My asian trip - mon voyage en asie - blog

 
 

vendredi 30 décembre 2011

En attendant le prochain départ....

     

Toutes les bonnes choses ont un fin comme dit la maxime. Il me faut donc rentrer en France avec la certitude que je reviendrai dés que possible...
Je n'ai finalement pas été voir le Sam Roï Yod qui s'est avéré plus compliqué et surtout plus onéreux à rejoindre depuis Ban Krut ou Prachuap qui sont pourtant qu'à quelques dizaines de kilomètres que depuis Bangkok. Je le saurai pour la prochaine fois. J'ai pu découvrir Amphawa la nuit, une vraie féerie, Damnoen Saduak le matin tôt, Ban Krut, ville très prisée par les touristes... thaïs qui débarquent par cars entiers et tâtent du karaoké jusqu'à pas d'heure, retrouver l'ambiance du marché de nuit de Prachuap, les pizzas naines mais succulentes du Pizza Corner d'Hua Hin, découvrir un peu de la région de Kanchanaburi ( probablement une des régions qui à la plus grande diversité d'"attractions touristiques" ), me la couler douce sur la White Sands Beach de Koh Chang, participer à l'anniversaire du Roi et visiter le Wat Phra Keo et le Grand Palais de nuit, céder au chant d'une fille de lady bar à Kanchanaburi et fini par jouer au Puissance 4 avec elle et c'est pas une météphore, on a vraiment passer notre temps à aligner des pions, enfin surtout elle car j'ai perdu les 45 parties... Retrouver des sensations que j'aime et aller dans des endroits que je n'avais pas encore fréquenté. Question langue, j'avoue que le bilan est un peu décevant. Je parle moins bien que je pensais, je prononce super mal, mes phrases ont quasi toujours étaient répétées 2 fois par mes interlocuteurs avant d'être comprises sans parler des erreurs grossières comme celle qui a failli me refaire ressortir chauve de chez le coiffeur. C'est compliqué le thaï et encore plus quand on l'apprend dans son coin en France et les thaïs lakhorn ne suffisent pas pour apprendre à bien parler mais je vais persévérer... Je me suis fait quelques contacts avec qui je compte bien tchatter de temps en temps.
Un mois, c'est court, mais bon, on en peut pas toujours partir longtemps. Après un skytrain, un Airport Link, deux avions, un bus, un TGV et un tram strasbourgeois qui par mi tous est le seul à avoir connu des difficultés et m'a menacé de ne pas me mener à destination avant de repartir 10 minutes plus tard et de s'arrêter définitivement à ma station ( qui est loin d'être le terminus ), me voilà rentré. Dans le froid d'un hiver pourtant exceptionnellement doux. Il y a 24 heures, j'étais dans une ville où il faisait 30° de plus. Déjà hâte de repartir pour de nouvelles aventures...

mardi 27 décembre 2011

Ayutthaya: état des lieux

     

Oui, pour le titre, j'ai piqué la sémantique des assureurs mais Ayutthaya a été parmi les villes les plus touchées par les récentes inondations en Thaïlande et les images des bouddhas centenaires au milieu des eaux sont encore dans un coin de ma tête. Aujourd'hui, j'y fais donc une visite éclair, aller-retour dans la journée. Départ en train à 8h20.

Train Thailande enfants

Sur le trajet, les seules traces des inondations qu'il reste ce sont, par endroit, les grands tas d'objets endommagés le long des routes. Arrivée à la gare, je suis plus sollicité que d'habitude et ai plus du mal à me débarrasser des chauffeurs qui me proposent leurs services et des vendeurs de toute sorte. Une insistance inhabituelle en Thaïlande qui illustre bien la pénurie de touristes ici et la difficulté qu'ils ont à gagner de l'argent. Je m'en rendrai compte toute la journée et cèderai d'ailleurs à plusieurs reprises, me retrouvant entre autres avec un jeu de cartes postales et un éléphant en simili-bois qu'ailleurs je n'aurais jamais achetés. Je deale avec un chauffeur de tuk-tuk moins pressant que les autres et plus souriant un tour des temples périphériques que je n'avais pas encore vu lors de mes précédents passages ici. 2 heures / 400 THB. Je ne négocie à pas à mon avis j'aurais pu. Le monument qui m'intéresse, le plus le Wat Chaiwatthanaram a encore une immense flaque sur un de ses côtés, son accès est d'ailleurs fermé, on ne peut que le contempler à distance. Et sur la façade des toilettes à gauche du guichet des billets déserté par son locataire, on peut constater jusqu'où l'eau est montée et c'est impressionnant. Personnellement, je aurais eu de l'eau jusqu'aux épaules.
Ayutthaya Wat Chaiwatthanaram

Wat Chai Watthanaram Ayutthaya

Après une repas rapide, je loue un vélo dans la rue des guesthouses, le temps de remarquer que la plus populaire, le Tony's Place, semble tourner au ralenti. Et je pars à l'assaut du centre historique. Les entrées sont gratuites, le seul endroit où j'ai dû payer l'entrée, ce sont les toilettes. Il faut dire que la plupart du temps, vous pouvez pénétrer dans les enceintes des temples mais pas gambader dans leurs centres, protégés à la demande de l'UNESCO, le temps de faire un état des lieux et d'évaluer leur état suite à ces semaines passées dans l'eau.

Ayutthaya reparations

Ca n'empêche pas de découvrir les lieux d'autant plus qu'ils sont très peu fréquentés. Tout juste un petit attroupement de 5-6 personnes autour de la tête de bouddha emprisonnée dans les racines d'un arbre du Wat Mahatat. De son côté, le bouddha couché du Wat Lokaya Sutharam porte la marque du lit d'eau dans lequel il reposait.

Ayutthaya buddha's head Wat Mahathat

Ayutthaya Lokaya Sutha

En repassant devant le temple Mongkol Bophit, je traverse le petit marché dont un stand vend des photos des temples inondés puis je vois sur le côté la pancarte d'une diseuse de bonne aventure. Ils sont très respectés, consultés et écoutés en Thaïlande. Allez, j'y vais ! Je m'installe. Elle me demande mon mois de naissance et mon âge puis de lui tendre mes deux mains à plat. Et en mode Sherlock Holmes ( quoique hier dans le film, il a jamais utilisé de loupe ), elle se saisit de sa loupe et scrute les reliefs de mes paumes. Première constatation, il y a vachement plus de lecture dans ma main droite ! Je vous résume ce qu'elle m'a prédit: je vais trouver l'amour au travail en 2012, en janvier a priori - j'espère qu'il y aura de nouveaux arrivants parce que j'ai fait le tour des forces en présence, dans ma catégorie d'âge, il y a personne, à moins que ce soit une modèle même si photographe c'est pas vraiment mon job. Du coup, si vous posez pour moi en janvier, vous êtes prévenue, y a un risque de vous retrouver à passer votre vie avec moi ! Oui, je sais, ça fait peur. Car oui, je devrais fonder une famille ( avec la jeune fille en question apparemment ) à 36 - 37 ans. Oui, je prends mon temps et alors ? Sinon 2012 sera une bonne année question amour et travail surtout de janvier à mai. Et ça c'est bien vu car fin juin a plus de boulot ;) Je vivrai vieux, ma tête et mon corps sont "good". Bref, demain, je vais faire les magasins pour acheter un cadeau pour la St Valentin, cette année, j'en aurais besoin !
Retour à Bangkok en bus. Je traverse le marché de Sukhumvit et comme à Khao San et partout où il y a des boutiques de tailleur, un peu comme sur Facebook on a des amis qu'on a jamais vu mais ici en plus, on peut pas les accepter ou refuser, ils vous appellent my friend quoiqu'il arrive. Vous me direz que ça change de ceux qui m'ont fait croire pendant les première semaines ici que je ressemblais à un gars qui s'appelait Teksi, m'interpellant d'un "hello Teksi" tous les 2 mètres... Demain, retour au bercail pour un voyage tout cumulé de plus de 24H, youhou !

dimanche 25 décembre 2011

Un soir de Noël à Bangkok

     

