Ang Thong et le plus grand Bouddha de Thaïlande

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Oui, le titre de cet article fait un peu conte de fée, j’avoue ! A une quarantaine de kilomètres d’Ayutthaya, se trouve un endroit dont beaucoup de touristes étrangers ignorent l’existence mais que presque que tous les Thaïlandais connaissent: le Wat Muang à Ang Thong. C’est le temple qui possède le plus grand Bouddha de Thaïlande !

wat muang

Le Bouddha du Wat Muang est le plus grand de Thaïlande (95 mètres)

Nouvelle petite grâce matinée, petit déj agréable à se délecter du jus de goyave de notre guesthouse et on reprend les vélos pour aller au marché en ville acheter des des noix de cajou, mon pêché mignon et se faire un repas pas très thaï, chez Pizza Compagny.

Le matin, on avait demandé à la gérante du Baan Tye Wang, comment se rendre à Ang Thong. Comme je m’y attendais, elle nous avait conseillé de louer les services d’un chauffeur, y aller en transports étant un peu compliqué. Faisable, c’est sûr mais pas pratique pratique. Elle nous a proposé une voiture avec chauffeur pour aller là-bas, nous attendre et nous ramener pour 800 THB (20 euros environs). Pour deux c’est raisonnable et je sais que le Wat Muang va plaire à mon amie.

Ponctuel, notre chauffeur arrive à 14h et nous salue d’un « bonjour » en Français dans le texte. Bon, il ne sait dire que ça et « comment ça va ? » mais on apprécie l’effort. Pendant le trajet, il est assez peu bavard et mon amie s’endort sur la banquette arrière. Quelques minutes avant d’arriver, on aperçoit le grand Bouddha assis de loin. Il semble nous attendre de pied ferme.

Le chauffeur se gare à l’ombre. On sort de la voiture. Petit choc thermique entre le véhicule climatisé et l’air extérieur. le soleil tape particulièrement fort cet après-midi. On ne perd pas de temps, on se dirige de suite vers l’immense statue. On se déchausse au bas de l’escalier qui y mène et on le grimpe vite car ses marches dorées par le soleil sont brûlantes. Et nous voilà devant le Bouddha le plus grand de Thaïlande. Face à ses 95 mètres de haut, on se sent tout petits !

wat muang

On est petits sous la main du Bouddha

Comme toujours au Wat Muang, les gens défilent au dessous de la main de la statue pour faire un voeu, une prière et… un selfy bien sûr ! 😉 On se plie à cette tradition mais surtout, on reste assis à l’ombre à observer les gens. C’est amusant de les voir passer de la ferveur religieuse à celle des réseau sociaux et des photos souvenirs narcissiques. On est quasiment les seuls étrangers. Les Thaïlandais viennent en famille. Les parents portent leurs enfants pour qu’ils parviennent à toucher la main du Bouddha.

wat muang

Prière au Wat Muang

Le reste du Wat Muang est moins impressionnant mais intéressant tout de même. Déjà pour ses statues de plâtres représentants une sorte d’enfer et des fantômes mais aussi pour ses autres bâtiments. Il y a aussi un « fat Bouddha » avec un trou au niveau du nombril. Il est de tradition de se mettre devant et de tenter de jeter une pièce dedans. Un jeu d’adresse qui change des dons habituels.

Retour, sur le parking, la voiture n’est plus là, le chauffeur non plus.
Je pourrais paniquer mais je sais que les Thaïlandais sont dignes de confiance et que notre conducteur et son carrosse climatisé sont bien là, ils vont revenir très vite. D’autant qu’on ne l’a pas encore payé ! En Thaïlande, en général, pour ce genre de choses, on paie à la fin. Et effectivement, au bout de 3 minutes, notre chauffeur apparaît.

Le retour est un peu moins silencieux. On parle de notre visite, d’Ayutthaya, de la France…

Demain, direction Sukhothai. On a réservé nos billets de bus dans une agence locale. Un tuk-tuk viendra nous chercher et nous amener à la station de bus.

Ayutthaya à vélo (en empruntant les bacs)

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C’est vraiment agréable de visiter Ayutthaya à vélo. Agréable et facile ! Car s’il y a bien une rivière qui entoure le centre, il y a plusieurs endroits, où l’on peut prendre un bac avec son vélo pour 10 THB. Ca permet de traverser et de continuer sur l’autre rive. Pour moi c’est la meilleure façon de visiter Ayutthaya. Même si les gens pressés, préfèreront peut-être louer les services d’un tuk-tuk à la journée (ça coûte en moyen 400-500THB).

Wat Yai Chai Mongkhon

Le Wat Yai Chai Mongkhon

Pour ce 2ème jour, dans l’ancienne capitale florissante du Royaume de Siam, on a enfourché à nouveau nos fidèles destriers à sonnette pour aller voir de l’autre côté de l’eau, le Wat Phanan Choeng qui abrite le plus grand Bouddha d’Ayutthaya et mon chouchou, j’ai nommé le Wat Yai Chai Mongkhon. J’avoue, je me suis planté et j’ai pris le bac pour traverser un peu vite mais ça nous a permis de découvrir un petit temple sympathique dont j’ignorais l’existence et où il n’y avait pas un chat, le Wat Bang Kracha.

Bref, après un nouveau coup de bac, nous voilà devant l’immense Bouddha assis doré du Wat Phanan Choeng. Il est toujours aussi impressionnant et adulé. Dix petites minutes à vélo et on arrive au Wat Yai Chai Mongkhon. Définitivement un des temples de Thaïlande où j’aime venir et revenir. On passe d’abord dire un petit bonjour à son Bouddha couché blanc avant d’aller voir son chedi, entouré de 2 grand Bouddhas de pierre et de tout un carré de Bouddhas assis aux dimensions plus modestes. Il n’y en a pas deux pareils !

