My asian trip - mon voyage en asie - blog

 
 

samedi 24 avril 2010

Operation retour au bercail

Toutes les bonnes choses ont une fin à ce qu'on dit. A priori toutes les mauvaises aussi mais bizarrement on n'en a pas fait un dicton. Quoiqu'il en soit, ca y est le moment de retourner au pays du fromage et des grèves est venu. Roissy a rouvert juste a temps pour m'accueillir, mon vol est confirmé, ma valise parée, un dernier tour en taxi sur la Highway de Bangkok et me voila dans la longue queue pour l'enregistrement des bagages. Cette fois, j'ai droit a 30 kgs selon le site d'Emirates donc je ne devrais pas avoir besoin d'enfiler la moitie de mes fringues sur moi et de bourrer les poches de ma veste de mes bouquins pour éviter de payer un excédent de bagage. Mon tour arrive, je pose mon passeport sur le comptoir et ma valise sur le tapis roulant / balance ( mot bien trouvé tant a Hanoï, ça avait été une belle balance de cafter à la guichetière que j'avais un bagage trop lourd ). Verdict: 28,2 kilos. Logiquement pas de souci. Pourtant, l'hôtesse empoigne sont téléphone et semble appeler en haut lieu. Je me demande ce qui va me tomber dessus mais je fais de larges sourires quand elle me regarde, pour me donner l'air angélique du mec sympa et confiant. Mais je me pose des questions. Le volcan s'est réveillé ? Ils ont changé le maximum de poids autorisé dans la nuit ? "Continue de sourire bêtement surtout". Je comprends qu'elle explique que je voyage kon diao enfin seul quoi et me demande bien pourquoi cette précision. Et la sentence tombe, sans appel. Plus de place pour moi, enfin en classe économique, je vais devoir voyager en business class. Ben, ca commence bien ! Très bien même !
Je n'ai par contre pas droit à la loge tout confort avec buffet à volonté, je dois attendre sur les rangées de sièges impersonnelles, avec les pauvres. Mais dés l'ouverture de l'embarquement, dans le corridor qui mène à l'appareil, je peux les dépasser allègrement en leur faisant des pieds de nez, enfin dans ma tête parce qu'il y a un groupe de Hollandais assez baraques, dans la file classe affaires. Enfin, classe testostérone surtout tant la gente féminine y a une représentation symbolique. A peine assis, j'étire mes jambes et incroyable, je peux les déplier complètement. Ca m'était jamais arrivé dans un avion ! Le sourire de cette victoire encore imprimé sur les lèvres, je me vois proposer du champagne. Il n'y a pas de petits fours pour aller avec, du coup je fais la fine bouche et opte pour un jus d'orange. Et puis bon, il est 10h du mat' un peu tôt pour les bulles. Par contre, il devait être très bon car mon voisin n'a ingurgité que ce breuvage pendant toute la durée du vol et ça en a fait des coupes. Plus que celles dans la salle des trophées de Manchester United. Faut dire, on n'a pas la même corpulence. Je me familiarise avec les trois boutons pour allonger mon siège jusqu'à en faire un lit, le replier ou dresser la table pour manger et avec mon écran aussi que grand que ma télé. Puis c'est l'heure du repas. En entrée, le chef propose Canard fumé et sa salade du potager, suivi d'un poulet picata et pour finir plateau de fromage, desserts et fruits frais. Table avec nappe blanche couverts en inox et service en porcelaine, c'est autre chose que les barquettes en plastiques distribuées au Tiers-Etat a l'arrière de la cabine. Un petit chocolat fourré praliné d'une grande maison pour accompagner mon thé en fin de repas et hop je passe en mode transat à mater Avatar et District 9. A l'atterrissage, nous sortons les premiers. Normal, c'est la classe des gens affairés ici quand même. Par contre gros raté dans l'organisation, après l'escale a Dubaï, je dois retourner avec la populasse en classe économique les genoux encastrés dans le fauteuil devant baissé par sa propriétaire et les pieds acculés par le souvenir de vacances encombrant que celle de derrière pouce en permanence pour gagner du terrain sur l'espace vital du bien-être de mes jambes. Et elle semble y prendre un malin plaisir malgré mes réflexions. Des semaines que je n'avais pas était en contact avec des Français et le premier spécimen avec lequel j'entre en interaction a la bienveillance et l'altruisme qui fait notre réputation dans le monde entier. Cocorico !
J'atterris a Roissy avec 25 minutes de retard, vu la distance, une broutille et récupère ma valise que les délicats bagagistes ont décapité d'une roue. Au guichet de la compagnie, on m'explique que c'est la faute du fabricant. Pas assez robuste mon fils. M'apprendra a acheter français. Après tout ce que je lui ai fait subir, je suis quand même étonné que ce soit dans cette dernière ligne droite que ma fidèle équipière soit ainsi amputée.. Me voila donc de retour dans ma mère patrie. Reste à réaliser que tout ce périple était bien réel. Un rapide coup d'oeil à mon bras en équerre et je me dis que c'est bien arrivé...

mercredi 21 avril 2010

Bouddha ne t'éloignes pas de ta maison...

bouddha - Nakhon Sawan

vendredi 16 avril 2010

Et comment, je rentre, moi ?