Vous savez quand est-ce qu'on comprend qu'il est temps de se raser ? Quand on se balade tranquillement dans la rue et qu'un gars vous aborde pour vous vendre un rasoir. Ah non, pardon il aborde tout le monde. De toute façon, ce soir, c'est Noël donc on va faire un petit effort de présentation.
Noël à Bangkok, à Sukhumvit plus précisément, c'est comme un autre jour, sauf que les filles qui lancent des "hey handsome" aux hommes depuis leur bar ont des chapeaux de Noël ou sont habillées en rouge. Certaines cumulent même. On croise parfois des farangs habillés en Papa Noyel, mais ils ne se déplacent pas en traineau mais en moto-taxi. Dans le trafic bangkokien, c'est plus pratique. Ils ont des bières à la main et semblent plus se soucier des jolies filles que de la distribution des cadeaux. Vers 20 heures, je erre dans le quartier bien décidé à trouver un endroit où il y a un peu une ambiance qui colle au jour qu'on est. En vain, même dans les pubs allemands, rien de particulier. C'est sûr qu'à côté de ma Capitale de Noël natale, ici, c'est compliqué de retrouver l'esprit de cette fête complètement étrangère aux Thaïlandais sauf dans les grands centres commerciaux. J'aimerais me faire un repas particulier mais aucun restaurant n'a changé sa carte en ce soir spécial. Du coup, je décide de voyager et d'aller au Terminal 21, au 5e étage, celui où sont regroupés les lieux de sustentation. Mais aucun d'eux ne joue la carte Christmas. C'est pas grave, ce soir, on va se faire un repas sympa. Je compose moi-même mon menu au grès des envies, au Food Center. Avec en entrée, escalope de poulet à la brésilienne, sa salade coleshaw et ses 12 frites suivi d'un brouillé oeuf et pasta et son émincé de poulet, le tout accompagné d'un jus de fraise frappé. Pour une addition de 90 THB. Bon, d'accord, j'ai un peu glamourisé les noms des plats mais j'ai bien mangé et deux fois plus que les autres soirs. Je contemple le grand sapin lumineux dehors. Je regarde les paquets au pied, aucun avec mon nom...
Reste plus qu'à trouver un endroit pour passer une bonne soirée. Je sais pas pourquoi mais j'ai envie de danser. Je m'approche de deux discothèques désespérément vides, il est 22 heures passées, encore trop tôt. Je me fais héler par un visage connu. Une des masseuses du salon, où je me rendais régulièrement il y a deux ans. "Harry Potter" crie-t-elle de l'autre côté de la rue. Elle a changé d'établissement. Elle et ses collègues sont attablées dehors. Paraît qu'à Noël, le touriste ne veut pas de massage. A la fermeture, je les suis dans un bar voisin où elles me promettent qu'on peut danser. J'entre donc dans les lieux où maintes fois des filles m'ont interpellé à mon passage sans succès, avec quatre femmes. On s'installe. Personne ne danse mais au bout d'un quart d'heure un groupe occupe la scène et ça commence à bouger. Timidement. Au début, c'est surtout notre petite équipe qui se trémousse. Je délaisse mes tongues ( ben oui, j'avais pas prévu ) au moment opportun d'une chanson reggaeisante. Les musiciens ont une bonne humeur communicative. Ils nous auront souhaité un Merry Christmas une bonne vingtaine de fois.
Bon, d'accord, j'ai pas eu de cadeau ( j'en ai pas fait non plus d'ailleurs ), pas de bûche et j'aurais pu avoir la même soirée n'importe quel soir ici mais à un moment j'ai eu un bonnet de Père Noël avec des étoiles qui clignotent sur la tête. Alors, qu'on viennent pas me dire qu'il n'y a pas l'esprit de Noël ici ! ;)
Le lendemain, repas de fête: tacos au boeuf et fromage. Sur le chemin du cinéma pour aller voir Sherlock Holmes 2 ( l'attentat du début a été filmé à Strasbourg, je suis obligé d'aller le voir ), je croise devant le Robinson une chorale de Noël et un Père Noël en mode "je me la pète" avec des lunettes de soleil et des assistantes en jupettes sexy et bas résilles blancs. Et après, y a des mauvaises langues qui disent qu'ici Noël c'est un jour comme les autres avec un chapeau rouge. Je vous jure ! Un petit plat de pâtes et boeuf à mon nouveau food center préféré ( désolé Tops Market, je te quitte pour la nouveauté et la jeunesse, je suis un mec frivole en fait ) et je monte au dernier étage du Terminal 21 pour mon film. Pub, petit film en hommage au roi pour lequel on se lève, re-pub et bam, ça explose devant la cathédrale de Strasbourg. Divertissant ce Sherlock même si pas tout à fait dans l'image qu'on se fait du personnage en lisant Sir Arthur...

Un palais pas en toc et un wat pas de pot

     

Dans tous mes passages à Bangkok ( oui, j'oubliais, j'ai quitté Koh Chang ), j'ai soigneusement évité le Palais Vimanmek, persuadé que ce serait une visite qui ne me passionnerait pas mais aujourd'hui, j'ai décidé d'aller voir pour être sûr. Skytrain plus Chao Praya Express, je descends un arrêt trop tôt mais sinon, mon itinéraire était presque bon.
Je pénètre dans l'enceinte et première surprise, la plus grande maison en tek du monde, joue les farouches. Il faut s'acquitter d'un ticket même pour la contempler de l'extérieur. Je m'exécute donc et paie les 100 bahts requises. On me remet un plan et me parle de casiers pour mettre ses affaires. J'arrive enfin devant la bâtisse. Effectivement, c'est très raffiné et pas petit comme baraque ! Là, de suite une gardienne m'ordonne de me débarrasser de toutes mes affaires; enfin, je peux garder mes vêtements apparemment quoique vous allez voir... Je lui demande étonné si on n'a pas le droit de faire de photo. Elle me dit que si mais pour rentrer, il faut tout laisser dans des casiers. C'est obligatoire ! Et payant. 20 ou 30 bahts. Plus de sac, plus d'appareil photo, plus de téléphone portable même si le mien ne peux rien photographier, bref juste habillé et les mains dans les poches, je m'approche de l'escalier et dernière formalité, je dois pénétrer dans une salle qui sent fortement les pieds et pour cause, c'est là que les visiteurs doivent abandonner leur chaussures. Sans certitude de les revoir, un panneau indique clairement prendre no responsability for your shoes lost. Pourtant, y a un gardien. Qui doit avoir un odorat peu développé, en tout cas, j'espère pour lui. Un portique de sécurité, une palpation rapide pour voir si j'ai pas essayé de tricher et d'emmener plus qu'autorisé. La visite se fait dans un sens unique, pas de liberté de circulation et seul les couloirs sont accessibles. Je passe de groupe de Japonais en groupe de Japonais - j'exagère, y en avais que 3 mais à part eux pas grand monde - jette un oeil dans les pièces, tantôt des pièces à vivre avec mobilier, tantôt des trophées de chasse, des armes, une chambre à coucher... La maison est belle mais organisée façon musée ce qui me la rend moins sympathique.

Palais Vimanmek Mansion

Je ressors mais me fait rembarrer, j'ai voulu prendre le même chemin que celui par lequel je suis arrivé devant le palais, y a un sens de circulation on a dit !!! C'est la visite la plus encadrée que j'ai faite en Thaïlande, j'ai jamais vu autant d'agents dont certaines dormaient carrément de l'autre côté des cordons de sécurité. Je crois que mon intuition était bonne, pas le lieu qui m'aura le plus marqué à Bangkok. Faut dire que dés qu'on m'enlève ma liberté de circuler et flâner dans tous les sens, le charme opère plus difficilement. Et je n'ai jamais trop aimé les musées, ils manquent de vie.
Retour à la bonne station de bateau cette fois ( Krung Thon Bridge ) et arrêt à Phra Athit pour aller voir Khao San Road. Après avoir refusé au moins 10 costumes et mangé, je vais au Wat Po. J'aime bien ce temple. Il y a un cordon de sécurité qui m'empêche d'aller dans le bâtiment principal et des gens encartés dont certains très bien habillés, d'autres moins et un tapis rouge. Je ne sais pas trop pourquoi. Et partout dans le temple des au-vents Thailand Beverage Company avec des tables et des chaises qui gâchent un peu la sérénité de l'endroit. La partie qui héberge le bouddha couché est sous les échafaudages, peut-être touché par les inondations. Je ne m'attarde pas trop, ce n'est pas l'ambiance paisible que j'affectionne trouver ici. Je prends le bac qui pour 3 bahts m'amène sur l'autre rive et vais voir le Wat Arun que je photographie sous des angles sous lesquels je l'avais pas encore figé jusque là. Il y a pas mal de monde, des Thaïlandais. On est samedi.