Une petite ascension sur le chedi pour la vue, pas si intéressante pour les alentours du temple mais sympa pour voir le temple de plus haut. Et en haut de l’escalier dans le chedi, se trouve un grand puits avec à l’intérieur… je vous dis pas, faudra venir 😉 (bon, j’avoue c’est pas ça dont vous vous souviendrez, c’est juste pour créer un suspens).

Wat Yai Chai Mongkhon Ayutthaya

petite vu depuis le chedi du Wat Yai Chai Mongkhon

On mange dans un des restaurants de l’autre côté du parking du temple et on se prend le luxe d’acheter des Magnums aux amandes, ça coûte à peine plus d’un euro, avant de repartir sur la route, de contourner le vieux chedi qui sert de rond point, de monter sur le pont et d’aller se faire masser dans le salon que nous a recommandé notre guesthouse, le Suwanthara (du nom du temple voisin) Thai Traditional massage and Spa.

Petite sieste à la guesthouse avant de reprendre les vélo et d’aller visiter le Wat Yai Chai Wattanaram. Il était fermé la dernière fois suite aux inondations (2011) et là, je peux enfin le visiter. C’est un temple immense et probablement un des plus impressionnants d’Ayutthaya. Je suis content d’avoir enfin pu y pénétrer.

Wat Yai Chai Wattanaram

L’imposant Wat Yai Chai Wattanaram, un incontournable à Ayutthaya

Après tous ces kilomètres à vélo, un nuit bien méritée nous attend après un dîner en ville à l’excellent restaurant du Tony’s Place, probablement la plus connue des guesthouses à Ayutthaya.

Amphawa et les marchés flottants

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S’il y a bien une destination en Thaïlande pour profiter des marchés flottants, c’est Amphawa. Pour son marché à elle qui se tient les week-ends et pour les autres alentours. J’ai réservé via Facebook, dans une guesthouse au fond du canal du marché, The House of love (Baan Rak en Thaïlandais). Je suis sûr que ça va me plaire !

 

Amphawa

Moine faisant sa tournée du matin en bateau à Amphawa

Arrivé à Bangkok, j’ai foncé directement à Sai Tai Mai, le terminal Sud des bus de Bangkok. Pensant naïvement que je pourrais y prendre un bus pour Amphawa. Je préfère les bus aux minivans et leurs conducteurs qui se prennent un peu trop souvent pour Fangio mais en fait il n’y a pas de bus pour Amphawa, juste un pour Damoen Saduak. Il me faudra donc faire les dernier kilomètres en… minivan.

Bref, quand on arrive à Amphawa, je reconnais un peu le coin et demande à me faire arrêter près du pont qui passe au-dessus du canal du marché flottant. Un petit slalom entre les passants pas encore très nombreux sur les quais et on arrive à notre guesthouse. La chambre est bien, le lit très confortable, la salle de bain à la thaïe, sommaire mais avec son petit module de chauffage pour la douche. Je suis très chaleureusement accueilli par le gérant. Bien plus favorablement que mon amie. Il faut dire qu’habillé d’une robe et un peu maquillé, il a clairement une préférence pour les garçons. Ca m’amuse. D’autant qu’il est aux petits soins avec moi, c’est cool. Mon amie est limite jalouse 😉

Une fois installés, on part découvrir le marché, flâner dans les boutiques et manger. On a l’embarras du choix et les prix sont tout petits ! On croise bien quelques farangs mais l’immense majorité des gens sont thaïlandais. Comme toutes les filles qui viennent à Amphawa, un jour de marché, mon amie est aux anges. Elle achète un portemonnaie en bambou tressé, des boucles d’oreilles argent et nacre, un collier, des petits gâteaux, des élastiques pour les cheveux… et de l’insecticide pour tuer les moustiques à la pharmacie proche du pont au bout du canal.

Le soir arrive. On embarque dans un bateau directement depuis la terrasse de notre guesthouse pour la visite des lucioles. Enfin des fireflies, les « mouches de feu », qui clignotent dans les arbres des canaux alentours. C’est amusant et romantique mais impossible à photographier. Mais ça je le savais. La dernière fois déjà, j’avais jeté l’éponge. Par contre, je pensais arriver à filmer et ben non, ça ne donne rien non plus en film. Elles n’aiment pas la célébrité ces mouches guirlande de Noël !

Après une bonne nuit, le lit est grand et vraiment confortable, petit déjeuner au bord du canal assis sur la terrasse en tek du Baan Rak. De temps en temps, un moine passe en barque et les gens lui donnent des offrandes et se prosternent devant lui le temps qu’il récite une courte bénédiction et reprenne son tour. Là, encore notre hôte s’intéresse bien plus à mon bien-être qu’à celui de mon amie qui se trouve transparente.

On part sur la route à la recherche d’un taxi pour nous emmener au marché flottant de Damnoen Saduak, il est 7h, le flot de touristes venant de Bangkok ne devrait commencer que d’ici 1h30. On voit un taxi garé et à côté un vendeur de rue qui fait griller des beignets de banane, les fameux gluay tod que j’aime tant, mais pas de chauffeur. On tourne un peu autour du véhicule. Le cuistot nous demande où l’on veut aller. On lui répond « Damnoen Saduak ». Il enlève son tablier et… se met au volant. Pour 200 THB (oui, il n’aura pas mis le compteur et c’est un peu cher mais j’avoue que là mieux valait accepter sous peine de poireauter ici longtemps), il nous dépose au marché flottant le plus connu de Thaïlande.

