My asian trip - mon voyage en asie - blog

 
 

samedi 24 avril 2010

Operation retour au bercail

     

Toutes les bonnes choses ont une fin à ce qu'on dit. A priori toutes les mauvaises aussi mais bizarrement on n'en a pas fait un dicton. Quoiqu'il en soit, ca y est le moment de retourner au pays du fromage et des grèves est venu. Roissy a rouvert juste a temps pour m'accueillir, mon vol est confirmé, ma valise parée, un dernier tour en taxi sur la Highway de Bangkok et me voila dans la longue queue pour l'enregistrement des bagages. Cette fois, j'ai droit a 30 kgs selon le site d'Emirates donc je ne devrais pas avoir besoin d'enfiler la moitie de mes fringues sur moi et de bourrer les poches de ma veste de mes bouquins pour éviter de payer un excédent de bagage. Mon tour arrive, je pose mon passeport sur le comptoir et ma valise sur le tapis roulant / balance ( mot bien trouvé tant a Hanoï, ça avait été une belle balance de cafter à la guichetière que j'avais un bagage trop lourd ). Verdict: 28,2 kilos. Logiquement pas de souci. Pourtant, l'hôtesse empoigne sont téléphone et semble appeler en haut lieu. Je me demande ce qui va me tomber dessus mais je fais de larges sourires quand elle me regarde, pour me donner l'air angélique du mec sympa et confiant. Mais je me pose des questions. Le volcan s'est réveillé ? Ils ont changé le maximum de poids autorisé dans la nuit ? "Continue de sourire bêtement surtout". Je comprends qu'elle explique que je voyage kon diao enfin seul quoi et me demande bien pourquoi cette précision. Et la sentence tombe, sans appel. Plus de place pour moi, enfin en classe économique, je vais devoir voyager en business class. Ben, ca commence bien ! Très bien même !
Je n'ai par contre pas droit à la loge tout confort avec buffet à volonté, je dois attendre sur les rangées de sièges impersonnelles, avec les pauvres. Mais dés l'ouverture de l'embarquement, dans le corridor qui mène à l'appareil, je peux les dépasser allègrement en leur faisant des pieds de nez, enfin dans ma tête parce qu'il y a un groupe de Hollandais assez baraques, dans la file classe affaires. Enfin, classe testostérone surtout tant la gente féminine y a une représentation symbolique. A peine assis, j'étire mes jambes et incroyable, je peux les déplier complètement. Ca m'était jamais arrivé dans un avion ! Le sourire de cette victoire encore imprimé sur les lèvres, je me vois proposer du champagne. Il n'y a pas de petits fours pour aller avec, du coup je fais la fine bouche et opte pour un jus d'orange. Et puis bon, il est 10h du mat' un peu tôt pour les bulles. Par contre, il devait être très bon car mon voisin n'a ingurgité que ce breuvage pendant toute la durée du vol et ça en a fait des coupes. Plus que celles dans la salle des trophées de Manchester United. Faut dire, on n'a pas la même corpulence. Je me familiarise avec les trois boutons pour allonger mon siège jusqu'à en faire un lit, le replier ou dresser la table pour manger et avec mon écran aussi que grand que ma télé. Puis c'est l'heure du repas. En entrée, le chef propose Canard fumé et sa salade du potager, suivi d'un poulet picata et pour finir plateau de fromage, desserts et fruits frais. Table avec nappe blanche couverts en inox et service en porcelaine, c'est autre chose que les barquettes en plastiques distribuées au Tiers-Etat a l'arrière de la cabine. Un petit chocolat fourré praliné d'une grande maison pour accompagner mon thé en fin de repas et hop je passe en mode transat à mater Avatar et District 9. A l'atterrissage, nous sortons les premiers. Normal, c'est la classe des gens affairés ici quand même. Par contre gros raté dans l'organisation, après l'escale a Dubaï, je dois retourner avec la populasse en classe économique les genoux encastrés dans le fauteuil devant baissé par sa propriétaire et les pieds acculés par le souvenir de vacances encombrant que celle de derrière pouce en permanence pour gagner du terrain sur l'espace vital du bien-être de mes jambes. Et elle semble y prendre un malin plaisir malgré mes réflexions. Des semaines que je n'avais pas était en contact avec des Français et le premier spécimen avec lequel j'entre en interaction a la bienveillance et l'altruisme qui fait notre réputation dans le monde entier. Cocorico !
J'atterris a Roissy avec 25 minutes de retard, vu la distance, une broutille et récupère ma valise que les délicats bagagistes ont décapité d'une roue. Au guichet de la compagnie, on m'explique que c'est la faute du fabricant. Pas assez robuste mon fils. M'apprendra a acheter français. Après tout ce que je lui ai fait subir, je suis quand même étonné que ce soit dans cette dernière ligne droite que ma fidèle équipière soit ainsi amputée.. Me voila donc de retour dans ma mère patrie. Reste à réaliser que tout ce périple était bien réel. Un rapide coup d'oeil à mon bras en équerre et je me dis que c'est bien arrivé...