Wat Arun Bangkok

Temple de l'Aube Bangkok

jeudi 22 décembre 2011

Klong Plu et Bang Bao

     

Koh Chang, c'est la plage, le soleil et la mer ( mince, à citer des chansons comme ça, je vais devoir payer des droits SACEM ) mais c'est aussi un parc national avec une nature très dense et sauvage. Et là, pour sauvage, je parle pas des russes bourrés qu'on peut croiser. Et donc, comme c'est un parc national, on peut pas faire ce qu'on veut. Le topless sur la plage est interdit par exemple. Enfin, pour les femmes, parce que nous les hommes on a le droit. Je suis d'accord, c'est très sexiste comme règle et je suis prêt à partir en bataille contre cette règle des plus discriminatoires. Quand il y a une cause noble à défendre, je suis là !
j'ai donc décidé d'aller voir une cascade. J'ai choisi la plus grande Klong Plu. Arrivé au guichet, je paie mes 200 THB d'entrée et demande une carte des lieux, le gardien grommelle qu'il n'en a pas et je me rends compte que je n'en tirerai aucun renseignement, c'est déjà bien qu'il ait interrompu sa sieste pour me vendre un ticket. Un chemin tortueux, qui monte et qui descend avec des panneaux sur les arbres avec leur nom latin - ben oui, on est dans un parc national, je vous dis ! - mène au bout de 500 mètres qui en paraissent le double à la dite chute d'eau. Et effectivement, c'est haut. Les plus téméraires, dont je ne ferai pas partie se baignent dans le bassin dans lequel se jette la cascade, d'autres dans ceux avant. Moi, j'ai mon maillot, cette fois mais comme l'eau n'est pas aussi limpide que j'aimerais, je préfère m'abstenir, la mer, c'est bien. A part moi, que des russes. Je ne sais pas ce qu'ils ont avec les cascades. Peut-être qu'ils n'ont pas l'habitude de voir de l'eau. Je veux dire à part en glaçons dans leur Vodka. Je sais, je caricature mais le groupe de russes qui a fait le trajet Bangkok Koh Chang avec moi a acheté des bouteilles d'un litre de bière Chang pour chacun à chaque arrêt, du coup, j'ai du mal à ne pas tomber dans le cliché. Sinon pour tout dire forcément à côté d'Erawan dont l'entrée coûte le même prix, ici c'est moins enthousiasmant.

Koh Chang cascade de Klong Plu

De la nature, des plages, y a quoi d'autres à Koh Chang ? Demandez le programme. Y a une Monkey school, un parc d'accrobranche, un paintball même, des camps d'éléphants et j'hésite à faire une petite excursion d'une heure avec l'un d'eux et Bang Bao. Bang Bao, kezaco ? Un village de pêcheurs qui s'est forcément adapté au tourisme mais qui garde son charme. La rue qui mène au petit port est bordée de petites boutiques ma foi bien sympathiques tant par ce qu'elles vendent que par les maisons qui les accueillent et de restaurants, le tout sur pilotis. Ensuite, vient le quai en ciment avec les bateaux de pêcheurs en bois, pour la plupart reconvertis en navires pour amateurs de plongée et snorkeling et au bout, avant que le ciment ne fasse un Y, un mignon petit phare blanc que je grimpe évidemment, j'aime prendre de la hauteur. Un poulet à l'ananas commandé au Nok Noï ( petit oiseau, forcément un photographe ne pouvait pas choisir de manger ailleurs ) dans le ventre, je pars à la recherche de ce qui ressemble presque à une plage et j'y arrive après une marche sous un soleil de plomb. Les habits volent et me voilà à barboter avec le phare en ligne de mire, à droite, le ponton et les maisons sur pilotis, à gauche la montagne et les bungalows d'un resort. Bang Bao, ça devait être mon point de chute mais l'agence qui a géré mon transport depuis Trat, n'a pas voulu m'y emmener car trop loin; c'est vraiment à l'opposé du lieu où j'ai débarqué. Qu'importe, j'y suis et je confirme l'idée que j'avais que ça m'aurait plu. Un côté typique, un endroit paisible des petits restaurants en bois au-dessus de l'eau, forcément, c'est tout ce que j'aime.

Koh Chang plage de Bang Bao

Koh Chang village de Bang Bao

Koh Chang Bang Bao Pier

De retour à White Sands Beach après un long trajet dans un taxi collectif qui a géré les lacets en mode rallye et n'a pas été loin de me retourner l'estomac, un petit bain et hop en position pour regarder le coucher de soleil. Puis retour à ma chambre. Je croise un restaurant en train de mettre une poupée de Père Noël au somment d'un cône argenté entouré de guirlande, représentation la plus proche d'un sapin de Noël qu'on puisse faire ici. Car oui, ça approche en fait...

mercredi 21 décembre 2011

Je gagne Koh Chang

     

Bon, le titre, c'est surtout une tentative de jeu de mots ratée ;) Après avoir exploré le shopping effréné à Bangkok, enfin une partie, il y a tant de centres commerciaux gigantesques, marchés, petits quartiers commerçants que j'en aurai jamais fait le tour, et constaté que la consommation à Bangkok se porte plutôt très bien surtout les week-ends, je vais découvrir l'île Elephant, pas appelé comme ça parce qu'elle est grosse, quoique, c'est la 2e plus grande île du pays mais parce qu'elle aurait une forme d'éléphant. Perso, ça me saute pas aux yeux.
Au terminal d'Ekkamai, je me laisse appâté par la pancarte "Trat Express", départ dans moins d'une heure. C'est un bus gouvernemental mais plus confortable que ses collègues, tout neuf, avec plus d'espace entre les sièges et logiquement plus rapide. Arrivé après 5h15 de voyage alors qu'avec un bus de Cherdaï Tour qui ne se vantait pas d'être express, la dernière fois, le trajet avait duré un peu moins, je m'entasse avec d'autres farangs et une lady ( enfin, un lady boy ) thaïe dans un taxi collectif. Direction, le port de Centerpoint pour prendre le ferry. Pendant le trajet et l'attente avant d'embarquer, je sympathise avec le lady boy qui apparemment connaît bien l'île. A l'horizon un superbe coucher de soleil, l'embarcadère est idéalement placé pour ça, et des formes montagneuses qui doivent être Koh Chang.

Centerpoint to Koh Chang

Après 45 minutes de traversée et une discussion en Anglais avec une chinoise étudiant à Bangkok et servant de guide à deux couples d'amis en lune de miel, je suis assis dans un minivan gris à l'assaut des routes sinueuses et très vallonnées de l'île. Je suis le dernier à en descendre à Lonely Beach. Pas la plage la plus accueillante avec ces galets pointus et ses nombreux farangs mao. Je n'ai jamais croisé autant de gens alcoolisés ou titubant à huit heures du soir qu'ici. En même temps, May, le ladyboy m'avait prévenu. Farang ting tong (barjots) à Lonely Beach
Le lendemain, je décide de changer de plage, et d'opter pour le sable blanc de White Sands Beach ( oui pour le nom, ils se sont pas foulés ). Et là, je dois dire que c'est autre chose. C'est la plage la plus fréquentée mais à raison et donc le pays où la vie est plus chère mais faut savoir se faire plaisir aussi. Sable fin et clair sur plus d'un kilomètre, mer transparente, petits arbres pour vous faire de l'ombre, stands de massages sur la plage, de nombreux touristes mais pas de forêt de chaises longues et parasols, juste quelques bosquets par endroits, des restaurants qui le soir installent carrément leurs tables sur le sable et offrent de jolies ambiances lumineuses. C'est pas mal ici, en fait ! Je me baigne et me rebaigne et me rebaigne... finissant ma journée de brasses avec le soleil couchant comme arrière-plan. Un peu comme si dans une aventure de Lucky Luke, à la fin au lieu de se barrer à cheval, il partait à la nage. Bref, si vous n'entendez plus parler de moi pendant les prochains jours, c'est que je suis en train de faire la planche ou de dîner face à la mer. Me manque que quelqu'un pour dîner avec moi... Si je retrouve May, probablement qu'il/elle se proposera ;)

dimanche 18 décembre 2011

Jours de marchés: Damnoen Saduak, Amphawa, Samut Songkram

     

En Thaïlande, y a des marchés partout et de toute sorte, des marchés de jour, de nuit, le week-end, des flottants, des rétractables ( je vous expliquerai après ), des exceptionnels, des temporaires... Je vais donc à Samut Songkram à 65 km de Bangkok, les marchés flottants les plus réputées sont pas loin de cette ville qui a aussi un marché très particulier.
Arrivé, je me rends vite compte qu'ici les touriste passe mais ne s'arrête pas. L'officier du petit kiosque d'informations touristiques qui est surtout le bureau de la Traffic Police a bien du mal à me renseigner et me remets 3 prospectus en thaï et quand je demande une carte, il me montre celle affichée sur le flanc droit de sa petite guérite qu'il me propose de photographier. Quant à trouver un hôtel qui soit près de la gare, il est bien incapable de m'en indiquer un. Pas grave, les spécialistes pour ça ce sont les moto-taxis. Enfin, celui que j'aborde, est embêté, il veut m'emmener à plusieurs kilomètres, ici, ça ne me plaira pas, dit-il. Mais j'insiste. En fait, il n'y a apparemment que deux adresses possibles. La première est complète, la deuxième a de la place mais c'est vrai qu'on est dans un établissement d'un standing plutôt très très bas un -2 ou -3 étoiles avec le prix qui va avec, 150 bahts ( moins de quatre euros ). Je vous passe les détails disons que tout dans la chambre est usé, abimé, pas vieux, agonisant. Bref, je me ballade dans la ville, y a pas un seul farang, et rapidement je trouve la partie de son marché tentaculaire qui m'intéresse la portion qui, juste avant la gare, s'est installée sur la voie ferrée. En Thaïlande, on ne gaspille pas la place. "Et quand le train arrive, comment ça se passe ?" me direz-vous. Et bien le plus simplement du monde, il annonce sa venue à grands coups de klaxon et les stores se replient, les stands se remballent en quelques secondes, le train passe et tout de suite derrière, tout se remet en place comme si aucun train n'était venu perturber le marché. Et des passages de wagons, il y en 8 par jour. Etonnant...

