décidé, j'improviserai sur place en fonction de la situation à Bangkok et Ayutthaya et de mes envies.
Je veux retourner écouter la prière des bonzes au Wat Po, aller à la rencontre des Thaïlandais et leur parler. Je ne me suis pas farci, je ne sais combien d'heures de lakorn thaïs ( c'est un peu les soap opera thaïlandais ) sous-titrés en Anglais pour ne pas parler la langue avec les gens. Ils vont m'entendre, ah oui ça ils vont m'entendre ! Me comprendre, je sais pas mais m'entendre oui ;) Bon, j'ai appris avec des vraies méthodes aussi, d'ailleurs, je conseille Pimsleur Thai, un peu répétitif mais très efficace. J'ai même eu une prof pendant 2 mois, une jeune étudiante qui me donnait une heure de cours par semaine et à réussi l'exploit de me faire presque arriver à lire. Bref, ce voyage ce sera l'occasion de passer aux travaux pratiques. Et je préviens si je commence à parler à un thaï dans sa langue natale et qu'il me répond en Anglais, je me vexe ! ;) Donc voilà , je reprends du service bientôt pendant 4 semaines et ce blog reprend du service avec moi.
A bientôt donc pour de nouvelles aventures !
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samedi 24 avril 2010
Par Mike,
samedi 24 avril 2010 à 09:49 :: Voyage en Thaïlande
Toutes les bonnes choses ont une fin à ce qu'on dit. A priori toutes les mauvaises aussi mais bizarrement on n'en a pas fait un dicton. Quoiqu'il en soit, ca y est le moment de retourner au pays du fromage et des grèves est venu. Roissy a rouvert juste a temps pour m'accueillir, mon vol est confirmé, ma valise parée, un dernier tour en taxi sur la Highway de Bangkok et me voila dans la longue queue pour l'enregistrement des bagages. Cette fois, j'ai droit a 30 kgs selon le site d'Emirates donc je ne devrais pas avoir besoin d'enfiler la moitie de mes fringues sur moi et de bourrer les poches de ma veste de mes bouquins pour éviter de payer un excédent de bagage. Mon tour arrive, je pose mon passeport sur le comptoir et ma valise sur le tapis roulant / balance ( mot bien trouvé tant a Hanoï, ça avait été une belle balance de cafter à la guichetière que j'avais un bagage trop lourd ). Verdict: 28,2 kilos. Logiquement pas de souci. Pourtant, l'hôtesse empoigne sont téléphone et semble appeler en haut lieu. Je me demande ce qui va me tomber dessus mais je fais de larges sourires quand elle me regarde, pour me donner l'air angélique du mec sympa et confiant. Mais je me pose des questions. Le volcan s'est réveillé ? Ils ont changé le maximum de poids autorisé dans la nuit ? "Continue de sourire bêtement surtout". Je comprends qu'elle explique que je voyage kon diao enfin seul quoi et me demande bien pourquoi cette précision. Et la sentence tombe, sans appel. Plus de place pour moi, enfin en classe économique, je vais devoir voyager en business class. Ben, ca commence bien ! Très bien même !
Je n'ai par contre pas droit à la loge tout confort avec buffet à volonté, je dois attendre sur les rangées de sièges impersonnelles, avec les pauvres. Mais dés l'ouverture de l'embarquement, dans le corridor qui mène à l'appareil, je peux les dépasser allègrement en leur faisant des pieds de nez, enfin dans ma tête parce qu'il y a un groupe de Hollandais assez baraques, dans la file classe affaires. Enfin, classe testostérone surtout tant la gente féminine y a une représentation symbolique. A peine assis, j'étire mes jambes et incroyable, je peux les déplier complètement. Ca m'était jamais arrivé dans un avion ! Le sourire de cette victoire encore imprimé sur les lèvres, je me vois proposer du champagne. Il n'y a pas de petits fours pour aller avec, du coup je fais la fine bouche et opte pour un jus d'orange. Et puis bon, il est 10h du mat' un peu tôt pour les bulles. Par contre, il devait être très bon car mon voisin n'a ingurgité que ce breuvage pendant toute la durée du vol et ça en a fait des coupes. Plus que celles dans la salle des trophées de Manchester United. Faut dire, on n'a pas la même corpulence. Je me familiarise avec les trois boutons pour allonger mon siège jusqu'à en faire un lit, le replier ou dresser la table pour manger et avec mon écran aussi que grand que ma télé. Puis c'est l'heure du repas. En entrée, le chef propose Canard fumé et sa salade du potager, suivi d'un poulet picata et pour finir plateau de fromage, desserts et fruits frais. Table avec nappe blanche couverts en inox et service en porcelaine, c'est autre chose que les barquettes en plastiques distribuées au Tiers-Etat a l'arrière de la cabine. Un petit chocolat fourré praliné d'une grande maison pour accompagner mon thé en fin de repas et hop je passe en mode transat à mater Avatar et District 9. A l'atterrissage, nous sortons les premiers. Normal, c'est la classe des gens affairés ici quand même. Par contre gros raté dans l'organisation, après l'escale a Dubaï, je dois retourner avec la populasse en classe économique les genoux encastrés dans le fauteuil devant baissé par sa propriétaire et les pieds acculés par le souvenir de vacances encombrant que celle de derrière pouce en permanence pour gagner du terrain sur l'espace vital du bien-être de mes jambes. Et elle semble y prendre un malin plaisir malgré mes réflexions. Des semaines que je n'avais pas était en contact avec des Français et le premier spécimen avec lequel j'entre en interaction a la bienveillance et l'altruisme qui fait notre réputation dans le monde entier. Cocorico !
