My asian trip - mon voyage en asie - blog

 
 

samedi 24 avril 2010

Operation retour au bercail

Toutes les bonnes choses ont une fin à ce qu'on dit. A priori toutes les mauvaises aussi mais bizarrement on n'en a pas fait un dicton. Quoiqu'il en soit, ca y est le moment de retourner au pays du fromage et des grèves est venu. Roissy a rouvert juste a temps pour m'accueillir, mon vol est confirmé, ma valise parée, un dernier tour en taxi sur la Highway de Bangkok et me voila dans la longue queue pour l'enregistrement des bagages. Cette fois, j'ai droit a 30 kgs selon le site d'Emirates donc je ne devrais pas avoir besoin d'enfiler la moitie de mes fringues sur moi et de bourrer les poches de ma veste de mes bouquins pour éviter de payer un excédent de bagage. Mon tour arrive, je pose mon passeport sur le comptoir et ma valise sur le tapis roulant / balance ( mot bien trouvé tant a Hanoï, ça avait été une belle balance de cafter à la guichetière que j'avais un bagage trop lourd ). Verdict: 28,2 kilos. Logiquement pas de souci. Pourtant, l'hôtesse empoigne sont téléphone et semble appeler en haut lieu. Je me demande ce qui va me tomber dessus mais je fais de larges sourires quand elle me regarde, pour me donner l'air angélique du mec sympa et confiant. Mais je me pose des questions. Le volcan s'est réveillé ? Ils ont changé le maximum de poids autorisé dans la nuit ? "Continue de sourire bêtement surtout". Je comprends qu'elle explique que je voyage kon diao enfin seul quoi et me demande bien pourquoi cette précision. Et la sentence tombe, sans appel. Plus de place pour moi, enfin en classe économique, je vais devoir voyager en business class. Ben, ca commence bien ! Très bien même !
Je n'ai par contre pas droit à la loge tout confort avec buffet à volonté, je dois attendre sur les rangées de sièges impersonnelles, avec les pauvres. Mais dés l'ouverture de l'embarquement, dans le corridor qui mène à l'appareil, je peux les dépasser allègrement en leur faisant des pieds de nez, enfin dans ma tête parce qu'il y a un groupe de Hollandais assez baraques, dans la file classe affaires. Enfin, classe testostérone surtout tant la gente féminine y a une représentation symbolique. A peine assis, j'étire mes jambes et incroyable, je peux les déplier complètement. Ca m'était jamais arrivé dans un avion ! Le sourire de cette victoire encore imprimé sur les lèvres, je me vois proposer du champagne. Il n'y a pas de petits fours pour aller avec, du coup je fais la fine bouche et opte pour un jus d'orange. Et puis bon, il est 10h du mat' un peu tôt pour les bulles. Par contre, il devait être très bon car mon voisin n'a ingurgité que ce breuvage pendant toute la durée du vol et ça en a fait des coupes. Plus que celles dans la salle des trophées de Manchester United. Faut dire, on n'a pas la même corpulence. Je me familiarise avec les trois boutons pour allonger mon siège jusqu'à en faire un lit, le replier ou dresser la table pour manger et avec mon écran aussi que grand que ma télé. Puis c'est l'heure du repas. En entrée, le chef propose Canard fumé et sa salade du potager, suivi d'un poulet picata et pour finir plateau de fromage, desserts et fruits frais. Table avec nappe blanche couverts en inox et service en porcelaine, c'est autre chose que les barquettes en plastiques distribuées au Tiers-Etat a l'arrière de la cabine. Un petit chocolat fourré praliné d'une grande maison pour accompagner mon thé en fin de repas et hop je passe en mode transat à mater Avatar et District 9. A l'atterrissage, nous sortons les premiers. Normal, c'est la classe des gens affairés ici quand même. Par contre gros raté dans l'organisation, après l'escale a Dubaï, je dois retourner avec la populasse en classe économique les genoux encastrés dans le fauteuil devant baissé par sa propriétaire et les pieds acculés par le souvenir de vacances encombrant que celle de derrière pouce en permanence pour gagner du terrain sur l'espace vital du bien-être de mes jambes. Et elle semble y prendre un malin plaisir malgré mes réflexions. Des semaines que je n'avais pas était en contact avec des Français et le premier spécimen avec lequel j'entre en interaction a la bienveillance et l'altruisme qui fait notre réputation dans le monde entier. Cocorico !
J'atterris a Roissy avec 25 minutes de retard, vu la distance, une broutille et récupère ma valise que les délicats bagagistes ont décapité d'une roue. Au guichet de la compagnie, on m'explique que c'est la faute du fabricant. Pas assez robuste mon fils. M'apprendra a acheter français. Après tout ce que je lui ai fait subir, je suis quand même étonné que ce soit dans cette dernière ligne droite que ma fidèle équipière soit ainsi amputée.. Me voila donc de retour dans ma mère patrie. Reste à réaliser que tout ce périple était bien réel. Un rapide coup d'oeil à mon bras en équerre et je me dis que c'est bien arrivé...

mercredi 21 avril 2010

Bouddha ne t'éloignes pas de ta maison...

bouddha - Nakhon Sawan

vendredi 16 avril 2010

Et comment, je rentre, moi ?

