My asian trip - mon voyage en asie - blog

 
 

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lundi 5 avril 2010

Same, same...

En Thaïlande, ils copient, copient tout, même leurs monuments les plus fameux. Ainsi a Muang Boran, Ancient City en English, il y a 109 copies à ds échelles plus ou moins grandes des bâtiments les plus remarquables du royaume. La topographie est également reproduite, si bien que le mini Preah Vihear trône sur une colline artificielle. C'est un peu toute la Thaïlande et un peu le Loas, le Cambodge, la Chine, le Myanmar en un seul lieu. Dire que j'ai passé trois mois a vadrouiller dans le pays alors qu'en une après-midi ici, j'aurais tout vu.
reah Vihear - Ancient City
Pour me rendre à Muang Boran ( faites durer le o si vous voulez le prononcer correctement ), j'ai pris le bus 511 puis un taxi. Je suis accompagné de Lah du salon de massage qui m'a été d'une aide précieuse pour savoir où descendre. Sur place, nous louons une voiturette de golf pour nous déplacer dans les nombreuses allées. Il y a aussi des vélos a disposition mais il fait chaud, très chaud ( ron mak maï comme ils disent ). On pourrait aussi faire la visite à pieds mais le musée à ciel ouvert fait 80 hectares. Il est immense et peu fréquenté. Pourtant, c'est assez impressionnant. Les répliques sont souvent très bien faites, sauf le Ched Yod de Chaing Mai et donnent envie d'aller voir les vrais. Une bonne façon de commencer son voyage en Thaïlande pour se mettre en appétit.
Après deux heures de visite, direction le motor show de Bangkok. Lah est fan de tuning et des belles voitures. Elle est comme une gamine avec des étoiles dans les yeux quand elle regarde les audio cars, ces voitures transformées en chaines hifi géantes et clignotantes et dont chacune cherche à cracher plus de décibels que sa voisine. Moi, les voitures bof, bof mais les jolies filles oui, oui. Surtout lors du spectacle de danse. Je m'y intéresse pour le défi photographique d'immortaliser une jeune femme qui bouge sans arrêt sans flash et dans une lumière trop feutrée. Rien à voir avec le fait qu'elle soit jolie et court vêtu. Je me sacrifie pour servir mon art, moi môsieur !
Danseuse - Thailande
Je finis par laisser Lah sur le chemin du retour au marché de nuit où elle s'engouffre pour faire du shopping. Ça reste une fille. Et de retour a mon hôtel, douche, sieste, diner au food center du Robinson et hop, je pars boire un verre au Q-Bar ou je sympathise avec un couple qui me convainc sans mal de les suivre aller danser en boite. Une journée pleine de décibels ! Je me fait aborder par un mec qui d'un geste explicite mais pas très gracieux m'interroge sur mon orientation sexuelle. Ma réponse le dissuade de continuer la conversation mais n'arrête pas le lady boy qui me fait régulièrement de l'oeil. Je vous rassure, je repartirai seul. Ouf...

mardi 30 mars 2010

Un taxi a Hanoï

Exploit incroyable, j'ai réussi a dormir dans un sleeping bus ! A dormir 2 heures sur les 14 heures de trajet. C'est une petite victoire certes mais une victoire quand même.
Des la descente du bus, c'est la cohue des chauffeurs de motos et taxi qui s'affolent a la vue du visage pale que je suis. Tellement que le pied de l'un d'entre eux bloque la valise que je tire et je me rétame de tout mon long. Aucun mouvement pour m'aider a me relever dans la meute autour de moi. Bienvenue a Hanoï. Un employé de la compagnie de bus essaie de me convaincre d'aller dans leur hôtel mais je préfère me rendre dans celui de mon choix. Il se charge alors de me dégotter un taxi dont il connait apparemment le chauffeur. Un jeune homme qui arrive a destination me demande 480 000 dongs pour la course de quelques kilomètres. C'est juste 10 fois plus élevé que le prix normal. Il y a de toute évidence un zéro en trop mais il n'en démord pas. Après plusieurs minutes de protestations vaines, fatigue par ma nuit grise, gris clair même, je finis par payer puis fait mine de noter son numéro de plaque histoire de le faire flipper un peu. Mieux réveillé je suis sur qu'en utilisant bien cette menace, j'aurai pu revenir a un prix plus raisonnable. L'arnaque au taxi, c'est le sport national ici, j'ai rencontre plusieurs personnes ayant vécu des histoires similaires. Je dois avouer que j'avais des soupçons des le début de la course quand il a a charge ma valise sur le siège passager avant si bien qu'elle masquait le compteur. Je pensais simplement, a tort que la compagnie de bus ne se participerait pas a ce genre d'arnaque. La règle ici, ne faire confiance a personne. Et prendre le bus. Je plaisante a peine. Le tarif est unique et si vous arriver a suivre les lignes sur les plans des stations vous pouvez vous rendre partout. Je l'ai moi-même expérimenté. Sinon pour les taxis, préférez les blancs et verts de la compagnie Mailinh, logiquement ceux-la sont sérieux et sinon une simple menace de rapporter leur agissement a leur siège et tout rentre dans l'ordre.
Après n'avoir dormi que 2 heures, rejoint le bitume un peu violemment et mettre fait plumer, je fais une petite sieste dans ma chambre d'hôtel. Puis je pars me balader dans les environs du lac Haon Kiem avec sa petite pagode sur l'ile de la tortue et son homologue de la montagne de jade. Et hop, je sillonne le quartier des 36 guildes ou chaque corporation d'artisans a sa rue. Je finis par monter sur le pont Long Bien qui n'accepte que les deux roues et les deux pattes.
Hanoi - pont temple montagne d'emeraude
Hanoi - pont Long Bien Bridge
Le deuxième jour a pied et en bus, je pars visiter le temple de la Littérature qui foisonne de groupes d'écoliers puis passe devant le musée Ho Chi Minh et son mausolée un peu plus loin stéréotype s'il en est de l'architecture mastoque a la mode communiste. La pagode au pilier unique entre les deux apporte un petit cote bucolique étonnant dans ce décor. Je longe les bâtiments du plais puis visite deux pagodes dont la charmante pagode de Tran Quoc, la plus ancienne de la ville même si son lifting récent efface un peu cet age avance.
Hanoi - temple de la litterature
Et le soir, je slalome entre les couples d'amoureux sur les berges du lac. Aucune gene, ils se montrent leur affection en public, se béquottent dans des baisers souvent longs et immobiles qui rappellent plus le concours d'apnée que le rapprochement buccal des comédies romantiques. Ces manifestations d'affection publiques, la baguette et la Vache qui rit sont les trois choses qu'ils ont adoptées des Français.
Je serai bien alle voir le spectacle des marionnettes sur eau mais il faut réserver une semaine a l'avance pour avoir une chance d'y assister. Dommage...

