My asian trip - mon voyage en asie - blog

 
 

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mercredi 19 mai 2010

Bangkok brûle-t-il ?

Le conflit entre les Chemises Rouges et le gouvernement a atteint depuis quelques jours un point de non-retour. La porte des négociations étant définitivement fermée par le premier ministre Abisit. Quelque soit le mode de discussion proposé par les Rouges, encadré par l'ONU ou par le Sénat, la seule réponse du pouvoir en place est un refus catégorique. Les assauts contre le camp des manifestants qui occupent le quartier des affaires et des grands centres commerciaux de Bangkok, véritable poumon économique de la ville, se sont multipliés ces derniers jours. Les télévisions du monde entier nous relayent de véritables scènes de guérillas urbaines. Les habitants du quartier occupé quittant leurs domiciles, se réfugiant jusque dans les temples pour ne pas entre pris entre deux feux. Hier, l'ultimatum fixé par l'armée pour que la zone soit abandonnée par les Chemises Rouges s'est écoulé alors que plus de 6000 d'entre eux restaient encore et toujours autour du parc Lumphini.
L'armée est évidemment en train de prendre le dessus. Les forces sont inégales. Les morts s'additionnent, près de 40 dont des journalistes de la presse internationale. Et ce matin, les militaires ont porté le coup de grâce au camp retranché des opposants, balayant leurs barricades de bambous et de pneus avec leurs chars et menant la traque aux derniers Rouges restés dans ce périmètre. Le gouvernement annonce une opération réussie, les leaders des manifestants, se sont rendus. Mais le retour au calme n'est pas là. La ville est frappée de plusieurs incendies: une chaîne de télé dont le sort d'une centaine d'employés bloqués par les flammes inquiète, un centre commercial, la bourse... Les mises à feu criminelles de bâtiments se multiplient et il sera difficile de lutter contre cette menace qui peut frapper partout. Le conflit va-t-il s'étendre sous cette forme ? En regardant les épais nuages de fumée au-dessus de la capitale thaïlandaise, on peut se poser la question. De pacifique ( il y a 2 mois encore je me baladait dans une ambiance bonne enfant au milieu des manifestants ) et cantonné à un quartier de la ville, le conflit s'est radicalisé. Seuls les opposants les plus déterminés continuent la lutte. Mais les actions sont maintenant, aveugles, irréfléchies, violentes, dangereuses. Tout Bangkok est touché, meurtri ce soir et l'heure de panser ses plaies n'est pas encore arrivée. Les blessures faites à la grosse mangue se font plus nombreuses.
Bnagkok - chemises rouges - incendiesBangkok - affrontements chemises rouges guerre civile
Chemises Rouges a bangkok - emeutesBangkok riots - Red Shirts
Cette guérilla peut-elle s'étendre au reste du pays ? PEut-on basculer dans une guerre civile ? Personne aujourd'hui ne peut répondre à cette question avec certitude. Les chemises éparpillées, délogées de leur camp à Bangkok vont-elles renoncer ou se reformer, se réorganiser et reprendre le flambeau de leur bataille. Un flambeau pacifique ou radical ? Une chose est sûre les Rouges électrons libres qui incendient aujourd'hui des bâtiments de Bangkok, vont continuer à tenter de semer le chaos le plus longtemps possible. Depuis plus de trois mois que leur mobilisation a commencé, ils ne pourront se résoudre à une défaite surtout sous cette forme. Ils sont aujourd'hui la vraie menace. Pour la sécurité de la capitale et pour le gouvernement car ils seront peut-être les inspirateurs d'un nouveau mouvement plus violent qui s'il s'amplifie peut dégénérer en guerre civile. Il faudra observer l'évolution de la situation dans les prochains jours. Je le ferai depuis Paris où je suis rentré depuis plusieurs semaines. Ce qui se passera demain et les jours suivants sera crucial, même si en cas de retour au calme, la menace d'une nouvelle mobilisation des Chemises Rouges planera sur le pays en permanence. Au moins jusqu'aux élections de novembre. Enfin, si Abisit tient sa propostion de les avancer à cette date...

mercredi 21 avril 2010

Force rouge contre force jaune

Non, ce n'est pas le titre d'un Bioman où ils se battent entre eux mais juste un résumé de la situation a Bangkok. Dans les épisodes précédents, nous avions laissé les Chemises Rouges au moment où ils se reconcentraient en un seul lieu suite au week-end sanglant d'affrontements avec la police qui avait causé la mort de 25 personnes et plus de huit cents blessés. Pendant les fêtes de Songkran une nouvelle couleur de chemises était alors apparue: le rose. Des Sua Chom Pou qui manifestaient contre le blocage de la ville par leurs homologues plus foncés. Les deux groupes se tenaient à trois stations de Skytrain les uns des autres. Et voila que les chemises jaunes opposants plus traditionnels des Chemises Rouges refont leur apparition. Fidèles du roi et favorables au pouvoir en place, ils donnent au gouvernement une semaine pour rétablir l'ordre ou se proposent de s'en charger. Trois couleurs de chemises pour des visions différentes de la Thaïlande.
Et l'armée qui se fait de plus en plus présente pourrait intervenir pour déloger les manifestants du centre commercial de la ville. Ils ont déjà réussi a faire annuler la marche des Rouges prévue hier en menaçant de tirer a balles réelles si les barrages devaient être forcés et les gaz lacrymogènes inefficaces. Il ne fait pas bon mettre un touriste dehors à Bangkok en ce moment donc. D'ailleurs ils ne sont plus nombreux à être encore là. Ce que l'une des masseuses de mon salon préféré déplorait il y a quelques jours. Je lui disais que c'était parce que la saison des pluies arrivait, connaissant la vraie raison, et elle a baragouiné une phrase en thaï dans laquelle, j'ai reconnu les mots "sua deng". Oui, ils font beaucoup de mal a l'économie, à ceux qui vivent du tourisme et à tous les magasins du quartier qu'ils bloquent. Je ne dis pas cela pour prendre position c'est juste un constat. Souvent les mouvements sociaux ou politiques ont comme conséquence d'aggraver la situation de ceux qu'ils veulent défendre. La grève d'une entreprise pour des augmentations de salaires par exemple, fait perdre beaucoup d'argent à la dite compagnie qui de fait est encore moins en mesure de payer les réévaluations de salaires demandées. Du coup moi, je suis à nouveau à Phitsanulok. Faut dire, j'y suis bien accueilli ! Par contre, si jamais vous allez là-bas et qu'on vous propose d'aller voir Picasso, ne vous attendez pas a parcourir ses tableaux de la période bleue ou rose ou a vous extasier devant sa sculpture de chèvre avec guidon de vélo intégré, non, c'est juste la boite branchée du coin. La soirée commence par un concert live puis a minuit, le DJ prend le relais. Une boite bien foutue car il y a tellement de tables que la piste de danse ne laisse aucune place aux danseurs virtuoses comme moi qui moulinent beaucoup avec les bras. Non, non, je ne danse pas la Techtonik...
Demain, je retourne voir les Bioman, enfin, je reviens a Bangkok. Apparemment, mon avion pour Paris devrait bien décoller vendredi malgré les tentatives des islandais pour me bloquer ici. Je me moque mais la situation en Thaïlande n'est pas prête de se stabiliser de façon durable. Seul espoir: que le résultat des prochaines élections satisfasse tout le monde et ne souffre d'aucune contestation. Au vu des divisions actuelles ca me parait peu réaliste mais ce pays est plein de surprises. Et j'adore les surprises, surtout que j'aimerais vraiment revenir.