Il y a de grandes chances que le bras de fer entre les Red Shirts et le gouvernement thaïlandais s'accentue une fois les fêtes du Nouvel An finies. Du coup, je pensais avancer mon retour même si je pense que je ne risque pas grand chose. Le touriste est apprécié en Thaïlande au moins pour la manne économique qu'il représente. Les manifestants arborent d'ailleurs un nouveau slogan a l'attention du monde: "Welcome in Thailand ! We just want democracy !". Pas sur que ca suffise a faire revenir les farangs en masse. Bref, je me dis, voyons pour rentrer en France et voila, qu'un Islandais se met a faire un barbecue et paralyse tout l'espace aérien européen, Roissy y compris. Franchement, c'est pas de bol. C'est un peu comme si l'univers me disait de rester ici. Une grève SNCF s'ajoutant pour compliquer mon retour en TGV a Strasbourg.
En attendant, je découvre donc Pattaya. Sous la pluie, aujourd'hui. Et oui, après Songkran, qui ici joue les prolongations, c'est la saison des pluies. Et ben voila, on y est. Pattaya, donc. Sa plage couverte de parasols et de hors-bords avec a l'horizon, un ballet de jet-skis et de kytes surfeurs et des baigneurs qui réapparaissent timidement quand les ondées s'arrêtent. Pattaya et sa fameuse Walking Street ou rue des plaisirs pour ne pas dire de la débauche. Gogo-danseuses très courts vêtues, alcool qui coule à flots, bars top-less voire a priori everything-less aussi, musique à fond les ballons, prostitution même si je dois dire que ca je ne l'ai pas vu, faut dire il était 20h quand je me suis aventuré dans ce coin. Bref de quoi satisfaire tous les vices. On vous propose même des stands de tirs. Rues des vices et de Elvis. Car oui, il est vivant, je vous l'annonce et il se produit tous les samedis et dimanches au Capitain's Corner ! J'irai explorer un peu plus en détail ces quelques hectomètres de pavé ce soir. Dans un but sociologique évidemment !

Songkran, la fête qui tombe toujours a l'eau...

La fête de Songkran c'est aussi et surtout le Nouvel An thaïlandais. Ca me fait trois nouvels ans cette année mais c'est bon j'ai vérifié en faisant une datation au carbone 14, je n'ai bien vieilli que d'une seule année. Ouf !
Les Thaïlandais disent "jouer a Songkran" et c'est vraiment ca. Un jeu d'enfants qu'on a tous pratiqué au moins une fois dans notre vie: la bataille d'eau. Et comme les températures sont caniculaires, on espère presque se faire asperger. Les gens sont sur le pas de leurs portes avec de grands bidons remplis d'eau, des tuyaux d'arrosage, des pompes, des petites bassines et à l'affut. Dés que quelqu'un passe, c'est la douche froide ! D'autres sillonnent carrément la ville avec, à l'arrière de leur pick-up, un tonneau d'H2O et aspergent a tout va. Se déplacer en deux roues, ces jours-là ( les 13-14 et 15 avril cette année ), c'est l'assurance d'arriver chez soi trempè jusqu'aux os. Et quand on est à Pattaya, dans un sawngthaew, dans une rue où il y a des assaillants tous les deux mètres et des bouchons, aussi. Une bonne dizaine de litres d'eau en tout et mon sac à dos dégouline. Je n'ai pas d'eau pour me défendre et mes compagnons d'infortune non plus. Nous sommes complètement à la merci de ces douches sauvages. C'est un peu comme un immense concours de T-Shirts mouillés à ciel ouvert et toutes les générations participent !
Songkran - Thailande - nouvel an
Songkram - fete de l'eau
En France, on ne pourrait pas avoir une tradition pareille. Déjà parce qu'il y en a beaucoup que ca ne ferait pas rire mais alors pas du tout de se faire asperger et ensuite parce que le gouvernement nous annoncerait solennellement que les cas de rhumes augmentant lors de cette fête ca creuse le trou de la Secu. Les écolos quant à eux expliqueraient, graphiques a l'appui, qu'en congelant l'eau répandue ces jours-la et en l'envoyant au Pôle Nord, on pourrait compenser la fonte de la banquise. Bref, la France n'est pas prête d'avoir son Songkran. Pourtant, c'est une fête qui devrait plaire a Sarkozy, il pourrait y ressortir son karscher.
Oui, j'oubliais, c'est férié, ces trois jours. Beaucoup de commerces sont fermes. Ils ont également apporté une trêve bienvenue dans le conflit entre les Sua Deng ( les chemises rouges ) et le gouvernement. Les batailles rangées entre les forces de l'ordre et les manifestants ayant fait place aux batailles de flotte, plus ludiques. Et dans mon taxi, a Bangkok, j'étais a l'abri des éclaboussures, pas comme a Pattaya où je suis arrivé au comptoir de mon hôtel dégoulinant. Mais ça les a laissé impassibles, ils ont l'habitude, tous les touristes arrivent dans cet état a Songkran !