dmanoen saduak

Vendeuse de fruits au marché flottant de Damnoen Saduak

marche flottant thailande

Dure, dure la vie à Damnoen Saduak ! 😉

On le parcourt à pieds. Mon amie achète un lot de 2 chemises blanches très sympa pour 380 THB après d’âpres négociations. Puis, on se prend un tour en bateau du marché de 30 minutes pour 100 THB. C’est comme dans mes souvenirs: un peu trop tourné vers les touristes quant aux produits proposés mais pas sans charme pour autant. Mon amie adore ! Par contre, le gars avec les 2 gros serpents juste en dessous du pont, après qu’on ait retrouvé la terre ferme, elle aime moins bizarrement 😉

On prend notre petit déjeuner cuisiné sur un bateau et servi sur des tabourets sur le quai. Riz et poulet avec une sauce dont je saurais dire exactement à quoi elle mais qui donne un goût bien sympa à l’ensemble et des tranches de concombre pour les « légumes ». Prix 20 THB par personne. On remonte sur la route et prend un tuk-tuk pour nous rendre à un marché flottant voisin bien moins connu (vous le gardez pour vous, promis, hein ?), celui de Tha Kha. Plus petit, mais tellement moins touristique, on est de suite sous le charme. On regrette presque de ne pas avoir attendu et mangé ici.

marché flottant de Tha Kha

Le marché flottant de Tha Kha

tha kha thailande

A Tha Kha, il y a beaucoup moins de bateaux de touristes 😉

Pour revenir sur Amphawa, on embarque dans un bus local qui démarre sur le parking et nous prend à son bord avant de nous avoir confirmé qu’il va bien à Amphawa. En fait, il nous déposera sur la voie, au pied du pont qui enjambe la route et qu’il faut emprunter pour regagner la canal du Amphawa floating market après quelques minutes. A un moment, mon amie pousse un grand cri d’horreur et s’agrippe à mon bras. Un gros varan traverse la rue tranquillement devant nous. Ben, oui quand on est pas habitué, ça peut surprendre !

L’après-midi, on se paie le tour des 5 temples en bateau. Une balade de plus de 2 heures sur la rivière et les klongs à la découverte de temples sympathiques bien que seul le dernier enfermé dans les racines d’un arbre soit vraiment intéressant. Puis on finit la journée par un dîner aux chandelles au restaurant à l’embouchure du canal du marché. Très romantique avec un menu, certes plus cher que ceux des bateaux-cuisines du canal, mais on paie le cadre et une variété de plats plus importante.

temple amphawa

Le Wat bang Kung est emprisonné dans les racines d’un arbre

Je ne saurais trop vous recommander de passer comme nous un petit week-end sur le marché flottant d’Amphawa. C’est dépaysant et vous aurez un aperçu de la vraie Thaïlande celle qui attire des foule de touristes… thaïlandais.

On repart sur les routes de Thaïlande

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Même si je suis revenu plusieurs fois en voyage en Thaïlande, cela fait quelques temps que je n’ai plus partagé mes aventures thaïlandaises ici. Pour ce nouveau retour au pays du Sourire, j’ai décidé de me remettre au clavier. Au programme, un parcours, assez classique de Bangkok à Chiang Mai et un petit tour à la frontière avec le Laos. Enfin, si je tiens mon planning, ce qui est loin d’être certain ! 😉

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Ce nouveau voyage aura deux parties, une pour faire découvrir ce que j’aime en Thaïlande à une amie pendant un peu plus de 15 jours et une en mode solitaire à la découverte de nouvelles destinations dans le Nord de l’Isan (la Région du Nord-Est de la Thaïlande), que je ne connais pas encore. Ce n’est pas le coin le plus touristique du pays a priori mais c’est probablement pour ça que je sais que ça va me plaire.

J’aime déjà plus la Thaïlande du Nord que celle du Sud plus touristique, où dans beaucoup d’endroits, l’on croise plus de touristes que de Thaïs alors le Nord du Nord-Est, je devrais adorer ! J’y serais probablement un des rares farangs en vadrouille.

Et comme j’arrive un vendredi matin à Bangkok, je filerai directement à Amphawa pour m’y installer pour y passer le week-end profiter du marché flottant et de biens d’autres choses.

Je garde un très bon souvenir de mon passage à Samut Songkram et un regret celui de ne pas avoir dormi dans une des guesthouses sur le canal du Floating market d’Amphawa. Je compte y remédier et satisfaire une curiosité en allant découvrir le très discret marché flottant de Tha Kha qui vit dans l’ombre du très populaire Damnoen Saduak mais promet plus de charme et d’authenticité.

Bon trêve de bavardage. Je vais prendre mon avion pour Bangkok.

A bientôt !

Ayutthaya hors saison, c’est mieux !

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C’est vrai que malgré sa proximité avec Bangkok, Ayutthaya est une destination où l’on peut facilement trouver des chambres pas chères mais je dois avouer que hors saison, on peut vraiment se faire plaisir. Après un trajet en train depuis Bangkok et une traversée en bac de la rivière, on a demandé à un tuk-tuk de nous déposer au Baan Tye Wang. Une petite guesthouse dans un magnifique cadre et à l’accueil chaleureux pour 2000 THB la nuit (en haute saison, il faut rajouter 1000 THB, je crois). La chambre au 2étage était belle, le lit incroyablement douillet, la salle de bain top, et le déjeuner top. Ca change de quand je voyage en mode routard en sac à dos ! 😉

Wat Phra Si Sanphet

Le Wat Phra Si Sanphet est un incontournable d’Ayutthaya

C’est pour moi toujours un plaisir d’aller à Ayutthaya. Outre ses magnifiques temples souvenirs de son passé glorieux pour beaucoup, j’aime l’ambiance de cette ville ! J’aime voyager en train en Thaïlande, je ne pouvais donc pas faire autrement que de choisir ce moyen pour venir à Ayutthaya. Même si je dois dire que je regrette de ne pas avoir eu pendant les presque 2 heures de trajet (15 THB par personne en 3ème classe), de vendeur ambulants avec un plateau de brochettes. Ce sont mes préférés ! 😉

J’avoue qu’on s’est fait une mini grasse matinée et qu’on a surtout trainé au petit-déjeuner qui est très copieux et bon. Mais bon, à 9h30, on était enfin sur nos vélos, prêtés gracieusement par notre guesthouse, direction le Wat Lokhaya Sutha voisin qui accueille le Bouddha couché, le plus sympa d’Ayutthaya. On est ensuite remonté doucement jusqu’au Wat Phra Si Sanphet, en s’arrêtant dans chaque temple croisé et dans le marché à côté du Wat Mongkhon Bophit et son grand Bouddha assis pour manger un bout (45 THB avec un Est Cola).