J'atterris a Roissy avec 25 minutes de retard, vu la distance, une broutille et récupère ma valise que les délicats bagagistes ont décapité d'une roue. Au guichet de la compagnie, on m'explique que c'est la faute du fabricant. Pas assez robuste mon fils. M'apprendra a acheter français. Après tout ce que je lui ai fait subir, je suis quand même étonné que ce soit dans cette dernière ligne droite que ma fidèle équipière soit ainsi amputée.. Me voila donc de retour dans ma mère patrie. Reste à réaliser que tout ce périple était bien réel. Un rapide coup d'oeil à mon bras en équerre et je me dis que c'est bien arrivé...
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mercredi 21 avril 2010
Par Mike,
mercredi 21 avril 2010 à 07:24 :: Voyage en Thaïlande
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vendredi 16 avril 2010
Par Mike,
vendredi 16 avril 2010 à 12:12 :: Voyage en Thaïlande
Il y a de grandes chances que le bras de fer entre les Red Shirts et le gouvernement thaïlandais s'accentue une fois les fêtes du Nouvel An finies. Du coup, je pensais avancer mon retour même si je pense que je ne risque pas grand chose. Le touriste est apprécié en Thaïlande au moins pour la manne économique qu'il représente. Les manifestants arborent d'ailleurs un nouveau slogan a l'attention du monde: "Welcome in Thailand ! We just want democracy !". Pas sur que ca suffise a faire revenir les farangs en masse. Bref, je me dis, voyons pour rentrer en France et voila, qu'un Islandais se met a faire un barbecue et paralyse tout l'espace aérien européen, Roissy y compris. Franchement, c'est pas de bol. C'est un peu comme si l'univers me disait de rester ici. Une grève SNCF s'ajoutant pour compliquer mon retour en TGV a Strasbourg.
En attendant, je découvre donc Pattaya. Sous la pluie, aujourd'hui. Et oui, après Songkran, qui ici joue les prolongations, c'est la saison des pluies. Et ben voila, on y est. Pattaya, donc. Sa plage couverte de parasols et de hors-bords avec a l'horizon, un ballet de jet-skis et de kytes surfeurs et des baigneurs qui réapparaissent timidement quand les ondées s'arrêtent. Pattaya et sa fameuse Walking Street ou rue des plaisirs pour ne pas dire de la débauche. Gogo-danseuses très courts vêtues, alcool qui coule à flots, bars top-less voire a priori everything-less aussi, musique à fond les ballons, prostitution même si je dois dire que ca je ne l'ai pas vu, faut dire il était 20h quand je me suis aventuré dans ce coin. Bref de quoi satisfaire tous les vices. On vous propose même des stands de tirs. Rues des vices et de Elvis. Car oui, il est vivant, je vous l'annonce et il se produit tous les samedis et dimanches au Capitain's Corner ! J'irai explorer un peu plus en détail ces quelques hectomètres de pavé ce soir. Dans un but sociologique évidemment !
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Par Mike,
vendredi 16 avril 2010 à 11:33 :: Voyage en Thaïlande
La fête de Songkran c'est aussi et surtout le Nouvel An thaïlandais. Ca me fait trois nouvels ans cette année mais c'est bon j'ai vérifié en faisant une datation au carbone 14, je n'ai bien vieilli que d'une seule année. Ouf !