Marché voie ferré Samut Songkram - Mae Klong

Le lendemain, je me réveille aux aurores, avant les aurores même pour être exact, sans difficulté tant parmi toutes ses qualités ma chambre d'hôtel a aussi celle de donner sur une avenue très passante avec un bruyant ballet de moteurs. Je marche 10 mètres, et m'engouffre dans un minivan direction le marché flottant de Damnoen Saduak. Il n'y a qu'un seul autre passager. 25 km plus loin, délesté de 20 baths, déposé sur le pont qui surplombe le marché par un moto-taxi, je suis arrivé avant tous les touristes, avant le soleil qui est encore de se frotter les yeux mais aussi avant beaucoup des marchands. Un bonze sur sa barque étroite fait le tour du canal et les marchands et semble bénir les marchandises des vendeurs qui le demandent. Vers 7H30, ça bouge un peu plus et j'ai assez de lumière pour imaginer faire des photos intéressantes. Je prends mon petit déj, du riz sauté, au petit stand restaurant au bout du canal principal et hop, je mitraille. Petit à petit ça s'anime. D'abord des bateaux de touristes thais et puis plus 9h approche, plus les passagers me ressemblent, y en a même qui baragouinent la même langue que moi. Les marchands proposent surtout de la nourriture, beaucoup de fruits en tout genre, jus, mais aussi beignets de bananes cuisinés directement sur leurs barques de bois, voir quelques bibelots souvenirs et viennent à l'abordage de leurs embarcations. Damnoen Saduak a beaucoup de détracteurs, "attrape-touristes", "marché artificiel", "on y voit plus de touristes que de marchands", j'en ai lu des avis qui conseillaient de ne pas venir, seulement voilà, j'en fait qu'à ma tête et j'aime me faire ma propre idée. Effectivement aucun, thaï ne vient faire ses courses ici et ce marché n'existe pour que pour l'attraction touristique qu'il représente mais est-ce si grave ? Vu le nombre de photos que j'ai faites, je dirais, que je suis plutôt content d'être venu et la foire aux touristes annoncée, n'était pas là. J'imagine que le cauchemar décrit ne prend forme qu'après 10 heures, heure à laquelle je suis retourné à Samut Songkram, filmer le passage du train dans le marché parmi des touristes en transit juste pour contempler le phénomène.

Damnoen Saduak -  marché flottant

Damnoen Saduak -Floating market

Floating Market Damnoen Saduak -

Marché flottant de Damnoen Saduak

Il me reste plus qu'à aller à Amphawa. Un songthaew, 6 km, 8 bahts et m'y voilà. Ce marché-là commence à midi et finit tard dans la nuit. Il a bien meilleure presse dans la communauté des voyageurs, pourtant, j'arrive dans un décor certes comme j'aime, un bras d'eau, des habitations stylées en bois autour sur un peu moins d'un kilomètre, mais endormi. Il est 15h et à part les 6 bateaux-cuisines qui servent toutes sortes de plats sautés ou grillés aux convives installées sur des petits tabourets sur le quai, il n'y a pas de marchands et si ce n'est dans les premières dizaines de mètres, la plupart des boutiques sur le bord du canal du marché sont fermés. Le plus actif c'est le marché terrestre dans la rue perpendiculaire qui a le grand mérite de vendre des galettes de riz soufflées au caramel. En fait, Amphawa, c'est surtout un marché de nuit. Il est très fréquenté les Thaïlandais qui arrivent en masse en fin d'après-midi.

Amphawa marché flottant

Amphawa floating market

marché flottant Ampawa Floating market

marché flottant Amphawa Floating market

Ca commence alors à s'animer, les boutiques, restaurants et bars dans les maisons de bois s'ouvrent et une horde de bateaux attendant leurs passagers pour la fameuse visite des lucioles enfin fire flies ou fai flies si vous mélangez le Thaï et l'Anglais comme ils font, débarquent. Visite que j'ai faite et que je conseille vivement. Parés de jolis gilets de sauvetages orange fluos, on traverse la zone du marché enfin réveillé avec ses boutiques en bois illuminées, puis on arrive dans une zone inhabitée ou plus rarement habitée et la chasse aux lucioles commence. Déjà, ne regardez pas par terre, c'est en haut que ça se passe, dans les branches des arbres que clignotent souvent à l'unisson les petits points lumineux. J'aurais eu mes guirlandes de Noël finalement ! Les mouches lumineuses sont dans les feuillus surtout et plus particulièrement ceux à coté des pilonnes électriques. Non, je plaisante, ce n'est pas une arnaque, j'en ai vues voler et j'ai même une brochure qui avec photos à l'appui explique le phénomène... en thaï. Le tour dure une heure et coûte 60 THB. Ensuite, c'est très agréable de se balader sur le quai le long du canal. Je me pose dans un petit bar et sirote un verre. Vraiment, je suis sous le charme. Après ça, ma chambre miteuse, je m'en moque pas mal. Demain, retour à Bangkok et marché pour changer. Chatuchak Week-end Market, ce sera pas du tout la même ambiance !

mercredi 14 décembre 2011

Les chutes d'Erawan, et vous c'est quoi votre score ?

     

A Kanchanaburi comme un peu près partout en Thaïlande, il y a un marché de nuit avec de quoi manger et sur celui-là essentiellement des vêtements et un peu de tout. Je dois recoller les semelles de mes chaussures qui partent à volo ( petite ville du Sud de l'Italie, chaussures achetées en France, je précise ) et bien pas de souci, ils sont plusieurs au talat don yen ( marché de nuit ) à vendre de la glue. Les étales changent tous les soirs, si bien qu'on peut y retourner chaque jour, on aura un marché un peu différent. Le mercredi apparemment, c'est braderie par exemple. Le hic, c'est que ma marchande de riz soufflé au caramel du premier soir, n'est plus là depuis et j'en veux moi ! C'est bon ce truc...
Quand on vient par ici, il y a deux incontournables si on en croit les guides, le pont et Erawan. Du coup aujourd'hui, c'est Erawan. Départ dans un bus Mercedes qui a du en voir du bitume et qui est probablement plus âgé que moi. Après une heure et demie d'une route où alternent les panneaux annonçant de possibles passages de vaches et ceux indiquant des passages d'éléphants, le bus se vide de sa cargaison. Je prends un plan au Visitor's center et hop, en route. Visiter le parc d'Erawan, c'est comme un jeu vidéo, y a des niveaux à passer. Sept en tout. Niveau 1 facile, première cascade, certains se baignent déjà.

Erawan Thaïlande

A partir du niveau 2, ça se complique, interdit d'emmener des victuailles. D'ailleurs 10 mètres après vous avoir demandé de ne pas avoir de nourriture et boissons, il y a un panneau qui vous somme de ne pas nourrir les singes, mais même si on voulait les sustenter, avec quoi on le ferait, vu qu'on est censé plus rien avoir à manger avec nous ? Je viens d''éviter le premier piège. Le jeu continue. Là, il faut ne pas céder aux sirènes en bikini qui vous disent qu'elle est bonne et plonger dans l'eau, éviter les racines, les pierres lisses, ne pas glisser, toujours trouver le chemin parfois dissimulé. On vous envoie une aide à un moment. Il faut suivre petit slip rose pour pas se perdre. Mais j'ai beau tout faire comme il faut, enfin, je crois, à un moment je descends d'un niveau pour finalement reprendre ma course en avant. Le chemin devient de plus en plus accidenté, je suis au niveau 6.

Chutes d'Erawan - Thailande

Je ne sais plus où aller, je vois d'autres joueurs s'embarquer dans une direction mais quelque chose ne colle pas. Petit slip rose n'est pas là pour m'aider. Jamais là quand on n'a besoin d'elle ! J'entends du bruit sur ma gauche. Tant pis, si ça ne ressemble pas à un chemin, je vais par là. Pas le choix, il faut traverser un gué puis sauter de pierre en pierre avant de trouver un sentier qui monte et en haut, le niveau 7 s'annonce.