Wat Lokaya Sutha

Le souraitn Bouddha couché du Wat Lokaya Sutha à Ayutthaya

Le Si Sanphet avec ses 3 chedis est très connu ici même si l’image la plus connue d’Ayutthaya reste la tête de Bouddha prise sans les racines d’un arbre au Wat Mahathat, un peu plus loin dans la ville. C’est un endroit très apaisant où je me suis surpris à découvrir qu’il y avait pas mal d’écureuils qui gambadaient sur les chedis mais aussi partout dans le temple et les arbres voisins. Je n’avais pas remarqué la dernière fois. Il faut dire qu’en basse saison, les visiteurs sont très peu nombreux et que nous avons donc le Wat Si Sanphet presque pour nous seuls. Le pied !

tete bouddha ayutthaya

la tête de Bouddha la plus connue d’Ayutthaya et de Thaïlande

Nous remontons sur nos vélos pour découvrir le Wat Mahathat. Il y a un peu plus de monde. Et même un peu d’affluence devant l’arbre qui enferme la tête de Bouddha dans ses racines. Il faut dire que c’est LA photo à faire quand on vient à Ayutthaya. Mais le reste du temple est intéressant aussi. On y trouve un autre grand Bouddha de pierre, des chedis sur lesquels on peut monter (si on n’a pas le vertige) et tout un carré de Bouddha assis, enfin de bouts de Bouddhas assis car aucun n’est complet.

ayutthaya wat mahataht

Restes d’une statue de bouddha au Wat Mahathat

Statue Ayutthaya

Statues du Wat Mahathat à Ayutthaya

On finit la journée par un dîner au petit marché de nuit en face du Chantharakasem Palace. Là encore, pour 2 avec les boissons, on s’en sort très bien : 55 THB.

Retour à l’hôtel à vélo.

Conseils pour trouver son hôtel en Corée

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Lorsqu’on voyage en Corée du Sud comme partout, on a besoin de trouver un endroit pour dormir. Et s’il y a de nombreux hôtels (et motels mais ça on en reparlera) et guesthouses, il y a quelques petites choses à savoir pour s’éviter quelques désagréments. Quelques petites choses que j’ai découvertes au fur et à mesure et que je n’aurais pas été mécontent de connaître avant le départ.

Séoul

Les matelas en Corée

Première chose, il faut savoir que si nous Occidentaux avons de jolis lits à lattes ou ressors en général dans nos hôtels, les hôtels en Corée peuvent, et c’est précisé, avoir des matelas coréens, les matelas yo parfois poser sur un support chauffant appelé « ondol ». Les matelas yo sont un peu comme un futon mais plus fins et selon les endroits, si fins que quelqu’un habitué à nos matelas n’y dormira pas forcément bien. Il est donc important d’être conscients avant de réserver une chambre que vous pourrez vous retrouver à dormir à même le sol sur un matelas de 2-3 cm d’épaisseur seulement. Certains y dorment très bien d’autres beaucoup moins bien. Si vous avez des problèmes de dos, c’est pas le top.

Après si voulez dormir à la coréenne, c’est une chambre avec matelas yo qu’il faut choisir.

Mon conseil: vérifiez le type de matelas avant de réserver une chambre et si vous visitez la chambre avant de la prendre, testez le matelas. Même les matelas comme les nôtres sont souvent très durs en Corée. Donc avoir un matelas « classique » n’est pas forcément l’assurance de dormir dans un lit moelleux. 

Les chambres fumeurs/non-fumeurs dans les hôtels en Corée

Pendant mon séjour, je n’ai pas trouvé de chambres non-fumeur en Corée. Et ça a été parfois problématique car les chambres empestaient littéralement la clope et souvent, c’était la climatisation, encrassée par les occupants amateurs de tabac, qui déversait en permanence cette odeur. Et couper la clim, n’est pas toujours une option sous peine de crever de chaud. Enfin ça dépend des saisons et des destinations.

Vous aurez beau demander à l’accueil une chambre non-fumeur, vous trouverez quasi systématiquement un cendrier dedans et aurez régulièrement la mauvaise surprise de voir l’air de la chambre empester la cigarette dés la mise en route de l’air conditionné.

Mon conseil: demandez à voir la chambre et… sentez-là ! En ayant pris la peine de faire tourner la clim quelques minutes.

Les Motels en Corée

Parfois pudiquement appelés « Love Hotels », ces établissements souvent très kitsch et dans certaines villes, bien plus nombreux que les hôtels classiques semblent plus être des hôtels de passe que des des lieux pour les amoureux. Vous avez les parking à rideaux qui vous permettent de rentrer en tout discrétion avec votre voiture sans que personne ne vous voit, la lucarne de l’accueil est parfois faîte de telle manière que même le réceptionniste ne voit pas votre tête mais juste vos mains pour payer. Et outre la déco très maison close des couloirs et des chambres (miroir au plafond, coussins en forme de coeur, velour, couleur rouge omniprésente…), c’est le système de fermeture des chambres avec plusieurs états qui permet de minuter votre utilisation qui montre bien la destination première de ces établissements.