Il y a de grandes chances que le bras de fer entre les Red Shirts et le gouvernement thaïlandais s'accentue une fois les fêtes du Nouvel An finies. Du coup, je pensais avancer mon retour même si je pense que je ne risque pas grand chose. Le touriste est apprécié en Thaïlande au moins pour la manne économique qu'il représente. Les manifestants arborent d'ailleurs un nouveau slogan a l'attention du monde: "Welcome in Thailand ! We just want democracy !". Pas sur que ca suffise a faire revenir les farangs en masse. Bref, je me dis, voyons pour rentrer en France et voila, qu'un Islandais se met a faire un barbecue et paralyse tout l'espace aérien européen, Roissy y compris. Franchement, c'est pas de bol. C'est un peu comme si l'univers me disait de rester ici. Une grève SNCF s'ajoutant pour compliquer mon retour en TGV a Strasbourg.
En attendant, je découvre donc Pattaya. Sous la pluie, aujourd'hui. Et oui, après Songkran, qui ici joue les prolongations, c'est la saison des pluies. Et ben voila, on y est. Pattaya, donc. Sa plage couverte de parasols et de hors-bords avec a l'horizon, un ballet de jet-skis et de kytes surfeurs et des baigneurs qui réapparaissent timidement quand les ondées s'arrêtent. Pattaya et sa fameuse Walking Street ou rue des plaisirs pour ne pas dire de la débauche. Gogo-danseuses très courts vêtues, alcool qui coule à flots, bars top-less voire a priori everything-less aussi, musique à fond les ballons, prostitution même si je dois dire que ca je ne l'ai pas vu, faut dire il était 20h quand je me suis aventuré dans ce coin. Bref de quoi satisfaire tous les vices. On vous propose même des stands de tirs. Rues des vices et de Elvis. Car oui, il est vivant, je vous l'annonce et il se produit tous les samedis et dimanches au Capitain's Corner ! J'irai explorer un peu plus en détail ces quelques hectomètres de pavé ce soir. Dans un but sociologique évidemment !

Songkran, la fête qui tombe toujours a l'eau...

La fête de Songkran c'est aussi et surtout le Nouvel An thaïlandais. Ca me fait trois nouvels ans cette année mais c'est bon j'ai vérifié en faisant une datation au carbone 14, je n'ai bien vieilli que d'une seule année. Ouf !
Les Thaïlandais disent "jouer a Songkran" et c'est vraiment ca. Un jeu d'enfants qu'on a tous pratiqué au moins une fois dans notre vie: la bataille d'eau. Et comme les températures sont caniculaires, on espère presque se faire asperger. Les gens sont sur le pas de leurs portes avec de grands bidons remplis d'eau, des tuyaux d'arrosage, des pompes, des petites bassines et à l'affut. Dés que quelqu'un passe, c'est la douche froide ! D'autres sillonnent carrément la ville avec, à l'arrière de leur pick-up, un tonneau d'H2O et aspergent a tout va. Se déplacer en deux roues, ces jours-là ( les 13-14 et 15 avril cette année ), c'est l'assurance d'arriver chez soi trempè jusqu'aux os. Et quand on est à Pattaya, dans un sawngthaew, dans une rue où il y a des assaillants tous les deux mètres et des bouchons, aussi. Une bonne dizaine de litres d'eau en tout et mon sac à dos dégouline. Je n'ai pas d'eau pour me défendre et mes compagnons d'infortune non plus. Nous sommes complètement à la merci de ces douches sauvages. C'est un peu comme un immense concours de T-Shirts mouillés à ciel ouvert et toutes les générations participent !
Songkran - Thailande - nouvel an
Songkram - fete de l'eau
En France, on ne pourrait pas avoir une tradition pareille. Déjà parce qu'il y en a beaucoup que ca ne ferait pas rire mais alors pas du tout de se faire asperger et ensuite parce que le gouvernement nous annoncerait solennellement que les cas de rhumes augmentant lors de cette fête ca creuse le trou de la Secu. Les écolos quant à eux expliqueraient, graphiques a l'appui, qu'en congelant l'eau répandue ces jours-la et en l'envoyant au Pôle Nord, on pourrait compenser la fonte de la banquise. Bref, la France n'est pas prête d'avoir son Songkran. Pourtant, c'est une fête qui devrait plaire a Sarkozy, il pourrait y ressortir son karscher.
Oui, j'oubliais, c'est férié, ces trois jours. Beaucoup de commerces sont fermes. Ils ont également apporté une trêve bienvenue dans le conflit entre les Sua Deng ( les chemises rouges ) et le gouvernement. Les batailles rangées entre les forces de l'ordre et les manifestants ayant fait place aux batailles de flotte, plus ludiques. Et dans mon taxi, a Bangkok, j'étais a l'abri des éclaboussures, pas comme a Pattaya où je suis arrivé au comptoir de mon hôtel dégoulinant. Mais ça les a laissé impassibles, ils ont l'habitude, tous les touristes arrivent dans cet état a Songkran !

