My asian trip - mon voyage en asie - blog

 
 

samedi 13 février 2010

Et la Thailande passe a la Trat

     

Je ne sais pas vraiment quel est ce lien qui s'est tisse entre moi et la Thailande mais j'avoue que j'ai eu du mal a en partir. Heureusement que je n'ai pas le choix car sinon je crois que je serai encore a Chiang Mai a visiter temple sur temple. L'operation passage au Cambodge passe donc pour moi par Trat au sud-est de Bangkok, non loin de la frontiere.
Pour la premiere fois depuis que je prends les transports thais, je suis parti certes en retard mais arrive en avance. 30 minutes plus tôt que l'horaire annoncee. Apparemment, les mouvements vers cette partie du pays ne sont pas tres importants, le bus deja qu'au deux tiers plein a son depart s'est retrouve avec moins d'une dizaine de passagers, une fois a destination. Et au terminal des bus, personne pour se jeter sur vous, les rares personnes qui vous abordent veulent vous embarquer pour Koh Chang, ile proche tres appreciee des touristes. J'explique que je veux aller dans la city et finis par me retrouver seul a l'arriere d'un taxi collectif qui a bien voulu s'occuper de moi. Prochain arret: Pop Guesthouse où je prends un bungalow avec clim. Je pars explorer la ville a pieds, m'arrete manger dans un bui-bui ou j'utilise mes rudiments de thai pour me faire comprendre et commander un plat de riz avec du poulet et force de constater que la ville n'a pas beaucoup de charmes a offrir. De toutes facon, je m'en vais des le lendemain pour passer la frontiere au point de passage Hat Lek. J'aurais quand meme pris le temps d'acheter la fameuse huile jaune, la aussi acquise apres une jolie phrase en langue locale : "phom tong kan nam man luang" dans la premiere pharmacie trouvee et de faire un petit tour dans le marche de nuit.
Le lendemain, rendez-vous devant la guesthouse a 9h, un couple canadien a reserve le meme voyage que moi a savoir passage de la frontiere et trajet en bus jusqu'a Sianhoukville. Au terminal des bus, un minivan nous pend en charge. La conduite du chauffeur est sportive surtout dans sa gestion des depassements. On se croirait dans un jeu video. A la frontiere, premiere etape, se faire tamponner le passeport pour valider la sortie de Thailande puis on passe un no man's land d'une soixantaine de metres avant de passer aux bureaux de l'immigration cambodgien. Pas de contrôle de nos bagages mais une prise de temperature par pistolet electronique braque sur notre front pour s'assurer que nous n'avons pas de fievre et donc pas la grippe A. 36, 7°C, ouf car j'avoue que je me demande ce qu'ils font des fievreux. Aide par des cambodgiens qui reclameront bien evidemment un pourboire mais nous font gagner beaucoup de temps, nous remplissons les formulaires et obtenons contre 1200 bahts et une photo de notre bobine, le precieux sesame. Duree autorisee: 30 jours.
La compagnie de bus nous a envoye un chauffeur qui dans sa voiture nous amenera du poste de frontiere a la station de bus en ville. La premiere chose qui me permet d'etre sûr qu'on a change de pays est que la conduite est repasse a droite. Ma valise a du mal a trouve une place dans la soute deja occupee par... un scooter ! Le bus n'est pas dans le meilleur des etats pour preuve la porte arriere s'ouvre en route et se referme a chaque fois que la chaussee grimpe un peu. La route est bonne mais tres sinueuse. Elle se fraye un passage dans les montagnes et a travers la campagne. L'allure est lente. Force de constater que le pays semble bien plus pauvre que son voisin. Je m'amuse de voir que nous croisons plus de permanences du parti du peuple que d'ecoles. Nous nous arretons apres un pont dans un petit resto routier. ne vous imaginez pas une station service avec un Courte-paille ou un truc dans le genre c'est plus une grande cabane de bois avec des petits cabanons alignes où se trouvent les toilettes un peu a l'arriere du premier batiment. Nous devons changer de bus. Le nouveau est etonnant. A l'interieur les sieges rappellent les fauteuils de bureau confortables en cuir des annees 50. Il n'y a d'ailleurs que 3 sieges par rangees. Et dans celui-ci la climatisation fonctionne. Arrivee a Sianhoukville. Avec une heure et demi de retard. Un moto-taxi m'emmene jusqu'a mon complexe de bungalow sur Victory Beach pour un dollar. Oui, ici le billet vert est roi en tout cas dans les zones touristiques. Vous payez en dollars, on vous rend la monnaie en melangeant dollars et riels, la monnaie locale.
Apres quelques jours ici, voici comment j'imagine mon parcours en territoire khmer: Kampot et visite de la region, notamment de la station de Bokor, puis Phnom penh, Battambang, trajet en bateau jusque Siem Reap et les temples d'Angkor, redescente vers Phnom Penh de l'autre côte du Tonle Sap et passage au Vietnam; mais encore une fois, voila la therie, on verra en pratique. Affaire a suivre...