Erawan pancartes

Ca glisse de plus en plus, et beaucoup de concurrents sont en tongues, je commence à comprendre pourquoi le Parc d'Erawan est célèbre pour ses chutes. Le 7ème ciel est proche. Encore une partie un peu abrupte et ça y est "End of trail". Je viens de finir le dernier niveau. Je ne sais pas mon score, mon temps n'est pas trop mauvais, je devrais être bien classé. Je me trouve devant une cascade qui se déverse dans un grand bassin qui devient rapidement mon jacuzzi perso où je barbote, fais quelques brasses et la planche pendant de longues minutes. Petit à petit, d'autres candidats m'y rejoignent dont petit slip rose arrivé bien 5 minutes après moi. Je profite longtemps de cette eau fraiche et douce. A un endroit, je peux me tenir quasiment debout et avoir de l'eau jusqu'au cou. Des filles montent dans la cascade et prennent des poses de magazines pour se faire immortalisées devant les chutes.

Erawan cascades Thailande

Au retour un passage un peu plus délicat avec équilibre sur un tronc d'arbre. Je croise comme à l'aller, beaucoup de randonneurs en maillots de bain et bikini. Plus besoin de guide pourtant string violet se trémousse régulièrement à quelques dizaines de mètres devant moi. Je prends un peu plus le temps d'observer les petites cascades de chaque niveau intermédiaire avant d'arriver au bassin du premier que j'appelle dans ma tête, la piscine des flemmards. Et c'est la plus fréquentée. Etonnant ?! Dans les premiers niveaux, je croise enfin des thaïs mais absolument pas en maillots de bain, habillés eux, jusque là je n'avais rencontré quasiment que des russes et quelques Français. Sur le parking, je tente un ravitaillement express, mais déjà le lourd klaxon de mon carrosse retentit, j'accoure pour m'engouffrer dans un autre bus Mercedes aussi "récent" que celui de l'aller. Proche de la gare de Kanchanaburi, j'appuie sur le petit bouton au plafond pour signaler au chauffeur que je veux qu'il me jette bientôt et m'approche pour lui dire "Train station". Et hop, je suis sur le bitume à quelques minutes de marche du quartier où je réside. Une journée sympa pour qui aime marcher parmi des gens en maillot de bain et nager dans de belles chutes d'eau. Je dois avouer que j'ai bien aimé ça, plus que la cascade de la veille. Et puis ça m'est pas arrivé depuis longtemps de nager dans une eau non-salée et non chlorée.

La gueule du Dragon, le vélo qui crève et le train de la mort

     

Non, je ne suis pas à une fête foraine mais bien à Kanchanaburi ( dites bouri à la fin si vous voulez pas passer pour un farangset ). J'ai mis un peu de temps à me défaire de la fausse idée qu'ici il y a juste le pont de la rivière Kwaï à voir. Mais me voilà. Bon c'est vrai qu'à part le pont la plupart des "attractions" sont à plusieurs kilomètres, dizaines de kilomètres voire centaines de kilomètres. Bref mieux vaut être véhiculé même si on trouve toujours un bus ou à défaut un chauffeur prêt à nous emmener n'importe où moyennant finance. C'est même marqué sur leur pancarte: "Kanchanburi to everywhere". J'irais bien sur la lune piquer une tête dans la mer de la Tranquilité moi, tiens. A cette époque de l'année, il y fait bon paraît-il...
Je commence ma découverte de la ville à pieds et me rends jusqu'au fameux pont. Architecturalement parlant, c'est assez quelconque mais c'est évidemment son histoire et le symbole qu'il représente qui sont importants ( cf Le pont de la rivière Kwaï ). Je laisse passer le petit train multicolore façon gay pride qui emmène les touristes dessus pour un petit aller retour de 15 minutes et m'avance sur le tablier d'acier de l'édifice. Oui, c'est un pont ferroviaire. Il y a régulièrement des petites passerelles sur les côtés pour ranger les piétons quand le train passe. Sur l'autre rive à droite, la haute statue d'un temple chinois dont on achève la construction semble veiller maternellement sur le River Kwaï Bridge. Je vois un pêcheur en bas. Je le rejoins pour faire des photos de cette structure historique, retraverse dans l'autre sens et vais au kiosque de la Police Touristique. Je demande un plan et les horaires des trains de la ligne tristement surnommée Death Railway, train de la mort pour les milliers de morts lors de sa construction dans des conditions affreuses. Je ne vous ferai pas un cours d'histoire ici; pour ceux que ça intéressent, je vous laisse chercher plus d'infos.

Pont riviere kwai

Retour à pieds à ma guesthouse, location de vélo et direction le bureau de la TAT ( Autorité Touristique de Thaïlande ) que je vais saoûler de questions. J'en ressors avec plein de prospectus mais surtout une carte pour aller voir les quelques temples qui m'intéressent. Le plus éloigné est à 22 km vient-on de me dire. Le plan est assez succinct mais je tente le coup. Après une heure de pédalage, sans mettre jamais trompé de chemin ( faut dire la carte est simpliste mais la route aussi ), me voilà au premier temple. De prime à bord, je me dis: "Tout ça pour ça" et suis tenté de poursuivre directement jusqu'au 2e mais je vois un petit stand où me restaurer et décide donc de m'arrêter. En m'approchant, j'aperçois à flanc de montagne un grand escalier avec au bout une gueule de dragon béante. Et ben, il est intéressant ce temple en fait. Après avoir commandé du "khao pak gab mou" - oui c'est le seul truc que j'arrive à commander en me faisant comprendre facilement du riz sauté, je fais juste varier la viande - je pars à l'attaque des marches et elles sont nombreuses. Puis, j'avance dans la bouche du dragon, même pas peur. Encore des marches, beaucoup de marches, et l'intérieur d'un dragon, ça ressemble beaucoup à la station de métro Abesses en fait, puis une grotte avec le temple à proprement parlé dedans. J'y brûle quelques bâtons d'encens et fais un don puis j'emprunte le petit escalier de fer qui mène à l'air libre et à un chemin fait de marches, encore, des marches toujours des marches, pour arriver au sommet. Tout en haut, il y a rien à part un drapeau et une vue imprenable sur la rivière.

dragon

On redescend. Vélo, une petite dizaine de kilomètres pour arriver au Wat Tham Sua. Un édifice très imposant qu'on voit de loin, si bien que j'ai cru 10 fois être presque arrivé. A côté il a un petit frère, dont l'entrée est juste en face de la route. Du coup, je rentre dans celui-là, monte un escalier puis deux, puis trois, puis redescends, remonte, là ça mène nulle part... Bref, j'arrive en haut sur une terrasse d'où il est impossible de passer dans le temple voisin. Y a même un barbelé entre les deux. Ils ont du se brouiller à un moment et depuis, c'est la guerre. D'ailleurs, elle continue cette guerre. Je croise en descendant des enfants en armes qui jouent à se tirer dessus en plein dans le temple. Sous le regard d'un bonze impassible. Etonnant... Je dévale les marches, vais vers l'entrée du temple principal et là, bel escalier bien raide que je gravis, ça me fait plus rien maintenant. Ce wat est étonnant. Je n'avais rien vu de pareil en Thaïlande. Il est évidemment démesuré avec notamment son immense bouddha et sa tour conique mais surtout le style architectural ne ressemble à rien de ce que j'ai vu jusque là en Thaïlande. C'est un temple chinois. La vue à presque 360° sur la campagne environnante vaut le détour. Mes mollets semblent du coup ne pas m'en vouloir des efforts que je leur ai imposés. Reste plus qu'à rentrer. A pédaler, pédaler, pédaler... Oui, je voulais encore voir un autre temple avec une none qui flotte paraît-il mais j'ai peur qu'à l'heure où j'arrive il ne soit fermé et qu'elle ne flotte plus.

Wat Tham Nua kanchanaburi

Le lendemain, c'est le train train. Enfin, le train de Kanchanaburi à Namtok. La ligne de chemin de fer de la mort qui devait relier la Thaïlande à la Birmanie. Dans les guides où sur les dépliants, la photo qui illustre cette ligne est souvent celle de la portion où le train est à flan de montagne, à droite, la pente abrupte, à gauche le vide. Mais ça ne représente qu'une infime partie du parcours. A la gare de Kanchanaburi, je me retrouve rapidement noyé parmi un groupe de scouts qui apparemment ont la même destination finale que moi: Sai Yok Noï. Ils sont tous armés de bâtons et certains s'amusent à me demander en Anglais si je vais bien ou comment je m'appelle. Deux des organisateurs demandent même à être photographiés avec moi. Je suis une star en Thaïlande, je vous dis ! ;)

Train de la mort Kanchanaburi

Arrivé à Namtok, une heure plus tard que prévu, je ne m'engouffre pas dans les taxis ou autres transports pour la cascade de Sai Yok Noï, non, monsieur prend son temps et va au restaurant manger du poulet aux noix de cajou. J'explique où je veux aller ensuite, du coup, le père de la famille m'emmène lui-même gratuitement dans sa belle voiture et me donne de précieux conseils pour rentrer en bus. Je dois dire que je m'attendais à ce qu'il y ait un peu plus à voir car outre la cascade unique et quelques grottes assez loin, on a vite fait le tour. Par contre, ce qui est sympa c'est qu'on a le droit de grimper et faire trempette dans la chute d'eau. Sauf que j'ai pas pris mon maillot, je ne sais pas pourquoi mais il ne m'est pas venu à l'idée qu'elle serait accessible à la baignade. Je trempe que les pieds du coup.