dimanche 11 avril 2010

Quand la Thaïlande voit rouge

Voila un mois que les chemises rouges ont lancé leur mouvement de protestation contre le gouvernement qui a été mis en place en 2008 après un vote parlementaire. Et un mois que j'observe ca avec une grande curiosité. Je trouve que ces périodes de troubles en disent beaucoup sur un pays. Pour les Red Shirts, le pouvoir en place n'est pas légitime car non issu des urnes, ils réclament donc sa dissolution et de nouvelles élections. Ce n'est pas la première fois que les partisans de l'ancien premier ministre en exil Thaksin descendent dans la rue. Ils avaient notamment bloqué l'aéroport de Bangkok pendant plus de 8 jours il y a plus d'un an et demi, empêchant ainsi des milliers de touristes de rentrer chez eux.
Leur souci premier a toujours été de lancer un mouvement pacifique émaillé d'actions symboliques. Ce qui ne les empêchent pas d'être très déterminés. Preuve s'il en est, cela fait plus de 4 semaines qu'ils sont 60 000 à être mobilisés. Et pour attirer l'attention des médias et surtout de la presse étrangère, ils ont notamment, il y a quelques semaines collecter leur propre sang qu'ils sont ensuite allés verser devant le parlement. Un geste fort, une provocation certains diront, à laquelle le premier ministre a répondu avec calme et mesure évitant comme depuis le début du conflit d'employer la force contre les manifestants. Acceptant même des négociations alors que la revendication première des partisans de Thaksin est sa démission suivie d'élections anticipées dans les 15 jours. Par souci d'apaisement ou plus peut-être persuadé qu'ils refuseraient, Vejjajiva leur proposera de les avancer à décembre de cette année. Les "rouges" quittent la table des négociations. Le mouvement continue avec l'occupation de quartiers touristiques et notamment celui des grands magasins contraints de fermer leurs portes depuis une semaine maintenant. Le manque a gagner devient abyssal. Le bras de fer s'intensifie mais aucune des parties ne veut prendre la responsabilité d'être a l'origine du dérapage de ce mouvement jusque la non-violent.
Je me suis moi-même balade parmi les chemises rouges a Chit Lom, il y a une semaine, l'ambiance était très bonne enfant. Un homme déguisé grossièrement en femme avec chevelure et sous-vêtements rouges improvisait un boeuf au micro devant une partie de la foule qui dansait. Des manifestants voulaient me serrer la main, un autre entame une conversation absolument apolitique avec moi, d'autres me proposent des barquettes de repas venues des camions prévus pour les ravitailler. Car oui, la plupart mangent et surtout dorment sur place. Ils viennent des campagnes, rentrer chez eux n'est pas une option, ils ont donc emmener de quoi s'installer et pour longtemps. La police était très discrète. A peine quelques CRS assez loin du noyau dur des manifestants. Et on voyait a la télé, le chef de l'armée ou de la police qui venait le matin voir les représentants des chemises rouges, visiblement pour discuter de la meilleure façon d'organiser la sécurité. Pas de heurts, pas de sifflets, les représentants de l'ordre étaient accueillis avec respects et repartaient tranquillement. Ce refus de la violence tant du cote des opposants que du gouvernement m'a toujours impressionné. Difficile d'imaginer pareil situation en France. Déjà parce qu'une manifestation quelle qu'elle soit sans casseurs, c'est tout simplement impossible.
Mais le tournant crucial que beaucoup redoutaient et qui semblait de plus en plus inévitable vient de ce produire hier avec les premiers affrontements avec la police, la vingtaine de morts annoncée et de nombreux blesses. L'illustration que malheureusement toute opposition même pacifiste finit toujours par verser un sang qui n'est plus un symbole comme celui des premiers jours. La violence comme une fatalité inévitable parvient toujours a se faire un chemin. Dommage, j'avais envie d'y croire. Reste une question: le mouvement va-t-il se radicaliser ? A voir...

lundi 5 avril 2010

Same, same...

En Thaïlande, ils copient, copient tout, même leurs monuments les plus fameux. Ainsi a Muang Boran, Ancient City en English, il y a 109 copies à ds échelles plus ou moins grandes des bâtiments les plus remarquables du royaume. La topographie est également reproduite, si bien que le mini Preah Vihear trône sur une colline artificielle. C'est un peu toute la Thaïlande et un peu le Loas, le Cambodge, la Chine, le Myanmar en un seul lieu. Dire que j'ai passé trois mois a vadrouiller dans le pays alors qu'en une après-midi ici, j'aurais tout vu.
reah Vihear - Ancient City
Pour me rendre à Muang Boran ( faites durer le o si vous voulez le prononcer correctement ), j'ai pris le bus 511 puis un taxi. Je suis accompagné de Lah du salon de massage qui m'a été d'une aide précieuse pour savoir où descendre. Sur place, nous louons une voiturette de golf pour nous déplacer dans les nombreuses allées. Il y a aussi des vélos a disposition mais il fait chaud, très chaud ( ron mak maï comme ils disent ). On pourrait aussi faire la visite à pieds mais le musée à ciel ouvert fait 80 hectares. Il est immense et peu fréquenté. Pourtant, c'est assez impressionnant. Les répliques sont souvent très bien faites, sauf le Ched Yod de Chaing Mai et donnent envie d'aller voir les vrais. Une bonne façon de commencer son voyage en Thaïlande pour se mettre en appétit.
Après deux heures de visite, direction le motor show de Bangkok. Lah est fan de tuning et des belles voitures. Elle est comme une gamine avec des étoiles dans les yeux quand elle regarde les audio cars, ces voitures transformées en chaines hifi géantes et clignotantes et dont chacune cherche à cracher plus de décibels que sa voisine. Moi, les voitures bof, bof mais les jolies filles oui, oui. Surtout lors du spectacle de danse. Je m'y intéresse pour le défi photographique d'immortaliser une jeune femme qui bouge sans arrêt sans flash et dans une lumière trop feutrée. Rien à voir avec le fait qu'elle soit jolie et court vêtu. Je me sacrifie pour servir mon art, moi môsieur !
Danseuse - Thailande
Je finis par laisser Lah sur le chemin du retour au marché de nuit où elle s'engouffre pour faire du shopping. Ça reste une fille. Et de retour a mon hôtel, douche, sieste, diner au food center du Robinson et hop, je pars boire un verre au Q-Bar ou je sympathise avec un couple qui me convainc sans mal de les suivre aller danser en boite. Une journée pleine de décibels ! Je me fait aborder par un mec qui d'un geste explicite mais pas très gracieux m'interroge sur mon orientation sexuelle. Ma réponse le dissuade de continuer la conversation mais n'arrête pas le lady boy qui me fait régulièrement de l'oeil. Je vous rassure, je repartirai seul. Ouf...