Les photos de Hanoi sont dans la galerie.

samedi 27 mars 2010

Les filles d'Hue

Rien a voir avec les filles de Robert Hue, il y a un accent sur sur le dernier e mais bon voila, le clavier QWERTY est capricieux, il veut pas faire les accents.
Je vais peut-être enfoncer une porte ouverte, mais on ne peut pas être d'Hue pour tout. Il y a les filles d'Hue et les filles pas d'Hue. Surtout pour les Vietnamiens qui considèrent que la gente feminine est ici la plus belle du pays. Et ce ne sont pas mes observations personnelles qui viendront les contredire. Mais Hue, c'est avant tout la ville impériale, sorte de vallée des rois du Vietnam qui regroupent les tombes de nombreux empereurs. Et une cite d'eau, sauvage ou emprisonnee dans des douves. Celles de la citadelle ou de la cite imperiale. Ici, vous vous plongez au coeur de la civilisation Vietnamienne. L'illustration parfaite en est la cite impériale au sein de la citadelle. Au coeur de la ville, les murs de la citadelle troues de portes grandioses entourent un centre ou la modernité discrète cottoie subtilement l'Histoire et ou le balet des deux roues est incessant comme dans toute grande ville vietnamienne qui se respecte mais se colore, une fois la fin des cours, du blanc élégant des tenues des étudiantes.
La visite de la Cite Imperiale est le point culminant de toute pérégrination a Hue. Au centre, la Cite Pourpre interdite en train d'être reconstruite a l'identique car complètement disparue et autour des bâtiments en meilleur état qui vous immergent quelques siècles en arrière dans une architecture aux fortes inspirations chinoises et des jardins ou le bonzaï règne en maitre. Une visite très paisible surtout des que l'on s'excentre un peu, là ou les touristes en troupeaux, euh pardon, en groupes, ne vont pas. Un peu d'ombre, pas celle d'un bonzaï, il y a aussi de vrais arbres, une bâtisse aux panneaux de bois et vous, juste vous. Le pied !
Hue - Cite imperiale
Cite imperiale Hue Vietnam
Un peu plus loin, sur les rives de la rivière des Parfums, la pagode de Thien Mu vous offre sa tour octogonale à 7 étages.
pagode de Thien Mu  Hue Vietnam
Reste plus qu'à partir dans la campagne au Sud de la ville découvrir les tombes impériales, en bateau ou en bus, voire les deux. Mon tour en troupeau, enfin en groupe, utilisera les deux. Des trois tombes proposées, j'ai surtout un faible pour celle de Khai Dinh, la plus récente, au style très diffèrent des autres avec une petite french touch pour satisfaire les Français déjà en place dans le pays a l'époque et une salle mortuaire superbement décorée de mosaïques. Celle de Tu Duc est la plus grande malgré son palais de la modestie et celle de Minh Mang, la plus typique.
Un seul petit regret tout de même, le cote insistant des chauffeurs de motos surtout le soir quand ils veulent vous emmener faire "boum-boum" avec des filles. Faut dire que homo voyageurus male celibataire, je suis pile poil leur gibier favoris. Ils vont donc jusqu'à monter sur les trottoirs et rouler a cote de moi sur plusieurs dizaines de mètres et ce n'est qu'en montrant mon agacement que je parviens à les faire fuir. Jusqu'au suivant... Et puis d'abord on dit pas "faire boum-boum' chez nous mais "faire crac-crac" ! Ca vient d'où, d'ailleurs cette expression ?
Les photos de Hue sont dans la galerie.

jeudi 18 mars 2010

Une andouille a Nha Trang

Nha Trang, c'est surtout une plage de 6 km de long d'un sable pas si fin et d'une mer qui veut bien etre turquoise quand elle arrete de s'agiter. Pendant les deux jours que je suis la, le vent s'invite a la fete et avec les enormes vagues qui crachent leur ecume baveuse le nageur est sur de voir sa pulpe ne pas rester en bas tant il serait secouer. Du coup, personne dans l'eau. Moi, non plus enfin, juste le temps de me faire eclabousser un peu mais nager est impossible. On se croirait un peu sur une plage du Nord de la Framce, tant pas le souffle, le temps que par la facon dont le littoral est ammenage. Avec, c'est vrai, les palmiers en plus.
J'use mes chaussures sur le chemin cotier en ciment puis sur les routes, visite le site de Po Nagar typique monument cham. Moins chamant au'Anghkor certes, euh pardon, moins charmant au'Anghkor certes mais un lieu a voir et sympathique avec son petit spectacle de danse, ses tours et quelques rares reliefs hindous. La vue sur le petit port est egalement appreciable.
Nha Trang - Po Nagar
Nha Trang - Po Nagar - Cham Towers Le 2e soir, mn estomac ayant un gros mal du pays, et oui, on ne mange pas des nouilles sautees et du riz pendant 4 mois sans avoir des sequelles, je m'assois a la table du Petit Bistro, restaurant francias. Salade de chevre chaud en entrer, andouillette grilles moutarde et frites maison, je revis ! Une adresse que je vous conseille tres fortement pour les coup de blues de votre estomac !

Les photos de Nha Trang sont dans la galerie.

lundi 15 mars 2010

Dalat, ton univers impitoya-a-ble....

Oui, mais en fait non, a Dalat, pas de petrole, pas de gueguerre JR - Bobby Ewing ni de Sue Ellen petee comme un coing, non juste une ville tranquille, agreable, prchee dans la montagne et donc plus fraiche que ses consoeurs de la plaine. Pour vous dire, les hotels n'y proposent meme pas d'avoir l'air con, c'est mieux pour l'ego, ici pas besoin. Dalat est une ville touristique, tres touristique meme mais ce sont surtout des Vietnamiens qui la visitent pour son cadre exceptionnel et probablement pour ses temperatures plus supportables.
Des les premieres images de la ville qui defilent derriere la vitre du bus, j'ai un bon pressentiment. Calme, fraiche, coquette meme si son lac artificiel est asseche comme souvent a cette epoque, et entouree de nature, Dalat est un endroit ou il fait bon vivre. Et autour aussi. Premiere etape au "cho", au marche quoi, j'ai dit qu'il faisait pas chaud ici, suivez un peu ! J'achete des bananes et des fraises tres bonnnes. Tu vois maman que je mange des fruits. Il faut dire qu'avec ce climat, Dalat est un peu le jardin maraicher du pays. Ici, on peut faire pousser des fruits et legumes qui ne supporteraient pas les chaleurs du reste du pays. Les chochottes ! D'ailleurs lorsqu'on vous propose du vin vietnamien pour accompagner vos plats, c'est d'ici qu'il vient.
Si la ville est agreable, il faut en sortir aussi et profiter des paysages aux alentours. Decouvrir les montagnes, les lacs, les cascades, en greve souvent pendant la saison seche et les jardins en escaliers ou en terasses selon le degre de la pente. De nombreux chauffeurs de moto, vous proposeront de vous emmener pour des tours personnalises et une moyenne de 15 dollars la journee. A vous d'en choisir un sympathique. Moi, je suis tres bien tombe, il faut dire j'ai prefere la sagesse de l'age a la fougue de la jeunesse. Monsieur Vong m'a emmene notamment au village de Lat qui vit de la culture des legumes, des oignons et du riz et d'un peu d'artisanat, une cascade, deux pagodes, une montagne et au centre historique de la Broderie.
Vietnam - Lat village
Plus facile a faire par vos propres moyens en louant un velo pour peu que les montees sur un engin sur lequel meme Amstrong sous EPO ne depasserait pas les 5 km/h ne vous fassent pas peur, prendre le telepherique qui mene a la pagode de Truc Lam. Joli temple mais c'est surtout la foret ammenagee autour et notamment les chemins qui menent au lac plus bas qui sont tres agreables. Une petite halte sur un banc en pierre pour lire, mediter, dormir, ronfler a vous de voir et hop on arrive au lac. Quelques Vietnamiens s'y baignent. Ils m'interpellent et discutent quelques temps avec moi, m'offre a boire et un peu de leur bananes grillees avant de retourner faire les fous dans l'eau sous l'oeil de mon objectif. Puis retour dans la cabine accrochee dans le ciel. La vue est appreciable. Quant a la Crazy House dont tout le monde parle en ville, avec ma chance legendaire, elle arbore de jolis echaffaudages. Mais bon, je ne crois pas manquer grand chose. Elle semble ressembler surtout a une pale imitation de maison troglodyte. La gare et sa vieille loco vapeur accompagnee de wagons de la meme epoque quant a elle me donne une envie de calendrier 2011 "Jolies pepes et vieilles loco" mais le terrain est deja occupe par un photographe local et son couple de modeles habilles en maries. Tant pis, je trouverai autre chose pour 2011.

