Reste cool baby sinon j’te dirais Paï Paï

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Après cette semaine passée à  Chiang Mai à  apprendre à  devenir une parfaite épouse thaïe qui sait cuisiner et parler la langue, il est temps de quitter la ville et ses remparts pour continuer mon voyage en Thailande. Direction Paï. La route qui y mène est mythique avec ces 700 et quelques virages en à  peine plus de 100 kilomètres. Ils en font même des T-Shirts. Et ils devraient remettre un diplôme à  ceux qui l’ont fait en minivan et ont gardé le contenu de leur estomac car ça c’est un vrai exploit. Une prouesse qu’un tiers des passagers n’aura pas accomplie. Moi, je m’en sors bien mais il n’aurait pas fallu que ça dure encore des heures (comme c’est le cas si on va jusqu’à  Mae Hong Son).
Une fois dans cette petite bourgade perchée dans la montagne avec peu de voisines, un autre défi commence : trouver les quatre ou cinq chambres, huttes, bungalows, n’importe encore libres. Cinq, je ne suis même pas sà»r d’exagérer. Après une bonne douzaine de mines défaites de gérants dans l’impossibilité de m’héberger ou d’autres moins causant affichant « Full » sur leur devanture, je m’assois par terre et tire mon arme secrète de mon sac : mon ordinateur avec ses listings d’hébergements. Pas le temps de saisir mon mot de passe qu’une petite voix, me demande si je cherche une chambre. Car il lui reste un bungalow. J’aurais fait 10 mètres de plus, je tombais sur son petit resort. 3 minutes après avoir enregistré et obtenu la clé, un couple demande un toît, mine défaite de la propriétaire, c’était le dernier disponible. Les hôtels à  Pai ne connaissent pas la crise.
Vous l’aurez compris malgré sa difficulté d’accès –il y a aussi une piste d’atterrissage avec un vol Chiang Mai – Pai par jour dans les tout petits coucous de Kan Air pour ceux qui sont virageophobes- Pai est très touristique. Il y a clairement plus de farangs dans les rues que de Thaïs. Normalement, je devrais détester mais il y a une ambiance qui me plaît. Le décor faut dire est superbe avec ces montagnes alentours, la petite rivière et les ponts en bambou. Ici pas de grands hôtels tout modernes, des complexes de huttes parfois très très simples, d’autres plus sophistiqués, des petits hôtels et guesthouses, quelques bungalows en dur dans quelques jardins. Ils semblent que les clés du tourisme soient encore pour l’essentiel dans les mains des habitants. Et c’est probablement, la recette du succès de Paï outre ses atouts naturels.

Pai Thailande

Thailande Pai

Pai ba,boo bridge

Le soir, les deux walking streets s’animent et proposent à  manger, boire et bien évidement toutes sortes de produits, plus ou moins artisanaux, à  acheter en souvenir. Le chedi du Wat Klang s’illumine et l’homme de paille de Paï sort de sa tanière pour se faire photographier avec les passants. Le Soi 1 ou se concentrent les bars et restaurants accueille ceux qui veulent se poser à  une table. Cuisine thaïe et large choix de plats plus occidentaux comme les très prisés burgers maison de Burger Queen. Une fois, couché dans mon bungalow avec ventilateur, je me dis que je ne devrais pas avoir trop chaud. Excellent pronostic puisqu’en cours de nuit, je me suis réveillé pour enfiler mon gros pull en laine. Brrrr… Fait froid la nuit ici ! Et le matin avant 10 heures aussi. Frais et pimpant mais surtout frais donc, je m’élance sur les routes avec le vélo de ville loué à  mon resort. Direction le Wat Mae Yen qui parait-il offre une belle vue et est à  2-3 kilomètres. Je laisse mon véhicule au bas du petit escalier de pierre qui se dresse jusqu’au temple et hop, j’entame l’ascension. Un peu avant les 20 dernières marches, je croise la route qui en fait mène au temple sans nécessité de grimper cet escalier. Mai pen rai. Je continue à  pieds. Et c’est vrai que le point de vue est sympathique. Le temple lui n’a rien d’exceptionnel si ce n’est sa tranquillité et dans quelques mois, son grand Bouddha pour l’instant en construction sur la colline à  côté et auquel je vais rendre visite par un sentier qui n’en est pas un mais est probablement le passage qu’empruntent les ouvriers.

Pai Wat Mae Yen

Wat Mae Yen Pai Thailande

L’après-midi, ambitieux, je me suis prévu un circuit, Wat Nam Hoo , village chinois puis village Lisu tout à  côté et enfin Mo Paeng Waterfall. Bilan avec un tel vélo qui dès que la route grimpe d’un pourcent fait presque du surplace malgré mes efforts appuyés, j’arrive au temple en nage et me jette sur le stand qui propose des fruits shakes et après une pause sirottage de jus de pastèque frappé (aucun fruit n’a été blessé pendant cette séquence… euh en fait si, au temps pour moi), je visite ce temple sans un grand intérêt architectural non plus. C’est sa statue de Bouddha d’où se serait écoulé de l’eau qui le rend fameux. On repart avec une nouvelle stratégie, maintenant quand ça monte, je descends et continue à  pieds, jusqu’à  ceux que la route soit plus clémente. Le village chinois n’est pas très loin. La seule partie vraiment traditionnelle est plus un éco-musée qu’un village. Tout à  été reconstitué et sent le neuf. Pas d’à¢me si ce n’est une à¢me de commerçant avec boutiques de souvenirs et restaurants. Bref, je repars assez vite. Le village Lhisu est tout à  côté mais je ne le vois pas. J’ai bien croisé l’une ou l’autre personne en costume traditionnel mais pas plus que sur la route à  scooter. Arrivé à  un croisement, je vois un panneau indiquant la cascade de Mo Paeng à  2 km. Youhou, c’est pas loin. Mais au bout d’un quart d’heure, je me demande combien de kilomètres français fait un kilomètre thaï. Une jeune fille me fait le geste de fumer avec les doigts. Je lui réponds en thaï que je ne fume pas. Elle insiste, moi, aussi. Un peu plus loin, même scène, mais je comprends qu’en fait ce que je prenais pour une demande est une offre que je décline. Bon, je suis crevé et la route grimpe encore. Tant pis, je laisse tomber, demi-tour. Et quel pied, c’est presque que de la descente. Plus de 3h pour monter (avec les pauses visites), 30 minutes pour redescendre.
Le lendemain matin, balade dans la campagne du côté de la rivière des complexes de bungalows en bambou, visite du Wat Klang qui réserve une jolie surprise dans un bà¢timent derrière son chedi. Deux Bouddhas sculptés dans des troncs massifs. Et l’après-midi, parce que je n’aime pas resté sur un échec, je loue les services d’un moto-taxi pour m’emmener à  la Mo Paeng Waterfall. Et découvre que j’ai bien fait de renoncer, car il me restait encore du chemin pour l’atteindre. Pas la plus belle cascade de Thaïlande c’est sà»r mais elle ponctue bien une balade en scooter (en vélo aussi si vous n’êtes pas mort d’épuisement en route).


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