samedi 13 février 2010

Et la Thailande passe a la Trat

Je ne sais pas vraiment quel est ce lien qui s'est tisse entre moi et la Thailande mais j'avoue que j'ai eu du mal a en partir. Heureusement que je n'ai pas le choix car sinon je crois que je serai encore a Chiang Mai a visiter temple sur temple. L'operation passage au Cambodge passe donc pour moi par Trat au sud-est de Bangkok, non loin de la frontiere.
Pour la premiere fois depuis que je prends les transports thais, je suis parti certes en retard mais arrive en avance. 30 minutes plus tôt que l'horaire annoncee. Apparemment, les mouvements vers cette partie du pays ne sont pas tres importants, le bus deja qu'au deux tiers plein a son depart s'est retrouve avec moins d'une dizaine de passagers, une fois a destination. Et au terminal des bus, personne pour se jeter sur vous, les rares personnes qui vous abordent veulent vous embarquer pour Koh Chang, ile proche tres appreciee des touristes. J'explique que je veux aller dans la city et finis par me retrouver seul a l'arriere d'un taxi collectif qui a bien voulu s'occuper de moi. Prochain arret: Pop Guesthouse où je prends un bungalow avec clim. Je pars explorer la ville a pieds, m'arrete manger dans un bui-bui ou j'utilise mes rudiments de thai pour me faire comprendre et commander un plat de riz avec du poulet et force de constater que la ville n'a pas beaucoup de charmes a offrir. De toutes facon, je m'en vais des le lendemain pour passer la frontiere au point de passage Hat Lek. J'aurais quand meme pris le temps d'acheter la fameuse huile jaune, la aussi acquise apres une jolie phrase en langue locale : "phom tong kan nam man luang" dans la premiere pharmacie trouvee et de faire un petit tour dans le marche de nuit.
Le lendemain, rendez-vous devant la guesthouse a 9h, un couple canadien a reserve le meme voyage que moi a savoir passage de la frontiere et trajet en bus jusqu'a Sianhoukville. Au terminal des bus, un minivan nous pend en charge. La conduite du chauffeur est sportive surtout dans sa gestion des depassements. On se croirait dans un jeu video. A la frontiere, premiere etape, se faire tamponner le passeport pour valider la sortie de Thailande puis on passe un no man's land d'une soixantaine de metres avant de passer aux bureaux de l'immigration cambodgien. Pas de contrôle de nos bagages mais une prise de temperature par pistolet electronique braque sur notre front pour s'assurer que nous n'avons pas de fievre et donc pas la grippe A. 36, 7°C, ouf car j'avoue que je me demande ce qu'ils font des fievreux. Aide par des cambodgiens qui reclameront bien evidemment un pourboire mais nous font gagner beaucoup de temps, nous remplissons les formulaires et obtenons contre 1200 bahts et une photo de notre bobine, le precieux sesame. Duree autorisee: 30 jours.
La compagnie de bus nous a envoye un chauffeur qui dans sa voiture nous amenera du poste de frontiere a la station de bus en ville. La premiere chose qui me permet d'etre sûr qu'on a change de pays est que la conduite est repasse a droite. Ma valise a du mal a trouve une place dans la soute deja occupee par... un scooter ! Le bus n'est pas dans le meilleur des etats pour preuve la porte arriere s'ouvre en route et se referme a chaque fois que la chaussee grimpe un peu. La route est bonne mais tres sinueuse. Elle se fraye un passage dans les montagnes et a travers la campagne. L'allure est lente. Force de constater que le pays semble bien plus pauvre que son voisin. Je m'amuse de voir que nous croisons plus de permanences du parti du peuple que d'ecoles. Nous nous arretons apres un pont dans un petit resto routier. ne vous imaginez pas une station service avec un Courte-paille ou un truc dans le genre c'est plus une grande cabane de bois avec des petits cabanons alignes où se trouvent les toilettes un peu a l'arriere du premier batiment. Nous devons changer de bus. Le nouveau est etonnant. A l'interieur les sieges rappellent les fauteuils de bureau confortables en cuir des annees 50. Il n'y a d'ailleurs que 3 sieges par rangees. Et dans celui-ci la climatisation fonctionne. Arrivee a Sianhoukville. Avec une heure et demi de retard. Un moto-taxi m'emmene jusqu'a mon complexe de bungalow sur Victory Beach pour un dollar. Oui, ici le billet vert est roi en tout cas dans les zones touristiques. Vous payez en dollars, on vous rend la monnaie en melangeant dollars et riels, la monnaie locale.
Apres quelques jours ici, voici comment j'imagine mon parcours en territoire khmer: Kampot et visite de la region, notamment de la station de Bokor, puis Phnom penh, Battambang, trajet en bateau jusque Siem Reap et les temples d'Angkor, redescente vers Phnom Penh de l'autre côte du Tonle Sap et passage au Vietnam; mais encore une fois, voila la therie, on verra en pratique. Affaire a suivre...