Les Thaïlandais disent "jouer a Songkran" et c'est vraiment ca. Un jeu d'enfants qu'on a tous pratiqué au moins une fois dans notre vie: la bataille d'eau. Et comme les températures sont caniculaires, on espère presque se faire asperger. Les gens sont sur le pas de leurs portes avec de grands bidons remplis d'eau, des tuyaux d'arrosage, des pompes, des petites bassines et à l'affut. Dés que quelqu'un passe, c'est la douche froide ! D'autres sillonnent carrément la ville avec, à l'arrière de leur pick-up, un tonneau d'H2O et aspergent a tout va. Se déplacer en deux roues, ces jours-là ( les 13-14 et 15 avril cette année ), c'est l'assurance d'arriver chez soi trempè jusqu'aux os. Et quand on est à Pattaya, dans un sawngthaew, dans une rue où il y a des assaillants tous les deux mètres et des bouchons, aussi. Une bonne dizaine de litres d'eau en tout et mon sac à dos dégouline. Je n'ai pas d'eau pour me défendre et mes compagnons d'infortune non plus. Nous sommes complètement à la merci de ces douches sauvages. C'est un peu comme un immense concours de T-Shirts mouillés à ciel ouvert et toutes les générations participent !


En France, on ne pourrait pas avoir une tradition pareille. Déjà parce qu'il y en a beaucoup que ca ne ferait pas rire mais alors pas du tout de se faire asperger et ensuite parce que le gouvernement nous annoncerait solennellement que les cas de rhumes augmentant lors de cette fête ca creuse le trou de la Secu. Les écolos quant à eux expliqueraient, graphiques a l'appui, qu'en congelant l'eau répandue ces jours-la et en l'envoyant au Pôle Nord, on pourrait compenser la fonte de la banquise. Bref, la France n'est pas prête d'avoir son Songkran. Pourtant, c'est une fête qui devrait plaire a Sarkozy, il pourrait y ressortir son karscher.
Oui, j'oubliais, c'est férié, ces trois jours. Beaucoup de commerces sont fermes. Ils ont également apporté une trêve bienvenue dans le conflit entre les Sua Deng ( les chemises rouges ) et le gouvernement. Les batailles rangées entre les forces de l'ordre et les manifestants ayant fait place aux batailles de flotte, plus ludiques. Et dans mon taxi, a Bangkok, j'étais a l'abri des éclaboussures, pas comme a Pattaya où je suis arrivé au comptoir de mon hôtel dégoulinant. Mais ça les a laissé impassibles, ils ont l'habitude, tous les touristes arrivent dans cet état a Songkran !
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dimanche 11 avril 2010
Par Mike,
dimanche 11 avril 2010 à 10:10 :: Voyage en Thaïlande
Voila un mois que les chemises rouges ont lancé leur mouvement de protestation contre le gouvernement qui a été mis en place en 2008 après un vote parlementaire. Et un mois que j'observe ca avec une grande curiosité. Je trouve que ces périodes de troubles en disent beaucoup sur un pays. Pour les Red Shirts, le pouvoir en place n'est pas légitime car non issu des urnes, ils réclament donc sa dissolution et de nouvelles élections. Ce n'est pas la première fois que les partisans de l'ancien premier ministre en exil Thaksin descendent dans la rue. Ils avaient notamment bloqué l'aéroport de Bangkok pendant plus de 8 jours il y a plus d'un an et demi, empêchant ainsi des milliers de touristes de rentrer chez eux.
Leur souci premier a toujours été de lancer un mouvement pacifique émaillé d'actions symboliques. Ce qui ne les empêchent pas d'être très déterminés. Preuve s'il en est, cela fait plus de 4 semaines qu'ils sont 60 000 à être mobilisés. Et pour attirer l'attention des médias et surtout de la presse étrangère, ils ont notamment, il y a quelques semaines collecter leur propre sang qu'ils sont ensuite allés verser devant le parlement. Un geste fort, une provocation certains diront, à laquelle le premier ministre a répondu avec calme et mesure évitant comme depuis le début du conflit d'employer la force contre les manifestants. Acceptant même des négociations alors que la revendication première des partisans de Thaksin est sa démission suivie d'élections anticipées dans les 15 jours. Par souci d'apaisement ou plus peut-être persuadé qu'ils refuseraient, Vejjajiva leur proposera de les avancer à décembre de cette année. Les "rouges" quittent la table des négociations. Le mouvement continue avec l'occupation de quartiers touristiques et notamment celui des grands magasins contraints de fermer leurs portes depuis une semaine maintenant. Le manque a gagner devient abyssal. Le bras de fer s'intensifie mais aucune des parties ne veut prendre la responsabilité d'être a l'origine du dérapage de ce mouvement jusque la non-violent.