Sai Yok Noi Kanchanaburi

Retour en bus, c'est plus rapide et moins cher et surtout, le dernier train part à 15h30, le dernier bus à 17h...

lundi 12 décembre 2011

Faire le pont à Kanchanaburi

     

Samedi, c'était le Constitution Day et c'est censé être férié mais en Thaïlande quand un jour férié tombe un week-end ( pas comme en France malheureusement ), c'est le lundi suivant qui est chômé. Pour moi, ça change rien sauf qu'à Prachuap mon hôtel veut se débarrasser de moi au bout d'une nuit. Complet pour le week-end. Je retourne à Bangkok puisque c'est comme ça ! Na ! Bon, c'était plus ou moins prévu mais j'aime bien jouer les offusqués. Je veux faire le gars qui connaît et me pointe dans la rue où il y avait les bus avant. Sauf que là, se trouvent seulement des modèles réduits, les mini-vans que perso, j'ai en horreur et mes genoux aussi. Je préfère les bus publics qui roulent moins vite mais au contraire ça me rassure et où j'ai de la place. Enfin, plus de place. Je me renseigne en thaï auprès d'une dame qui m'indique où est la station sauf que c'est tellement petit et tout écrit en thaï que je la dépasse. La dame en moto me propose de m'embarquer, un demi-tour, dix mètres parcourus et je me retrouve devant un guichet minuscule. Je prends mon ticket. Celui de 10h ne part pas, faudra attendre celui de 11h. Pas grave, je sors les 3 petits cochons en Thaï, car oui, j'oubliais, je suis rentré dans une librairie hier et une vendeuse qui a compris pourquoi je traînais dans le rayons livres pour enfants, au lieu d'appeler les flic pour dénoncer un pédophile, m'a montré un rayon de livres pour enfants avec le texte en thaï et en Anglais. Me voilà avec Pinocchio, le Petit Chaperon Rouge et Les 3 petits cochons donc.
Le bus arrive. 4h30 de trajet et nous arrivons au nouveau Terminal Sud, l'autre ayant été inondé. Pendant le trajet m'est venue une pensée toute bête, c'est de ce même terminal que partent les bus pour Kanchanaburi alors pourquoi ne pas enchainer directement, y en a que pour 2h de trajet. A peine je me renseigne qu'on me pousse presque dans un bus qui allait partir. On peut pas enchainer plus vite. C'est parfait. Rapidement, on voit des résidus d'inondations et par moment le bus où je me trouve est entouré d'eau. Devant derrière sur les côté je vois de l'eau et sur les flancs la petite écume, j'ai vraiment l'impression d'être dans un bateau. C'est déroutant. Des monticules de détritus sont entassés le long des routes. Je prends encore mieux conscience de l'ampleur de la catastrophe car la zone traversée est très longue. Me demandez pas de photos, les vitres du bus étaient sales et je suis pas venu pour photographier les inondations d'abord. Sinon, je serais parti deux mois plus tôt.
A Kanchanaburi, j'arrive vraiment en touriste. J'avais pas du tout prévu de me trouver là ce soir donc je n'ai pas cherché de nom de guesthouses ni à savoir où était le Terminal des bus par rapport au pont de la rivière Kwaï, celui dont tout le monde parle ici. Mais bon, je sais que le détecteur de farang d'un chauffeur de tuk-tk ou autre va se déclencher et qu'il me proposera de m'emmener d'un endroit très bien. Ca ne dure pas une minute que déjà, en voilà un. Et la guesthouse où il m'emmène a un décor de rêve surtout quand on arrive la nuit: petit jardin pavé, chambres en bois sur barges flottantes. Franchement ça donne envie de rester là. Comme on dit dans Questions pour un Champion: "Je reste !". Et demain, on va aller voir ce fameux pont duquel tout le monde fait tout un film. En plus, celui du film, c'est même pas celui-là. Enfin, c'est l'histoire de celui-là mais c'est pas celui-là qu'ils ont filmé.

Prachuap c'est les boules !

     

Bon, je rassure tout de suite ma famille après ce titre accrocheur, il ne m'est rien arrivé cette fois dans la ville où je m'étais cassé le bras la dernière fois.
Je vous avais parlé de mes deux cars de touristes thaïs qui ont débarqué dans le resort où jusque là j'étais le seul client. Et bien tout ce beau monde ( une soixantaine de personnes ), s'est attablé pour un grand repas avec une scène de karaoké. C'est fou ce que les thaïs aiment ce jeu. Et en plus, la plupart d'entre eux chantent plutôt très bien. Y a des heures d'entrainement devant le miroir dans l'air, je suis sûr. Le groupe était bizarrement quasi exclusivement constitué de femmes. Vous me direz soixante femmes qui débarquent et je fais la fine bouche ? Et bien oui, c'est trop, impossible de faire un choix ;)
J'avais prévu de prendre un train le lendemain matin tôt pour Prachuap Khiri Khan. J'avais décidé de ne pas mettre de réveil. Si je me réveille à temps, je pars, sinon je reste ici une journée de plus. Oui, je suis comme ça. En fait, y a même pas eu débat. A 6h tapantes, musique à fond les ballons dans tout le Salathai Resort pour réveiller mes nouveaux amis et donc moi par la même occasion. Pff, ces touristes ! Pour une fois que j'en parle sans en faire partie, j'en profite ;) J'appelle le chauffeur qui m'avait amené ici pour qu'il vienne me prendre et me dépose à la gare. Je suis incroyablement en avance mais c'est voulu. Ca me laisse le temps de flâner dans le petit marché juste à côté et d'y acheter mon petit dej. Des petites bananes et des beignet de... beignets, je ne crois pas qu'il y ait quelques chose en plus de la pâte. Et de faire des photos. Un petit tour à la gare. Mon train est annoncé avec 30 minutes de retard. Si, si, y a pas qu'en France que les trains ont du retard, ici c'est même quasi systématique. Vous me croyez pas qu'il est en retard. je vous mets la photo.

retard train thailande

Marchande thailandaise marché


Alors, on lit bien "cha 30 nathi" c'est qui qui avait raison ? ;). Voilà, mon véhicule, j'ai un peu de mal à trouver de la place et réveille bien malgré moi une belle au train dormant en déplaçant son sac pour me faire une place. Les yeux enfarinés, elle s'excuse et exécute un waï ( non, elle ne tue personne, un waï, je vous l'ai déjà dit, c'est la salutation thaïe avec les deux paumes de la main qui se rejoignent ).

retard train thailande

Prachuap, tout le monde descends, enfin, ceux qui veulent. Un petit air de déjà vu. Je dépose mes affaires au Nop Porn Hotel ( tout pareil que la dernière fois ), loue un vélo en face ( oui, la par contre, je change de loueur ;)) et c'est parti pour un petit tour. Au pied de la montagne du temple, sur la place, il y a du monde. Je m'approche. C'est un tournoi de pétanque ! C'est de chez moi ça. Je regarde autour, les petites buvettes, pas de Pastis à la carte. Pff, ça fait partie du jeu le petit jaune ! Il y a bien les gestes, même l'arbitre qui mesure et des coupes en attente de leurs vainqueurs. C'est marrant de tomber là-dessus en Thaïlande.