dimanche 11 avril 2010

Quand la Thaïlande voit rouge

Voila un mois que les chemises rouges ont lancé leur mouvement de protestation contre le gouvernement qui a été mis en place en 2008 après un vote parlementaire. Et un mois que j'observe ca avec une grande curiosité. Je trouve que ces périodes de troubles en disent beaucoup sur un pays. Pour les Red Shirts, le pouvoir en place n'est pas légitime car non issu des urnes, ils réclament donc sa dissolution et de nouvelles élections. Ce n'est pas la première fois que les partisans de l'ancien premier ministre en exil Thaksin descendent dans la rue. Ils avaient notamment bloqué l'aéroport de Bangkok pendant plus de 8 jours il y a plus d'un an et demi, empêchant ainsi des milliers de touristes de rentrer chez eux.
Leur souci premier a toujours été de lancer un mouvement pacifique émaillé d'actions symboliques. Ce qui ne les empêchent pas d'être très déterminés. Preuve s'il en est, cela fait plus de 4 semaines qu'ils sont 60 000 à être mobilisés. Et pour attirer l'attention des médias et surtout de la presse étrangère, ils ont notamment, il y a quelques semaines collecter leur propre sang qu'ils sont ensuite allés verser devant le parlement. Un geste fort, une provocation certains diront, à laquelle le premier ministre a répondu avec calme et mesure évitant comme depuis le début du conflit d'employer la force contre les manifestants. Acceptant même des négociations alors que la revendication première des partisans de Thaksin est sa démission suivie d'élections anticipées dans les 15 jours. Par souci d'apaisement ou plus peut-être persuadé qu'ils refuseraient, Vejjajiva leur proposera de les avancer à décembre de cette année. Les "rouges" quittent la table des négociations. Le mouvement continue avec l'occupation de quartiers touristiques et notamment celui des grands magasins contraints de fermer leurs portes depuis une semaine maintenant. Le manque a gagner devient abyssal. Le bras de fer s'intensifie mais aucune des parties ne veut prendre la responsabilité d'être a l'origine du dérapage de ce mouvement jusque la non-violent.
Je me suis moi-même balade parmi les chemises rouges a Chit Lom, il y a une semaine, l'ambiance était très bonne enfant. Un homme déguisé grossièrement en femme avec chevelure et sous-vêtements rouges improvisait un boeuf au micro devant une partie de la foule qui dansait. Des manifestants voulaient me serrer la main, un autre entame une conversation absolument apolitique avec moi, d'autres me proposent des barquettes de repas venues des camions prévus pour les ravitailler. Car oui, la plupart mangent et surtout dorment sur place. Ils viennent des campagnes, rentrer chez eux n'est pas une option, ils ont donc emmener de quoi s'installer et pour longtemps. La police était très discrète. A peine quelques CRS assez loin du noyau dur des manifestants. Et on voyait a la télé, le chef de l'armée ou de la police qui venait le matin voir les représentants des chemises rouges, visiblement pour discuter de la meilleure façon d'organiser la sécurité. Pas de heurts, pas de sifflets, les représentants de l'ordre étaient accueillis avec respects et repartaient tranquillement. Ce refus de la violence tant du cote des opposants que du gouvernement m'a toujours impressionné. Difficile d'imaginer pareil situation en France. Déjà parce qu'une manifestation quelle qu'elle soit sans casseurs, c'est tout simplement impossible.
Mais le tournant crucial que beaucoup redoutaient et qui semblait de plus en plus inévitable vient de ce produire hier avec les premiers affrontements avec la police, la vingtaine de morts annoncée et de nombreux blesses. L'illustration que malheureusement toute opposition même pacifiste finit toujours par verser un sang qui n'est plus un symbole comme celui des premiers jours. La violence comme une fatalité inévitable parvient toujours a se faire un chemin. Dommage, j'avais envie d'y croire. Reste une question: le mouvement va-t-il se radicaliser ? A voir...

lundi 5 avril 2010

Same, same...

En Thaïlande, ils copient, copient tout, même leurs monuments les plus fameux. Ainsi a Muang Boran, Ancient City en English, il y a 109 copies à ds échelles plus ou moins grandes des bâtiments les plus remarquables du royaume. La topographie est également reproduite, si bien que le mini Preah Vihear trône sur une colline artificielle. C'est un peu toute la Thaïlande et un peu le Loas, le Cambodge, la Chine, le Myanmar en un seul lieu. Dire que j'ai passé trois mois a vadrouiller dans le pays alors qu'en une après-midi ici, j'aurais tout vu.
reah Vihear - Ancient City
Pour me rendre à Muang Boran ( faites durer le o si vous voulez le prononcer correctement ), j'ai pris le bus 511 puis un taxi. Je suis accompagné de Lah du salon de massage qui m'a été d'une aide précieuse pour savoir où descendre. Sur place, nous louons une voiturette de golf pour nous déplacer dans les nombreuses allées. Il y a aussi des vélos a disposition mais il fait chaud, très chaud ( ron mak maï comme ils disent ). On pourrait aussi faire la visite à pieds mais le musée à ciel ouvert fait 80 hectares. Il est immense et peu fréquenté. Pourtant, c'est assez impressionnant. Les répliques sont souvent très bien faites, sauf le Ched Yod de Chaing Mai et donnent envie d'aller voir les vrais. Une bonne façon de commencer son voyage en Thaïlande pour se mettre en appétit.
Après deux heures de visite, direction le motor show de Bangkok. Lah est fan de tuning et des belles voitures. Elle est comme une gamine avec des étoiles dans les yeux quand elle regarde les audio cars, ces voitures transformées en chaines hifi géantes et clignotantes et dont chacune cherche à cracher plus de décibels que sa voisine. Moi, les voitures bof, bof mais les jolies filles oui, oui. Surtout lors du spectacle de danse. Je m'y intéresse pour le défi photographique d'immortaliser une jeune femme qui bouge sans arrêt sans flash et dans une lumière trop feutrée. Rien à voir avec le fait qu'elle soit jolie et court vêtu. Je me sacrifie pour servir mon art, moi môsieur !
Danseuse - Thailande
Je finis par laisser Lah sur le chemin du retour au marché de nuit où elle s'engouffre pour faire du shopping. Ça reste une fille. Et de retour a mon hôtel, douche, sieste, diner au food center du Robinson et hop, je pars boire un verre au Q-Bar ou je sympathise avec un couple qui me convainc sans mal de les suivre aller danser en boite. Une journée pleine de décibels ! Je me fait aborder par un mec qui d'un geste explicite mais pas très gracieux m'interroge sur mon orientation sexuelle. Ma réponse le dissuade de continuer la conversation mais n'arrête pas le lady boy qui me fait régulièrement de l'oeil. Je vous rassure, je repartirai seul. Ouf...