Je me suis moi-même balade parmi les chemises rouges a Chit Lom, il y a une semaine, l'ambiance était très bonne enfant. Un homme déguisé grossièrement en femme avec chevelure et sous-vêtements rouges improvisait un boeuf au micro devant une partie de la foule qui dansait. Des manifestants voulaient me serrer la main, un autre entame une conversation absolument apolitique avec moi, d'autres me proposent des barquettes de repas venues des camions prévus pour les ravitailler. Car oui, la plupart mangent et surtout dorment sur place. Ils viennent des campagnes, rentrer chez eux n'est pas une option, ils ont donc emmener de quoi s'installer et pour longtemps. La police était très discrète. A peine quelques CRS assez loin du noyau dur des manifestants. Et on voyait a la télé, le chef de l'armée ou de la police qui venait le matin voir les représentants des chemises rouges, visiblement pour discuter de la meilleure façon d'organiser la sécurité. Pas de heurts, pas de sifflets, les représentants de l'ordre étaient accueillis avec respects et repartaient tranquillement. Ce refus de la violence tant du cote des opposants que du gouvernement m'a toujours impressionné. Difficile d'imaginer pareil situation en France. Déjà parce qu'une manifestation quelle qu'elle soit sans casseurs, c'est tout simplement impossible.
Mais le tournant crucial que beaucoup redoutaient et qui semblait de plus en plus inévitable vient de ce produire hier avec les premiers affrontements avec la police, la vingtaine de morts annoncée et de nombreux blesses. L'illustration que malheureusement toute opposition même pacifiste finit toujours par verser un sang qui n'est plus un symbole comme celui des premiers jours. La violence comme une fatalité inévitable parvient toujours a se faire un chemin. Dommage, j'avais envie d'y croire. Reste une question: le mouvement va-t-il se radicaliser ? A voir...
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lundi 5 avril 2010
Par Mike,
lundi 5 avril 2010 à 05:42 :: Voyage en Thaïlande
En Thaïlande, ils copient, copient tout, même leurs monuments les plus fameux. Ainsi a Muang Boran, Ancient City en English, il y a 109 copies à ds échelles plus ou moins grandes des bâtiments les plus remarquables du royaume. La topographie est également reproduite, si bien que le mini Preah Vihear trône sur une colline artificielle. C'est un peu toute la Thaïlande et un peu le Loas, le Cambodge, la Chine, le Myanmar en un seul lieu. Dire que j'ai passé trois mois a vadrouiller dans le pays alors qu'en une après-midi ici, j'aurais tout vu.

Pour me rendre à Muang Boran ( faites durer le o si vous voulez le prononcer correctement ), j'ai pris le bus 511 puis un taxi. Je suis accompagné de Lah du salon de massage qui m'a été d'une aide précieuse pour savoir où descendre. Sur place, nous louons une voiturette de golf pour nous déplacer dans les nombreuses allées. Il y a aussi des vélos a disposition mais il fait chaud, très chaud (
ron mak maï comme ils disent ). On pourrait aussi faire la visite à pieds mais le musée à ciel ouvert fait 80 hectares. Il est immense et peu fréquenté. Pourtant, c'est assez impressionnant. Les répliques sont souvent très bien faites, sauf le Ched Yod de Chaing Mai et donnent envie d'aller voir les vrais. Une bonne façon de commencer son voyage en Thaïlande pour se mettre en appétit.
Après deux heures de visite, direction le motor show de Bangkok. Lah est fan de tuning et des belles voitures. Elle est comme une gamine avec des étoiles dans les yeux quand elle regarde les audio cars, ces voitures transformées en chaines hifi géantes et clignotantes et dont chacune cherche à cracher plus de décibels que sa voisine. Moi, les voitures bof, bof mais les jolies filles oui, oui. Surtout lors du spectacle de danse. Je m'y intéresse pour le défi photographique d'immortaliser une jeune femme qui bouge sans arrêt sans flash et dans une lumière trop feutrée. Rien à voir avec le fait qu'elle soit jolie et court vêtu. Je me sacrifie pour servir mon art, moi môsieur !

Je finis par laisser Lah sur le chemin du retour au marché de nuit où elle s'engouffre pour faire du shopping. Ça reste une fille. Et de retour a mon hôtel, douche, sieste, diner au food center du Robinson et hop, je pars boire un verre au Q-Bar ou je sympathise avec un couple qui me convainc sans mal de les suivre aller danser en boite. Une journée pleine de décibels ! Je me fait aborder par un mec qui d'un geste explicite mais pas très gracieux m'interroge sur mon orientation sexuelle. Ma réponse le dissuade de continuer la conversation mais n'arrête pas le lady boy qui me fait régulièrement de l'oeil. Je vous rassure, je repartirai seul. Ouf...
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samedi 13 février 2010
Par Mike,
samedi 13 février 2010 à 13:52 :: Voyage en Thaïlande
Je ne sais pas vraiment quel est ce lien qui s'est tisse entre moi et la Thailande mais j'avoue que j'ai eu du mal a en partir. Heureusement que je n'ai pas le choix car sinon je crois que je serai encore a Chiang Mai a visiter temple sur temple. L'operation passage au Cambodge passe donc pour moi par Trat au sud-est de Bangkok, non loin de la frontiere.