Pétanque Thailande

Je finis ma journée en achetant plein de choses à manger au marché de nuit sur le front de mer. Des nouilles sautées pour 10 baths, un morceau de poulet grillé pour 20, un verre de jus de cooco, 10 bahts et enfin des petits beignets, mode donut pour 20 baths. J'ai jamais autant mangé depuis que je suis là. Et c'est sympa de s'installer sur la rambarde face à la mer et de déguster tout ça. C'est ce que je préfère à Prachuap, c'est surtout pour ça que je fais cette étape éclair ici. Et pour conjurer le mauvais sort et finir la balade à vélo qui s'était avortée avec ma chute de futur emplâtré. Demain, retour à Bangkok, avant de choisir entre Kanchanaburi et Koh Chang pour la suite.

vendredi 9 décembre 2011

J'ai fait Ban Krut

     

Mes économies vont bien, je vous rassure ! Ban Krut, c'est un coin à 80 km au sud de Prachuap Khiri Khan, je ne vous en voudrais pas de ne pas connaître, la majorité des Thaïlandais à qui j'en ai parlé, m'ont fait répété d'abord parce qu'on dit Ban Kout, ensuite parce qu'ils ne connaissent pas. Même quand je leur explique où c'est et leur montre la grille d'horaires des trains avec l'arrêt pour leur prouver que ça existe. Heureusement, la Police Touristique d'Hua Hin connaît et m'a remis une brochure pas très explicite avec beaucoup de texte en thaï. Il y a l'adresse du site internet officiel de la ville, je me précipite dessus, pas un mot d'Anglais non plus. Tant pis, je découvrirai sur place. Ce qui me rassure, c'est qu'ils ont l'air de dire que c'est beau. En fait, c'est surtout une destination touristique pour les Thaïs, et assez active apparemment. Très prisée les week-ends et jours fériés mais très calme en semaine, les tarifs des chambres étant plus bas.
Je prends un billet de train 3e classe pour un trajet qui dure une heure de plus qu'en train climatisé. Je laisse donc passer le mini-train de deux wagons avec chacun son hôtesse de bord et m'engouffre dans le suivant. J'aime l'ambiance de la 3e classe et ses vendeurs ambulants même si je n'en ai toujours pas vu avec leur plateau de brochettes comme la dernière fois. Je demande à une jeune femme si je peux m'asseoir à côté d'elle dans une phrase thaïe calamiteuse mais que mes gestes ont rendu compréhensible. Une petite fille très complice avec son père s'installe non loin de là et joue un peu à cache à cache avec moi. Ma voisine ne connaît pas non plus Ban Krut, je dois lui montrer ma grille de trains pour lui confirmer que ça existe. Elle prendra d'ailleurs soin de m'indiquer quand je dois descendre.

Petite fille thaie train Hua Hin

Me voilà sur le quai et une femme tout sourire, me demande en thaï pourquoi je suis là. "C'est joli ici, non ?" tente-je, elle répond par l'affirmative mais n'a pas l'air si convaincue que ça. Sur le parking, deux chauffeurs de moto-taxi avec une petite galerie pour les passagers. Je m'approche du plus souriant. Il me montre une grille de tarifs avec le nom des resorts du coin. Tarif unique: 20 bahts. Je lui demande le prix des chambres. Adjugé pour le Salathai à 500 bahts la nuit. Je m'installe dans un bungalow de bois climatisé avec 3 lits simples. Très bien surtout pour le prix. On est jeudi, deux jours plus tard, j'aurais probablement payé plus cher. D'ailleurs en me baladant un peu dans les environs, je me rends vite compte que tout semble tourner au ralenti. Très probable qu'ils réservent leurs forces pour les touristes thaïs du week-end.
Apparemment, Ban Krut est connu pour sa longue plage, son temple perché sur une colline et son coucher de soleil. Je me poste donc sur la plage pour aller border le soleil. Il a beaucoup plu aujourd'hui, le ciel est encore chargé de nuages derrière lequel l'astre solaire, timide, se cache avant de piquer un phare. Un diner au bord de mer et au lit. Il a plu des cordes une grande partie de la nuit. Le lendemain matin, à la faveur d'une averse au caractère moins trempé, je pars pour l'ascension de la colline où trône ce temple aux toits dorés qui nous nargue de son sommet. A pieds. Petite hésitation dans le parcours, j'arrive dans une petite crique de rivière qui semble faire office de port. Je pensais à tort que le chemin continuerait. Je m'approche d'un pêcheur dont la femme replie le filet et lui demande comment on va au "wat ti nan" en pointant du doigt vers la montagne. A renfort de grands gestes avec son bras droit, il m'explique gentiment qu'il faut que je reparte puis c'est à droite, à droite, à droite. Je me risque à lui demander si c'est loin mais comme loin ou près c'est le même mot et seul l'intonation change et j'ai du mal à prononcer la nuance, sa réponse négative n'est peut-être pas une bonne nouvelle. Optimiste, je repars quand même à pieds. Et ses explications étaient bonnes et ce n'est pas si loin. J'arrive d'abord devant un grand bouddha d'or assis qu'on voit aussi de la plage. Sur le parking l'agitation des enfants qui viennent de finir leur sortie de classe et remontent dans le bus attire mon attention. Je m'approche, leur institutrice leur somme de me faire un hello, ils s'exécutent. Elle discute un peu avec moi, je m'efforce de lui répondre en thaï.

enfants thailande

Puis, je me lance dans la dernière escalade et l'escalier qui mène au Wat Thang Sai. Il se reflète dans les flaques qui témoignent des averses de ses dernières heures. Le soleil commence à pointer le bout de son nez. L'édifice est probablement récent mais très charmant. Je tourne autour avant d'y pénétrer. Quand j'en ressors, il fait grand beau. Pourtant, je n'ai pas allumé de bougie.

BanKrut Wat Thang Sai

Je coupe la marche du retour en m'arrêtant dans un petit restaurant au bord de la plage. Puis je pique une longue tête dans la mer. Oui, je sais, faut attendre deux heures mais rien ne me dit que le beau temps attendra aussi longtemps. C'est pas mal Ban Krut. Pour l'instant... Car ce soir, c'est l'invasion des touristes. Des touristes thaïs. Mon hôtel m'a déjà prévenu qu'ils attendaient deux cars entiers. Et effectivement le soir quand je reviens, le resort est rempli de chemises oranges qui se baladent...

mercredi 7 décembre 2011

Retraite à Hua Hin

     

Comme je ne pourrais pas faire mieux qu'une visite de nuit du Grand Palais et du Wat Phra Kew, j'ai décidé de partir. Objectif Sam Roi Yot et Ban Krut mais d'abord une petite étape à Hua Hin, une ville qui a ses détracteurs à cause de ses lady bars et l'afflût des touristes qui va avec mais que j'aime bien quand même. Et ce n'est pas que traverser des rues entières avec des filles qui me disent en Anglais ou en Thaï que je suis beau, ça fait toujours du bien à l'ego ( et il faut bien les choisir les rues, dans d'autres, apparemment, la lumière doit être moins bonne ou je sais pas, mais je suis moins beau ) qui explique cela. Ce petit racolage pour un massage ou un verre ressemble surtout à jeu même pour les filles qui essaient d'attirer l'attention et vous faire rentrer dans leur salon de massage ou leur bar. Je n'ai pas cédé à ce chant des sirènes de bar donc ne peux pas dire si la suite devient plus glauque mais le pouvoir d'achat doit forcément rentrer en jeu assez rapidement... Non ce que j'aime à Hua Hin, c'est son bord de mer un peu agité, la plage étant bizarrement désertée quand il fait nuit alors que personnellement c'est le moment où je préfère m'y balader, et à côté des rues où les touristes deviennent des sex -symbols, il y a une ville thaïe plus "normale" très agréable où l'on peut trouver des petits stands de rue pour manger, un marché couvert, une gare charmante... L'ambiance a quelque chose qui me plaît, un gros supplément d'âme que n'ont pas les Pattaya et autres Phuket. Selon des critères très personnels évidemment. Mais ne serait-ce que la plage, elle est plus humaine, moins en mode pépinière de parasols et chaises longues que South Pattaya et Patong. Bon, je n'y resterai pas des jours à hua Hin mais pour 2-3 jours de retraite avant de continuer le voyage, c'est une ville agréable.
Je prends donc le MRT pour la gare d'Hua Lamphong. Pendant le trajet, sur les écrans de la rame, je vois une pub pour la qualité du service dans le métro où une jeune femme qui vient de casser le talon de ses escarpins se voit proposer par une agent du MRT une paire de jolies tongues vertes en plastique. Essaie d'avoir ça avec la RATP... Un petit passage au food center après avoir acheté mon billet puis je monte dans le train. Ma voiture est juste à côté du wagon restaurant. Le train démarre. A partir de Taling Chan jonction, on commence à voir par la fenêtre le reste des inondations. Le chauffeur de taxi qui m'avait dit que c'était inondé avait raison. Il ne s'agit que de quelques dizaines de centimètres d'eau par endroit mais ça laisse imaginer ce que c'était au plus fort de la catastrophe, il y a deux mois.