samedi 3 avril 2010

Cat Ba et une baie d'Halong

Ils ont des chapeaux ronds, vive les... Ben non, pas Bretons, Vietnamiens ! Quoique à Cat Ba, il fait un vrai temps breton en ce moment.
Je n'avais pas encore pris le train au Vietnam, je me suis donc acheté un billet de la gare de Long bien a Hanoi jusqu'à Haiphong pour y attraper un bateau pour Cat Ba, ville principale de l'ile éponyme non loin de la baie d'Halong. Les passagères autour de moi m'offrent des clémentines et de larges sourires. C'est maman qui va être contente que je mange des fruits ! Le train est composé de wagons de marchandise et 3 wagons de passagers assis sur des bancs en bois. Le trajet dure 2h30. Arrivé, je saute dans un taxi, direction l'embarcadère et monte dans un bateau au toît surchargé de marchandises en tout genre. Dix minutes plus tard, il lève l'ancre. Dans la cabine, les mêmes bancs de bois que dans le train ou presque et une télé qui diffuse en permanence des clips dans un volume sonore qui rappelle ces bars où l'on vient entre amis et on se gueule a l'oreille pour se parler. Il faisait déjà froid et gris a Hanoï - oui, je sais tout est relatif mais pour moi qui vivais depuis des semaines au-dessus des 30 degrés, ca fait frisquet 18 - mais avec le vent qui s'invite a la fête, je ne regrette pas d'avoir pull et veste sur les épaules. Nous longeons les énormes paquebots du port d'Haiphong avant de retrouver la haute mer.
Arrivé à Cat Ba, le temps est toujours brumeux et gris mais le front de mer est séduisant et la bourgade a ce charme des petits villages littoraux. Je photographie le balet des barques à bras. Le lendemain, c'est Halong Day, enfin Halong Bay. J'ai réservé un tour d'une journée en bateau. Sur le pont du bateau, même avec mes deux pulls et ma veste, je ne sue pas à grosses gouttes, loin s'en faut mais dans la cabine on ne voit pas tellement bien et c'est pas pratique pour prendre des photos. La visibilité n'est pas très bonne et la luminosité non plus. Je dois shooter a haute sensibilité mais ca reste magique. Oui, la Bretagne, c'est magnifique !
baie d'Along - Halong Bay
Au détour des grands blocs de pierre coiffés de verdure, plantés dans l'ocean, nous découvrons des maisons flottantes, parfois des communautés entières qui vivent de la pêche, la viviculture ou la location de kayaks aux touristes de passage. Et puis, il y a les grottes. Nous en visitons deux, dont une immense qui surplombe une crique superbe.
Halong Bay - baie d'along Vietnam
Il est midi, la lumière se fait un chouillat moins timide. On nous sert un repas délicieux en cabine. Riz, rouleaux de printemps, sardines grilles, choux et carottes a la vapeur, concombres et tomates crus. Dehors, il commence à crachouiner. On y voit encore moins bien que le matin. Cette fois-ci, un peu poule mouillée ou plutôt poule qui ne veut pas se faire mouiller, je reste en cabine et sort de temps en temps pour tâter du déclencheur. Petite balade en kayak sur une eau calme, entre les icebergs locaux et les maisons flottantes, arrêt à une ferme piscicole flottante où les marins qui ont visiblement bien arrosé leur repas, commencent a entonner: "Sarkozy,Sarkozy,Sarkozy !" en apprenant la nationalité de mes compatriotes présents dans le groupe et retour à la casbah, euh pardon à Cat Ba. La halte baignade prévue au programme a été annulée sans la moindre protestation de la part du groupe. Etonnant...
Baie d'Along ferme piscicole
Au large de la ville se trouve un village de pêcheurs flottant. Notez que j'ai bien laissé "flottant" au singulier car c'est le village qui flotte, les pêcheurs, je ne suis pas sûr...De nombreux bateliers vous proposent d'en faire le tour pour quelques milliers de dongs. Je choisis la fin d'après-midi, vers 17h pour cette balade. D'après mes observations, c'est le moment de la journée où il y a le plus d'animation. C'est incroyable ces habitations construites sur un quadrillage en bois reposant sur des barils, des coques de bateaux ou des bateaux transformés directement en maisons. Dés que vous vous approchez à moins de 3 mètres, les chiens aboient et montrent leurs crocs pour défendre leur territoire flottant. Certains habitants ont la télé par satellite.
Cat ba - Vietnam- village flottant
C'est l'heure du repas, plusieurs familles me proposent de me joindre à eux; trop timide, je n'ai pas osé. J'ai probablement eu tort.

Les photos de Halong et Cat Ba sont dans la galerie.