mercredi 21 avril 2010

Bouddha ne t'éloignes pas de ta maison...

     

bouddha - Nakhon Sawan

vendredi 16 avril 2010

Et comment, je rentre, moi ?

     

Il y a de grandes chances que le bras de fer entre les Red Shirts et le gouvernement thaïlandais s'accentue une fois les fêtes du Nouvel An finies. Du coup, je pensais avancer mon retour même si je pense que je ne risque pas grand chose. Le touriste est apprécié en Thaïlande au moins pour la manne économique qu'il représente. Les manifestants arborent d'ailleurs un nouveau slogan a l'attention du monde: "Welcome in Thailand ! We just want democracy !". Pas sur que ca suffise a faire revenir les farangs en masse. Bref, je me dis, voyons pour rentrer en France et voila, qu'un Islandais se met a faire un barbecue et paralyse tout l'espace aérien européen, Roissy y compris. Franchement, c'est pas de bol. C'est un peu comme si l'univers me disait de rester ici. Une grève SNCF s'ajoutant pour compliquer mon retour en TGV a Strasbourg.
En attendant, je découvre donc Pattaya. Sous la pluie, aujourd'hui. Et oui, après Songkran, qui ici joue les prolongations, c'est la saison des pluies. Et ben voila, on y est. Pattaya, donc. Sa plage couverte de parasols et de hors-bords avec a l'horizon, un ballet de jet-skis et de kytes surfeurs et des baigneurs qui réapparaissent timidement quand les ondées s'arrêtent. Pattaya et sa fameuse Walking Street ou rue des plaisirs pour ne pas dire de la débauche. Gogo-danseuses très courts vêtues, alcool qui coule à flots, bars top-less voire a priori everything-less aussi, musique à fond les ballons, prostitution même si je dois dire que ca je ne l'ai pas vu, faut dire il était 20h quand je me suis aventuré dans ce coin. Bref de quoi satisfaire tous les vices. On vous propose même des stands de tirs. Rues des vices et de Elvis. Car oui, il est vivant, je vous l'annonce et il se produit tous les samedis et dimanches au Capitain's Corner ! J'irai explorer un peu plus en détail ces quelques hectomètres de pavé ce soir. Dans un but sociologique évidemment !

Songkran, la fête qui tombe toujours a l'eau...

     