Inondations Thailande

Train Thailande wagon restaurant

Je décide de m'aventurer dans le wagon restaurant. Rien à voir avec ceux qu'on connaît évidemment, c'est plus sommaire. Il fait un peu office de wagon fumeur. Bizarrement il n'y a que des hommes assis et notamment les soldats en uniforme. Je m'installe à une table. Rapidement l'un des hommes me demande en thaï ce que je bois. "Kok yen", réponds-je. Ils se regardent tous. Il semble ne pas avoir compris. L'officier le plus haut gradé répète ma commande mais probablement mieux prononcé, personnellement, je n'ai pas entendu de différence. On m'apporte un Coca bien frais. Je remercie. Quelques phrases courtes plus tard, les hommes continuent leur discussion sans moi, ma mauvaise prononciation associée au vacarme du train devait me rendre trop compliqué à comprendre. Sur la canette, je lis "gog" ou "gola", voilà mon erreur, la prononciation thaïe c'est subtile ! Après 4h30, me voilà à Hua Hin.
J'essaie une nouvelle guesthouse que j'ai repérée et me rends compte en arrivant qu'elle est juste à côté d'une de celle où j'avais été la dernière fois. Le monde est petit. Douche et petite balade sur la plage pour finir chez Pizza Da Roberto. Je demande "Pizza pepperoni gap tcha yen na khrap" et pendant les dix minutes qui suivent, les serveuses répètent souvent à voix haute "tcha yen", je ne sais pas si c'est parce qu'encore une fois je prononce super mal, en tout cas, mon thé glacé arrive bien sur ma table suivi d'une pizza un peu petite mais délicieuse comme dans mon souvenir mais en plus cher. Je fais un tour dans le marché de nuit très sympa aussi et continue plus loin. J'arrive dans un soi où il y a quelques stands de rues et pas un farang et au bout, une étale qui vend de la musique et passe Talé si dam, la chanson de Game Rai Game Rak, une série télé qui passe ne ce moment en Thaïlande et que je compte bien regardé dés mon retour. Merci monsieur Youtube ! J'aime cette chanson du coup, je lui demande s'il a CD avec, il me confirme que oui et que c'est bien la bande originale de la série. On discute un peu thaï lakorn ( séries TV thaïes ). Du coup, j'essaie de savoir s'il a d'autres musiques dans la même genre. Ah oui, j'oubliais, il ne parle pas un mot d'Anglais. Il me propose un CD, je lui demande si ce sont des chansons thaïes, c'en n'est pas. Moi, j'en veux des thaïs, d'abord ! Mais pas du rock des chansons "yen yen", calmes quoi. Emballé c'est pesé, me voilà avec deux CD. Parler musique super pointue avec un thaïlandais, c'est fait ;) Bon, les CD comportent 180 morceaux en mp3, ce ne doit pas être des CD originaux... Same, same, on dira ;)

mardi 6 décembre 2011

Anniversaire du Roi 6 Ep. 2: visiter le Grand palais et le Wat Phra Keo de nuit

     

Comme je vous le disais, le 5 décembre, c'est l'anniversaire du Roi et cette année c'est particulièrement important pour les Thaïlandais car il a 84 ans et entre donc dans son septième cycle zodiacal. C'est pourquoi, l'évènement a pris une ampleur inégalée. Et parmi les manifestations exceptionnelles, il y a l'ouverture au public (gratuitement) de l'accès au Grand Palais et au Wat Phra Keo de nuit. Ce sont les monuments les plus populaires de la ville. Je ne parle pas d'attraction touristique, non d'amour des Thaïlandais pour ce qu'ils représentent. Cette opération portes ouvertes nocturnes ne dure que jusqu'à la fin de la semaine et moi, bien sûr, j'ai voulu y être. Et on était des milliers à avoir eu la même idée. Une visite extraordinaire tant ce lieu est déjà magique à visiter de jour. La nuit c'est tout simplement féérique. Et on a le droit de marcher sur la pelouse !
Trêve de bavardage, voici quelques photos. Et si vous voulez en voir plus, viendez, viendez ici ! ;)

Wat Phra Keo by night

Wat Phra Keo by night

Great palace by night

Je suis allé en Chine, j'ai gravi une montagne et salué le passage d'un roi

     

Et tout ça dans la même journée ! Aujourd'hui, j'ai pas chômé. C'est probablement une des journées où j'ai le plus marché de ma vie. Depuis 11h le matin jusqu'à presque la même heure le soir. La preuve que quand on part dans Bangkok avec un idée assez vague de ce qu'on va faire, on se laisse vite embarquer. Il faut dire qu'avec les festivités pour l'anniversaire du Roi, il y a une effervescence inhabituelle.
J'avais décidé d'aller à Hua Lamphong puis de là rendre visite au Wat Traimit qui s'était refusé à moi lors de mon dernier passage ici et après peut-être le Wat Saket ( ou Golden Mountain ). Un programme des plus flous je vous dis. Une fois sorti du Wat Traimit dont j'ai enfin pu apercevoir le bouddha d'or, je me suis laissé happé dans Chinatown et son labyrinte de rues commerçantes et ma journée folle était lancée.

Bangkok Chinatown marche

Dans ma tentative de partir vers le Golden Mountain, je suis passé sur une passerelle, j'ai vu des prangs, je suis allé les voir de plus près puis, je suis reparti. Arrivé, au pied de la Montagne Dorée, je me rends vite compte de ce qu'est un jour férié en Thaïlande. La sortie en famille ou entre amis, c'est aller au temple. Dans une bonne humeur à toute épreuve. Ils sont tellement joueurs à se photographier à tout va et se chamailler gentiment pour les plus jeunes qu'on a presque l'impression qu'ils y viennent comme dans une fête. On est loin de la piété austère de la religion qui m'a baptisé. Je ne serais donc pas tout seul à gravir cette montagne, c'est la première fois que j'y voit autant de monde. J'aime particulièrement ce temple et son toît avec son immense chedi doré, ses petits portiques à clochettes et la vue sur les alentours.

bangkok Golden Mountain priere

Je redescends, direction le Lohat Prasat mais surtout la grande avenue qui mène au Victory Monument. Je croise des matelots en costume, une fanfare et toute sorte de gens, toute de sorte d'uniformes au fur et à mesure que je remonte la grande rue. Y aurait un défilé ou une cérémonie prévue par ici que ça l'étonnerait pas. Je continue mon chemin vers le Wat Suthat et la Grande Balançoire sur la place qui lui fait face et ensuite c'est facile, une fois qu'on est dans la bonne rue, le Wat Phra Keo c'est tout droit. Car oui, c'est l'étape ultime de ma journée voir ce qui se passe dans le Sanam Luang et visiter le temple ouvert exceptionnellement la nuit. Je m'installe sur le gazon et regarde les enfants qui jouent, les cerfs-volants virevolter dans le ciel. Les drapeaux s'agitent dans la foule, le défilé arrive sur la place. Je n'en vois pas grand chose. Je décide de quitter ma place et de vadrouiller dans les allées. Et accessoirement, je cherche des toilettes.

Bangkok Anniversaire Roi

We love the King Thailande

Derrière les barrières, je me masse avec la foule qui semble attendre le passage du Roi. Quelques voitures, des motards et une voiture plus chic passent suivies de plusieurs bolides rouges. Le Roi vient probablement de passer, c'est allé tellement vite. Pas de ralentissement de l'allure ni de geste à la fenêtre. Ne me demandez pas si j'ai fait une photo, c'est apparemment interdit. En tout cas, les militaires ont insisté pour qu'on range les appareils. Avec un peu de retard, les portes du temple devraient s'ouvrir au public. Je fais un grand détour pour essayer de me trouver au bon endroit. Vite massé dans une foule immense, je suis dans le bon wagon, y a plus qu'à suivre. De toute façon faire marche arrière serait très compliqué. La foule est dense, pire qu'un jour de grève dans le métro parisien; mais les gens sont plus respectueux et ce n'est que dans les derniers mètres que ça pousse un peu mais ça doit être pour m'aider, ils ont du voir qu'avec mes kilomètres de marche du jour, j'étais un peu fatigué. Je suis étonné de voir que malgré le très petit nombre de soldats pour essayer de réguler un peu le flot des gens, tout se passe dans le calme. Personne ne râle, ne houspille les autres. Je comprends vite qu'on n'aura pas à acheter de tickets, c'est ingérable vu le monde et surtout les imprimer ce serait s'assurer de la déforestation de tout le Nord de la Thaïlande. A l'intérieur, le spectacle est superbe. Des guirlandes lumineuses sur tous les arbres joliment taillées en cône. Et on a plus besoin de se tenir collés serrés. Le temple et le Palais Royal sont illuminés. J'arrête pas d'aller et venir dans le Wat Phra Keo, conscient de la chance que j'ai. C'est la 1ère fois qu'il est ouvert la nuit. Des lanternes montent dans le ciel derrière le toît du monument. J'ai du mal à partir. Au bout d'une heure, je me décide finalement à sortir.
Dans la rue, il y a un monde fou, je crois que je ne me suis jamais retrouvé dans pareille foule. Impossible de trouver un taxi, un tuk-tuk, un moto-taxi de libre. C'est parti pour 3/4 d'heure de marche vers Hua Lamphong...

 


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