Après, une fois qu’on sait où on met les pieds, ça peut-être intéressant car même si ce n’est pas leur objectif, vous pouvez tout à fait louer une chambre dans un motel pour une ou plusieurs nuits. Et si la déco est kitsch, les lits sont bien, vous avez du Wifi gratuit, une salle de bain très bien, une bouilloire pour faire du café ou du thé, un frigo une télé câblée… Et a priori, c’est suffisamment bien insonorisé pour que l’activité nocturne des autres ne vous dérange pas.  Bref, il y a tout ce qu’il faut mais c’est aussi souvent ici aussi que les chambres sentent le plus la cigarette.

Mon conseil: les motels peuvent être une expérience à vivre et un bon plan pour avoir des chambres pas mal moins cher qu’ailleurs. Après, il faut absolument visiter la chambre et là aussi la sentir et idéalement voir ce que ça donne la nuit. Et bien sûr si vous voyagez en famille, évitez les motels, vous pouvez y faire des rencontres dans l’ascenseur qui déclencheront des questions du style « pourquoi elle est habillée comme ça, la dame ? » chez vos enfants.

Les guesthouses en Corée

Il y a beaucoup de guesthouses à Séoul notamment mais aussi quelques unes dans les destinations les plus touristiques de Corée du Sud. Après, elles sont d’inégale valeur. Et si on a moins eu le souci de la cigarette dans les guesthouses, il faut là aussi bien regarder le type de matelas proposé. Ca reste toutefois souvent le bon plan surtout quand vous débarquez pour la première fois dans une ville, les guesthouses les plus actives sont très bonnes conseillères pour vos visites. J’ai particulièrement apprécié l’aide et l’accueil de la You & I Guesthouse à Jeju par exemple.

Jeju

Jeju, île volcanique au Sud de la Corée

En Corée, les guesthouses ont souvent de très nombreuses chambres. N’espérez pas trouver ici une petite maison d’hôte avec 4-5 chambres et une ambiance familiale. Pour ça, il faut opter pour une autre option (voir plus bas). Souvent, le principe c’est que vous avez une chambre un peu plus modeste que dans un hôtel avec petit déjeuner compris et une cuisine collective où chacun peut venir se préparer son repas matinal voir d’autres repas (mais en général seuls les ingrédients du petit-déjeuner sont fournis).

Mon conseil: privilégiez les « grosses » guesthouses, ça fait un peu plus usine à touristes mais en général vous n’avez pas de mauvaises surprises que ce soit sur la propreté, le petit-dej ou la disponibilité du personnel pour vous aider à préparer vos visites ou vous conseiller. Et regardez les sites d’avis même s’ils sont parfois trompeurs (voir plus bas).

Les hanoks en Corée

Je n’ai pas eu l’occasion de tester juste d’en voir mais les hanoks, semblent l’option la plus charmante pour passer la nuit en Corée. Les hanoks sont des maisons traditionnelles coréennes rénovées qui accueillent des touristes. Ici, on retrouve le charme de la Corée d’antan et une ambiance un peu plus chaleureuse et familiale. Par contre, qui dit « traditionnelle » dit en général matelas coréen évidemment.

A Séoul, vous avez quelques hanoks dans le quartier de Bukcheon, sinon vous en trouvez dans d’autres villes soit dans des quartiers traditionnels soit plus isolés. L’autre lieu où il y a beaucoup de hanoks c’est Jeonju mais il y en a ailleurs.

Mon conseil: si vous voulez dormir dans un hanok, il est conseillé de réserver à l’avance car ils sont très prisés.

Le chek-in dans un hôtel Coréen

Evidemment comme vous êtes un étranger en voyage, on vous demandera de montrer votre passeport à l’accueil de l’hôtel. Et vous aurez une fiche d’informations à remplir. C’est la procédure classique. Par contre, ce qui change un peu en Corée, c’est l’heure à laquelle les chambres sont disponibles. Si nous sommes habitués à ce qu’elles soient libres et prêtes pour les clients à midi, en Corée, c’est plutôt vers 14 ou 15h que les chambres sont disponibles.

Mon conseil: n’adaptez pas votre programme, ça vous ferez perdre des demi-journées de visite. Allez à l’hôtel ou la guesthouse quand vous voulez, quitte à leur laisser vos bagages si la chambre n’est pas prête et partir visiter.

Les prix des hôtels en Corée

Le rapport-qualité peut-être très variable en Corée. Il faut compter une trentaine d’euros par nuit pour une chambre double avec salle de bains en guesthouse. Les hôtels sont un peu plus chers.

Et sur les sites d’avis ou de réservation, de très bonnes notes peuvent amener à quelques déceptions. Non pas que ce soit de faux avis mais l’essentiel des avis ne vient pas d’européens et nous n’avons pas les mêmes attentes ni les mêmes habitudes de confort ou service. Si vous pouvez, demandez à voir les chambres avant de les prendre et ce même si vous avez réservé. Il est plus pratique de réserver vos chambres à l’avance selon les destinations car les hôtels ou guesthouses ne sont pas toujours concentrés, au contraire.

Attention, il y a aussi quelques fêtes où les destinations les plus balnéaires (Busan, l’île de Jeju par exemple) sont prises d’assaut, c’est surtout le cas pour Seolal, le Nouvel An Coréen et Tchusok.

Mon conseil: utiliser les sites comme Booking.com pour voir les avis mais focalisez-vous surtout sur les avis des occidentaux voir des Français.

En résumé, si vous aimez un lit confortable soyez vigilent sur le type de matelas et leur dureté. Attention, aux chambres qui sentent la cigarette et quand vous entrez dans un motel, sachez bien ce que c’est. Sinon pour une plongée plus authentique et traditionnelle, essayez de dormir dans un hanok.

 

 

Même joueur Jeju encore !