Les photos de Dalat sont dans la galerie.

mercredi 10 mars 2010

Vin Longh a moi !

Lasse du bruit et de l'oppression incessante de la circulation saigonnaise me voila en route pour Vin Longh, petite ville de province sur le delta du Mekong.
Dans le bus qui m'emmene la-bas que des gens adeptes des formules toutes faites de 2 a 3 jours avec retour a Ho Chi Minh Ville et moi, le rebelle qui veut tout faire par lui-meme, tout seul dans son coin. Associable, va ! Enfin, pas tant que ca car je vais finalement m'incruster la premiere journee avec eux pour une somme modique. A mon avis le guide se l'est mise dans la poche d'ou le prix plus que preferentiel. A Cai Be, nous embarquons sur un bateau pour aller visiter le fameux marche flottant de la ville. Il est 11h, un peu tard a priori pour voir la vie commercante du lieu. Les bateaux des vendeurs sont bien la mais aucun client a l'horizon, si bien qu'on a plus l'impression de traverser un espace de parquage de bateaux qu'un marche. Dommage... Interessant tout de meme mais dommage. Une visite avec explication et degustation d'une boutique de fabrication de bonbons au lait de coco, plus tard, nous voila a nouveau sur notre embarquation pour un grand tour sur le Mekong et un des bras du delta. Je decouvre un paysage rustique, des vrais gens loin de vivre dans le confort meme si on voit de temps en temps sur les toits de leurs maisons en bois une parabole. Les equipages que nous croisons nous saluent chaleureusement.
Cai Be Vietnam
mekong river - delta
Pause dejeuner dans le restaurant que nous avons rejoint apres quelques kilonetres a velo et petite viree en barque a bras sur un ru a qui il reste encore un peu d'eau mais vraiment pas beaucoup. Tres depaysant. Et puis, je reembarque sur notre navire ou ma valise m'a sagement attendu. Elle est super bien dressee. Brave bete. L'equipage me jette sur le quai a Vin Logh sans adieux dechirants. Le groupe se moque bien de me voir partir. Les ingrats !
Vin Longh, c'est une ville comme je les aime. Petite, calme, authentique. Apres Saigon, ca fait du bien. Je ne vous parlerai pas du temple de la litterature tres bien cote dans les guides mais dont chaque batiment, une fois l'enceinte franchi vous montre porte close. La pagode qui se trouve un peu avant est plus accueillante, les moines sont heureux de vous recevoir et l'une d'entre eux, ancienne prof d'Anglais me parlera assez longuement pour m'expliquer un peu la vie monastique. Elle m'apprend notamment que les enfants peuvent devenir moine et vivre au temple des 5 ans et que c'est leur decision pas celle de leurs parents. Ce jeune age pourrait choquer mais dans leur croyance un enfant qui veut vivre au temple c'est quelqu'un qui etait moinde dans sa vie passe et veut simplement continuer ce qu'il a commence.
Moine Vietnam

dimanche 7 mars 2010

Petaradante Saigon

Vous connaissez la chanson de Katie Melua "There are 9 millions bicycles in Bejing" ? Non, je n'ecoute pas que du Natasha St Pier. Et bien vous remplacez les paroles par There are 4 millions motocycles in Saigon et ca fonctionne aussi bien. Si, si, 4 millions, j'ai compte ! Ici 80% des vehicules en circulation sont des deux roues. Et le traffic est dense, tres dense. Plus encore qu'a Bangkok et Phnom Penh. Traverser une avenue c'est un vrai defi. La premiere fois, on laisse passer de longues minutes avant de s'engager sur le bitume; souvent a la suite d'un autochtone dont on emboite le pas. Et petit a petit, on trouve ses marques. On pourrait se croire plus tranquille sur un passage cloute avec feu tricolore, que nenni. Les feux personne ne les respectent. Enfin, disons que la regle est un peu differente de chez nous. Devant un feu rouge, si le conducteur veut continuer tout droit, il s'arrete... en general. Par contre s'il veut tourner et aller dans le sens de la voie autorisee a circuler, alors il grille le feu et poursuit sa route. Pieton desireux de traverser ou pas. Bref, il n'est jamais sur de traverser une rue a Saigon. Mais la bonne nouvelle c'est que meme sur le trottoir, vous pouvez vous retrouver nez a nez avec un scooter et ce sera a vous de faire attention, pas a lui. Ils sont les rois ici. Les habitants pour beaucoup font meme leur marche juches sur leur engin. Le pieton n'a pas le droit de citer. Vous ne verrez jamais un deux roues ralentir pour vous laisser passer. S'il ralentit c'est qu'il tombe en panne seche mais c'est pas pour vous. Pour traverser donc il faut trouver une breche, s'y engouffrer puis se faire remarquer, s'arreter repartir, slalommer. Une danse qu'on maitrise peu a peu mais que l'on execute jamais completement sereinement.
Saigon - motos
Quatre millions de motos, ca fait du bruit et de la pollution. Impossible de trouver un endroit calme et paisible dans la ville, meme un parc. Tous les conducteurs portent des masques plus ou moins personnalises pour eviter de respirer les gaz d'echappement. Un petit cote gangsters du Far West avec des montures avec plus de chevaux. Et finalement ce balet petaradant, c'est l'attraction d'Ho Chi Minh Ville. Car comme le dit un celebre guide, on ne vient pas ici pour la beaute des pagodes. Et je confirme ! La plus fameuse, celle de l'empreur de Jade a une facade sale et une architecture assez sommaire. Si j'ai bien fait une photo sympa en jouant avec les entrees de lumiere, je dois dire que le declencheur de mon Canon ne s'est pas affole.
Ho Chi Minh Ville Saigon temple empereur de jade
Saigon Eglise notre dame - Ho Chi Minh Ville
Poste centrale ho Chi Minh City
Ni ici, ni dans les autres pagodes visitees. Reste l'eglise Notre-Dame, construction francaise en briques roses de Toulouse, s'il vous plait. Simple aussi. La poste centrale, a cote, vous rappellera par son interieur des scenes de film. Pour moi, la sortie a vraiment faire a Saigon, c'est le marche de Binh Tay a Cholon, le quartier chinois. Photographiquement tres riche, il vous permettra de decouvrir la vie et l'agitation de ce quartier et accessoirement de faire des emplettes a de tres bon prix.
HO Chi Minh Cholon - marche Binh Tay
Je m'attendais a des temples plus grandioses ou plus coquets et a une ville plus charmante. Il parait qu'au debut on aime pas Ho Chi Minh Ville mais qu'avec le temps on lui trouve plein de qualites. Trois jours, ca n'etait donc pas assez...