vendredi 12 février 2010

Spectatrices

     

Spectacle Chiang Mai fete des fleurs

mercredi 10 février 2010

Chiang Mai, dites-le avec des fleurs

     

Je vous avais dit que je retournerai a Chiang Mai et bien, je tiens mes promesses, m'y revoila ! Souvenez-vous en en 2012. Mais qu'est-ce que je raconte-moi, je ne vais pas me presenter aux presidentielles. Quoique... Pourquoi, je suis monte la-haut ? Pour aller a Chiang Rai et passer au Laos direction Luang Prabang. Je change d'adresse, la guesthouse de la derniere fois ne me paraissant pas la meilleure option du coin et j'elis domicile au Sumit Hotel qui offre depuis le couloir de ses etages les plus hauts une vue sur les montagnes et le Doi Suthep et propose la meme prestation pour 150 bahts de moins.
Deleste de ma partenaire de la derniere fois pas trop fan de la deambulation et dont la Toyota qui n'a pas encore ete rappelee par ses geniteurs avait ete bien pratique pour le marathon de visites de temples dans lequel nous nous etions lance, je pars a l'assaut des rues en mode pieton-flโneur. Je retrouve vite mes marques. Il faut dire qu'avec son centre entoure de fortifications plus ou moins ecroulees et d'un carre de douves, il est assez facile de se reperer a Chiang Mai. Et l'eau des douves est tres riches en poissons et en ecoliers. Oui, je vous assure, j'en ai vu un se baigner dedans avant de se secher et de reenffoucher son velo. J'entre dans les quelques temples que je croise histoire d'augmenter ma consommation moyenne de wats par heure faisant de Chiang Mai la ville o๙ j'aurais visite le plus d'edifices religieux.
temple Chiang Mai
Et le soir, j'arrive sur la place Phrae qui accueille de nombreux stands et marchands et une scene avec un groupe d'ecoliers qui jouent des morceaux traditionnels au rythme assez monotone, je dois dire. Ils semblent d'ailleurs eux-meme un peu endormis par leur musique. C'est la fete des fleurs. La plus importante de l'annee dans la "capitale du Nord". Et moi, j'y suis justement, si c'est pas de l'organisation ca ! Franchement, on sent la preparation, le serieux, les heures a epluche les guides et surtout le gros coup de chance en fait. Bon, c'est vrai, comme ca, les partitions jouees ne me semblent pas avoir beaucoup de rapport avec les fleurs et s'il y a quelques marchands de plantes, la plupart proposent textiles ou nourriture. Mais bon. Apres la musique place a la danse. Toujours des ecoles et quasiment que des filles. Tres jeunes. De l'ecole maternelle a la primaire. Si tu approches la puberte, tu es privee de choregraphie ! C'est vrai que c'est mignon d'autant qu'elles ont de jolies costumes, sont maquillees et pomponnees mais ca fait un peu bizarre de voir ses toutes jeunes gamines se tremousser maladroitement. Elles ont l'air contentes de se donner en spectacle donc tout va bien. Et les parents sont comme des fous a filmer ou photographier leur progeniture. Toujours pas tellement de rapport avec les fleurs dans les numeros qui se succedent.
Chiang Mai fete des fleurs
Chiang Mai fete des fleurs danse
Le flower festival dure 3 jours. C'est toujours en fevrier, pour le reste, les dates varient tous les ans. J'ai rate la premiere journee et l'election de miss jeune fille en fleur, enfin mise fete des fleurs, quoi. Mais j'ai vu le spectacle du 2e soir et pourrai profiter le lendemain de l'immense marche. Il couvre un quart du contour du centre historique et propose toutes sortes de choses comestibles et buvables. Je me suis laisse tenter par un peu tout. Des pad thai, du proc grille, des glaces, des gauffres, un fruit slovaque, euh non un fruit shake ( c'est pareil, c'est le pays juste a c๔te ) et a chaque fois, je les aurai echanges contre un piece de 10 bahts. Et puis aux abords du parc, j'ai trouve les chars fleuris, delaisses de leurs passagers, au repos. Je me disais aussi qu'un tel festival devait avoir un cortege de chars decores de fleurs. Et c'est la que j'ai eu la revelation. Ce charme indicible que je semble avoir ici et cette comparaison a Harry Potter, en fait le roi aussi ressemble au jeune sorcier, je l'ai compris en regardant ce char.