mardi 30 mars 2010

Un taxi a Hanoï

Exploit incroyable, j'ai réussi a dormir dans un sleeping bus ! A dormir 2 heures sur les 14 heures de trajet. C'est une petite victoire certes mais une victoire quand même.
Des la descente du bus, c'est la cohue des chauffeurs de motos et taxi qui s'affolent a la vue du visage pale que je suis. Tellement que le pied de l'un d'entre eux bloque la valise que je tire et je me rétame de tout mon long. Aucun mouvement pour m'aider a me relever dans la meute autour de moi. Bienvenue a Hanoï. Un employé de la compagnie de bus essaie de me convaincre d'aller dans leur hôtel mais je préfère me rendre dans celui de mon choix. Il se charge alors de me dégotter un taxi dont il connait apparemment le chauffeur. Un jeune homme qui arrive a destination me demande 480 000 dongs pour la course de quelques kilomètres. C'est juste 10 fois plus élevé que le prix normal. Il y a de toute évidence un zéro en trop mais il n'en démord pas. Après plusieurs minutes de protestations vaines, fatigue par ma nuit grise, gris clair même, je finis par payer puis fait mine de noter son numéro de plaque histoire de le faire flipper un peu. Mieux réveillé je suis sur qu'en utilisant bien cette menace, j'aurai pu revenir a un prix plus raisonnable. L'arnaque au taxi, c'est le sport national ici, j'ai rencontre plusieurs personnes ayant vécu des histoires similaires. Je dois avouer que j'avais des soupçons des le début de la course quand il a a charge ma valise sur le siège passager avant si bien qu'elle masquait le compteur. Je pensais simplement, a tort que la compagnie de bus ne se participerait pas a ce genre d'arnaque. La règle ici, ne faire confiance a personne. Et prendre le bus. Je plaisante a peine. Le tarif est unique et si vous arriver a suivre les lignes sur les plans des stations vous pouvez vous rendre partout. Je l'ai moi-même expérimenté. Sinon pour les taxis, préférez les blancs et verts de la compagnie Mailinh, logiquement ceux-la sont sérieux et sinon une simple menace de rapporter leur agissement a leur siège et tout rentre dans l'ordre.
Après n'avoir dormi que 2 heures, rejoint le bitume un peu violemment et mettre fait plumer, je fais une petite sieste dans ma chambre d'hôtel. Puis je pars me balader dans les environs du lac Haon Kiem avec sa petite pagode sur l'ile de la tortue et son homologue de la montagne de jade. Et hop, je sillonne le quartier des 36 guildes ou chaque corporation d'artisans a sa rue. Je finis par monter sur le pont Long Bien qui n'accepte que les deux roues et les deux pattes.
Hanoi - pont temple montagne d'emeraude
Hanoi - pont Long Bien Bridge
Le deuxième jour a pied et en bus, je pars visiter le temple de la Littérature qui foisonne de groupes d'écoliers puis passe devant le musée Ho Chi Minh et son mausolée un peu plus loin stéréotype s'il en est de l'architecture mastoque a la mode communiste. La pagode au pilier unique entre les deux apporte un petit cote bucolique étonnant dans ce décor. Je longe les bâtiments du plais puis visite deux pagodes dont la charmante pagode de Tran Quoc, la plus ancienne de la ville même si son lifting récent efface un peu cet age avance.
Hanoi - temple de la litterature
Et le soir, je slalome entre les couples d'amoureux sur les berges du lac. Aucune gene, ils se montrent leur affection en public, se béquottent dans des baisers souvent longs et immobiles qui rappellent plus le concours d'apnée que le rapprochement buccal des comédies romantiques. Ces manifestations d'affection publiques, la baguette et la Vache qui rit sont les trois choses qu'ils ont adoptées des Français.
Je serai bien alle voir le spectacle des marionnettes sur eau mais il faut réserver une semaine a l'avance pour avoir une chance d'y assister. Dommage...

Les photos de Hanoi sont dans la galerie.

samedi 27 mars 2010

Les filles d'Hue

Rien a voir avec les filles de Robert Hue, il y a un accent sur sur le dernier e mais bon voila, le clavier QWERTY est capricieux, il veut pas faire les accents.
Je vais peut-être enfoncer une porte ouverte, mais on ne peut pas être d'Hue pour tout. Il y a les filles d'Hue et les filles pas d'Hue. Surtout pour les Vietnamiens qui considèrent que la gente feminine est ici la plus belle du pays. Et ce ne sont pas mes observations personnelles qui viendront les contredire. Mais Hue, c'est avant tout la ville impériale, sorte de vallée des rois du Vietnam qui regroupent les tombes de nombreux empereurs. Et une cite d'eau, sauvage ou emprisonnee dans des douves. Celles de la citadelle ou de la cite imperiale. Ici, vous vous plongez au coeur de la civilisation Vietnamienne. L'illustration parfaite en est la cite impériale au sein de la citadelle. Au coeur de la ville, les murs de la citadelle troues de portes grandioses entourent un centre ou la modernité discrète cottoie subtilement l'Histoire et ou le balet des deux roues est incessant comme dans toute grande ville vietnamienne qui se respecte mais se colore, une fois la fin des cours, du blanc élégant des tenues des étudiantes.
La visite de la Cite Imperiale est le point culminant de toute pérégrination a Hue. Au centre, la Cite Pourpre interdite en train d'être reconstruite a l'identique car complètement disparue et autour des bâtiments en meilleur état qui vous immergent quelques siècles en arrière dans une architecture aux fortes inspirations chinoises et des jardins ou le bonzaï règne en maitre. Une visite très paisible surtout des que l'on s'excentre un peu, là ou les touristes en troupeaux, euh pardon, en groupes, ne vont pas. Un peu d'ombre, pas celle d'un bonzaï, il y a aussi de vrais arbres, une bâtisse aux panneaux de bois et vous, juste vous. Le pied !
Hue - Cite imperiale
Cite imperiale Hue Vietnam
Un peu plus loin, sur les rives de la rivière des Parfums, la pagode de Thien Mu vous offre sa tour octogonale à 7 étages.
pagode de Thien Mu  Hue Vietnam
Reste plus qu'à partir dans la campagne au Sud de la ville découvrir les tombes impériales, en bateau ou en bus, voire les deux. Mon tour en troupeau, enfin en groupe, utilisera les deux. Des trois tombes proposées, j'ai surtout un faible pour celle de Khai Dinh, la plus récente, au style très diffèrent des autres avec une petite french touch pour satisfaire les Français déjà en place dans le pays a l'époque et une salle mortuaire superbement décorée de mosaïques. Celle de Tu Duc est la plus grande malgré son palais de la modestie et celle de Minh Mang, la plus typique.
Un seul petit regret tout de même, le cote insistant des chauffeurs de motos surtout le soir quand ils veulent vous emmener faire "boum-boum" avec des filles. Faut dire que homo voyageurus male celibataire, je suis pile poil leur gibier favoris. Ils vont donc jusqu'à monter sur les trottoirs et rouler a cote de moi sur plusieurs dizaines de mètres et ce n'est qu'en montrant mon agacement que je parviens à les faire fuir. Jusqu'au suivant... Et puis d'abord on dit pas "faire boum-boum' chez nous mais "faire crac-crac" ! Ca vient d'où, d'ailleurs cette expression ?
Les photos de Hue sont dans la galerie.