La fête de Songkran c'est aussi et surtout le Nouvel An thaïlandais. Ca me fait trois nouvels ans cette année mais c'est bon j'ai vérifié en faisant une datation au carbone 14, je n'ai bien vieilli que d'une seule année. Ouf !
Les Thaïlandais disent "jouer a Songkran" et c'est vraiment ca. Un jeu d'enfants qu'on a tous pratiqué au moins une fois dans notre vie: la bataille d'eau. Et comme les températures sont caniculaires, on espère presque se faire asperger. Les gens sont sur le pas de leurs portes avec de grands bidons remplis d'eau, des tuyaux d'arrosage, des pompes, des petites bassines et à l'affut. Dés que quelqu'un passe, c'est la douche froide ! D'autres sillonnent carrément la ville avec, à l'arrière de leur pick-up, un tonneau d'H2O et aspergent a tout va. Se déplacer en deux roues, ces jours-là ( les 13-14 et 15 avril cette année ), c'est l'assurance d'arriver chez soi trempè jusqu'aux os. Et quand on est à Pattaya, dans un sawngthaew, dans une rue où il y a des assaillants tous les deux mètres et des bouchons, aussi. Une bonne dizaine de litres d'eau en tout et mon sac à dos dégouline. Je n'ai pas d'eau pour me défendre et mes compagnons d'infortune non plus. Nous sommes complètement à la merci de ces douches sauvages. C'est un peu comme un immense concours de T-Shirts mouillés à ciel ouvert et toutes les générations participent !
Songkran - Thailande - nouvel an
Songkram - fete de l'eau
En France, on ne pourrait pas avoir une tradition pareille. Déjà parce qu'il y en a beaucoup que ca ne ferait pas rire mais alors pas du tout de se faire asperger et ensuite parce que le gouvernement nous annoncerait solennellement que les cas de rhumes augmentant lors de cette fête ca creuse le trou de la Secu. Les écolos quant à eux expliqueraient, graphiques a l'appui, qu'en congelant l'eau répandue ces jours-la et en l'envoyant au Pôle Nord, on pourrait compenser la fonte de la banquise. Bref, la France n'est pas prête d'avoir son Songkran. Pourtant, c'est une fête qui devrait plaire a Sarkozy, il pourrait y ressortir son karscher.
Oui, j'oubliais, c'est férié, ces trois jours. Beaucoup de commerces sont fermes. Ils ont également apporté une trêve bienvenue dans le conflit entre les Sua Deng ( les chemises rouges ) et le gouvernement. Les batailles rangées entre les forces de l'ordre et les manifestants ayant fait place aux batailles de flotte, plus ludiques. Et dans mon taxi, a Bangkok, j'étais a l'abri des éclaboussures, pas comme a Pattaya où je suis arrivé au comptoir de mon hôtel dégoulinant. Mais ça les a laissé impassibles, ils ont l'habitude, tous les touristes arrivent dans cet état a Songkran !

dimanche 11 avril 2010

Quand la Thaïlande voit rouge

     

Voila un mois que les chemises rouges ont lancé leur mouvement de protestation contre le gouvernement qui a été mis en place en 2008 après un vote parlementaire. Et un mois que j'observe ca avec une grande curiosité. Je trouve que ces périodes de troubles en disent beaucoup sur un pays. Pour les Red Shirts, le pouvoir en place n'est pas légitime car non issu des urnes, ils réclament donc sa dissolution et de nouvelles élections. Ce n'est pas la première fois que les partisans de l'ancien premier ministre en exil Thaksin descendent dans la rue. Ils avaient notamment bloqué l'aéroport de Bangkok pendant plus de 8 jours il y a plus d'un an et demi, empêchant ainsi des milliers de touristes de rentrer chez eux.
Leur souci premier a toujours été de lancer un mouvement pacifique émaillé d'actions symboliques. Ce qui ne les empêchent pas d'être très déterminés. Preuve s'il en est, cela fait plus de 4 semaines qu'ils sont 60 000 à être mobilisés. Et pour attirer l'attention des médias et surtout de la presse étrangère, ils ont notamment, il y a quelques semaines collecter leur propre sang qu'ils sont ensuite allés verser devant le parlement. Un geste fort, une provocation certains diront, à laquelle le premier ministre a répondu avec calme et mesure évitant comme depuis le début du conflit d'employer la force contre les manifestants. Acceptant même des négociations alors que la revendication première des partisans de Thaksin est sa démission suivie d'élections anticipées dans les 15 jours. Par souci d'apaisement ou plus peut-être persuadé qu'ils refuseraient, Vejjajiva leur proposera de les avancer à décembre de cette année. Les "rouges" quittent la table des négociations. Le mouvement continue avec l'occupation de quartiers touristiques et notamment celui des grands magasins contraints de fermer leurs portes depuis une semaine maintenant. Le manque a gagner devient abyssal. Le bras de fer s'intensifie mais aucune des parties ne veut prendre la responsabilité d'être a l'origine du dérapage de ce mouvement jusque la non-violent.
Je me suis moi-même balade parmi les chemises rouges a Chit Lom, il y a une semaine, l'ambiance était très bonne enfant. Un homme déguisé grossièrement en femme avec chevelure et sous-vêtements rouges improvisait un boeuf au micro devant une partie de la foule qui dansait. Des manifestants voulaient me serrer la main, un autre entame une conversation absolument apolitique avec moi, d'autres me proposent des barquettes de repas venues des camions prévus pour les ravitailler. Car oui, la plupart mangent et surtout dorment sur place. Ils viennent des campagnes, rentrer chez eux n'est pas une option, ils ont donc emmener de quoi s'installer et pour longtemps. La police était très discrète. A peine quelques CRS assez loin du noyau dur des manifestants. Et on voyait a la télé, le chef de l'armée ou de la police qui venait le matin voir les représentants des chemises rouges, visiblement pour discuter de la meilleure façon d'organiser la sécurité. Pas de heurts, pas de sifflets, les représentants de l'ordre étaient accueillis avec respects et repartaient tranquillement. Ce refus de la violence tant du cote des opposants que du gouvernement m'a toujours impressionné. Difficile d'imaginer pareil situation en France. Déjà parce qu'une manifestation quelle qu'elle soit sans casseurs, c'est tout simplement impossible.
Mais le tournant crucial que beaucoup redoutaient et qui semblait de plus en plus inévitable vient de ce produire hier avec les premiers affrontements avec la police, la vingtaine de morts annoncée et de nombreux blesses. L'illustration que malheureusement toute opposition même pacifiste finit toujours par verser un sang qui n'est plus un symbole comme celui des premiers jours. La violence comme une fatalité inévitable parvient toujours a se faire un chemin. Dommage, j'avais envie d'y croire. Reste une question: le mouvement va-t-il se radicaliser ? A voir...