lundi 19 avril 2010

Quelques formules et mots utiles

Pour impressionner un thaï, il faut savoir compter en thaïlandais. Je m'en rends compte tous les jours dans mon voyage. Et c'est à mon avis un des choses les plus facile à apprendre ( voir billet "Compter en thaï" ). Ensuite, outre, les banalités, bonjour, comment ça va ect ( voir billet "Ma 1ère conversation" ), il y a d'autres petites choses qui peuvent vous permettre de pas mal vous en sortir.

Déjà quelques verbes:
paï ( prononcer le p comme un mélange entre le b et le p ) qui veut dire aller
you qui veut dire rester ou être pour un lieu
non lap ( prononcer le o ouvert comme dans "bloc" ) qui signifie dormir
khin ou khin khao qui signifie manger
ap nam qui veut dire se doucher
yak qui signifie vouloir dans le sens je voudrais et pas je veux
chop qui signifie aimer pour une chose ( pour une personne c'est rak )
A noter qu'en Thaïlandais, les verbes ne se conjuguent pas. A l'infinitif ou avec un sujet et quelque soit le temps, c'est toujours pareil !

Les pronoms:
pom le je ou moi pour un garçon
chan ou di chan, le je ou moi pour une fille
khun pour tu ou toi
khao pour dire il ou elle et lui ou elle
rao pour nous ( prononcer le r comme un mélange entre r et l )
A noter que ces pronoms servent aussi de possessifs à la suite d'un mot.
Ainsi pour dire ma mère, vous direz mè pom ( mère je ), pour dire ta mère, vous direz mè khun ( mère tu ) etc...

Et donc:
Je vais à Chiang Maï, se dira pom paï Chiang Maï
Je voudrais aller à Chiang Maï, se dira pom yak paï Chiang Maï
Je suis à Chiang Maï, se dit pom you Chiang Maï
Je veux manger des pad thaï, se dit pom yak khin pad thaï
Je t'aime se dit pom rak khun


Vous voilà donc capables de dire où vous allez, où vous êtes, ce que vous voulez manger, que vous voulez dormir ou vous doucher et de déclarer votre flamme à quelqu'un. On progresse... ;)

vendredi 16 avril 2010

Songkran, la fête qui tombe toujours a l'eau...

La fête de Songkran c'est aussi et surtout le Nouvel An thaïlandais. Ca me fait trois nouvels ans cette année mais c'est bon j'ai vérifié en faisant une datation au carbone 14, je n'ai bien vieilli que d'une seule année. Ouf !
Les Thaïlandais disent "jouer a Songkran" et c'est vraiment ca. Un jeu d'enfants qu'on a tous pratiqué au moins une fois dans notre vie: la bataille d'eau. Et comme les températures sont caniculaires, on espère presque se faire asperger. Les gens sont sur le pas de leurs portes avec de grands bidons remplis d'eau, des tuyaux d'arrosage, des pompes, des petites bassines et à l'affut. Dés que quelqu'un passe, c'est la douche froide ! D'autres sillonnent carrément la ville avec, à l'arrière de leur pick-up, un tonneau d'H2O et aspergent a tout va. Se déplacer en deux roues, ces jours-là ( les 13-14 et 15 avril cette année ), c'est l'assurance d'arriver chez soi trempè jusqu'aux os. Et quand on est à Pattaya, dans un sawngthaew, dans une rue où il y a des assaillants tous les deux mètres et des bouchons, aussi. Une bonne dizaine de litres d'eau en tout et mon sac à dos dégouline. Je n'ai pas d'eau pour me défendre et mes compagnons d'infortune non plus. Nous sommes complètement à la merci de ces douches sauvages. C'est un peu comme un immense concours de T-Shirts mouillés à ciel ouvert et toutes les générations participent !
Songkran - Thailande - nouvel an
Songkram - fete de l'eau
En France, on ne pourrait pas avoir une tradition pareille. Déjà parce qu'il y en a beaucoup que ca ne ferait pas rire mais alors pas du tout de se faire asperger et ensuite parce que le gouvernement nous annoncerait solennellement que les cas de rhumes augmentant lors de cette fête ca creuse le trou de la Secu. Les écolos quant à eux expliqueraient, graphiques a l'appui, qu'en congelant l'eau répandue ces jours-la et en l'envoyant au Pôle Nord, on pourrait compenser la fonte de la banquise. Bref, la France n'est pas prête d'avoir son Songkran. Pourtant, c'est une fête qui devrait plaire a Sarkozy, il pourrait y ressortir son karscher.
Oui, j'oubliais, c'est férié, ces trois jours. Beaucoup de commerces sont fermes. Ils ont également apporté une trêve bienvenue dans le conflit entre les Sua Deng ( les chemises rouges ) et le gouvernement. Les batailles rangées entre les forces de l'ordre et les manifestants ayant fait place aux batailles de flotte, plus ludiques. Et dans mon taxi, a Bangkok, j'étais a l'abri des éclaboussures, pas comme a Pattaya où je suis arrivé au comptoir de mon hôtel dégoulinant. Mais ça les a laissé impassibles, ils ont l'habitude, tous les touristes arrivent dans cet état a Songkran !