Plus de photos d'Ho Chi Minh Ville dans la galerie.

jeudi 4 mars 2010

Anghkor wat else ?

L'orsqu'on visite Anghkor, le plus cher apres le prix du billet d'entree, ce sont les bouteilles d'eau. Je n'ai jamais autant bu dans une journee qu'ici ! Et bonne nouvelle, si vous voulez prendre votre carte de membre au Parti du Peuple Cambodgien, vous pouvez, ils ont des permanences disseminees entres les temples. J'en ai compte quatre. Sam Rainsy, le Parti des Droits de l'Homme et autres FUNICEP, non, mais eux sont bien presents.
Muni de mon pass trois jours, je me balade donc a velo sur les routes goudronnees du petit et du grand tour comme on appelle ici les 2 circuits possibles pour voir les temples principaux. Je croise de temps en temps des panneaux qui veulent freiner mes ardeurs, me demandant de ne pas depasser les 40 km/h. Tant pis, je resterai en mode pepere. Pour faire la visite a bicyclette, il faut etre un grand sportif comme moi sinon vous allez en baver ! Non, en fait, malgre la chaleur, les temples etant generalement espaces que de 3 a 5 kilometres, vous n'avez pas vraiment le temps de fatiguer. Et finalement, ce sont les visites en elle-memes qui sont les plus eprouvantes. Car oui, faire Anghkor, c'est marcher, beaucoup marcher. Enfin, si vous voulez bien prendre le temps de decouvrir tous les coins et recoins. Mais vous en prenez tellement plein les yeux que meme si vous avez l'habitude de prendre votre voiture pour aller acheter votre baguette au coin de la rue, vous saurez trouver la motivation.
Le midi, une petite halte dans les stands de restauration qui font face aux temples, notamment celui du Ta Prohm ou le stand numero 9, vous fera un delicieux riz saute aux legumes et boeuf ou poulet. On mange, on se desaltere, on achete une petite babiole aux enfants qui viennent a votre table mais ont la politesse de ne plus vous solliciter des que votre assiette est servie et on repart !
Je ne vais pas vous enumerer tous les temples les uns apres les autres, juste vous dire qu'outre le fameux Anghkor wat, il faut, a mon avis au moins aller voir Anghkor Thom et ces portes, le Bayon, mon prefere avec ses tetes de Brama toujours souriantes, le Preah Khan et le Ta Prohm. Et quant au lever du soleil sur Anghkor Wat, tres prise, je ne l'ai pas faite l'edifice ayant revetu un joli echaffaudage et des baches vertes, ca n'aurait pas fait de belles images. Je vous mets un petit florilege de photos pour vous donner envie de venir. Du noir et blanc forcement. Pour les accrocs a la couleur, restera mes photos de 2007 a aller chercher dans le menu a droite.
Anghkot Wat
Anghkor - Ta Prohm
Anghkor Cambodge
Anghkor - Bayon

Plus de photos d'Anghkor dans la galerie.

dimanche 28 février 2010

Siem Reap, la porte d'Anghkor

Le temple d’Anghkor etant l’attraction numero un du pays, Siem Reap, la ville la plus proche est forcement tres tournee vers le tourisme et les farangs ( je crois qu’ici on dit barang ) mais pourtant, elle n’a pas perdu completement son identite ni son authenticite qui se manifeste de facon parfois singuliere et inattendue. C’est le cas par exemple avec ces quelques cabanes sur pilottis le long de l’eau aux pieds d’un hotel grand luxe.
Cambodge Sioem Reap maisons bois
Les quais de la riviere Siem Reap sont d’ailleurs tres agreables a parcourir a pieds avec leurs nombreux ponts et donnent a la cite un petit cote buccolique. C’est evidemment mon quartier prefere avec les quelques rues sur la berge faisant face au vieux marche, plus authentique que l’autre rivage. C’est notamment de ce cote que se trouve le Wat Bo, havre de paix et de quietude avec son grand parc arbore et completement delaisse des touristes. C’est le plus vieux temple de la ville et meme s’il n’est pas epoustoufflant, il offre quelques petits details charmants et avec la petite musique traditionnelle d'un cours en train d’etre donne, il etait tres agreable de s’arreter sur un des bancs en pierre du parc, a l’ombre d’un arbre en fleurs et de lire. Une bonne adresse pour se ressourcer.
Wat Bo - Siem Reap
Wat bo Siem Reap
Aller voir le petit artisan qui a reproduit dans son jardin en miniature 3 temples est amusant et permet de le soutenir finacierement mais les pots de fleurs et batons d’enscens gache un peu l’illusion en trahissant groossierement la taille reelle des repliques. Sinon, il y a le fameux, enfin fameux dans les guides, village flottant de Chong Neas. J’avoue que ca me tentait bien d’y aller meme s’il parait qu’il grouille de touristes. Je me fais heller par un chauffeur de motodop et pour une fois, je ne decline pas sa sollicitation. Il m’emmene a une quinzine de kilometres du centre ville. Plus on avance et plus les maisons sont de construction artisanale, le beton faisant place aux planches de bois, les planches aux simples branches droites puis au feuillage de palmier tresse. Rapidement, on est en pleine campagne et la misere du pays se devoile de plus en plus. Arrive a l’embarcaderre sur le Tonle Sap, je me fais tout de suite aborde par le rabatteur d’une compagnie de bateau peu aimable. Il me propose de m’emmener pour 25 dollars ( les guides, le tres officiel Siem Reap Visitor's Guide parlent tous de 10 dollars mais il n'en demordera pas ne baissant son prix que de 5 billets verts ). La balade pour decouvrir le village dure moins de 2h, un peu cher... Je vois ses bateaux qui comptent plus d’une quinzaine de passagers entassee, ce n’est pas tres emballant. Je m’attendais plutot a ce que ce soit les habitants eux-memes qui viennent nous chercher pour nous faire decouvrir leur village et non pas une compagnie dont je decouvre rapidement qu’elle a le monopole sur ce trajet. Un autre employee plus sympathique m’explique que les bateaux sont au gouvernement d’ou ces prix eleves et cette absence d’autre choix de transport. Toujours harcele par le premier qui me crie de loin que si je ne prends pas de billet, je n’ai pas le droit de rester la, agace, je me ressouds a faire demi-tour. Vraiment dommage cette gestion du tourisme agressive et en mode vache a lait, d’autant qu’ici ce sont les habitants du dit village qui sont l’attraction finalement, alors pourquoi ne sont-ils pas associes a ces excursions pour decouvrir leur univers. Quand on sait comment sont reparties les recettes des entrees d’Anghkor, on se dit qu’il y a peut-etre des choses a changer.
Quoiqu’il en soit, Siem Reap souvent simple dortoir et restaurant aux touristes venus visites Anghkor pourtant la ville a un certain charme. Accordez lui un peu de temps si vous le pouvez....