Pour la premiere fois depuis que je prends les transports thais, je suis parti certes en retard mais arrive en avance. 30 minutes plus tôt que l'horaire annoncee. Apparemment, les mouvements vers cette partie du pays ne sont pas tres importants, le bus deja qu'au deux tiers plein a son depart s'est retrouve avec moins d'une dizaine de passagers, une fois a destination. Et au terminal des bus, personne pour se jeter sur vous, les rares personnes qui vous abordent veulent vous embarquer pour Koh Chang, ile proche tres appreciee des touristes. J'explique que je veux aller dans la city et finis par me retrouver seul a l'arriere d'un taxi collectif qui a bien voulu s'occuper de moi. Prochain arret: Pop Guesthouse où je prends un bungalow avec clim. Je pars explorer la ville a pieds, m'arrete manger dans un bui-bui ou j'utilise mes rudiments de thai pour me faire comprendre et commander un plat de riz avec du poulet et force de constater que la ville n'a pas beaucoup de charmes a offrir. De toutes facon, je m'en vais des le lendemain pour passer la frontiere au point de passage Hat Lek. J'aurais quand meme pris le temps d'acheter la fameuse huile jaune, la aussi acquise apres une jolie phrase en langue locale : "phom tong kan nam man luang" dans la premiere pharmacie trouvee et de faire un petit tour dans le marche de nuit.
Le lendemain, rendez-vous devant la guesthouse a 9h, un couple canadien a reserve le meme voyage que moi a savoir passage de la frontiere et trajet en bus jusqu'a Sianhoukville. Au terminal des bus, un minivan nous pend en charge. La conduite du chauffeur est sportive surtout dans sa gestion des depassements. On se croirait dans un jeu video. A la frontiere, premiere etape, se faire tamponner le passeport pour valider la sortie de Thailande puis on passe un no man's land d'une soixantaine de metres avant de passer aux bureaux de l'immigration cambodgien. Pas de contrôle de nos bagages mais une prise de temperature par pistolet electronique braque sur notre front pour s'assurer que nous n'avons pas de fievre et donc pas la grippe A. 36, 7°C, ouf car j'avoue que je me demande ce qu'ils font des fievreux. Aide par des cambodgiens qui reclameront bien evidemment un pourboire mais nous font gagner beaucoup de temps, nous remplissons les formulaires et obtenons contre 1200 bahts et une photo de notre bobine, le precieux sesame. Duree autorisee: 30 jours.
La compagnie de bus nous a envoye un chauffeur qui dans sa voiture nous amenera du poste de frontiere a la station de bus en ville. La premiere chose qui me permet d'etre sûr qu'on a change de pays est que la conduite est repasse a droite. Ma valise a du mal a trouve une place dans la soute deja occupee par... un scooter ! Le bus n'est pas dans le meilleur des etats pour preuve la porte arriere s'ouvre en route et se referme a chaque fois que la chaussee grimpe un peu. La route est bonne mais tres sinueuse. Elle se fraye un passage dans les montagnes et a travers la campagne. L'allure est lente. Force de constater que le pays semble bien plus pauvre que son voisin. Je m'amuse de voir que nous croisons plus de permanences du parti du peuple que d'ecoles. Nous nous arretons apres un pont dans un petit resto routier. ne vous imaginez pas une station service avec un Courte-paille ou un truc dans le genre c'est plus une grande cabane de bois avec des petits cabanons alignes où se trouvent les toilettes un peu a l'arriere du premier batiment. Nous devons changer de bus. Le nouveau est etonnant. A l'interieur les sieges rappellent les fauteuils de bureau confortables en cuir des annees 50. Il n'y a d'ailleurs que 3 sieges par rangees. Et dans celui-ci la climatisation fonctionne. Arrivee a Sianhoukville. Avec une heure et demi de retard. Un moto-taxi m'emmene jusqu'a mon complexe de bungalow sur Victory Beach pour un dollar. Oui, ici le billet vert est roi en tout cas dans les zones touristiques. Vous payez en dollars, on vous rend la monnaie en melangeant dollars et riels, la monnaie locale.
Apres quelques jours ici, voici comment j'imagine mon parcours en territoire khmer: Kampot et visite de la region, notamment de la station de Bokor, puis Phnom penh, Battambang, trajet en bateau jusque Siem Reap et les temples d'Angkor, redescente vers Phnom Penh de l'autre côte du Tonle Sap et passage au Vietnam; mais encore une fois, voila la therie, on verra en pratique. Affaire a suivre...