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Pour notre deuxième jour de visite à Jeju, nous changeons de lieu et nous installons à  Jeju-si. Si, si ! Quand on met « si », ça veut dire ville. On est donc dans la ville de Jeju sur Jeju-do (« do » c’est pour dire « Ã®le », « ré », « mi », « fa », « sol », je sais pas encore pour quoi c’est ;)). Il aura fallu 1h20 de bus 780 pour y parvenir. De toute façon aujourd’hui, c’est journée bus ! Toutes nos visites sont sur la ligne 701 et ses chauffeurs fous du volant.

On commence par le Dol Hareubang Park où l’on retrouve des dizaines de grands-pères de pierre. Des traditionnels avec différentes fonctions et des plus contemporains. Il y a même un groupe de musique, genre les Beatles mais en pierre ! On a fait le plein de photos de Dol Hareubang (je ne sais pas si on met un s aux pluriel). En musique d’ambiance, car oui, il y avait de al musique dans le parc, on a eu droit auxWham qui veulent qu’on les réveille avant qu’on « go go », puis, peut-être en notre honneur, Edith Piaf qui décidément rien de rien, elle ne regrette rien !

Jeju Island

 

Dol Hareubang Jeju

Ile de Jeju

 

Etape suivante, le cratère de Seongsan Ilchulbong, toujours en bus. Il est 13 heures passées, on s’arrête dans un restaurant pour manger le fameux porc noir de Jeju et c’est… vachement bon, enfin cochonnement bon du coup ! Une fois sur le site du cratère, on descend sur la plage voir les femmes plongeuses de Jeju qu’on appelle Haenyo (littéralement femmes de la mer). Quelques photos, un petit portrait souvenir avec elles et c’est parti pour l’ascension du cratère.

Jeju Haenyo

Haenyo femme pecheuse

Jeju Haenyo

Avec toujours un chemin pour la montée et un chemin pour la descente. Restons ordonnés, on est en Corée quoi ! En chemin, on découvre de superbes vues sur les environs et notamment l’île voisine de Udo. Une fois en haut, des strapontins nous attendent pour nous reposer de cette montée certes pas si longue mais éprouvante quand même. Le cratère se tient devant nous. On ne peut que l’observer depuis la plateforme et pas en faire le tour mais c’est beau. On rassemble nos forces et on redescend.

Jeju island

Jeju

Ile de Jeju

Retour au bercail en bus 701 avec comme à l’aller un chauffeur qui conduit comme dératé, faisant des bonds sur les dos d’âne, prenant les virages à fond. Bref, on a 1h20 de route mais n’espérons pas dormir dans le bus. N’empêche le système de bus de Jeju est pratique pour visiter quand on est pas véhiculés. Et pas de souci si vous ne lisez pas le coréen, les arrêts sont annoncés en Anglais après une jolie sonnerie rappelant la sonnette de chez mon médecin. Il y a même parfois un écran qui annonce les stations. On aura pas tout vu de Jeju, il manque notamment le cratère du mont Hallasan mais on reviendra sûrement un jour. C’est une des 7 nouvelles merveilles de la nature quand même ! Et effectivement c’est un site naturel exceptionnel, après on n’y retrouve pas les maisons coquettes et traditionnelles qu’on aurait pu attendre sur une île. Jeju, c’est moderne !

Le lendemain, matin, dans le taxi pour l’aéroport, on regarde la pluie tomber. Elle vient nous dire au revoir après nous avoir fait la politesse de s’éclipser le temps qu’on visite l’île…

L’île de Jeju et ses grand-pères

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Non, non, je ne sous-entends pas qu’à Jeju (prononcez Jéjou), il n’y a que des vieux…. La prochaine étape de notre voyage en Coréee, nous emmène à l’île volcanique de Jeju mais pas de panique, elle n’est plus en activité. Enfin, je crois… Nous avons pris la compagnie Jeju Air et ses avions dont la queue vous fait un clin d’oeil, depuis le second aéroport de Séoul, celui de Gizmo, euh non pardon, Gimpo – lui a priori si on lui jette de l’eau dessus, il ne se transforme pas en Greemlin – aussi accessible en AREX mais dans sa version « je m’arrête partout, et pis c’est tout ! ». On part, sous la pluie et on arrive… (suspense)… sous la pluie battante. On a pris nos quartiers dans le sud de l’île à Seogwipo. Le temps de faire les courses, de se gaver de la très bonne pizza du E-mart voisin et de faire un petit tour à pieds, la nuit tombe.

Le lendemain, il fait grand beau, on attaque les choses sérieuses. On embarque dans le bus 702 direction le mont Sangaksan. On l’a choisi pour son temple dans une grotte mais on découvre devant un grand et  superbe temple en bois. Mais moi, c’est en face la mer et la colline qui m’attire. On y descend, on s’arrête pour acheter un couple de Dol Hareubang (littéralement traduit cela signifie grand-père de pierre d’ou le titre de mon article), les statues protectrices de Jeju que l’on retrouve un peu partout sur l’île. Un petit tour, sur le Hammel, un bateau à sec et j’ai envie d’aller juste faire le tour de la côté derrière pour voir le paysage. Bien, m’en a pris, ce bout du littoral est magnifique ! La lave creusée par la mer forme de superbes reliefs ! Et on y croise quelques pêcheurs.

Jeju

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On remonte visiter le temple. Il y a une cérémonie en cours à laquelle on prend le temps d’assister un peu puis on passe à la grimpette pour arriver à la grotte dans laquelle un petit temple très simple est installé. Une statue de Bouddha trône en hauteur et devant un petit bassin dans lequel l’eau goutte d’en haut. On s’est très bien senti dans le coin du mont Sangaksan. Tellement qu’on y est restés 3 heures ! Voilà qui commençait très bien notre découverte de Jeju.