vendredi 26 février 2010

Mariage a Battambang

Je commence par rassurer ma mere, le mariage en question n’est pas le mien.
Au Cambodge, vous pouver crier haut et fort que vous allez fumer Alain Delon, il ne portera pas plainte contre vous pour menace de mort. Et comme il le dirait lui-meme "Alain Delon est une star en Asie", mais c’est surtout une marque de cigarettes. A taste of France comme dit la pub.
Six heures de bus en mode sauna, assis a l'arriere sur le moteur avec une climatisation defectueuse dans cette partie du vehicule et me voila a Battambang au nord est du Tonle Sap. En sueur mais arrive. Nous sommes le soir, le soleil se fait de plus en plus discret et j'arrive dans une ville dont 90 % des commerces s'eclairent a la bougie. Seuls les grands hotels, les rares restaurants, les coiffeurs ( et heureusement ) et les boutiques internet semlent jouir du courant. Apparemment il y a une panne. La cite a un cote fantomatique.
Meme le jour ou le soir avec l'electricite, Battambang n'a pas le charme d'une Kampot ou d'une Kep mais elle est le point de depart d'une croisiere longue mais jolie vers Siem Reap et d'excursions vers des temples interessants dont le Wat Suphomphon. Je m'y rends a l'arriere de la moto d'une Cambodgienne rencontree dans le bus et avec qui j'arrive tant bien que mal mais etonnament pas si mal a parler en Thailandais. Elle ne connait pas la langue de Shakespeare ni celle de Moliere. Encore une fille qui n'aime pas le theatre ! Les 18 km pour s'y rendre se font en quasie totalite sur un chemin cabosse puis une piste de terre a avaler la pousiere des voitures et camions qui nous depassent. Enfin, non car elle a eu la bonne idee apres quelques kilometres de nous acheter des masques. Nous voila deux chirurgiens a la conquete du temple perche sur une montagne. L'ascension se fait a pieds avec plusieurs petits sanctuaires en route ou prier et reprendre son souffle. Une ballade bien agreable. Au sommet des singes assez agites que les habitants repoussent au lance-pierres et un temple somme toute assez banal par rapport a ceux que j'ai deja rencontree mais une vue imprenable sur la campagne environnante.
temple battambang cambodge
campagne Battambang
Le lendemain, ma guide de la veille m'emmene au mariage d'amis. La cermonie est tres figee et generalement orchestree par le photographe ! Tout commence par une procession des filles et garcons d'honneur suivies des femmes habillees en robe traditionnelle portant des coupes avec des offrandes. Des fruits et des gateaux. Et moi au milieu. Au debut, je n'avais pas realise etre le seule male a l'exception des garcons d'honneur. Mais je me suis mis ou on m'a dit d'aller, je crois qu'ils avaient envie de me faire participer. Nous rentrons dans le chapiteau. Chacun de nous recois une petite enveloppe avec un peu d'argent, une somme symbolique et s'assoit. Deux petites filles en habits dores passent avec des paniers dans lesquels nous deposons un peu du contenu de nos soucoupes. Suivent de tres pres, une chanteuse et une chanteur qui accompagnent leur chant de pas de danse simples et lents. Un long discours du maitre de ceremonie pendant lequel tout le monde semble s'ennuyer sur sa chaise, puis, c'est le mariage a proprement parle. Les deux epoux se tiennent face a face, entroures des garcons et filles d'honneur. Chacun positionnes au centimetre pres par le photographe de la ceremonie. La femme passe un colier de fleurs blanches autour du cou du mari et reciproquement toujours dans un geste arrete pour l'immortaliser d'un cliche. Une scene qui pour moi illustre bien l'expression passer la corde au cou. Les maries remontent l'allee centrale en remerciant les invites de leur presence par une inclinaison du buste, les maintes accolees. Puis on jette sur leurs tetes des petites fleurs blanches. Et tout le monde se precipitent a table. La musique ambiante est si forte que personne ne peut vraiment discuter. J'avoue que je suis etonne. Je m'attendais a quelque chose de plus festif. Ne me demandez pas de photos, j'avais juste compris qu'on allait manger et passer chercher une amie donc je n'avais pas mon appareil photo. Ben, oui je sais pas dire mariage en thailandais.
Pour finir, j'invite ma nouvelle amie Cambodgienne a diner au Khmer Delight, un excellent restaurant de Battambang dont les descriptions des plats sur plusieurs lignes font saliver sans que vous ne soyez decus une fois servi. Reste plus qu'a aller a Siem Reap et visiter Anghkor. Il serait temps !

mercredi 24 février 2010

Un petit tour a Phnom Penh

Ici, c’est extraordinaire, les scooters roulent au Pepsi ou Fanta. Votre jauge vous annonce une panne seche prochaine, vous vous arretez au bord de la route, demandez au marchand du carburant et il vous vide le contenu d’une bouteille en verre frappe du logo des sodas americains dans le reservoir. Et c’est reparti. A mon avis y a un truc, mais lequel.... A Phnom Penh, le touriste est guette sans relache par les chauffeurs de motodops et tuk-tuk qui essaient de gagner quelques dollars. Et ils sont tres tres tres nombreux ! La ville comme toutes les capitales est bruyante, a une densite de circulaiton incroyablement importante et tres peu de feux de circulation. Il faut de la patience ou de l’inconscience, selon votre temperamment, pour traverser une rue. La capitale khmere ne m’a, je dois dire, pas vraiment charme, au contraire. Le contraste avec Kep petite bourgade calme et apaisante explique probablement en partie ce desamour. Le quartier le plus agreable est celui du quai Sissowath avec non loin en enfilade, le musee national, le grand palais et la pagode d’argent qui sont les monuments a voir a Phnom Penh.
Phnom Penh - musee national
Mais il est vrai que si vous venez de Bangkok, ils feront pale figure devant le grand Palais et le Wat Phra Keo et vous decevrons probablement. D’autant plus que le parcours du visteur est balise par des panneaux le repoussant ou lui interdissant de revenir sur ses pas. Ajoutez a cela l’interdiction de photographier les interieurs des monuments et une pagode d’argent dont l’attrait pricipal, a savoir le sol de dalles d’argent grave de fleurs de lys, ( la France est passe par la ) se fait timide. Seul un metre carre est visible, le reste est recouvert de grands tapis. Et pour couronner le tout, su la partie visible par endroits, les joints ont ete recouvert de scotch ! Bref, une visite assez frustrante au final. Je n’ai par ailleurs finalement pas voulu me rendre dans les lieux de memoire des exactions khmeres rouges. Un choix peut-etre un peu lache, j’avoue... Des que vous en aurez marre du brouhaha de la ville et des interpellations tous les 3 metres pour vous proposer de vous vehiculer, vous pourrez vous echapper sur l’ile de Koh Dach ou ile de la soie. On passe en quelques dizaines de metres de la ville la plus bruyante et grouillante du pays a la camagne totale. Chemins de terre, pas de voitures, des velos, quelques scooters, des maisons surelevees en bois qui pour beaucoup abritent en dessous d’elles un metiers a tisser la soie. D’ou la nom de l’ile. Par contre, le chemin vers le ferry qui fait la traversee est un peu dissimule, il faut connaitre. Un tuk-tuk vous sera quasiment indispensabe pour vous y rendre.
Cambodge ile de la soie
Et le soir, a Phnom Penh, le touriste est toujours guette malgre un eclairage public souvent minimaliste, la circulation ne s’apaise toujours pas. Dans les rues fermees a la circulation qui se croisent le long du grand palais et du musee national, les habitants jouent au foot avec une balle en osier ou au badminton. Phnom Penh ne m’aura pas donner un petit gout de reviens-y mais peut-etre que je ne lui ai pas laisse sa chance. Toujours estil que me voila parti vers le nord a la conquete des temples d’Anghkor.