lundi 5 avril 2010

Same, same...

     

En Thaïlande, ils copient, copient tout, même leurs monuments les plus fameux. Ainsi a Muang Boran, Ancient City en English, il y a 109 copies à ds échelles plus ou moins grandes des bâtiments les plus remarquables du royaume. La topographie est également reproduite, si bien que le mini Preah Vihear trône sur une colline artificielle. C'est un peu toute la Thaïlande et un peu le Loas, le Cambodge, la Chine, le Myanmar en un seul lieu. Dire que j'ai passé trois mois a vadrouiller dans le pays alors qu'en une après-midi ici, j'aurais tout vu.
reah Vihear - Ancient City
Pour me rendre à Muang Boran ( faites durer le o si vous voulez le prononcer correctement ), j'ai pris le bus 511 puis un taxi. Je suis accompagné de Lah du salon de massage qui m'a été d'une aide précieuse pour savoir où descendre. Sur place, nous louons une voiturette de golf pour nous déplacer dans les nombreuses allées. Il y a aussi des vélos a disposition mais il fait chaud, très chaud ( ron mak maï comme ils disent ). On pourrait aussi faire la visite à pieds mais le musée à ciel ouvert fait 80 hectares. Il est immense et peu fréquenté. Pourtant, c'est assez impressionnant. Les répliques sont souvent très bien faites, sauf le Ched Yod de Chaing Mai et donnent envie d'aller voir les vrais. Une bonne façon de commencer son voyage en Thaïlande pour se mettre en appétit.
Après deux heures de visite, direction le motor show de Bangkok. Lah est fan de tuning et des belles voitures. Elle est comme une gamine avec des étoiles dans les yeux quand elle regarde les audio cars, ces voitures transformées en chaines hifi géantes et clignotantes et dont chacune cherche à cracher plus de décibels que sa voisine. Moi, les voitures bof, bof mais les jolies filles oui, oui. Surtout lors du spectacle de danse. Je m'y intéresse pour le défi photographique d'immortaliser une jeune femme qui bouge sans arrêt sans flash et dans une lumière trop feutrée. Rien à voir avec le fait qu'elle soit jolie et court vêtu. Je me sacrifie pour servir mon art, moi môsieur !
Danseuse - Thailande
Je finis par laisser Lah sur le chemin du retour au marché de nuit où elle s'engouffre pour faire du shopping. Ça reste une fille. Et de retour a mon hôtel, douche, sieste, diner au food center du Robinson et hop, je pars boire un verre au Q-Bar ou je sympathise avec un couple qui me convainc sans mal de les suivre aller danser en boite. Une journée pleine de décibels ! Je me fait aborder par un mec qui d'un geste explicite mais pas très gracieux m'interroge sur mon orientation sexuelle. Ma réponse le dissuade de continuer la conversation mais n'arrête pas le lady boy qui me fait régulièrement de l'oeil. Je vous rassure, je repartirai seul. Ouf...

 


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