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vendredi 12 février 2010
Par Mike,
vendredi 12 février 2010 à 14:24 :: Voyage en Thaïlande
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mercredi 10 février 2010
Par Mike,
mercredi 10 février 2010 à 12:28 :: Voyage en Thaïlande
Je vous avais dit que je retournerai a Chiang Mai et bien, je tiens mes promesses, m'y revoila ! Souvenez-vous en en 2012. Mais qu'est-ce que je raconte-moi, je ne vais pas me presenter aux presidentielles. Quoique... Pourquoi, je suis monte la-haut ? Pour aller a Chiang Rai et passer au Laos direction Luang Prabang. Je change d'adresse, la guesthouse de la derniere fois ne me paraissant pas la meilleure option du coin et j'elis domicile au Sumit Hotel qui offre depuis le couloir de ses etages les plus hauts une vue sur les montagnes et le Doi Suthep et propose la meme prestation pour 150 bahts de moins.
Deleste de ma partenaire de la derniere fois pas trop fan de la deambulation et dont la Toyota qui n'a pas encore ete rappelee par ses geniteurs avait ete bien pratique pour le marathon de visites de temples dans lequel nous nous etions lance, je pars a l'assaut des rues en mode pieton-flโneur. Je retrouve vite mes marques. Il faut dire qu'avec son centre entoure de fortifications plus ou moins ecroulees et d'un carre de douves, il est assez facile de se reperer a Chiang Mai. Et l'eau des douves est tres riches en poissons et en ecoliers. Oui, je vous assure, j'en ai vu un se baigner dedans avant de se secher et de reenffoucher son velo. J'entre dans les quelques temples que je croise histoire d'augmenter ma consommation moyenne de wats par heure faisant de Chiang Mai la ville o๙ j'aurais visite le plus d'edifices religieux.

Et le soir, j'arrive sur la place Phrae qui accueille de nombreux stands et marchands et une scene avec un groupe d'ecoliers qui jouent des morceaux traditionnels au rythme assez monotone, je dois dire. Ils semblent d'ailleurs eux-meme un peu endormis par leur musique. C'est la fete des fleurs. La plus importante de l'annee dans la "capitale du Nord". Et moi, j'y suis justement, si c'est pas de l'organisation ca ! Franchement, on sent la preparation, le serieux, les heures a epluche les guides et surtout le gros coup de chance en fait. Bon, c'est vrai, comme ca, les partitions jouees ne me semblent pas avoir beaucoup de rapport avec les fleurs et s'il y a quelques marchands de plantes, la plupart proposent textiles ou nourriture. Mais bon. Apres la musique place a la danse. Toujours des ecoles et quasiment que des filles. Tres jeunes. De l'ecole maternelle a la primaire. Si tu approches la puberte, tu es privee de choregraphie ! C'est vrai que c'est mignon d'autant qu'elles ont de jolies costumes, sont maquillees et pomponnees mais ca fait un peu bizarre de voir ses toutes jeunes gamines se tremousser maladroitement. Elles ont l'air contentes de se donner en spectacle donc tout va bien. Et les parents sont comme des fous a filmer ou photographier leur progeniture. Toujours pas tellement de rapport avec les fleurs dans les numeros qui se succedent.


Le
flower festival dure 3 jours. C'est toujours en fevrier, pour le reste, les dates varient tous les ans. J'ai rate la premiere journee et l'election de
miss jeune fille en fleur, enfin mise fete des fleurs, quoi. Mais j'ai vu le spectacle du 2e soir et pourrai profiter le lendemain de l'immense marche. Il couvre un quart du contour du centre historique et propose toutes sortes de choses comestibles et buvables. Je me suis laisse tenter par un peu tout. Des pad thai, du proc grille, des glaces, des gauffres, un fruit slovaque, euh non un fruit shake ( c'est pareil, c'est le pays juste a c๔te ) et a chaque fois, je les aurai echanges contre un piece de 10 bahts. Et puis aux abords du parc, j'ai trouve les chars fleuris, delaisses de leurs passagers, au repos. Je me disais aussi qu'un tel festival devait avoir un cortege de chars decores de fleurs. Et c'est la que j'ai eu la revelation. Ce charme indicible que je semble avoir ici et cette comparaison a Harry Potter, en fait le roi aussi ressemble au jeune sorcier, je l'ai compris en regardant ce char.

Le marche continue dans les allees du parc avec des stands plus ludiques: jeux de flechettes, si tu eclates 7 ballons avec 7 flechettes tu repars avec une grande peluche sinon avec une sucette, j'aurai eu la sucrerie, jeux de massacres, maneges, jeux de peche de vrais poissons, tombola... Et sous les arbres, des masseuses. Tarif: 60 bahts les 30 minutes. Je choisis une demi-heure de
foot massage et une demi-heure de
back and arm massage. Et franchement, a l'ombre d'un arbre dans un joli parc avec de la musique thai en fond sonore a se faire masser, c'est le pied !