dimanche 11 avril 2010

Quand la Thaïlande voit rouge

Voila un mois que les chemises rouges ont lancé leur mouvement de protestation contre le gouvernement qui a été mis en place en 2008 après un vote parlementaire. Et un mois que j'observe ca avec une grande curiosité. Je trouve que ces périodes de troubles en disent beaucoup sur un pays. Pour les Red Shirts, le pouvoir en place n'est pas légitime car non issu des urnes, ils réclament donc sa dissolution et de nouvelles élections. Ce n'est pas la première fois que les partisans de l'ancien premier ministre en exil Thaksin descendent dans la rue. Ils avaient notamment bloqué l'aéroport de Bangkok pendant plus de 8 jours il y a plus d'un an et demi, empêchant ainsi des milliers de touristes de rentrer chez eux.
Leur souci premier a toujours été de lancer un mouvement pacifique émaillé d'actions symboliques. Ce qui ne les empêchent pas d'être très déterminés. Preuve s'il en est, cela fait plus de 4 semaines qu'ils sont 60 000 à être mobilisés. Et pour attirer l'attention des médias et surtout de la presse étrangère, ils ont notamment, il y a quelques semaines collecter leur propre sang qu'ils sont ensuite allés verser devant le parlement. Un geste fort, une provocation certains diront, à laquelle le premier ministre a répondu avec calme et mesure évitant comme depuis le début du conflit d'employer la force contre les manifestants. Acceptant même des négociations alors que la revendication première des partisans de Thaksin est sa démission suivie d'élections anticipées dans les 15 jours. Par souci d'apaisement ou plus peut-être persuadé qu'ils refuseraient, Vejjajiva leur proposera de les avancer à décembre de cette année. Les "rouges" quittent la table des négociations. Le mouvement continue avec l'occupation de quartiers touristiques et notamment celui des grands magasins contraints de fermer leurs portes depuis une semaine maintenant. Le manque a gagner devient abyssal. Le bras de fer s'intensifie mais aucune des parties ne veut prendre la responsabilité d'être a l'origine du dérapage de ce mouvement jusque la non-violent.
Je me suis moi-même balade parmi les chemises rouges a Chit Lom, il y a une semaine, l'ambiance était très bonne enfant. Un homme déguisé grossièrement en femme avec chevelure et sous-vêtements rouges improvisait un boeuf au micro devant une partie de la foule qui dansait. Des manifestants voulaient me serrer la main, un autre entame une conversation absolument apolitique avec moi, d'autres me proposent des barquettes de repas venues des camions prévus pour les ravitailler. Car oui, la plupart mangent et surtout dorment sur place. Ils viennent des campagnes, rentrer chez eux n'est pas une option, ils ont donc emmener de quoi s'installer et pour longtemps. La police était très discrète. A peine quelques CRS assez loin du noyau dur des manifestants. Et on voyait a la télé, le chef de l'armée ou de la police qui venait le matin voir les représentants des chemises rouges, visiblement pour discuter de la meilleure façon d'organiser la sécurité. Pas de heurts, pas de sifflets, les représentants de l'ordre étaient accueillis avec respects et repartaient tranquillement. Ce refus de la violence tant du cote des opposants que du gouvernement m'a toujours impressionné. Difficile d'imaginer pareil situation en France. Déjà parce qu'une manifestation quelle qu'elle soit sans casseurs, c'est tout simplement impossible.
Mais le tournant crucial que beaucoup redoutaient et qui semblait de plus en plus inévitable vient de ce produire hier avec les premiers affrontements avec la police, la vingtaine de morts annoncée et de nombreux blesses. L'illustration que malheureusement toute opposition même pacifiste finit toujours par verser un sang qui n'est plus un symbole comme celui des premiers jours. La violence comme une fatalité inévitable parvient toujours a se faire un chemin. Dommage, j'avais envie d'y croire. Reste une question: le mouvement va-t-il se radicaliser ? A voir...