Chiang Mai flower festival
Le marche continue dans les allees du parc avec des stands plus ludiques: jeux de flechettes, si tu eclates 7 ballons avec 7 flechettes tu repars avec une grande peluche sinon avec une sucette, j'aurai eu la sucrerie, jeux de massacres, maneges, jeux de peche de vrais poissons, tombola... Et sous les arbres, des masseuses. Tarif: 60 bahts les 30 minutes. Je choisis une demi-heure de foot massage et une demi-heure de back and arm massage. Et franchement, a l'ombre d'un arbre dans un joli parc avec de la musique thai en fond sonore a se faire masser, c'est le pied !
Vers 17h, je vais dans la Sunday Walking Street car oui, on est dimanche et cette fois-ci, c'est pas un coup de bol, c'est calcule. Meme que c'est a deux pas de mon h๔tel. Encore un marche qui s'improvise dans les rues et qui grossit au fur et a mesure que le soleil se fait discret. Et chaque temple presents sur le parcours ouvre ses portes et se transforme en grand food center o๙ de nombreux marchands proposent des plats thais mais aussi indiens, des sushis, des gauffres ect... Je m'arrete une premiere fois deguster un plat de macaronis au poulet et tomates assis sur une table en pierre faisant face au chedi puis achete mon dessert dans le temple voisin: des tranches de banane frites. Je remonte les rues devenues pietonnes pour l'occasion et me retrouve devant le Wat Chedi Luang. "Tiens, je l'ai pas fait encore celui-la !" Devant se trouve un edifice assez classique et relativement recent qui cache le grand et vieux chedi de pierre avec ses statues d'elephants et sur trois de ses faces des lucarnes avec des statues de bouddhas dorees. En ressortant, on arrive pres d'un espace o๙ vous pouvez venir discuter avec les bonzes et leur poser toutes les questions que vous voulez. Ils sont contents de pratiquer l'anglais et de vous faire decouvrir leur religion et leur vie. Bon, il n'y aura pas de moine disponible pour moi, malheureusement. J'aurais du reserver ! Du coup, je ne sais toujours pas s'ils doivent faire voeu de chastete ou pas. Je repars dans le marche et mets un peu de temps a realiser que tout le monde s'est fige sauf quelques farangs distraits comme moi. Non, ce n'est pas un 1,2,3 soleil geant, c'est juste que dans les hauts-parleurs l'hymne national ou l'hymne royal, je ne sais pas exactement, est diffuse.
Chiang Mai Sunday Walking Street
Un petit encas plus tard, j'ai un petit coup de blues. Mon visa expire dans quelques jours et je ne veux pas partir. J'aime la Thailande et ces deux jours a Chiang Mai c'est justement tout ce que j'adore dans la vie ici. A tel point que je suis entre dans une agence de voyage pour savoir s'il y avait moyen de faire prolonger son visa ici. Mais non, ca ne se fait qu'a Bangkok. J'avoue que cette envie presque viscerale de rester m'etonne d'autant que ca fait presque trois mois que je suis chez les siamois.
Je quitte Chiang Mai demain. Pas pour Chiang Rai. Finalement, j'abandonne l'idee d'aller au Laos. J'avais deja eu des recits peu encourageants sur le periple jusqu'a Luang Prabang cauchemardesque selon plusieurs sources dont encore une hier et l'option que j'avais choisie impliquant de prendre une liaison en avion une fois la premiere grande ville du Laos atteinte n'est plus valable, cette ligne n'existe plus. Lire les mises en garde du guide du Routard sur le pays, grave erreur, a acheve de me dissuader de me lancer dans cette aventure. Je reprends mes plans initiaux et vais au Cambodge. Demain direction Bangkok puis Trat et je passe au Cambodge. Y a que les imbeciles qui changent pas d'avis. Bon d'accord, j'ai change deux fois d'avis pour finalement reprendre celui que j'avais au depart et aller au Cambodge, je ne sais pas si ca fait de moins quelqu'un de doublement intelligent ou doublement imbecile. J'attends vos votes...

Trouver un hotel à Chiang Mai

dimanche 7 février 2010

En route...

