Une semaine en Turquie - Epsiode III
Par Mike, lundi 22 juin 2009 à 23:07 :: Turquie 2009 :: #26 :: rss
( rien à voir avec la Thaïlande, le Cambodge ou autre c'est juste un petit entrainement de récit de voyage avant le vrai grand voyage de plusieurs mois en Asie en novembre seul sans guide, sans agence... )
Dans les épisodes précédents: notre héros a pris l'avion qui n'avait pas de retard mais en fait si quand même, il est arrivé à Antalya où le climat s'en est pris sauvagement à lui. Remis de ces émotions, il a découvert Konya et a fait route pour la Capadoce. Pourra-t-il trouver le bonheur ? Son frère jumeau maléfique va-t-il resurgir de son passé ?
La Capadoce donc...
Comment vous décrire cette région ? Disons que c'est une partie montagneuse de la Turquie où l'érosion a fait un travail unique au monde, permettant la création de nombreux villages troglodytes et des fameuses "cheminées de fées" symboles phalliques s'il en est. Chaque crapahutage parmi ces champignons de pierre ( enfin, je dis champignons mais c'est bien plus près du pénis que du champignon mais chut... il y a peut-être des enfants qui lisent ces lignes ) est chronométré calibré, encadré. Une demi-heure par ci, 15 minutes par là . Je respecte les timings à la lettre. Profitant jusqu'au dernier grain du sablier, je monte, je descends, je dérape parfois, je fais des photos et encore des photos comme si dans ce temps qui m'est imparti et trop court, je devais emprisonner le plus possible de clichés à regarder plus tard quand Ozan et son décompte seront loin.


Nous visitons les églises rupestres de Göreme, des vallées au nom poétiques: vallée des pigeons ( les volatiles, ce n'est pas le surnom donné à ce lieu car beaucoup de touristes y viennent, enfin, je crois pas ), vallée du chasseur, vallée rouge... A chaque fois je grimpe rapidement, prends des chemins de traverse et fausse compagnie au reste du troupeau euh... du groupe.



Petite grimpette dans le village troglodyte de Cavuçi, arrêt à Uçizar et escalade de son fort dont le sommet offre une superbe vue sur la vallée de Göreme. Il fait chaud, la vue est dégagée. On mange un peu à l'extérieur du village et maintenant je sais commander un café ( il faut dire Nescafé, c'est passé dans le langage courant ) mais bon ça me sert pas à grand chose, je ne bois jamais de liquide excitant. Je vous passe les quelques haltes commerciales pour alléger les touristes de leurs devises trop lourdes. Marchands de tapis, de bijoux, de vêtements en cuir de luxe. Fidèle à ma réputation, je n'achète rien, vu mon look et mon visage d'adolescent mal rasé, il faut dire, je ne suis pas tellement sollicité. Et oui tout le monde sait que le jeune est fauché et qu'il préfère s'acheter de la drogue plutôt qu'un tapis.

Depuis le 3e jour on a pris l'habitude de boire le raki entre 16h et 18h, ça dépend des jours. Le raki, vous ne connaissait pas ? C'est le pastis local. La boisson nationale presque. Et même si 95% des Turcs sont musulmans, c'est alcoolisé. Mais la Turquie est le seul pays de cette confession religieuse qui est laïque. Et dans leur comportement et leurs tenues vestimentaires, ça se voit. Il y a un nombre hallucinant de mosquées au kilomètre carré et pourtant peu de femmes voilées, peu de symboles religieux ostentatoires ( pour reprendre ce mot barbare très utilisé en France pendant l'affaire du voile à l'école ). Bref, j'ai pris l'habitude de prendre l'apéro et de descendre ma dose quotidien de cette potion anisée. Faudra que je la perde revenu à Paris.
Et finalement, retour à Antalya, en s'arrêtant dans un Karavan Sérail pour visiter puis un autre transformé en resto pour se sustenter. Quelques arrêts techniques et nous voilà dans un nouvelle hôtel, plus luxueux encore avec une vue splendide sur la mer et une plage-plateforme plus grande. Le lendemain visite de la vieille ville et du port, certes charmants mais ne m'arrache pas de cris d'émerveillement, juste des râles dûs à la chaleur écrasante. 42 °C ! Puis baignade salée et maritime ( marre du chlore ) avant un réveil à 3h30 heure locale direction l'aéroport. Adieux déchirants avec Ozan.
Retour dans notre avion-lessive. Arrivé à Paris, je rallume mon portable, qui vibre sans perdre haleine pendant plusieurs minutes et crache tous les messages de la semaines. "Ben, tu réponds plus à mes mails ?", ben non, j'avais pas accès à internet dans ma chambre d'hôtel !, "T'as vu Cindy est dans Secret Story ?", ben non, on capte pas TF1 en Turquie !, "T'as fini de retravailler mes photos ?", ben non, je suis en vacances ! "C'était bien tes vacances, quand est-ce qu'on se voit ?", ben oui, pas mal, vendredi, ça te va ? ... Que de questions ! Je tire ma valise jusque chez moi ( 5e sans ascenseur ) et je fais une sieste. Les vacances, c'est crevant !
Dans les épisodes précédents: notre héros a pris l'avion qui n'avait pas de retard mais en fait si quand même, il est arrivé à Antalya où le climat s'en est pris sauvagement à lui. Remis de ces émotions, il a découvert Konya et a fait route pour la Capadoce. Pourra-t-il trouver le bonheur ? Son frère jumeau maléfique va-t-il resurgir de son passé ?
La Capadoce donc...
Comment vous décrire cette région ? Disons que c'est une partie montagneuse de la Turquie où l'érosion a fait un travail unique au monde, permettant la création de nombreux villages troglodytes et des fameuses "cheminées de fées" symboles phalliques s'il en est. Chaque crapahutage parmi ces champignons de pierre ( enfin, je dis champignons mais c'est bien plus près du pénis que du champignon mais chut... il y a peut-être des enfants qui lisent ces lignes ) est chronométré calibré, encadré. Une demi-heure par ci, 15 minutes par là . Je respecte les timings à la lettre. Profitant jusqu'au dernier grain du sablier, je monte, je descends, je dérape parfois, je fais des photos et encore des photos comme si dans ce temps qui m'est imparti et trop court, je devais emprisonner le plus possible de clichés à regarder plus tard quand Ozan et son décompte seront loin.