samedi 3 avril 2010

Cat Ba et une baie d'Halong

Ils ont des chapeaux ronds, vive les... Ben non, pas Bretons, Vietnamiens ! Quoique à Cat Ba, il fait un vrai temps breton en ce moment.
Je n'avais pas encore pris le train au Vietnam, je me suis donc acheté un billet de la gare de Long bien a Hanoi jusqu'à Haiphong pour y attraper un bateau pour Cat Ba, ville principale de l'ile éponyme non loin de la baie d'Halong. Les passagères autour de moi m'offrent des clémentines et de larges sourires. C'est maman qui va être contente que je mange des fruits ! Le train est composé de wagons de marchandise et 3 wagons de passagers assis sur des bancs en bois. Le trajet dure 2h30. Arrivé, je saute dans un taxi, direction l'embarcadère et monte dans un bateau au toît surchargé de marchandises en tout genre. Dix minutes plus tard, il lève l'ancre. Dans la cabine, les mêmes bancs de bois que dans le train ou presque et une télé qui diffuse en permanence des clips dans un volume sonore qui rappelle ces bars où l'on vient entre amis et on se gueule a l'oreille pour se parler. Il faisait déjà froid et gris a Hanoï - oui, je sais tout est relatif mais pour moi qui vivais depuis des semaines au-dessus des 30 degrés, ca fait frisquet 18 - mais avec le vent qui s'invite a la fête, je ne regrette pas d'avoir pull et veste sur les épaules. Nous longeons les énormes paquebots du port d'Haiphong avant de retrouver la haute mer.
Arrivé à Cat Ba, le temps est toujours brumeux et gris mais le front de mer est séduisant et la bourgade a ce charme des petits villages littoraux. Je photographie le balet des barques à bras. Le lendemain, c'est Halong Day, enfin Halong Bay. J'ai réservé un tour d'une journée en bateau. Sur le pont du bateau, même avec mes deux pulls et ma veste, je ne sue pas à grosses gouttes, loin s'en faut mais dans la cabine on ne voit pas tellement bien et c'est pas pratique pour prendre des photos. La visibilité n'est pas très bonne et la luminosité non plus. Je dois shooter a haute sensibilité mais ca reste magique. Oui, la Bretagne, c'est magnifique !
baie d'Along - Halong Bay
Au détour des grands blocs de pierre coiffés de verdure, plantés dans l'ocean, nous découvrons des maisons flottantes, parfois des communautés entières qui vivent de la pêche, la viviculture ou la location de kayaks aux touristes de passage. Et puis, il y a les grottes. Nous en visitons deux, dont une immense qui surplombe une crique superbe.
Halong Bay - baie d'along Vietnam
Il est midi, la lumière se fait un chouillat moins timide. On nous sert un repas délicieux en cabine. Riz, rouleaux de printemps, sardines grilles, choux et carottes a la vapeur, concombres et tomates crus. Dehors, il commence à crachouiner. On y voit encore moins bien que le matin. Cette fois-ci, un peu poule mouillée ou plutôt poule qui ne veut pas se faire mouiller, je reste en cabine et sort de temps en temps pour tâter du déclencheur. Petite balade en kayak sur une eau calme, entre les icebergs locaux et les maisons flottantes, arrêt à une ferme piscicole flottante où les marins qui ont visiblement bien arrosé leur repas, commencent a entonner: "Sarkozy,Sarkozy,Sarkozy !" en apprenant la nationalité de mes compatriotes présents dans le groupe et retour à la casbah, euh pardon à Cat Ba. La halte baignade prévue au programme a été annulée sans la moindre protestation de la part du groupe. Etonnant...
Baie d'Along ferme piscicole
Au large de la ville se trouve un village de pêcheurs flottant. Notez que j'ai bien laissé "flottant" au singulier car c'est le village qui flotte, les pêcheurs, je ne suis pas sûr...De nombreux bateliers vous proposent d'en faire le tour pour quelques milliers de dongs. Je choisis la fin d'après-midi, vers 17h pour cette balade. D'après mes observations, c'est le moment de la journée où il y a le plus d'animation. C'est incroyable ces habitations construites sur un quadrillage en bois reposant sur des barils, des coques de bateaux ou des bateaux transformés directement en maisons. Dés que vous vous approchez à moins de 3 mètres, les chiens aboient et montrent leurs crocs pour défendre leur territoire flottant. Certains habitants ont la télé par satellite.
Cat ba - Vietnam- village flottant
C'est l'heure du repas, plusieurs familles me proposent de me joindre à eux; trop timide, je n'ai pas osé. J'ai probablement eu tort.

Les photos de Halong et Cat Ba sont dans la galerie.

mardi 30 mars 2010

Un taxi a Hanoï

Exploit incroyable, j'ai réussi a dormir dans un sleeping bus ! A dormir 2 heures sur les 14 heures de trajet. C'est une petite victoire certes mais une victoire quand même.
Des la descente du bus, c'est la cohue des chauffeurs de motos et taxi qui s'affolent a la vue du visage pale que je suis. Tellement que le pied de l'un d'entre eux bloque la valise que je tire et je me rétame de tout mon long. Aucun mouvement pour m'aider a me relever dans la meute autour de moi. Bienvenue a Hanoï. Un employé de la compagnie de bus essaie de me convaincre d'aller dans leur hôtel mais je préfère me rendre dans celui de mon choix. Il se charge alors de me dégotter un taxi dont il connait apparemment le chauffeur. Un jeune homme qui arrive a destination me demande 480 000 dongs pour la course de quelques kilomètres. C'est juste 10 fois plus élevé que le prix normal. Il y a de toute évidence un zéro en trop mais il n'en démord pas. Après plusieurs minutes de protestations vaines, fatigue par ma nuit grise, gris clair même, je finis par payer puis fait mine de noter son numéro de plaque histoire de le faire flipper un peu. Mieux réveillé je suis sur qu'en utilisant bien cette menace, j'aurai pu revenir a un prix plus raisonnable. L'arnaque au taxi, c'est le sport national ici, j'ai rencontre plusieurs personnes ayant vécu des histoires similaires. Je dois avouer que j'avais des soupçons des le début de la course quand il a a charge ma valise sur le siège passager avant si bien qu'elle masquait le compteur. Je pensais simplement, a tort que la compagnie de bus ne se participerait pas a ce genre d'arnaque. La règle ici, ne faire confiance a personne. Et prendre le bus. Je plaisante a peine. Le tarif est unique et si vous arriver a suivre les lignes sur les plans des stations vous pouvez vous rendre partout. Je l'ai moi-même expérimenté. Sinon pour les taxis, préférez les blancs et verts de la compagnie Mailinh, logiquement ceux-la sont sérieux et sinon une simple menace de rapporter leur agissement a leur siège et tout rentre dans l'ordre.
Après n'avoir dormi que 2 heures, rejoint le bitume un peu violemment et mettre fait plumer, je fais une petite sieste dans ma chambre d'hôtel. Puis je pars me balader dans les environs du lac Haon Kiem avec sa petite pagode sur l'ile de la tortue et son homologue de la montagne de jade. Et hop, je sillonne le quartier des 36 guildes ou chaque corporation d'artisans a sa rue. Je finis par monter sur le pont Long Bien qui n'accepte que les deux roues et les deux pattes.
Hanoi - pont temple montagne d'emeraude
Hanoi - pont Long Bien Bridge
Le deuxième jour a pied et en bus, je pars visiter le temple de la Littérature qui foisonne de groupes d'écoliers puis passe devant le musée Ho Chi Minh et son mausolée un peu plus loin stéréotype s'il en est de l'architecture mastoque a la mode communiste. La pagode au pilier unique entre les deux apporte un petit cote bucolique étonnant dans ce décor. Je longe les bâtiments du plais puis visite deux pagodes dont la charmante pagode de Tran Quoc, la plus ancienne de la ville même si son lifting récent efface un peu cet age avance.
Hanoi - temple de la litterature
Et le soir, je slalome entre les couples d'amoureux sur les berges du lac. Aucune gene, ils se montrent leur affection en public, se béquottent dans des baisers souvent longs et immobiles qui rappellent plus le concours d'apnée que le rapprochement buccal des comédies romantiques. Ces manifestations d'affection publiques, la baguette et la Vache qui rit sont les trois choses qu'ils ont adoptées des Français.
Je serai bien alle voir le spectacle des marionnettes sur eau mais il faut réserver une semaine a l'avance pour avoir une chance d'y assister. Dommage...

