( rien à voir avec la Thaïlande, le Cambodge ou autre c'est juste un petit entrainement de récit de voyage avant le vrai grand voyage de plusieurs mois en Asie en novembre seul sans guide, sans agence... )

Oui, le titre fait un peu Starwars mais bon...
Le lendemain matin, les choses sérieuses commencent. Tout est minuté avec précision. A la minute près. Le voyage organisé, c'est ça. Un petit troupeau panurgien qui respecte à la lettre les consignes de son gourou euh... de son guide. Nous commençons par rendre visite à un petit pont de pierre. Édifice romain somme toute assez banal mais au bout de son manteau de pierre un petit marché de babioles à touristes et habits en faux crocodile ou faux puma ou faux Armani ( tient, lui c'est quoi comme animal ? ). Puis direction Apsendos et son théâtre romain, un des deux mieux conservés au monde avec celui d'Orange ( cocorico ! ).

Turquie Apsendos - theatre romain
Turquie Apsendos - theatre romain
Le jour suivant, départ aux aurores, enfin pas vraiment tant le soleil se lève tôt en Turquie. Il a déjà déployé ses rayons engourdis par le sommeil depuis 3h au moins quand à 7h30, notre frigo sur roues prend la route en direction de la région qui n'a pas de squelette. Enfin, Capadoce. Point d'orgue du voyage. Trajet de 600 km environ avec plusieurs "arrêts techniques" comme aiment à dire pudiquement les guides dans ce type de voyages. Intermède gastronomique dans un resto pas typique du tout, une sorte de cantine de station service mais en plus grand. Buffet varié , on ne commande que les boissons. Ozan nous a appris à les demander tous seuls comme des grands nos breuvages. On s'émancipe ! Pour l'eau il faut dire "su" sauf si on veut de la pétillante auquel cas on dit "soda", pour la bière dire "efes", ce n'est pas la traduction c'est juste la marque de boisson houblonnée la plus répandu là-bas ( je crois que le mot juste en fait c'est "bira" ), Coca se dit Kola. A la fin du voyage je ne saurai toujours pas dire au revoir ou bonjour mais les boissons je maîtrise. Faut se donner des priorités dans la vie. D'abord on boit ensuite on verra pour être poli. L'après-midi, à Konya, nous visitons la mosquée de Selim II et surtout le monastère des derviches tourneurs. "Pour les derviches fraiseurs, ce doit être dans une autre ville" me dis-je... Le lieu n'est plus habité, les derviches, il n'y en a plus. On trouve notamment dans le bâtiment principal leurs tombeaux de pierre, un peu à la manière d'un sarcophage, avec leurs couvre-chefs placés dessus. Aujourd'hui, il ne reste que de petits groupes qui se sont formés pour perpétuer la tradition de cette danse que je découvre plus solennelle et religieuse que je le pensais.Ce n'est absolument pas une chorégraphie rotative folklorique mais un vrai cérémonial spirituel avec toute une codification. J'aurais d'ailleurs l'occasion d'assister à ce cérémonial quelques jours plus tard.

Turquie Konya -monastère des derviches tourneurs
Turquie - derviche tourneur

Deux arrêts techniques plus tard, il est 17h30, nous voilà à Avanos en pleine Capadoce. Altitude 1800 mètres. Il fait plus frais, bien plus frais qu'à Antalya. L'eau de la piscine de l'hôtel n'est pas chauffée, elle est presque froide. Appelez-moi le Directeur ! Après un cri de surprise, je me jette dans l'étang javellisé. Rapidement, un employé de l'hôtel me fixe de son regard noir. J'avais pris la serviette de la chambre et "they're only for the rooms", il faut utiliser leurs homologues marrons posées plus loin. Je m'exécute.

Les deux jours suivants, je vais enfin parcourir les paysages de Capadoce. J'étais surtout venu pour ça. La suite au prochain épisode...
Turquie - la Capodoce
Voir l'épisode I