vendredi 12 février 2010

Spectatrices

Spectacle Chiang Mai fete des fleurs

mercredi 10 février 2010

Chiang Mai, dites-le avec des fleurs

Je vous avais dit que je retournerai a Chiang Mai et bien, je tiens mes promesses, m'y revoila ! Souvenez-vous en en 2012. Mais qu'est-ce que je raconte-moi, je ne vais pas me presenter aux presidentielles. Quoique... Pourquoi, je suis monte la-haut ? Pour aller a Chiang Rai et passer au Laos direction Luang Prabang. Je change d'adresse, la guesthouse de la derniere fois ne me paraissant pas la meilleure option du coin et j'elis domicile au Sumit Hotel qui offre depuis le couloir de ses etages les plus hauts une vue sur les montagnes et le Doi Suthep et propose la meme prestation pour 150 bahts de moins.
Deleste de ma partenaire de la derniere fois pas trop fan de la deambulation et dont la Toyota qui n'a pas encore ete rappelee par ses geniteurs avait ete bien pratique pour le marathon de visites de temples dans lequel nous nous etions lance, je pars a l'assaut des rues en mode pieton-flโneur. Je retrouve vite mes marques. Il faut dire qu'avec son centre entoure de fortifications plus ou moins ecroulees et d'un carre de douves, il est assez facile de se reperer a Chiang Mai. Et l'eau des douves est tres riches en poissons et en ecoliers. Oui, je vous assure, j'en ai vu un se baigner dedans avant de se secher et de reenffoucher son velo. J'entre dans les quelques temples que je croise histoire d'augmenter ma consommation moyenne de wats par heure faisant de Chiang Mai la ville o๙ j'aurais visite le plus d'edifices religieux.
temple Chiang Mai
Et le soir, j'arrive sur la place Phrae qui accueille de nombreux stands et marchands et une scene avec un groupe d'ecoliers qui jouent des morceaux traditionnels au rythme assez monotone, je dois dire. Ils semblent d'ailleurs eux-meme un peu endormis par leur musique. C'est la fete des fleurs. La plus importante de l'annee dans la "capitale du Nord". Et moi, j'y suis justement, si c'est pas de l'organisation ca ! Franchement, on sent la preparation, le serieux, les heures a epluche les guides et surtout le gros coup de chance en fait. Bon, c'est vrai, comme ca, les partitions jouees ne me semblent pas avoir beaucoup de rapport avec les fleurs et s'il y a quelques marchands de plantes, la plupart proposent textiles ou nourriture. Mais bon. Apres la musique place a la danse. Toujours des ecoles et quasiment que des filles. Tres jeunes. De l'ecole maternelle a la primaire. Si tu approches la puberte, tu es privee de choregraphie ! C'est vrai que c'est mignon d'autant qu'elles ont de jolies costumes, sont maquillees et pomponnees mais ca fait un peu bizarre de voir ses toutes jeunes gamines se tremousser maladroitement. Elles ont l'air contentes de se donner en spectacle donc tout va bien. Et les parents sont comme des fous a filmer ou photographier leur progeniture. Toujours pas tellement de rapport avec les fleurs dans les numeros qui se succedent.
Chiang Mai fete des fleurs
Chiang Mai fete des fleurs danse
Le flower festival dure 3 jours. C'est toujours en fevrier, pour le reste, les dates varient tous les ans. J'ai rate la premiere journee et l'election de miss jeune fille en fleur, enfin mise fete des fleurs, quoi. Mais j'ai vu le spectacle du 2e soir et pourrai profiter le lendemain de l'immense marche. Il couvre un quart du contour du centre historique et propose toutes sortes de choses comestibles et buvables. Je me suis laisse tenter par un peu tout. Des pad thai, du proc grille, des glaces, des gauffres, un fruit slovaque, euh non un fruit shake ( c'est pareil, c'est le pays juste a c๔te ) et a chaque fois, je les aurai echanges contre un piece de 10 bahts. Et puis aux abords du parc, j'ai trouve les chars fleuris, delaisses de leurs passagers, au repos. Je me disais aussi qu'un tel festival devait avoir un cortege de chars decores de fleurs. Et c'est la que j'ai eu la revelation. Ce charme indicible que je semble avoir ici et cette comparaison a Harry Potter, en fait le roi aussi ressemble au jeune sorcier, je l'ai compris en regardant ce char.
Chiang Mai flower festival
Le marche continue dans les allees du parc avec des stands plus ludiques: jeux de flechettes, si tu eclates 7 ballons avec 7 flechettes tu repars avec une grande peluche sinon avec une sucette, j'aurai eu la sucrerie, jeux de massacres, maneges, jeux de peche de vrais poissons, tombola... Et sous les arbres, des masseuses. Tarif: 60 bahts les 30 minutes. Je choisis une demi-heure de foot massage et une demi-heure de back and arm massage. Et franchement, a l'ombre d'un arbre dans un joli parc avec de la musique thai en fond sonore a se faire masser, c'est le pied !
Vers 17h, je vais dans la Sunday Walking Street car oui, on est dimanche et cette fois-ci, c'est pas un coup de bol, c'est calcule. Meme que c'est a deux pas de mon h๔tel. Encore un marche qui s'improvise dans les rues et qui grossit au fur et a mesure que le soleil se fait discret. Et chaque temple presents sur le parcours ouvre ses portes et se transforme en grand food center o๙ de nombreux marchands proposent des plats thais mais aussi indiens, des sushis, des gauffres ect... Je m'arrete une premiere fois deguster un plat de macaronis au poulet et tomates assis sur une table en pierre faisant face au chedi puis achete mon dessert dans le temple voisin: des tranches de banane frites. Je remonte les rues devenues pietonnes pour l'occasion et me retrouve devant le Wat Chedi Luang. "Tiens, je l'ai pas fait encore celui-la !" Devant se trouve un edifice assez classique et relativement recent qui cache le grand et vieux chedi de pierre avec ses statues d'elephants et sur trois de ses faces des lucarnes avec des statues de bouddhas dorees. En ressortant, on arrive pres d'un espace o๙ vous pouvez venir discuter avec les bonzes et leur poser toutes les questions que vous voulez. Ils sont contents de pratiquer l'anglais et de vous faire decouvrir leur religion et leur vie. Bon, il n'y aura pas de moine disponible pour moi, malheureusement. J'aurais du reserver ! Du coup, je ne sais toujours pas s'ils doivent faire voeu de chastete ou pas. Je repars dans le marche et mets un peu de temps a realiser que tout le monde s'est fige sauf quelques farangs distraits comme moi. Non, ce n'est pas un 1,2,3 soleil geant, c'est juste que dans les hauts-parleurs l'hymne national ou l'hymne royal, je ne sais pas exactement, est diffuse.
Chiang Mai Sunday Walking Street
Un petit encas plus tard, j'ai un petit coup de blues. Mon visa expire dans quelques jours et je ne veux pas partir. J'aime la Thailande et ces deux jours a Chiang Mai c'est justement tout ce que j'adore dans la vie ici. A tel point que je suis entre dans une agence de voyage pour savoir s'il y avait moyen de faire prolonger son visa ici. Mais non, ca ne se fait qu'a Bangkok. J'avoue que cette envie presque viscerale de rester m'etonne d'autant que ca fait presque trois mois que je suis chez les siamois.
Je quitte Chiang Mai demain. Pas pour Chiang Rai. Finalement, j'abandonne l'idee d'aller au Laos. J'avais deja eu des recits peu encourageants sur le periple jusqu'a Luang Prabang cauchemardesque selon plusieurs sources dont encore une hier et l'option que j'avais choisie impliquant de prendre une liaison en avion une fois la premiere grande ville du Laos atteinte n'est plus valable, cette ligne n'existe plus. Lire les mises en garde du guide du Routard sur le pays, grave erreur, a acheve de me dissuader de me lancer dans cette aventure. Je reprends mes plans initiaux et vais au Cambodge. Demain direction Bangkok puis Trat et je passe au Cambodge. Y a que les imbeciles qui changent pas d'avis. Bon d'accord, j'ai change deux fois d'avis pour finalement reprendre celui que j'avais au depart et aller au Cambodge, je ne sais pas si ca fait de moins quelqu'un de doublement intelligent ou doublement imbecile. J'attends vos votes...