Les photos de Hanoi sont dans la galerie.

samedi 27 mars 2010

Les filles d'Hue

Rien a voir avec les filles de Robert Hue, il y a un accent sur sur le dernier e mais bon voila, le clavier QWERTY est capricieux, il veut pas faire les accents.
Je vais peut-être enfoncer une porte ouverte, mais on ne peut pas être d'Hue pour tout. Il y a les filles d'Hue et les filles pas d'Hue. Surtout pour les Vietnamiens qui considèrent que la gente feminine est ici la plus belle du pays. Et ce ne sont pas mes observations personnelles qui viendront les contredire. Mais Hue, c'est avant tout la ville impériale, sorte de vallée des rois du Vietnam qui regroupent les tombes de nombreux empereurs. Et une cite d'eau, sauvage ou emprisonnee dans des douves. Celles de la citadelle ou de la cite imperiale. Ici, vous vous plongez au coeur de la civilisation Vietnamienne. L'illustration parfaite en est la cite impériale au sein de la citadelle. Au coeur de la ville, les murs de la citadelle troues de portes grandioses entourent un centre ou la modernité discrète cottoie subtilement l'Histoire et ou le balet des deux roues est incessant comme dans toute grande ville vietnamienne qui se respecte mais se colore, une fois la fin des cours, du blanc élégant des tenues des étudiantes.
La visite de la Cite Imperiale est le point culminant de toute pérégrination a Hue. Au centre, la Cite Pourpre interdite en train d'être reconstruite a l'identique car complètement disparue et autour des bâtiments en meilleur état qui vous immergent quelques siècles en arrière dans une architecture aux fortes inspirations chinoises et des jardins ou le bonzaï règne en maitre. Une visite très paisible surtout des que l'on s'excentre un peu, là ou les touristes en troupeaux, euh pardon, en groupes, ne vont pas. Un peu d'ombre, pas celle d'un bonzaï, il y a aussi de vrais arbres, une bâtisse aux panneaux de bois et vous, juste vous. Le pied !
Hue - Cite imperiale
Cite imperiale Hue Vietnam
Un peu plus loin, sur les rives de la rivière des Parfums, la pagode de Thien Mu vous offre sa tour octogonale à 7 étages.
pagode de Thien Mu  Hue Vietnam
Reste plus qu'à partir dans la campagne au Sud de la ville découvrir les tombes impériales, en bateau ou en bus, voire les deux. Mon tour en troupeau, enfin en groupe, utilisera les deux. Des trois tombes proposées, j'ai surtout un faible pour celle de Khai Dinh, la plus récente, au style très diffèrent des autres avec une petite french touch pour satisfaire les Français déjà en place dans le pays a l'époque et une salle mortuaire superbement décorée de mosaïques. Celle de Tu Duc est la plus grande malgré son palais de la modestie et celle de Minh Mang, la plus typique.
Un seul petit regret tout de même, le cote insistant des chauffeurs de motos surtout le soir quand ils veulent vous emmener faire "boum-boum" avec des filles. Faut dire que homo voyageurus male celibataire, je suis pile poil leur gibier favoris. Ils vont donc jusqu'à monter sur les trottoirs et rouler a cote de moi sur plusieurs dizaines de mètres et ce n'est qu'en montrant mon agacement que je parviens à les faire fuir. Jusqu'au suivant... Et puis d'abord on dit pas "faire boum-boum' chez nous mais "faire crac-crac" ! Ca vient d'où, d'ailleurs cette expression ?
Les photos de Hue sont dans la galerie.

