Mae Hong Son mais y a person qui y répond

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Oui, je suis dans une phase titres qui font allusion très maladroitement à  des chansons. Décidé à  finir la route de la mort qui vire, survire et revire, je me présente à  la station de bus de Paï à  11h comme le guichetier m’avait dit. En fait, s’il n’avait pas voulu me vendre de place dans ses minivans la veille et m’avait demandé de venir ce matin, c’est pas qu’il ne les vendait pas à  l’avance comme je croyais mais que tous ces véhicules du jour étaient pleins et qu’à  11h c’est le bus local qui passe. Pris d’assaut par tous les pauvrets que les minivans n’ont pas voulu embarquer, il est littéralement bondé mais je réussis à  trouver une place assise, ce qui ne sera pas le cas d’une dizaine d’autres personnes. Les virages sont bien plus supportables dans ce bus rouge qui un peu comme moi à  vélo l’avant-veille est en surrégime dans les montées ou il fait presque du surplace. Du coup, pas de repas rendu avant la fin de la digestion.
Le terminal des bus de Mae Hong Son est tellement vide qu’on se demande presque s’il est ouvert. Il faut dire qu’il n’y a que peu d’arrivées et départs par jour et qu’il est du coup surdimensionné (son aéroport aussi mais j’y reviendrai). Installé dans un petit bungalows en face du lac, je suis idéalement placé pour aller voir les deux temples non-perchés les plus emblématiques de la ville et sa Walking Street, son marché de nuit, quoi, dans une rue qui donne sur le lac et continue sur une partie du bord de ce dernier. Après un tour des temples ou je découvre un étonnant bouddha de plusieurs mètres de haut en osier, je dîne donc assis en tailleur devant une petite table basse face au lac ou se reflètent le Wat Chong Kham et le Wat Chong Klang illuminés. Et hop au dodo.

Mae Hong Son

Le lendemain matin, mon objectif c’est le Wat Doi Kong Mu perché sur sa montagne. Un petit tour dans son homologue installé au pied de la colline, le temps de me faire accueillir pas des chiens pas très amicaux, j’entame l’ascension par le chemin qui serpente sur la colline et alterne marches et sol plat mais montant. Et le voilà  avec son chedi blanc qui se tient devant moi. Je fais le tour, monte derrière jusqu’à  un petit temple avec un Bouddha debout. Je me faufile dès que je vois un coin dégagé pour profiter de la vue. Puis, je redescends.

Wat Doi Kong Mu Mae Hong Son

Wat Doi Kong Mu Mae Hong Son

Vue sur Mae Hong Son

Visite du Wat Phra Non et son Bouddha couché mais surtout ces vestiges d’un vieil escalier maintenant impraticable qui semblait permettre d’accéder au Wat Doi Kong Mu quand il n’était pas éboulé comme aujourd’hui. Reste les deux impressionnantes statues de Singha en pierre. Je crois que c’est probablement mon chouchou à  Mae Hong Son même si son Reclyning Buddha, en revanche, est un peu décevant. Je vous passe les visites des autres temples bouddhistes de la ville que vous découvrirez par vous-mêmes mais ne peux m’empêcher de vous dire mon émerveillement devant le Bouddha du second bà¢timent du Wat Hua Wiang et ma frustration de photographe de le voir en cage et si mal éclairé.
L’après-midi, sur un mountain bike à  vitesses, je veux aller voir le village Shan. Un peu au hasard, attiré par la vue d’une rizière, je le lance à  un moment sur une route qui part à  gauche. Le paysage est magnifique. Vert émeraude des plats de riz et reflets dans l’eau avec en arrière-plan les montagnes et le ciel bleu. Après avoir fait quelques clichés, je retourne sur la route du village que je parcours à  vélo en excitant la curiosité des villageois croisé surpris de voir un farang dans leurs rues. Je visite le temple et grimpe la colline en face qui accueille son annexe moins en proie au vertige. La montée est abrupte, je la fait à  pieds en poussant ma monture. Arrivée au sommet, les ouvriers et bonzes qui s’affairent à  la construction, car oui, c’est un chantier là -haut, s’amusent de me voir là , l’air de dire « Mais y a rien à  voir ici ! Il s’est crevé à  monter pour rien le farang ! ». Et c’est ce que je pense au début mais, je décide de quand même faire un tour du chantier et notamment du chedi. Et il est assez avancé en fait, c’est surtout son revêtement qui lui manque. Et plus, je le regarde, plus je le trouve photogénique. J’en ferai une vingtaine de photos. Je reviendrai le voir achevé, promis !

Mae Hong Son riziere

Mae Hong Son Province

Retour en ville, je rends mon vélo et repars m’installer au bord du lac à  une petite table basse pour dîner pour un euro. J’ai déjà  mes habitudes maintenant !


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