dimanche 7 février 2010

En route...

Enfant route Thailande

samedi 6 février 2010

Khao San Road et le feu qui ne verdissait jamais

Il etait une fois, dans la grande cite de Bangkok et plus precisement dans le royaume de Khao San Road, un touriste francais qui se baladait avec son gros baluchon et sa malle trop lourde pour ses soixante kilos tout mouille. Il venait d'arriver pour la premiere fois dans ce territoire qui bordait les palais et temples les plus fameux de Grung-tep ( Bangkok dans la la langue locale ). Deja de nombreux de ses semblables avaient fait le voyage jusqu'a cette contree et avaient elu domicile pour l'essentiel Soi Rambuttri et dans les soi alentour. Beaucoup de marchands et aubergistes ayant flaire la bonne affaire avaient ouvert g๎tes, couverts et echoppes en tout genre destines a cette clientele providentielle et plus depensiere que la population locale. On pouvait meme trouver des aires de massage en pleine rue proposant un tarif unique de 100 baht la demi-heure. Notez que notre heros se laissera tenter par un round de ses tripotages relaxants et sera pris en charge par le masseur de l'equipe de lutte, appele ici thai boxing, du coin. Une aubaine pour son bras blesse qui fut ici bien traite meme si son extension restera recalcitrante. Plusieurs vendeurs ayant eu la bonne idee de delaisser les gens de passages de leur epais guides de voyage vous proposaient egalement la collection complete du Lonelynus Planetus souvent en langue grande bretonne parfois en francois.
Ayant elu domicile dans la Green House dans une petite chambre avec tout le confort mais salle d'eau sur le palier, notre voyageur decida, apres avoir pose ses bagages et s'etre rafraichi d'une douche, d'aller decouvrir cette contree nouvelle. Il parcouru d'abord la longue rue de son lieu de villegiature qui semblait pietonne mais etait tres souvent parcourue par des taxis et de dr๔les de vehicules a trois roues qui portent le nom de tuk-tuk. Tout a coup, au detour d'un carrefour, il se retrouva dans une grande rue decore de longues guirlandes de fanions bleus, blancs et rouges pour les uns et jaunes pour les autres, les armoiries du royaume semblait-il. Il n'avait jamais vu, chaussee autant animee. Il venait de poser souliers dans la celebre Khao San Road ! Des marchands de part et d'autre vendaient pour la plupart des textiles ou de la nourriture mais on pouvait trouver toute sorte de choses. les farangs comme on aimait ici a appeler les barbares, grouillaient, defilaient avec de lourds paquetages sur le dos, deambulaient en train de se nourrir de pโtes sautees, ou se mettaient en soutien-gorge pour les dames au su et au vu de tous le monde le temps d'essayer un top "trop pas cher". Notre explorateur se fit meme accoster par un mage affuble d'un turban lui promettant de lui devoiler son avenir et lui annoncant d'ores et deja qu'il aurait 3 bonnes nouvelles dans le mois qui allait s'ecouler. Une sorte de teaser comme on dit. Conscient que l'homme en voulait surtout a ses ecus, il s'eloigna tranquillement.
Muni du plan que lui avait remis l'employee qui vivait, enfin au moins pendant les heures de bureau, dans la guerite de la police touristique, il decida de se rendre au Wat Phra Keo, temple repute pour sa beaute et ses dorures et non loin de Khao San Road. Pour cela, il fallait braver la dense circulation d'un carrefour voisin. Heureusement, il y avait des feux de signalisation pour reguler les flux des pietons et des voitures. Pour traverser le premier passage, il fallait presser un bouton vous delivrant au bout d'un temps certain un droit de passage de 14 secondes, compte a rebours a l'appui. Pour le second pas de dispositif de ce genre. Il fallait juste patienter jusqu'a ce que l'homme rouge s'assagisse et devienne vert. 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes, les pietons s'entassaient des deux c๔tes des bandes blanches. Le bonhomme restait invariablement ecarlate. Notre heros sentant le coup fumeux, decida de s'asseoir non loin de la et de lire son guide de voyage en observant d'un oeil le signal du feu qui ne se decidait toujours pas a changer d'etat. Au bout d'une petite heure, un agent en uniforme probablement depeche sur les lieux par les autorites locales vint faire office de regulateur et liberer les pietons n'ayant pas eu la temerite de se lancer dans le flot des voitures comme les plus impatients l'avaient fait. Le voyageur referma son livre et repris sa route pas le moins contrarie plut๔t amuse meme par cette mesaventure.
Khao San Bangkok Rama VI Bridge
Le soir, il pu apprecier l'animation dans les rues et le calme d'une balade le long du Chao Praya et s'arretant quelques instants sur un banc de pierre au bord de l'eau il immortalisa de son daguerotyoe numerique 12 millions de pixels, le pont Rama VI ayant revetu ses plus belles lumieres. Juste a c๔te sur un ecran tendu sur le mur de la tour des remparts, le dernier film du festival du film etudiant etait projete devant une petite trentaine de cinephiles en plain air.
Bangkok by night
Le lendemain matin, apres avoir pris sa ration de muesli, yaourt et fruits matinale dans un petit stand de Soi Rambuttri, notre heros decida de quitter le royaume de Khao San se disant qu'il est bien agreable d'y passer un ou deux jours. Peut-etre pas plus... Sauf a en partir dans la journee pour decouvrir les beautes de Bangkok et y retourner la nuit tombee. C'etait un lieu, se dit-il, qui fait la part belle aux voyageurs et quasiment entierement devoue a eux. Comme une sorte de village d'etrangers en plein dans la ville. Le pays o๙ la vie est moins chere et le routard est nombreux, en quelque sorte. Fort de cette experience et ayant vaincu l'epreuve de patience du feu qui ne bougeait pas, il s'en alla vers d'autres aventures commencant a rever de Laos et de Luang Prabang...