Fier de My Som

A quelques kilometres de Hoi An se trouve le site de My Som. Prononcez Mi Som si vous ne voulez pas subir les moqueries des autichtones. Certains dient que c'est le Anghkor du Vietnam. C'est un petit peu, beaucoup exagere a mon avis. Il y a certes des temples en ruines au milieu de la nature, un soleil ecrasant, des touristes, des bas-reliefs d'Apsaras et une architecture proche de certains des temples cambodgiens mais l'ensemble est plus modeste et plus en ruines. la faute aux Americains qui persuades que c'etait une des reperes des Vietcongs ont pillonne la zone. Information apparemment erronee. Etonnant quand on connait la fiabilite des renseignements militaires amerloques qui s'est encore demontree dans un passe recent photos satellites a l'appui. Mais ne jubilons pas trop. Les Francais ont aussi leur part de responsabilite dans l'etat de conservation de My Som. En gros, pour resumer le discours du guide a chaque arret: "C'est tout en ruines, tout casse a cause des Americains. Les statues n'ont plus de tete car les Francais les ont volees pour les mettre au Louvre". J'irai quand meme verifier de retour a Paris. Mais bon, faut reconnaitre qu'on a une longue tradition de coupage de tete...
My Som - Vietnam Et a voir l'enthousiasme du guide dans son discours, les Vietnamiens sont tres fiers de My Som. Lui, il 'est en tout cas. Tout comme il jubile quand nous prenons place dans les vieilles jeeps abandonnees par les Americains lorsqu'ils ont deserte le pays et qui nous vehiculent sur les premiers kilometres. Le reste se fait a pieds. Une promenade tres sympathique pour peu que vous ne cherchiez pas a tout prix a faire la comparaison avec Anghkor.

dimanche 21 mars 2010

Les charmes d'Hoi An

Avec le Vietnam, nous n'etions pas vraiment partis du bon pied. Je pensais meme a aller voir un conseiller conjugual et puis il y a eu Hoi An et tout a change ! La ville m'a reconcilie avec le pays. Ca fait 5 jours que je suis la et j'ai vraiment du mal en partir.
Le vieux quartier au bord de la riviere Thu bon - toute ressemblance avec un ministre de la Culture francais aimant l'helicoptere ayant existe serait fortuite - avec ses maisons traditionnelles aux facades jaunes et boiseries scultpees noires, ses quelques rues pietonnes, le coquet petit pont japonais, les pagodes souvent charmantes et les habitants a velo, les marchandes avec leurs paniers portes sur les epaules par un bras de bois, c'est vraiment un bout de Vietnam authentique. Un havre de simplicite ou le temps ne semble pas avoir fait son oeuvre destructrice pretextant qu'il faut vivre avec son temps. Hoi An - Vietnam
Et le soir, les lampions de soie colores eclairent avec charme les ponts et les rues alentours en refletant leurs lueurs dans l'eau gentiment troublee par une brise legere. Les echoppes revetent egalement leurs habits de lumieres si bien qu'il est tres agreable et tres tentant de faire son shopping a la nuit tombee.
Hoi An Vietnam by night
Hoi An pont japonais la nuit
Ajoutez un marche typique, une population accueillante, des restaurants tous excellents servant notamment des specialites hoianaises comme le Cao lau ou les white rose et surtout le poisson grilles dans des feuilles de bananiers sauce citron et gingembre, des artisans, sculpteurs, peintres, un photographe tres talentueux dont certeines images me rappellent Salgado et dont je vous donnerai le site wrb des qu'il sera ouvert, une plage a seulement 5 km avec une eau a la temperature parfaite pour vous rafraichir sans vous enrhumer mais un peu capricieuse et vous obtenez un endroit dont vous ne voulez plus partir. Pour l'instant, je n'ai pas trouve mieux !
C'est sur le soir, les filles vous accostent dans la rue et vous invitent a les suivre dans un raccolage peu insistant. Mais ne soyez pas choques, ce n'est pas de la prostitution, c'est de la restauration. Et en plus a chaque fois, c'est delicieux. Sinon lorsque vous vous promenez a Hoi An, il est important de ne pas etre trop suceptible car on vous propose souvent de vous tailler un costume. Je n'ai jamais vu autant de magasins de tailleurs et cordonniers au metre carre. Robes, costules, chemises, pentalons, sandales, escarpins.... ils vous font tous ce que vous voulez en moins de 24 heures et sur mesure. Personnellement, je me suis fait faire 3 chemises dont je suis tres content. Il y a meme une echoppe qui indique fierement que, comme la verite dans X-Files, toute la famille est tailleur.
Quelques iles aux alentours, un village de potiers un peu avant l'entree de la ville, une campagne un peu plus loin qui vous montre le vert soyeux de ses rizieres, c'est vraiment tous les charmes du Vietnam concentres en quelques kilometres. Alors, je vous le dis: 'Viendez, viendez tous !". Enfin, quand, je n'y suis pas bien sur....
Les photos de Hoi An sont dans la galerie.

jeudi 18 mars 2010

Une andouille a Nha Trang

Nha Trang, c'est surtout une plage de 6 km de long d'un sable pas si fin et d'une mer qui veut bien etre turquoise quand elle arrete de s'agiter. Pendant les deux jours que je suis la, le vent s'invite a la fete et avec les enormes vagues qui crachent leur ecume baveuse le nageur est sur de voir sa pulpe ne pas rester en bas tant il serait secouer. Du coup, personne dans l'eau. Moi, non plus enfin, juste le temps de me faire eclabousser un peu mais nager est impossible. On se croirait un peu sur une plage du Nord de la Framce, tant pas le souffle, le temps que par la facon dont le littoral est ammenage. Avec, c'est vrai, les palmiers en plus.
J'use mes chaussures sur le chemin cotier en ciment puis sur les routes, visite le site de Po Nagar typique monument cham. Moins chamant au'Anghkor certes, euh pardon, moins charmant au'Anghkor certes mais un lieu a voir et sympathique avec son petit spectacle de danse, ses tours et quelques rares reliefs hindous. La vue sur le petit port est egalement appreciable.
Nha Trang - Po Nagar
Nha Trang - Po Nagar - Cham Towers Le 2e soir, mn estomac ayant un gros mal du pays, et oui, on ne mange pas des nouilles sautees et du riz pendant 4 mois sans avoir des sequelles, je m'assois a la table du Petit Bistro, restaurant francias. Salade de chevre chaud en entrer, andouillette grilles moutarde et frites maison, je revis ! Une adresse que je vous conseille tres fortement pour les coup de blues de votre estomac !

Les photos de Nha Trang sont dans la galerie.

lundi 15 mars 2010

Quel cirque !