Fier de My Som

A quelques kilometres de Hoi An se trouve le site de My Som. Prononcez Mi Som si vous ne voulez pas subir les moqueries des autichtones. Certains dient que c'est le Anghkor du Vietnam. C'est un petit peu, beaucoup exagere a mon avis. Il y a certes des temples en ruines au milieu de la nature, un soleil ecrasant, des touristes, des bas-reliefs d'Apsaras et une architecture proche de certains des temples cambodgiens mais l'ensemble est plus modeste et plus en ruines. la faute aux Americains qui persuades que c'etait une des reperes des Vietcongs ont pillonne la zone. Information apparemment erronee. Etonnant quand on connait la fiabilite des renseignements militaires amerloques qui s'est encore demontree dans un passe recent photos satellites a l'appui. Mais ne jubilons pas trop. Les Francais ont aussi leur part de responsabilite dans l'etat de conservation de My Som. En gros, pour resumer le discours du guide a chaque arret: "C'est tout en ruines, tout casse a cause des Americains. Les statues n'ont plus de tete car les Francais les ont volees pour les mettre au Louvre". J'irai quand meme verifier de retour a Paris. Mais bon, faut reconnaitre qu'on a une longue tradition de coupage de tete...
My Som - Vietnam Et a voir l'enthousiasme du guide dans son discours, les Vietnamiens sont tres fiers de My Som. Lui, il 'est en tout cas. Tout comme il jubile quand nous prenons place dans les vieilles jeeps abandonnees par les Americains lorsqu'ils ont deserte le pays et qui nous vehiculent sur les premiers kilometres. Le reste se fait a pieds. Une promenade tres sympathique pour peu que vous ne cherchiez pas a tout prix a faire la comparaison avec Anghkor.

dimanche 21 mars 2010

Les charmes d'Hoi An

Avec le Vietnam, nous n'etions pas vraiment partis du bon pied. Je pensais meme a aller voir un conseiller conjugual et puis il y a eu Hoi An et tout a change ! La ville m'a reconcilie avec le pays. Ca fait 5 jours que je suis la et j'ai vraiment du mal en partir.
Le vieux quartier au bord de la riviere Thu bon - toute ressemblance avec un ministre de la Culture francais aimant l'helicoptere ayant existe serait fortuite - avec ses maisons traditionnelles aux facades jaunes et boiseries scultpees noires, ses quelques rues pietonnes, le coquet petit pont japonais, les pagodes souvent charmantes et les habitants a velo, les marchandes avec leurs paniers portes sur les epaules par un bras de bois, c'est vraiment un bout de Vietnam authentique. Un havre de simplicite ou le temps ne semble pas avoir fait son oeuvre destructrice pretextant qu'il faut vivre avec son temps. Hoi An - Vietnam
Et le soir, les lampions de soie colores eclairent avec charme les ponts et les rues alentours en refletant leurs lueurs dans l'eau gentiment troublee par une brise legere. Les echoppes revetent egalement leurs habits de lumieres si bien qu'il est tres agreable et tres tentant de faire son shopping a la nuit tombee.
Hoi An Vietnam by night
Hoi An pont japonais la nuit
Ajoutez un marche typique, une population accueillante, des restaurants tous excellents servant notamment des specialites hoianaises comme le Cao lau ou les white rose et surtout le poisson grilles dans des feuilles de bananiers sauce citron et gingembre, des artisans, sculpteurs, peintres, un photographe tres talentueux dont certeines images me rappellent Salgado et dont je vous donnerai le site wrb des qu'il sera ouvert, une plage a seulement 5 km avec une eau a la temperature parfaite pour vous rafraichir sans vous enrhumer mais un peu capricieuse et vous obtenez un endroit dont vous ne voulez plus partir. Pour l'instant, je n'ai pas trouve mieux !
C'est sur le soir, les filles vous accostent dans la rue et vous invitent a les suivre dans un raccolage peu insistant. Mais ne soyez pas choques, ce n'est pas de la prostitution, c'est de la restauration. Et en plus a chaque fois, c'est delicieux. Sinon lorsque vous vous promenez a Hoi An, il est important de ne pas etre trop suceptible car on vous propose souvent de vous tailler un costume. Je n'ai jamais vu autant de magasins de tailleurs et cordonniers au metre carre. Robes, costules, chemises, pentalons, sandales, escarpins.... ils vous font tous ce que vous voulez en moins de 24 heures et sur mesure. Personnellement, je me suis fait faire 3 chemises dont je suis tres content. Il y a meme une echoppe qui indique fierement que, comme la verite dans X-Files, toute la famille est tailleur.
Quelques iles aux alentours, un village de potiers un peu avant l'entree de la ville, une campagne un peu plus loin qui vous montre le vert soyeux de ses rizieres, c'est vraiment tous les charmes du Vietnam concentres en quelques kilometres. Alors, je vous le dis: 'Viendez, viendez tous !". Enfin, quand, je n'y suis pas bien sur....
Les photos de Hoi An sont dans la galerie.