jeudi 4 février 2010

Shopping culinaire

marche Thaïlande - cuisine

mercredi 3 février 2010

Phuket, short et Patong

Et bien même avec une barbe d'une bonne semaine, je ressemble toujours à Harry Potter apparemment. Au jeteur de sorts en formation et un peu à un musulman aussi. En effet, dans la même journée, une fille d'un salon de massage de Phuket m'a agrippé le bras en m'interpellant d'un "massaaaaaaage cute Harry Potter !" ( j'ai mis plein de a car elles aiment faire durer le dernier du mot comme une sorte de supplique ) et une autre m'a demandé si j'étais muslim. Fort de ma polyglottie pour les jeux de mots pourris et moi de lui répondre: "I am slim but not muslim".
Ce matin à 7h30, j'ai quitté mon hotel au paradis ko lantien à bord d'un minivan qui a enjambé deux bras de mer de plusieurs centaines de mètres à bord de deux bacs successifs avant de me déposer au terminal de bus de Krabi d'où j'embarque dix minutes plus tard dans un autocar pour Phuket. Je sais déjà que ce ne sera pas du tout la même ambiance paisible mais je veux quand même aller me faire ma propre opinion. Et je ne vais pas tarder à me la forger. Entre ici et Koh Lanta c'est le jour et la nuit ! Surtout que j'ai choisi le haut lieu du tourisme et lachons le mot du tourisme sexuel; je veux parler de Patong Beach. Un simple coup d'oeil sur la plage m'a suffit. On se croirait sur la Côte d'Azur. Il n'y a que des occidentaux dans la rue si on excepte les commerçants, taxis, restaurateurs et bien sûr les masseuses et l'armée bien ordonnée de parasols de la plage n'abritent que des corps de farangs souvent rouges vifs tant le soleil est fort et le touriste désireux de prendre des couleurs à montrer à son retour au bureau comme preuve irréfutable de vacances réussies. Et la ressemblance avec les plages azuréennes est poussée jusqu'à avoir mis en place des zones de baignades balisées de lignes de bouées. J'ai donc fuit le bord de mer où je ne me serais baigné qu'une fois rapidement à 8h30 du matin quand une bonne partie de la population est encore endormie. Je repense à Michael's Creek avec un pincement au coeur.
Phuket patong beach