Vos m'aviez laisse a Vim Longh en train de manger des bananes et clementines achetees au marche, des clementines qui pourraient entrer au Livre des Records avec leur moyenne de 3 pepins par quartier. Objectif non pas lune mais Dalat maintenant. Et le plus dur ce sera de partir d'ici pour retourner a Ho Chi Minh et y prendre un bus pour la ville montagnarde.
A la station de bus, personne ne baragouine l'English et ne veut faire l'effort de me comprendre. Pourtant generalement, avec des gestes et l'appui de la carte du pays, on doit s'en sortir. La guichetiere n'a pas envie d'essayer. C'est finalement un chauffeur de moto qui me confime ce que je commence a deviner en regardant les panneaux: pas de bus pour Saigon depuis ici. Il faut aller a l'autre terminal de bus un peu en dehors de la ville. Le biker me prend donc comme passager et m'y emmene. En route, nous hellons un minibus qui m'affirme par deux fois s'arreter a Ho Chi Minh City. Apres 3h30 a respirer les fumees des cinq fumeurs compulsifs de l'equipage dont une avec l'un d'eux assis a moitie sur la rembarde de fer devant moi et sur mes genoux, me voila litteralement jete sur le bord de l'autoroute. Ils n'iront pas plus pres de la ville. Devant mes protestations, ils prennent ma valise et la depose sur le bas cote et font mine de demarrer. Evidemment, je descends rejoindre mon bagage. Je finis le trajet en motodop en payant autant pour ces 14 derniers kilometres que pour le trajet jusqu'a mon expulsion du minibus. Une mesaventure apparemment assez courante au Vietnam...
Passablement enerve, je vais acheter un billet pour la representation du cirque dont j'avais repere lors de mon dernier passage ici qu'il se produisait uniquement les week-ends. Une facon tres agreable de finir une journee pas tres folichonne. Les numeros sont inegaux mais certains sont tres aboutis notamment le jongleur du debut et les porteurs a bras. Et pour 50 000 dongs la place avec le droit de faire des photos, je dois dire que c'est une affaire. Une soiree bien sympathique et quelques images en Noir et blanc bien sur pour immortaliser les numeros les plus photogeniques.
Une nuit sur place et demain depart pour Dalat et cette fois c'est sur, enfin, j'espere, le bus va jusque dans la ville...
Cirque Saigon
Cirque Ho Chi Minh
Cirque Saigon

mercredi 10 mars 2010

Vin Longh a moi !

Lasse du bruit et de l'oppression incessante de la circulation saigonnaise me voila en route pour Vin Longh, petite ville de province sur le delta du Mekong.
Dans le bus qui m'emmene la-bas que des gens adeptes des formules toutes faites de 2 a 3 jours avec retour a Ho Chi Minh Ville et moi, le rebelle qui veut tout faire par lui-meme, tout seul dans son coin. Associable, va ! Enfin, pas tant que ca car je vais finalement m'incruster la premiere journee avec eux pour une somme modique. A mon avis le guide se l'est mise dans la poche d'ou le prix plus que preferentiel. A Cai Be, nous embarquons sur un bateau pour aller visiter le fameux marche flottant de la ville. Il est 11h, un peu tard a priori pour voir la vie commercante du lieu. Les bateaux des vendeurs sont bien la mais aucun client a l'horizon, si bien qu'on a plus l'impression de traverser un espace de parquage de bateaux qu'un marche. Dommage... Interessant tout de meme mais dommage. Une visite avec explication et degustation d'une boutique de fabrication de bonbons au lait de coco, plus tard, nous voila a nouveau sur notre embarquation pour un grand tour sur le Mekong et un des bras du delta. Je decouvre un paysage rustique, des vrais gens loin de vivre dans le confort meme si on voit de temps en temps sur les toits de leurs maisons en bois une parabole. Les equipages que nous croisons nous saluent chaleureusement.
Cai Be Vietnam
mekong river - delta
Pause dejeuner dans le restaurant que nous avons rejoint apres quelques kilonetres a velo et petite viree en barque a bras sur un ru a qui il reste encore un peu d'eau mais vraiment pas beaucoup. Tres depaysant. Et puis, je reembarque sur notre navire ou ma valise m'a sagement attendu. Elle est super bien dressee. Brave bete. L'equipage me jette sur le quai a Vin Logh sans adieux dechirants. Le groupe se moque bien de me voir partir. Les ingrats !
Vin Longh, c'est une ville comme je les aime. Petite, calme, authentique. Apres Saigon, ca fait du bien. Je ne vous parlerai pas du temple de la litterature tres bien cote dans les guides mais dont chaque batiment, une fois l'enceinte franchi vous montre porte close. La pagode qui se trouve un peu avant est plus accueillante, les moines sont heureux de vous recevoir et l'une d'entre eux, ancienne prof d'Anglais me parlera assez longuement pour m'expliquer un peu la vie monastique. Elle m'apprend notamment que les enfants peuvent devenir moine et vivre au temple des 5 ans et que c'est leur decision pas celle de leurs parents. Ce jeune age pourrait choquer mais dans leur croyance un enfant qui veut vivre au temple c'est quelqu'un qui etait moinde dans sa vie passe et veut simplement continuer ce qu'il a commence.
Moine Vietnam