Plus de photos de Phnom Penh dans la galerie.

mardi 16 février 2010

J'ai les pieds a Kampot

Et le reste du corps aussi ! Passe le choc du a l'etat de delabrement de la ville, on se laisse rapidement gagner par l'enthousiasme et la vie de la population et on se surprend a se sentir bien, tres bien dans ce decor.
La richesse de Kampot, ce sont vraiment ses habitants qui vous saluent d'un sourire parfois accompagne d'un hello sans arriere-pensee. Et les enfants qui jouent, parcourent les rues, rarement goudronnees, sur des velos souvent trop grands pour eux. Ils aimemt voir les touristes et les saluer en Anglais, leur faisant un geste de la main. Ils ne reclament rien. Un salut en retour suffit a leur bonheur. Et il y a aussi ces femmes vetues de tuniques deux pieces aux motifs fleuris ou enfantins qui chez nous feraient office de pyjamas mais qu'elles portent le jour. Si bien que la nuit venue, on a un peu l'impression de croiser des somnambules. Et c'est vrai que l'on sent le passe lourd de la cite et sa pauvrete mais pour une fois, je crois que comme touriste, on contribue au relevement de la ville.
Kampot velo
Kampot - cambodge rue
A Kampot meme, il n'y a rien a visiter, les lieux qui affolent les declencheurs des etrangers sont en dehors de la ville. Le plus prise: le parc du Bokor. Je m'y rends donc en minibus bonde ( 15 personnes ). Avec moi le sosie de Thierry Roland de profil et celui d'Henri Chapier par une nuit de brouillard. Nous avons de la chance durant les trois jours du Nouvel An chinois, les vehicules sont autorises a monter jusqu'au sommet. La route est en train d'etre faite mais seuls les premiers hectometres sont goudronnes, le reste est un chemin caillouteux et accidente. Il ne faut pas avoir le mal de mer tant ca secoue ni le mal de l'air tant le minivan fait parfois des sauts de cabri. La visite du casino abandonne avec son cote fantomatique me donne des envies de seances photo a ma sauce mais personne parmi mes compagnons de voyage n'est partant. Tant pis. Je me console en regardant la superbe vue sur le golfe de Siam.
Cambodge - Bokor
Cambodge - Bokor casino
Bokor Cambodge casino abandonne
Les Cambodgiens profitant que la route soit ouverte se sont rendus en masse au sommet. En famille, ils se sont entasses sur leurs motos ou dans leurs pickups pour venir pique-niquer la. Et il ya foule. En bas du casino, un reste de ville abandonnee aussi et une eglise et encore plus loin un temple bouddhiste simple dont le charme est surtout du son emplacement. On a deux heures de libre, je fais le tour du proprietaire.
Pour finir la journee, l'agence nous propose un tour en bateau sur la riviere et jusqu'a la mer avec retour au soleil couchant. Prochain arret: Kep.


Plus de photos de Kampot dans la galerie.
P.S: mon ordinateur portable a rendu l'ame, paix a elle, mes publications seront donc plus chaotiques surtout au niveau des photos et plus bourrees de faute de frappe qu'avant. Toutes mes excuses.

dimanche 14 février 2010

Sihanoukville, plage tranquille

A peine arrive au Cambodge que deja je me fais questionner en regle pas une jeune femme qui prend la liberte de s'asseoir en face de moi a la terrasse du petit restaurant face a la mer où je me suis arrete dîner. Outre les sempiternelles questions sur mon patronyme et mon pays d'origine, elle voudra savoir combien de temps je pense rester et tres rapidement pourquoi, je suis seul, si j'ai une girlfriend, ce a quoi je reponds par l'affirmative. Deux questions de plus et la voila repartie non sans me proposer de venir la voir sur cette plage si j'avais besoin d'un massage. Sont accueillants les gens quand meme !
Ne cherchez pas a Sihanoukville des monuments a visiter a part deux temples assez recents, il n'y a rien a voir. Vous connaissez ma curiosite pour ces edifices, je me suis donc quand meme rendu a l'un d'entre eux le Wat Utynieng. Il melange un style que je connais bien pour l'avoir maintes fois croise en Thailande et des elements khmers.
Sihanoukville temple khmer
Sihanoukville wat Krom
Un bonze vient a ma rencntre et entame la conversation. Il m'explique notamment que les moines travaillent a transformer le chemin de terre qui passe a côte du temple en vraie route. Un travail harassant. "Tiens c'est la DDE en fait les bonzes, ils ont deja les tenues oranges en meme temps", me dis-je. Et il faut dire que le materiel dont ils disposent pour ce travail est assez rudimentaire. En fait, ils pavent d'abord la chaussee de pierres et cailloux ramasses sur le chemin et ensuite les recouvrent de ciment pour obtenir une surface plane. Il se relaient toutes les deux heures et s'arretent completement entre midi et deux heures quand le soleil tape trop fort. Le moine m'explique egalement qu'il etudie l'anglais et donne des cours de bouddhisme aux enfants.
Sihanoukville bonze travaux
Comme j'en ai l'habitude, je me lance dans plusieurs grandes marches, l'une vers le port puis de la vers la ville et l'autre le long de la mer sur la plage sautant de rocher en rocher sur une partie du parcours. Et c'est incroyable le nombres d'amis que je peux avoir sur les routes ici ! C'est mieux que Facebook ! Le probleme c'est que je me souviens pas d'eux, pourtant tous m'interpellent d'un "Hello, my friend". Ici, pas de moto-taxis avec de jolies vestes colorees, bleues, oranges ou vertes et un numero, non, ici tout le monde semblent s'improviser chauffeur de moto-taxi. Pour peu qu'ils voyagent seuls sur leur deux roues, ils vous proposeront de vous embarquer avec eux. Il existe aussi des simili tuk-tuk mais pas de taxis.
Ce qui attire les touristes a Sihanoukville, c'est evidemment le bord de mer et les prix bas. Personnellement, j'aurais fait escale a Victory Beach, pas une plage d'un charme fou surtout quand on vient de Thailande mais un lieu sympathique avec un peu d'animation. Serepidity beach plus a l'ouest est plus coquette et plus fournie en guesthouses. Entre les deux Sokha beach plus calme. Mais s'asseoir sur la moto d'un de vos amis et s'y rendre pour y passer l'apres-midi peut valoir le coup si vous acceptez de vous passer du confort des chaises longues avec matelas et boissons servies sur un plateau moyennant finance de sa voisine victorieuse. Il est agreable de flaner dans les deux rues animees de Victory Hill le soir, quelques bars sympathiques, un restaurant indien delicieux le Maradja et peut-etre de se poser pour un verre, regarder le foot anglais ou jouer au billard. On sent en passant par la regulierement des effluves de marijuana. Du côte de la plage par contre a ma grande surprise, une fois la nuit tombee, c'est tres calme et a 20h, les bars ont quasi tous plie bagages. Dommage, j'aurais prefere siroter un cocktail en regardant la mer et la petite jetee illuminee d'une rangee de lampadaires styles plutôt qu'en ayant vue sur un mur defraîchi, une rue de terre bosselee et son flot de passants ou un ecran de tele.
Sihanoukville by night
Mes premiers contacts avec la nourriture khmers sont par contre encourageants, que ce soit le boeuf loc lac ou le poulet Amlok, les deux sont tres savoureux et peu voire pas epice pour le premier. On verra si tous mes essais culinaires me laisseront avec le meme enthousiasme. Demain, depart pour Kampot. Oui, j'oubliais hier c'etait le reveillon du Nouvel An Chinois et cette fois-ci, c'est lui qui m'a rate ! Je me suis renseigne aupres du personnel de mon hotel pour savoir ou aurait lieu les festivites, la reponse en resume fut "chez les gens". Apparemment, au Cambodge ou a Sihanoukville en totu cas, ca se fete en famille, pas de defile, de compte a rebours sur la place publique, rien meme s'il y a eu sur le port un rapide feu d'artifices. Dommage. A Bangkok dans le quartier chinois, je suis sûr que la fete devait etre eblouissante et le sera encore car la fete dire trois jours.