Vers 17h, je vais dans la Sunday Walking Street car oui, on est dimanche et cette fois-ci, c'est pas un coup de bol, c'est calcule. Meme que c'est a deux pas de mon h๔tel. Encore un marche qui s'improvise dans les rues et qui grossit au fur et a mesure que le soleil se fait discret. Et chaque temple presents sur le parcours ouvre ses portes et se transforme en grand food center o๙ de nombreux marchands proposent des plats thais mais aussi indiens, des sushis, des gauffres ect... Je m'arrete une premiere fois deguster un plat de macaronis au poulet et tomates assis sur une table en pierre faisant face au chedi puis achete mon dessert dans le temple voisin: des tranches de banane frites. Je remonte les rues devenues pietonnes pour l'occasion et me retrouve devant le Wat Chedi Luang.
"Tiens, je l'ai pas fait encore celui-la !" Devant se trouve un edifice assez classique et relativement recent qui cache le grand et vieux chedi de pierre avec ses statues d'elephants et sur trois de ses faces des lucarnes avec des statues de bouddhas dorees. En ressortant, on arrive pres d'un espace o๙ vous pouvez venir discuter avec les bonzes et leur poser toutes les questions que vous voulez. Ils sont contents de pratiquer l'anglais et de vous faire decouvrir leur religion et leur vie. Bon, il n'y aura pas de moine disponible pour moi, malheureusement. J'aurais du reserver ! Du coup, je ne sais toujours pas s'ils doivent faire voeu de chastete ou pas. Je repars dans le marche et mets un peu de temps a realiser que tout le monde s'est fige sauf quelques farangs distraits comme moi. Non, ce n'est pas un 1,2,3 soleil geant, c'est juste que dans les hauts-parleurs l'hymne national ou l'hymne royal, je ne sais pas exactement, est diffuse.

Un petit encas plus tard, j'ai un petit coup de blues. Mon visa expire dans quelques jours et je ne veux pas partir. J'aime la Thailande et ces deux jours a Chiang Mai c'est justement tout ce que j'adore dans la vie ici. A tel point que je suis entre dans une agence de voyage pour savoir s'il y avait moyen de faire prolonger son visa ici. Mais non, ca ne se fait qu'a Bangkok. J'avoue que cette envie presque viscerale de rester m'etonne d'autant que ca fait presque trois mois que je suis chez les siamois.
Je quitte Chiang Mai demain. Pas pour Chiang Rai. Finalement, j'abandonne l'idee d'aller au Laos. J'avais deja eu des recits peu encourageants sur le periple jusqu'a Luang Prabang cauchemardesque selon plusieurs sources dont encore une hier et l'option que j'avais choisie impliquant de prendre une liaison en avion une fois la premiere grande ville du Laos atteinte n'est plus valable, cette ligne n'existe plus. Lire les mises en garde du guide du Routard sur le pays, grave erreur, a acheve de me dissuader de me lancer dans cette aventure. Je reprends mes plans initiaux et vais au Cambodge. Demain direction Bangkok puis Trat et je passe au Cambodge. Y a que les imbeciles qui changent pas d'avis. Bon d'accord, j'ai change deux fois d'avis pour finalement reprendre celui que j'avais au depart et aller au Cambodge, je ne sais pas si ca fait de moins quelqu'un de doublement intelligent ou doublement imbecile. J'attends vos votes...
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dimanche 7 février 2010
Par Mike,
dimanche 7 février 2010 à 15:05 :: Voyage en Thaïlande
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samedi 6 février 2010
Par Mike,
samedi 6 février 2010 à 15:00 :: Voyage en Thaïlande
Il etait une fois, dans la grande cite de Bangkok et plus precisement dans le royaume de Khao San Road, un touriste francais qui se baladait avec son gros baluchon et sa malle trop lourde pour ses soixante kilos tout mouille. Il venait d'arriver pour la premiere fois dans ce territoire qui bordait les palais et temples les plus fameux de
Grung-tep (
Bangkok dans la la langue locale ). Deja de nombreux de ses semblables avaient fait le voyage jusqu'a cette contree et avaient elu domicile pour l'essentiel
Soi Rambuttri et dans les soi alentour. Beaucoup de marchands et aubergistes ayant flaire la bonne affaire avaient ouvert g๎tes, couverts et echoppes en tout genre destines a cette clientele providentielle et plus depensiere que la population locale. On pouvait meme trouver des aires de massage en pleine rue proposant un tarif unique de 100 baht la demi-heure. Notez que notre heros se laissera tenter par un round de ses tripotages relaxants et sera pris en charge par le masseur de l'equipe de lutte, appele ici
thai boxing, du coin. Une aubaine pour son bras blesse qui fut ici bien traite meme si son extension restera recalcitrante. Plusieurs vendeurs ayant eu la bonne idee de delaisser les gens de passages de leur epais guides de voyage vous proposaient egalement la collection complete du Lonelynus Planetus souvent en langue grande bretonne parfois en francois.