vendredi 19 mars 2010

Bus de nuit

Voyager au Vietnam quand on ne connait pas les ficelles, ce n'est pas si aisé. Surtout si on aborde les choses avec la naïveté d'un gars qui a passé 3 mois en Thailande et qui croit que la vie est partout aussi simple. Ici, les étrangers ne sont pas censés monter dans les bus publics et effectivement rien n'est fait pour qu'ils y parviennent. Pas de double affichage en Anglais, pas de personnel parlant l'anglophone ni même désireux de faire l'effort de vous comprendre même si vous vous exténuez a faire des gestes et montrer sur la carte la où vous désirez vous rendre. Le mieux, c'est de vous adresser aux compagnies privées. Et aucune n'a de guichets aux terminaux de bus donc il faut partir à la chasse à leurs bureaux dans la ville. Et le gibier trouvé ne dessert pas forcement le lieu où vous voulez aller. Je vous fais grâce de mes mésaventures, sachez juste qu'au final la solution la plus confortable c'est de prendre les billets Open Tour que proposent quelques agences. Ils vous permettent de vous rendre à plusieurs destinations imposées en prenant pour sauter de l'une a l'autre le bus le jour qui vous convient. Formule qui ne comporte que des "sleeping bus".Enfin, sleeping c'est ce qu'ils disent car pour moi c'était plutôt un awakening bus.
On entre dans un sleeping bus comme dans un temple, en retirant ses chaussures à l'entrée. A l'intérieur pas de prière, enfin si prière de ne pas ronfler, s'il vous plait. Et une vraie allure de sous-marin avec ses lits métalliques superposés sur trois rangées dans un souci effréné d'optimisation de l'espace pour un total de 40 places dont deux dans des hamacs tendus dans les allées. Seule position possible, être allongé sous peine de rencontrer le plafond ou le lit supérieur avant d'avoir achevé les 90 degrés de la flexion de votre corps. Extinction des feux et c'est parti ! Vous voulez vous lire une histoire avant de dormir, fallait prévoir la lampe torche. Largeur de votre couchette: 60 cm. Vous adoptez la position du gisant. Distance à parcourir jusqu'à Hoi An: 530 km, durée du voyage:12 heures. Je me demande bien comment va réagir le bus en passant le mur du son... Mais bon quand on dort, on ne voit pas le temps passer. Ben, non, on voit rien, on a les yeux fermés !
Vous allez dire que je n'y mets pas du mien, mais dans un véhicule qui klaxonne plus ou moins régulièrement et saute violemment en permanence, ben moi, j'arrive pas a dormir. Du coup, ce temps qu'on voit pas passer, il est long quand même. Je pourrais regarder le paysage, ah ben non il fait nuit. Continuer à étudier le thaï dans mes bouquins, ah ben non, y a pas de lumière. Écrire un billet pour mon blog, non plus. M'asseoir et méditer sur la v... Aie ! Ma tête. En même temps si je m'étais assommé, j'aurais dormi comme un bébé.
7h30 du matin, le bus stoppe dans la cour d'un hôtel. C'est le terminus. Une jolie façon de nous forcer la main pour s'installer ici. Je prends une moto pour la vieille ville. L'avantage d'avoir voyage de nuit, c'est que vous arrivez bien avant que les gens quittent leurs hôtels, même bien avant qu'ils se réveillent. Vous reste donc à attendre 2 a 3 heures pour voir si des chambres se libèrent, les rares hôtels dans ce quartier étant souvent pleins. Après une nuit blanche, me voila SDF pour quelques heures. Bref, je ne suis pas un grand fan, vous l'aurez compris, de ses sleeping bus. Mais ils sont la seule option.
Et faudra remettre ca de Hue à Hanoi dans quelques jours pour 13 heures de trajet à travers des paysages sublimes... la nuit ! J'aurais du emmener mes lunettes infra-rouges. Quel con !

jeudi 18 mars 2010

Une andouille a Nha Trang

Nha Trang, c'est surtout une plage de 6 km de long d'un sable pas si fin et d'une mer qui veut bien etre turquoise quand elle arrete de s'agiter. Pendant les deux jours que je suis la, le vent s'invite a la fete et avec les enormes vagues qui crachent leur ecume baveuse le nageur est sur de voir sa pulpe ne pas rester en bas tant il serait secouer. Du coup, personne dans l'eau. Moi, non plus enfin, juste le temps de me faire eclabousser un peu mais nager est impossible. On se croirait un peu sur une plage du Nord de la Framce, tant pas le souffle, le temps que par la facon dont le littoral est ammenage. Avec, c'est vrai, les palmiers en plus.
J'use mes chaussures sur le chemin cotier en ciment puis sur les routes, visite le site de Po Nagar typique monument cham. Moins chamant au'Anghkor certes, euh pardon, moins charmant au'Anghkor certes mais un lieu a voir et sympathique avec son petit spectacle de danse, ses tours et quelques rares reliefs hindous. La vue sur le petit port est egalement appreciable.
Nha Trang - Po Nagar
Nha Trang - Po Nagar - Cham Towers Le 2e soir, mn estomac ayant un gros mal du pays, et oui, on ne mange pas des nouilles sautees et du riz pendant 4 mois sans avoir des sequelles, je m'assois a la table du Petit Bistro, restaurant francias. Salade de chevre chaud en entrer, andouillette grilles moutarde et frites maison, je revis ! Une adresse que je vous conseille tres fortement pour les coup de blues de votre estomac !

Les photos de Nha Trang sont dans la galerie.

lundi 15 mars 2010

Dalat, ton univers impitoya-a-ble....