     

Enfant route Thailande

samedi 6 février 2010

Khao San Road et le feu qui ne verdissait jamais

     

Il etait une fois, dans la grande cite de Bangkok et plus precisement dans le royaume de Khao San Road, un touriste francais qui se baladait avec son gros baluchon et sa malle trop lourde pour ses soixante kilos tout mouille. Il venait d'arriver pour la premiere fois dans ce territoire qui bordait les palais et temples les plus fameux de Grung-tep ( Bangkok dans la la langue locale ). Deja de nombreux de ses semblables avaient fait le voyage jusqu'a cette contree et avaient elu domicile pour l'essentiel Soi Rambuttri et dans les soi alentour. Beaucoup de marchands et aubergistes ayant flaire la bonne affaire avaient ouvert g๎tes, couverts et echoppes en tout genre destines a cette clientele providentielle et plus depensiere que la population locale. On pouvait meme trouver des aires de massage en pleine rue proposant un tarif unique de 100 baht la demi-heure. Notez que notre heros se laissera tenter par un round de ses tripotages relaxants et sera pris en charge par le masseur de l'equipe de lutte, appele ici thai boxing, du coin. Une aubaine pour son bras blesse qui fut ici bien traite meme si son extension restera recalcitrante. Plusieurs vendeurs ayant eu la bonne idee de delaisser les gens de passages de leur epais guides de voyage vous proposaient egalement la collection complete du Lonelynus Planetus souvent en langue grande bretonne parfois en francois.
Ayant elu domicile dans la Green House dans une petite chambre avec tout le confort mais salle d'eau sur le palier, notre voyageur decida, apres avoir pose ses bagages et s'etre rafraichi d'une douche, d'aller decouvrir cette contree nouvelle. Il parcouru d'abord la longue rue de son lieu de villegiature qui semblait pietonne mais etait tres souvent parcourue par des taxis et de dr๔les de vehicules a trois roues qui portent le nom de tuk-tuk. Tout a coup, au detour d'un carrefour, il se retrouva dans une grande rue decore de longues guirlandes de fanions bleus, blancs et rouges pour les uns et jaunes pour les autres, les armoiries du royaume semblait-il. Il n'avait jamais vu, chaussee autant animee. Il venait de poser souliers dans la celebre Khao San Road ! Des marchands de part et d'autre vendaient pour la plupart des textiles ou de la nourriture mais on pouvait trouver toute sorte de choses. les farangs comme on aimait ici a appeler les barbares, grouillaient, defilaient avec de lourds paquetages sur le dos, deambulaient en train de se nourrir de pโtes sautees, ou se mettaient en soutien-gorge pour les dames au su et au vu de tous le monde le temps d'essayer un top "trop pas cher". Notre explorateur se fit meme accoster par un mage affuble d'un turban lui promettant de lui devoiler son avenir et lui annoncant d'ores et deja qu'il aurait 3 bonnes nouvelles dans le mois qui allait s'ecouler. Une sorte de teaser comme on dit. Conscient que l'homme en voulait surtout a ses ecus, il s'eloigna tranquillement.
Muni du plan que lui avait remis l'employee qui vivait, enfin au moins pendant les heures de bureau, dans la guerite de la police touristique, il decida de se rendre au Wat Phra Keo, temple repute pour sa beaute et ses dorures et non loin de Khao San Road. Pour cela, il fallait braver la dense circulation d'un carrefour voisin. Heureusement, il y avait des feux de signalisation pour reguler les flux des pietons et des voitures. Pour traverser le premier passage, il fallait presser un bouton vous delivrant au bout d'un temps certain un droit de passage de 14 secondes, compte a rebours a l'appui. Pour le second pas de dispositif de ce genre. Il fallait juste patienter jusqu'a ce que l'homme rouge s'assagisse et devienne vert. 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes, les pietons s'entassaient des deux c๔tes des bandes blanches. Le bonhomme restait invariablement ecarlate. Notre heros sentant le coup fumeux, decida de s'asseoir non loin de la et de lire son guide de voyage en observant d'un oeil le signal du feu qui ne se decidait toujours pas a changer d'etat. Au bout d'une petite heure, un agent en uniforme probablement depeche sur les lieux par les autorites locales vint faire office de regulateur et liberer les pietons n'ayant pas eu la temerite de se lancer dans le flot des voitures comme les plus impatients l'avaient fait. Le voyageur referma son livre et repris sa route pas le moins contrarie plut๔t amuse meme par cette mesaventure.
Khao San Bangkok Rama VI Bridge
Le soir, il pu apprecier l'animation dans les rues et le calme d'une balade le long du Chao Praya et s'arretant quelques instants sur un banc de pierre au bord de l'eau il immortalisa de son daguerotyoe numerique 12 millions de pixels, le pont Rama VI ayant revetu ses plus belles lumieres. Juste a c๔te sur un ecran tendu sur le mur de la tour des remparts, le dernier film du festival du film etudiant etait projete devant une petite trentaine de cinephiles en plain air.
Bangkok by night
Le lendemain matin, apres avoir pris sa ration de muesli, yaourt et fruits matinale dans un petit stand de Soi Rambuttri, notre heros decida de quitter le royaume de Khao San se disant qu'il est bien agreable d'y passer un ou deux jours. Peut-etre pas plus... Sauf a en partir dans la journee pour decouvrir les beautes de Bangkok et y retourner la nuit tombee. C'etait un lieu, se dit-il, qui fait la part belle aux voyageurs et quasiment entierement devoue a eux. Comme une sorte de village d'etrangers en plein dans la ville. Le pays o๙ la vie est moins chere et le routard est nombreux, en quelque sorte. Fort de cette experience et ayant vaincu l'epreuve de patience du feu qui ne bougeait pas, il s'en alla vers d'autres aventures commencant a rever de Laos et de Luang Prabang...