Ici, c'est le règne des salons de massage encore plus présents et avec des employées encore plus raccoleuses qu'à Sukhumvit. Ce qui me laisse présager que des spécialités sont proposées. Il ne reste comme trace du passage du tsunami que les panneaux indiquant l'itinéraire d'évacuation en cas de récidive de ce tragique événement. Phuket - panneau tsunami
Je ne connaissais pas la ville avant 2004, en tout cas aujourd'hui à Patong en tout cas, il n'y aucun hôtel qui donne directement sur la plage, aucun complexe de bungalows que des constructions en dur et évidemment flambant neuves pour leur immense majorité. C'est probablement aussi de là que vient cette impression d'être dans une station touristique occidentale ici et plus vraiment en Thaïlande. Un nid à touristes, plutôt la cinquantaine et plus pour ceux qui lézardent sur la plage.
Je suis venu, j'ai vu, je suis partu ! Non sans avoir pris le temps d'aller faire du shopping chez Carrefour et oui, ils sont présents là-bas ) et d'avoir acheté des Kinder. J'aurais pu changer de plage, me rendre à Kamala ou Kata qui sont plus paisibles et moins saturées de monde mais je me dis qu'après Koh Lanta, tout me paraîtra fade. Je retourne à Bangkok demain.

vendredi 29 janvier 2010

Ombre du soir

coucher soleil sur Railay

mercredi 27 janvier 2010

Koh Lanta vainqueur par KO

J'ai survécu à Koh Lanta ! Et je dois dire que ça a été assez facile. Je n'ai pas eu à construire de hutte avec des feuilles de palmiers, y avait des hotels dont certains avaient déjà des huttes en bois et palmiers mais vachement mieux foutues que celles des candidats du jeu de TF1. Pas eu besoin de chasser ou pêcher non plus, suffisait d'aller au restaurant et notamment à ce petit boui-boui ( non pas le gars avec la voiture jaune, ça c'est Oui-Oui ) où on peut manger un riz sauté pour 40 bahts et où dès le deuxième jour la cuisinière me considérait presque comme un membre de la famille et mangeait avec moi m'offrant une partie de son plat lorsqu'elle était rassasiée, contente de parler Anglais et d'avoir un habitué. Et pour les feux de camp, il y en avait bien mais les gens faisaient cuire des brochettes dessus. Pas de petits papiers où on marque le nom de quelqu'un qu'on veut expulser de l'île. Il paraîtrait d'ailleurs que c'est le passage de l'émission préféré d'Eric Besson. Une rumer peut-être... Non, franchement, c'est pas du tout le calvaire, Koh Lanta, au contraire, c'est limite le paradis ! La partie la plus compliquée a peut-être été de monter ma valise et moi-même dans un longtail sur la plage de Railay et d'aller littéralement à l'abordage du ferry en provenance de Krabi qui ne peut s'approcher des côtes faute de quai ou de jetée. Et encore, c'était marrant à faire.
Koh Lanta, c'est d'abord une horde de gens qui crient et essayent de vous embarquer vers l'hôtel pour lequel ils rabattent ou dans leur taxi. Ensuite passé le semblant de ville près de l'embarcadère des ferrys, c'est une île pas très développée. Enfin si mais le développement ne se fait surtout que d'un côté de la route. Côté littoral évidemment avec les hôtels, les resorts et autres complexes de bungalows plus ou moins rustiques. Mais ils sont erlativement distants les uns des autres et il existe des nomans land même à Klong Dao, la plage la plus développée et la plus touristique. Si bien que vous vous retrouvez sur une plage magnifique avec peu de voisins si vous descendez simplement l'allée de votre lieu de villégiature ou carrément seul si vous crapahutez un peu comme moi. J'ai ainsi trouvé une petite crique à Klong Dao sans ses petits rochers poreux qui à marrée basse peuvent un peu vous dissuader de vous jeter à l'eau. Endroit absolument désert, avec un bateau et parfois en haut de la plage ses marins qui dorment à l'ombre dans des barques à sec. Oui, d'acord, je dois dire qu'un jour, il y avait aussi à l'autre bout de l'anse, un nudiste. Un homme malheureusement. Et une autre fois, une famille de Thaïlandais est venue se baigner et me lancer des "Hello !" et s'enthousiasmer lorsque je sortais des mots thaï comme waï nam qui signifie nager. Un petit coin tranquille qui restera ma plage préférée de Thaïlande et que j'ai décidé de baptiser très modestement Michael's Creek. En plus l'eau est un peu plus froide qu'à Railay. On sent bien la fraîcheur de l'eau transparente nous envahir gentillement. Et je me suis laissé envahir longtemps, très longtemps et souvent.
Koh Lanta - Klong Dao
Fin de journée sur Michael's creek

Après c'est vrai qu'à côté de la plage, lire sous un palmier, manger son petit dej face au bleu turquoise de la mer et au ciel bleu azur laissant quelques nuages d'un blanc immaculé le traverser, nager ou se laisser flotter bercé par le timide remous des vagues, il n'y a pas beaucoup d'activité et mieux vaut être véhiculé pour profiter des rares commodités de l'île. Pas de discothèque, pas de ladies bar ici mais quelques troquets très sympas sur la plage où l'on peut déguster cocktail et bières locales face à la mer et au ciel étoilé. Pour quelques jours ce farniente expectatif m'a tout à fait convenu. Pour les touristes comme moi qui n'aiment pas leurs congénères, c'est le lieu idéal pour se reposer, se ressourcer, oublier tout ce qu'il y a à oublier et plus encore.
Koh Lanta - plage Thailande
Pour moi de toutes les Koh, toutes les îles de Thaïlande, Koh Lanta est ma préférée, les battant toutes sans contestation. Même Railay, Ton Sai et ses paysages magnifiques et son peu de farangs n'aura pas fait le poids. Koh Lanta vainqueur par KO ! Et pourtant impossible de trouver des Kinder là-bas.
Alors, surtout n'y allez pas ! Vous ma la casseriez. Ce que j'aime avant tout, c'est qu'il n'y ait que moi là-bas ;)
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