Allons Ă  Bang Saphan

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Suite Ă  l’excellent massage des pieds et surtout le petit snack cacahuĂštes caramĂ©lisĂ©es au sĂ©same et banane qui accompagnait le thĂ© que vous offre traditionnellement la plupart des salons de massage, enfin si vous avez demandĂ© un massage traditionnel lui aussi, j’avais envie de rester une journĂ©e de plus Ă  Hua Hin et prĂ©vu d’aller d’un coup de songthaew vert Ă  Khao Thakiab. C’est un coin que j’aime bien. Je descends tout guilleret Ă  l’accueil de ma guesthouse et propose de payer la nuit Ă  venir. « Already have booking ». Mince me voilĂ  Ă  la rue. J’avoue, j’avais un peu prĂ©vu le coup et dĂ©cidĂ© que ce serait la disponibilitĂ© de ma chambre qui dĂ©ciderait de la suite de mon voyage en ThaĂŻlande. Bang Saphan Yai Ă©tant ma prochaine destination prĂ©vue, je vais donc y aller dĂ©s aujourd’hui. Coup d’Ɠil aux horaires des trains, il y en a un dans 20 minutes, j’ai pas fait ma valise, il faut 10 minutes pour aller Ă  la gare Ă  pieds, je suis large ! Je prends mon temps, discute un peu. Pas de panique, les stressĂ©s, en ThaĂŻlande, les trains sont toujours en retard, celui-ci vient de Bangkok, je lui pronostique environ un heure de retard. Et je joue gros sur ce pari car le suivant est Ă  17h. Et ben au final, il aura eu 1h20 de retard. Large, je vous dis !
ArrivĂ© sur le quai de Bang Saphan Yai aprĂšs plus de 3 heures de tchoutchou, je ne m’embĂȘte pas et demande Ă  un moto-taxi de me trouver un bungalow sur la plage pour un bon prix. Course 100 bahts, chambre 250 bahts Ă  28 pas de la plage (j’ai comptĂ©). Le coin est calme, la ville est Ă  5 kilomĂštres et ici des bungalows, un hĂŽtel de luxe, un bar-laverie-salon de massage-cafĂ© internet-restaurant et du sable brun devant une mer gentiment agitĂ©e qui le remue. Les visages pĂąles autour parlent tous Allemand, mĂȘme certaines ThaĂŻes baragouinent du Goethe.  C’est dans l’hĂŽtel de luxe Ă  5000 THB la nuit Ă  cĂŽtĂ© que ça cause quasiment exclusivement la France. Bien oui, on est le seul pays oĂč y a pas la crise,  c’est Flamby qui l’a dit, on peut se le permettre. Mais je reste avec les germains question de budget. AprĂšs avoir mangĂ© au Why not Bar, des beignets de crevettes et un plat de bƓuf sautĂ© attendu plus de 45 minutes, oui, c’est pas un fast food et puis bon, ils sont pas Ă©touffĂ©s par la concurrence, ça doit jouer. Je me balade un peu mais c’est calme. Au Coral Hotel, le repaire de mes compatriotes un groupe chante pour des clients Ă  peine plus nombreux que lui, plus loin un restaurant et ensuite le noir, le calme
 On doit s’ennuyer vite ici quand mĂȘme, loin de la ville avec si peu d’animation