Ayant elu domicile dans la Green House dans une petite chambre avec tout le confort mais salle d'eau sur le palier, notre voyageur decida, apres avoir pose ses bagages et s'etre rafraichi d'une douche, d'aller decouvrir cette contree nouvelle. Il parcouru d'abord la longue rue de son lieu de villegiature qui semblait pietonne mais etait tres souvent parcourue par des taxis et de dr๔les de vehicules a trois roues qui portent le nom de tuk-tuk. Tout a coup, au detour d'un carrefour, il se retrouva dans une grande rue decore de longues guirlandes de fanions bleus, blancs et rouges pour les uns et jaunes pour les autres, les armoiries du royaume semblait-il. Il n'avait jamais vu, chaussee autant animee. Il venait de poser souliers dans la celebre Khao San Road ! Des marchands de part et d'autre vendaient pour la plupart des textiles ou de la nourriture mais on pouvait trouver toute sorte de choses. les farangs comme on aimait ici a appeler les barbares, grouillaient, defilaient avec de lourds paquetages sur le dos, deambulaient en train de se nourrir de pโtes sautees, ou se mettaient en soutien-gorge pour les dames au su et au vu de tous le monde le temps d'essayer un top
"trop pas cher". Notre explorateur se fit meme accoster par un mage affuble d'un turban lui promettant de lui devoiler son avenir et lui annoncant d'ores et deja qu'il aurait 3 bonnes nouvelles dans le mois qui allait s'ecouler. Une sorte de teaser comme on dit. Conscient que l'homme en voulait surtout a ses ecus, il s'eloigna tranquillement.
Muni du plan que lui avait remis l'employee qui vivait, enfin au moins pendant les heures de bureau, dans la guerite de la police touristique, il decida de se rendre au Wat Phra Keo, temple repute pour sa beaute et ses dorures et non loin de Khao San Road. Pour cela, il fallait braver la dense circulation d'un carrefour voisin. Heureusement, il y avait des feux de signalisation pour reguler les flux des pietons et des voitures. Pour traverser le premier passage, il fallait presser un bouton vous delivrant au bout d'un temps certain un droit de passage de 14 secondes, compte a rebours a l'appui. Pour le second pas de dispositif de ce genre. Il fallait juste patienter jusqu'a ce que l'homme rouge s'assagisse et devienne vert. 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes, les pietons s'entassaient des deux c๔tes des bandes blanches. Le bonhomme restait invariablement ecarlate. Notre heros sentant le coup fumeux, decida de s'asseoir non loin de la et de lire son guide de voyage en observant d'un oeil le signal du feu qui ne se decidait toujours pas a changer d'etat. Au bout d'une petite heure, un agent en uniforme probablement depeche sur les lieux par les autorites locales vint faire office de regulateur et liberer les pietons n'ayant pas eu la temerite de se lancer dans le flot des voitures comme les plus impatients l'avaient fait. Le voyageur referma son livre et repris sa route pas le moins contrarie plut๔t amuse meme par cette mesaventure.

Le soir, il pu apprecier l'animation dans les rues et le calme d'une balade le long du Chao Praya et s'arretant quelques instants sur un banc de pierre au bord de l'eau il immortalisa de son daguerotyoe numerique 12 millions de pixels, le pont Rama VI ayant revetu ses plus belles lumieres. Juste a c๔te sur un ecran tendu sur le mur de la tour des remparts, le dernier film du festival du film etudiant etait projete devant une petite trentaine de cinephiles en plain air.

Le lendemain matin, apres avoir pris sa ration de muesli, yaourt et fruits matinale dans un petit stand de
Soi Rambuttri, notre heros decida de quitter le royaume de Khao San se disant qu'il est bien agreable d'y passer un ou deux jours. Peut-etre pas plus... Sauf a en partir dans la journee pour decouvrir les beautes de Bangkok et y retourner la nuit tombee. C'etait un lieu, se dit-il, qui fait la part belle aux voyageurs et quasiment entierement devoue a eux. Comme une sorte de village d'etrangers en plein dans la ville. Le pays o๙ la vie est moins chere et le routard est nombreux, en quelque sorte. Fort de cette experience et ayant vaincu l'epreuve de patience du feu qui ne bougeait pas, il s'en alla vers d'autres aventures commencant a rever de Laos et de Luang Prabang...
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