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Ensuite, direction la cascade de Cheonjegyeon, enfin, les cascades, il y en a 3. Ma préférée, c’est définitivement la seconde, mais chut, ne le dîtes pas aux autres, il paraît qu’elles sont susceptibles ! Un coup de taxi pour l’autre cascade, cette fois unique, qui à une lettre près porte presque le même nom puisqu’elle s’intitule Cheonjigyeon. Ils se foulent par pour nommer les cascades ici !

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Elle est beaucoup plus impressionnante ! On y croise beaucoup de Dol Hareubang. Dont toute une famille, juste avant l’entrée. Une légende voudrait qu’une petite fille se soit perdue dans la forêt et soit tombée nez à nez avec une de ces statues qui lui a parlé. La fillette a pris peur (normal, c’est une fille) mais après l’avoir rassurée, la statue l’aurait ramené chez elle. Accueilli assez hostilement par les habitants aussi, le grand-père de pierre aurait gagner leur confiance pour finalement devenir un protecteur de l’île. Et parce que je suis sympa, je donne une petite recette pour celles qui veulent tomber enceintes : prenez un grand verre d’eau, mélangez un bout de nez de grand-père de pierre pilé et buvez, c’est prêt !

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On se ballade ensuite sur le pont en forme de voilier un peu avant le parking et sur l’île à laquelle il mène. Le soleil décline un peu, nos forces aussi. On rentre après une belle journée, la tête pleine de jolies images et le sac plein de petits Dol Hareubang. Je suis tombé sous le charme de ses grands-pères de pierre !

Premiers pas en Corée: 2 jours à Séoul

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Pour changer un peu de la Thaïlande, du Cambodge ou du Vietnam, me voici en Corée du Sud pour un petit voyage de 12 jours. L’occasion de découvrir un autre pays d’Asie, une autre culture, d’autres habitudes. Et comme tout voyageur qui arrive de France, c’est à Séoul que je pose d’abord mes valises (celle que j’ai sous les yeux après un long voyage qui m’aura vu prendre un tram, un bus, deux avions et un métro rapide d’abord puis ma valise à roulettes).

 

Arrivée en début d’après-midi, à Incheon, l’aéroport principal de Séoul, je récupère ma valise sur le tapis roulant avec un étrange dispositif jaune accroché dessus m’invitant à aller à la douane. Plus je m’approche de la sortie plus le dispositif se met à bipper et clignoter. Une fois au « Custom Office », je suis invité à ouvrir la gueule de ma valise et me voit obligé d’abandonner mon couteau suisse, fidèle compagnon de tous mes voyages depuis des années qui ici est jugé dangereux, sa lame faisant à peine plus des 6 cm autorisés en Corée aux dires de la très gentille officière que se l’est donc accaparé. Je pourrai le récupérer en partant (à priori gratuitement). On verra s’il me manque. Un petit coup d’AREX et 43 minutes plus tard, nous voilà à Séoul Station. Reste plus qu’à trouver l’hôtel.

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Cette formalité remplie, nous allons découvrir à pied, une porte de la ville, le marché de Namdaemun, la Statue roi Sejong qui a inventé l’alphabet coréen, la cour du temple Gyeongbokgung juste derrière avant de finir par un petit tour à Isadong ou je n’ai pas résisté à l’envie d’acheter des rissoles au japchae, vraiment délicieuses. Le soir, une pluie averse digne des plus belles de la mousson thaïlandaises nous a forcé à nous réfugier dans un restaurant avant de pouvoir déambuler dans le marché Mueong Dong et y faire du shopping. Et on n’était pas tout seuls même si la pluie avait, parait-il, fait diminuer le nombre habituel de vadrouilleurs dépensiers.

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Cette petite balade dans Séoul, enfin apparemment ici on dit « Soul », fut déjà pour moi l’occasion de découvrir quelques particularités coréennes ou du moins séouliennes comme les passages cloutés qui outre un classique bouton d’appel possède deux rangées zébrées une pour chaque sens de traversée avec des flèches devant pour te dire laquelle prendre en fonction de ton trottoir de départ. Quand le bonhomme devient vert, un petit bruit probablement volé aux vaisseaux ennemis de la première version de Space Invaders (le jeu vidéo auquel je jouait sur la console Atari en bois de mes grands-parents quand j’étais petit) se déclenche jusqu’à ce que toutes les flèches à côté du bonhomme se soient éteintes et que les voitures aient le droit de t’écraser, enfin, de passer, je veux dire. Après c’est qu’il y a des gens qui ne traversaient pas sur le bon côté du passage. Je dis ça, je dis rien mais j’ai les noms !

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Ce qui me frappe dans ces premières heures en Corée, c’est ce sens de l’organisation étonnant qui m’a fait retrouvé le même système dans le passage qui mène au métro de Séoul Station devant laquelle malgré le grand nombre de passagers attendant les différents bus régnait un ordre parfait laissant l’accès aux passages piétons et même un espace pour que les piétons puissent continuer à circuler. En rang deux par deux dans un serpentin idéalement placé et sans la moindre instruction ou inscription au sol, les usagers attendent. Impressionnant. Et en face, sur la facade de la Seoul City Tower, alors que la nuit est tombée, un jeu de diodes sur la façade s’allume pour animer un personnage lumineux blanc, en mode mime Marceau, qui fait semblant de lancer un objet pour finalement le perdre. Amusant.

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Le deuxième jour, on passe aux choses sérieuses. On prend le métro en mode T-Money experts (T-Money c’est le pass navigo d’ici), visite du temple de Jogyesa et ses trois grands Bouddhas, encastré entre des buildings ultra-modernes. Un endroit dont la sérénité est du coup un peu entachée même si le bâtiment principal est agréable et son intérieur superbement décoré. Des moines sont en train de faire un prière publique, j’enlève mes chaussures, prends un coussin et m’installe quelques minutes parmi les autres fidèles. Un petit tour à Insadong dans un petit restaurant pour déguster un Bulgogi (7000 KRXW), puis, balade dans Bukcheon, le quartier traditionnel. On monte, on photographie les toîts, on descend, on remonte. Un vrai dépaysement ! Certaines maisons semblent récentes mais toutes sont dans le style traditionnel.