Oui, mais en fait non, a Dalat, pas de petrole, pas de gueguerre JR - Bobby Ewing ni de Sue Ellen petee comme un coing, non juste une ville tranquille, agreable, prchee dans la montagne et donc plus fraiche que ses consoeurs de la plaine. Pour vous dire, les hotels n'y proposent meme pas d'avoir l'air con, c'est mieux pour l'ego, ici pas besoin. Dalat est une ville touristique, tres touristique meme mais ce sont surtout des Vietnamiens qui la visitent pour son cadre exceptionnel et probablement pour ses temperatures plus supportables.
Des les premieres images de la ville qui defilent derriere la vitre du bus, j'ai un bon pressentiment. Calme, fraiche, coquette meme si son lac artificiel est asseche comme souvent a cette epoque, et entouree de nature, Dalat est un endroit ou il fait bon vivre. Et autour aussi. Premiere etape au "cho", au marche quoi, j'ai dit qu'il faisait pas chaud ici, suivez un peu ! J'achete des bananes et des fraises tres bonnnes. Tu vois maman que je mange des fruits. Il faut dire qu'avec ce climat, Dalat est un peu le jardin maraicher du pays. Ici, on peut faire pousser des fruits et legumes qui ne supporteraient pas les chaleurs du reste du pays. Les chochottes ! D'ailleurs lorsqu'on vous propose du vin vietnamien pour accompagner vos plats, c'est d'ici qu'il vient.
Si la ville est agreable, il faut en sortir aussi et profiter des paysages aux alentours. Decouvrir les montagnes, les lacs, les cascades, en greve souvent pendant la saison seche et les jardins en escaliers ou en terasses selon le degre de la pente. De nombreux chauffeurs de moto, vous proposeront de vous emmener pour des tours personnalises et une moyenne de 15 dollars la journee. A vous d'en choisir un sympathique. Moi, je suis tres bien tombe, il faut dire j'ai prefere la sagesse de l'age a la fougue de la jeunesse. Monsieur Vong m'a emmene notamment au village de Lat qui vit de la culture des legumes, des oignons et du riz et d'un peu d'artisanat, une cascade, deux pagodes, une montagne et au centre historique de la Broderie.
Vietnam - Lat village
Plus facile a faire par vos propres moyens en louant un velo pour peu que les montees sur un engin sur lequel meme Amstrong sous EPO ne depasserait pas les 5 km/h ne vous fassent pas peur, prendre le telepherique qui mene a la pagode de Truc Lam. Joli temple mais c'est surtout la foret ammenagee autour et notamment les chemins qui menent au lac plus bas qui sont tres agreables. Une petite halte sur un banc en pierre pour lire, mediter, dormir, ronfler a vous de voir et hop on arrive au lac. Quelques Vietnamiens s'y baignent. Ils m'interpellent et discutent quelques temps avec moi, m'offre a boire et un peu de leur bananes grillees avant de retourner faire les fous dans l'eau sous l'oeil de mon objectif. Puis retour dans la cabine accrochee dans le ciel. La vue est appreciable. Quant a la Crazy House dont tout le monde parle en ville, avec ma chance legendaire, elle arbore de jolis echaffaudages. Mais bon, je ne crois pas manquer grand chose. Elle semble ressembler surtout a une pale imitation de maison troglodyte. La gare et sa vieille loco vapeur accompagnee de wagons de la meme epoque quant a elle me donne une envie de calendrier 2011 "Jolies pepes et vieilles loco" mais le terrain est deja occupe par un photographe local et son couple de modeles habilles en maries. Tant pis, je trouverai autre chose pour 2011.

Les photos de Dalat sont dans la galerie.

Quel cirque !

Vos m'aviez laisse a Vim Longh en train de manger des bananes et clementines achetees au marche, des clementines qui pourraient entrer au Livre des Records avec leur moyenne de 3 pepins par quartier. Objectif non pas lune mais Dalat maintenant. Et le plus dur ce sera de partir d'ici pour retourner a Ho Chi Minh et y prendre un bus pour la ville montagnarde.
A la station de bus, personne ne baragouine l'English et ne veut faire l'effort de me comprendre. Pourtant generalement, avec des gestes et l'appui de la carte du pays, on doit s'en sortir. La guichetiere n'a pas envie d'essayer. C'est finalement un chauffeur de moto qui me confime ce que je commence a deviner en regardant les panneaux: pas de bus pour Saigon depuis ici. Il faut aller a l'autre terminal de bus un peu en dehors de la ville. Le biker me prend donc comme passager et m'y emmene. En route, nous hellons un minibus qui m'affirme par deux fois s'arreter a Ho Chi Minh City. Apres 3h30 a respirer les fumees des cinq fumeurs compulsifs de l'equipage dont une avec l'un d'eux assis a moitie sur la rembarde de fer devant moi et sur mes genoux, me voila litteralement jete sur le bord de l'autoroute. Ils n'iront pas plus pres de la ville. Devant mes protestations, ils prennent ma valise et la depose sur le bas cote et font mine de demarrer. Evidemment, je descends rejoindre mon bagage. Je finis le trajet en motodop en payant autant pour ces 14 derniers kilometres que pour le trajet jusqu'a mon expulsion du minibus. Une mesaventure apparemment assez courante au Vietnam...
Passablement enerve, je vais acheter un billet pour la representation du cirque dont j'avais repere lors de mon dernier passage ici qu'il se produisait uniquement les week-ends. Une facon tres agreable de finir une journee pas tres folichonne. Les numeros sont inegaux mais certains sont tres aboutis notamment le jongleur du debut et les porteurs a bras. Et pour 50 000 dongs la place avec le droit de faire des photos, je dois dire que c'est une affaire. Une soiree bien sympathique et quelques images en Noir et blanc bien sur pour immortaliser les numeros les plus photogeniques.
Une nuit sur place et demain depart pour Dalat et cette fois c'est sur, enfin, j'espere, le bus va jusque dans la ville...
Cirque Saigon
Cirque Ho Chi Minh
Cirque Saigon
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