Les photos de Sihanoukville sont dans la galerie.

samedi 13 février 2010

Et la Thailande passe a la Trat

Je ne sais pas vraiment quel est ce lien qui s'est tisse entre moi et la Thailande mais j'avoue que j'ai eu du mal a en partir. Heureusement que je n'ai pas le choix car sinon je crois que je serai encore a Chiang Mai a visiter temple sur temple. L'operation passage au Cambodge passe donc pour moi par Trat au sud-est de Bangkok, non loin de la frontiere.
Pour la premiere fois depuis que je prends les transports thais, je suis parti certes en retard mais arrive en avance. 30 minutes plus tôt que l'horaire annoncee. Apparemment, les mouvements vers cette partie du pays ne sont pas tres importants, le bus deja qu'au deux tiers plein a son depart s'est retrouve avec moins d'une dizaine de passagers, une fois a destination. Et au terminal des bus, personne pour se jeter sur vous, les rares personnes qui vous abordent veulent vous embarquer pour Koh Chang, ile proche tres appreciee des touristes. J'explique que je veux aller dans la city et finis par me retrouver seul a l'arriere d'un taxi collectif qui a bien voulu s'occuper de moi. Prochain arret: Pop Guesthouse où je prends un bungalow avec clim. Je pars explorer la ville a pieds, m'arrete manger dans un bui-bui ou j'utilise mes rudiments de thai pour me faire comprendre et commander un plat de riz avec du poulet et force de constater que la ville n'a pas beaucoup de charmes a offrir. De toutes facon, je m'en vais des le lendemain pour passer la frontiere au point de passage Hat Lek. J'aurais quand meme pris le temps d'acheter la fameuse huile jaune, la aussi acquise apres une jolie phrase en langue locale : "phom tong kan nam man luang" dans la premiere pharmacie trouvee et de faire un petit tour dans le marche de nuit.
Le lendemain, rendez-vous devant la guesthouse a 9h, un couple canadien a reserve le meme voyage que moi a savoir passage de la frontiere et trajet en bus jusqu'a Sianhoukville. Au terminal des bus, un minivan nous pend en charge. La conduite du chauffeur est sportive surtout dans sa gestion des depassements. On se croirait dans un jeu video. A la frontiere, premiere etape, se faire tamponner le passeport pour valider la sortie de Thailande puis on passe un no man's land d'une soixantaine de metres avant de passer aux bureaux de l'immigration cambodgien. Pas de contrôle de nos bagages mais une prise de temperature par pistolet electronique braque sur notre front pour s'assurer que nous n'avons pas de fievre et donc pas la grippe A. 36, 7°C, ouf car j'avoue que je me demande ce qu'ils font des fievreux. Aide par des cambodgiens qui reclameront bien evidemment un pourboire mais nous font gagner beaucoup de temps, nous remplissons les formulaires et obtenons contre 1200 bahts et une photo de notre bobine, le precieux sesame. Duree autorisee: 30 jours.
La compagnie de bus nous a envoye un chauffeur qui dans sa voiture nous amenera du poste de frontiere a la station de bus en ville. La premiere chose qui me permet d'etre sûr qu'on a change de pays est que la conduite est repasse a droite. Ma valise a du mal a trouve une place dans la soute deja occupee par... un scooter ! Le bus n'est pas dans le meilleur des etats pour preuve la porte arriere s'ouvre en route et se referme a chaque fois que la chaussee grimpe un peu. La route est bonne mais tres sinueuse. Elle se fraye un passage dans les montagnes et a travers la campagne. L'allure est lente. Force de constater que le pays semble bien plus pauvre que son voisin. Je m'amuse de voir que nous croisons plus de permanences du parti du peuple que d'ecoles. Nous nous arretons apres un pont dans un petit resto routier. ne vous imaginez pas une station service avec un Courte-paille ou un truc dans le genre c'est plus une grande cabane de bois avec des petits cabanons alignes où se trouvent les toilettes un peu a l'arriere du premier batiment. Nous devons changer de bus. Le nouveau est etonnant. A l'interieur les sieges rappellent les fauteuils de bureau confortables en cuir des annees 50. Il n'y a d'ailleurs que 3 sieges par rangees. Et dans celui-ci la climatisation fonctionne. Arrivee a Sianhoukville. Avec une heure et demi de retard. Un moto-taxi m'emmene jusqu'a mon complexe de bungalow sur Victory Beach pour un dollar. Oui, ici le billet vert est roi en tout cas dans les zones touristiques. Vous payez en dollars, on vous rend la monnaie en melangeant dollars et riels, la monnaie locale.
Apres quelques jours ici, voici comment j'imagine mon parcours en territoire khmer: Kampot et visite de la region, notamment de la station de Bokor, puis Phnom penh, Battambang, trajet en bateau jusque Siem Reap et les temples d'Angkor, redescente vers Phnom Penh de l'autre côte du Tonle Sap et passage au Vietnam; mais encore une fois, voila la therie, on verra en pratique. Affaire a suivre...