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jeudi 4 février 2010

Shopping culinaire

     

marche Thaïlande - cuisine

mercredi 3 février 2010

Phuket, short et Patong

     

Et bien même avec une barbe d'une bonne semaine, je ressemble toujours à Harry Potter apparemment. Au jeteur de sorts en formation et un peu à un musulman aussi. En effet, dans la même journée, une fille d'un salon de massage de Phuket m'a agrippé le bras en m'interpellant d'un "massaaaaaaage cute Harry Potter !" ( j'ai mis plein de a car elles aiment faire durer le dernier du mot comme une sorte de supplique ) et une autre m'a demandé si j'étais muslim. Fort de ma polyglottie pour les jeux de mots pourris et moi de lui répondre: "I am slim but not muslim".
Ce matin à 7h30, j'ai quitté mon hotel au paradis ko lantien à bord d'un minivan qui a enjambé deux bras de mer de plusieurs centaines de mètres à bord de deux bacs successifs avant de me déposer au terminal de bus de Krabi d'où j'embarque dix minutes plus tard dans un autocar pour Phuket. Je sais déjà que ce ne sera pas du tout la même ambiance paisible mais je veux quand même aller me faire ma propre opinion. Et je ne vais pas tarder à me la forger. Entre ici et Koh Lanta c'est le jour et la nuit ! Surtout que j'ai choisi le haut lieu du tourisme et lachons le mot du tourisme sexuel; je veux parler de Patong Beach. Un simple coup d'oeil sur la plage m'a suffit. On se croirait sur la Côte d'Azur. Il n'y a que des occidentaux dans la rue si on excepte les commerçants, taxis, restaurateurs et bien sûr les masseuses et l'armée bien ordonnée de parasols de la plage n'abritent que des corps de farangs souvent rouges vifs tant le soleil est fort et le touriste désireux de prendre des couleurs à montrer à son retour au bureau comme preuve irréfutable de vacances réussies. Et la ressemblance avec les plages azuréennes est poussée jusqu'à avoir mis en place des zones de baignades balisées de lignes de bouées. J'ai donc fuit le bord de mer où je ne me serais baigné qu'une fois rapidement à 8h30 du matin quand une bonne partie de la population est encore endormie. Je repense à Michael's Creek avec un pincement au coeur.
Phuket patong beach

Ici, c'est le règne des salons de massage encore plus présents et avec des employées encore plus raccoleuses qu'à Sukhumvit. Ce qui me laisse présager que des spécialités sont proposées. Il ne reste comme trace du passage du tsunami que les panneaux indiquant l'itinéraire d'évacuation en cas de récidive de ce tragique événement.
Phuket - panneau tsunami
Je ne connaissais pas la ville avant 2004, en tout cas aujourd'hui à Patong en tout cas, il n'y aucun hôtel qui donne directement sur la plage, aucun complexe de bungalows que des constructions en dur et évidemment flambant neuves pour leur immense majorité. C'est probablement aussi de là que vient cette impression d'être dans une station touristique occidentale ici et plus vraiment en Thaïlande. Un nid à touristes, plutôt la cinquantaine et plus pour ceux qui lézardent sur la plage.
Je suis venu, j'ai vu, je suis partu ! Non sans avoir pris le temps d'aller faire du shopping chez Carrefour et oui, ils sont présents là-bas ) et d'avoir acheté des Kinder. J'aurais pu changer de plage, me rendre à Kamala ou Kata qui sont plus paisibles et moins saturées de monde mais je me dis qu'après Koh Lanta, tout me paraîtra fade. Je retourne à Bangkok demain.

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