Le lendemain, les choses sĂ©rieuses commencent, Je veux aller explorer le coin et j’ai besoin d’un vĂ©lo. L’Ă©tablissement oĂč je suis n’en a pas, il me conseille le Lola Bungalows mais pas de bicyclette non plus. C’est finalement un peu par hasard que la propriĂ©taire de la GK Guesthouse me dit bonjour sur mon passage. Je lui pose la question Ă  tout hasard. Et vous savez ce qu’on dit du hasard, il paraĂźt qu’il fait bien les choses. Et c’est vrai ! Me voilĂ  avec un vĂ©lo et en plus le droit de venir quand bon me semble utiliser le WIFI de la guesthouse mĂȘme si je n’y dors pas. Reste plus qu’Ă  trouver comment aller au Wat Khao Tham Marong rĂ©putĂ© pour sa grotte. Je m’aventure d’abord sur le petit sentier qui mĂšne Ă  une premiĂšre grotte avant de me retrouver dans la grande caverne de plusieurs chambres avec de jolies guirlandes de chauve-souris qui de temps en temps volent au-dessus de ma tĂȘte. A gauche un bouddha couchĂ© et un alignement d’autres statues. Je glisse un billet de 20 bahts dans l’urne des dons et me recueille quelques minutes. Il n’y a que moi dans la grotte. Enfin moi et quelques dizaines de petits Batmans. Un petit tour par la ville, puis Ramphuang Beach oĂč je m’arrĂȘte manger  au Dulay CafĂ© ouvert mais qui m’ignore complĂštement donc je finis par partir et trouver un restaurant au dĂ©cor mon classieux mais Ă  l’accueil plus chaleureux. Je passe Ă  cĂŽtĂ© des mangroves, traverse le pont et vais vers Bo Thong Lang. J’ai entendu parlĂ© d’une jolie crique dans ce village de pĂȘcheur. J’arrive d’abord sur une plage oĂč trois pĂȘcheurs relĂšvent leurs filets, un endroit assez joli mais pas propre propre. Plus loin se trouve un temple au bord de la plage. Deux moines sont allongĂ©s dans des transats, il faut dire c’est l’heure de la sieste. Et juste Ă  cĂŽtĂ© la fameuse crique. C’est vrai que ça a bien plus de charme que les autres plages. Je me jette Ă  l’eau mais rapidement je constate qu’il n’y a pas que des baigneurs qui flottent Ă  la surface. Il y a aussi quelques bouteilles et sacs plastiques. Du coup, j’Ă©courte un peu ma baignade. Vraiment dommage !

plage hua-hin

plage hua-hin

plage hua-hin

plage hua-hin

plage hua-hin

Une grande boucle Ă  vĂ©lo plus tard en passant par le grand port de marchandises, le village de pĂȘcheurs de Ao Yang, devant le cafĂ© Dulay qui semble avoir acceptĂ© enfin de s’occuper de ses clients, un cul de sac, une descente impressionnate et quelques mĂštres sur le chemin chaotique qui longe le plage me revoilĂ  Ă  mon bungalows. La nuit s’est cassĂ©e la binette enfin elle est tombĂ©e. Je sors pour manger. C’est encore plus dĂ©sert que la veille. MĂȘme le Why not bar est fermĂ©. Le I-Talay,  restaurant plus loin, fermĂ©, le restaurant du Coral Resort, trop cher… C’est une fĂȘte bouddhiste m’explique le rĂ©ceptionniste. Je finis par trouver de quoi me sustenter au Coco Resort un peu plus loin, c’est avec le Coral Resort, le seul endroit de Suan Luang Beach ouvert oĂč l’on peut manger ce soir. Et il y a du monde ! Je rencontre une argentine qui n’a d’autre choix que de s’asseoir en face de moi, forte affluence oblige. Je lui file mes quelques bons plans de la journĂ©e notamment oĂč louer un vĂ©lo et comment aller Ă  la petite crique aux bouteilles qui flottent.
Le lendemain matin, je peux faire la grĂące matinĂ©e, mon train est relativement tard et sera probablement en retard. Je me pique une tĂȘte dans l’eau. Je retrouve mon Argentine qui vient eptit dĂ©jeuner ici, le Lola Bungalows voisin n’a pas de restaurant. Pas de vĂ©lo, pas de resto, y a rien chez Lola ! 😉 RetĂȘte dans la mer. Repas de midi au restaurant de mon resort. On y mange trĂšs trĂšs bien ! Pour ceux que ça intĂ©ressent c’est le Roy Tawan House. En dessert, je commande un moto-taxi pour la gare. Mon billet pour Chumphon en poche (20 baths pour 2h de trajet), je vais dĂ©guster une part de gĂąteau Ă  la Sweet Home Bakery un peu aprĂšs le Rama Inn. Et hop retour Ă  la gare. Prochain arrĂȘt, Chumphon…


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