mercredi 10 février 2010

Chiang Mai, dites-le avec des fleurs

Je vous avais dit que je retournerai a Chiang Mai et bien, je tiens mes promesses, m'y revoila ! Souvenez-vous en en 2012. Mais qu'est-ce que je raconte-moi, je ne vais pas me presenter aux presidentielles. Quoique... Pourquoi, je suis monte la-haut ? Pour aller a Chiang Rai et passer au Laos direction Luang Prabang. Je change d'adresse, la guesthouse de la derniere fois ne me paraissant pas la meilleure option du coin et j'elis domicile au Sumit Hotel qui offre depuis le couloir de ses etages les plus hauts une vue sur les montagnes et le Doi Suthep et propose la meme prestation pour 150 bahts de moins.
Deleste de ma partenaire de la derniere fois pas trop fan de la deambulation et dont la Toyota qui n'a pas encore ete rappelee par ses geniteurs avait ete bien pratique pour le marathon de visites de temples dans lequel nous nous etions lance, je pars a l'assaut des rues en mode pieton-flโneur. Je retrouve vite mes marques. Il faut dire qu'avec son centre entoure de fortifications plus ou moins ecroulees et d'un carre de douves, il est assez facile de se reperer a Chiang Mai. Et l'eau des douves est tres riches en poissons et en ecoliers. Oui, je vous assure, j'en ai vu un se baigner dedans avant de se secher et de reenffoucher son velo. J'entre dans les quelques temples que je croise histoire d'augmenter ma consommation moyenne de wats par heure faisant de Chiang Mai la ville o๙ j'aurais visite le plus d'edifices religieux.
temple Chiang Mai
Et le soir, j'arrive sur la place Phrae qui accueille de nombreux stands et marchands et une scene avec un groupe d'ecoliers qui jouent des morceaux traditionnels au rythme assez monotone, je dois dire. Ils semblent d'ailleurs eux-meme un peu endormis par leur musique. C'est la fete des fleurs. La plus importante de l'annee dans la "capitale du Nord". Et moi, j'y suis justement, si c'est pas de l'organisation ca ! Franchement, on sent la preparation, le serieux, les heures a epluche les guides et surtout le gros coup de chance en fait. Bon, c'est vrai, comme ca, les partitions jouees ne me semblent pas avoir beaucoup de rapport avec les fleurs et s'il y a quelques marchands de plantes, la plupart proposent textiles ou nourriture. Mais bon. Apres la musique place a la danse. Toujours des ecoles et quasiment que des filles. Tres jeunes. De l'ecole maternelle a la primaire. Si tu approches la puberte, tu es privee de choregraphie ! C'est vrai que c'est mignon d'autant qu'elles ont de jolies costumes, sont maquillees et pomponnees mais ca fait un peu bizarre de voir ses toutes jeunes gamines se tremousser maladroitement. Elles ont l'air contentes de se donner en spectacle donc tout va bien. Et les parents sont comme des fous a filmer ou photographier leur progeniture. Toujours pas tellement de rapport avec les fleurs dans les numeros qui se succedent.
Chiang Mai fete des fleurs
Chiang Mai fete des fleurs danse
Le flower festival dure 3 jours. C'est toujours en fevrier, pour le reste, les dates varient tous les ans. J'ai rate la premiere journee et l'election de miss jeune fille en fleur, enfin mise fete des fleurs, quoi. Mais j'ai vu le spectacle du 2e soir et pourrai profiter le lendemain de l'immense marche. Il couvre un quart du contour du centre historique et propose toutes sortes de choses comestibles et buvables. Je me suis laisse tenter par un peu tout. Des pad thai, du proc grille, des glaces, des gauffres, un fruit slovaque, euh non un fruit shake ( c'est pareil, c'est le pays juste a c๔te ) et a chaque fois, je les aurai echanges contre un piece de 10 bahts. Et puis aux abords du parc, j'ai trouve les chars fleuris, delaisses de leurs passagers, au repos. Je me disais aussi qu'un tel festival devait avoir un cortege de chars decores de fleurs. Et c'est la que j'ai eu la revelation. Ce charme indicible que je semble avoir ici et cette comparaison a Harry Potter, en fait le roi aussi ressemble au jeune sorcier, je l'ai compris en regardant ce char.
Chiang Mai flower festival
Le marche continue dans les allees du parc avec des stands plus ludiques: jeux de flechettes, si tu eclates 7 ballons avec 7 flechettes tu repars avec une grande peluche sinon avec une sucette, j'aurai eu la sucrerie, jeux de massacres, maneges, jeux de peche de vrais poissons, tombola... Et sous les arbres, des masseuses. Tarif: 60 bahts les 30 minutes. Je choisis une demi-heure de foot massage et une demi-heure de back and arm massage. Et franchement, a l'ombre d'un arbre dans un joli parc avec de la musique thai en fond sonore a se faire masser, c'est le pied !
Vers 17h, je vais dans la Sunday Walking Street car oui, on est dimanche et cette fois-ci, c'est pas un coup de bol, c'est calcule. Meme que c'est a deux pas de mon h๔tel. Encore un marche qui s'improvise dans les rues et qui grossit au fur et a mesure que le soleil se fait discret. Et chaque temple presents sur le parcours ouvre ses portes et se transforme en grand food center o๙ de nombreux marchands proposent des plats thais mais aussi indiens, des sushis, des gauffres ect... Je m'arrete une premiere fois deguster un plat de macaronis au poulet et tomates assis sur une table en pierre faisant face au chedi puis achete mon dessert dans le temple voisin: des tranches de banane frites. Je remonte les rues devenues pietonnes pour l'occasion et me retrouve devant le Wat Chedi Luang. "Tiens, je l'ai pas fait encore celui-la !" Devant se trouve un edifice assez classique et relativement recent qui cache le grand et vieux chedi de pierre avec ses statues d'elephants et sur trois de ses faces des lucarnes avec des statues de bouddhas dorees. En ressortant, on arrive pres d'un espace o๙ vous pouvez venir discuter avec les bonzes et leur poser toutes les questions que vous voulez. Ils sont contents de pratiquer l'anglais et de vous faire decouvrir leur religion et leur vie. Bon, il n'y aura pas de moine disponible pour moi, malheureusement. J'aurais du reserver ! Du coup, je ne sais toujours pas s'ils doivent faire voeu de chastete ou pas. Je repars dans le marche et mets un peu de temps a realiser que tout le monde s'est fige sauf quelques farangs distraits comme moi. Non, ce n'est pas un 1,2,3 soleil geant, c'est juste que dans les hauts-parleurs l'hymne national ou l'hymne royal, je ne sais pas exactement, est diffuse.
Chiang Mai Sunday Walking Street
Un petit encas plus tard, j'ai un petit coup de blues. Mon visa expire dans quelques jours et je ne veux pas partir. J'aime la Thailande et ces deux jours a Chiang Mai c'est justement tout ce que j'adore dans la vie ici. A tel point que je suis entre dans une agence de voyage pour savoir s'il y avait moyen de faire prolonger son visa ici. Mais non, ca ne se fait qu'a Bangkok. J'avoue que cette envie presque viscerale de rester m'etonne d'autant que ca fait presque trois mois que je suis chez les siamois.
Je quitte Chiang Mai demain. Pas pour Chiang Rai. Finalement, j'abandonne l'idee d'aller au Laos. J'avais deja eu des recits peu encourageants sur le periple jusqu'a Luang Prabang cauchemardesque selon plusieurs sources dont encore une hier et l'option que j'avais choisie impliquant de prendre une liaison en avion une fois la premiere grande ville du Laos atteinte n'est plus valable, cette ligne n'existe plus. Lire les mises en garde du guide du Routard sur le pays, grave erreur, a acheve de me dissuader de me lancer dans cette aventure. Je reprends mes plans initiaux et vais au Cambodge. Demain direction Bangkok puis Trat et je passe au Cambodge. Y a que les imbeciles qui changent pas d'avis. Bon d'accord, j'ai change deux fois d'avis pour finalement reprendre celui que j'avais au depart et aller au Cambodge, je ne sais pas si ca fait de moins quelqu'un de doublement intelligent ou doublement imbecile. J'attends vos votes...
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