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Plus tard, je demande à une des cowboys rouges avec « i » sur le Front qui sont la pour renseigner les gens comme, moi, les touristes quoi,  le chemin pour notre prochaine étape. Elle me donne un plan sur lequel elle a mis les flèches adéquates. Quelques minutes plus tard, nous voilà devant le Palais Changdeokgung (entrée 3000 KRW). Un endroit immense, demeure royale avec des toits en bois superbes, du même style que ceux du temple Jogyesa mais en plus nombreux et plus variés. Le palais possède un jardin secret -il faut acheter une visite guidée pour avoir le droit d’y pénétrer- pas si secret vu qu’ici tout le monde est au courant de son existence. Il faut dire c’est marqué sur les panneaux, les cartes, partout. Pas très doués pour garder un secret, les Coréens ! La visite dure 1h30 et vous emmène voir d’autres bâtiments et la porte de la longévité qui ne doit être franchie que dans un sens et surtout pas dans l’autre et vous êtes alors assurés, enfin si tout va bien, de vivre vieux.

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Le soir, arrive, la pluie aussi. On dîne au marché de Namdemon pour un peu cher à mon goût (34.000 KWR) mais c’était bon. Demain, on quitte la capitale pour l’ïle de Jeju au Sud.

P.S: à noter que pour obtenir un visa touristique (c’est gratuit) à l’arrivée, il faut avoir un billet de retour ou un billet d’avion prouvant votre sortie du territoire, sans quoi, vous serez refoulés. C’est du moins ce que nous a expliqué la compagnie aérienne qui ne nous a embarqués que parce que nous avions un vol Séoul-Bangkok de réservé.

Koh Samui que ça mouille !

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Une fois réveillé, je me précipite sur la plage et ouf Koh Samui est de nouveau là. C’est décidé, j’y vais. Ayant largement le temps avant mon bateau et jamais trop enthousiaste à l’idée de négocier avec les songtheaws qui en plus ici roulent comme des dératés, je fais les 2 km et quelques jusqu’à Thong Sala à pieds en tirant ma valise.

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Bophut- Koh Samui
Au guichet de Songserm, j’échange mon billet contre un autocollant puis m’assois sur une petite barrière. Il commence à pleuvoir les gens se massent sous le tout petit préau. Je reste à l’écart et sors mon parapluie. Tout à coup, c’est la panique. Des trombes d’eau tombent du ciel. Koh Samui fait à nouveau sa timide tandis que ça joue des coudes pour se mettre à l’abri. Il n’y pas de place pour tout le monde. Même avec mon parapluie sous lequel j’ai une réfugiée, je suis bien humide. A quelques mètres de moi, une jolie jeune fille doit regretter d’avoir mis un débardeur blanc sans soutien-gorge. Je me rince l’œil, tout le reste de mon corps étant mouillé  autant généraliser aux yeux. Le bateau a vingt minutes de retard. On reste en plan sous le déluge. Une thaïlandaise qui a eu une idée lumineuse, passe en vendant de grands sacs poubelle. 20 bahts l’unité, ça part comme des petits pains avec une marge commerciale substantielle. Le bateau arrive, les passagers dégoulinants se pressent à bord. Arrivé à Nathon à Koh Samui, un minivan m’attend et me dépose à mon hôtel. Le Lek City Hotel à Chaweng. Le soir, m’assoupissant devant mon ordinateur en triant mes photos de Koh Phangan, je suis sorti de ma torpeur par la musique du Lido, le fameux « C’est féérique ». Ca vient du cabaret, le Moulin Rouge juste en face de l’hôtel et ses  ladyboys.

Koh Samui, jour un, il pleut presque toute la journée. Jour 2 pareil. Jour 3, la pluie s’arrête vers 8h, je me précipite dehors pour regarder le ciel qui a l’air dégagé. Ici, je me suis fixée une mission presque impossible : trouver Jack Ryan. Non, ce n’est pas un agent secret américain, juste un vélo qui se dit jakrian en thaï. Et à Chaweng, c’est pas gagné de trouver quelqu’un qui en loue ! J’ai fini par dénicher ce qui doit être le seul magasin de location et réparation de bicyclettes. Il n’ouvre que dans une heure et demi, je décide de monter à la pagode dorée perchée sur la colline qui surplombe le lac Chaweng en attendant. La route qui y mène y à quelques mètres. J’aime la vue sur l’aéroport et le Chaweng Lake qu’on a de là-haut.

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Je redescends et loue ma monture pour la journée. Presque aussi cher qu’un scooter mais je suis écolo moi. Et hop, direction Bophut, avec comme étapes prévues, le Wat Plai Laem et sa grande statue aux multiples bras, le Big Buddha et le Bophut Fishing Village. Sympathique ce Wat Plai Laem, je m’étais promis de venir le voir à mon retour à Samui. Arrivé au village de pêcheurs qui est plus un village d’hôtels et pensions sympas pour touristes, le ciel très noir finit par déverser son eau.

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Dés qu’il se calme, je me risque à repartir. Pour continuer ma route mais vite découragé par un ciel devant moi de plus en plus menaçant, je finis par renter à mon hôtel non sans essuyer les déferlantes que les voitures font jaillir en passant dans les larges flaques de la chaussée. Après une bonne douche et des habits propres, je fais un tour à la Walking Street de Chaweng, puis m’installe au Duke’s  écouter la musique live et manger un délicieux hamburger bacon (oui, j’ai craqué). Bon allez, y en a marre de la pluie, demain, je m’en vais. Cap sur Phuket. Et vous allez voir ce sera toute une aventure…


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