dimanche 7 mars 2010

Petaradante Saigon

Vous connaissez la chanson de Katie Melua "There are 9 millions bicycles in Bejing" ? Non, je n'ecoute pas que du Natasha St Pier. Et bien vous remplacez les paroles par There are 4 millions motocycles in Saigon et ca fonctionne aussi bien. Si, si, 4 millions, j'ai compte ! Ici 80% des vehicules en circulation sont des deux roues. Et le traffic est dense, tres dense. Plus encore qu'a Bangkok et Phnom Penh. Traverser une avenue c'est un vrai defi. La premiere fois, on laisse passer de longues minutes avant de s'engager sur le bitume; souvent a la suite d'un autochtone dont on emboite le pas. Et petit a petit, on trouve ses marques. On pourrait se croire plus tranquille sur un passage cloute avec feu tricolore, que nenni. Les feux personne ne les respectent. Enfin, disons que la regle est un peu differente de chez nous. Devant un feu rouge, si le conducteur veut continuer tout droit, il s'arrete... en general. Par contre s'il veut tourner et aller dans le sens de la voie autorisee a circuler, alors il grille le feu et poursuit sa route. Pieton desireux de traverser ou pas. Bref, il n'est jamais sur de traverser une rue a Saigon. Mais la bonne nouvelle c'est que meme sur le trottoir, vous pouvez vous retrouver nez a nez avec un scooter et ce sera a vous de faire attention, pas a lui. Ils sont les rois ici. Les habitants pour beaucoup font meme leur marche juches sur leur engin. Le pieton n'a pas le droit de citer. Vous ne verrez jamais un deux roues ralentir pour vous laisser passer. S'il ralentit c'est qu'il tombe en panne seche mais c'est pas pour vous. Pour traverser donc il faut trouver une breche, s'y engouffrer puis se faire remarquer, s'arreter repartir, slalommer. Une danse qu'on maitrise peu a peu mais que l'on execute jamais completement sereinement.
Saigon - motos
Quatre millions de motos, ca fait du bruit et de la pollution. Impossible de trouver un endroit calme et paisible dans la ville, meme un parc. Tous les conducteurs portent des masques plus ou moins personnalises pour eviter de respirer les gaz d'echappement. Un petit cote gangsters du Far West avec des montures avec plus de chevaux. Et finalement ce balet petaradant, c'est l'attraction d'Ho Chi Minh Ville. Car comme le dit un celebre guide, on ne vient pas ici pour la beaute des pagodes. Et je confirme ! La plus fameuse, celle de l'empreur de Jade a une facade sale et une architecture assez sommaire. Si j'ai bien fait une photo sympa en jouant avec les entrees de lumiere, je dois dire que le declencheur de mon Canon ne s'est pas affole.
Ho Chi Minh Ville Saigon temple empereur de jade
Saigon Eglise notre dame - Ho Chi Minh Ville
Poste centrale ho Chi Minh City
Ni ici, ni dans les autres pagodes visitees. Reste l'eglise Notre-Dame, construction francaise en briques roses de Toulouse, s'il vous plait. Simple aussi. La poste centrale, a cote, vous rappellera par son interieur des scenes de film. Pour moi, la sortie a vraiment faire a Saigon, c'est le marche de Binh Tay a Cholon, le quartier chinois. Photographiquement tres riche, il vous permettra de decouvrir la vie et l'agitation de ce quartier et accessoirement de faire des emplettes a de tres bon prix.
HO Chi Minh Cholon - marche Binh Tay
Je m'attendais a des temples plus grandioses ou plus coquets et a une ville plus charmante. Il parait qu'au debut on aime pas Ho Chi Minh Ville mais qu'avec le temps on lui trouve plein de qualites. Trois jours, ca n'etait donc pas assez...

Plus de photos d'Ho Chi Minh Ville dans la galerie.

jeudi 4 mars 2010

Anghkor wat else ?

L'orsqu'on visite Anghkor, le plus cher apres le prix du billet d'entree, ce sont les bouteilles d'eau. Je n'ai jamais autant bu dans une journee qu'ici ! Et bonne nouvelle, si vous voulez prendre votre carte de membre au Parti du Peuple Cambodgien, vous pouvez, ils ont des permanences disseminees entres les temples. J'en ai compte quatre. Sam Rainsy, le Parti des Droits de l'Homme et autres FUNICEP, non, mais eux sont bien presents.
Muni de mon pass trois jours, je me balade donc a velo sur les routes goudronnees du petit et du grand tour comme on appelle ici les 2 circuits possibles pour voir les temples principaux. Je croise de temps en temps des panneaux qui veulent freiner mes ardeurs, me demandant de ne pas depasser les 40 km/h. Tant pis, je resterai en mode pepere. Pour faire la visite a bicyclette, il faut etre un grand sportif comme moi sinon vous allez en baver ! Non, en fait, malgre la chaleur, les temples etant generalement espaces que de 3 a 5 kilometres, vous n'avez pas vraiment le temps de fatiguer. Et finalement, ce sont les visites en elle-memes qui sont les plus eprouvantes. Car oui, faire Anghkor, c'est marcher, beaucoup marcher. Enfin, si vous voulez bien prendre le temps de decouvrir tous les coins et recoins. Mais vous en prenez tellement plein les yeux que meme si vous avez l'habitude de prendre votre voiture pour aller acheter votre baguette au coin de la rue, vous saurez trouver la motivation.
Le midi, une petite halte dans les stands de restauration qui font face aux temples, notamment celui du Ta Prohm ou le stand numero 9, vous fera un delicieux riz saute aux legumes et boeuf ou poulet. On mange, on se desaltere, on achete une petite babiole aux enfants qui viennent a votre table mais ont la politesse de ne plus vous solliciter des que votre assiette est servie et on repart !
Je ne vais pas vous enumerer tous les temples les uns apres les autres, juste vous dire qu'outre le fameux Anghkor wat, il faut, a mon avis au moins aller voir Anghkor Thom et ces portes, le Bayon, mon prefere avec ses tetes de Brama toujours souriantes, le Preah Khan et le Ta Prohm. Et quant au lever du soleil sur Anghkor Wat, tres prise, je ne l'ai pas faite l'edifice ayant revetu un joli echaffaudage et des baches vertes, ca n'aurait pas fait de belles images. Je vous mets un petit florilege de photos pour vous donner envie de venir. Du noir et blanc forcement. Pour les accrocs a la couleur, restera mes photos de 2007 a aller chercher dans le menu a droite.
Anghkot Wat
Anghkor - Ta Prohm
Anghkor Cambodge
Anghkor - Bayon

Plus de photos d'Anghkor dans la galerie.
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