Nous visitons les églises rupestres de Göreme, des vallées au nom poétiques: vallée des pigeons ( les volatiles, ce n'est pas le surnom donné à ce lieu car beaucoup de touristes y viennent, enfin, je crois pas ), vallée du chasseur, vallée rouge... A chaque fois je grimpe rapidement, prends des chemins de traverse et fausse compagnie au reste du troupeau euh... du groupe.



Petite grimpette dans le village troglodyte de Cavuçi, arrêt à Uçizar et escalade de son fort dont le sommet offre une superbe vue sur la vallée de Göreme. Il fait chaud, la vue est dégagée. On mange un peu à l'extérieur du village et maintenant je sais commander un café ( il faut dire Nescafé, c'est passé dans le langage courant ) mais bon ça me sert pas à grand chose, je ne bois jamais de liquide excitant. Je vous passe les quelques haltes commerciales pour alléger les touristes de leurs devises trop lourdes. Marchands de tapis, de bijoux, de vêtements en cuir de luxe. Fidèle à ma réputation, je n'achète rien, vu mon look et mon visage d'adolescent mal rasé, il faut dire, je ne suis pas tellement sollicité. Et oui tout le monde sait que le jeune est fauché et qu'il préfère s'acheter de la drogue plutôt qu'un tapis.

Depuis le 3e jour on a pris l'habitude de boire le raki entre 16h et 18h, ça dépend des jours. Le raki, vous ne connaissait pas ? C'est le pastis local. La boisson nationale presque. Et même si 95% des Turcs sont musulmans, c'est alcoolisé. Mais la Turquie est le seul pays de cette confession religieuse qui est laïque. Et dans leur comportement et leurs tenues vestimentaires, ça se voit. Il y a un nombre hallucinant de mosquées au kilomètre carré et pourtant peu de femmes voilées, peu de symboles religieux ostentatoires ( pour reprendre ce mot barbare très utilisé en France pendant l'affaire du voile à l'école ). Bref, j'ai pris l'habitude de prendre l'apéro et de descendre ma dose quotidien de cette potion anisée. Faudra que je la perde revenu à Paris.
Et finalement, retour à Antalya, en s'arrêtant dans un Karavan Sérail pour visiter puis un autre transformé en resto pour se sustenter. Quelques arrêts techniques et nous voilà dans un nouvelle hôtel, plus luxueux encore avec une vue splendide sur la mer et une plage-plateforme plus grande. Le lendemain visite de la vieille ville et du port, certes charmants mais ne m'arrache pas de cris d'émerveillement, juste des râles dûs à la chaleur écrasante. 42 °C ! Puis baignade salée et maritime ( marre du chlore ) avant un réveil à 3h30 heure locale direction l'aéroport. Adieux déchirants avec Ozan.
Retour dans notre avion-lessive. Arrivé à Paris, je rallume mon portable, qui vibre sans perdre haleine pendant plusieurs minutes et crache tous les messages de la semaines. "Ben, tu réponds plus à mes mails ?", ben non, j'avais pas accès à internet dans ma chambre d'hôtel !, "T'as vu Cindy est dans Secret Story ?", ben non, on capte pas TF1 en Turquie !, "T'as fini de retravailler mes photos ?", ben non, je suis en vacances ! "C'était bien tes vacances, quand est-ce qu'on se voit ?", ben oui, pas mal, vendredi, ça te va ? ... Que de questions ! Je tire ma valise jusque chez moi ( 5e sans ascenseur ) et je fais une sieste. Les vacances, c'est crevant !




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